La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

H. Habrias 2006.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "H. Habrias 2006."— Transcription de la présentation:

1 H. Habrias 2006

2 « Aux lecteurs bénévoles
Buveurs infatigables, & vous, vérolés très précieux, pendant qu’êtes de loisir, & que n’ai autre plus urgente affaire en main, je vous demande en demandant : « Pourquoi est-ce qu’on dit maintenant en commun proverbe : le monde n’est plus fat? » Fat est un vocable de Languedoc & signifie non salé, sans sel, insipide, fade ; par métaphore, signifie fol, niais, dépourvu de sens, éventé de cerveau. (…) Vous l’avez ouï, l’avez-vous entendu ? » François Rabelais, Prologue pour le cinquième livre des faicts & dicts Heroïques de Pantagruel. H. Habrias 2006

3 Présentation du 24 février 2005
MDBS Nice, Sophia Antipolis Henri Habrias H. Habrias 2006

4 Bonjour ! Henri Habrias Professeur à l’université de Nantes, Labo LINA
Nantes ! Le centre du monde ! Nantes, où est né Jules Verne (mort en 1905, 2005, Année Jules Verne) En poste à l’IUT, département informatique Enseigne les spécifications, informatique et droit Ex Responsable du DESS Génie logiciel, économie, droit et normes Enseignant en master (Nantes, Limoges) et Formation doctorale H. Habrias 2006

5 Je viens du centre du monde !
" Le constat est vieux d'un siècle, mais il a curieusement été passé sous silence. Si l'on représente le globe selon une projection polaire en tenant compte, non pas du pôle Nord, mais de la surface des terres émergées, Nantes apparaît au centre du monde." Ce constat a été fait par August Penck à la fin du XIXe siècle. (voir Sciences & Vie, Hors série, n° 203, juin 1998, Dossier France, p. 10) Il vous reste à spécifier ce concept de centre du monde…. H. Habrias 2006

6 No apologies ! H. Habrias 2006

7 La France d’en haut et la France d’en bas
H. Habrias 2006

8 Nantes, en Bretagne Spectacle de Royal de Luxe
La Cour des Comptes de Bretagne Le Château des ducs de Bretagne sont situés à Nantes H. Habrias 2006

9 Bibliographie J’ai écrit pour vous des livres :
Henri Habrias, Le modèle relationnel binaire, méthode I.A. (NIAM), Paris, Eyrolles, 1988, ISBN : Henri Habrias, Introduction à la spécification, préface de Hervé Gallaire, présentation par Michael Jackson, Masson, 1993, ISBN : Henri Habrias, La mesure du logiciel, 2ième édition, corrigée et augmentée, Teknea, 1994, ISBN : H. Habrias 2006

10 Bibliographie David Lightfoot, La spécification formelle avec Z, traduit par H. Habrias, Teknea, 1994, ISBN : Henri Habrias, Dictionnaire encyclopédique du génie logiciel, Préface de Jean-Pierre Finance, Masson, 1997, ISBN : Henri Habrias, Les paradigmes des méthodes d’analyse et de conception in Génie logiciel: principes, méthodes et techniques A. Strohmeier, D. Buchs (Publié sous la direction de), 1996, Presses Polytechniques et universitaires romandes, ISBN: X H. Habrias 2006

11 RDV sur la toile… M. Frappier, H. Habrias - Software Specification Methods, An Overview Using a Case Study, FACIT, Springer, 2000, ISBN : , Site web associé H. Habrias, M. Frappier - Software Specification Methods, An Overview Using a Case Study, Hermes Publishing, April 2006 (avec TLA+ (L. Lamport), ASM (E. Börger), Event B (D. Méry, D. Cansell) H. Habrias 2006

12 RDV à la bibliothèque… Henri Habrias, Spécification formelle avec B , Hermes/Lavoisier, octobre 2001, ISBN : , 416 pages Jean Jolivet, Henri Habrias, Pierre Abélard, à l’aube des universités, PUR, 2003 Et un Petit Dictionnaire pour le lecteur novice de P. Abélard RDV sur mon site web : H. Habrias 2006

13 Notre but… Vous fournir des éléments pour aller, au-delà des mots souvent franglais, aux concepts essentiels cachés derrière les « nouveautés de l’informatique » On parlera de mathématiques élémentaires, de variables, constantes, de substitution, de prédicat, d’expression, de substitution, de machine abstraite, de pré-condition, de garde, d’invariant, de composant logiciel, de méta-modélisation Et d’UML H. Habrias 2006

14 Spécifications en résumé, nous parlerons … de spécifications
Attention ! On verra que si l’on est purement formel, « on ne sait pas de quoi l’on parle et si ce que l’on dit est vrai » (B. Russell au sujet des mathématiques) Nous voulons « modéliser » (on va traiter de ce qu’est un modèle). Il nous faudra donc, à la fois un texte formel et un texte informel pour que l’on puisse exprimer ce dont on parle… Mais E. Borel a tout aussi bien dit : « Les mathématiques sont la seule science où l’on sait de quoi on parle et où on est certain que ce que l’ on dit est vrai. » H. Habrias 2006

15 L’expression en français, ce que nous dit Boileau
Avant donc que d'écrire apprenez à penser. Selon que notre idée est plus ou moins obscure, L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure. Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.. Boileau, L'art poétique Chant I, v ; H. Habrias 2006

16 Notre parcours… On remontera à Aristote, avec les entités et les propriétés… Et on vous proposera de profiter de l’invention des ensembles et des relations On vous proposera d’abandonner la métaphysique, de vous méfier des objets. Et on montrera ce que l’on peut prouver sur une spécification. H. Habrias 2006

17 Concepts de base Différence entre compliqué et complexe
Pour éviter de compliquer Le complexe suffit à la tâche ! Différence entre compliqué et complexe H. Habrias 2006

18 Attribut, propriété, Attention !
" Des cinq approches discutées dans ce chapitre, l'approche ER est clairement la gagnante en termes de manque de définitions précises, manque de niveaux clairs d'abstraction, et manque de discipline mentale. La popularité de ER réside sans doute dans sa multitude d'interprétations, aussi bien que dans son utilisation de modes de pensée familiers mais obsolètes.  » Ted Codd, The Relational Model for Database Management, Version 2, Addison-Wesley, 1990, ISBN : H. Habrias 2006

19 Rasoir d’Occam Ou principe d'économie
Si un concept est inutile, il faut prendre le rasoir et le couper.   " Entia non sunt multiplicanda praeter necessitatem" Il ne faut pas multiplier les entités au delà du nécessaire H. Habrias 2006

20 Rasoir d’Occam Ce principe portant le nom du logicien anglais
nominaliste du XIV e siècle Guillaume d'Occam (illustré dans le roman Le nom de la rose d'U. Eco par Guillaume de Baskerville) qui a donné aussi son nom à un langage de programmation, est illustré au siècle précédent par Thomas d'Aquin, puis Duns Scot, qui l'empruntent tous deux à un adage scolaire tiré d'Aristote (Physique), qui prétend s'inspirer d'Empédocle (!) :   Frustra fit per plura quod potest fieri per pauciora. Il vaut mieux prendre des principes moins nombreux et de nombre limité, comme fait Empédocle. H. Habrias 2006

21 Lavoisier et le rasoir d’Occam
« il est des principes d’une bonne logique de ne pas multiplier les êtres sans nécessité » Lavoisier H. Habrias 2006

22 Aristote, l’organon H. Habrias 2006

23 La phrase d’Aristote L'homme est mortel. Socrate est mortel.
mortel est l'attribut de l'homme mortel est l'attribut de Socrate Le logicien pensait atteindre l'essence des choses à travers ces attributs. Un jour l'un d'eux ayant entendu que l'homme est un animal sans plume, a collé des plumes à un homme pour montrer que la définition n'avait pas atteint l'essence de l'homme. H. Habrias 2006

24 « copiant sur Huguette » attribut ou propriété de Dudule
Complication Dudule copie sur Huguette Dudule est copiant sur Huguette « copiant sur Huguette » attribut ou propriété de Dudule H. Habrias 2006

25 Naissance des relations
La pensée scientifique a reconnu l'impossibilité d'atteindre l'essence des choses et la logique des relations est née. On ne se demande pas ce qu'est un attribut, on a des ensembles, des relations, un point c'est tout. Et en ce qui concerne l'essence des choses…laissons ça aux métaphysiciens H. Habrias 2006

26 Et l’ontologie ? C’est la « science de l’être en tant qu’être. »
C’est de la métaphysique. De nos jours, des informaticiens pensent qu’ils vont mettre l’essence de l’être dans les ordinateurs ! S.V.P. Lisez Jacques Arsac H. Habrias 2006

27 La Quinte Essence «…descendîmes au port de Matrotehecne (science vaine), peu distant du palais de la Quinte Essence. (…)  …car à son dîner rien ne mangeait, fors quelques catégories, jechabots (abstraction), eminins (vérités), dimions (images), abstractions, harborins (concepts), chelimins (songes), secondes intentions, caradoths (visions terrifiantes), antithèses, métempsycoses, transcendantes prolepses (anticipations) François Rabelais, Le Cinquième Livre, Chap. XVIII H. Habrias 2006

28 Occam et le singulier Il n’y a que le singulier.
Cet arbre, cette pierre, Protagoras… « On dit singulier la chose hors de l’esprit qui est une et non pas plusieurs et n’est pas signe d’une autre. » (Summa logicae) La chose singulière subsiste en elle-même, sans rien devoir aux signes, elle demeure hors de l’esprit. Distinction entre ontologie et sémiologie Homme, concept singulier, regroupe tous les hommes en une seule unité, mais ne les ramène pas à un seul. H. Habrias 2006

29 Occam et les termes discrets
Certains signes, dans leur singularité, ne désignent qu’un étant singulier (« signe propre à un seul étant qui est appelé terme discret ») H. Habrias 2006

30 Occam contre Platon Les termes généraux sont des symboles qui représentent une « intention » de l’esprit visant à regrouper une pluralité d’objets ordinaires. Il n’y a pas besoin de faire appel à un objet supplémentaire qui serait « l’essence du chêne » auquel le mot se référerait. Donc une telle essence n’existe pas (utilisation du rasoir d’Occam) Nominalisme H. Habrias 2006

31 Un couteau H. Habrias 2006

32 Un couteau sans lame auquel il manque le manche »
H. Habrias 2006

33 « Un couteau sans lame auquel il manque le manche »
Lichtenberg - l’état du couteau que je vais vous fabriquer - l’état du couteau que l’on vient de détruire - le concept de couteau ? H. Habrias 2006

34 Objet et accident Objet :“ Ce qui peut avoir lieu ou disparaître, sans destruction du sujet ” Porphyre (Isagore) divise les accidents en : séparables (par ex., pour l’homme de dormir) et inséparables (par ex., pour l’Ethiopien, d’être noir : caractère constant, mais qu’on peut concevoir comme venant à disparaître sans que le sujet auquel il s’applique soit détruit). André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, Quadrige, PUF H. Habrias 2006

35 Platonisme, formalisme, constructivisme (1)
Platon : les objets mathématiques sont réels. Leur existence est un fait objectif totalement indépendant de la connaissance que nous en avons. Immuables, non créés. Le mathématicien découvre les objets mathématiques. Thom : « Tout bien considéré, les mathématiciens devraient avoir le courage de leurs convictions les plus profondes et par suite affirmer que les formes mathématiques ont vraiment une existence indépendante de l’esprit que les considère. (…) cependant à un moment donné, les mathématiciens ont cependant une vision incomplète et fragmentaire de ce monde d’idées. » Platonisme (ou réalisme des idées) H. Habrias 2006

36 Platonisme, formalisme, constructivisme (2)
il n’y a pas d’objets mathématiques. Les mathématiques consistent seulement en axiomes, définitions et théorèmes, en d’autres mots, des formules sans signification. Quand on donne à une formule une interprétation physique, elle acquiert une signification, et elle peut être vraie ou fausse Formalisme H. Habrias 2006

37 Platonisme, formalisme, constructivisme (3)
Constructivisme : ne considèrent comme mathématiques véritables que celles que l’on peut obtenir par une construction finie « Le mathématicien type est à la fois platonicien et formaliste – Platonicien dans son for intérieur mettant un masque formaliste quand les circonstances l’exigent. » Davis, Hersh, p. 312 Et les informaticiens…? H. Habrias 2006

38 L ’Aubergiste et les philosophes
“ L’un des philosophes, disciple de Hume et voyageur plein d’expérience, fit venir notre hôte et lui dit : “ Ce n’est pas du bœuf, c’est du cheval. ” l’aubergiste lui répondit : “ Monsieur, je suis surpris de vous entendre dire quelque chose que vous croyez dépourvu de sens. “ Bœuf ” et “ cheval ”, selon vous, ne sont que des mots, et ne désignent rien dans le monde du non-langage. La discussion ne concerne donc que des mots. Si vous préférez le mot “ cheval ”, c’est bel et bien ; mais je trouve le mot “ bœuf ” plus profitable. ” H. Habrias 2006

39 L ’Aubergiste et les philosophes
A cette réplique, tous les philosophes se mirent immédiatement à discuter. “ L’aubergiste a raison, dit un disciple de Roscelin, “ bœuf ” et “ cheval ” ne sont que des sons proférés par le souffle de l’homme, et aucun d’eux ne peut désigner cet abominable et très coriace morceau de viande. – Absurdité, répliqua un platonicien, ce rôti vient d’un animal qui, lorsqu’il était vivant, était une copie du cheval éternel qui se tient au ciel, et non d’un bœuf éternel. ” H. Habrias 2006

40 L ’Aubergiste et les philosophes
Un Augustinien fit remarquer : “ Bœuf ” et “ cheval ” sont des idées dans l’esprit de Dieu, et je suis certain que l’idée divine du bœuf est quelque chose de très différent. ” Le sens de cette parabole est que la question des “ universaux ” n’est pas simplement une question de mots, mais qu’elle se pose lorsque l’on veut énoncer des énoncés de faits. ” Bertrand Russell, in Histoire de mes idées philosophiques, chap. XIV, Les universaux, les particuliers et les noms, p H. Habrias 2006

41 La querelle des universaux, la position d’Abélard
“ le retranchement ne confère substantiellement à ce qui reste ou a été supprimé rien qu’il n’ait eu d’abord, parce que, après l’ablation d’une main, ce qui est maintenant reste un homme, et, avant l’ablation, restait une certaine partie cachée dans l’homme qui était intacte ”. Pierre Abélard (XIIe) Créateur du Quartier Latin Né au Pallet, à côté de Nantes H. Habrias 2006

42 Et Frege vint… Wismar 1848/ Mecklembourg 1925 H. Habrias 2006

43 Les 4 sens du verbe « être »
G. Frege Existence : « Dieu est » Appartenance : « Socrate est mortel » Inclusion : « le Niçois est français » Dénotation : « l’étoile du matin est l’étoile du soir » « Etoile du matin, étoile du soir dénotent Vénus » G. Fre H. Habrias 2006

44 Et Nicolas Bourbaki… 1939… H. Habrias 2006

45 Cantor Saint-Petersbourg, 1845/Halle 1918 La théorie des ensembles
H. Habrias 2006

46 Aristote en diagramme d ’Euler
Sujet Prédicat Affirmative universelle Tout homme est blanc P S Négative universelle Aucun homme n ’est blanc P S Affirmative particulière Quelque homme est blanc S P Négative particulière Quelque homme n ’est pas blanc S P H. Habrias 2006

47 Diagrammes de Venn Dans l ’interprétation aristotélicienne, on présuppose l ’existence (Il existe au moins un) laquelle est liée de manière indissoluble à l ’universalité (tous) Si on sépare les deux (interprétation moderne), les diagrammes d ’Euler ne suffisent plus. Il faut distinguer entre : - le cas où l ’on sait que la classe est vide (avec Venn, hachures) le cas où l ’on sait que la classe est non vide (avec Venn, on met ne X) - le cas où l ’on ne sait rien sur la classe (avec Venn, on laisse à blanc) H. Habrias 2006

48 Aristote vs les stoïciens
Aristote : logique des termes Stoïciens : logique des propositions H. Habrias 2006

49 Aristote vs les stoïciens
Tous les hommes sont mortels Donc tous les non mortels sont non hommes Tous les A sont B Donc tous les non B sont non A Termes ou expressions Stoïciens S ’il fait jour, il fait clair Donc s ’il ne fait pas clair, il ne fait pas jour. Si p alors q. Donc si non q alors non p. Propositions H. Habrias 2006

50 Aristote vs les stoïciens
Forme commune aux deux raisonnements : une permutation et un changement de signe Tous les hommes sont mortels Donc tous les non mortels sont non hommes S ’il fait jour, il fait clair Donc s ’il ne fait pas clair, il ne fait pas jour. Chez Aristote, les unités les plus petites sont des termes et les symboles logiques sont des symboles intra propositionnels Chez les stoïciens, les plus petites sont des propositions et les symboles logiques sont des symboles inter propositionnels (connecteurs binaires, négation) H. Habrias 2006

51 Les stoïciens, Schémas d ’inférence (suite)
Non P et Q Or P Donc non Q P ou Q (mais pas les deux) Or non Q Donc P H. Habrias 2006

52 Logique Bien différencier Prédicat (et proposition) et Expression
Ca a du sens de vouloir prouver un prédicat, ça n’a pas de sens de vouloir prouver une expression. x := x + 1 n’est pas un prédicat « Lève toi et marche » , n’est pas une proposition Vrai, {1, 4, 9}, {(Alcofibras Nasier, François Rabelais), (Romain Gary, Emile Ajar)}, 5 sont des expressions H. Habrias 2006

53 Logique, attention au vocabulaire
Propositions : « Nantes est située sur le Rhône » « 2 + 2 = 5 » « 2+1 = 1+1+1 » Prédicats : ! x . x : NAT & x > 10 # x . x : NAT & x > 10 « Logique combinatoire » Un vocabulaire propre aux « automaticiens » « Logique séquentielle » Et « l’illogique c’est l’autre » ! H. Habrias 2006

54 1e, 2e ordre 1e ordre « avoir un chemin de longueur 3 reliant toute paire de nœuds » s ’exprime par « pour toute paire de nœuds x et y, il existe deux nœuds u et v, tels que le nœud x est lié au nœud u et que le nœud u est lié au nœud v et que le nœud v est lié au nœud y. » H. Habrias 2006

55 Carré d’Aristote Tout les A sont B Aucun A n’est B E
universelle négative A universelle affirmative contraires subalternes subalternes contradictoires Quelques A sont B Quelques A ne sont pas B I particulière affirmative subcontraires O Particulière négative H. Habrias 2006

56 En langage ensembliste
SETS T CONSTANTS A; B PROPERTIES A <: T & B <: T Tous les A sont B A <: B Aucun A n’est B A /\ B = { } Quelques A sont B A /\ B /= { } Quelques A ne sont pas B A – B /= { } H. Habrias 2006

57 En langage des prédicats
Aucun A n’est B A /\ B = { } Tous les A sont B A <: B not (exists x . X : A & x : B) ou forall x . (x : A => (x : B)) forall X . X : A => x : B Quelques A ne sont pas B A – B /= { } Quelques A sont B A /\ B /= { } exists x . X : A & x : B exists x . (x : A & not x : B) H. Habrias 2006

58 2e ordre 2e ordre : « être d ’un seul tenant » n ’est pas une propriété du premier ordre. « pour tous les nœuds x et y, il existe des nœuds z1, z2,…,zn tels que le nœud x est lié au nœud z1 et le nœud z1 est lié au nœud z2 et …le nœud zn est lié au nœud y. » Les … ne font pas partie du langage du 1e ordre H. Habrias 2006

59 Logique et Ensembles Un ensemble A est inclus dans un ensemble B
si pour tout élément appartenant à A , cet élément appartient à B Langage des ensembles Langage de La logique H. Habrias 2006

60 Prédicat d’appartenance
Dudule : promo Dudule promo Prédicat d’appartenance H. Habrias 2006

61 Inclusion Un ensemble est inclus dans un autre ensemble.
{1, 2, 4, 8} <: {1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9} Un ensemble peut appartenir à un autre ensemble (qui est alors un ensemble d’ensembles) {1, 2} : {{2}, {}, {1, 2}} H. Habrias 2006

62 Relation Ensemble de départ Ensemble d ’arrivée ou cible (target) e 1
2 b 3 c 4 Codomaine ou range d 5 domaine Relation quelconque H. Habrias 2006

63 Fonction partielle e 1 a 2 b 3 c 4 d 5 Fonction partielle
H. Habrias 2006

64 Fonction totale e 1 a 2 b 3 c 4 d 5 Fonction totale H. Habrias 2006

65 Fonction partielle e a 2 b c d 5 Fonction partielle surjective
H. Habrias 2006

66 Totaliser les fonctions
On peut rendre une fonction totale en utilisant la « valeur nulle » Mais si on suppose qu’on a une valeur nulle dans chaque ensemble de base, toutes les fonctions sont totales et toutes les relations ont leur domaine qui est égale à l’ensemble de Départ. Alors que reste-t-il comme contrainte ? la contrainte de fonctionnalité, dite aussi « unicité » H. Habrias 2006

67 Totalisation d’une fonction
1 a 2 b 3 c 4 d 5 nulle Fonction partielle totalisée ! H. Habrias 2006

68 Fonction totale surjective
Bijection e 1 a 2 b 3 4 c d 5 Fonction totale surjective Bijection H. Habrias 2006

69 Image relationnelle e R1 1 a 2 b 3 c 4 d 5 R1 [{a, b, c}] = {2, 4}
H. Habrias 2006

70 Restriction de domaine
1 a 2 b 3 c 4 d 5 R1 |> {2, 5} = {(a, 2), (b, 2), (d, 5)} Restriction de codomaine H. Habrias 2006

71 Restriction de domaine
1 a 2 b 3 c 4 d 5 {a, b} <| R1 = {(b, 2), (c, 4)} Restriction de domaine H. Habrias 2006

72 Antirestriction de domaine
1 a 2 b 3 c 4 d 5 {b, c} <<| R1= {(a, 2), (a, 4), (d, 5)} Antirestriction de domaine H. Habrias 2006

73 Sac, multi-ensemble SETS VALEURS_FACIALE VARIABLES monPorteMonnaie
INVARIANT monPorteMonnaie : VALEURS_FACIALE +-> NAT Bag (Multiset) H. Habrias 2006

74 Composition de relations
1 x a 2 y b 3 z c 4 w d 5 r1 ; r2 == r2 o r1 H. Habrias 2006

75 Variable, ensemble Ne pas confondre un ensemble et une variable
Promo est une variable qui a comme invariant d’être un ensemble d’étudiants Promo <: ETUDIANT La valeur de Promo peut changer. On peut faire : Promo := Promo \/ {dudule} {dudule, duchnock, dutif} n’est pas une variable ! Un ensemble ne peut être modifié, une variable est modifiable. H. Habrias 2006

76 Qui comprend ? H. Habrias 2006

77 Alors, un attribut, c’est quoi ?
- soit la valeur d’une fonction f(x) - soit l’image relationnelle d’une relation r [{x}] Application de fonction Image relationnelle f r a 7 a 7 b 8 b c H. Habrias 2006 f(a) = 7 r ({a,b}] = {7, 8}

78 Attribut Pour une relation vue sous forme d’un tableau (lignes et colonnes) Attention de ne pas tout mélanger ! nom d’une colonne valeur d’une « case » valeur de plusieurs cases (ex : valeur des numéros produits commandés sur une commande donnée) H. Habrias 2006

79 Valeur vs objet Encore complication !
Un peu de théorie élémentaire. Essentiel si on ne veut pas compliquer Différence entre prédicat et expression H. Habrias 2006

80 Différence entre prédicat et expression
Un prédicat se prouve. On peut prouver qu’il est faux. Nantes est sur la Loire Dudule est l’amant d’Huguette 5 = 8 {1, 2, 3} <: {1, 2, 3, 4, 5} 2 : {1, 2, 3} Ce n’a pas de sens de vouloir prouver une expression {1, 2, 3} 8 Dudule Sophia-Antipolis {(1, b), (4, b), (7, c)} vrai faux H. Habrias 2006

81 Valeurs On peut appeler les expressions des valeurs.
En B, on passe d’un prédicat à une expression, ainsi : bool (5 = 9) = faux L’Atelier B différencie bfalse qui représente le prédicat toujours faux (par exemple, 6=5) et FALSE qui est une expression. Pourquoi distinguer valeur et objet ? H. Habrias 2006

82 « Vous savez pourquoi ça n'intéresse pas les gens ?
Parce que ce ne sont pas des événements. Ce sont des anecdotes! Première anecdote : La main de ma soeur. Deuxième anecdote : Une culotte. Troisième anecdote : Un zouave. Seulement, si vous prenez la première... que vous la glissiez dans la deuxième qui appartient au troisième... Vous obtenez un événement sur lequel on n'a pas fini de jaser ! » R. Devos H. Habrias 2006

83 Un nom peut devenir valeur !
N°étudiant sexe Bac 23 masc C 45 B 78 fem 93 H. Habrias 2006

84 Attribut devenant valeur !
N° étudiant Attribut Valeur 23 sexe masc bac C 45 B 78 fem 43 H. Habrias 2006

85 Triplets objet, attribut, valeur
Attribut : relation binaire d ’un ensemble d ’objets vers un ensemble de valeurs Objets Attribut : couleur Valeurs voiture veste vélo chapeau bleu rouge vert jaune noir aPourCouleur H. Habrias 2006

86 Triplets O-A-V Objet Valeur Attribut Objet Sujet Prédicat Objet
Ressource Propriété H. Habrias 2006

87 Le langage LEAP (Feldman, Rover, 1969)
A.O = V fils.Jean Melle = Henri Melle l ’assoc. Si dans la base A.O = x fils.Jean Melle = x fils de Jean Melle A.x = V fils.x = Henri Melle père de Henri Melle x.O = V x.Jean Melle = Henri Melle nom de la relation entre Jean Melle et Henri Melle A.x = z fils.x = z tous les couples père-fils de la base x.Z = V x.z = Henri Melle Toutes les associations ayant Henri Melle comme 3e composant x.O = z x.Jean Melle = z Toutes les associations ayant Jean Melle comme 2e composant x.y = z x.y = z Toutes les assoc de la base H. Habrias 2006

88 Langage et métalangage
Huguette, mange ta soupe ! Oui maman ! Huguette, range la table ! Oui, maman ! Huguette, arrête de dire « Oui maman » ! H. Habrias 2006

89 Langage et métalangage
C’est complètement fou Le mot court est plus long que le mot long ! C’est complètement fou « Le mot court est plus long que le mot long » ! C’est complètement fou « Le mot ‘court’ est plus long que le mot ‘long’ » H. Habrias 2006

90 Combien ? H. Habrias 2006

91 Objet, où es-tu ? " Revenons à une situation décrite par Spade : j’ai devant moi deux stylos à bille noirs. Le point crucial est : combien de couleurs vois-je ? Deux réponses s’offrent. La première : je vois une seule couleur – la noirceur (blackness) qui est " simultanément partagée par les deux stylos ou commune aux deux " -, une seule et même couleur donc, bien qu’inhérente à deux choses distinctes et présente en même temps en deux endroits différents. Cette position, ce que Spade appelle " croire aux universaux ", est le réalisme : admettre que des " entités universelles " comme la noirceur sont partagées par toutes les choses qui présentent une même propriété (ici, être noires) et qu’à ce titre elles leur sont communes. H. Habrias 2006

92 2 crayons, et pourquoi pas 2 couleurs ?
A l’opposé, évidemment, le nominalisme est caractérisé comme celui qui voit deux noirceurs, autant de noirceurs que de stylos. Deux noirceurs qui sont " semblables ", certes, mais qu’ " il suffit de regarder pour voir qu’elles ne sont pas et n’en restent pas moins deux noirceurs ". Ainsi illustré, le problème des universaux est simple : y-a-t-il ou non deux couleurs dans les stylos de P.V. Spade ? " Le réalisme et le nominalisme sont les deux principales réponses à cette question. " (…) " le réaliste est celui, qui voyant la noirceur partout où il y a des choses noires, en conclut qu’il y a en chacune la même " entité universelle ". Alain de Libera in La querelle des universaux, Seuil, 1996, p H. Habrias 2006

93 Roméo et Juliette “ Ce que nous nommons Rose
Sous un tout autre nom sentirait aussi bon. Et ainsi, Roméo, s’il ne s’appelait pas Roméo, garderait cette chère perfection Qu’il possède sans titre. Oh ! retire ton nom Et pour ton nom qui n’est aucune partie de toi Prends-moi toute entière ! ” (La Pléiade, 1950, cité par J. Arsac ) H. Habrias 2006

94 Sémiologie Stoïciens Semainomenon : ce qui est exprimé,
ou contenu, qui ne représente pas une entité physique signifié référent signifiant Tynchanon : Objet auquel on se réfère, entité physique ou événement ou action Seimainon : expression perçue comme entité physique H. Habrias 2006

95 Le nom « Socrate Il n’appartient donc pas à tout homme, Hermogène, d’établir des noms, mais à un faiseur de noms ; et celui-là, c’est semble-t-il, le législateur, de tous les artisans le plus rare parmi les hommes. (…) Et celui qui sait interroger et répondre, l’appelles-tu autrement que dialecticien ? Ainsi (…) le travail du législateur, (consiste), semble-t-il, à établir le nom sous la direction du dialecticien, s’il veut établir les noms con- venablement (…) Il y a donc des chances, Hermogène, pour que l’institution des noms ne soit pas une petite affaire » Platon, Cratyle H. Habrias 2006

96 Sémiologie Stoïciens Idée, concept de cheval « cheval » signifié
signifiant référent Tous les chevaux existant, ayant existé, qui existeront /cheval/ H. Habrias 2006

97 Platon --> Aristote --> Théophraste -->
Les stoïciens Platon --> Aristote --> Théophraste --> les Mégarites et les Stoïciens H. Habrias 2006

98 Sémiologie Existant, ayant existé, qui existeront ? ! « licorne »
signifié signifiant référent /licorne/ Ensemble vide ! « le référent licorne n ’a jamais eu d ’ existence réelle » H. Habrias 2006

99 Sémiologie Exister ? Etre vivant (biologie ?)
N ’y a-t-il pas un objet qui existe bien et qui est la licorne ? Allez voir la tapisserie de la Dame à la licorne au Musée du Moyen Age à Paris ! Pourquoi toutes les licornes peintes, sculptées, tissées ne seraient-elles pas des référents ? Les licornes n ’existeront plus le jour où on aura détruit toutes les licornes, qu ’il n ’y aura plus aucune trace de licornes dans les livres, musées, etc. Quand la licorne aura disparu de la mémoire de l ’humanité. H. Habrias 2006

100 Sémiologie Exister ? Etre vivant (biologie ?)
N ’y a-t-il pas un objet qui existe bien et qui est la licorne ? Allez voir la tapisserie de la Dame à la licorne au Musée du Moyen Age à Paris ! Pourquoi toutes les licornes peintes, sculptées, tissées ne seraient-elles pas des référents ? Les licornes n ’existeront plus le jour où on aura détruit toutes les licornes, qu ’il n ’y aura plus aucune trace de licornes dans les livres, musées, etc. Quand la licorne aura disparu de la mémoire de l ’humanité. H. Habrias 2006

101 Marco Polo et la licorne
" Marco Polo , arrivant à Sumatra, voit (mais c'est à présent que nous le comprenons) des rhinocéros. Il s'agit d'animaux qu'il n'a jamais vus. Par analogie avec d'autres animaux connus, il en distingue le corps, les quatre pattes et la corne. Or, sa culture mettait également à sa disposition la notion de licorne, laquelle était justement définie comme un quadrupède avec une corne sur la tête. Marco Polo désigne donc ces animaux du nom de licornes. Partie de la tapisserie de la Dame à la licorne, Musée de Cluny, Paris H. Habrias 2006

102 La licorne de Davis et Hersh
Vous pensez donc je suis H. Habrias 2006

103 Marco Polo et la licorne
Puis il s'empresse, chroniqueur honnête et pointilleux, de nous dire que ces licornes sont néanmoins fort étranges, c'est-à-dire bien peu spécifiques, puisqu'elles ne sont pas blanches et élancées mais ont "le même poil que le buffle, les pieds comme les éléphants", la corne est noire et disgracieuse, la langue épineuse et la tête semblable à celle d'un sanglier. Marco Polo semble prendre une décision : plutôt que de segmenter encore le contenu en ajoutant un nouvel animal à l'univers des vivants, il corrige la description en vigueur des licornes, qui, si elles existent, sont donc telles qu'il les a vues et non telles que la légende le raconte. Il modifie l'intention et laisse l'extension en suspens. " Umberto Eco, Kant et l'ornithorynque" (Grasset, 1997) H. Habrias 2006

104 Etre ? « Sur la question de savoir si l’on peut accepter les morts comme membres des académies ? » Lichtenberg H. Habrias 2006

105 Sémiologie Signifié interprétant (Pierce) sens (Frege)
intension (Carnap) designatum (Morris, 1938) signficatum (Morris, 1946) concept (Saussure) connotation (Stuart Mill) image mentale (Saussure, Pierce) contenu (Hjelmslev) état de conscience (Buyssens) signifiant référent H. Habrias 2006

106 Sémiologie signifié signifiant Référent objet (Pierce)
denotatum (Morris) Bedeutung (Frege) dénotation (Russell) extension (Carnap) Qu ’est ce que le signe ? Ce qui est à gauche ? H. Habrias 2006

107 Sémiologie signifié référent Signifiant (Saussure) signe (Pierce)
symbole (Ogden(Richards) véhicule du signe (Morris) expression (Hjelmslev) representamen (Pierce) sème (Buyssens) H. Habrias 2006

108 De Saussure : le signe linguistique
Unité à deux faces : Le signifiant et le signifié Extrait du Cours de Linguistique Générale H. Habrias 2006

109 Sémiologie Linguistique signifié signifiant référent H. Habrias 2006

110 Sémiologie Signifiant : « aliquid stat pro aliquo »
« Something which stands to somebody for something in some respect or capacity » « Quelque chose qui tient lieu pour quelqu ’un de quelque chose sous quelque rapport ou à quelque titre » Pierce H. Habrias 2006

111 Sémiologique Sémantique : le signe dans sa relation à ce qu ’il signifie syntaxe pragmatique : le signe est perçu en fonction de ses origines, et des effets qu ’il a sur ses destinataires Rhétorique H. Habrias 2006

112 H. Habrias 2006

113 Modèle Deux sens : Premier sens
interprétation : attribution d'un sens à des énoncés formels de sorte qu'ils soient vérifiés La géométrie devient un modèle d'un langage formel, plutôt que la formalisation de propriétés idéalisées à partir d'observation de l'espace sensible. H. Habrias 2006

114 Modèle Etude des relations entre ensembles d'énoncés et ensembles de modèles de ces énoncés. Un modèle d'un énoncé fait dans un langage formel est une interprétation (association d'un sens aux symboles du langage formel) où cet énoncé est vrai. Deuxième sens : associer à une "réalité empirique" un énoncé formel. Minsky : Un objet O est un modèle d'une réalité R si O permet des répondre aux questions que l'on se pose sur R. H. Habrias 2006

115 Modèle et interprétation
" les deux sens du concept de modèle ne sont que les deux faces complémentaires d'une même activité : interpréter Interpréter est inéluctable, qu'il s'agisse d'interpréter un formalisme, ou, inversement d'interpréter mathématiquement un ensemble de données. D'une part, parce qu'un langage qui n'aurait pas de modèle n'a aucun intérêt, d'autre part et réciproquement, parce que l'expression n'est pas le miroir de l'expérience." Hourya Sinaceur H. Habrias 2006

116 Abstraction comme idéalisation
Physique (réel) Mathématique (idéal) Idéalisation Construction de modèle Objet idéal Objet réel Déduction mathématique Vérification dans le monde réel Implication pour le monde réel H. Habrias 2006

117 Abstraction comme extraction
Qu’ont en commun ces deux figures ? H. Habrias 2006

118 Abstraction comme extraction
La porte A conduit à deux couloirs B et C etc. D E F J B E H S H I O S G D G J A C B C F I A O Davis et Hersh, L’univers mathématique, Gauthier-villars, 1985 H. Habrias 2006

119 Abstraction comme extraction
De A à B, un seul couloir, de B à C, deux couloirs… A B E F C D R = {((A, B), 1), ((B, C), 2), ((C, D), 2), ((D, E), 2), (E, F), 1)} Cette relation R : POINT * POINT +-> NAT1 peut être représentée par une matrice où R |>> ran (R) = ((POINT * POINT) - dom (R)) --> {0} appelée matrice d’incidence H. Habrias 2006

120 Spécifier Attention ! Spécifier n’est pas dessiner des boîtes et
des flèches (boxologie) Il faut : Une syntaxe formelle Une sémantique formelle (qui peut être dénotationnelle ou opérationnelle Spécifier n’est pas écrire un algorithme. Mais on passe de la Spéc au programme en prouvant le raffinage. H. Habrias 2006

121 Boxologie H. Habrias 2006

122 Complication Jules est à côté de Paul.
« à côté de Paul" serait l'attribut de Jules ?! Et pourquoi pas "à côté de Jules" l'attribut de Paul ? H. Habrias 2006

123 Théorie des ensembles Prédicat d’appartenance Ensembles de base
Produit cartésien Ensemble des sous-ensembles Rappel : À gauche du signe d’appartenance, si on a un ensemble, à droite on a un ensemble d’ensembles. A gauche du signe d’appartenance, si on a un ensemble d’ensembles à droite, on a un ensemble d’ensemble d’ensembles H. Habrias 2006

124 Axiome de fondation Partant d’un ensemble, si on prend un de ses éléments (une boîte) Et qu’on prend un élément dedans (une boîte), Et qu’on prend un élément dedans cette boîte, etc. On est obligé de s’arrêter. On arrive à un niveau où l’on ne peut plus décomposer. Cet axiome interdit qu’un ensemble puisse se retrouver à l’intérieur de lui-même. X : X H. Habrias 2006

125 Typage « Dans un village d’Andalousie, le barbier rase toutes les personnes Qui ne se rasent pas elles-mêmes » Qui rase le barbier ? H. Habrias 2006

126 B. Russell H. Habrias 2006

127 Ceci n’est pas une pipe (Magritte)
H. Habrias 2006

128 Invariant MACHINE MDBS SETS ETUDIANT; GROUPE = {g1, g2, g3} VARIABLES
promo , estMembreDe INVARIANT promo <: ETUDIANT & estMembreDe : promo +-> GROUPE INITIALISATION promo := {} || estMembreDe := {} H. Habrias 2006

129 Ensembles de base On construit tout ensemble en partant des ensembles de base Vous êtes habitués par vos profs de maths à écrire : Soient les ensembles A, B, C Ensembles donc constantes ! Incommensurables. On n’a pas le droit d’écrire : A /\ B ou encore A \/ B S’écrit en B SETS A; B H. Habrias 2006

130 Produit cartésien et POW
On construit des ensembles à l’aide du produit cartésien (*) et de l’ensemble des sous-ensembles (ens. des parties) POW Attention ! Ne pas confondre un élément d’un ensemble de base et un ensemble. H. Habrias 2006

131 Eléments des ensembles de base
SETS DEPARTEMENT; COMMUNE VARIABLES communes, départements, estDans INVARIANT communes <: COMMUNE & départements <: DEPARTEMENT & estDans : communes -->> départements H. Habrias 2006

132 SETS SETS COMMUNE VARIABLES communes, départements INVARIANT
communes <: COMMUNE & départements <: POW (COMMUNE) Un département est un ensemble de communes. On ne décider de créer deux nouveaux départements sans, en même temps, décider de communes qui le constitueront. Rien ne distingue un ensemble vide de communes d’un autre ! H. Habrias 2006

133 1ière forme normale de Codd
Qu’est-ce qu’une relation n-aire (à la Codd) en Première forme normale ? Une relation dont les constituants prennent pour valeur des éléments d’ensembles de base H. Habrias 2006

134 Et une relation n-aire ? schéma d'une relation:
Personne (N° personne, Nom de Personne, ville de naissance, ville d'études) attributs de la relation : N° personne, Nom, ville de naissance, ville d'études ville de naissance et ville d'études ont le même domaine VILLE Personne <: NAT * NOM * VILLE * VILLE H. Habrias 2006

135 Regroupement de fonctions binaires
aPourN° : PERSONNE+-> NAT /* N°personne == ran (aPourN°) */ aPourNom : PERSONNE +-> NOM /* Nom de Personne == ran (aPourNom) */ estNéA : PERSONNE +-> VILLE /* ville de naissance == ran (estNéA) */ faitSesEtudesA : PERSONNE +-> VILLE /* ville d'études == ran (faitSesEtudesA) */ H. Habrias 2006

136 La méthode B Son auteur : Jean-Raymond Abrial
C’est lui qui a conçu la notation Z, Puis B Qui est la méthode qui a fait l’objet du plus grand nombre de communications à la conf mondiale sur les méthodes formelles Un succès : le logiciel sécuritaire du métro automatique Meteore. De la spec au code avec preuve mathématique. H. Habrias 2006

137 Une machine abstraite Une interface : des « boutons », des noms d’opération avec paramètres d’entrée, de sortie Variables avec un invariant Constantes avec propriétés Un état encapsulé op3 op1 op4 op2 Initialisation Corps des opérations H. Habrias 2006

138 Machine abstraite MACHINE (paramètres) CONSTRAINTS INVARIANT
prédicat sur les paramètres SETS ensembles de base CONSTANTS liste des constantes PROPERTIES prédicat sur les constantes VARIABLES liste des variables INVARIANT prédicat sur les variables INITIALISATION pour s’assurer que notre spec a un modèle OPERATIONS préconditionnées ou gardées END H. Habrias 2006

139 Autres types de machines
En B, on a aussi : des REFINEMENT des IMPLEMENTATIONS Tout le développement est assisté par la preuve. H. Habrias 2006

140 2 variables INVARIANT promo <: ETUDIANT & VARIABLES
estMembreDe : promo +-> GROUPE VARIABLES estMembreDe, promo ETUDIANT GROUPE estMembreDe g1 promo g2 g3 H. Habrias 2006

141 Pré-condition (PRE) OPERATIONS ajoutMembre (ee, gg) = PRE
MACHINE MDBS SETS ETUDIANT; GROUPE = {g1, g2, g3} VARIABLES promo ,estMembreDe INVARIANT promo <: ETUDIANT & estMembreDe : promo +-> GROUPE INITIALISATION promo := {} || estMembreDe := {} OPERATIONS ajoutMembre (ee, gg) = PRE ee : promo & gg : GROUPE & ee /: dom (estMembreDe) THEN estMembreDe := estMembreDe \/ {ee |-> gg} END; H. Habrias 2006

142 Précondition (La porte)
Ici la précondition est toujours vraie MACHINE MaPorte SETS ETAT = {ouverte, fermée} VARIABLES étatMaPorte INVARIANT étatMaPorte : ETAT INITIALISATIOn étatMaPorte :: ETAT OPERATIONS ouverture == étatMaPorte := ouverte; fermeture == étatMaPorte := fermée; Rep <-- quelEtat == Rep := étatMaPorte END H. Habrias 2006 Voir différence avec la garde

143 On peut ne pas respecter la pré-condition
Une pré-condition est une pré-condition d’emploi. Rien ne vous empêche de ne pas respecter la pré-condition. Mais vous êtes prévenus. Si vous voulez que l’opération fasse ce que dit son nom, il faut respecter la pré-condition. Ex. Si vous ne respectez pas la pré-condition de la division, (ne pas donner un diviseur = 0) vous n’aurez pas une fonction division. H. Habrias 2006

144 Crash ! La pré-condition d’une opération n’est pas dans le code de cette opération. Ce n’est pas alors que vous avez sauté par la fenêtre qu’il faut exécuter « si fenêtre à plus de 5 mètres, ne pas sauter »… Trop tard… C’est le crash ! Comme pour Ariane 5. Qui est sorti du domaine du vol. (voir notion de domaine d’une relation) H. Habrias 2006

145 Fonction de conversion
Le crash d’Ariane 5 Accélération : min4..max4 Ariane 4 x : min4..max4 Fonction de conversion de A4 y H. Habrias 2006

146 Fonction de conversion
Ariane 5 Accélération : min5..max5 Non respecté car max5 > max4 x : min4..max4 Fonction de conversion de A4 Levée d’une exception y Commutation sur un autre calculateur et exécution de la même fonction H. Habrias 2006

147 La chute…après la faute !
Copie du composant B y := code erreur Composant B Braquage tuyères H. Habrias 2006

148 La garde (SELECT) La garde empêche d’effectuer l’opération.
Quand on raffine on renforce la garde, on étire le temps. Si nous avons le temps, nous parlerons du « B événementiel » OuvrirPorte == SELECT etatPorte = fermee THEN etatPorte := ouverte END; H. Habrias 2006

149 Un événement Est spécificié en B événementiel comme une opération gardée OuvrirPorte == SELECT etatMaPorte = fermee THEN etatMaPorte := ouverte END; Ouverture == PRE etatMaPorte = fermee THEN etatMaPorte := ouverte END; Précondition plus forte que ce qu’impose l’invariant ! H. Habrias 2006

150 Calcul de la WPC [x:= x + 1] (x < 100) = x + 1 < 100
[x, b := b, a] (a <= b) = a<= a Plus faible pré-condition (Dijkstra) [x := y ||z := k] (x > k) = y > k H. Habrias 2006

151 Indéterminisme ajoutEtudiant = PRE ETUDIANT – promo /= {} THEN
MACHINE MDBS SETS ETUDIANT; GROUPE = {g1, g2, g3} VARIABLES promo ,estMembreDe INVARIANT promo <: ETUDIANT & estMembreDe : promo +-> GROUPE INITIALISATION promo := {} || estMembreDe := {} ajoutEtudiant = PRE ETUDIANT – promo /= {} THEN ANY ee WHERE ee : ETUDIANT – promo THEN promo := promo \/ {ee} END; H. Habrias 2006

152 Définitions Une définition n’est pas une variable ! DEFINITIONS
MACHINE MDBS SETS ETUDIANT; GROUPE = {g1, g2, g3} VARIABLES promo ,estMembreDe INVARIANT promo <: ETUDIANT & estMembreDe : promo +-> GROUPE INITIALISATION promo := {} || estMembreDe := {} Une définition n’est pas une variable ! DEFINITIONS groupesAffectés = =ran (estMembreDe) H. Habrias 2006

153 Ce qu’est une spéc abstraite
Une spécification abstraite : n’est pas exécutable peut être indéterministe les opérations peuvent être pré-conditionnées - pas de séquencement Intérêt ? H. Habrias 2006

154 Pré-condition La pré-condition permet :
d’expliciter l’opération par ses conditions d’exécution de prouver que, si l’on appelle l’opération sous sa pré-condition, l’invariant est respecté Bien sûr, la preuve est relative aux « propriétés » exprimées dans l’invariant. Si invariant « léger », on ne prouvera pas grand chose ! H. Habrias 2006

155 Conjecture Salle des Illustres Capitole, Toulouse H. Habrias 2006

156 Démonstration de 2 = 1 Axiome a = b Multiplions chaque terme par a :
a2 = ab Ajoutons à chaque terme, a2 - 2 ab a2 + a2 -2ab = ab + a2 - 2ab Ce qui se simplifie : 2 (a2 - ab) = a2 - ab Divisons pour finir les deux termes par a2 - ab H. Habrias 2006 2 = 1

157 La preuve Il n’y a pas de solution en nombres
entiers pour xn + yn = zn quand n > 2 La preuve du théorème de Pythagore Andrew Wiles et la preuve de la conjecture de Fermat H. Habrias 2006

158 La méthode Shadok H. Habrias 2006

159 Combien de chemins ? H. Habrias 2006

160 Nombre de chemins = 1014 220 + 519+…+51
Où 5 est le nombre de chemins dans le corps de la boucle. chemins ! Et tester les chemins n’est qu’une des stratégies de test ! Et une stratégie ne couvre pas tous les cas ! G.J. Myers, The Art of Software Testing H. Habrias 2006

161 Obligation de preuve Pré-condition & Invariant => [Substitution] Invariant INVARIANT x < 100 OPERATIONS incrémentation = PRE THEN x := x + 1 END; Calcul de pré-condition [x:= x + 1] (x < 100) = x + 1 < 100 <=> x < 99 H. Habrias 2006

162 Ex-falso quodlibet P or Q  not P => Q
P  Q  (P => Q) & (Q => P) btrue or Q  btrue D’après la définition du or, on a : btrue or Q  not (btrue) => Q  bfalse => Q Donc il faut considérer que bfalse => Q est toujours vrai. H. Habrias 2006

163 Idem non esse et non probari
To be or not to be ! Idem non esse et non probari Ne pas être ou ne pas être prouvé, c'est tout un. H. Habrias 2006

164 De la logique à l’informatique
[x := x + 1] (x < 10) se lit : « la substitution de x + 1 à x dans (x<10) établit que (x < 10). C’est la plus faible précondition. Les axiomes des substitutions généralisées [x := E] P P [E/x] [x, y := E, F] P P[E, F/x, y] [skip] P P [PRE P THEN S]I P & I => [S] I Préconditionnée [SELECT P THEN S] I P => [S] I Gardée [CHOICE S OR T] I [S] I & [T] I Choix indéterministe [IF E THEN S ELSE T]I (E & [S]I) or (not E & [T] I) H. Habrias 2006

165 Le raffinage On réduit l’indéterminisme
On affaiblit les pré-conditions On renforce les gardes 4) On s’approche de la machine concrète Avec introduction de : - du séquencement et donc de la boucle Et on prouve que le raffinage se fait en respectant les fonctionnalités H. Habrias 2006

166 Raffinage H. Habrias 2006

167 Raffinage Avant Réduction indéterminisme Après I Abstrait I
Opération S J J Opération T Concret I & J & P => Q & [T] not [S] not J H. Habrias 2006

168 Laurent Ruquier Formalisation en B i.e. avec logique et notation ensembliste « L’administration aura désormais deux mois pour répondre au courrier des usagers : les fonctionnaires ont choisi juin et novembre ! » Laurent Ruquier, Le Mois par moi, débloque notes II, Michel Laffon, 1997 H. Habrias 2006

169 Laurent Ruquier SETS MOIS VARIABLES moisDeRéponse INVARIANT
moisDeRéponse <: MOIS & card (moisDeRéponse) = 2 instanciation : moisDeRéponse = {juin, novembre} H. Habrias 2006

170 Laurent Ruquier SETS MOIS; COURRIER VARIABLES
dateReception, dateReponse, courriersReçus INVARIANT courriersReçus <: COURRIER & dateReception : courriersReçus --> NAT & dateReponse : courriersReçus +-> NAT & ! (d1|-> d2) . (d1|-> d2) : dateReception~ ; dateReponse => (d2 - 60) < 60 H. Habrias 2006

171 La notation UML… … utilisons le concept d’ensemble (une relation
est un ensemble) … et évitons les problèmes connus pendant 20 siècles ! H. Habrias 2006

172 Une mauvaise notation (OMT)
Rappel : une information réduit le champs des possible. C’est une contrainte. A B A B A >->> B A >--> B A B A B A >+-> B A --> B A B H. Habrias 2006 A <--> B

173 Une mauvaise notation Avec cette notation, plus il y a de contrainte, moins on a de signifiants ! Imaginez la même chose pour le code de la route ou pour un un code de droit ! H. Habrias 2006

174 Le progrès ? « C'est vrai, nous devons avoir quelque part, un outil à dessiner des boîtes et des flèches qui s'appelle MEGA. Autrefois il dessinait des rectangles et des ovales (MERISE) aujourd'hui c'est pire, il y a toutes sortes de boîtes et flèches (c'est de l'UML). Inutile de dire que cela n'apporte rien en terme de réflexion sur un développement informatique. Il y a des personnes qui trouvent cela bien car ils remplissent des pages de dessins et quand on leur demande d'en donner la signification précise, on entend tout et n'importe quoi. Bien sûr, le programmeur ne se sert absolument pas de ces dessins, mais il fait semblant pour que tout le monde soit satisfait ... Cela doit être le progrès. » Monsieur X, Chef de projet dans un gros service informatique H. Habrias 2006

175 Notation UML 1 1 A B R ( A, B) A >->> B R1(A, B) R2 (B) 0..1
R2 (A) R3 (B) A 0..1 0..1 B A >+-> B H. Habrias 2006

176 Au secours ! Voici ce que l’on trouve dans un livre plusieurs fois réédité relatif à UML (P-A Muller, N. Gaertner, Modélisation avec UML, Eyrolles). Le texte suivant est même assez souvent cité tel quel! «Qualification des associations La qualification des associations, aussi dénommée restriction d’une association, consiste à sélectionner un sous-ensemble d’objets parmi l’ensemble des objets qui participent à une association. La restriction est réalisée au moyen d’un tuple d’attributs particuliers, appelé qualificatif ou clé, qui est utilisé conjointement avec un objet de la classe source. Le qualificatif est placé sur l’extrémité d’association au niveau de la classe source, dans un compartiment rectangulaire. Le qualificatif appartient pleinement à l’association et non aux classes associées. L’instanciation d’une association qualifiée définit le nom des objets source et destination, et la valeur du qualificatif. Ainsi, chaque instance de la classe A, accompagnée de la valeur du qualificatif, identifie un sous-ensemble des instances de B qui participent à l’association. La qualification partitionne l’ensemble d’arrivée et réduit ainsi la multiplicité de l’association. La paire (instance de A, valeur du qualificatif) identifie un sous-ensemble des instances de B. La restriction d’une association peut être opérée en combinant les valeurs des différents attributs qui forment le qualificatif.» H. Habrias 2006

177 « association qualifiée » ?!
Bât estDans estDans : salle --> Bât salle U aPourN° NAT aPourN° : salle --> NAT estDans >< aPourN° : salle >--> Bât * NAT bâtiment salle Salle (n°) H. Habrias 2006

178 BOUTEILLE; FABRICANT; DATE INVARIANT fabricants <: FABRICANT &
Manufacturer Bottle product(Date) Size : Number SETS BOUTEILLE; FABRICANT; DATE INVARIANT fabricants <: FABRICANT & bouteilles <: BOUTEILLE & aEtéProduitePar : bouteilles -->> fabricants & aEtéProduiteLe : bouteilles -->> DATE & aPourTaille : bouteilles +-> NAT & aEtéProduitePar >< aEtéProduiteLe : bouteilles >--> fabricants H. Habrias 2006

179 « satecharts » en B Deux solutions : 1) avec étati <: mesObjets
étati étant l’ensemble des objets dans l’état i autant de variable Etati que l’états types i 2) aPourEtat : mesObjets --> ETATS Et pour chaque solution, - soit B classique - soit B événementiel H. Habrias 2006

180 « satecharts » en B, solution 1
ETAT1 ETAT2 Trans1(p)[garde]/actions état1 est une variable dont la valeur est l’ ensemble des objets qui sont dans l’Etat1 Trans1 (o, p) = PRE garde & o : ETAT1 & p : T THEN état1 := état1 – {o} || état2 := état2 \/ {o} || actions END H. Habrias 2006

181 « statecharts » en B, sol 1 Objets dans l’état 1= état1
transition Trans1(p)[garde]/actions ETAT1 ETAT2 H. Habrias 2006

182 « statecharts » en B, sol 2 aPourEtat :mesObjets --> ETATS
Objets dans l’état 1 == aPourEtat~ [{ETAT1} Trans1(p)[garde]/actions ETAT1 ETAT2 H. Habrias 2006

183 1e solution, B événementiel
ETAT1 ETAT2 Trans1(p)[garde]/actions La transition ne peut avoir lieu si l’objet o n’est pas dans le bon état et que la garde n’est pas satisfaite. H. Habrias 2006

184 En B événementiel Trans1 = ANY o, p WHERE o : mesObjets & p : T THEN
SELECT garde & o : état1 état1 := état1 – {o} || état2 := état2 \/ {o} || actions END H. Habrias 2006

185 « satecharts » en B, solution 2
ETAT1 ETAT2 Trans1(p)[garde]/actions aPourEtat : mesObjets --> ENS_D_ETATS ETAT1 : ENS_D_ETATS ETAT2 : ENS_D_ETATS état1 de la solution 1 est défini comme : état1 == aPourEtat ~ [{ETAT1}] H. Habrias 2006

186 « satecharts » en B, solution 2
ETAT1 ETAT2 Trans1(p)[garde]/actions aPourEtat : mesObjets --> ENS_D_ETATS Trans1 = ANY o, p WHERE o : mesObjets & aPourEtat (o) = ETAT1 & p : T SELECT garde THEN aPourEtat (o) := ETAT2 || actions END H. Habrias 2006

187 Automates de Harel en B Dans ce qui suit nous utiliserons une présentation avec B classique. i.e. avec des préconditions et non des gardes H. Habrias 2006

188 Automates de Harel en B S1 Sn … SETS SS = {S1, …, Sn} VARIABLES ss
INVARIANT ss : SS INITIALISATION ss := S1 H. Habrias 2006

189 Initialisation indéterministe
Sn ss :: SS H. Habrias 2006

190 Transition S1 E S2 E = IF ss = S1 THEN ss := S2 END; H. Habrias 2006

191 Plusieurs transitions, même évt
Si E S` OPERATION E = CASE ss OF EITHER S1 THEN ss := S2 OR Si THEN ss := ss` END; H. Habrias 2006

192 Action sur événement S1 E/act S2 OPERATIONS E = IF ss = S1 THEN
END H. Habrias 2006

193 Action sur initialisation
ss := S1 || act H. Habrias 2006

194 Condition sur transition
E [cond]/act S2 OPERATIONS E = IF ss = S1 & cond THEN ss := S2 || act END; H. Habrias 2006

195 Conditions sur plusieurs trans.
E[cond1]/act1 S1’ S1 S1’ E[condi]/acti OPERATIONS E = SELECT ss = S1 & cond1 THEN ss := S1’ || act1 WHEN ss = S1 & condi THEN ss := Si’ || acti ELSE skip END; H. Habrias 2006

196 Transition avec paramètre
E(para) [cond]/act S1 S2 OPERATIONS E (para) = IF ss = S1 & cond THEN ss := S2 || act END; H. Habrias 2006

197 Transitions simultanées
E(para) = IF ss = S1 & cond1 & cond2 THEN ss := S3 || act1 || act2 END; E(para) [cond1]/act1 S2 [cond2]/act2 S3 H. Habrias 2006

198 Entrée dans super état E S1 R1 R2 … S2 SETS
SS = {S1, S2}; RR = {R1, R2} VARIABLES ss, rr INVARIANT ss : SS & rr : RR OPERATIONS E = IF ss = S1 THEN ss := S2 || rr := R1 END; H. Habrias 2006

199 Etats indépendants simultanés
R Q Q1 R1 Qn Rm SETS SS = {S1,…, Sn}; QQ = {Q1,.., Qn}; RR = {R1,…, Rm} VARIABLES ss, qq, rr INVARIANT ss : SS & qq : QQ & rr : SS H. Habrias 2006

200 Transition vers deux sous-états
Q1 Qn S1 R1 Rm OPERATIONS E = IF ss = S1 THEN ss := S2 || qq := Q1 || rr := R1 END; H. Habrias 2006

201 2 transitions dans 2 états conc.
E Q1 Q2 OPERATIONS E = BEGIN IF qq = Q1 THEN qq := Q2 END || IF rr = R1 THEN rr := R2 END END; R1 E R2 H. Habrias 2006

202 Communication Communication entre états concurrents :
Les états concurrents peuvent communiquer par variables globales. Les var. globales peuvent être mises à jour dans les actions et lues dans les actions et les conditions 2) La condition ou l’action d’une transaction peut dépendre du sous- état concurrent d’un état concurrent 3) Les états concurrents peuvent communiquer par diffusion des événements. Sur la diffusion d’un événement, tous les états concurrents réagissent simultanément. H. Habrias 2006

203 Génération des événements
Les événements sont : soit générés de manière interne à travers une diffusion soit générés extérieurement par l’environnement En B, la diffusion d’un événement, est exprimée par l’appel de l’opé- ration pour cet événement E1/E2 S1 S2 OPERATIONS E = IF ss = S1 THEN ss := S2 || E2 END; H. Habrias 2006

204 HH = IF p=R THEN p:= Q END; GG = IF w = X THEN w:= Y END;
MACHINE M SETS P={Q, R}; S = {T, U, V}; W = {X, Y} VARIABLES p, s, w INVARIANT p:P & s:S & w:W INITIALISATION p := Q || s := T || w := X DEFINITIONS Q T S E U H E R V F/G P W G/H X Y E (Q, T, X) -E--> (R, U, X) (R, U, X) - E --> (Q, V, Y) HH = IF p=R THEN p:= Q END; GG = IF w = X THEN w:= Y END; H. Habrias 2006

205 OPERATIONS E = BEGIN IF p = Q THEN p:= R END|| CASE s OF
EITHER T THEN s := U OR V THEN s := T END END || IF w = Y THEN w := X END END; F = IF s = U THEN s := V || GG G = GG; H = HH H. Habrias 2006

206 Réutiliser des composants
- La réutilisation nécessite l’abstraction : on ne doit pas avoir à lire le code de l’opération - de disposer des Pré-conditions d’emploi des opérations - d ’être sûr que si on respecte la pré-condition l’opération fait ce qui est annoncé (choisir un nom qui est convenable.) On ne fera pas l’économie de l’attention au choix des mots. H. Habrias 2006

207 Composant Comme « objet », le terme recouvre tout et n’importe quoi pourvu que ça fasse vendre ! D’après Clemens Szyperski : « Component Software, Beyond Object-Oriented Programming » Second edition, Addison-Wesley, 2002, Pearson Publications H. Habrias 2006

208 Caractéristiques essentielles
unité indépendante de déploiement Donc séparé de son environnement et des autres composants Encapsule ses services N’est jamais déployé partiellement un tiers ne peut avoir accès aux détails de construction du Composant Donc a une spécification claire. Il encapsule son implantation. Interagit avec son environnement par une interface bien définie H. Habrias 2006

209 Caractéristiques essentielles (suite)
ne doit pas avoir un état observable « extérieurement » i.e. il ne doit pas pouvoir être distingué de copies de lui-même (si ce n’est des choses comme son numéro de série pour le comptable) Un état d’un composant sert pour des raison de performances (comme un cache) Un composant est chargé et activé dans un système. Ca n’a aucun sens d’avoir plusieurs copies d’un composant dans un système H. Habrias 2006

210 Composant vs Module Exemples : un serveur de base de données
Attention : ce n’est pas parce qu’il y a peut-être une seule base de données maintenue par ce serveur qu’il faut confondre l’ instance avec le concept L’ensemble {base de données , serveur} peut être vu comme un module avec un état observable. H. Habrias 2006

211 Le plan vs les objets Séparation entre
le plan que l’on ne peut modifier (« immutable ») les instances que l’on peut modifier (« mutable ») (donc ce sont des variables et non des expressions) H. Habrias 2006

212 Confusion ! Le concept de composant n’a pas trait au niveau de l’objet ! N ’est donc pas relié à la vie des objets Ne traite pas de l’état de l’objet. H. Habrias 2006

213 Objet es-tu là ? Caractéristiques de l’objet (chez les informaticiens) : « unité d’instanciation » (c’est un élément d’un ensemble, élément obtenu par demande d’instanciation à la classe dont l’objet est un représentant). Il a une « identité unique » (curieuse expression. Qu’est-ce qu’une identité non unique ?) Ne peut être instancié qu’en partie. On peut avoir aussi des objets « prototypes » dont on fait des clones. H. Habrias 2006

214 Objet es-tu là ? Doit avoir un état qui peut être observable extérieurement Encapsule son état et son comportement H. Habrias 2006

215 Vers le génie logiciel Nous n’avons pas parlé du paradigme des processus séquentiels communicants (CCS de Milner, CSP de Hoare) …de « model-checking », de « logique temporelle », de Zénon d’Elée (sud de l’Italie), 490 av. J.-C, élève de Parménide et de ses paradoxes (Achille et la tortue, la flèche, la course d’Achille) Ce sera pour une autre fois… mais vous pouvez fréquenter votre bibliothèque et le web. On n’a pas attendu UML pour utiliser automates, expressions régulières, cardinalités (pardon multiplicités !!!) de relations. Lisez les Fondamentaux ! Bon voyage dans le monde du génie logiciel à construire. H. Habrias 2006

216 Modélisation de processus
CCS (Calculus of Communicating System) de Milner CSP (Communicating Sequential Process) de Hoare - CCS pur : pas de variable Qu’est-ce qu’un état ? Un état : comportement possible H. Habrias 2006

217 Composition parallèle |
Out’ C1 in C2 C1 = in. m’. C1 C2 = m . out’ . C2 System1 = (C1 | C2) \ {m} \ {m} est la restriction H. Habrias 2006

218 Etat : comportement possible
System1 out’ in C1 = in. m’. C1 C2 = m . out’ . C2 m’.C1 |C2)\{m} t System1 = (C1 | C2) \ {m} C1 |out’.C2)\{m} out’ t L’action invisible in m’.C1 |out’.C2)\{m} H. Habrias 2006

219 Diagramme de transition
System1 S0 out’ out’ in in m’.C1 |C2)\{m} S1 t in C1 |out’.C2)\{m} out’ out’ in S2 m’.C1 |out’.C2)\{m} H. Habrias 2006

220 Projet COLOSS Composants et LOgicielS Sûrs Travaux en cours au LINA
H. Habrias 2006

221 Caractérisation du composant
Un composant est caractérisé par : son nom (l’identifie) son état : informations détenues et contraintes sur ces infos son interface d’entrée : services offerts par le composant son interface de sortie : services requis par le composant son comportement : description des services et des conditions d’ utilisation et d’enchaînement de ces services ses propriétés : les conditions requises pour une utilisation et un fonctionnement correct du composant H. Habrias 2006

222 Services interface du service : la signature la précondition d’appel
la postcondition du déroulement du service - le déroulement d’un service, échange reposant sur des services requis et offerts, donnés dans l’interface : - un ensemble de noms de services offerts non visibles rendus accessibles au sein du service - un ensemble de noms de services requis H. Habrias 2006

223 Comportement d’un service offert
Spécification d’un service : - une signature - la précondition - la postcondition - un ensemble de déclarations de variables locales - un système de transitions étiquetées par des noms de services ou d’ actions H. Habrias 2006

224 H. Habrias 2006

225 J’avais oublié… Ces pensées de Georg Christoph Lichtenberg ( ): « S’il n’y avait au monde que des patates et des raves, quelqu’un dirait peut-être un jour : « Comme il est triste que les plantes et les arbres soient à l’envers. » » H. Habrias 2006

226 Ne partez pas sans avoir lu…
« Lorsque nous demandons l’heure qu’il est, nous ne voulons pas connaître le mécanisme de la montre de poche. De nos jours, la connaissance des moyens est devenue une science célèbre dont nul n’a besoin pour son bonheur propre ou pour la félicité de l’univers. La connaissance des moyens sans application véritable, sans même le talent de les appliquer ou seulement la volonté de le faire, est à présent, ce que l’on nomme de façon commune érudition. » « Lire c’est emprunter ; en tirer profit est rembourser sa dette » « Tout apprendre, non point pour l’afficher, mais s’en servir » H. Habrias 2006 Alors, servez-vous !


Télécharger ppt "H. Habrias 2006."

Présentations similaires


Annonces Google