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Analyse politique de contexte : pourquoi une nouvelle politique dégalité ? Par Pierrette Bouchard Copyright : Bouchard, P. 2004.

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1 Analyse politique de contexte : pourquoi une nouvelle politique dégalité ? Par Pierrette Bouchard Copyright : Bouchard, P. 2004

2 Mouvement des femmes et politique dégalité Mouvement des femmes plutôt unifié. Efficacité relativement bonne des actions : éducation PAÉ, protection et sensibilisation en violence, homosexualité, publicité, métiers non traditionnels, etc. (voir Science, conscience et action). Approches féministes dans les orientations et les actions de nombreux groupes de femmes. Dynamique démocratique respectée entre lÉtat et la société civile (aller-retour).La politique dégalité résulte de la participation des femmes au processus. La politique sinspire dune approche spécifique pour répondre aux besoins spécifiques des femmes Les institutions de condition féminine sont des gains des femmes Copyright : Bouchard, P. 2004

3 Pourquoi une nouvelle politique de légalité ? Rôle du politique : faire se résorber les tensions et les conflits. Qui crie le plus fort? La régulation des rapports sociaux de sexe dans le présent et dans un avenir rapproché Aligner cette politique sur les autres Lapproche intégrée de légalité (AIÉ), une régulation dans lappareil dÉtat, une approche « den haut » Copyright : Bouchard, P. 2004

4 Les élections, prétexte au changement ou pas ? Les élections : un prétexte au changement Des forces économiques et politiques de droite sont à lœuvre depuis au moins dix ans Néolibéralisme et néoconservatisme. Moderniser lÉtat veut dire réduire sa taille Les valeurs libérales individuelles qui cachent les intérêts des groupes dominants. La fin des politiques spécifiques pour répondre aux besoins des femmes mais pas nécessairement pour répondre à la demande de certains groupes dhommes. Copyright : Bouchard, P. 2004

5 Les options explorées par le CSF et le Comité : ce quelles impliquent Lintégration des hommes (orientations, ressources, politiques spécifiques) La fin des politiques spécifiques pour les femmes ou la mixité des approches Lintégration dautres groupes sociaux Les mécanismes de participation des groupes de femmes (société civile) La division entre les femmes (isoler les féministes, de nouveaux « féminismes » réactionnaires, la séparation du féminisme dÉtat davec les autres féminismes). Copyright : Bouchard, P. 2004

6 Les forces en présence : acteurs sociaux et intérêts Les groupes masculinistes de diverses tendances. Des hommes qui se disent victimes et qui réclament légalité. Ils prétendent représenter « les » hommes. Les jeunes (femmes et hommes) pour qui légalité serait atteinte. On veut travailler avec les hommes. Ils prétendent représenter « les » jeunes. Les féministes universitaires et les groupes de femmes. Ils veulent préserver les institutions et avoir une ministre à la condition féminine. Ils travaillent déjà avec les hommes. Les proféministes québécois. Un appui sans précédent aux revendications du mouvement des femmes. Le CSF, le Comité, la ministre : repositionner le CSF face au nouveau gouvernement; réguler les rapports sociaux de sexe; répondre à des objectifs économiques. Copyright : Bouchard, P. 2004

7 Les scénarios sur la table et les positions probables des groupes Un Conseil de légalité : loption fourre-tout Un Conseil de légalité entre les hommes et les femmes : loption de la ministre et qui conviendrait aux groupes masculinistes Un Conseil de légalité des femmes et des hommes : probablement loption préférée des masculinistes, des jeunes signataires de la lettre « Bienvenue aux hommes » et dautres groupes intéressés Un Conseil de légalité pour les femmes. Loption première des groupes de femmes. Le « statu quo » plus. Loption des signataires de la pétition des femmes et des proféministes. Ma postion : légalité des femmes avec les hommes. Copyright : Bouchard, P. 2004

8 Le retournement du principe dégalité des sexes « […] Lidée que légalité est chose faite est devenue une conviction partagée par beaucoup. Dans ce contexte, les discours sinsurgeant contre les privilèges des femmes commencent à être entendus de plus en plus largement. Lidée même que la société en aurait trop fait pour elles et quil serait temps de soccuper des hommes discriminés par les politiques mises en place en faveur des femmes fait du chemin. […] Au nom de légalité, il faudrait donc désormais porter notre attention sur les hommes. Derrière ce retournement du principe dégalité se profile une offensive antiféministe : cest par la faute des féministes, qui auraient contaminé lensemble de la société avec leurs idées et obtenu quantité davantages pour les femmes, que les hommes seraient aujourdhui les laissés-pour-compte. Ce discours est porté depuis des années par des groupes masculinistes ». Copyright : Bouchard, P Roux, Patricia et collab. (2003). « Détournements et retournements du principe dégalité ». NQF, vol. 22, no 3 : 8

9 Parler dégalité cest aussi concevoir linégalité Dans une perspective sociopolitique, à quoi servirait la notion dégalité dans un monde où il ny aurait plus ni races, ni sexes, ni classes sociales, ni minorités, ni périphéries, ni marginalités, ni générations, ni sexualités, pour ne parler que de cela? Ce monde reposerait sur des valeurs dhumanité, sorganiserait selon un principe duniversalité citoyenne. Un tel monde nest possible quavec la disparition des rapports de pouvoir qui permettent lapparition de sous catégories dêtres humains. Cest de la domination inhérente à ces rapports de pouvoir que naissent les inégalités et non de la disparité des situations individuelles. Copyright : Bouchard, P. 2004

10 La notion d « égalité » dont se réclament les groupes masculinistes Le postulat masculiniste repose sur le sens commun. Il existe deux sexes, cest un « fait» irréfutable, un dogme de lévidence. La différence des sexes est montrée comme « immuable, structurant universellement les sociétés humaines et englobant toutes les autres différences (Bereni et Lepinard 2003).. Le principe de représentation binaire domine. « Ce qui est bon pour minou est bon pour pitou » (Pageau). Le raisonnement repose sur la symétrisation et débouche sur une logique attributionnelle et distributive. Les caractéristiques dun sexe et de lautre, les ressources aux unes et aux autres; cest chacun son tour. Pour soutenir ce principe, il faut évacuer toutes les dimensions sociales, historiques, économiques et politiques de la mise en relation des sexes qui montrent que femmes et hommes noccupent pas des places interchangeables. Copyright : Bouchard, P. 2004

11 La discrimination sur la base du sexe pour les hommes? La prétention que les hommes sont discriminés sur la base de leur sexe par le système judiciaire, le système de la santé et des services sociaux et le système scolaire nest pas étayée par les faits. La majorité des garçons réussissent à lécole; labandon scolaire était pire il y a 20 ans; il faut tenir compte des autres variables La garde des enfants est attribuée par les juges au parent responsable Les médecins et professionnels de la santé de sexe masculin sont en surnombre Aucun mécanisme nempêche les hommes dêtre enseignants, de se scolariser, de consulter, de se faire soigner, de prendre soin de leurs enfants, etc. Les groupes de pères (Fathers Rights) et les groupes de défense des droits des hommes (Mens Rights), très visibles sur Internet, accusent les femmes, les féministes et le féminisme. Autrement dit, ceux qui exercent leur domination sur les femmes ont le culot de prétendre que cest le contraire qui arrive, doù lidée de retournement de Patricia Roux et de ses collaboratrices. Copyright : Bouchard, P. 2004

12 La critique des jeunes féministes du groupe Salvya « Ils nient les discriminations faites aux femmes en prétextant au contraire qu'ils en seraient les victimes. […] Qui prétendra que la condition des patrons est aussi pénible que celle des ouvriers et que les deux devraient lutter ensemble pour l'égalité ? […] Les hommes conscientisés aux rapports inégalitaires entre les sexes s'impliquent déjà aux côtés des féministes sans pour autant chercher, par ailleurs, à imposer leurs problématiques et leurs visions de ce que devrait être l'égalité. Qui osera dire aux mouvements ouvriers d'arrêter de s'organiser entre eux et plutôt de dialoguer avec les patrons afin de partager leurs richesses ? Cette symétrie des deux sexes est aussi inappropriée que l'est la comparaison entre la pauvreté ouvrière et le spleen bourgeois. » Copyright : Bouchard, P Salvya (2004). « Un "Conseil de l'égalité" : une arme tournée contre les femmes ».

13 La symétrisation : une approche faussée Les revendications et les luttes des femmes sont nées dune volonté de mettre fin à un système de contrôle et dassujettissement. Les premières féministes ont nommé ce système patriarcat. On parle de rapports de pouvoir et de domination. Dans leurs luttes, elles parlaient non seulement dégalité mais aussi de de libération des femmes (le MLF, le Womens Lib) [se libérer, saffranchir ou sémanciper]. Les Chartes des droits faisaient, et font encore, référence aux droits et libertés fondamentales. Se libérer voulait dire mettre fin au système de domination. Libération : Rendre civilement libre, de condition libre (un serf, un esclave). Émancipation. Action daffranchir ou de saffranchir dune autorité, de servitudes ou de préjugés. Liberté. État dune personne qui nest pas sous la dépendance de quelquun. Pouvoir dagir, au sein dune société organisée, selon sa propre détermination.

14 Quest-ce que le patriarcat? Le patriarcat est un système socio familial, politique et idéologique dans lequel les hommes, par la force, lautorité ou à travers les rites, la tradition, les lois, le langage, les habitudes, la culture, léducation et la division du travail – entre autres – décident du rôle que joueront ou ne joueront pas les femmes et dans lequel elles sont constamment soumises à des rapports de domination. Adrienne Rich (1980) : Naître dune femme. Copyright : Bouchard, P. 2004

15 La principale institution du patriarcat…la famille Kate Millet (1971) avance que la famille assure contrôle et conformité là où les autorités politiques et les autres ne suffisent pas. Famille, société et État sont liés parce que l'État patriarcal gouverne ses citoyens par l'intermédiaire des chefs de famille. Les religions ont joué un rôle idéologique-clé dans ce processus en enseignant que « le père est le chef de famille ». Dans la conception traditionnelle, le père est à la fois procréateur et propriétaire avec le droit d'infliger des châtiments physiques. La famille est la clef de voûte d'un système de stratification, mécanisme social par lequel le patriarcat se maintient. Copyright : Bouchard, P. 2004

16 Les relations inégalitaires vécues par les femmes La force du patriarcat réside dans le processus de différenciation entre les sexes, processus quil fait découler de la biologie. La relation inégalitaire peut provenir de diverses sources, par exemple dans le rapport à la propriété, à largent, au travail, à la santé, à la reproduction humaine, aux institutions, à lexercice de la citoyenneté, etc. Le domaine socio familial est le domaine par excellence de la persuasion et du consentement parce que laction se situe dans la relation affective. Copyright : Bouchard, P. 2004

17 La logique du patriarcat Homme Femme contrôle abandon rationnelémotive logiqueintuitive compétitioncoopération vaillancepeur décisionindécision exigencecaprice Homme Femme activité passivité agressivité bonté dureté douce rudesse tendresse fermeté docilité force faiblesse indépendant dépendante profondeur superficialité Le patriarcat repose sur une logique binaire qui cherche à différencier les personnes (les êtres humains) dans un but de catégorisation sociale selon un ordre hiérarchique supérieur/inférieur. Marc Préjean (1994). Sexes et pouvoir. La construction sociale des corps et des émotions. Copyright : Bouchard, P. 2004

18 Système de domination et addition de situations individuelles ne sont pas équivalents Le système de domination qui permet aux hommes de conserver leurs privilèges et de maintenir leur contrôle sur les femmes et les enfants, ne peut se comparer ni à laddition de situations individuelles ni à une longue énumération dexceptions qui deviendraient par magie un fait social parce quattribués aux femmes. Les masculinistes nient le patriarcat (Brodeur 2003) : « […] la vie des hommes a été sacrifiée au profit des femmes et des enfants tout au long de lHistoire […] » Disparus les conquêtes de territoires, le colonialisme, limpérialisme et lasservissement des populations – dont les femmes et les enfants -; disparus laccaparement des ressources, lesclavage, le pillage, le viol comme arme de guerre, etc. Brodeur, Normand (2003). « Le discours des défenseurs des droits des hommes sur la violence conjugale. Une analyse critique ». Revue Service social : Copyright : Bouchard, P. 2004

19 Nier le patriarcat mais réclamer lordre des choses… « [Dallaire] considère […] que les hommes entrent naturellement en relation sur un mode hiérarchique. Sils veulent ordonner les choses, dit-il, cest pour quelles fonctionnent bien et non pas pour dominer leur partenaire. » (Brodeur, 2003 : 155). De quel ordre des choses sagit-il quand des hommes entrent en relation hiérarchique avec leur partenaire? Et cet « ordre des choses » pour qui « fonctionne-il si bien »? Le patriarcat suppose justement un ordre, une relation hiérarchique dautorité. Copyright : Bouchard, P. 2004

20 Les stratégies masculinistes Procédés discursifs pour discréditer les féministes en les associant à des régimes politiques, des courants ou des positions décriés socialement : le totalitarisme, le nazisme, lintégrisme, etc. Exemples : « Féministes radicales, fémininazies féminihilistes, fémino-centristes, féministes intégristes » Inversion des positions Attaques nominales, intimidation et harcèlement Mensonges, déformation de la réalité et désinformation. Invention de statistiques. Copyright : Bouchard, P. 2004

21 Est-ce un discours marginal? Non, si on prend en compte sa diffusion et son impact Il est repris dans les médias depuis 10 ans et suscite de la sympathie chez hommes ET femmes; il trouve de plus en plus décho chez les éluEs. Ils prétendent parler au nom de tous les hommes alors que les autres hommes, excepté les proféministes, se taisent (méconnaissance ou complaisance). Ils sont réseautés internationalement à partir dInternet et salimentent mutuellement (traduction de textes, emprunts didées et dexemples). Ils divisent les femmes. Ils sèment le doute. Ils nous placent en mode défensif; ils veulent nous faire peur, nous faire taire. Ils déstabilisent les féministes car ils reprennent leur rhétorique : droits, égalité, victimes, discrimination, etc. Ils créent tellement de tensions quils amènent lÉtat vers de nouvelles politiques de régulation entre les sexes. Copyright : Bouchard, P. 2004

22 Pourquoi réussissent-ils à se faire entendre? Leur discours fait appel à des valeurs dégalité et fait appel à la compassion. Il vient chercher les mères: suicide, décrochage de leurs fils… Il suscite lappui tacite des hommes machistes et conservateurs. Ils ont une véritable stratégie pour inonder les médias de leurs écrits. Ils recherchent la crédibilité à tout prix (une faiblesse). Le « politically correct » joue aussi. Il camoufle un climat de complaisance à leur égard. Les idéologies de droite leur sont favorables. Discours nostalgique du passé, de lordre… Copyright : Bouchard, P. 2004

23 Le ressac « Le mouvement des femmes a contribué à rendre les femmes conscientes des inégalités qu'elles subissaient. Nous assistons à une contre-offensive pour annihiler les droits des femmes, à une tentative délibérée de reprendre la maigre poignée d'acquis que le mouvement féministe a obtenus de haute lutte. On utilise les arguments dernier cri des chercheurs scientifiques. Son jargon médiatique tient du discours des psychologues et de la nouvelle droite ». Faludi, S. (1991) Backlash Copyright : Bouchard, P. 2004

24 Diviser pour régner - « Faire du féminisme l'ennemi des femmes, c'est alimenter une réaction anti-égalitaire en dissimulant son rôle déterminant et en cherchant à s'assurer le concours des femmes pour combattre leur propre cause. […] On dresse les femmes seules contre les femmes mariées, les femmes actives contre les femmes au foyer, les bourgeoises contre les prolétaires, les plus jeunes contre les plus vieilles. » Faludi, S. (1991) Backlash Copyright : Bouchard, P. 2004

25 Quest-ce que le féminisme ? Le féminisme est un mouvement social qui sest donné pour objectif de changer les rapports qui créent les inégalités entre les hommes et les femmes. Le féminisme est un mouvement dynamique, diversifié et multiple. Le féminisme est aussi un champ du savoir reposant sur un ensemble de théories. Le féminisme se présente comme une vision du monde opposée au patriarcat Copyright : Bouchard, P. 2004

26 Beijing, 1995, rappel des orientations La Déclaration et le Programme daction de Beijing reflètent la volonté de la communauté internationale de promouvoir les femmes. Copyright : Bouchard, P. 2004

27 Les femmes en lan 2000 : égalité entre les sexes, développement et paix au XXIe siècle (Beijing + 5 ) du 5 au 9 juin 2000 New York, du 3 au 16 mars 2000 : 44e session de la Commission de la condition de la femme. Les groupes pro vie et pro famille sont très présents. Par exemple, 7 groupes antiféministes font accréditer plus de 350 personnes dont plus dune centaine dhommes. Le groupe Real Women of Canada a inscrit 60 représentants et représentantes ( A. Druelle, 2000). Copyright : Bouchard, P. 2004

28 Positions des groupes de droite antiféministes « Plusieurs de ces groupes ont une attitude agressive à légard non seulement des féministes mais aussi des personnes homosexuelles. Ils perçoivent le féminisme et lhomosexualité comme des menaces à légard de la famille. » « En fait, les groupes pro vie et pro famille ne reconnaissent quun seul type de famille : la famille patriarcale traditionnelle qui ne laisse pas de place à légalité entre les hommes et les femmes » « La plupart des personnes qui ont répondu à lappel antiféministe du Catholic Family and Human Rights Institute étaient de foi judeo-chrétienne […] ( Druelle, 2000 : 9). Copyright : Bouchard, P. 2004

29 Les stratégies des groupes de droite antiféministes Intimidation des déléguéEs Intimidation du caucus des lesbiennes Rendre visible leurs positions (boutons rouges « Motherhood » ou « Family ») Diffusion dinformations erronées, tendancieuses ou carrément diffamatoires dans leurs feuillets Destruction de la documentation des groupes progressistes Lobbying auprès de certains États Création dun caucus non annoncé : le Caucus pour des familles stables Copyright : Bouchard, P. 2004

30 Quel liens avec la droite? Les masculinistes se prononcent au nom des droits des pères, du fœtus, contre lhomosexualité, limmigration, les PAÉ, contre les mesures sociales qui ont accordé des droits aux femmes et aux minorités. Ils souhaitent un retour à la famille patriarcale : loi sur le divorce, garde de lenfant, contrôle, primauté sociale. Solutions de retour en arrière Copyright : Bouchard, P. 2004

31 Convention sur lélimination de toutes les formes de discrimination à légard des femmes (ONU, 1979) « Lexpression discrimination à légard des femmes vise toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe qui a pour effet ou pour but de compromettre ou de détruire la reconnaissance, la jouissance ou lexercice par les femmes, […] sur la base de légalité de lhomme et de la femme, [des droits…] et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine ». Égalité et liberté vont de pair. Copyright : Bouchard, P. 2004

32 Les États reconnaissent…et sengagent… « Les États parties reconnaissent à la femme légalité avec lhomme devant la loi » avec Instaurer une protection juridictionnelle des droits des femmes sur un pied dégalité avec les hommes…» « Accorder aux femmes des droits égaux à ceux des hommes… » Par la suite et jusquà ce que lobby de la droite religieuse et conservatrice fasse ses pressions, lorsque lONU parle dégalité entre les hommes et les femmes cest dans ce sens-là. Copyright : Bouchard, P. 2004

33 Égalité formelle et égalité réelle Selon Bereni et Lepinard (2003), légalité formelle est un principe qui se « borne à énoncer que lon traite de façon identique tout-te-s les individu-e-s quelles que soient leurs caractéristiques sociales ». Mais, légalité réelle signifie que légalité des individuEs se mesure à leur position concrète dans les rapports de pouvoir. (p. 27). Copyright : Bouchard, P. 2004

34 La démarche du CSF Même si le CSF vise la participation des hommes qui appuient le mouvement des femmes, quels mécanismes seront mis en place pour sassurer quils ne seront pas remplacés par des masculinistes par la suite? Les hommes qui participeraient à des structures paritaires dégalité seront lobjet dénormes pressions de la part des masculinistes. Comment pourront-ils continuer de supporter des orientations féministes? Il ny a quasiment que les proféministes qui connaissent la dynamique des rapports sociaux de sexe. Être sympathique à la cause des femmes ne suffit pas pour débusquer les (et ses) préjugés. Le féministes et les groupes de femmes travaillent déjà avec des hommes. Pourquoi prendre ces risques? Admettre des hommes aux CSF qui vont aller défendre les dossiers des hommes, c'est reconnaître une symétrie qui n'existe pas entre les problèmes des femmes et ceux des hommes. Copyright : Bouchard, P. 2004

35 Recul « Des hommes sur un Conseil de légalité … pour promouvoir les femmes, c'est adopter une définition de l'égalité qui ne favorise pas l'égalité, car ce ne sont pas les hommes qui ont du rattrapage à faire. Si des hommes entrent au CSF les féministes peuvent s'attendre à devoir reprendre dans 10 ans, peut-être avant, une bonne partie du chemin parcouru jusqu'ici. » (M. Carrier, 2004) Copyright : Bouchard, P. 2004

36 Des actions à poursuivre Défendre le féminisme et laffirmer haut et fort. Reserrer les liens entre les universitaires et les groupes de femmes Reserrer les liens avec les jeunes féministes qui défendent les intérêts des femmes Renforcer les liens avec les proféministes en mettant au clair nos positions Dénoncer ensemble les discours et techniques dintimidation des masculinistes. Travailler avec les médias et les ÉluEs pour contrer le coup de force antiféministe Voir ailleurs dans le monde les stratégies du mouvement féministe face aux actions des groupes masculinistes Sopposer vigoureusement au projet, faire du tapage, demander qu'on nomme une ministre féministe responsable des dossiers des femmes. Copyright : Bouchard, P. 2004


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