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Limportance du projet professionnel comme moteur de lautonomie de la personne ayant un trouble mental Marie Ducharme, c.o. et conseillère Accueil et soutien.

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1 Limportance du projet professionnel comme moteur de lautonomie de la personne ayant un trouble mental Marie Ducharme, c.o. et conseillère Accueil et soutien aux étudiants en situation de handicap, UQAM Colloque Dialogue Collèges/Universités, Persévérance et réussite 12 septembre 2013, au Centre de villégiature Jouvence à Orford

2 Saviez-vous quau Québec… On compte de 10 à 12 maladies neuropsychiatriques importantes qui affectent 12 % de la population ; Une personne sur six souffre dune forme de maladie mentale ; personnes ont reçu un diagnostic de maladie mentale ; La schizophrénie, la maladie bipolaire et la dépression affligent 2% de la population, ce qui signifie canadiens, dont plus de québécois ; Les troubles dépressifs ont augmenté de 36% au Canada entre 1995 et 2000 (La Presse, 15 avril 2001) ; Environ 8% des adultes souffriront dune dépression majeure dans leur vie (Rapport sur les maladies mentales au Canada, octobre 2002) ; De 1990 à 2020, limpact des maladies mentales et des troubles neurologiques augmentera de 40,5% (Institut universitaire en santé mentale pour la région de Québec et pour les régions de lest du Québec, 2003) ; Les troubles anxieux touchent 5% de la population, causant un handicap allant de léger à grave ; Les enfants de personnes atteintes de maladie mentale risquent de développer un problème de santé mentale dans une proportion de 30% à 50% (La parentalité au quotidien, Catherine Vallée, Le partenaire, vol. 12, no. 1, automne 2004, p.10).

3 Objectifs de la conférence Linclusion socioprofessionnelle permet à toute personne de développer une identité, de se fixer un but, détablir des relations, de développer des ressources, somme toute de donner une signification à sa vie. Être affligé dun trouble mental est souvent associé à une stigmatisation et à une situation discriminante qui nuit à cette inclusion. Quels rôles pouvons-nous jouer afin de réduire ces obstacles? Voici les questions qui seront abordées dans cet atelier : Quels sont les défis rencontrés par les personnes ayant un problème de santé mentale dans leur développement scolaire et professionnel ? Comment joindre les capacités et les aspirations de ces personnes tout en préservant leur estime de soi souvent ébranlée par leur situation médicale ? Quelles sont les interventions facilitant la continuité de leur cheminement scolaire et professionnel ? Toutes ces questions touchent limportance du projet professionnel comme moteur de lautonomie de la personne ayant un trouble mental.

4 Définissons la santé mentale Selon lOrganisation mondiale de la santé (OMS), une personne ayant une bonne santé mentale : Est capable de sadapter aux situations de la vie avec confiance ; Peut se libérer des blessures anciennes ; Éprouve du plaisir dans ses relations interpersonnelles ; Est en mesure détablir un équilibre entre tous les aspects de la vie. La santé mentale est quelque chose qui fluctue sur un continuum, comme la santé physique.

5 Définissons la maladie mentale Une variété de troubles mentaux peuvent être diagnostiqués ; Un état de santé caractérisé par une altération de la pensée, de lhumeur ou du comportement ; Saccompagne dun dysfonctionnement ou dune détresse, voire les deux. La santé mentale cause de la souffrance chez les individus et leur famille et a un impact négatif sur toutes les sphères de leur vie, dont leur rendement aux études et au travail.

6 Des constats sur linsertion scolaire et la maladie mentale Le taux de prévalence de troubles mentaux est plus élevé chez les ans que chez tout autre groupe dâge (Statistiques Canada, 2003). La maladie mentale peut : Avoir des répercutions sur le cheminement vocationnel ; Perturber le cheminement éducatif et professionnel de ces jeunes; Provoquer une interruption temporaire ou permanente des études ; Les conduire au sous-emploi ou au non-emploi. Sans soutien adéquat, le maintien aux études et les tentatives de retour aux études peuvent être infructueux. DAEUC, 2010

7 Des constats sur linsertion scolaire Le caractère cyclique et imprévisible des limitations complique la prévention et la planification de laide ; Les préjugés et les attitudes qui stigmatisent les personnes ayant des troubles mentaux les amènent à sisoler et à demander peu daide auprès des services, particulièrement auprès des services adaptés, quils connaissent peu ou pas du tout. DAEUC, 2010

8 Ils sont parmi nous : Statistiques AQISESH ( ) Pourcentage détudiants ayant un trouble de santé mentale vs lensemble des étudiants en situation de handicap dans lensemble des universités québécoises: 15%, répartis dans les domaines détudes suivants : Sciences humaines : 41% Sciences de ladministration : 9% Sciences pures : 9% Sciences appliquées : 8% Sciences de léducation : 7% Arts : 7% Études libres : 4% Droit : 4% Sciences de la santé : 3% Lettres : 3%

9 Défis de la personne ayant une maladie mentale Isolement ; Rejet ; Peur du jugement ; Diminution des capacités relationnelles ou cognitives.

10 Conséquences sur les apprentissages Difficulté de concentration ; Difficulté à demeurer longtemps attentif ; Troubles de mémoire ; Troubles dorganisation ; Diminution de lenthousiasme ; Difficulté à exprimer clairement ses idées ; Lenteur ; Fatigue (diminution de lendurance, faible résistance au stress, problème de sommeil).

11 Conséquences sur les apprentissages Difficulté à établir ou à maintenir des relations sociales satisfaisantes ; Difficulté à gérer les problèmes quotidiens ; Humeur instable ; Impulsivité ; Idées suicidaires. Comment contribuer à diminuer ces difficultés?

12 Limportance détablir une alliance Discuter ouvertement du problème ; Investir un peu de temps ; Établir clairement les attentes respectives en début de formation et les répéter au besoin ; Avoir les mêmes exigences académiques ; Éviter les traitements de faveur en raison de la problématique de santé mentale ; Et surtout, reconnaître les capacités.

13 Miser sur des stratégies denseignement utiles pour tous Proposer des activités multi sensorielles ; Avoir des objectifs réalistes et des priorités à court terme ; Encourager et appuyer de façon personnelle les efforts ; Faire des liens ou des associations qui facilitent la mémorisation ; Relier les nouveaux apprentissages à des acquisitions anciennes.

14 Miser sur des stratégies denseignement utiles pour tous Expliquer lutilité des apprentissages nouveaux ; Comme gage de réussite, passer du plus simple au plus complexe, dun seul élément à plusieurs éléments ; Utiliser un agenda et un cahier de bord ; Encourager lexpression orale ou par dautres moyens : ne faites pas semblant de comprendre quand vous ne comprenez pas, la frustration pourrait sinstaller ainsi que le retrait.

15 Miser sur des stratégies denseignement utiles pour tous Aviser clairement et par écrit : les avis dannulation, les détails dans les travaux, lhoraire, etc.; Garder une souplesse dans les horaires : nombre dheures, répartition des jours, respect des suivis médicaux ; Autoriser une bouteille deau ; Favoriser lutilisation de lordinateur ou lenregistrement. Ces aménagements ne demandent peu ou pas de coûts et peuvent faire toute la différence.

16 Un capital humain Considérant quil y a un manque criant de futurs diplômés, peut-on se permettre dexclure une catégorie de citoyens désireux de travailler et dainsi se priver dun potentiel humain tout en sachant que : Les préjugés sont reconnus comme le principal obstacle à linsertion des personnes atteintes de maladie mentale* ; Les préjugés sont surtout attribuables à la méconnaissance de la problématique de la personne atteinte de maladie mentale*. *Santé mentale au Québec, 2002, vol. 27, no. 1

17 Approche en intervention Amener les personnes à exercer un contrôle sur leur vie et sur leur maladie ; Encourager la collaboration et la confiance mutuelle ; Démontrer de lempathie et de la compassion ; Offrir le soutien et lencouragement à lindépendance et à la responsabilisation ; Faire preuve dengagement dans le plan dintervention ; Susciter lespoir ; Offrir une diversité dans les approches dintervention ; Être proactif face aux personnes qui sont réticentes à recevoir des services ; Utiliser de manière optimale les ressources du milieu.

18 Les impacts chez la personne Amélioration de la qualité de vie ; Soutien et mobilisation du réseau naturel ; Appropriation du pouvoir ; Prévention de lhospitalisation et de passages répétés à lurgence ; Occasion pour la personne de prendre en charge sa santé, de réduire les symptômes, de prévenir les périodes de crise, de maintenir ses activités, dinteragir adéquatement avec la communauté, détablir des relations interpersonnelles et dutiliser son temps de façon significative ; Et surtout, la réalisation de toute une économie pour le système de santé et des services sociaux, de lassurance-emploi et de lassistance-emploi.

19 Des constats sur linsertion professionnelle Le taux de chômage chez les personnes ayant une maladie mentale sérieuse oscille entre 70 % et 90 %, même si la plupart désirent travailler (Association canadienne pour la santé mentale) ; 33 % des personnes atteintes dune maladie mentale disent sêtre faites conseiller daccepter des emplois subalternes, très inférieurs à leurs compétences (SANDERSON, K. et ANDREWS, G., 2006, Common mental disorders in the workforce, Canadian Journal of Psychiatry) ; 40 % des travailleurs ayant une maladie mentale gagnent près du salaire minimum, comparativement à 20 % chez les personnes qui ne sont pas atteintes (COOK, J.A., 2006, Employment barriers for people with psychiatric disabilities, Psychiatric Services).

20 Les défis de linsertion professionnelle pour une personne ayant une maladie mentale Peur de léchec (Cest pareil pour tout le monde, sauf que …) ; Surcharge vs performance ; Gestion du stress (échéancier, polyvalence, priorités) ; Gestion des relations interpersonnelles au travail ; Capacité dapprentissage (concentration, oublis) ; Réaction aux difficultés, au changement, à la critique ; Absences ou retards (en lien avec la maladie). Inspiré de la présentation de M. Joseph Giulione, directeur de lArrimage, 13 mars 2012

21 Les aménagements facilitant ladaptation au travail Période dadaptation plus longue ; Supervision : alliance avec une personne ressource ; Encadrement souple (horaire variable, pauses fréquentes et plus courtes) ; Attentes réalistes ; Impact sur le chèque dassistance-emploi ; Facilitation de la passerelle avec un organisme demployabilité spécialisé pour les personnes handicapées (santé mentale) : site à consulter: Inspiré de la présentation de M. Joseph Giulione, directeur de lArrimage, 13 mars 2012

22 Les aménagements facilitant ladaptation au travail Réduire les éléments stresseurs permet de diminuer le risque déchec ; Les coûts des aménagements au travail liés à la santé mentale sont relativement faibles : bien en dessous de 500 $ par personne par année, dans la majorité des cas. Office of Disability Employment Policy, US Department of Labor. Work-site accommodation ideas for people with psychiatric disabilities. Job Accommodation Network

23 Sources dinformation inspirante Du trouble mental à lincapacité au travail, une perspective transdisciplinaire qui vise à mieux saisir cette problématique et à offrir des pistes dintervention. Sous la direction de Marc Corbière et Marie-José Durand Presses de lUniversité du Québec, 2011 Site à consulter:

24 Vos questions Merci de votre attention!


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