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2. GESTION DES DEGRÉS DAUTONOMIE ET ATELIERS De la dépendance à lautonomie Des outils pour organiser son activité

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Présentation au sujet: "2. GESTION DES DEGRÉS DAUTONOMIE ET ATELIERS De la dépendance à lautonomie Des outils pour organiser son activité"— Transcription de la présentation:

1 2. GESTION DES DEGRÉS DAUTONOMIE ET ATELIERS De la dépendance à lautonomie Des outils pour organiser son activité

2 IMPACTS SUR LORGANISATION Décloisonner les disciplines, les espaces et les temps implique dautres possibilités dorganisation que celle du traditionnel « groupe classe »… Pourquoi les ateliers, dispositif fréquent en maternelle, disparaissent-ils progressivement aux C2 et C3 alors même que les élèves sont censés être de plus en plus autonomes ? Comment gérer différents degrés dautonomie : dépendance – semi-autonomie – autonomie totale ? En quoi la gestion fréquente de responsabilités et de tâches ritualisées peut faciliter la gestion de ces ateliers et permettre de gérer de front autonomie et montée en compétence?

3 LundiMardiJeudiVendredi Situation problème sur une lecture Exercices de Grammaire Dictée Exercices de Conjugaison Tous les élèves font la même chose au même moment : Une différenciation pédagogique difficile ; Pas de développement de lautonomie (omniprésence de ladulte) ; Ladoption dune attitude à tendance transmissive. 9h15 10h00 Un exemple de fonctionnement traditionnel

4 AUTONOMIE, SEMI-AUTONOMIE, & DÉPENDANCE Cf. les A.Q.T. Animation « inférences » de inférences Source : site de TFL (vidéo « lAtelier de Questionnement de Texte »)

5 G. 4 G. 3 G. 2 G. 1 LundiMardiJeudiVendredi Situation problème (AQT ) Anticipation Exercices dinférence Repérage danaphores Situation problème (AQT) Anticipation Exercices danticipation Anticipation Exercices dinférence Repérage danaphores Exercices dinférence Dépendant Semi-autonome Autonome 9h15 10h00

6 ATELIERS ET DIFFÉRENCIATION Naturellement, létalement du groupe classe sur des ateliers de 4 jours permet de constituer des groupes homogènes. Dun jour à lautre, les outils mis à disposition, les modalités, les aides, les étayages… peuvent être différents. Il se peut même tout à fait que lenseignant modifie son positionnement sur les ateliers en fonction de la connaissance de ses élèves.

7 G. 4 G. 3 G. 2 G. 1 LundiMardiJeudiVendredi Situation problème (AQT ) Exercices de Grammaire Dictée Exercices de Conjugaison Situation problème (AQT) Exercices de Grammaire Dictée Exercices de Conjugaison Dictée Dépendant Semi-autonome Autonome 9h15 10h00 A.E.D.

8 UN EXEMPLE DEMPLOI DU TEMPS NON CONTRAINT PAR LES DISCIPLINES

9 DIFFÉRENTS ATELIERS… Autonomie totale sur des activités dexpression laissant une part de créativité / liberté, des exercices dapplication et dautomatisation (ex.: TICE), des activités ritualisées bien intégrées... Semi-autonomie sur des tâches « lisibles », connues mais pouvant nécessiter un recours ponctuel à lenseignant (ex. : un problème mathématique de réactivation éloigné de la séquence dapprentissage). Dépendance sur des tâches nouvelles ou riches en termes de compétences (situations problèmes, recherches et enquêtes, atelier de langage, etc.) qui nécessitent donc la présence impérative de lenseignant sur un temps important (il peut néanmoins sabsenter ponctuellement). DIFFÉRENTES DISCIPLINES ?

10 G. 4 G. 3 G. 2 G. 1 LundiMardiJeudiVendredi Cyber-enquête en Histoire Exos et pbs. de réactivation en mathématiques Arts Visuels Calligraphie O.M.S.C. Jeu des matières Cyber-enquête en Histoire Cyber-enquête en Histoire Cyber-enquête en Histoire Exos et pbs. de réactivation en mathématiques Arts Visuels Calligraphie O.M.S.C. Jeu des matières Arts Visuels Calligraphie O.M.S.C. Arts Visuels Calligraphie O.M.S.C. Dépendant Semi-autonome Autonome 9h15 10h00

11 RESPONSABILITÉS ET TÂCHES RITUALISÉES AUTONOMES Pas toujours sur des créneaux daccueil (matin / après-midi) mais également possibles justement sur des temps dateliers. Exemples : Jeu des matières (rédaction de questions / jeu) ; Recette de cuisine des anniversaires de la quinzaine (sans puis avec une situation problème) ; Fiches de lectures et gestion des emprunts ; Réalisation des affichages (textes et illustrations) ; Temps de préparation « star of the week » ; Réalisation dune fiche lexique numérique dun terme identifié au cours de la semaine précédente (illustration, définition, exemple, contexte dutilisation, etc.) Progression sur les mesures (corporelles / déchets) ; Entretien de lENT (cahier de texte numérique, mot de liaison…) ; Rédaction dun compte-rendu (de sortie, dexpérience…) ; Etc. il ny a de limite que dans la créativité de lenseignant !

12 LAUTONOMIE, ÇA SAPPREND… Semaine / Mois / Période 1 Semaine / Mois / Période 2 Semaine / Mois / Période 3 Semaine / Mois / Période 4 Cyber-enquête plus complexe ! (montée en compétence) Cyber-enquête Dépendant Semi-autonome Autonome

13 LAUTONOMIE, ÇA SAPPREND… Semaine / Mois / Période 1 Semaine / Mois / Période 2 Semaine / Mois / Période 3 Semaine / Mois / Période 4 Cyber-enquête Groupe classe Cyber-enquête Individuelle Cyber-enquête Petit groupe Cyber-enquête Binôme La montée en compétence et le développement de lautonomie se gèrent aussi par une progression réfléchie des modalités de travail.

14 UN EXEMPLE EXTRÊME… Lemploi du temps dun enseignant très innovant ! Le caractère « non académique » voire extravagant de cet emploi du temps serait-il pour autant révélateur de mauvaises pratiques ? Non, bien au contraire ! Seulement 30 minutes spécifiques danglais inscrites à lemploi du temps parce que cet enseignant parfaitement bilingue parie sur limmersion : régulièrement, des élèves interviennent individuellement en anglais, au cours de rituels (date, météo, Star of the week…), déchanges de la vie courante de classe et de certaines séances intégralement menées en anglais (jeu collectif en EPS, programmes de construction en géométrie…). A lunique condition que les programmations de cet enseignant fassent la preuve du respect des volumes horaires annualisés et de latteinte des objectifs fixés par les textes.

15 3. ACTIVITÉ DU MAÎTRE ET ACTIVITÉ DES ÉLÈVES Constats sur les pratiques majoritaires Profils des enseignants et citations Postures de lenseignant moderne

16 UN CONSTAT SUR DES PRATIQUES ENCORE MAJORITAIRES… Source : Centre Académique Recherche-Développement Innovation Expérimentation Voir la vidéo « Quentend-on par maîtrise de la langue ? » sur la page innovation du CARDIE :

17 PROFILS ENSEIGNANTS Le PE « occupe » ses élèves Textes méconnus, « activités » isolées Le PE « formate » lélève Il applique les textes de manière transmissive Le PE « enseigne » Il a des intentions constructivistes (ex.: décorum moderne, situation de base pertinente sur le papier) mais il continue à donner les réponses et noutille pas se élèves pour les rendre autonomes. Les enfants « apprennent » grâce au PE Lenseignant crée les conditions de lautonomie, motive les apprentissages, met en place la transversalité, développe les compétences.

18 QUELQUES CITATIONS Un bon maître a ce souci constant : enseigner à se passer de lui. André Gide Je nenseigne rien à mes élèves. Jessaie simplement de créer les conditions dans lesquelles ils peuvent apprendre. Albert Einstein Lenfant nest pas un vase quon remplit, mais un feu quon allume. Michel de Montaigne Je suis toujours prêt à apprendre, bien que je n'aime pas toujours qu'on me donne des leçons. Winston Churchill

19 UNE RÉPARTITION GAUSSIENNE La répartition des professeurs des écoles selon ces profils sui(vai)t peu ou prou la loi de Gauss. Profil 1 Profil 2 La mutation déjà engagée de la rénovation des pratiques Profil 3 Profil 4

20 LE TEMPS ET LEFFICACITÉ La remarque récurrente du temps qui manque pose la question du choix de la méthode. Est-ce que sur une semaine, quatre dictées traditionnelles (énoncées magistralement, corrigées magistralement, et notées) proposées sur 4 jours sont plus efficaces que deux dictées négociées suivies dune trace écrite (sur 3 jours) ? Les véritables questions concernant lapprentissage sont : Qui travaille ? Quentend-on par « travailler » ? Cest lélève, pas le maître ! Ce nest pas « exécuter » mais « réfléchir, rechercher, se servir doutils, argumenter… »

21 POSTURES DE LENSEIGNANT La première des attitudes de lenseignant moderne est donc la posture de retrait. En classe, ce nest pas lui qui travaille mais ses élèves. Lenseignant moderne : Sollicite lintérêt et la curiosité par ses propositions matérielles motivantes. Relance en permanence les réflexions de ses élèves, en se censurant lui-même. Cest son rôle de « catalyseur » ; Donne à chaque élève les moyens et outils pour trouver des solutions de la manière la plus autonome possible ; Observe ses élèves, anticipe (différencie) ou répond à leurs besoins, les évalue écologiquement. -On laura compris, la majeure partie du travail de lenseignant seffectue en dehors des heures de classe.

22 COMPÉTENCES COMMUNES À TOUS LES PROFESSEURS Les professeurs, praticiens experts des apprentissages P 4. Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l'apprentissage et la socialisation des élèves Maintenir un climat propice à l'apprentissage et un mode de fonctionnement efficace et pertinent pour les activités. […] Favoriser la participation et l'implication de tous les élèves et créer une dynamique d'échanges et de collaboration entre pairs. En particulier, à l'école […]. Apporter les aides nécessaires à l'accomplissement des tâches proposées, tout en laissant aux enfants la part d'initiative et de tâtonnement propice aux apprentissages.

23 COMPÉTENCES COMMUNES À TOUS LES PROFESSEURS Les professeurs, praticiens experts des apprentissages P 5. Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves En situation d'apprentissage, repérer les difficultés des élèves afin de mieux assurer la progression des apprentissages. Construire et utiliser des outils permettant l'évaluation des besoins, des progrès et du degré d'acquisition des savoirs et des compétences. Analyser les réussites et les erreurs, concevoir et mettre en œuvre des activités de remédiation et de consolidation des acquis. Faire comprendre aux élèves les principes de l'évaluation afin de développer leurs capacités d'auto-évaluation. Communiquer aux élèves et aux parents les résultats attendus au regard des objectifs et des repères contenus dans les programmes. Inscrire l'évaluation des progrès et des acquis des élèves dans une perspective de réussite de leur projet d'orientation.

24 LA DICTATURE DE LACTIVITÉ INDIVIDUELLE ET DE SA TRACE PLURIQUOTIDIENNE La production dun écrit individuel fermé est-elle la finalité de chaque séance? La fiche de maternelle, la page quotidienne de fichier de français / maths, la feuille dexercices… 1. sont-elles des finalités de la journée décole ? 2. sont-elles garantes des apprentissages ? Ce nest pas ce quon entend par « écrit quotidien ». Pour qui fait-on la classe ? Les parents ou les élèves ?

25 LINVISIBILITÉ DE LAPPRENTISSAGE ET LA COMMUNICATION AUX FAMILLES La fiche, lactivité sur papier de type exercice rendu « propre »… ne sont pas, à elles seules garantes des apprentissages, mais seulement de lautomatisation. Linvisibilité de nombreux apprentissages (notamment oraux) et limperfection des tâtonnements écrits des élèves engage lenseignant à communiquer clairement avec les familles quant aux démarches de lécole moderne. -A priori : réunion de rentrée, dinformations, RDV… -A posteriori : commentaire précis et approfondi des évaluations de lélève. Cest aussi par la communication que le professeur des écoles démontre sa professionnalité.

26 PRIMAUTÉ DE LACTION ET DE LA SITUATION Ce nest pas la discipline qui doit être première pour lapprentissage, mais la situation. Le copié-collé du contenu disciplinaire tel quil est présenté dans les programmes -de manière isolée et cloisonnée- ne peut suffire pour « remplir » lemploi du temps. Une situation interdisciplinaire (ex.: relevé des présences) est toujours plus motivante et efficace. Dans la même logique, lenfant napprend pas en écoutant et regardant, mais en faisant. Si lon apprend à nager en nageant, on apprend aussi lécriture en écrivant, la lecture en lisant, lOGD en la pratiquant… aussi régulièrement que possible.

27 EXIGENCE ET ATTENTION PERMANENTES Quil sagisse de lattitude ou de lapplication, lapprentissage par compétence reposant sur lactivité des élèves en autonomie et lutilisation des outils mis à leur disposition implique de la part de lenseignant une exigence et une attention permanentes vis-à-vis de ses élèves. - Sur le plan du comportement, et même si ces démarches engageront davantage les élèves, le non respect dune règle de vie de classe doit, après sommation entraîner une sanction mesurée et proportionnelle à la faute (ex.: perte du droit de…) ; - Sur le plan pédagogique, chaque élève doit pouvoir être sollicité individuellement au maximum de ses possibilités et toujours être invité à progresser. Ex.: « cest bien mais je vois encore quelques erreurs de grammaire, débrouille-toi avec le dictionnaire, le Bescherelle et lordinateur ».

28 BIEN PARLER, BIEN ÉCRIRE… Critique dune situation pourtant très pertinente*… à loral à lécrit Source : BSD du CRDP de Montpellier (sinscrire)BSD du CRDP de Montpellier * Voir lanimation « acquisition de lautonomie en lecture » de acquisition de lautonomie en lecture Il metta… Des exigences permanentes … sur le fond, mais pas sur la forme !

29 On retrouve ces formulations (« exigence » et « attention permanente ») de manière redondante dans les textes officiels (ici, le BO HS du 3 juin 2008) : Préambule : Lécole primaire doit avoir des exigences élevées qui mettent en œuvre à la fois mémoire et faculté dinvention, raisonnement et imagination, attention et apprentissage de lautonomie, respect des règles et esprit dinitiative. C1 : Ces acquisitions décisives sont rendues possibles par lattention que lenseignant porte à chaque enfant, auquel il fournit les mots exacts en encourageant ses tentatives, et en reformulant ses essais pour lui faire entendre des modèles corrects. Une attention particulière sera apportée aux fondements moraux de ces règles de comportement, tels que le respect de la personne et des biens dautrui, de lobligation de se conformer aux règles dictées par les adultes ou encore le respect de la parole donnée par lenfant. C2 : Lapprentissage de la lecture, de lécriture et de la langue française, la connaissance et la compréhension des nombres, de leur écriture chiffrée (numération décimale) et le calcul sur de petites quantités constituent les objectifs prioritaires du CP et du CE1. Les acquisitions en cours dans ces domaines font lobjet dune attention permanente quelle que soit lactivité conduite. C3 : La qualité du langage oral fait lobjet de lattention du maître dans toutes les activités scolaires. Lemploi du vocabulaire fait lobjet de lattention du maître dans toutes les activités scolaires. Une attention permanente est portée à lorthographe. EXIGENCE ET ATTENTION PERMANENTES On napprend pas à maîtriser lorthographe seulement en la respectant dans le cadre de séances spécifiques de dictées, mais en y étant attentif en permanence et dans tous les contextes disciplinaires. Les dictées restent indispensables (notamment pour apprendre à utiliser les outils) mais sont, à elles seules, insuffisantes pour apprendre à « maîtriser » lorthographe. À titre de comparaison… Quelle démarche est la plus efficace pour garder la ligne et la santé ? Simposer un « régime » dun mois à la fin de chaque printemps ? ou Adopter un régime alimentaire permanent sain et équilibré ?

30 PAS DAUTONOMIE SANS OUTILS Ex.: les outils nécessaires pour les comptage des présences Loutillage est une des priorités de lenseignant qui anticipe les besoins de ses élèves. NB : lobservation de ses élèves permet dadapter, de modifier, de faire évoluer ces outils Dylan

31 AUTONOMIE, DÉLÉGATION ET CONFIANCE ! Principe : Tout ce que ladulte « papillonnant » (et fatigué !) fait au cours dune journée de classe peut être géré par les élèves (ex.: de la lecture de lheure à linstallation du matériel dEPS !). Dépendance : Dictée gérée par le maître Semi-autonomie : Dictée MP3 ou aux ordinateurs Autonomie : Dictée gérée par les élèves (responsabilité) Instaurer cette montée en autonomie contribue de la mise en place dune confiance réciproque et contractualisée entre les élèves et leur professeur.

32 COMPÉTENCES COMMUNES À TOUS LES PROFESSEURS Les professeurs, praticiens experts des apprentissages P 4. Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l'apprentissage et la socialisation des élèves Installer avec les élèves une relation de confiance et de bienveillance.

33 CONCLUSION Lapprentissage par compétences, cest : Donner la priorité à des situations riches, interdisciplinaires, complexes et motivantes pour les élèves ; Organiser le temps et lespace pour favoriser au mieux cette richesse et la transversalité des apprentissages ; Adopter une posture de retrait laissant la primauté à lactivité intellectuelle et lautonomie des élèves ; « Décloisonner », briser les chaînes, casser les cadres des enseignements traditionnels ; Concevoir le métier denseignant en termes de programmateur dapprentissages, de catalyseur et d outilleur … … et affirmer ainsi sa propre compétence et sa professionnalité.


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