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* Dimension fondamentale du vivre ensemble … inégalement partagée Michel LEGRAND Session de La Vie Nouvelle, 3 juillet Domaine de Branguier.

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1 * Dimension fondamentale du vivre ensemble … inégalement partagée Michel LEGRAND Session de La Vie Nouvelle, 3 juillet Domaine de Branguier

2 INTRODUCTION Intérêt et importance du thème de la confiance Objectifs et nature de lintervention Définitions, dimensions, niveaux, … deux citations, échantillon de la recherche source QUELQUES DIMENSIONS ET ASPECTS SOCIAUX DE LA CONFIANCE La confiance dans les autres en France et en Europe Confiance, défiance : des attitudes inégalement partagées La confiance dans les institutions en Europe et en France Confiance et démocratie en Europe et en France QUELQUES ELEMENTS GENERAUX ET SPÉCIFIQUES DANALYSE QUELQUES PISTES

3 * La fabrique de la défiance, Yann ALGAN, Pierre CAHUC et André ZYLBERBERG, Ed. Albin Michel, 2012, 192 pages – Nombreuses références aux recherches mondiales sur les valeurs et aux recherches sociales européennes * La France déboussolée, Robert ROCHEFORT, Odile Jacob, 2002, 250 pages * Economie et confiance. La confiance : un facteur indispensable, mais complexe, Guy SCHULLER, janvier 2004, 41 pages * EVS, European Values Studies, Recherche Européenne sur les Valeurs (REVS), 2008 et 1999 * Recherche du CEFIS sur Lintégration, les rapports aux autres et les réseaux de relations (capital social), Luxembourg, 2011 * Sources principales : - La fabrique de la défiance : observations, analyses, conclusions, pistes - + vérifications dans la REVS 2008 Europe et France

4 * Objectifs de lintervention Donner une base et proposer des données pour réfléchir sur les (a) dimensions sociales et collectives de la confiance, sur les (b) conditionnements socio- économiques et culturels de la confiance, (c ) sur les raisons et les causes de la méfiance sociale et politique croissante et (d) sur des pistes en vue de renforcer la confiance sociale, lune des bases du « vivre ensemble » * Nature de lintervention Synthèse des apports sur ces thèmes du livre de base utilisé Présentation pédagogique des résultats de la Recherche européenne sur les valeurs, 2008, qui aborde de nombreuses questions sur la confiance ou liées à la confiance, et permet de comparer la situation en France et dans 38 autres pays européens (appartenant ou non à lUnion européenne NB. La présente version a été augmentée de dimensions, données et tableaux complémentaires vu lintérêt que la présentation avait suscité

5 * Redécouverte de la confiance dans les années <– thème de la société comme société de risques et donc dinsécurités diverses <– successions de crises diverses et des insécurités liées <– approfondissement des diverses formes de lindividualisme, des concurrences et conflits, affaiblissements du lien social, de la cohésion sociale

6 <– après plusieurs décennies de valorisation de la science et du progrès, découverte parfois douloureuse des limites et des échecs des sciences perte de lunité –> insécurité, en raison dune incertitude quant au comportement des autres acteurs (« contingence de laction sociale ») <– lhistoire et les événements sont vus de moins en moins comme résultats de la nature des choses, du destin, du hasard, de Dieu, mais comme résultant de laction humaine – avec toutes ses contingences

7 * Diversité et multiplicité des domaines et niveaux dapplication * Liens réciproques entre confiance individuelle, interindividuelle –> <– confiance institutionnelle qui fournit un cadre institué et régulé aux relations individuelles et interindividuelles

8 Vu les dimensions diverses et nombreuses de la confiance, il en existe des définitions nombreuses et le concept nest pas clair au niveau scientifique * Selon Wikipedia : sentiment de sécurité vis-à-vis de quelquun ou quelque chose. Il s'agit d'un mot du langage courant plutôt que d'un concept scientifique rigoureusement défini. Cependant, le thème a fait l'objet de nombreuses études par des philosophes, psychologues et chercheurs en sciences sociales.philosophespsychologues sciences sociales * Sentiment initial naturel indispensable, qui trouve son origine dans les premiers instants de la vie d'un individu avec son entourage. Dans une relation dite "normale", le nouveau né se sentira en confiance avec sa mère. Il est au chaud, entouré d'amour et d'affection –> niveau le plus global et général : atmosphère, mode de … confiance (voir la « confiance de base ») * La confiance favorise l'activité économique, la constitution d'entreprises, l'investissement, la prise de risque mais parfois elle est excessive et peut conduire à des bulles spéculatives.bulles spéculatives * Selon diverses études, la confiance vis-à-vis des autres est plus importante dans les sociétés anglo-saxonnes et nord-européennes que dans des pays comme la France ou l'Italie.

9 * La confiance de base (familiarity, Vertrautheit) : état plutôt inconscient, parce que tout ce qui en relève est plutôt accepté tel quel - sans aucune remise en question, ni même thématisation. Cest quelque chose qui a toujours existé pour un acteur (le « Urvertrauen » de lenfant) ou cela a été développé et assimilé dans le temps et sest totalement imprégné (habitude, tradition, évidence). * La confiance au sens large (confidence, Zuversicht) : lon nest pas tout à fait sûr de lissue, mais lon sattend à un résultat positif, tout en nexcluant pas une évolution contraire. Une issue négative pourrait être assumée sans grand dommage, sans déception excessive. * La confiance au vrai sens du terme (trust, Vertrauen) : La confiance commence là où la calculabilité et le contrôle sarrêtent. La confiance est une décision dans un contexte incertain (cest-à-dire recelant un risque), dans le but douvrir une marge de manœuvre aux acteurs impliqués dans la relation de confiance.

10 … La notion de confiance est ainsi mise fortement en relation avec le concept de risque propre à lépoque moderne… … Importance de lexpérience et des expériences, individuelles et collectives, positives et négatives, en rapport avec les conditions dexistence. … la question de la confiance se pose différemment si lon part de lhypothèse que lhomme est plutôt égoïste, rationnel ou de lhypothèse admettant quil est un être guidé par des considérations morales dans un système de normes et de conventions

11 « Lépoque est à la défiance. Sécurité, économie, travail, santé, retraite, politique, avenir de la jeunesse, information, culture, environnement : dans chaque domaine de la vie collective ou personnelle, une question de confiance est posée » Bruno Frappat, La Croix 28 juin 2002 « …sans la confiance des hommes les uns envers les autres, la société tout entière se disloquerait – rares en effet sont les relations uniquement fondées sur ce que chacun sait de façon démontrable de lautre, et rares celles qui dureraient un tant soit peu, si la foi nétait pas aussi forte, et souvent même plus forte que les preuves rationnelles.» Georg Simmel

12 Régions EuropéennesPays Europe des BlakansAlbania Bosnia Herzegovina Slovak Republic Slovenia Kosovo Montenegro Bulgaria Echantillon : Europe centr'orientaleAzerbaijan Armenia Belarus Czech Republic Georgia Hungary Lithuania Moldavia Poland Romania Russian Federation Serbia Ukraine Echantillon : Europe du NordDenmark Estonia Finland Latvia Echantillon : Europe occidentaleAustria Belgium France : Germany Ireland Luxembourg Netherlands Switzerland Northern Ireland Echantillon : Europe du sudCyprus Northern Cyprus Greece Malta Portugal Spain Echantillon : Grand total56 210

13 1. La confiance dans les autres en France et en Europe : une attitude inégalement partagée 2. La confiance dans les institutions en Europe et en France 3. Confiance et démocratie en Europe et en France

14 * La confiance dans les autres est particuliè- rement faible en France …

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16 * … et beaucoup moins grande que dans dautres pays et régions de lEurope

17 * Incidence nulle du sexe, de lâge, du statut matrimonial, du nb denfants … * Mais incidence très forte du niveau détudes et de revenus, du fait davoir une activité professionnelle et du statut socio-professionnel, ainsi que du positionnement politique et de ladhésion à des partis Quelques exemples sous forme de graphiques …

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24 * En résumé * La confiance apparaît davantage liée à des groupes sociaux qui vivent dans une plus grande sécurité dexistence, garantie, au moins partiellement, par des conditions sociales, culturelles et économiques aisées ou très aisées. * Elle caractérise davantage aussi des personnes se retrouvant dans les orientations de partis écologiques, de gauche et du centre et moins de la droite. * La confiance comme attitude fondamentale ne peut donc être limitée à ses dimensions personnelles ou interpersonnelles, mais renvoie à des sous-bassements et à des conditions collectives dexistence, de sécurité ou dinsécurité.

25 Introduction : la confiance dans les institutions dans les REVS La situation globale en France Comparaison France – pays européens Comparaison France – pays de lEurope du Nord, de lEurope occidentale Analyse de 5 ensembles dinstitutions et des attitudes des divers groupes sociaux à leur égard

26 * En introduction … * Vivre ensemble exige un certain niveau de confiance individuelle et interpersonnelle … * … mais vivre ensemble exige tout autant des normes et des règles de comportement ainsi que des systèmes dorganisation et dinstitutions dont lune des fonctions dans les démocraties est de garantir un fonctionnement équilibré, juste et transparent au service de tous et sécurisants pour tous, une « cohésion sociale » suffisante. * Or il ny a pas que le monde et les hommes politiques qui sont décriés et critiqués: cest le cas de la plupart les grandes institutions publiques et des institutions démocratiques mais aussi des entreprises. * Cette confiance dans les institutions devrait sans doute être liée au degré de confiance globale que les personnes ont les unes dans les autres, dans la vie, dans la société.

27 Dans les Recherches Européennes sur les Valeurs, depuis trente ans, et dans les Recherches Sociales sur les Valeurs, on prend en considération, dans une question centrale,18 institutions contribuant au fonctionnement de toute société et Etat démocratique : * des institutions régaliennes : police, armée, justice ; * des institutions nationales ou internationales, dont certaines sont liées à la représentation politique : gouvernement, parlement, Union européenne, ONU, OTAN ; * des institutions « services », telles que : systèmes de santé et de sécurité sociale, système de lenseignement, administrations ; * et des institutions issues de la société civile organisée ou des individus organisés, telles que : partis politiques, presse, syndicats, Eglises, entreprises, ONG

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29 * 5 institutions sont au sommet du hit parade français (plus de 7 personnes sur 10) : trois institutions de service, à commencer par le système de santé, suivi de lenseignement, puis de la sécurité sociale, et deux institutions régaliennes : la police et larmée * A lautre extrémité, en-dessous de 50% de confiance, on trouve, au plus bas les partis politiques (16%), puis graduellement le gouvernement, la presse, les syndicats, lEglise (43%) et les grandes entreprises (45%) : soit deux institutions politiques, une institution sociale, une institution culturelle, une institution religieuse et une institution économique, la plupart jouant un grand rôle dans le fonctionnement de nos sociétés démocratiques : Doù le grave problème que peut constituer le manque de confiance des citoyens à leur égard. * Dans la zone dadhésion intermédiaire (50% à 70%), on trouve plusieurs des institutions à dimensions internationales (Union européenne, OTAN, ONU : de 52 à 63 %) ou environnementales (69%) et deux institutions importantes au niveau des relations des citoyens entre eux et avec lEtat : le système judiciaire et ladministration. * Grosso modo, les personnes sont relativement ou peu confiantes dans 13 des 18 institutions dont la plupart jouent un rôle important dans la vie des gens, soit pratiquement, soit symboliquement. * On analysera les attitudes différentes des groupes sociaux à légard des institutions lorsquon travaillera sur 5 sous-ensembles différents dinstitutions.

30 * Pour lire les graphiques suivants (dia 31 et dia 33) : - commencer par suivre les bâtonnets verts qui indiquent de gauche à droite les % de confiance en France en ordre décroissant dimportance : de la plus importante, le système de santé (presque 80%), à la moins importante, les partis politiques (16%) - puis suivre les bâtonnets bleux qui indiquent les % des pays de lEurope occidentale: système de santé (69%) … partis politiques (21%) -puis passer en revue les bâtonnets rouges qui indiquent pour chaque institution les différences (de %) entre la France et les pays de lEurope occidentale. Lorsque ces bâtonnets rouges sont situés au-dessus de la ligne de base, ils signifient que la confiance en linstitution concernée est plus élevée en France que dans lensemble des pays de lEurope occidentale. Ainsi, la confiance dans le système de santé est plus élevée de 10% en France que dans lensemble des pays dEurope occidentale (bâtonnet rouge au- dessus de la ligne de base, à hauteur du chiffre 10). Lorsque les bâtonnets rouges sont situés en-dessous de la ligne de base, ils signifient que la confiance en linstitution concernée est moins grande en France : ainsi, la confiance dans les partis politiques en France est non seulement la plus basse, mais elle est encore 6% plus basse en France que dans les pays de lEurope occidentale.

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32 * Dans lEurope des 39 pays enquêtés, la France se distingue dabord par une confiance nettement plus importante (10% ou plus) dans larmée et dans le système de santé, et plus importante (moins de 10%) dans 11 autres institutions (entre autres: la sécurité sociale, lONU et les administrations) * La France se caractérise surtout par la moindre confiance dans plusieurs institutions à caractère politique : les partis politiques, le gouvernement, les syndicats et la justice, soit au niveau de la moyenne globale, de la moyenne UE_Occ ou de la moyenne de lUE_Nord * La France se distingue aussi et le plus dans sa méfiance à légard des Eglises tant par rapport à la moyenne globale (-16%) que par rapport à la moyenne des pays de lEu_Nord (-13%).

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34 * Les pays nordiques sont connus pour le développement important de leur société civile et de leur participation politique. * Les distances entre la France et ces pays nordiques savèrent particulièrement fortes précisément aux niveaux dinstitutions politiques, de la société civile et de la justice: sans parler de la confiance dans les Eglises, la confiance plus marquée dans les pays du Nord concerne le la justice, les syndicats, les partis politiques, le gouvernement et la presse (bâtonnets rouges sous la ligne de base). * Le hit parade positif français apparaît donc encore plus clairement ici quand on voit, par rapport aux pays du nord, la confiance des Français dans les institutions de santé, la sécurité sociale et les administrations, mais aussi dans lenseignement, larmée et la police. * On cherchera des éléments dexplication à ces phénomènes dans la dernière partie de cette présentation.

35 Mon attitude personnelle à légard des institutions et lattitude des Français à légard de ces institutions viennent dêtre approchées institution par institution. Mais ma véritable attitude, mon positionnement personnel réel – ou celle de chaque Français ou de sous-groupes de Français) – nest pas fait de mon attitude à légard de telle ou telle institution prise isolément : mon positionnement institutionnel est constitué de mes attitudes à légard de chacune ET de lensemble de ces 18 institutions. Dans un échantillon de 1500 Françaises et Français, il est normal que des positionnements densemble existent (des combinaisons différentes de confiance et de méfiance) et que certains sous-groupes se distinguent par des positionnements globaux différents. Les outils statistiques permettent de déceler dans les données lexistence de tels ensembles – sans que le chercheur intervienne aucunement dans les regroupements et les combinaisons trouvées. Cest ce que permettent de faire ce quon appelle les analyses multi-dimensionnelles (travailler sur plusieurs dimensions ou questions simultanément). Les analyses « factorielles » en sont lune des applications. Cest elles que nous avons utilisées ici. Ici donc, lanalyse factorielle a décelé 5 combinaisons (sous-ensembles) dinstitutions (voir dia suivante) ; le nombre de X en face de chaque institution indique le poids statistique de cette institution dans lensemble considéré.

36 1. Sécurité physique et morale3. Santé physique et sociale ArméeXXXSécurité socialeXXXX PoliceXXXSantéXXXX EglisesXX 2. International4. Libertés d'action et d'expression OTANXXXXSyndicatsXXX ONUXXXXPresseXXX UEXXXEducationXXX 5. Pouvoirs politiques Partis politiquesXXXX GouvernementXXX Soit 5 combinaisons décelées exclusivement par loutil statistique (et non pas par le chercheur); le nombre de X indique le poids de chaque institution dans lensemble considéré. A chaque ensemble, on a donné un « nom » qui cherche à exprimer le sens ou lorientation de cet ensemble.

37 Les types dinstitutions associées et la force dexplication de chacune dans lensemble aident à « interpréter » le sens de chacun de ces ensembles : 1.Lensemble « sécurité physique et morale » : cet ensemble trouve son sens principal dans le besoin de se sentir en sécurité physiquement, assuré ici par des institutions comme larmée et la police; ce besoin de sécurité trouve son complément dans un besoin de sécurité morale (et spirituelle), assurée ici par une institution comme les Eglises. 1.Lensemble « international » combine ici les trois institutions internationales du questionnaire, donnant la priorité à deux institutions : lOTAN et lONU, dans leur dimension principale dappareil sécuritaire international. LUE y est rattachée, sans doute pour la sécurité économique et culturelle qui viennent compléter la sécurité physique.

38 3.Lensemble « santé physique et sociale » : cet ensemble trouve son sens principal dans les besoins liés à la santé dans deux de ses principales dimensions : la santé physique et la santé sociale. 3.Lensemble intitulé « liberté daction et dexpression » est plus difficile à caractériser. Les trois institutions liées ici ont ceci de caractéristique quelles renvoient toutes trois à des libertés fondamentales du citoyen organisé et constituent soit des expressions de ces libertés, soit un garant de leur respect. 3.Lensemble « pouvoirs politiques » associe étroitement deux des institutions les plus liées au pouvoir politique: le gouvernement, en tant que lieu de lexercice de ce pouvoir, et les partis politiques comme moyens daccéder à ce pouvoir.

39 Note de lecture : Les % indiquent les proportions de personnes qui expriment leur positionnement à légard de chacun des sous-ensembles dinstitutions, en y adhérant soit positivement (confiance dans les institutions composant ce sous-ensemble), soit négativement (méfiance par rapport aux institutions constituant ce sous-ensemble). Ainsi : 59% des personnes expriment un positionnement négatif (méfiance) à légard des institutions de pouvoir, contre 11% un positionnement positif (confiance).

40 Les adhésions sont les plus fortes aux deux approches centrées sur la sécurité : sécurité physique (armée et police) et morale (Eglises) dabord, puis santé sociale et physique. La confiance dans les institutions internationales reste supérieure à la méfiance, puis on arrive à un certain équilibre de confiance et de méfiance parmi ceux qui expriment une approche centrée sur les libertés telles quelles peuvent être assurées et symbolisées par les institutions déducation, dopinion et dexpression (presse) et de défense des intérêts des groupes (syndicats). Le rejet le plus fort (6 personnes sur 10) et ladhésion la plus faible (1 personne sur 10) concernent deux des institutions liées au pouvoir politique : le gouvernement ET les partis politiques.

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42 Dans les dias suivantes, on se demande quelles attitudes ont les divers groupes sociaux, culturels et économiques de léchantillon, constitutifs de la société française, à légard de chacune des combinaisons / domaines institutionnels décelés : quelles sont les attitudes des ouvriers, des jeunes, des universitaires, des aînés, des personnes sans travail …, en postulant quil doit exister des différences dattitudes entre ces groupes. Identifier les attitudes dun groupe à légard de chacun des domaines institutionnels repérés permet de mieux comprendre son positionnement global et den trouver certaines raisons (sociales, culturelles, économiques …). Cependant, dans ce travail, nous nous limiterons aux différences vraiment significatives (valeur statistique et sens des différences). Dans les dias qui suivent, nous allons passer en revue chaque sous- ensemble / domaine dinstitutions et voir si et en quoi les orientations des divers groupes sociaux se ressemblent ou diffèrent.

43 Institutions % de confiancePoids statistique Armée 73%XXX Police 75%XXX Eglise 43%XX Pour rappel, ce domaine comprend 3 institutions :

44 Les graphiques qui suivent nous montrent que la confiance et la méfiance dans ce type dinstitutions sont fortement marquées par les clivages politiques et le statut matrimonial des personnes, plus relativement par lâge. Ce type de confiance est peu influencé par le niveau détudes, de revenus, de statut professionnel. 1.Font (nettement) plus confiance à ces institutions : 1.Les personnes veuves, mariées ou pacsées 2.Les personnes qui se définissent à droite sur léchelle politique gauche-droite ou appartiennent à un parti de droite, plus relativement du centre 3.Plus relativement, les personnes âgées ou retraitées 2.Font nettement moins confiance à ces institutions : 1.Les personnes divorcées, séparées ou jamais mariées (célibataires) 2.Les personnes qui se définissent à gauche sur léchelle politique gauche-droite ou appartiennent à un parti de gauche ou aux écolos

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47 Ce domaine institutionnel de confiance comprend : -LONU63%XXXX -LOTAN55%XXXX -LUnion Européenne52%XXX

48 Les graphiques suivants montrent que: La confiance dans ces institutions est très valorisée par les détenteurs de hauts diplômes et de revenus importants et par les catégories socio-professionnelles supérieures, et inversement. Elle est moins valorisés par les gens qui se situent à gauche ou se réfèrent aux partis de gauche. En résumé, la confiance dans le domaine des institutions internationales est DAVANTAGE valorisée PAR les CATEGORIES SOCIALES SUPERIEURES

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51 La confiance dans ces deux institutions est très élevée (autour de 75%). Mais ce constat nest pas seulement général ; il concerne tous les groupes de la population, quels que soient lâge, le statut matrimonial, le niveau détudes, de revenus ou de profession, le statut par rapport au travail, lappartenance ou lidéologie politiques. Les différences entre les sous-groupes existent, mais elles sont souvent faibles, en tous cas non significatives. Nous sommes donc face à un domaine institutionnel vis-à-vis duquel la confiance des gens, non seulement est élevée, mais aussi partagée par tous. Il faut dire quelles concernent des domaines et besoins essentiels de la vie des personnes et des collectivités.

52 Ce domaine institutionnel comprend deux institutions : les partis politiques (16% de confiance) et le gouvernement (35%) de confiance. Linstitution la plus significative de cet ensemble est ici représentée par les partis politiques (poids statistique : XXXX – le gouvernement ayant XXX comme poids statistique).

53 En lisant les 3 graphiques qui suivent, on sapercevra que : * Le rejet des institutions de pouvoir est fort ; il est partagé par toutes les classes dâge, surtout par les les jeunes adultes et les jeunes. Ladhésion reste faible, mais un peu plus marquée, chez les aînés. Cependant, la majorité des différences ne sont pas très marquées. * Le rejet est le plus fort chez les personnes à revenus faibles et moyens ; il chute parmi les hauts revenus. Mais, ici aussi, les clivages entre les sous-groupes ne sont pas très marqués. * Les clivages politiques sont par contre plus nets. Les institutions politiques sont plus valorisées par la droite (partis et opinions) surtout et le centre (opinions), elles sont clairement le moins rejetées par les mêmes droites et le plus nettement rejetées par les personnes qui se disent de gauche et disent appartenir aux partis de gauche. Les partis écologiques et du centre des positions proches de celles des partis de gauche.

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57 Pour rappel, ce domaine institutionnel de confiance comprend : -Les syndicats(42 %)XXX -La presse(38 %)XXX -Lenseignement(76 %)XXX

58 * La confiance dans les institutions de liberté (56%) et la distance à leur égard (40%) sont peu influencées par lâge, le statut matrimonial, les revenus, les études et la profession * Par contre, la confiance dans ces institutions est très marquée dans les partis de gauche et les personnes situées à gauche, mais aussi au centre ; cest plutôt la méfiance, par contre, dans les partis du centre, mais surtout de droite et parmi les personnes qui se situent à droite sur léchelle politique * NB. Enquête en 2007 … déjà sous Sarkozy

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61 * Lexpression de la confiance/de la méfiance dans les autres en général a peu dimpact sur la confiance dans les institutions lorsquil sagit des domaines de la sécurité physique et morale et des institutions de pouvoir * Par contre, la confiance dans les institutions liées à notre santé physique et sociale, à nos libertés, et dans les institutions internationales est dautant plus grande que la confiance globale dans les autres est plus grande – et inversement. * Nous voyons donc se confirmer, mais partiellement, les liens qui peuvent exister entre la confiance globale dans les autres et la confiance dans les institutions qui régissent notre vie ensemble. Le graphique de la page suivante se lit comme suit : de gauche à droite, si les personnes ont un sentiment global de confiance, elles sont nettement plus nombreuses : 65% à soutenir les institutions internationales – contre seulement 53% si elles sont méfiantes -, les institutions de liberté : 60% – contre 47% seulement si elles sont plutôt méfiantes -, et les institutions de santé : 72% – contre 63% seulement si elles sont guidées par la méfiance. Autrement dit, si lon a confiance dans les autres globalement, on a davantage tendance à soutenir les domaines dinstitutions internationales, de liberté et de santé. Et inversement.

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63 1.Au niveau européen, quelles différences ? 2.Au niveau français, quels clivages dominent ?

64 * Les jugements portés sur la démocratie, sur les pouvoirs, sur les gouvernements ne disent pas tout de la « confiance » quon leur porte. Ils nen sont pas moins révélateurs dune certaine confiance ou dune certaine méfiance : * Quil sagisse de lappréciation de la démocratie ou de celle du gouvernement en place, les Français sont parmi les plus sévères dans leurs jugements : * 60% des Français sont insatisfaits de la démocratie, quand « seulement » 41% des citoyens de lEurope occidentale le sont ; * 40% des Français ont une très mauvaise opinion de leur gouvernement, alors que cest le cas de « seulement » 21% des personnes dEurope occidentale * Remarquons à nouveau que lEurope du Nord garde une attitude plus constructive que la moyenne pour les deux appréciations qui suivent:

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67 * Deux autres questions en sus pour aller un peu plus loin au niveau de la France 1. Quel type de gouvernement : avec des experts ? nécessité d « hommes forts » ? Et larmée au pouvoir ? Ou finalement la démocratie telle que nous la connaissons actuellement en Europe occidentale ? 2. Quels problèmes pose la démocratie ? Mauvais fonctionnement de léconomie ? Difficultés à prendre des décisions ? Incapacité à bien maintenir lordre ? Ou la démocratie est-elle quand même mieux que nimporte quel autre gouvernement ?

68 Si larmée au pouvoir a peu de chance en France (5%), la France des experts nest pas tellement loin, avec 52% de mentions; le score des « hommes forts » tourne autour du quart des réponses – un score qui dépasse un peu celui du Front National. Moins de 3% associent étroitement les 3 formes non classiques de gouvernement et 17% en reprennent au moins deux à leur compte. Cependant, malgré tout, la forme actuelle de la démocratie lemporte largement avec plus de 9 personnes sur 10 qui sy rallient.

69 Cest surtout linefficacité à maintenir lordre qui est mentionnée par les Français : plus de un sur deux. Ils sont plutôt partagés quant à lefficacité économique : un peu moins de un sur deux. Quant aux difficultés à prendre les décisions, cest une personne sur quatre qui les évoque. Signalons quun tiers des personnes citent les trois difficultés ou obstacles en même temps. Cependant, ici aussi, la démocratie reste plébiscitée par une très grande majorité. Et près de 30% citent la démocratie comme meilleur système tout en reprenant à leur compte lensemble des trois critiques citées.

70 * Y a-t-il des clivages significatifs au sujet de la démocratie entre les divers groupes de la population française ?

71 * Concernant lappréciation générale de la démocratie et du gouvernement, 4 types de groupes se démarquent très fortement : * Les appartenances politiques * Les orientations politiques * Le niveau de revenus et * Le statut socio-professionnel Sont le plus satisfaits de la démocratie -Les personnes de droite -Les haut managers et les cols blancs -Les personnes à revenus > 3000 Sont le moins satisfaits de la démocratie -Les personnes de gauche -Les ouvriers et les techniciens -Les personnes gagnant entre 2 et 3000 Estiment le gouvernement (très) mauvais -Les personnes de gauche -Les ouvriers et les techniciens Estiment le gouvernement (très) bon -Les personnes de droite -Les hauts managers -Les personnes à revenus > 5000

72 Un type de gouvernements divise fortement les groupes sociaux : un gouvernements par des hommes forts : clivages politiques, socio-professionnels, niveaux détudes, rapports au travail et statut matrimonial Soutiennent un gouvernement par des hommes forts -Les personnes de droite (partis et idéologies) -Les retraités -Les personnes de >65 ans -Les veufs -Les ouvriers et indépendants -Les personnes de niveau scolaire primaire * Types de gouvernements : avec des experts ? nécessité d « hommes forts » ? Et larmée au pouvoir ? Ou finalement la démocratie telle que nous la connaissons actuellement en Europe occidentale ? Rejettent un gouvernement par des hommes forts -Les personnes de partis de gauche -Les personnes se situant idéologiquement au centre -Les personnes au travail -Les managers moyens -Les personnes à diplômes supér et univers. -Les célibataires -Les jeunes de ans

73 Un type de gouvernements divise encore, mais moins les groupes sociaux : un gouvernement de démocratie type actuel : clivages dans les niveaux détudes surtout, les statuts socio-professionnels et plus relativement les tranches de revenus. Par contre, les clivages politiques et idéologiques sont absents ici. Soutiennent un gouvernement de type démocratique actuel -Les managers et les cols blancs -Les personnes à revenus supérieurs -Les personnes de niveau scolaire supérieur et univers. Dans les trois cas, le soutien à la démocratie augmente avec le niveau social, économique et culturel considéré * Types de gouvernements : avec des experts ? nécessité d « hommes forts » ? Et larmée au pouvoir ? Ou finalement la démocratie telle que nous la connaissons actuellement en Europe occidentale ? Rejettent un tel gouvernement -Les personnes à niveaux détudes inférieurs -Les ouvriers et les techniciens -Les personnes à bas et moyens revenus Dans les trois cas, le rejet de la démocratie augmente à mesure que baissent les niveaux social, économique et culturel

74 Les deux autres types de gouvernement divisent très peu les groupes sociaux. Le résultat le plus caractéristique est labsence totale et étonnante de clivages gauche-droite (parti ou idéologie) sur la position à légard dun gouvernement par des experts. Un gouvernement par des experts ? -Hésitation globale : 52% disent OUI -Presque tous les groupes sociaux sont partagés de la sorte -Soutiennent un peu plus : Les ans et les aînés - Les ouvriers et gens du commerce – Les pers. à études infér. -Soutiennent moins : Les moyens managers, les personnes au travail et de niveaux supérieurs détudes * Types de gouvernements : avec des experts ? nécessité d « hommes forts » ? Et larmée au pouvoir ? Ou finalement la démocratie telle que nous la connaissons actuellement en Europe occidentale ? Larmée au gouvernement ? -Rejeté massivement par 95% -Presque tous les groupes sociaux sont unanimes -Soutiennent un peu plus ou rejettent un peu plus : les mêmes groupes que ceux qui soutiennent davantage un gouvernement par des experts, hormis les jeunes

75 * LEurope est un thème cher aux vienouvelliens, même si ces derniers regardent lUnion européenne de manière critique sinon très critique. * La France des Français reste hésitante dans sa confiance en lEurope : 52% dans la présente recherche (2008). Cest mieux que le referendum, mais quand même! * Le questionnaire a permis didentifier et dapprofondir certaines des peurs que les gens ont par rapport à lEurope, et surtout par rapport aux risques que courrait la France, et quils courraient comme citoyens à cause de lEurope. * Les risques envisagés dans lenquête sont : * Une moins bonne sécurité sociale * Moins demplois * Perte de pouvoir de la France * Dilution de lidentité nationale * Coût financier que la France devrait payer

76 * Les peurs de lEurope restent élevées dans lensemble des pays européens couverts par lenquête, allant de 3 à presque 5 personnes sur 10. – Voir graphique de la dia qui suit * Les risques particulièrement mis en évidence portent sur les pertes demploi (47%) et sur des coûts financiers pour le pays (44%). * Les questions didentité nationale et de perte de pouvoir viennent au second plan tout en étant le fait de plus de 3 personnes sur 10 (35% et 31%). * Entre ces deux extrêmes, on trouve les risques de voir les couvertures de sécurité sociale diminuer (4 personnes sur 10). * Si lon compare les attitudes des Français à celles des habitants des pays de lEurope occidentale et du Nord ( voir deux dias plus loin ), * les deux craintes les plus partagées portent sur les emplois et sur les coûts financiers, les Français exprimant ces deux peurs un peu plus que la moyenne des habitants de lEu_Occ et à égalité avec les habitants des pays nordiques. * Dans les 3 autres cas : craintes quant à la sécu (surtout), lidentité et le pouvoir, les Français manifestent clairement de plus fortes peurs.

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79 Regardons les Français de plus près ( graphiques sur les deux dias suivantes ). * Dans tous les cas, les craintes exprimées à légard de lEurope sont élevées, allant de 38% à 55% (voir graphique sur la dia suivante) * Les deux craintes les plus fortes concernent la sécurité sociale dont les risques de dévaluation sont exprimés par 55%, suivie par la crainte de perdre encore plus demplois, exprimée par 54%. * Les deux craintes les moins fortes concernent la perte de pouvoir, mais encore avec près de 4 personnes sur 10, et le risque de perte didentité nationale avec un peu plus de 4 personnes sur 10. * Une crainte intermédiaire, qui reste néanmoins élevée : le risque de coûts financiers (49%). * Quant à la perspective de lélargissement de lEurope, lensemble des pays couverts est divisé : 35% pensent quil faut le poursuivre, 30% quil faut le stopper et 35% ne savent pas très bien. Une majorité des personnes des (nouveaux) pays des Balkans (49%) et de lEurope centrale (44%) soutiennent la poursuite de lélargissement. * Cest en France que les clivages sont les plus forts : 44% des Français sont pour larrêt de lélargissement et seulement 18% pour sa poursuite. Ce qui confirme les craintes globalement plus fortes des Français par rapport à lEurope.

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82 Ces peurs de lEurope renvoient-elles à la méfiance plus générale et globale que les gens auraient les uns à légard des autres – et que nous avons analysée au début de cette présentation ? Oui, clairement au niveau statistique, il y a une relation étroite entre les deux attitudes : méfiance globale des autres et peurs de lEurope / confiance globale et moins de peurs de lEurope. Cette relation ne dit pas clairement quoi cause quoi,… … mais linterprétation permet de dire que les personnes manifestant une confiance globale dans les autres ont clairement tendance à craindre moins lEurope (voir graphique sur la dia suivante)

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84 Générales Propres à la France - Ces résultats, les ouvrages consultés, les personnes rencontrées, permettent dexprimer diverses interprétations et hypothèses. Nous nous situerons dabord au plan général (dans nos sociétés aujourdhui …), ensuite au plan français (facteurs et explications spécifiques à la France).

85 * Plusieurs facteurs ont évoqués par Vincent Trieste dans son introduction. Jen reprends certaines et en ajoute dautres. * Depuis les années 60 et encore plus 80 (« années Thatcher »), nous avons assisté à lexacerbation de la concurrence, de la liberté et de lexcellence, qui ont à leur tour conduit à renforcer lindividualisme, larrivisme et légo-ïsme, à produire des individu non reliés, à aggraver la perte de cohésion sociale * La volonté dautonomie (individuelle) est portée à lextrême, avec comme conséquences : –> la dé-responsabilisation de soi et -> la responsabilisation - culpabilisation des autres, du système … et de ses exclus * Dans le même mouvement, sest accentuée lopacité des systèmes et des institutions, suite à leur spécialisation, qui a permis et renforcé –> le règne des experts et la dévalorisation des généralistes et des simples citoyens -> lutilisation à ses propres fins et intérêts des fissures des systèmes la corruption, les passe-droits

86 * … * La société moderne est devenue plus anxiogène parce que les risques que comporte la vie en société sont perçus comme résultant de laction humaine et non plus des dieux, du destin, de la fatalité * Défiance, angoisse et terreur existentielles se nourrissent mutuellement, ce qui peut conduire – > aux recherches angoissées de nouvelles sécurités : dans les extrêmes, les sectes, dans certains courants spiritualistes et nouvelles formes de religiosité coupés de la réalité … * Les couches populaires, plus insécurisées, sont et se montrent plus vulnérables aux diverses formes de droitisation des sociétés, de réponses autoritaires à linsécurité ressentie (politiques ou religieuses)

87 * Angoisses FORTES chez FR par rapport aux pays voisins : santé mentale, dépression, troubles psy, consommation médicale, suicides et tentatives : forte augmentation 1991 à 2005 ; multiplication par 3 des symptômes dépressifs, surtout chez les jeunes. * Selon lenquête mondiale ONG de lutte contre la corruption, rapport Global competitiveness Report : * classe politique corrompue : France = 25 e sur léchelle de la transparence >< Danemark, Nlle Zélande et Singapour = 1ers, Suède et Finlande 4 e, Canada 6 e, Pays-Bas 7 e, Allemagne 15 e, R-U 20 e et USA 22e * détournements de fonds publics : Fance = 25 e sur échelle des pays les plus vertueux >< Nlle Zélande et Suède 1ers – Singapour 3 e, Danemark 4 e * Confiance dans léthique des politiciens : Fr = 31 e >< pays Nord Europe * Indépendance du système judiciaire : France : 39 e >< Nlle Zélandel, Dan, Su, Finlande en tête, Allemagne 5 e et Grande Bretagne 8 e * Favoritisme : France = 32 e, Grèce 105 e et Italie 115 e * Opinion sur les managers : Fr = 48 e …

88 Incidence de tous les facteurs communs + facteurs spécifiques et caractéristiques et renforcés en France, sur base du livre cité + discussions avec amis VN (voir aussi lexposé de Bernard Langevin) : * La verticalité de la société française : élitisme et excellence dans toute léducation et le système scolaire (cf. les Grandes Ecoles …) –> concurrences, insécurités * Horizontalité marquée par les corporatismes cloisonnés –> non coopération, esprit de chapelle, non universalisme * Comparatismes exacerbés, perception dune forte hiérarchie sociale des statuts et suspicion dinjustices dans lascension sociale, de corruption, de conflits dintérêts par rapport (a) aux élites, riches et gens au pouvoir, (b) chômeurs, exclus et marginaux et (c) entreprises, hiérarchie et collègues

89 * Conséquences : - –> être meilleur que le voisin, obsession des statuts et du rang social - importance de la conflictualité (mal gérée) plus que de la négociation - défiance par rapport aux institutions, aux syndicats, aux politiciens, aux hauts fonctionnaires * Les couches populaires françaises sont fortement et particulièrement marquées par ces diverses défiances et méfiances ; par rapport à elles, les discours sur la confiance ont peu dimpact, vu que leur méfiance est fortement liée à leur insécurité dexistence –> nécessité dune autre approche et dautres formes dinterventions et dactions que les seules sessions habituelles de notre Vie Nouvelle

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91 Entre autres et en plus de celles citées par les autres intervenants : * élargissement des horizons : au-delà de moi, de ma famille, de mon milieu –> autres milieux et cultures, européen, international, mondial, planète * élargissement des relations et des réseaux de relations : le « capital social » : réseau large et diversifié : cf. recherches montrant linteraction étroite entre confiance dans les autres, connaissances des autres et réseaux de relations * coopération, solidarité et service aux autres, à la société >< individualisme, concurrence, compétition, dun côté, élitisme et corporatisme, règne des experts, de lautre côté : en famille, à lécole, dans les mouvements de jeunes, dans le monde associatif…

92 * niveau politique et des institutions (voir p. ex. certaines promesses de Fr Hollande) * non cumul des mandats * nominations indépendantes >< passe-droit divers * gestion des conflits dintérêts * baisses de certains salaires * Transparence * Niveau de léducation * IMPORTANCE DE LEMPATHIE ET DE LA COOPÉRATION À LÉCOLE, À LA MAISON comme lieux éducatifs des enfants et des jeunes * // pays anglo-saxons : école comme communauté, place à lexpression individuelle, activités collectives, participation à la gestion de lécole, apprentissages via actions communes et échanges

93 * Niveau de léthique collective * Restaurer et faire vivre des lieux déchanges, de débats et de propositions sur les questions fondamentales du vivre ensemble: cf. groupe Roosevelt, pacte civique, Edgard Morin, St Hessel, Larouturu et bien dautres : leur succès montre aussi les attentes et les besoins à ces niveaux, entre autres des jeunes * Faire vivre des mouvements comme la VN où celles et ceux qui sengagent dans la politique et dans le changement peuvent venir se ressourcer et garder le cap au sein des pression auxquelles ils sont soumis, des compromis quils sont amenés à accepter et à gérer

94 * La confiance, dimension fondamentale du vivre ensemble … inégalement partagée … … tel était notre titre… tel il reste au terme de ce parcours, avec son interpellation : * Les couches populaires sont particulièrement marquées par les diverses formes dinsécurité dexistence, manipulées et manipulables, rétives aux essais maladroits ou incomplets de leur rendre confiance … Il y faut plus que nos sessions V : il y faut nos engagements concrets sur le terrain des luttes sociales et politiques où les valeurs de justice, dégalité, de solidarité … et de fraternité trouvent leur plein sens en sy incarnant.

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Télécharger ppt "* Dimension fondamentale du vivre ensemble … inégalement partagée Michel LEGRAND Session de La Vie Nouvelle, 3 juillet Domaine de Branguier."

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