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Toxémie gravidique Réalisé par : Annabi Khaled Ammar Kawthar.

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1 Toxémie gravidique Réalisé par : Annabi Khaled Ammar Kawthar

2 1 - Eléments de diagnostic d'HTA gravidique
Le diagnostic d’HTA au cours de la grossesse correspond à la découverte d’une pression artérielle systolique (PAS) ≥ 140 mm Hg et/ou pression artérielle diastolique (PAD) ≥ 90 mm Hg à au moins 2 reprises mesurée au repos en position de Décubitus Latéral Gauche ou en position assise.

3 • HTA gravidique : une HTA apparue après 20 SA chez une femme jusque là normo tendue, sinon il s’agit d’une HTA chronique. • Pré éclampsie ou Toxémie Gravidique : l’association d’une HTA à une protéinurie (> 300 mg/ l ou 500 mg/24h). Des œdèmes déclives, des extrémités et du visage peuvent être présents. Elle est dite « surajoutée lorsqu’elle survient chez une patiente avec HTA chronique. • L'HTA chronique : antérieure à la grossesse mais parfois méconnue. Il faut y penser si l'HTA est découverte avant 20 SA.

4 Cette situation concerne 5 à 10% des grossesses se compliquent d’HTA ; parmi elles 10% présenteront une pré éclampsie. Elle apparaît en général au 3è trimestre chez une patiente primipare et régresse après l'accouchement.

5 2 - Evolutions de l’HTA au cours de la grossesse
Les complications maternelles peuvent mettre en jeu le pronostic vital : • Eclampsie • Troubles visuels : flou, amaurose • HELLP syndrome • Hématome rétro placentaire (HRP) • CIVD • Plus rarement : insuffisance rénale aiguë, complications hépatiques (stéatose hépatique aiguë gravidique, hématome sous capsulaire du foie), hémorragie cérébroméningée à l’occasion d’une poussée hypertensive, rétinopathie hypertensive.

6 Complications fœtales :
• Retard de croissance intra-utérin (RCIU) • Mort fœtale in utero (MFIU) au terme d'un RCIU sévère ou à l'occasion d'un accident aigu (éclampsie, HRP) • Prématurité induite pour sauvetage maternel ou fœtal • Séquelles néonatales NB. Il n’y a pas de parallélisme strict entre les chiffres tensionnels et la sévérité du RCIU. Une HTA en apparence modérée peut être associée à un RCIU sévère.

7 3 - Objectifs de l'examen d'une femme enceinte hypertendue
L'objectif de l'examen est donc d'évaluer la gravité de l'HTA pour distinguer : • Les formes légères ou modérées qui autorisent une surveillance ambulatoire jusqu’au 9é mois puis, feront discuter un déclenchement artificiel du travail au début du 9ème mois (au mieux de manière collégiale et multidisciplinaire). • Et les formes graves qui imposent : o L'hospitalisation immédiate o Et une extraction fœtale à brève échéance, souvent par césarienne.

8 4 - Signes cliniques de gravité
• Si multipare, antécédents de formes graves d’HTA en cours de grossesse : éclampsie, HRP, mort fœtale in utero… • Signes fonctionnels d’HTA • Troubles visuels (phosphènes) et auditifs (bourdonnements), • Notion de prise de poids récente et brutale (plusieurs kg en quelques jours) avec oligurie, • Diminution des mouvements actifs fœtaux. • Hauteur utérine inférieure à la normale pour l’âge gestationnel, faisant suspecter un RCIU, • PAS ≥ 160 mm Hg ou PAD ≥ 110 mm Hg, • Œdèmes massifs, prenant le godet, surtout visibles au visage et aux membres inférieurs, • Protéinurie massive à la bandelette.

9 5 - Explorations à réaliser
Sur le plan maternel Deux examens de base : • Protéinurie (normale < 300 mg / l ou 500 mg/24h) • Et uricémie (normale < 360 Umol / l) Sont des signes de gravité : • Une protéinurie > 1 g / l • Une hyper uricémie > 360 umol / l • Une élévation franche de la protéinurie ou de l’uricémie à deux examens successifs.

10 Les autres examens indispensables en présence de signes de gravité :
• NFS & plaquettes => thrombopénie ? anémie ? hémoconcentration ? • Bilan de coagulation (si Pré éclampsie) : TP, TCA, Fibrinogène, D dimères => CIVD ? •Ionogramme sanguin (+/-) urinaire avec créatininémie => insuffisance rénale ? • Transaminases, LDH => cytolyse (HELLP)? • Fond d’œil • L’association d’une anémie, d’une cytolyse hépatique et d’une thrombopénie définit le HELLP syndrome (Hemolysis, Elevated Liver enzymes, Low Platelets)

11 Sur le plan fœtal : • Une Echographie obstétricale : avec biométrie fœtale, évaluation du volume du liquide amniotique, doppler ombilical et cérébral. Normalement, les résistances vasculaires sont faibles dans les artères ombilicales (=> vélocité diastolique élevée) et fortes dans les artères cérébrales (=> vélocité diastolique faible). Dans un contexte de RCIU, une diastole ombilicale faible ou nulle et une diastole cérébrale élevée sont des signes de haute gravité : risque de mort fœtale in utero à brève échéance.

12 • Un Doppler utérin : Le Doppler utérin normal se caractérise par une décroissance régulière de la vélocité sanguine pendant la diastole et le maintien d'une vélocité relativement élevée en fin de diastole (rapport D/S > 0,40). • Un Enregistrement cardiotocographique : A faire après 26 SA. D'intérêt limité dans les HTA modérées et isolées, il est indispensable dans la surveillance des formes graves. Les altérations du rythme cardiaque fœtal, même en apparence modérées, sont le témoin d'une souffrance fœtale sévère qui précède de peu la mort fœtale in utero.

13 Sont des signes de gravité :
• Des altérations franches et bilatérales du Doppler utérin : incisure protodiastolique, diminution excessive de la vélocité en fin de diastole qui traduisent l'insuffisance de la circulation utéro placentaire. • Un RCIU, classiquement tardif (apparaissant au 3è trimestre) et disharmonieux (prédominant sur la biométrie abdominale alors que le diamètre bipariétal est normal ou peu diminué). • Un oligoamnios (liquide amniotique peu abondant)

14 6 - Principes de la prise en charge thérapeutique
En cas d’HTA légère ou modérée • Surveillance en externe. • Repos (arrêt de travail). • Traitement médical antihypertenseur en monothérapie, • Surveillance renforcée : consultation tous les 10 jours environ, bilan biologique régulier, échographie mensuelle avec Doppler utérin (à 22 SA, à contrôler si pathologique). • Au 9è mois, discuter un déclenchement artificiel du travail en fonction des conditions obstétricales.

15 En cas d’HTA sévère ou Pré éclampsie
• Hospitalisation. • Surveillance étroite materno-foetale. • Prévoir la nécessité d'une extraction fœtale urgente +++ : • Traitement médical antihypertenseur, nécessitant souvent une association de plusieurs drogues et/ou leur administration par voie parentérale à la seringue électrique,

16 7 - Modalités du traitement médical antihypertenseur
• Son intérêt est limité : Il influence peu le pronostic car l'HTA n'est qu'un symptôme d'une maladie poly viscérale, Un traitement trop énergique peut même aggraver une souffrance fœtale en réduisant la perfusion utéro-placentaire+++, Son seul objectif est d'éviter les à-coups hypertensifs. • Sont prohibés : Régime sans sel et diurétiques : ils aggravent l'hypovolémie (déjà présente chez la femme enceinte hypertendue) et réduisent la perfusion utéro-placentaire, Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (foetotoxiques).

17 • On peut utiliser : En première intention : antihypertenseurs centraux, bétabloquants ou association alpha et bétabloquants. L'alphaméthyldopa (Aldomet®) bénéficie d'une large expérience dans ce domaine. En seconde intention : béta-bloquants +/- effet alpha bloquants (Sectral®, Trandate®) inhibiteurs calciques (Adalate®), vasodilatateurs (Népressol®).

18 8 -C.A.T. après l'accouchement
• Examen anatomopathologique du placenta. La présence d'infarctus multiples est un signe de gravité rétrospectif. • Suites de couches : des complications sont encore possibles (poussée hypertensive, éclampsie, CIVD, HELLP) et l'HTA met parfois plusieurs semaines pour disparaître. Maintenir une surveillance étroite et n'arrêter que progressivement le traitement antihypertenseur. • A la sortie : la contraception doit éviter les oestroprogestatifs, et préférer les micro progestatifs.

19 • Bilan vasculorénal trois mois après l'accouchement (créatininémie, albuminurie des 24h) à la recherche d'une pathologie sous-jacente : HTA permanente révélée par la grossesse, néphropathie. • En cas de pré éclampsie ou de RCIU associé : Recherche de pathologies auto-immunes (ACL,APL, FAN, ACC), et de thrombophilies congénitales (Déficit ATIII, Protéine S, Protéine C,Résistance de Protéine C activée, Recherche mutation Facteur V Leiden).

20 9 - Mesures préventives pour les grossesses suivantes
Un antécédent d’HTA gravidique ou de pré éclampsie peut récidiver, en général sur un mode comparable : un antécédent sévère (HRP, éclampsie, mort fœtale in utero…) fait craindre un événement similaire. Il faut prévoir : • Un arrêt d'un éventuel tabagisme et autres toxicomanies • Une surveillance renforcée, avec Doppler utérin dès 5 mois : les altérations du Doppler utérin peuvent précéder de plusieurs semaines l'apparition de l'HTA et du RCIU,

21 • Un traitement préventif par aspirine à faibles doses :
Son efficacité est prouvée mais limitée. 100 mg par jour (formes pédiatriques pour nourrissons) de la fin du premier trimestre(voire même plus tôt) jusqu’à 35 SA, (en cas de RCIU sévère ou Pré éclampsies précoces et/ou sévères).

22 Points essentiels • L’HTA se définit comme une PAS ≥ 140 mm Hg et/ou PAD ≥ 90 mm Hg à au moins 2 reprises mesurée au repos en position de Décubitus Latéral Gauche ou en position assise. • 5 à 10% des grossesses se compliquent d’HTA ; parmi elles 10% présenteront une pré éclampsie. • Les principales complications de l’HTA sont : l’HELLP syndrome, l’hématome rétro placentaire (HRP), l’éclampsie, le retard de croissance intra-utérin, l’accouchement prématuré et la mort in utéro.

23 • L’association d’une anémie, d’une cytolyse hépatique et d’une thrombopénie définit le HELLP syndrome. • En cas d’HTA sévère ou de Pré éclampsie, il est recommandé de prévoir une hospitalisation et d’envisager une extraction fœtale. • A distance de l’accouchement, il faudra prévoir en cas de pré éclampsie : Recherche de pathologies auto-immunes (ACL, APL, FAN, ACC), et de thrombophilies congénitales (Déficit ATIII, Protéine S, Protéine C, Résistance de Protéine C activée, Recherche mutation Facteur V Leiden). • En cas de pré-éclampsie ou de retard de croissance intra-utérin d’origine vasculaire, il faudra prévoir un traitement préventif par aspirine 100 mg par jour.

24 Cas clinique : Mme N... , 29 ans, primigeste, est adressée à 33 SA ,La grossesse s'est déroulée normalement jusque là et la précédente consultation prénatale, à 29 SA, n'avait montré aucune anomalie. Ce jour, Mme N... a présenté brutalement des céphalées violentes, des douleurs en barre épigastriques et des phosphènes qui l'ont amené à consulter mais ont rétrocédé depuis. L'examen d'entrée montre : absence de plaintes fonctionnelles, pression systolique entre 160 et 170 mm Hg, diastolique entre 100 et 110 mm Hg, poids = 65 kg (51 kg avant la grossesse) avec une prise de poids de 3 kg depuis une semaine, hauteur utérine = 25 cm, trois croix d'albuminurie à la bandelette.

25 1. Dans cette observation, quels signes cliniques témoignent d'un syndrome pré-éclamptique ?

26 Réponse : - Pré éclampsie : HTA - protéinurie - œdèmes apparus au 3è trimestre, - Signes fonctionnels, même transitoires : céphalées, phosphènes, douleurs épigastriques, - Prise de poids brutale (3 kg en une semaine). La hauteur utérine est insuffisante pour l'âge gestationnel, faisant suspecter un RCIU. Cependant, cet élément de gravité fœtale n'est pas nécessaire au diagnostic de pré-éclampsie.

27 Quels autres éléments cliniques devez-vous rechercher ?

28 Pour évaluer la gravité maternelle :
- réflexes ostéotendineux vifs, diffusés, polycinétiques, témoins d'une hyperexcitabilité neurologique, - surveillance constante : réapparition de signes fonctionnels, poussées hypertensives, diurèse (oligurie ?). Pour évaluer le retentissement foetal : - mouvements actifs, - activité cardiaque. Pour évaluer les conditions obstétricales en vue d'une terminaison rapide de la grossesse : - contractions utérines ? - modifications cervicales au toucher vaginal ?

29 Quels examens complémentaires demandez-vous ?

30 Réponse : - biologie : groupe rhésus( 2 déterminations si non faites), NFS Plaquettes, Créatininémie, Uricémie, TP et TCA +/- Facteurs de la coagulation, Fibrinogène, D-Dimères, ASAT, ALAT, LDH, protéinurie quantitative sur échantillon puis sur 24 heures, - échographie obstétricale avec biométrie fœtale, Doppler utérin, ombilical et cérébral fœtal, - enregistrement cardiotocographique.

31 4. Le bilan montre : protéinurie = mg / l, uricémie = 453 µmol/l, retard de croissance intra-utérin sévère avec poids fœtal estimé à g (normale à 33 SA : environ 2000 g), oligoamnios. Le Doppler utérin montre une incisure protodiastolique bilatérale franche et une diminution de la vélocité diastolique. Le reste du bilan biologique, le Doppler ombilical et cérébral fœtal et l'enregistrement cardiotocographique sont normaux. Commentez ces résultats.

32 Réponse : - La protéinurie à 5,7 g /l, l'hyperuricémie, le RCIU sévère et l'oligoamnios sont des signes de gravité imposant une extraction foetale à brève échéance, - L'altération du Doppler utérin annonce un risque potentiel de complication aiguë (hématome rétro-placentaire, éclampsie, ...), - Cependant, il n'y a pas de signes cliniques, biologiques ou cardiotocographiques de gravité immédiate, - A 33 SA, on peut proposer de temporiser 48 heures, le temps nécessaire à l'action d'un traitement corticoïde pour prévention de la maladie des membranes hyalines.

33 Quelle est votre conduite à tenir dans l'immédiat ?

34 Réponse : - hospitalisation, - bilan préopératoire et consultation d'anesthésie, - à 33 SA, corticothérapie pour prévention de la maladie des membranes hyalines, - voie d'abord veineuse de gros calibre, sonde urinaire, - surveillance étroite : conscience, pouls, TA, respiration, diurèse, RCF Traitement médical immédiat : - antihypertenseurs à la seringue électrique, - selon les cas et pour certains : perfusion d'albumine pour corriger l'hypovolémie et l'oedème, anticonvulsivants (sulfate de magnésium notamment). Le traitement obstétrical est la terminaison de la grossesse, - en général par césarienne à 33 SA, - la discussion porte sur le moment exact : dans cette forme sans signes de gravité immédiate à 33 SA, il est logique de temporiser 48 heures pour permettre au traitement corticoïde d'atteindre son efficacité optimale.


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