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Séminaire de formation

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Présentation au sujet: "Séminaire de formation"— Transcription de la présentation:

1 Séminaire de formation
avril 2013 Université d’état d’Orenbourg Hélène BUISSON Attachée de coopération pour le français Service de coopération et d’action culturelle Consulat général de France à Ekaterinbourg

2 22ème séminaire national
de l’Association des enseignants de français en Russie 27 janvier – 02 février 2013 Conférence De la méthodologie traditionnelle à la perspective actionnelle, retour sur l’évolution des méthodologies en fle

3 Plan de la conférence Rappel de quelques notions élémentaires
la méthodologie traditionnelle la méthode directe  la méthodologie audio-orale la méthodologie structuro-globale audio-visuelle l’approche communicative la perspective actionnelle Les méthodologies peuvent être très variées, elles n’ont pas la même façon de concevoir la langue, l’apprentissage, l’enseignement, la relation pédagogique… Curieusement, elles n’ont pas toujours le même objectif d’apprentissage. C’est pour cela, pour pouvoir mieux les comparer que je présenterai toujours les méthodologies à travers la même grille d’analyse, que j’emprunte à Claude Germain. Historique / Conception de la langue / Conception de l’apprentissage / Conception de l’enseignement / Conception de la relation pédagogique /

4 Quelques notions pour commencer

5 Pédagogie VS didactique
Le travail que l’enseignant accompli vis-à-vis de son élève = ensemble des conduites en face de l'élève Didactique : Le travail que l’enseignant accompli vis-à-vis de la matière à enseigner, des savoirs et des savoir-faire propres à une discipline L’enseignant a une double fonction : Une fonction didactique de structuration et de gestion de contenus ; Une fonction pédagogique de gestion, de régulation interactive des événements en classe.

6 Quelques précisions sur la didactique des langues
Naissance dans les années 1970 Ancêtre : La linguistique appliquée (à l’enseignement des langues) qui donnait la priorité à l’objet, la langue La didactique se nourrit des apports de diverses disciplines contributoires : Les sciences du langage, la linguistique , l’anthropologie, l’ethnologie , la sociologie, la psychologie. Une langue a 2 fonctions : Communicative Identitaire et sociale (cf. Le dictionnaire de didactique des langues, 1976) La didactique des langues impose la présence du sujet. Celui qui apprend est au cœur de sa réflexion.

7 Acquisition VS Apprentissage
processus d’apprentissage, mode guidé et à dominante consciente et explicite. Acquisition : dans le sens de processus, désigne le mode « naturel » (par le seul bain linguistique, donc non guidé et à dominante non consciente et implicite) d’appropriation d’une langue (maternelle ou étrangère)

8 Méthodologie VS méthode
La méthode : le matériel d’enseignement qui peut se limiter à un seul outil (manuel ou livre + cassette audio, vidéo, CD, DVD rom) ou faire référence à une suite qui prend en charge l’ensemble des niveaux. La méthodologie : l’ensemble des principes théoriques généraux de l’enseignement qui vont s’incarner dans et donner une méthode.

9 La méthodologie traditionnelle

10 Compétences privilégiées
Un peu d’histoire Le modèle grammaire/thème  à partir de la Renaissance et jusqu’au XIXe siècle. Le modèle grammaire/version  à partir du XVIIIe siècle. Objectifs  Lire et traduire les grands textes littéraires ;  Développer les facultés intellectuelles de l’ élève. Compétences privilégiées CE, EE. Attention portée sur la grammaire et la traduction. Dans la méthodologie traditionnelle, les objectifs sont : 1) Rendre l’apprenant capable de lire dans la langue-cible via les grands textes littéraires. 2) Au terme de l’apprentissage, l’apprenant doit être capable de traduire des textes de sa langue maternelle vers la langue-cible (thème) et, inversement, de traduire de la langue-cible vers sa langue maternelle (version). Traduire des grands textes littéraires. 3) Développer les facultés intellectuelles de l’élève. A l’époque on considère en effet que l’apprentissage d’une langue seconde est une discipline mentale susceptible de développer les capacités mémorielles. On pense aussi que l’apprentissage de la grammaire d’une langue étrangère peut aider dans l’apprentissage de la grammaire de la langue maternelle.

11 Conception de la langue
Nature de la langue Une langue = ensemble de règles et d’exceptions observables et analysables à travers des textes ou des phrases écrites. Accent porté sur la morphologie, la syntaxe… Nature de la culture La culture étrangère = la littérature, la musique, les beaux-arts… On peut comparer et rapprocher ces règles de la langue maternelle. La forme de la langue étant très importante, on met donc l’accent sur la morphologie, la syntaxe… On considère la langue écrite comme une langue noble, digne d’être enseignée, par opposition à la langue orale, plutôt populaire, vulgaire.

12 Conception de l’apprentissage
Nature de l’apprentissage Vu comme une discipline intellectuelle. Apprentissage basé sur la mémorisation. Rôle de l’apprenant Rôle plutôt passif. Apprentissage par cœur. Vu comme une discipline intellectuelle : apprendre des règles, des listes de vocabulaire et des exemples. Apprentissage basé sur la mémorisation permet de comprendre et de maîtriser la syntaxe, la morphologie de la langue étrangère. Passivité = ne prend pas d’initiative, suit les consignes Il doit apprendre par cœur les conjugaisons, les règles de grammaire et les listes de vocabulaire.

13 Rôle du matériel didactique
Conception de l’enseignement Rôle de l’enseignant Rôle central et rôle principal. Le travail préparatoire de l’enseignant : - choisir des textes ; préparer des questions, des exercices de grammaire, de traduction… En classe, l’enseignant va : - interroger les apprenants et expliquer les règles de grammaire, le vocabulaire ; - corriger . Rôle du matériel didactique Textes littéraires, le plus souvent rassemblés dans un manuel. Éventuellement, recours à des dictionnaires, des grammaires, des précis de vocabulaire. c’est lui qui : détient le savoir ; donne les instructions ; pose les questions ; corrige. Textes littéraires, le plus souvent rassemblés dans un manuel, à partir desquels on va étudier un point de grammaire, une liste thématique, de vocabulaire… Les textes jouent vraiment un rôle important dans la leçon étant donné que c’est à partir du texte que l’on va étudier un point de grammaire, une liste, thématique ou non, de vocabulaire, faire de traductions etc.

14 Conception de la relation pédagogique
Relation didactique Chapitre organisé autour de points de grammaire, illustrés par un ou plusieurs textes. Listes de vocabulaire à mémoriser. Grammaire enseignée de façon explicite et de manière déductive. Relation d’apprentissage L1 = langue utilisée en classe pour toutes les explications et pour les directives. Relation d’enseignement Interactions uniques entre l’enseignant et les apprenant On ne tolère pas l’erreur. L’écrit domine. lecture des textes et des mots de vocabulaire par l’enseignant ; vocabulaire choisi en fonction des textes ; textes choisis pour leur intérêt littéraire. Cela veut dire que les règles de grammaire sont énoncées explicitement avec utilisation d’un métalangage, c’est-à-dire que l’on utilise des termes du style : « proposition subordonnée », « adjectif attribut ou épithète », « concordance des temps » etc. L’apprentissage de la grammaire se fait de manière déductive. Cela signifie que l’on apprend les règles avant même d’en apprendre les applications pratiques. L’enseignant énonce la règle puis donne des exemples. Enfin l’apprenant doit faire quelques exercices d’application. La déduction consiste à passer du général au particulier. L’enseignement se fait de type frontal. Il est unilatéral. Il n’y a pas d’interactions entre les apprenants, seulement entre l’enseignant et les apprenants. On ne tolère pas l’erreur. l’apprenant doit donner la bonne réponse. Dans le cas d’une erreur, l’enseignant corrige.

15 Du positif… Et du négatif…
Prise en compte de la forme et du sens de la langue. Bonne méthodologie convient si le but recherché est la lecture et la compréhension des textes . Et du négatif… son rôle d’ailleurs est trop passif ce qui fait que l’apprenant n’est pas vraiment capable de produire des énoncés dans la langue-cible. On applique l'enseignement des langues mortes (latin, grec classique,…) à l'enseignement des langues vivantes. Les connaissances de l’apprenant sont plutôt passives. La langue = ensemble de règles et d’exceptions. Or, une langue n’est pas uniquement grammaticale.

16 La méthodologie directe
Dans le dernier quart du XIXe siècle, la didactique des langues connaît plusieurs tentatives de réformes car la méthodologie grammaire-traduction est jugée inefficace et inadaptée puisque calquée sur les langues mortes et orientée uniquement sur les textes littéraires. Comme exemples de réformes on peut parler de la Méthode des Séries et de la méthode directe. La méthode directe est née d’un constat révolutionnaire à l’époque : pour apprendre une langue étrangère, il faut que l’on parle à l’apprenant dans cette langue et qu’il essaie de la parler aussi. On passe donc progressivement d’un enseignement dont l’objectif était la connaissance de la langue à un enseignement dont le but est la pratique de la langue.

17 Compétences privilégiées
Un peu d’histoire fondée sur une approche « naturelle ». Apparaît dès le XVIe siècle mais développement en Allemagne et en France fin XIXe/début XXe et aux Etats-Unis avec Berlitz et son école fondée en 1878. Objectifs Pratiquer la langue ; utiliser la langue pour communiquer ; inciter l’apprenant à penser en langue-cible. Compétences privilégiées Priorité à l’oral. Mais les 4 compétences soient développées ; fondée sur une approche « naturelle » qui fait référence à l’apprentissage de la langue maternelle chez l’enfant ; L’objectif général est d’utiliser la langue pour communiquer. C’est pourquoi l’apprenant doit apprendre à répondre aux questions mais aussi à en poser. On incite l’apprenant à penser en langue-cible. On donne donc une grande place à l’étude de la prononciation dès le début des cours. La lecture et l’écriture seront développées après, quand les bases de la prononciation seront acquises. L’écrit n’est pas considéré comme un système autonome mais comme une transcription de la langue parlée.

18 Conception de la langue
Nature de la langue - La langue = phénomène de communication La langue étudiée = langue de tous les jours, celle parlée par les locuteurs natifs. Nature de la culture Etudes des modes de vie des locuteurs natifs + géographie et histoire du pays. - La langue = phénomène de communication, qu’elle soit orale ou écrite. - La culture n’est plus synonyme de littérature et d’arts.

19 Conception de l’apprentissage
Nature de l’apprentissage Mise en place d’un « bain de langue » Le vocabulaire enseigné dans des phrases complètes, en contexte La théorie psychologique sous-jacente = l’associationnisme  Rôle de l’apprenant Participation active à son apprentissage Suppression de l’usage de la LM L’approche est donc totalement monolingue, en langue étrangère. l’associationnisme : on associe la forme et le sens, c’est-à-dire le nom et la chose/image/geste. Au lieu de passer par la traduction, on montre directement le sens du mot. Pour le vocabulaire abstrait, on fonctionne par association d’idées avec le vocabulaire connu. Il doit participer activement à son apprentissage ; Il doit poser des questions ; Il doit répondre aux questions de l’enseignant ; Il doit lire des textes à haute voix…

20 Rôle du matériel didactique
Conception de l’enseignement Rôle de l’enseignant Il démontre le sens à l’aide d’objets et d’images Il dirige les activités mais laisse aux apprenants l’opportunité d’intervenir Il sert de modèle linguistique Rôle du matériel didactique Manuels avec des images numérotées Utilisation d’images et d’objets. Il démontre le sens à l’aide d’objets et d’images, il ne traduit pas et n’explique pas ; Il sert de modèle linguistique aux apprenants, c’est lui la référence, notamment en matière de prononciation. Il se doit donc de bien maîtriser la langue cible. Manuels avec des images numérotées pour présenter le vocabulaire de façon thématique

21 Relation d’enseignement
Conception de la relation pédagogique Relation didactique Contenu basé sur des situations + sujets de discussion sans organisation particulière La grammaire est étudiée de manière intuitive : les points de grammaire sont abordés en fonction des besoins, quand ils se présentent.    Relation d’apprentissage « Méthode directe » = accès direct au sens en langue étrangère. Relation d’enseignement Partenariat entre l’enseignant et les apprenants L’évaluation sur l’oral et l’écrit mais non sur les règles de grammaire. (la famille, la géographie, les vacances…) et non sur des structures linguistiques ; - La prononciation est évoquée dès les premières leçons ; - Les mots concrets sont présentés à l’aide d’images et d’objets et les mots abstraits par association d’idées ; - La traduction est rejetée ; - La grammaire est le plus souvent implicite et inductive ; si elle est explicite, la règle est alors simplifiée. Relation apprentissage = Questions-réponses à l’oral, exercices à trous, phrases à transformer… ; Dictées, rédactions de paragraphes ; Activités de conversation, simulations de situations de communication. Partenariat entre l’enseignant et les apprenants par le biais de questions-réponses.   L’enseignant vise à ce que l’apprenant puisse lui-même se corriger.

22 Du positif… Et du négatif…
Développement du rôle de l’oral dans l’enseignement des langues. Accent sur l’importance d’étudier des thèmes et une langue proche de la vie courante. Popularisation des techniques pédagogiques toujours utilisées aujourd’hui. Et du négatif… Cette méthodologie est toujours utilisée aujourd’hui dans des écoles privées pour adultes qui paient et qui sont donc très motivés. Elle est plus difficile à implanter dans les écoles publiques dans la mesure où il faut que l’enseignant soit natif. Dans les années 40 et même jusque dans les années 60 on a cependant utilisé des manuels inspirés de cette méthodologie dans les écoles. + Popularisation des techniques pédagogiques toujours utilisées aujourd’hui comme les questions-réponses orales et les associations de mot//image/geste/objet. - Préconisation de l’ apprentissage d’une langue étrangère proche de l’apprentissage de la langue maternelle (« le bain de langue »). Seulement c’est impossible dans la mesure où le temps consacré à l’apprentissage scolaire n’est pas le même et les conditions d’apprentissage sont différentes car l’apprenant a déjà la connaissance d’un système linguistique et une conception du monde liée à sa culture d’origine (des bases sur lesquelles il s’appuie pour l’apprentissage d’une L2). Le rejet de la traduction et du recours à la langue maternelle est difficilement réalisable, de même que l’entraînement à penser directement en L2. L’apprenant quoiqu’il arrive va traduire dans sa tête et n’a pas la possibilité de vérifier si sa traduction est correcte. Préconisation de l’ apprentissage d’une langue étrangère proche de l’apprentissage de la langue maternelle (« le bain de langue »). Le rejet de la traduction et du recours à la langue

23 La méthodologie audio-orale

24 Compétences privilégiées
Un peu d’histoire Pendant la 2e guerre mondiale  armée américaine doit former rapidement des gens parlant d’autres langues que l’anglais. Leonard Bloomfield = “la méthode de l’armée”. Objectifs Parvenir à communiquer dans la langue étrangère. Compétences privilégiées Priorité à l’oral mais approche des 4 compétences dans l’ordre CO/EO/CE/EE C’est le linguiste Bloomfield qui va créer “la méthode de l’armée”. Elle n’a duré en réalité que 2 ans mais a provoqué un grand intérêt dans le milieu scolaire. Importance des structures syntaxiques plus que le vocabulaire

25 Conception de la langue
Nature de la langue - Ensemble de cadres syntaxiques = ensemble d'habitudes. Automatismes linguistiques permettant d'utiliser les formes linguistiques de façon spontanée. Forme linguistique = au premier plan La signification n’occupe pas de place particulière. Nature de la culture Culture associée à la langue éléments culturels explicites dans les manuels. Il n’est pas seulement important de comparer la L1 et la L2 mais aussi la façon de vivre des locuteurs de la L2 avec la façon de vivre des apprenants.

26 Conception de l’apprentissage
Nature de l’apprentissage La théorie à la source= le Behaviorisme Rôle de l’apprenant Imitation du modèle enseignant Réponse automatisée et rapide La théorie à la source= le Behaviorisme qui considère l’activité langagière comme un comportement. Les deux principes fondamentaux du Behaviorisme : 1. Il faut que le sujet produise une « réponse » à un moment donné ; 2. Le renforcement accroît l’obtention de la probabilité de réapparition de cette réponse. Celle-ci devient capacité acquise s’il y a renforcement répété.  Les expériences de Skinner étaient basées sur des rats. Stimulus (expérience nouvelle à explorer) > réponse (la pression du levier) > renforcement (obtention de la nourriture). Ces principes ont été appliqués à l’enseignement des langues dans les années 50, sous la trilogie bien connue : Stimulus – Réponse – Renforcement La psychologie behavioriste associée au structuralisme linguistique ont servi de fondement à la méthode audio-orale, appelée en anglais A-L M (Audio-Lingual Method).

27 Conception de l’enseignement
Rôle de l’enseignant Il est un modèle pour la prononciation ( en sus des bandes magnétiques) Il est comme un chef d’orchestre dans la classe   Rôle du matériel didactique Importance des enregistrements. Laboratoire de langues pour exercices de répétition + exercices structuraux Il est comme un chef d’orchestre qui contrôle et dirige le comportement linguistique de l’apprenant.

28 Relation d’enseignement
Conception de la relation pédagogique Relation didactique Analyse contrastive entre la langue cible et la langue source pour déterminer les éléments à enseigner. La progression dépend du degré de ressemblance entre la langue source et la langue cible.      Relation d’apprentissage L1 et L2 sont considérées comme deux systèmes linguistiques différents susceptibles de créer des interférences. Relation d’enseignement Interactions entre l'enseignant et les apprenants et entre les apprenants eux-mêmes. Il s'agit le plus souvent de questions / réponses.  L'erreur n'est pas tolérée. Les éléments les plus ressemblants, considérés comme plus faciles, seront enseignés en premier. Présentation du contenu - Les éléments de la leçon sont présentés sous forme de dialogue à mémoriser. - Ce dialogue est suivi d'une traduction (on peut avoir recours à des gestes et des images pour expliquer certains mots de vocabulaire). - Il y a ensuite des explications en langue source notamment au sujet de la prononciation. - Les apprenants répondent ensuite à des questions de compréhension sur le dialogue de la leçon. - Enfin, ils font une grande quantité d'exercices structuraux. - La grammaire est parfois enseignée de manière implicite (pas de règles formulées). Même enseignée de manière explicite, la présentation se fait toujours de manière inductive : on étudie d'abord des cas d'application dans le dialogue de la leçon puis l'enseignant ou le manuel donne la règle. L1 et L2 sont considérées comme deux systèmes linguistiques différents susceptibles de créer des interférences. Pour cette raison, on essaie d'utiliser au maximum la langue étrangère au sein de la classe. Cependant, on peut avoir recours à la traduction de certain de mots de vocabulaire. Activités pédagogiques Exercices structuraux ; Exercices de grammaire: ; Exercices de substitution (Ex : remplacer le GN souligné par un pronom personnel) ; Exercices d'insertion (Ex : compléter les phrases suivantes par l’adjectif possessif qui convient) ; - La correction des erreurs est l'un des rôles principaux de l'enseignant.

29 Du positif… Et du négatif…
Considérée comme très efficace pour des débutants Et du négatif… Théorie structuraliste en linguistique + théorie Behavioriste en psychologie = dépassées dès les années 60 C’est l’avènement la linguistique générative-transformationnelle de Chomsky. Considérée comme très efficace pour des débutants. la méthodologie audio-orale devient vite lassante et inefficace car trop répétitive aux niveau intermédiaires et avancés. Théorie structuraliste en linguistique + théorie Behavioriste en psychologie = dépassées dès les années 60 (notamment avec l'avènement de la linguistique générative/transformationnelle de Chomsky et les postulats de ce dernier concernant le caractère inné et non behavioriste de la langue.) Pour Chomsky, l'acquisition de la L1 comme de la L2 relève de processus innés et universels et non pas comme le prétend Skinner d'un conditionnement au moyen de stimuli externes.

30 La méthodologie structuro-globale audio-visuelle SGAV

31 Compétences privilégiées
Un peu d’histoire Elaborée dans les années 1950 par Peter Guberina de l’Université de Zaghreb et Paul Rivenc (ENS de Saint-Cloud) le « Français fondamental » = 1475 mots dont 1222 mots lexicaux et 253 mots grammaticaux. Objectifs  Apprentissage de la communication verbale, dans la langue de tous les jours. Compétences privilégiées Accent sur les 4 compétences mais la priorité à l'oral le « Français fondamental » (sélection d’un vocabulaire, de structures et de fonctionnements grammaticaux du français parlé de base qui fut établie à partir d’enquêtes réalisées auprès de 275 personnes). Avec la Seconde Guerre Mondiale, l'anglais devient une langue de plus en plus importante en ce qui concerne les communications internationales. Devant ce risque d'un recul de la langue française, l'Education Nationale française met en place un projet qui vise une diffusion plus large et plus efficace de la langue française à travers le monde. Ce projet s'appelle le "français fondamental". En 1951, est crée à l'ENS, un centre d'étude et de recherches qui deviendra le CREDIF « Centre de Recherche et d’Études pour la Diffusion du Français » – a succédé au Centre d’étude du vocabulaire élémentaire installé depuis 1951 à l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, qui avait pour objectif, autour de G. Gougenheim et de P. Rivenc, d’élaborer le Français Fondamental 7 Accent sur les 4 compétences mais la priorité à l'oral (ex : la lecture est introduite après 70 h de cours dans VIF). On met l’accent sur la perception « globale » du sens.

32 Conception de la langue
Nature de la langue Vue comme un moyen d’expression et de communication orale Perçue comme un ensemble acoustico-visuel Nature de la culture - La culture fait partie intégrante de la langue ; - La culture concerne surtout le mode de vie des locuteurs natifs - Perçue comme un ensemble acoustico-visuel comprenant : - le verbal ; - le non verbal (gestes, mimiques…) ; - l’affectif (expression des sentiments et des émotions).

33 Conception de l’apprentissage
Nature de l’apprentissage - Théorie à la source = Gestalt (« forme globale » en allemand) avec l’accent sur la perception globale de la forme par les sens   Rôle de l’apprenant Actif mais suit les directives du cours Ecouter, répéter, comprendre, mémoriser, parler… Théorie à la source = Gestalt (« forme globale » en allemand) qui met l’accent sur la perception globale de la forme par les sens ; Selon Guberina, l’apprentissage de la L2 passe par les sens : l’ouïe (audio) et la vue (visuel) ; La méthodologie s’inspire également de la linguistique structurale européenne (signifiant/signifié de Saussure).

34 Conception de l’enseignement
Rôle de l’enseignant Il est un modèle linguistique Rôle d’animateur Technicien   Rôle du matériel didactique Bande son + images fixes sous forme de diapositives Il sert de modèle linguistique : prononciation, bon emploi de la grammaire… Il a un rôle d’animateur pour favoriser l’expression spontanée des apprenants et stimuler leur créativité. Il est un technicien qui doit savoir faire fonctionner en synchronisation la bande magnétique sonore et le projecteur à images fixes. La bande son et les images fixes sous forme de diapositives sont essentielles pour associer image et son (intonation, rythmique, etc.) Dans le manuel, on retrouve les images de la leçon et, parfois le texte.

35 Relation d’enseignement
Conception de la relation pédagogique Relation didactique Les éléments nouveaux = présentés dans plusieurs phases de la même leçon puis dans les leçons suivantes jusqu’à assimilation. Les images situationnelles, = illustrer le contexte de la conversation.  5 phases de la leçon : - Ecoute active - Répétition - Compréhension - Fixation - Exploitation    Relation d’apprentissage Utilisation fortement déconseillée  gestes, paraphrases, images   Relation d’enseignement Communication entre les apprenants pendant les dialogues Evaluation continue sur la correction de la prononciation et des formes grammaticales.  5 phases de la leçon : - Ecoute active (présentation du dialogue associé aux images) ; - Répétition (reproduction du dialogue sans le magnétophone) ; - Compréhension (explications fournies par l’enseignant) ; - Fixation (exercices structuraux) ; - Exploitation (exercices, activités et production reprenant les formes et le nouveau vocabulaire). Utilisation fortement déconseillée  gestes, paraphrases, images   Activités pédagogiques 7 catégories d’activités : Théâtre (les apprenants jouent le sketch mémorisé) ; Questions sur les images ; Exercices structuraux ; Conversation dirigée ; Transposition d’une narration au dialogue ; Dialogue ou récit interrompu ; Libre emploi. Communication entre les apprenants pendant les dialogues Pendant la première répétition du dialogue, le professeur n’interrompt pas les étudiants avant la fin de la répétition. Le travail de correction se fait ensuite pendant la phase de mémorisation. Ensuite, l’enseignant corrige discrètement les erreurs. Il y a une sorte d’évaluation continue qui porte sur la correction de la prononciation et des formes grammaticales.

36 Du positif… Et du négatif…
Elle permet d'apprendre rapidement à communiquer avec d'autres apprenants en langue 2 Et du négatif… Problème de compréhension des locuteurs natifs ou des média en langue cible Elle permet d'apprendre rapidement à communiquer avec d'autres apprenants en langue 2. Le but étant vraiment d'apprendre à communiquer et pas seulement créer des automatismes comme dans la méthodologie audio-visuelle. Problème de compréhension des locuteurs natifs ou des média en langue cible car les méthodes sont faites avec des dialogues fabriqués, épurés et simplifiés.

37 L’approche communicative

38 Compétences privilégiées
Un peu d’histoire Les travaux d’Austin et de Searle sur les actes de langage ; Les travaux du Conseil de l’Europe qui présentent dans Un Niveau Seuil   Objectifs  savoir communiquer dans une situation de communication précise. Compétences privilégiées Les 4 compétences sont développées // des besoins langagiers des apprenants. Les travaux d’Austin et de Searle sur les actes de langage ; Les travaux du Conseil de l’Europe qui présentent dans Un Niveau Seuil une nouvelle version de l’enseignement des langues basée sur : - la prise en compte des besoins des apprenants ; - la définition de la situation de communication ; - un apprentissage fonctionnel-notionnel de la grammaire et du lexique.

39 Conception de la langue
Nature de la langue - Instrument de communication et d’interaction sociale. Nature de la culture - Priorité aux références de la vie quotidienne - Intérêt au comportement non-verbal qui accompagne toute communication Vue comme un instrument de communication et d’interaction sociale. Les composantes de la compétence de communication sont : La composante linguistique ; La composante stratégique ; La composante discursive-textuelle ; La composante référentielle ; La composante ethno-socioculturelle.

40 Conception de l’apprentissage
Nature de l’apprentissage Apprendre une langue = apprendre à former des règles permettant de produire de nouveaux énoncés (l’apprenant est actif) Rôle de l’apprenant Un communicateur, un partenaire dans la négociation Au centre de l’apprentissage Contrairement aux Béhavoristes, on ne considère pas qu’on apprend une langue étrangère par imitation, en répétant des énoncés entendus et en formant un ensemble d’automatismes (l’apprenant est passif) ; Avec le développement de la psychologie cognitive, on considère qu’apprendre une langue consiste à apprendre à former des règles permettant de produire de nouveaux énoncés (l’apprenant est actif). Il est responsable de son propre apprentissage ; Il est au centre de l’apprentissage (on tente de cerner ses besoins et ses objectifs au début de l’apprentissage afin d’orienter l’enseignement en fonction de ceux-ci).

41 Conception de l’enseignement
Rôle de l’enseignant Modèle, facilitateur Organisateur, conseiller Analyste   Rôle du matériel didactique Documents authentiques pour générer la communication, travailler le langage et découvrir la culture cible Il est un modèle ; Il est un facilitateur Il est un organisateur des activités de la classe (il doit créer un environnement linguistique riche et varié) ; Il est un conseiller (doit encourager l’apprenant à parler ; Il est un analyste des besoins et intérêts des apprenants.

42 Relation d’enseignement
Conception de la relation pédagogique Relation didactique Présentation de plusieurs formes linguistiques pour exprimer un même acte, une même idée. Formes linguistiques les plus simples = en premier lieu 1 activité = 1 objectif pédagogique + 1 objectif communicatif   Relation d’apprentissage Utilisation de la L2 de préférence Mais recours à la L1 des apprenants toléré Relation d’enseignement Communication entre les apprenants facilitée  L’erreur = inévitable car c’est le processus naturel de l’apprentissage 1 activité = 1 objectif pédagogique + 1 objectif communicatif   Il existe différentes catégories d’activités : activités de sensibilisation (servent à la découverte d’un point nouveau) ; activités de conceptualisation (servent à la structuration du nouveau contenu langagier); activités de systématisation (entraînement au repérage et au maniement des formes et des sens, mémorisation, automatisation) ; activités de production (simulations, jeux de rôle…). Communication entre les apprenants facilitée  L’erreur = inévitable car c’est le processus naturel de l’apprentissage L’erreur est perçue comme le signe de l’état de maîtrise provisoire de la langue par l’apprenant (état de l’interlangue, sorte de langue intermédiaire). L’enseignant se doit d’être tolérant face aux erreurs et doit guider les apprenants vers une réflexion sur leurs erreurs.

43 Du positif… Et du négatif…
Mise en valeur du concept de compétence de communication. Langue envisagée par les apprenants comme quelque chose de réel qui a des applications concrètes. Centration sur l'apprenant  adapter l'enseignement aux divers publics apprentissage plus varié et plus adapté aux besoins et aux objectifs des apprenants. Et du négatif… Mise en valeur du concept de compétence de communication. Elle a donc permis de s'interroger sur la communication et d'élaborer des activités communicatives. Grâce à ces activités et à l'utilisation des documents authentiques, la langue est envisagée par les apprenants comme quelque chose de réel qui a des applications concrètes. De plus, l'utilisation des documents authentiques, notamment sonores, permet de plonger l'apprenant dans des réalisation concrètes et authentique de la langue (parlée) des natifs. L'apport de la psychologie cognitive (activités de conceptualisation, traitement de l'erreur) a aidé à envisager l'apprenant comme un acteur de son apprentissage. Les performances n'en sont qu'améliorées. La centration sur l'apprenant permet d'adapter l'enseignement aux divers publics et rend ainsi l'apprentissage plus varié et plus adapté aux besoins et aux objectifs des apprenants Apport de l’approche communicative avec des débutants complets ? La place secondaire pour les aspects formels de la langue étrangère par rapport à la place accordée aux aspects communicatifs est souvent discutée.

44 Et aujourd’hui, la perspective actionnelle

45 Conception de la langue
Principe L’usager et l’apprenant d’une langue = acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches (qui ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et un environnement donnés Conception de la langue Les actes de parole  des activités langagières  actions en contexte social « Tâche » = action réalisée par un (ou de plusieurs) sujet(s) qui mobilise(nt) stratégiquement leurs compétences en vue de parvenir à un résultat déterminé.

46 L’approche actionnelle = tous les concepts de l’approche communicative + notion de « tâche » , c’est-à-dire ce à quoi va être confronté un apprenant dans la vie sociale. En tant qu’ « acteur social » l’apprenant va mobiliser l’ensemble de ses compétences et de ses ressources pour parvenir au résultat qu’il escompte  la réussite de sa communication langagière

47 Conclusion Aujourd'hui = éclectisme dans les méthodes
Emprunt à chaque méthodologie ce qu'elle a de meilleur Mais besoin d’adéquation entre le contenu de la méthode et les objectifs des apprenants Pas de bricolage pédagogique Aujourd'hui, on assiste à un certain éclectisme dans les méthodes. Cela signifie que l'on emprunte à chaque méthodologie ce qu'elle a de meilleur. Cependant, il faut que le contenu de la méthode soit cohérent et en adéquation avec les objectifs des apprenants. Il ne s'agit pas de faire un bricolage pédagogique. Mais, par exemple, on peut utiliser quelques exercices structuraux pour systématiser les formes tout en suivant une méthode majoritairement communicative.

48 Merci de votre attention
Merci à Anne-Claire Raimond pour son aide


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