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8. Les mesures de performance de l’entreprise

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1 8. Les mesures de performance de l’entreprise
Éléments de compétence : Analyser l’information comptable et financière à des fins de gestion commerciale Contribuer à la planification et au contrôle budgétaire ainsi qu’à la mesure de la performance d’activités de l’entreprise

2 8.1 Introduction Le travail du gestionnaire financier ne s’arrête pas à la production des états financiers et des budgets. En réalité, c’est à partir des états financiers que sa tâche commence. En se basant sur le bilan et l’état des résultats, le gestionnaire peut mesurer la performance de l’entreprise à l’aide, entre autres, des ratios. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

3 8.2 Les états financiers Le bilan sert à déterminer :
ce que l’entreprise possède ou ce qu’on lui doit (l’actif) ; les dettes de l’entreprise (le passif) ; les montants appartenant aux actionnaires (l’avoir des actionnaires), qu’il s’agisse de capital-actions ou de surplus d’apport, ainsi que les sommes réinvesties que l’on nomme les bénéfices non répartis. L’état des bénéfices non répartis permet de connaître : la variation d’un seul poste, les bénéfices non répartis, et ce, pour une période de temps donnée, par exemple pour un exercice financier qui va du 1er janvier au 31 décembre. L’état des résultats permet de déterminer : les produits d’exploitation engendrés par l’entreprise (qu’ils aient été encaissés ou non) ; les charges d’exploitation s’y rapportant (qu’elles aient été déboursées ou non) ; le bénéfice ou la perte qui en résulte, et ce, pour une période de temps donnée (par exemple pour un exercice financier qui va du 1er janvier au 31 décembre). © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

4 8.3 Les méthodes de mesure de la performance
Différentes méthodes permettent de mesurer la performance d’une entreprise. Quoique chacune de ces méthodes comporte des avantages, elles présentent aussi des lacunes. De ce fait, le gestionnaire financier ne doit pas se fier uniquement aux résultats obtenus à l’aide d’une seule méthode ; il doit plutôt recourir à l’ensemble de ces méthodes qui sont complémentaires. Pour appliquer efficacement ces méthodes, on se référera aux états financiers de la société Unibroue. Dans le but de faciliter notre tâche, on se servira du tableau synthèse ci-après, qui a été réalisé à partir des deux derniers rapports annuels de l’entreprise1. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance. 1. Voir le site

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7 8.4 L’analyse horizontale
L’analyse horizontale consiste à examiner l’évolution de certains postes clés des états financiers sur au moins deux exercices (de préférence trois). Elle permet aussi de faire des rapprochements entre certains postes qui ont tendance à évoluer de pair, par exemple le niveau des ventes et celui des stocks. On doit rechercher les forces et les faiblesses de l’entreprise en ce qui concerne l’évolution des postes. Pour ce genre d’analyse, l’utilisation de graphiques est très utile. En se basant sur le bilan et l’état des résultats, le gestionnaire peut mesurer la performance de l’entreprise à l’aide, entre autres, des ratios. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

8 8.4 L’analyse horizontale (suite)
Certains faits ressortent de l’analyse horizontale d’Unibroue. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

9 8.4 L’analyse horizontale (suite)
© gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

10 8.4 L’analyse horizontale (suite)
© gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

11 8.4 L’analyse horizontale (suite)
© gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

12 8.4 L’analyse horizontale (suite)
L’analyse horizontale permet de trouver des pistes et de se poser certaines questions. Par exemple, on constate que l’entreprise a connu une diminution des ventes de 7,9 % de 1999 à 2001. Les gestionnaires ont dû prendre des décisions pour minimiser l’effet de cette diminution sur les résultats et la structure financière de l’entreprise. D’autres outils de mesure de performance faciliteront l’approfondissement de cette analyse. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

13 8.5 L’analyse verticale L’analyse verticale permet de comprendre les relations qui existent entre certains postes des états financiers durant un même exercice. Afin de réaliser cette analyse, on ajoutera donc les pourcentages aux montants dans les états financiers des trois derniers exercices. Ainsi, les postes du bilan seront présentés sous forme de pourcentage de l’actif total, et les postes de l’état des résultats, sous forme de pourcentage des ventes totales. Le bilan et l’état des résultats d’Unibroue ainsi convertis sont présentés ci-après. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

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16 8.5 L’analyse verticale (suite)
Voici certains faits qui ressortent de l’analyse verticale d’Unibroue. Pour les trois exercices, la majeure partie de l’actif total se compose d’immobilisations (64 %). Bien que les actifs liquides semblent importants, ils ne représentent que 6 à 7 % de l’actif total, et ce, pour les trois exercices. Le passif total représente seulement de 32 à 35 % de l’actif total. Cela signifie que les actifs sont financés en grande partie par l’avoir des actionnaires. Le passif se divise comme suit : de 8 % à 10 % des actifs sont financés par le passif à court terme, et de 23 à 26 % le sont par le passif à long terme. Le coût des produits vendus représente 54 à 56 % des ventes, alors que les charges d’exploitation n’en représentent que 40 à 44 %, y compris les impôts sur le revenu. La marge bénéficiaire brute représente de 44 à 47 % des ventes, alors que le bénéfice net n’en représente que de 3 à 5 %. Cette analyse permet d’établir certains liens entre des postes clés des états financiers. D’autres outils de mesure de performance permettront d’analyser ces liens plus en profondeur. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

17 8.6 L’analyse à l’aide de ratios
Les ratios sont des outils intéressants, car ils permettent de mettre en relation certains postes des états financiers, tout comme l’analyse verticale. Un ratio est le rapport établi entre deux postes. Par exemple, le ratio de liquidité est le résultat de l’actif à court terme divisé par le passif à court terme. L’avantage des ratios réside dans leur popularité. En effet, l’utilisation des ratios financiers est largement répandue. Ainsi, l’analyste peut comparer les résultats de son analyse avec les ratios d’autres entreprises lorsque ces données sont disponibles, ou avec les ratios de l’industrie. Pour le moment, les ratios moyens de l’industrie sont fournis. Toutefois, plus loin dans ce chapitre, on verra comment procéder pour accéder à ces données à l’aide du réseau Internet. Afin de faciliter leur utilisation et leur interprétation, on divise les ratios en quatre grandes familles. Chacune de ces familles regroupe des ratios qui donnent la mesure d’un aspect précis de la performance de l’entreprise. On a réalisé les calculs qui suivent à partir des états financiers de 2001 d’Unibroue. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

18 8.6.1 Les ratios de liquidité
Les ratios de liquidité (ou ratios de trésorerie) permettent de mesurer la solvabilité de l’entreprise, c’est-à-dire d’évaluer la capacité de l’entreprise à rembourser ses passifs à court terme. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

19 8.6.1 Les ratios de liquidité (suite)
Le ratio de liquidité générale Le ratio de liquidité générale (ou ratio de fonds de roulement) indique combien l’entreprise possède d’actif à court terme pour rembourser son passif à court terme. Actif à court terme = $ = 3,30 fois Passif à court terme $ Ratio de l’industrie : 1,4 fois2 Molson : 0,58 fois3 Sleeman : 0,96 fois4 Comme on peut le constater, Unibroue a un ratio de liquidité générale de 3,30 fois. Cela signifie que l’actif à court terme de l’entreprise est plus de trois fois supérieur à son passif à court terme. Ce résultat est excellent. Cette performance est supérieure à celle de l’industrie et à celle des sociétés concurrentes, Molson et Sleeman. Idéalement, ce ratio doit être supérieur à 1. Plus le ratio est grand, plus l’entreprise a de l’actif à court terme qu’elle peut liquider pour rembourser son passif à court terme. Cependant, un ratio trop élevé peut signifier que l’entreprise possède trop d’actif à court terme (par exemple trop de stocks). Son rendement en sera touché. On doit évaluer ce ratio en relation avec d’autres ratios, tel le ratio de rotation des stocks (voir plus loin). © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance. Voir le site Voir le site Voir le site

20 8.6.1 Les ratios de liquidité (suite)
Le ratio de liquidité immédiate Le ratio de liquidité immédiate (ou ratio de trésorerie) indique combien l’entreprise possède d’actif à court terme liquide pour rembourser son passif à court terme. Dans le ratio de liquidité générale, certains actifs à court terme pourraient être difficiles à liquider rapidement (par exemple les frais payés d’avance et les stocks) afin de rembourser le passif à court terme. Ainsi, dans ce ratio, on considère uniquement les actifs à court terme liquides tels que l’encaisse, les placements temporaires et les comptes clients. Encaisse + Placements temporaires + Comptes clients = $ = 2,04 fois Passif à court terme $ Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 0,30 fois Sleeman : 0,52 fois © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

21 8.6.1 Les ratios de liquidité (suite)
Comme on peut le constater, Unibroue a un ratio de liquidité immédiate de 2,04 fois. Cela signifie que l’entreprise possède 2,04 fois plus d’actif à court terme liquide que de passif à court terme. Ce résultat est excellent. Il est supérieur à celui de ses concurrentes, Molson et Sleeman. Plus le ratio est grand, plus l'entreprise dispose d’actif à court terme qu’elle peut rapidement liquider pour rembourser son passif à court terme. Cependant, un ratio démesurément élevé peut signifier que l’entreprise ne profite pas de la possibilité de faire fructifier les sommes excédentaires dans des placements à long terme. Ainsi, si les gestionnaires financiers ne prévoient pas avoir besoin des liquidités excédentaires dans un avenir rapproché, il est préférable de placer les sommes dans des placements qui rapportent des revenus. Un ratio très élevé peut aussi signifier que l'entreprise a des comptes clients trop élevés ou possède trop de stocks. En relation avec cette dernière hypothèse, une analyse plus poussée montre que les stocks d’Unibroue représentent 1,06 fois le passif à court terme (3 417 162 $/ 3  $). Cette proportion est de 0,41 fois pour Sleeman et de 0,21 fois pour Molson. Unibroue possède-t-elle une quantité trop importante de stocks ? © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

22 8.6.2 Les ratios de structure financière
Les ratios de structure financière nous renseignent sur la structure de financement de l’entreprise. Ces ratios indiquent dans quelle proportion l'entreprise utilise la dette pour financer son actif par rapport à l’avoir des actionnaires. Ces ratios donnent un indice sur le niveau d’endettement de l’entreprise. Ils permettent de savoir si l’entreprise peut financer ses nouveaux actifs en empruntant ou si elle devrait opter pour d’autres sources de financement, par exemple l’émission d’actions ou l’utilisation des bénéfices non répartis. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

23 8.6.2 Les ratios de structure financière (suite)
Le ratio d’endettement Le ratio d’endettement permet de connaître la proportion de l’actif total qui est financé par la dette. Passif total x 100 $ = $ x 100 $ = 34,6 % Actif total $ Ratio de l’industrie : 90 %5 Molson : 74 % Sleeman : 63 % Chez Unibroue, on fait moins appel à l’emprunt pour financer les actifs puisque le ratio de 34,6 % est beaucoup plus faible que le ratio moyen de l’industrie. Le ratio d’endettement de la société est également beaucoup plus faible que celui de ses concurrentes, Sleeman et Molson. Plus ce ratio est faible, moins ses créanciers considéreront l’entreprise comme étant à risque. Avec un ratio d’endettement aussi faible, on peut conclure que la société Unibroue pourrait à nouveau emprunter à long terme pour financer sa croissance. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance. On constate que le ratio de l’industrie de 90 % est peu réaliste. On obtient un tel résultat lorsqu’on utilise des données moyennes qui peuvent être faussées par l’endettement important de quelques entreprises isolées. Lorsqu’une donnée semble équivoque, il est préférable de rechercher d’autres sources pour vérifier sa pertinence. Par exemple, le rapport annuel de la société Molson indique un ratio d’endettement de 74 %, alors que celui de Sleeman indique un ratio d’endettement de 63 %.

24 8.6.2 Les ratios de structure financière (suite)
Le ratio d’autonomie financière Le ratio d’autonomie financière (ou ratio dette-équité) donne une indication de la structure de financement de l'entreprise. Plus ce ratio est faible, plus l’entreprise est financièrement autonome. Cela signifie que la société utilise les sources de financement internes telles que les bénéfices non répartis et le capital-actions en plus grande proportion que le financement externe, le passif. Passif total = $ x 100 $ = 0,53 fois Avoir des actionnaires $ Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 2,85 fois Sleeman : 1,70 fois La conclusion va dans le même sens que pour le ratio précédent. Cela signifie que cette entreprise est moins endettée que ses concurrentes. Elle est donc financièrement plus autonome, car elle puise la majorité de son financement à même l’entreprise (les bénéfices non répartis et le capital-actions). © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

25 8.6.2 Les ratios de structure financière (suite)
Le ratio de couverture des intérêts Le ratio de couverture des intérêts indique le bénéfice net que l’entreprise a réalisé pour payer ses charges d’intérêts. Plus le ratio est grand, plus le bénéfice net réalisé par l'entreprise permet de payer les intérêts sur sa dette. Bénéfice net + Intérêts débiteurs + Frais bancaires = $ $ = 1,85 fois Intérêts débiteurs + Frais bancaires $ Ratio de l’industrie : –0,1 fois6 Molson : 4,90 fois Sleeman : 3,26 fois Ce résultat signifie que le bénéfice avant impôts permet de couvrir 1,85 fois la charge actuelle d’intérêts et de frais bancaires. Il est supérieur au ratio de l’industrie mais Sleeman et Molson, font meilleure figure. Il semble curieux que la société Unibroue ait un ratio de couverture des intérêts plus faible que ses concurrentes, alors qu’on a déjà conclu qu’elle était moins endettée. Il est possible que le numérateur (le bénéfice net) soit trop faible par rapport au dénominateur (les intérêts et les frais bancaires). On pourra vérifier cette hypothèse à l’aide d’autres ratios présentés plus loin. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance. Une fois de plus, le ratio de l’industrie de –0,1 fois semble peu réaliste. Ce résultat est peut-être dû au fait que certaines entreprises dans l’échantillon sont dans une situation où elles subissent des pertes plutôt que de réaliser des bénéfices. Il vaut mieux faire des vérifications à partir d’autres sources. Ainsi, le rapport annuel de la société Molson indique un ratio de couverture des intérêts de 4,90 fois, alors que celui de Sleeman précise un ratio de couverture des intérêts de 3,26 fois.

26 8.6.3 Les ratios de gestion Les ratios de gestion permettent d’évaluer l’efficacité des décisions prises par les gestionnaires relativement à la gestion de l'entreprise. En effet, l’ensemble de ces décisions influe sur la performance de l’entreprise et, par conséquent, sur les états financiers. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

27 8.6.3 Les ratios de gestion (suite)
Le ratio de rotation de l’actif total Le ratio de rotation de l’actif total indique le montant des ventes nettes généré par chaque dollar investi dans l’actif total. En général, plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise sait gérer ses actifs pour réaliser des ventes. Ventes nettes = $ = 0,65 fois Actif total $ Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 0,47 fois Sleeman : 0,73 fois Ainsi, chaque dollar investi dans les actifs d’Unibroue génère 0,65 $ de ventes nettes. Ce résultat est meilleur que celui de Molson, mais plus faible que celui de Sleeman. Les ratios suivants vont permettre de cerner davantage lesquels, parmi les actifs totaux, sont plus ou moins performants en ce qui concerne les ventes réalisées. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

28 8.6.3 Les ratios de gestion (suite)
Le ratio de rotation des immobilisations Le ratio de rotation des immobilisations indique le montant des ventes généré par chaque dollar investi dans les immobilisations. En général, plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise sait gérer ses immobilisations pour réaliser des ventes. Ventes nettes = $ = 1,02 fois Immobilisations nettes $ Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 1,77 fois Sleeman : 2,13 fois Ainsi, chaque dollar investi dans les immobilisations d’Unibroue génère 1,02 $ de ventes nettes. Ce résultat est inférieur à ceux de Sleeman et de Molson. Cependant, il faut être prudent dans l’interprétation de ce ratio. Une entreprise qui existe depuis longtemps pourrait avoir certaines immobilisations très âgées. À cause de l’amortissement cumulé, les immobilisations nettes seront donc plus faibles, ce qui diminue le dénominateur et donne un meilleur résultat. Inversement, une jeune entreprise qui possède peu d’amortissement cumulé et qui renouvelle régulièrement ses immobilisations serait désavantagée. Il faut donc considérer les immobilisations dans une perspective où les entreprises sont comparables. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

29 8.6.3 Les ratios de gestion (suite)
Le ratio de rotation des stocks Le ratio de rotation des stocks permet de mesurer la vitesse à laquelle les stocks sont renouvelés, c’est-à-dire le nombre de fois que les stocks sont remplacés par de nouveaux produits. Un ratio élevé indique que les stocks de l’entreprise se renouvellent vite et que, par conséquent, les stocks ne demeurent pas longtemps sur les tablettes avant d’être vendus. À l’inverse, un ratio de rotation des stocks plus faible indique que les stocks de l’entreprise demeurent plus longtemps sur les tablettes avant d’êtres vendus. De façon générale, il est préférable d’avoir un ratio élevé pour diminuer le risque de désuétude des stocks. Cependant, il faut être prudent, car un ratio très élevé peut signifier que l’entreprise a de la difficulté à répondre à la demande et qu’il y a rupture occasionnelle de stocks. Dans ce cas, l’entreprise perd des ventes parce qu’il n’y a plus de stocks disponibles sur les tablettes. Lorsque ce ratio est trop faible, il y a risque de désuétude, car les stocks demeurent trop longtemps dans l’entreprise avant d’être vendus. Ventes nettes = $ = 6,41 fois Stock moyen7 ( $ $)/2 Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 13 fois Sleeman : 8,72 fois Chez Unibroue, les stocks se renouvellent en moyenne 6,41 fois par année. Cette contre-performance dénote que l’entreprise a peut-être trop de stocks. C’est l’une des hypothèses qu’on avait formulées lors des analyses horizontale et verticale. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance. Pour ce ratio, il est préférable d’utiliser le stock moyen comme dénominateur. Ainsi, le stock moyen se calcule comme suit : (stock au début + stock à la fin)/2. Si les données ne sont pas disponibles, on peut utiliser seulement le stock à la fin.

30 8.6.3 Les ratios de gestion (suite)
Le ratio de l’âge des stocks Le ratio de l’âge des stocks est directement lié au ratio précédent. Plutôt que de considérer l’âge des stocks en nombre de renouvellements, on utilise le nombre de jours moyens que les stocks demeurent dans l’entreprise avant d’être vendus. 365 jours = 365 = 56,9 jours Ratio de rotation des stocks 6,41 Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 28 jours Sleeman : 42 jours Ainsi, la conclusion va dans le même sens que pour le ratio précédent : Unibroue possède trop de stocks pour le niveau de ses ventes par rapport à ses concurrentes. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

31 8.6.3 Les ratios de gestion (suite)
Le ratio du délai moyen de recouvrement des comptes clients Le ratio du délai moyen de recouvrement des comptes clients permet de mesurer le nombre de jours moyen qui s'écoulent entre le moment de la vente à crédit et celui de l'encaissement des comptes clients. Comptes clients = $ = 75 jours Ventes nettes/ $/365 Ratio de l’industrie : 26,1 jours Molson : 33 jours Sleeman : 61 jours On réalise que la société Unibroue gère moins rigoureusement ses comptes clients que ses concurrentes. On peut noter la très bonne performance de Molson à cet égard. Un ratio trop élevé peut engendrer des problèmes de liquidité, car l’entreprise doit notamment débourser pour fabriquer le produit, payer ses employés, manipuler les stocks avant que les clients paient pour les produits reçus. Le fait que l’entreprise tarde à percevoir ces montants peut entraîner une crise de liquidités et rendre l’entreprise insolvable, voire provoquer la faillite. L’analyse de ce ratio en relation avec les ratios de liquidité générale et de liquidité immédiate confirme l’hypothèse selon laquelle les actifs à court terme liquides (les stocks et les comptes clients) sont trop élevés. Ces deux postes avantageaient Unibroue dans le calcul des ratios de liquidité générale et immédiate. Cependant, les ratios de gestion ont permis de réaliser que plusieurs problèmes se posaient au sujet de la gestion des actifs. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

32 8.6.3 Les ratios de gestion (suite)
Le ratio du délai moyen de paiement des comptes fournisseurs Le ratio du délai moyen de paiement des comptes fournisseurs permet de mesurer le délai entre la réception d'une facture et son paiement au fournisseur. Comptes fournisseurs = $ = 71 jours Coût des produits vendus / $ / 365 Ratio de l’industrie : non disponible Molson : non disponible Sleeman : 92 jours Unibroue paie ses fournisseurs en moyenne après 71 jours. Bien que ce délai soit de 21 jours plus rapide que celui de Sleeman, il semble assez long. Pour conclure, il faudrait connaître la relation des fournisseurs avec cette entreprise. On sait que certaines entreprises étirent au maximum le délai de paiement des fournisseurs afin de conserver leurs liquidités. Toutefois, on doit s’assurer que cette pratique n’est pas nuisible aux relations de l’entreprise avec ses fournisseurs. Tel qu’on l’a mentionné, il est parfois difficile d’obtenir le coût des produits vendus (ou le coût des marchandises vendues). Par exemple, Molson regroupe le coût des produits vendus, les frais de vente et les frais d’administration dans son état des résultats. Dans ce cas, il est impossible de calculer ce ratio. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

33 8.6.4 Les ratios de rentabilité
Ce groupe de ratios fournit de l’information sur la rentabilité de l’entreprise, c’est-à-dire sur sa capacité de réaliser des bénéfices. On mesure les bénéfices en fonction des ventes, mais aussi en fonction de l’investissement des actionnaires. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

34 8.6.4 Les ratios de rentabilité (suite)
Le ratio de la marge bénéficiaire brute Le ratio de la marge bénéficiaire brute exprime de façon relative la marge bénéficiaire brute par rapport aux ventes, ce qui permet de faire certaines comparaisons. En général, on cherche à atteindre le ratio le plus élevé possible. Marge bénéficiaire brute x 100 $ = $ x 100 $ = 46,5 % Ventes nettes $ Ratio de l’industrie : 30,4 % Molson : non disponible Sleeman : 47,7 % Unibroue obtient donc une marge bénéficiaire brute de 0,465 $ pour chaque dollar de vente. Ce résultat est supérieur à la moyenne de l’industrie et se situe très près de celui de Sleeman. Cette bonne performance par rapport à l’industrie peut notamment s’expliquer par le fait qu’Unibroue vend de la bière haut de gamme à un prix de vente plus élevé que les bières traditionnelles. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance. En général, on utilise les ventes nettes pour calculer ce ratio, c’est-à-dire les ventes après déduction des escomptes, rendus et rabais.

35 8.6.4 Les ratios de rentabilité (suite)
Le ratio du bénéfice net Le ratio du bénéfice net exprime de façon relative le bénéfice net par rapport aux ventes nettes, ce qui permet de faire certaines comparaisons. En général, on cherche à atteindre le ratio le plus élevé possible. Bénéfice net x 100 $ = $ x 100 $ = 2,82 % Ventes nettes $ Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 12 % Sleeman : 10 % Unibroue dégage donc un bénéfice avant impôts de 0,0282 $ pour chaque dollar de vente. Ce résultat est très inférieur à celui de ses concurrentes, malgré le fait qu’elle vend ses produits à un prix de vente plus élevé. Il confirme l’hypothèse mentionnée précédemment lors du calcul du ratio de couverture des intérêts et soulève des questions sur les charges d’exploitation. En réalisant un bénéfice net inférieur à ses concurrentes, Unibroue est potentiellement moins attrayante aux yeux des investisseurs. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance. En général, on utilise les ventes nettes pour calculer ce ratio, c’est-à-dire les ventes après déduction des escomptes, rendus et rabais.

36 8.6.4 Les ratios de rentabilité (suite)
Le ratio du rendement de l’actif total Le ratio de rendement de l’actif total (ou ratio de rentabilité de l’actif total) est le rapport entre le bénéfice net réalisé et l'investissement dans l'actif total par une entreprise. En général, on cherche à atteindre le ratio le plus élevé possible. Bénéfice net x 100 $ = $ x 100 $ = 1,84 % Actif total $ Ratio de l’industrie : –0,6 % Molson : 5,67 % Sleeman : 7,50 % Unibroue dégage donc un bénéfice avant impôts de 0,0184 $ pour chaque dollar d’actif total. Cette entreprise réalise donc moins de bénéfice à partir de ses actifs que ses deux concurrentes, Molson et Sleeman. Toutefois, elle réussit mieux que la moyenne de l’industrie, qui affiche un rendement négatif. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

37 8.6.4 Les ratios de rentabilité (suite)
Le ratio du rendement de l’avoir des actionnaires Le ratio de rendement de l’avoir des actionnaires (ou ratio de rentabilité de l’avoir des actionnaires) est le rapport entre le bénéfice net réalisé et l'investissement des actionnaires dans l’entreprise. En général, on cherche à atteindre le ratio le plus élevé possible. Bénéfice net x 100 $ = $ x 100 $ = 2,81 % Avoir des actionnaires $ Ratio de l’industrie : non disponible Molson : 21,8 % Sleeman : 20,3 % Unibroue dégage donc un bénéfice avant impôts de 0,0437 $ pour chaque dollar investi par les actionnaires. Elle réalise donc beaucoup moins de bénéfices avec les sommes investies par les actionnaires que Molson et Sleeman. Les actionnaires prêtent une grande attention à ce ratio afin de connaître le rendement de leur investissement. Les investisseurs potentiels analyseront aussi ce ratio avant d’investir dans une entreprise. Ainsi, un investisseur sera porté à investir chez les concurrentes d’Unibroue, puisque celles-ci obtiennent un meilleur rendement avec les sommes investies par les actionnaires. Il faut cependant relativiser ce résultat en fonction de la situation particulière de la société Unibroue. On a constaté qu’avec un ratio d’endettement de seulement 34,6 %, cette entreprise puise la majeure partie de son financement dans l’avoir des actionnaires. Le fait qu’Unibroue est fortement capitalisée (c’est-à-dire qu’elle a beaucoup plus d’avoir que de passif) influe sur les résultats de ce ratio, car le dénominateur est élevé. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

38 8.6.5 L’interprétation des ratios et Internet
Si on veut interpréter correctement les ratios obtenus, on doit pouvoir les comparer à d’autres ratios provenant de références solides. Ainsi, on peut utiliser les bases de comparaison suivantes pour interpréter les ratios : les états financiers et les ratios des sociétés concurrentes (lorsqu’ils sont disponibles) ; les états financiers et les ratios d’exercices antérieurs se rapportant à l’entreprise étudiée ; les états financiers prévisionnels de l’entreprise étudiée ; les ratios moyens de l’industrie publiés par divers organismes. Les ratios de l’industrie sont les résultats moyens des ratios les plus utilisés, qui sont classés par industrie ou secteur d’activité. La source la plus connue de ratios de l’industrie est Dun & Bradstreet (www.dnb.com). On peut aussi se référer à une source plus près de notre réalité : le site Web du ministère de l’Industrie et du Commerce, plus particulièrement le profil des petites entreprises du Québec (http://internet2.mic.gouv.qc.ca/Internet/ppe/PPEFrancais.nsf). © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

39 © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

40 Première étape : déterminer l’industrie et le secteur d’activité en sélectionnant E) Industries manufacturières © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

41 Deuxième étape : déterminer le code type de l’industrie en sélectionnant E1130 Industrie de la bière
© gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

42 Troisième étape : consulter les données de l’industrie affichées
© gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

43 8.7 L’analyse Dupont On peut tout aussi bien établir des liens entre les états financiers qu’entre les ratios. L’analyse Dupont est une méthode qui permet de diviser le ratio du rendement de l’actif total en deux éléments distincts. Ainsi, il est plus facile d’en comprendre l’évolution. Reprenons le calcul du ratio de rendement de l’actif total d’Unibroue pour les exercices 1999, 2000 et 2001. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

44 8.7 L’analyse Dupont (suite)
À l’aide de l’analyse Dupont, on tente d’expliquer la cause de la détérioration de ce ratio qui est passé de 5,90 % en 1999 à 2,86 % en 2001. Si on examine la formule de ce ratio, on constate que ce dernier présente deux aspects différents: la rentabilité et l’efficacité. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

45 8.7 L’analyse Dupont (suite)
À la lumière de cette analyse, on peut conclure que la cause principale de la dégradation du ratio de rentabilité de l’actif total est la chute du ratio du bénéfice net. En effet, le ratio de rotation de l’actif total est demeuré, malgré tout, relativement stable au cours des trois exercices (0,75 fois, 0,66 fois et 0,65 fois). Cependant, le ratio du bénéfice net à chuté dramatiquement de 44 % ((5,04 % – 2,82 %)/5,04 %). Pour mieux comprendre la cause de la chute du bénéfice, il faudrait analyser plus en profondeur les postes de charges de l’état des résultats en relation avec les ventes. Le problème semble provenir des charges d’exploitation qui sont demeurées fixes malgré une baisse significative des ventes. Dans les analyses horizontale et verticale présentées au début de ce chapitre, on avait émis l’hypothèse que les charges d’exploitation étaient demeurées élevées malgré la baisse des ventes, ce qui avait causé une diminution significative du bénéfice net. La marge bénéficiaire brute était demeurée acceptable en raison d’un bon contrôle des achats de matières directes. Les résultats des ratios de rentabilité et l’analyse Dupont confirment cette hypothèse. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

46 8.8 Les conclusions et les recommandations
À la suite de toutes ces analyses, on doit tirer des conclusions et émettre des recommandations. Ainsi, les gestionnaires pourront améliorer la performance de l’entreprise. Voici les éléments qu’il convient de retenir. La situation de l’entreprise en ce qui concerne les liquidités est favorable si on la compare à celle de ses concurrentes. Comme Unibroue est beaucoup moins endettée qu’elles, elle possède beaucoup plus de liquidités et elle est, par conséquent, plus solvable. Les ratios de gestion ont permis de déceler certaines faiblesses relativement aux décisions prises par les gestionnaires. Ainsi, le ratio de rotation des stocks a montré que l’entreprise possède trop de stocks pour les ventes qu’elle effectue. De plus, le délai moyen de recouvrement des comptes clients est supérieur à celui de ses, concurrentes, ce qui dénote une contre-performance du responsable du recouvrement des comptes clients. Finalement, le ratio de rotation des immobilisations est plus faible que celui de ses concurrentes, mais ce résultat pourrait partiellement s’expliquer par le fait que les immobilisations de l’entreprise sont plus récentes que celles de ses concurrentes. En ce qui concerne la rentabilité, on a constaté que la diminution des ventes combinée à l’augmentation des charges d’exploitation a eu un effet désastreux sur le bénéfice net de l’entreprise. Enfin, l’analyse Dupont a révélé que la principale cause de la détérioration du ratio de la rentabilité de l’actif total était la chute du bénéfice net, due principalement à la diminution des ventes et aux charges d’exploitation élevées. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

47 8.8 Les conclusions et les recommandations (suite)
Les recommandations sont les suivantes. Pour réduire le niveau des stocks, l’entreprise pourrait diminuer temporairement ses prix ou faire une promotion. Elle pourrait aussi analyser les stratégies commerciales des concurrentes et leur effet sur la diminution de ses propres ventes. Pour augmenter ses ventes, l’entreprise pourrait accroître sa publicité ou faire plus de promotion sur le marché local. Si le marché local est saturé, elle aurait aussi la possibilité d’envisager l’augmentation de ses ventes à l’étranger sur des marchés en expansion, par exemple en Asie ou aux États-Unis. Finalement, la société devrait prendre des mesures pour tenter de réduire ses charges d’exploitation. Elle pourrait rationaliser les frais de vente et de distribution qui ont augmenté de presque 9 % et les intérêts débiteurs qui se sont accrus de 46,6 %. Il serait légitime de demander pourquoi les intérêts débiteurs ont augmenté de façon si importante alors que le passif total a diminué. Il pourrait aussi être raisonnable d’envisager de renégocier certains emprunts. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

48 8.9 Des mesures de performance supplémentaires
Depuis le début de ce chapitre, on a cherché à évaluer la performance selon des critères strictement quantitatifs avec des outils tels que l’analyse horizontale et verticale, les ratios et l’analyse Dupont. Cependant, lorsqu’on mesure la performance des entreprises modernes, on doit aussi considérer certains facteurs qualitatifs. Les indicateurs traditionnels tiennent compte uniquement de l’aspect économique, mais nullement des aspects sociaux liés à l’entreprise. Or, de plus en plus, l’entreprise subit des pressions de la part de son environnement social. Pour conclure une analyse financière réalisée avec des outils traditionnels, il convient de considérer les facteurs suivants : la continuité de l’entreprise, la valeur des ressources humaines et les relations de l’entreprise avec les groupes extérieurs. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

49 8.9.1 La continuité de l’entreprise
Il importe d’évaluer la constance de la croissance de l'entreprise. Dans l’analyse horizontale, on a déjà mesuré la croissance économique en s’assurant que les ventes augmentent d’un exercice à l’autre. Cependant, certains indicateurs permettent de connaître d’autres aspects importants liés à cette croissance. On doit donc considérer les éléments suivants. La qualité des produits et des services Les retours de produits défectueux sont-ils nombreux ? Les plaintes de la part de clients insatisfaits sont-elles fréquentes ? Des plaintes ont-elles été déposées auprès de l’Office de la protection du consommateur ou d’organismes semblables ? Des poursuites judiciaires ont-elles été entreprises contre l’entreprise de la part de clients insatisfaits ? La compétitivité de l'entreprise face aux entreprises concurrentes Quelles sont les parts de marché et quelle est leur croissance ? L’entreprise conquiert-t-elle de nouveaux marchés ? L’entreprise exporte-t-elle à l’étranger ? L’économie des ressources utilisées dans l’exploitation de l'entreprise Les gestionnaires s’efforcent-ils de minimiser le gaspillage des ressources utilisées pour l’exploitation de l'entreprise ? Existe-t-il un programme d’amélioration des méthodes de travail ? L’entreprise utilise-t-elle les plus récentes technologies ? © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

50 8.9.2 La valeur des ressources humaines
Des employés satisfaits ont une performance supérieure dans leur travail. Cette attitude aura donc un effet positif sur la réussite de l'entreprise. Pour attribuer une valeur au rendement des employés, on doit se poser les questions suivantes. Quel est le taux de roulement des employés ? Quel est le salaire moyen ? À quel pourcentage correspondent les postes occupés par des diplômés de niveaux collégial et universitaire ? Quel est le niveau de satisfaction des employés ? Quel est le nombre moyen de congés de maladie dans une année ? Y a-t-il des employés en congé de maladie de longue durée ? Combien y a t-il d’accidents de travail en moyenne dans une année ? Quels sont les avantages sociaux offerts aux employés ? Les employés sont-ils syndiqués ? Quel est le climat de confiance entre les employés et la direction ? Les réponses à ces questions permettront d’évaluer le niveau de rendement des employés. Des employés satisfaits, motivés et compétents influeront sur la réussite de l’entreprise. Bien que cet aspect soit difficile à quantifier, il n’en demeure pas moins important. © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.

51 8.9.3 Les relations de l’entreprise avec les groupes externes
Dans l’étude des relations de l’entreprise avec les groupes extérieurs, on tentera d’évaluer la satisfaction des différents intervenants en dehors de l’entreprise (clients, communauté, différents paliers de gouvernement, etc.). Pour ce faire, on peut se poser les questions suivantes. Quel est le pourcentage de retours de produits défectueux par année ? Quel est le nombre de plaintes enregistrées au service à la clientèle ? Quelle est la procédure à suivre pour les traiter ? Assure-t-on un suivi des plaintes ? L’entreprise a-t-elle une politique relative à la qualité ? Possède-t-elle l’accréditation ISO 9000 ? Cette accréditation signifie que tous les processus de l’entreprise sont consignés par écrit et suivis rigoureusement. Ainsi, les clients sont assurés d’obtenir des produits et des services de qualité constante. Quelles sont les relations entre l’entreprise et la communauté ? Certaines plaintes portent-elles sur le bruit ou la pollution ? L’entreprise contribue-t-elle financièrement ou autrement à des œuvres caritatives ? Les entreprises qui produisent des déchets en disposent-elles de façon responsable ? Quel est l’état du dossier de l’entreprise au ministère de l’Environnement ? L’entreprise possède-t-elle l’accréditation ISO ? Cette norme porte principalement sur le management écologique. Un tel type de gestion vise à réduire au minimum les effets dommageables des activités de l’entreprise sur l'environnement et à améliorer en permanence sa performance environnementale. L’entreprise a-t-elle une politique clairement établie sur le développement durable et le respect de l’environnement ? © gaëtan morin éditeur ltée, Prévisions, contrôle budgétaire et mesure de la performance.


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