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1 LENTRÉE EN INSTITUION : CHOIX OU OBLIGATION ? Docteur Dominique DUCORNEZ Gériatre UNION ADGV EHPAD MERICI Jeudi 28 mai 2009.

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1 1 LENTRÉE EN INSTITUION : CHOIX OU OBLIGATION ? Docteur Dominique DUCORNEZ Gériatre UNION ADGV EHPAD MERICI Jeudi 28 mai 2009

2 2 LENTRÉE EN INSTITUTION PLUS ON VIEILLIT, PLUS ON DEVIENT UN INDIVIDU PUBLIC, SOLITAIRE, ET MOINS ON DÉCIDE SOLITAIRE, ET MOINS ON DÉCIDE

3 3 LENTRÉE EN INSTITUTION La termitière future m'épouvante. Et je hais leur vertu de robots. Moi, j'étais fait pour être jardinier. « Antoine de Saint Exupery » Allons proposer à nos vieux un univers médicalisé, hygiéniste, sécurisé, protocolisé, aseptisé et fade ? Linstitution devient alors une solution consistant à ne pas vivre pour ne pas risquer de mourir Ou laisserons les vivre et prendre des risques, vivre et se construire jusquau bout? Allons-nous enfin démédicaliser la vieillesse et la resocialiser, rendre à nos vieux leur place dans notre société quils nauraient jamais du quitter, les laisser choisir ce qui leur semble bon pour eux?

4 4 LENTRÉE EN INSTITUTION - La population vieillit et le grand âge augmente, ce qui explique : - La constante progression du nombre de personnes vivant en institution * 6% des plus de 60 ans * 12% des plus de 75 ans * 25% des plus de 85 ans - La personne institutionnalisée est plus souvent une femme dans 85% des cas, veuve. De plus en plus âgée (moyenne dâge>85 ans) et de plus en plus dépendante (GIR 2 et 3), avec des troubles cognitifs.

5 5 LENTRÉE EN INSTITUTION Cest de lhomme quil sagit avec une longue histoire Cest de lhomme quil sagit avec une longue histoire Qui vit souvent depuis plusieurs années chez lui, dans sa maison Qui vit souvent depuis plusieurs années chez lui, dans sa maison Maison à la fois repère, où lon a ses habitudes Maison à la fois repère, où lon a ses habitudes Et repaire, où lon se sent bien, à labri Et repaire, où lon se sent bien, à labri Maison quil va falloir quitter pour un ailleurs, avant un au-delà Maison quil va falloir quitter pour un ailleurs, avant un au-delà Entrer un institution, cest toujours un traumatisme, un deuil, quelque soit la qualité de laccueil Entrer un institution, cest toujours un traumatisme, un deuil, quelque soit la qualité de laccueil

6 6 LENTRÉE EN INSTITUTION Peu nombreux sont ceux qui "ressentent" la violence faite à la personne âgée qui "rentre" en institution : un être fatigué se sépare de l'environnement qui fut longtemps le sien pour aller dans un lieu imposé, un ailleurs, un "en-bout-de-vie" avant un "au-delà de la vie". Mais tant qu'il y a un souffle de vie il y a de l'espoir. (Monique Zambon) Peu nombreux sont ceux qui "ressentent" la violence faite à la personne âgée qui "rentre" en institution : un être fatigué se sépare de l'environnement qui fut longtemps le sien pour aller dans un lieu imposé, un ailleurs, un "en-bout-de-vie" avant un "au-delà de la vie". Mais tant qu'il y a un souffle de vie il y a de l'espoir. (Monique Zambon) Jajouterai, il reste toujours « quelquun » Jajouterai, il reste toujours « quelquun »

7 7 LENTRÉE EN INSTITUTION Saurons nous encore voir le quelquun qui vit au cœur de ces hommes et femmes de grand âge? Saurons nous encore voir le quelquun qui vit au cœur de ces hommes et femmes de grand âge? Ou bien nous contenterons nous de voir « une personne âgée » Ou bien nous contenterons nous de voir « une personne âgée » Le mot « personne » désignant peut-être ici le fait quon a cessé dy voir quelquun! Le mot « personne » désignant peut-être ici le fait quon a cessé dy voir quelquun! Oubliant quil y a « quelquun » derrière cette personne âgée, nous lui faisons subir les douceurs et violences ordinaires de nos maisons de retraite, de notre société, et nous lui imposons nos choix. Oubliant quil y a « quelquun » derrière cette personne âgée, nous lui faisons subir les douceurs et violences ordinaires de nos maisons de retraite, de notre société, et nous lui imposons nos choix. Nous lui faisons subir des violences existentielles, « sans bleus du corps, mais ô combien de bleus à lâme ! » Nous lui faisons subir des violences existentielles, « sans bleus du corps, mais ô combien de bleus à lâme ! »

8 8 LENTRÉE EN INSTITUTION Et pourtant la maison peut devenir un « enfer », seul ou à 2 Et pourtant la maison peut devenir un « enfer », seul ou à 2 Seul, avec un isolement terrible : Seul, avec un isolement terrible : - la personne âgée nattire plus - la personne âgée nattire plus - on na pas le temps daller la voir - on na pas le temps daller la voir - la personne âgée démente fait peur et dérange - la personne âgée démente fait peur et dérange - la personne âgée démente use laidant - la personne âgée démente use laidant Ou à deux, notamment en cas de démence, quand le conjoint sépuise : Ou à deux, notamment en cas de démence, quand le conjoint sépuise : - « lenfer, cest lautre » - « lenfer, cest lautre » - cest la vrille à plat qui entraine le couple jusquà lécrasement - cest la vrille à plat qui entraine le couple jusquà lécrasement - et là aussi cest lisolement - et là aussi cest lisolement

9 9 LENTRÉE EN INSTITUTION La loi N° du 2 Janvier 2002 La définition des droits fondamentaux intégrant l association de la personne, son entourage et sa famille à la conception et la mise en œuvre du projet avec : Un respect de la dignité, lintégrité, la vie privée, lintimité et la sécurité de la personne. Le libre choix entre les prestations : domicile, établissement... Un accompagnement individualisé et de qualité dans le respect dun consentement éclairé. La confidentialité des données concernant lusager. Laccès à linformation Une information sur les droits fondamentaux et voies de recours. Une participation directe au projet daccueil et daccompagnement.

10 10 LENTRÉE EN INSTITUTION - Entrer en établissement daccueil pour personnes âgées dépendantes (E.H.P.A.D) est une décision difficile, lune des plus importante à prendre durant la vie dune personne. - La démarche dentrée en institution peut provenir : * de la personne elle-même, ce qui est rare, voire exceptionnel * de son conjoint, qui sépuise * de ses enfants, le plus souvent, qui craignent, à tord ou à raison, pour la sécurité de leur parent pour la sécurité de leur parent * de services sociaux * dun médecin - 3 situations différentes peuvent donc se présenter - 3 situations différentes peuvent donc se présenter.

11 11 LENTRÉE EN INSTITUTION 1) Cest la personne âgée qui décide elle-même de rentrer en institution : Au cours dun entretien on va essayer de préciser : - les motivations de la personne : veuvage et solitude, peur de rester seule, difficultés pour effectuer les AVQ - son histoire de vie, ses centres dintérêt, ses habitudes et son projet de vie sa connaissance de létablissement choisi - sa connaissance des modifications familiales, sociales et les implications financières de cette entrée en institution Le médecin coordonnateur sassure avec le médecin traitant des possibilités de prise en charge des pathologies

12 12 LENTRÉE EN INSTITUTION 2) 2) La demande dentrée est signée par la personne âgée, à la demande de son entourage (famille, médecin, service social) : Lentourage estime que lentrée en institution est la meilleure solution compte tenu de la dépendance et des pathologies Là aussi entretien pour sassurer du consentement de la personne âgée, et pour connaître lhistoire de vie Le médecin traitant adresse un dossier médical qui précise les raisons médicales nécessitant une prise en charge institutionnel La décision de proposer un hébergement en EHPAD est une décision médicale

13 13 LENTRÉE EN INSTITUTION 3) La personne ne peut exprimer sa demande ni son consentement : les troubles cognitifs sont souvent à lorigine de la rupture du maintien au domicile Cest le cas, notamment des personnes âgées atteintes de maladie dALZHEIMER. Bien plus que la dépendance physique, les troubles cognitifs sont souvent à lorigine de la rupture du maintien au domicile Souvent la décision est prise devant : - des troubles du comportement gênant ou par épuisement de laidant - un isolement social, une inadaptation du logement - des ressources financières insuffisantes - des structures de soutien insuffisantes Dans ce cas lhistoire de vie, les habitudes prennent une dimension capitale, car notre mémoire affective persiste fort tard. Sa prise en compte sera à la base du projet de soins individualisé. Elle permettra de faire face aux troubles du comportement en adoptant des stratégies de diversion

14 14 LENTRÉE EN INSTITUTION LES CHIFFRES LES CHIFFRES La majorité des patients atteints de maladie dAlzh vivent au domicile : les 2/3 La majorité des patients atteints de maladie dAlzheimer vivent au domicile : les 2/3 Mais dans les formes sévères ce chiffre tombe à 1/3 Mais dans les formes sévères ce chiffre tombe à 1/3 La maladie a une incidence : La maladie a une incidence : sur la population des EHPAD : 2/3 des résidents en sur la population des EHPAD : 2/3 des résidents en EHPAD EHPAD sur la dépendance sur la dépendance sur lAPA sur lAPA

15 15 QUI EST LAIDANT Ce sont les membres de la famille qui assurent la principale ressource de soutien : Ce sont les membres de la famille qui assurent la principale ressource de soutien : Le conjoint Le conjoint Un enfant déjà dâge mûr, lenfant désigné (GAUCHER) Un enfant déjà dâge mûr, lenfant désigné (GAUCHER) Un proche parent Un proche parent 80 % de femmes ! 80 % de femmes ! Puis les amis Puis les amis Les voisins Les voisins Donc en majorité une femme, âgée en moyenne de 52 ans pour les enfants aidant, de 71 ans pour le conjoint aidant Donc en majorité une femme, âgée en moyenne de 52 ans pour les enfants aidant, de 71 ans pour le conjoint aidant

16 16 QUI EST LAIDANT Les familles assurent plus de 90 % du soutien et des soins aux proches Les familles assurent plus de 90 % du soutien et des soins aux proches En dehors de laide matérielle et logistique En dehors de laide matérielle et logistique Des soins de plus en plus complexes sont prodigués par les aidants naturels Des soins de plus en plus complexes sont prodigués par les aidants naturels Qui deviennent de véritables soignants Qui deviennent de véritables soignants Durée moyenne de la prise en charge : Durée moyenne de la prise en charge : plus de 60 h par semaine

17 17 Facteurs dusure de laidant Facteurs dusure de laidant La gravité de létat de santé du proche : La gravité de létat de santé du proche : La présence de troubles du comportement ++ La présence de troubles du comportement ++ Le degré daltération intellectuelle Le degré daltération intellectuelle Le degré de dépendance et le manque de soutien Le degré de dépendance et le manque de soutien Le nombre dheures daide (usure si plus de 2 heures/jour : PIXEL) Le nombre dheures daide (usure si plus de 2 heures/jour : PIXEL) Lâge de laidant Lâge de laidant Le sexe féminin : Le sexe féminin : Lépouse répugne à demander de laide et ira parfois jusquà lépuisement Lépouse répugne à demander de laide et ira parfois jusquà lépuisement Le lien de parenté avec la personne soignée Le lien de parenté avec la personne soignée Le fait de cohabiter avec le proche Le fait de cohabiter avec le proche La longueur de la prise en charge (supérieure à 50 mois : PIXEL) La longueur de la prise en charge (supérieure à 50 mois : PIXEL) La qualité de la relation entre aidant et aidé La qualité de la relation entre aidant et aidé

18 18 LENTRÉE EN INSTITUTION Principales raisons pouvant conduire à lentrée en institution gériatrique dun patient atteint de la maladie dAlzheimer : Principales raisons pouvant conduire à lentrée en institution gériatrique dun patient atteint de la maladie dAlzheimer : Isolement +++ Isolement +++ Soins au domicile mal organisés ou peu efficaces Soins au domicile mal organisés ou peu efficaces Refus de laide à domicile Refus de laide à domicile Troubles du comportement Troubles du comportement Troubles du sommeil +++, avec déambulation et « fugues » nocturnes Troubles du sommeil +++, avec déambulation et « fugues » nocturnes Perte sévère de lautonomie pour les actes de la vie quotidienne Perte sévère de lautonomie pour les actes de la vie quotidienne Maladie ou décès de laidant Maladie ou décès de laidant Epuisement de lentourage Epuisement de lentourage Hospitalisations à répétition Hospitalisations à répétition Difficultés ou impossibilité pour organiser un retour au domicile après hospitalisation Difficultés ou impossibilité pour organiser un retour au domicile après hospitalisation Fréquentation dune institution (hôpital de jour, hospitalisation en gériatrie, séjour temporaire en maison de retraite) Fréquentation dune institution (hôpital de jour, hospitalisation en gériatrie, séjour temporaire en maison de retraite)

19 19 LENTRÉE EN INSTITUTION LENTRÉE EN INSTITUTION Quest-ce quun E.H.P.A.D ? - Un E.H.P.A.D est un établissement dhébergement pour personnes âgées dépendantes. - Il accueille des personnes âgées qui ont perdu leur autonomie physique et/ou psychique. - Il a donc une double mission : Etre un lieu de vie, avant toute chose Etre un lieu de vie, avant toute chose Etre un lieu de soins Etre un lieu de soins La difficulté est de faire dun lieu de vie un lieu de soins, sans devenir hospitalo-mimétique La difficulté est de faire dun lieu de vie un lieu de soins, sans devenir hospitalo-mimétique

20 20 LENTRÉE EN INSTITUTION Comment éviter les situations de non choix ? - Par lanticipation : avec lévaluation régulière de létat de santé de la personne âgée, de son traitement, de sa dépendance et de son personne âgée, de son traitement, de sa dépendance et de son environnement. environnement. Rôle important du réseau gérontologique +++ Rôle important du réseau gérontologique Les solutions de répit permettent de donner à chacun du temps pour sortir dune situation de non choix : sortir dune situation de non choix : - accueil de jour accueil de jour accueil de nuit - accueil de nuit - hébergement temporaire - hébergement temporaire - Les « placements » durgence sont à proscrire. - Les « placements » durgence sont à proscrire.

21 21 LENTRÉE EN INSTITUTION Les petites unités de vie, de taille humaine, situées au cœur du quartier ou du village, bien intégrées dans la vie sociale, nous paraissent la meilleure solution pour diminuer le choc de linstitutionnalisation Les petites unités de vie, de taille humaine, situées au cœur du quartier ou du village, bien intégrées dans la vie sociale, nous paraissent la meilleure solution pour diminuer le choc de linstitutionnalisation Avec intégration des désorientés parmi les autres résidents Avec intégration des désorientés parmi les autres résidents Avec liberté daller et venir dans un environnement agréable qui facilite lorientation Avec liberté daller et venir dans un environnement agréable qui facilite lorientation Où les personnes âgées du quartier viennent avec plaisir, voire partagent le repas avec les résidents Où les personnes âgées du quartier viennent avec plaisir, voire partagent le repas avec les résidents Où la famille, les amis, les anciens voisins peuvent venir quand bon leur semble Où la famille, les amis, les anciens voisins peuvent venir quand bon leur semble Où les rencontres avec les autres générations sont encouragées et facilitées Où les rencontres avec les autres générations sont encouragées et facilitées Avec une nourriture familiale faite sur place, qui se rapproche le plus possible de celle à la maison Avec une nourriture familiale faite sur place, qui se rapproche le plus possible de celle à la maison

22 22 LENTRÉE EN INSTITUTION Alors, projet de vie, projet de soins ? Alors, projet de vie, projet de soins ? Ou « mettre plus de vie, cest dabord entendre, valider les ressentis des hommes et des femmes âgées » Ou « mettre plus de vie, cest dabord entendre, valider les ressentis des hommes et des femmes âgées » Et aller à la rencontre de « quelquun ». Et aller à la rencontre de « quelquun ». Entendre leur histoire, car ils sont constitués de tous ceux qui ont été au cours de leur vie et de ceux dont ils sont issus. (T Tournebise) Entendre leur histoire, car ils sont constitués de tous ceux qui ont été au cours de leur vie et de ceux dont ils sont issus. (T Tournebise) « Laisser les vivre » et « prendre des risques » « Laisser les vivre » et « prendre des risques » Laissons les naître ou renaître, même démunis et sans compensations, se construire jusquau bout de la vie. Laissons les naître ou renaître, même démunis et sans compensations, se construire jusquau bout de la vie. Il reste encore bien des parts de soi à naître même dans cette étape de la vie!! Il reste encore bien des parts de soi à naître même dans cette étape de la vie!!

23 23 VIVRE AUPRÈS DE SON ARBRE Quil fait bon vivre auprès de son arbre, surtout quand on a perdu ses repères ! Quil fait bon vivre auprès de son arbre, surtout quand on a perdu ses repères ! Aidons nos résidents âgés à rester près de leurs racines bercés par la douce brise de leur mémoire affective Aidons nos résidents âgés à rester près de leurs racines bercés par la douce brise de leur mémoire affective


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