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16-17 septembre 2009 Présentateur F. B. BATIONO. Contexte/justification Objectif Méthodologie Résultats Conclusion.

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1 16-17 septembre 2009 Présentateur F. B. BATIONO

2 Contexte/justification Objectif Méthodologie Résultats Conclusion

3 Environ 80 millions de grossesses non désirées (FCI) dues à une mauvaise utilisation de la méthode; un échec de la contraception un désagrément lié à une méthode ou à ses effets secondaires la décision et le choix de la méthode

4 Plus dun demi million de femmes meurent annuellement des suites de complications liées à la grossesses et à laccouchement Plus de la moitié de ces décès surviennent en Afrique (13% de la population mondiale et 23% des naissances globales); OMS, 2004 EDS BF 2003: 14% du taux dutilisation des méthodes contraceptives par les femmes (15-49 ans)

5 Grossesses non désirées et taux de morbidité et de mortalité de plus en plus élevés chez les adolescents et les jeunes Offre de service de PF disponible mais pas toujours accessible aux adolescents et aux jeunes Besoins non couverts restent encore énormes en matière de planification familiale et de la santé sexuelle et reproductive

6 Question Quelles sont les contraintes relatives à lutilisation des services de planification familiale par les adolescents et les jeunes ? Objectif Identifier et analyser les contraintes liées à laccès aux services de PF par les adolescents et les jeunes

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8 Approche qualitative basée sur une étude transversale à visée descriptive et analytique Guide dentretiens semi-structurés entretiens de groupes entretiens individuels Observations Analyse documentaire: exploitation de registres de consultations des services de PF

9 Profils des participants Jeunes filles/garçons de ans (scolarisés, non scolarisés) Personnels de santé (gynécologues, sages femmes, maïeuticiens, infirmier(e)s, accoucheuses auxiliaires, aides soignants, gérants de dépôts, etc.) Personnels de service social Lieux de collecte des données Formations sanitaires Mairies Districts sanitaires

10 Données parfois incomplètes dans les registres de consultations en PF (par exemple les variables économique, scolaire, matrimoniale, etc.) Problème lié à la disponibilité des enquêtés Refus de personnes à participer à létude Un personnel de santé parfois moins expérimenté en planification familiale Influence des statuts des participants dans la prise de parole (infirmiers chefs de poste, sages- femmes, accoucheuses, jeunes, adultes, etc.)

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13 Dans des formations sanitaires de différentes natures Structures de soins publiques, privées lucratives, confessionnelles Structures associatives, ONG, centres jeunes Proposant diverses méthodes pas nécessairement toutes disponibles dans un même centre Des méthodes « naturelles » : calcul du cycle, collier, etc. Des méthodes modernes : contraceptifs oraux, injectables, hormonaux

14 Proposant aussi un conseil Sur les effets secondaires de la prise de méthodes contraceptives Sur les perturbations des cycles Sur lespacement des naissances…

15 Pilules Injectables Stérilet Norplant Préservatif masculin Préservatif féminin Collier Calcul spermicide

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17 « Les injectables, la pilule, le norplant sont appréciés par les femmes mariées, tandis que les jeunes filles célibataires préférèrent lutilisation des préservatifs », (focus group, jeunes femmes, Ouagadougou) « Moi, je nai jamais été au dispensaire pour demander des conseils sur les méthodes contraceptives ; les garçons utilisent les préservatifs ; les autres méthodes, cest les couples qui les utilisent… », (focus group, jeunes filles, Ouagadougou)

18 La PF offre des avantages dans divers domaines Le contrôle des grossesses non désirées La santé de la mère et de lenfant Léducation et lalimentation des enfants La réduction de la pauvreté

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20 Coûts estimés élevés des produits contraceptifs par les jeunes « La plaquette de pilule coûte 100 F FCA, mais parfois nous donnons à des jeunes qui nont pas les moyens den acheter. La consultation coûte 150 FCFA mais pas une obligation», (prestataire de soins, centre jeunes, Ouagadougou) « Nous les jeunes, on na pas toujours largent pour acheter les produits contraceptifs. Disons que les moyens ne suffisent pas; il y a trop de choses à faire… », (jeune fille, 22 ans, élève, Ouagadougou)

21 « Les femmes dans notre région sont très pudiques et on ne se dénude pas devant un soignant ; ce nest quen cas de nécessité comme lors des accouchements ou des consultations prénatales…Autrement, il est inconcevable pour une femme de se déshabiller dans le seul but de se faire insérer un stérilet par exemple. Elle préfère orienter son choix vers une autre méthode » (prestataire de soins, Maroua)

22 « Les services de planification familial sont plus réservés aux femmes mariées quaux filles célibataires. En plus les hommes disent que lorsque les femmes prennent les contraceptifs, elles peuvent aller avec nimporte quel homme. On ne peut plus les contrôler. Cest pour ça que certaines jeunes filles ne veulent pas se marier tôt ; et cest aussi le cas des femmes qui ne sont pas mariées », (jeune fille, focus group, Ouagadougou)

23 « Cest Dieu qui donne les enfants et le mari donne les grossesses », (usagers, Maroua) «Comme cest un centre confessionnel, les méthodes hormonales ne sont pas acceptées par lÉglise ; mais on le fait officieusement parce quil y a le besoin. Ce qui fait que cest récemment quon a institué la PF officiellement dans nos activités», (prestataire de soins, Maroua)

24 « Il y a plusieurs méthodes contraceptives pour éviter les grossesses; maîtriser son cycle, les calculs…Je nai jamais utilisé. Je naime pas cela. Les produits, je naime pas. Cest le préservatif seulement quon utilisait. Mais, cette fois on na pas utilisé, parce que je naime pas » (jeune fille, élève, 20 ans, Ouagadougou)

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26 Absence de discrétion… « Ce nest pas facile, car nos mamans et nous, on se rencontre dans les mêmes salles dattente. Parfois on est gênée en tant que jeune fille », (jeune fille, focus group, Ouagadougou) Des services difficilement identifiables… « Le centre jeune est un peu caché. Je ne savais pas que cétait un centre pour jeunes. La plaque dindication est illisible », (jeune fille, 20 ans, étudiante, Ouagadougou)

27 « La confession ne veut pas de ça parce quelle dit que cest un acte abortif… que ça peut faire des avortements … Cest une méthode qui ressemble à une méthode abortive », (prestataire de soins, Maroua) «Avec les injectables certaines utilisatrices ne voient plus les règles pendant trois mois. Toutes celles qui pratiquent cette méthode ont des perturbations du cycle menstruel. Soit les règles disparaissent totalement, soit elles les voient plusieurs fois au cours du même mois. Dautres connaissent des saignements à répétition», (prestataire de soins, Mopti)

28 « Comme je navais jamais eu denfants, je me suis mise en tête que les méthodes contraceptives modernes pourraient me causer des problèmes de stérilité. Donc, jai opté pour le préservatif qui peut protéger contre les grossesses et le VIH/sida », (jeune fille, élève, 21 ans, Ouagadougou)

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30 Refus des jeunes de se déshabiller pour lexamen clinique, gêne de sexprimer par rapport au sexe et à lâge du prestataire « Un jour je suis allé au dispensaire, parce que mon sexe me grattait. Quand jai vu que cétait une femme, surtout une jeune, jai parlé dautres choses qui nont rien à voir avec mon mal » (jeune garçon, Ouagadougou) « La relation a été satisfaisante. Mais le fait quil soit un homme, ma un peu gênée. Si cétait une femme, javais des questions que je voulais poser. Mais, jétais gênée », (jeune fille, 24 ans, Ouagadougou

31 Refus des jeunes de se déshabiller pour lexamen clinique, gêne de sexprimer par rapport au sexe et à lâge du prestataire « Au début, jai eu peur, parce quelle est plus âgée que moi, mais elle sest montrée très gentille avec moi par la suite ; je me suis exprimée à laise », (adolescente, élève, 17 ans) « Parfois aussi, quand on narrive, on voit des tanties [parlant de femmes âgées] qui nous regardent bizarrement. Parfois on est gênée, surtout si vous êtes dans le même secteur », (jeune fille, focus group, Ouagadougou)

32 Des questions jugées inutiles au cours de la consultation thérapeutique (par exemple, IST, arrêt des règles) « Dès que tu arrives au dispensaire avec un mal, par exemple, une IST, les infirmiers parlent de sida ou bien damener la ou le partenaire », (jeune garçon, Ouagadougou)

33 Une « honte » initiale… « Javais honte de lui dire ça, que mon sexe me grattait ; comme cest la première fois », (jeune fille, 20 ans, Ouagadougou) «…Les jeunes filles viennent discrètement ; quand tu es dehors et que tu veux rentrer à lintérieur, elles te tirent de côté en disant, la mère, cest toi que je suis venue voir…Elles ne viennent pas en tenue décole parce quelles peuvent rencontrer même des voisines et on va dire… On va rentrer te dire jai vu ta fille là- bas à lhôpital ; elle dit quelle est malade, toi à la maison tu ne sais pas que ton enfant est malade…parce que si une jeune fille dit, quelle est célibataire, bon tu vois limpression que ça peut donner », (prestataire de soins, Maroua)

34 « Lorsquils [les jeunes] viennent trouver par exemple que vous êtes deux ou plusieurs dans la salle de consultations pour quils parlent de leur mal, cest tout un problème. Souvent par peur, il peut te raconter la moitié de la vérité et cacher lautre moitié au fond de lui », (prestataire de soins, Ouagadougou)

35 Consultation thérapeutique rapide/expéditive de certains personnels de santé (écoute non suffisante du client) « Quand tu rentres dans la salle de consultation et que lagent de santé a la mine serrée, tu ne sais plus quoi dire », (usagers jeunes, Ouagadougou) La peur dêtre réprimandé, de ne pas être suffisamment écouté par lagent de santé «Souvent les agents de santé te négligent, tinsultent au lieu de te donner des conseils. Cest ce qui fait quon na plus envie de repartir…», (jeune garçon, Ouagadougou)

36 Fondés sur des préjugés par rapport aux conduites sociales des jeunes « Quand tu reçois un jeune qui a lâge de ton fils ou de ta fille; la tendance est à la morale puisque tu vois ton enfant à travers lui », (prestataire, Ouagadougou) « Ce qui fait que nous ne nous présentons pas dans les centres de santé, on dit que, soit tu es enceinte soit tu veux avorter », (jeune fille, Ouagadougou)

37 Stigmatisation des jeunes filles surtout célibataires (par exemple, la SMI considéré comme étant plutôt réservée aux femmes mariées) «Au lieu daller à lécole, cest ça qui vous intéresse [allusion aux relations sexuelles?]», (prestataires de soins, Ouagadougou)

38 « [La sage femme] sest entretenue avec moi, sur ma vie et, elle ma donné des conseils en me disant quelle est une mère, une sœur qui est entrain de me conseiller. Cétait bien et cela ma motivé à amener deux amis pour les mêmes raisons. Laccueil est très important. », (jeune garçon, 21 ans, Ouagadougou) «On ma reçue toute seule dans la salle. Elle ma offerte une place pour masseoir et on a commencé à discuter. Elle ma donnée un médicament que jai avalé et un autre à prendre à domicile. Elle a pris tout son temps pour mécouter. Elle a été attentive et patiente à mon égard » (jeune fille, 23 ans, Ouagadougou)

39 «Quand je suis entrée, elle ma donnée la place pour masseoir et elle a fermé la porte », (jeune fille, 21 ans, Ouagadougou). « Il a pris tout son temps pour mécouter et me montrer toutes les méthodes contraceptives. Il ma accueillie avec respect et dans la confiance… », (jeune fille, 19 ans, Ouagadougou).

40 « Elle ma posée des questions et a pris tout son temps pour mécouter. Elle ne ma pas grondée, ni insultée, ni réprimandée. Lentretien na pas trop duré et cela ma beaucoup plu. Le fait quelle soit une femme, la relation a été facile. Quand je venais, je priais Dieu pour que ça soit la femme », (jeune fille, 21 ans, Ouagadougou) « Il faut prendre le temps découter les jeunes, parce qu ils ne donnent pas immédiatement le motif réel de la consultation. Il faut une relation de confiance et découte», (prestataire de soins, Ouagadougou)

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42 impliquer les associations en matière de PF (par exemple, fournir certaines méthodes contraceptives aux usagers, référer des usagers à des formations sanitaires) fournir davantage la bonne information aux jeunes sur la SR, les services de PF, puisquils parlent beaucoup entre eux créer des centres jeunes ou des services spécifiques aux jeunes utilisateurs

43 faire léducation familiale dans les écoles (introduire dans les programmes des cours sur les relations entre garçons et filles, la vie familiale) sensibiliser les agents de santé dans leur manière de recevoir les jeunes filles, surtout le personnel féminin baisser le coût des contraceptifs (par exemple le paquet des préservatifs est passé de 50 à 75 FCFA.

44 créer/renforcer un réseau dassociations ou un cadre de concertation permettant de recevoir et dorienter les jeunes et populations démunies en fonction de leurs besoins en matière de santé génésique ou santé de la reproduction Besoins exprimés non couverts: Les avortements « Quand elles viennent, elles nous demandent de les aider. Elles pensent quen faisant le planning familial leur grossesse va couler. Elles disent ouvertement de les aider à avorter », (prestataires de soins)

45 Les services de planification familiale sont certes disponibles mais leur accès par les jeunes reste une préoccupation majeure Ces services qui délivrent des prestations en santé sexuelle et reproductive sont aussi des lieux de rappel de la norme, sinon du mariage, du moins de la nécessité dune relation socialement reconnue entre un homme et une femme et de difficiles relations entre les personnels de santé et les jeunes clients


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