La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Informatique et culture informationnelle Éric Bruillard IUFM de Créteil, Paris 12 UMR STEF (ENS Cachan, INRP)

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Informatique et culture informationnelle Éric Bruillard IUFM de Créteil, Paris 12 UMR STEF (ENS Cachan, INRP)"— Transcription de la présentation:

1 Informatique et culture informationnelle Éric Bruillard IUFM de Créteil, Paris 12 UMR STEF (ENS Cachan, INRP)

2 Quelques absurdités !

3 Les T(U)IC pas linformatique ! Des confusions dangereuses : Pédagogie numérique, école numérique, etc. Fracture numérique : question daccès, de modalité dutilisation, de langue, de compréhension, etc. Apprentissage par simple utilisation Techniques sans concepts Une légitimité usurpée Ignorance revendiquée (on ne fait pas dinfo, on utilise) chacun connaît suffisamment et est juge de ce quil faut connaître Ex. On peut enseigner le TTX sans le connaître (selon des PE2, enquête à Montpellier) Digital natives ou digital naives (cf Baron et Bruillard)

4 Numérique, électronique… Numérique comme mot magique Des distinctions : Numérique : format Electronique : machine, matériel Livre électronique Informatique : traitement Pas de déterminisme technique Mais la machine rend possible, oriente, contraint les utilisations Conditions pour aller au-delà de ce qui est donné à voir

5 Notion de virtuel Une vision un peu rapide du « virtuel » nous le fait associer à des mondes imaginaires, coupés du monde physique, exerçant une fascination considérée parfois comme dangereuse. Par certains côtés, labsence dimplication du corps entraîne un manque dengagement, conduisant à une expérience factice…

6 images/marian04.jpg

7 Le réel opposé au virtuel ? Image de ladolescent quasi autiste, génie de linformatique (Don Quichotte et les romans de chevalerie) Objection recevable sur le tout distance : monde factice, personnes privées de leur corps, peu engagées. Mais une informatique ubiquitaire, invisible, pervasive, associée aux objets de tous les jours (du latin per-vadere, se répandre partout) informatique transparente, inscrite dans notre environnement accessible partout et en tout lieu à laide de multiples périphériques

8 Quels rôles, quelles utilisations en éducation de linformatique et de ses instruments associés (Baron et Bruillard, 1996)

9 Rôles dans léducation Discipline informatique Quelle matrice ? Quels contours ? Technologie éducative Manière denseigner, motivation… Production et accès aux documents, communication Instruments de travail généraux, conditions de travail Instrumentation disciplinaire Transforme les disciplines, les ouvre à lexpérimentation…

10 Des processus différents Chaque rôle : processus spécifiques Technologie éducative : pas de curriculum, choix denseignant, « pédagogie officielle » ? Production et accès aux documents, communication : technologie et documentation, curriculum « à conquérir » (au-delà dune approche des « outils ») Instrumentation disciplinaire : curriculum à construire dans les disciplines

11 Des confusions Intégration Mélange les rôles. Processus linéaire, succession de niveaux peu fondé (sauf prescriptions) Usages Faire des TICE en classe ? Une perspective uniquement « usages » ne permet pas de comprendre Instrumentation Confusion avec technologie éducative. Comment les disciplines « assument » leurs instruments ?

12 Agir / réfléchir Opposition entre technique et conceptuel comme entre le corps et lesprit : Libérer des tâches techniques pour laisser du temps à des activités de réflexion Mais, cela ne permet pas la compréhension, éloignement du vivant en ExAO Des rapports complexes, articuler geste et réflexion Automatisation pour libérer la mémoire de travail Calculatrice, objet personnel, intervient comme une protection dans des tâches complexes

13 Une informatique difficile à définir

14 Informatique ? Domaine complexe aux contours multiples Trois attracteurs : Matériels / réseaux Algorithmes Activités humaines Son déploiement invite à repenser (calculs, objets, processus)

15 Trois visions principales Traitement automatique Algorithme, calcul, déterministe « Grosses » machines, logiciels « gratuits » Interaction humain-machine Micro-informatique Interactions collectives entre agents humains et artificiels « intelligence collective », des produits de lactivité collective rendus utilisables

16 Données – traitements – résultats

17 Action – traitement – perception

18 Processus interactifs Processus interactifs de durée indéfinie (Nicolle, 2003), processus qui commu- niquent entre eux et avec les humains Théories du calcul : processus terminatifs, fonctions Théories de linformation : flux et traces Vers un théorie des processus

19 Une nouvelle vision de linformatique Science de la conception, de la réalisation et de lusage des artefacts sémiotiques informatiques (Anne Nicolle) Traitement de symboles, signification pour les machines et pour les humains Une technologie socio-cognitive Lutilisateur intervient dans le traitement : installer une interaction signifiante pour les humains et les machines Prise en compte de la dynamique de processus le cognitif et le social deviennent partie prenante des problèmes techniques

20 Importance des progiciels Travaux à STEF : Thèse de Bernard André Projet DidaTab

21 Traitement de textes (Bernard André) De comment enseigner le traitement de texte à repenser le traitement de texte Culture de lécrit, passer de la vision de lauteur à celle du lecteur : Lisibilité / visibilité Une histoire complexe, des métiers (cultures) qui disparaissent, de nouveaux qui émergent

22 Traitement de textes (Bernard André) Système de traitement de texte Utilisateur/ éditeur Document fichier Système de lecture Document matérialisé Utilisateur/ éditeur/ lecteur Document fichier Document matérialisé Lecteur Un point de vue décentré (de lauteur au lecteur) Ce qui reste stable, lécriture ? Étudier son évolution, ainsi que celle des métiers et des instruments

23 Analyse du traitement de textes

24 Traitement de textes (Bernard André) Les progiciels ne peuvent pas suppléer les connaissances métier que ne possèdent pas les utilisateurs Aide apportée / contrainte cachée enferme lutilisateur dans ses croyances éloigne des savoirs métiers Lutilisateur ne manipule pas les objets quil voit mais des objets abstraits auquel il na pas accès Aussi lien entre maîtrise de linstrument décriture et la qualité de lécriture (thèse Patrice Barbel)

25 Le tableur

26 Quest-ce quun tableur ? Traditionally, accountants use a grid of rows and columns printed on special green paper to produce financial projects and reports. An electronic spreadsheet is software that simulates this accountant's paper pad or worksheet ( Macmillan Science Library: Computer Sciences ) Logiciel de création et de manipulation interactives de tableaux numériques (1983) Chiffrier (Québec) Un peu dhistoire

27 Histoire du tableur

28 Jules Verne ! « Michel se retourna et aperçut la machine n° 4. Cétait un appareil à calculer. Il y avait loin du temps où Pascal construisait un instrument de cette sorte, dont la conception parut si merveilleuse alors. […] La maison Casmodage possédait de véritables chefs-dœuvre ; ses instruments ressemblaient, en effet, à de vastes pianos ; en pressant les touches dun clavier, on obtenait instantanément des totaux, des restes, des produits, des quotients, des règles de proportion, des calculs damortissement et dintérêts composés pour des périodes infinies et à tous les taux possibles. Il y avait des notes hautes qui donnaient jusquà cent cinquante pour cent ! Rien de merveilleux comme ces machines qui eussent battu sans peine les Mondeux et les [ ?] Seulement, il fallait savoir en jouer, et Michel dut prendre des leçons de doigté. » (Jules Verne, Paris au XXe siècle, Hachette, 1994, p )

29 Engelbart Le production keyset permettait de communiquer les commandes avec la main gauche alors que la souris était pilotée par la main droite.

30 Machine à calculer de Rossi Premier tableur connu : le « calcolatore tabulare meccanico automatico », ou calculateur tabulaire mécanique automatique de Giovanni Rossi (1870), avancée décisive dans la relation entre algèbre matricielle et les matrices comptables (Cilloni et Marinoni, 2006 ; Cilloni, 2007).

31 Premiers tableurs Outils de gestion comptable Fonctionnement en temps différé, traitement par lots Spreadsheet: Its First Computerization ( ) By Richard Mattessich Autres systèmes : LANPAR, IFPS (Interactive Financial Planning System)…

32 Visicalc Une copie décran de VisiCalc sur Apple II (Le vert est la couleur du moniteur de lépoque, ainsi que la couleur habituelle des spread sheets)

33 Visicalc Visible Calculator assistant pour le calcul (smart calculator) outil de calcul interactif avec une présentation des données en tableau (plus quun outil comptable) outil de décision outil de programmation, accessible à des non spécialistes end-user programming Impact majeur sur le développement de la micro-informatique dans les entreprises

34 de VisiCalc à Excel De nombreux produits : Lotus, Context, Multiplan, Quattro… Lotus Improv (le meilleur, sur NeXT) Séparer les données des vues sur les données Tableaux croisés dynamiques… Mais échec commercial Excel et les interfaces graphiques

35 Tableurs partagés Websheet (1995) tableur léger qui communique via Internet pour récupérer et échanger des données en temps réel espace de stockage et des fonctions de partage et de collaboration via un navigateur De nouveaux produits WikiCalc, Socialcalc (Dan Bricklin) Google Document et Tableur Zoho, ThinkFree, NumSum

36 One Laptop Per Child's XO computer XO project

37 Notion de table Jack Goody (1977) La raison graphique, la domestication de la pensée sauvage Importance des listes et des tableaux avec lécriture Informatique, nouvelle écriture Passage du 2D au 3D Du tableau au graphe, à la table Collectif Trace du processus décriture

38 Instrumentation Rôle central de linstrumentation

39 Changement de linstrumentation Exemple de la géométrie descriptive (Paulo Pavel) De Vitruve à nos jours... Disponible aujourdhui...

40 Changer linstrumentation Conduit à changer les activités On produit différemment mais on acquiert pas ipso facto les compétences Exemple : la géométrie descriptive Changement du système dinstruments Comment acquérir la vision 3D ?

41 Activités et instruments Un résultat essentiel : revoir les activités dapprentissage Leur nature Leur succession (vision curriculaire) Constructivisme Connaissances construites par les activités En lien avec les instrumentations associées Les instruments confiés aux élèves changent la nature des activités scolaires

42 Un instrument hybride (Corée) Merci à Dominique Tournès (IUFM de la Réunion)

43 Documentation et SIC Pas de naïveté de par les réflexions SIC sur le savoir, sa circulation, son inscription, etc. Attention aux modèles disciplinaires issus du XIXe siècle Quid des pratiques de référence et de la transposition didactique : Modèles peu adaptés à linformatique

44 Informatique Science de linformation Ne se réduit pas aux mathématiques, à lalgorithmique Science des modèles A approfondir : lien avec la documentation


Télécharger ppt "Informatique et culture informationnelle Éric Bruillard IUFM de Créteil, Paris 12 UMR STEF (ENS Cachan, INRP)"

Présentations similaires


Annonces Google