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Les Français face à la dépendance, aujourdhui et à lhorizon 2030 1 Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Opinion & Corporate.

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1 Les Français face à la dépendance, aujourdhui et à lhorizon Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Opinion & Corporate Marion Desreumaux, Chargée détudes au Département Opinion & Corporate Commandité par :

2 Méthodologie denquête Enquête réalisée en ligne du 16 au 31 mai Echantillon de individus issus de laccess panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 50 à 65 ans. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de linterviewé(e). © Harris Interactive 2

3 Sommaire 3 Perception et expérience de la dépendance Prévention et anticipation de la dépendance Besoins, attentes et solutions de prise en charge La dépendance dans le temps : hier, aujourdhui et demain pp. 4 à 27 pp. 28 à 58 pp. 59 à 92 pp. 93 à 138

4 Perception et expérience de la dépendance 4

5 Les ans estiment quaujourdhui en France, on peut vivre en toute autonomie jusquà 79 ans en moyenne En moyenne, jusquà quel âge pensez vous que lon vive aujourdhui en France en toute autonomie, cest-à-dire sans avoir besoin daide pour la vie quotidienne ? (question ouverte numérique, réponse spontanée) Moyenne : 79 ans ans : 78,5 ans ans : 79,2 ans ans : 80,3 ans CSP+ : 79,6 ans CSP- : 78,7 ans

6 Les ans établissent en moyenne lâge de la fin de lautonomie un peu avant 80 ans Les ans estiment en moyenne quaujourdhui, on peut vivre en France en toute autonomie jusquà lâge de 79 ans. Pour une majorité des répondants, le basculement se fait entre 75 et 79 ans (26%) ou entre 80 et 84 ans (34%). Plus dun quart (27%) situe même la perte de lautonomie à 85 ans ou après. En revanche, seulement 12% des répondants estiment que la dépendance intervient avant 75 ans. Lon constate que lécart-type des réponses fournies est assez faible (6 ans environ), ce qui montre quun relatif consensus existe sur lâge auquel il devient difficile dêtre autonome dans sa vie quotidienne. Toutefois, dans le détail, on observe que lâge moyen indiqué a tendance à légèrement progresser avec lâge du répondant : de 78,5 ans chez les ans à 80,3 ans chez les ans en passant par 79,2 ans chez les ans. Plus on avance soi-même en âge, plus on a ainsi tendance à repousser la perspective de la perte dautonomie. De même, les inactifs placent lentrée dans la dépendance plus tardivement que les actifs (80 ans contre 78,8 ans). Des différences significatives apparaissent également entre dun côté les membres des catégories supérieures (79,6 ans), les propriétaires (79,7 ans) et les personnes nayant jamais été confrontées à la dépendance (79,8 ans) qui placent le curseur un peu plus loin que la moyenne dans le déroulement de lexistence ; et dun autre côté, les membres des catégories populaires (78,7 ans), les locataires (78,4 ans) et les personnes ayant déjà souffert de la dépendance ou dune maladie invalidante (77,9 ans) – ceux-ci ayant tendance à être un peu moins optimistes que la moyenne sur lespérance de vie en toute autonomie. En revanche, on observe peu de différences en fonction de la situation familiale des répondants ou de la région dhabitation. 6

7 Les signes de la dépendance sont à la fois physiques et psychiques 7 Essayons maintenant de définir les critères qui reflètent le plus, pour vous, la dépendance des personnes âgées. Pour chacune des situations suivantes, pouvez-vous donner une note de 1 à 10 ? 1 signifie que selon vous, ce nest pas du tout un signe de dépendance chez une personne âgée, 10 que cela est au contraire un signe important de dépendance. Les notes intermédiaires vous permettent de nuancer votre jugement. Moyenne 7,9 7,1 6,5 6,4 6,1

8 Les signes de la dépendance sont à la fois physiques et psychiques (suite) 8 Essayons maintenant de définir les critères qui reflètent le plus, pour vous, la dépendance des personnes âgées. Pour chacune des situations suivantes, pouvez-vous donner une note de 1 à 10 ? 1 signifie que selon vous, ce nest pas du tout un signe de dépendance chez une personne âgée, 10 que cela est au contraire un signe important de dépendance. Les notes intermédiaires vous permettent de nuancer votre jugement. Moyenne 5,8 5,5 5,4 5 4,8

9 Les signes de la dépendance selon la CSP : les actifs voient plus facilement dans ces différents comportements des signes de la dépendance que les inactifs 9

10 Les signes de la dépendance sont avant tout physiques mais aussi psychiques Parmi les signes principaux de la dépendance mis en avant par les ans figurent avant tout des traductions physiques du grand vieillissement : les difficultés à soccuper de son hygiène personnelle (note de 7,9 sur 10 sur une échelle de la dépendance), le fait davoir des vertiges, des pertes déquilibres ou de chuter (7,1), avoir du mal à passer de la position assise à la position debout (6,4), éprouver des difficultés dans lentretien de sa maison (6,4) ou se déplacer de plus en plus lentement (6,2), ne plus avoir beaucoup dappétit, perdre du poids (5,8) ou encore demander souvent aux personnes avec qui lon parle de répéter leurs propos (5,5), laisser tomber fréquemment des objets (5,4) et avoir du mal à lire le journal (4,8). Toutefois, il existe dautres comportements désignés comme des signes plus ou moins importants de la dépendance et qui sont davantage dordre psychique : avoir des difficultés à replacer des événements dans le temps (6,5), avoir du mal à se souvenir de lendroit où on a laissé ses affaires (6,1). Notons que le fait davoir des colères irrationnelles, des sautes dhumeurs fréquentes signifie également un signe important de dépendance pour plus dun tiers des répondants (39% fournissant une note égale ou supérieure à 6). Le fait de ne plus recevoir de nouvelles, de visites de ses proches obtient une note moyenne (5). Lensemble de ces signes peuvent dailleurs être lus sous les deux angles, tant il est parfois difficile de distinguer dans ces comportements ce qui relève du corps, de la santé physique et ce qui relève du mental, de lenvie. Dans le détail des réponses, on constate que les femmes ont tendance à donner des notes supérieures à celles des hommes, tout comme les répondants les plus jeunes par rapport aux répondants plus âgés, les actifs par rapport aux inactifs, et les personnes déjà confrontées à la dépendance par rapport à celles qui ny ont pas encore fait face, que ce soit pour elles-mêmes ou dans leur entourage. 10

11 Un grand nombre de ans a déjà été confronté à la dépendance, notamment celle de leurs parents 11 Avez-vous déjà été confronté à … ? (1) Sous-total Oui 57% 47% 42% Entourage : 50% Entourage : 41% Au global, 73% des répondants affirment avoir déjà été confrontés à la dépendance, dans 66% des cas à celle dun proche et dans 15% des cas à sa propre dépendance. (1) Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner plusieurs réponses

12 Lexpérience déclarée de la dépendance selon le sexe et la CSP du répondant 12 Les réponses aux trois items ont été agrégées afin dobtenir un indice synthétique : il sagit par conséquent ici de la proportion de personnes ayant été confrontées à la dépendance physique, et/ou psychique, et /ou à une maladie grave invalidante.

13 Si peu des ans interrogés ont eux-mêmes déjà connu une situation de dépendance, un grand nombre y ont été confronté à travers un proche Près des trois-quarts des personnes interrogées déclarent avoir déjà été confrontées à la dépendance ou à une maladie grave invalidante (73%). La plupart ont connu la dépendance dun proche (66%) quand 15% y ont directement été confrontés. Dans le détail, 57% indiquent avoir été confrontés à la dépendance physique : 9% pour eux-mêmes et 50% dans leur entourage (30% à travers leurs parents). 47% indiquent avoir été confrontés à une maladie grave invalidante : 8% pour eux-mêmes et 41% dans leur entourage (24% à travers leurs parents). Enfin, 42% ont été confrontés à la dépendance psychique : 1% seulement pour eux-mêmes, et 41% dans leur entourage (dont 21% à travers leurs parents). Notons que les membres des catégories supérieures déclarent avoir davantage souffert de ces situations que les membres des catégories populaires (76% contre 67% des catégories populaires). On peut sinterroger sur ces écarts dans les réponses recueillies à travers lenquête : traduisent-ils une réalité qui tiendrait à lespérance de vie différente selon la catégorie sociale dappartenance, ou davantage à une différence de perception, de désignation de la dépendance ? On observe également que les femmes déclarent un peu plus que les hommes avoir déjà eu une personne dépendante dans leur entourage, ce qui peut accréditer lhypothèse dune perception différenciée de la dépendance des proches, tous nayant pas la même définition de la dépendance et ne formalisant pas de la même manière une situation qui pourrait sy apparenter. On sait par ailleurs que les femmes occupent plus souvent que les hommes le rôle daidantes en cas de situation de dépendance parmi leurs proches. 13

14 Prévention et anticipation de la dépendance 14

15 Les moyens de prévention cités spontanément : avant tout recevoir de laide dans sa vie quotidienne, sentourer et surveiller sa santé 15 Selon vous, quest-il possible de mettre en œuvre pour prévenir au mieux la dépendance liée à lâge ? (question ouverte, réponses spontanées) Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées Assistance à domicile, aide ménagère, équipement… Avoir des liens avec la famille, les voisins, les jeunes…. Prévention, détection, suivi médical, examens médicaux réguliers… Prendre soin de soi, sports, alimentation, loisirs Maisons médicalisées, plus de maisons de retraite de qualité, dignité Accompagnement, solidarité, conservation de lautonomie…

16 Les moyens de prévention cités spontanément : avant tout recevoir de laide dans sa vie quotidienne, sentourer et surveiller sa santé (suite) 16 Selon vous, quest-il possible de mettre en œuvre pour prévenir au mieux la dépendance liée à lâge ? (question ouverte, réponses spontanées) Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées Liens familiaux, mesures fiscales pour les aidants… Aide publique, taxe pour financer la prise en charge, couverture par la Sécurité Sociale Souscrire une assurance, anticiper, épargner…

17 Les moyens de prévention © Harris Interactive 17 Le nuage de mots est automatiquement généré à partir de lexhaustivité des réponses spontanées à la question ouverte: « Selon vous, quest-il possible de mettre en œuvre pour prévenir au mieux la dépendance liée à lâge ? ». La taille dun mot dans le visuel représente sa fréquence dutilisation : le mot écrit en plus gros caractères est celui qui a été le plus utilisé par les sondés dans leurs réponses. Lemplacement dun mot au sein du nuage na pas de signification particulière, pas plus que sa couleur : On le voit, les mots utilisés dans les réponses à cette question ouverte traduisent la volonté dune prévention personnalisée, dune aide adaptée à chaque cas individuel, et qui permette notamment de rester à domicile pour ceux qui le souhaitent.

18 Exemple de verbatims « Pour nous : pratiquer du sport, faire attention à son hygiène de vie, rester intégrer socialement. Pour la société : renforcer les aides à la personne sans attendre les délais actuels bien trop longs. Faire plus de prévention auprès des personnes âgées et des familles. Les médecins doivent interpeller les familles dès les premiers signes alarmants. » « Vigilance, rencontre fréquente avec les personnes du 3ème âge, lien-écoute. Liaison entre la famille et le médecin, faire en sorte que la personne puisse avoir des liens extérieurs, activités clubs, sorties en fonction de son âge...tout cela dans le respect de la personne... » « Plus de campagnes de prévention, comme il y a les mammographies et les analyses pour le cancer du colon après 50 ans, il faudrait faire passer des tests aux personnes de plus de 75 ans afin de traiter et d'accompagner le plus rapidement possible celles dont l'état physique ou mental se dégrade ». « Une assurance incluse dans les prélèvement sécurité sociale au même titre que la maladie ou la retraite... » « Un maintien à domicile, avec des aides : aide soignante, aide ménagère, personne accompagnante qui rend des visites, courtes, mais régulières, pour faire parler, aider à marcher, faire les courses, plusieurs personnes, autre que la famille, peu de temps à la fois, mais assez nombreuses. » « Maintenir relations humaines entre générations, encourager les activités physiques, culturelles entre générations, lutter contre tout début de déficience visuelle, auditive... lutter contre l'infantilisation, le tutoiement inadéquat, le rudoiement... » « Le suivi médical, la sociabilité, les activités en club de 3ème âge, l'adéquation de l'équipement du foyer, la possibilité pour une personne âgée d'avoir du secours par un simple clic sur une "montre", un objet accroché à son cou etc... » 18

19 La prévention de la dépendance liée à lâge doit être du ressort de tous Les réponses à cette question ouverte le prouvent bien : la prévention de la dépendance nest pas perçue par les ans comme un problème personnel, auquel ils doivent faire face seuls, mais comme un véritable enjeu de société sur lequel plusieurs acteurs peuvent agir : Eux-mêmes en 1 er lieu, à travers ladoption de gestes simples (mieux salimenter, exercer son corps et son esprit à conserver le plus longtemps possible leurs capacités) : « Alimentation équilibrée, faire de la marche, avoir des loisirs » Mais aussi leur entourage, la famille : « L'implication de la famille proche » « Avoir une famille unie et des enfants qui prennent soin de leurs parents (dans la mesure du possible) » Et surtout lensemble de la société, lEtat, à travers une meilleure prévention et une meilleure prise en charge : « Créer des aides de lEtat, augmenter les foyers d'accueil et les rendre plus accessibles. Aider à la mise en sécurité des personnes seules. Faire des campagnes de prévention largement diffusées, rappeler aux familles leurs responsabilités, répertorier les handicaps, en parler et conseiller ; créer des emplois étudiants pour visiter les personnes âgées et veiller à ce qu'elles ne manquent de rien : traitement, eau, nourriture, salubrité » « Il faudrait impulser une vrai politique de prévention au niveau national » 19

20 Un suivi médical et une bonne hygiène de vie sont les premiers moyens de prévention adoptés… 20 Pour chacun de ces moyens de prévention contre la dépendance, indiquez si vous le faites déjà, si vous ne le faites pas encore mais que vous pensez le faire à lavenir, ou si vous ne lenvisagez pas.

21 … avant ladaptation et léquipement du logement 21 Pour chacun de ces moyens de prévention contre la dépendance, indiquez si vous le faites déjà, si vous ne le faites pas encore mais que vous pensez le faire à lavenir, ou si vous ne lenvisagez pas.

22 Eléments de lecture détaillée 22 % « Le fait déjà » ans : 79% / Marié(e): 73% / A déjà été dépendant: 79% Femmes : 75% / ans : 75% / Marié(e): 71% Femmes : 73% / CSP + : 68% Femmes : 66% ans : 71% / CSP+ : 66% / A déjà été confronté à la dépendance dun proche : 64% Région Parisienne : 57% / Cadres : 57% / Marié(s) : 53% Femmes : 41% / Nord-Est : 39% / CSP- : 38% ans : 38% / Inactifs : 38% / Cadres : 38% ans : 29% / Propriétaire : 28% / Maison : 28% / En couple : 26% / A déjà été dépendant: 28% ans : 26% / Propriétaire : 24% / CSP+ : 24% / En couple : 24% / A déjà été dépendant: 27% Habitat collectif : 21% / CSP - : 20% / A déjà été dépendant: 20% ans : 14% / Retraités : 13% / Veuf(ve) : 20% Propriétaire : 10% / Cadres : 13% / En couple : 10%

23 Pour prévenir la dépendance, les ans prennent avant tout soin de leur santé, grâce à un suivi médical et à une bonne hygiène de vie Interrogée en assisté (et non plus en spontané) sur des pratiques concrètes, une majorité des ans déclare prévenir la dépendance en surveillant leur état de santé physique et mentale : 70% indiquent réaliser régulièrement des examens médicaux (et 20% envisagent de le faire), 69% exercent leur mémoire à travers des exercices, des jeux (et 18% envisagent de le faire), 66% font attention à avoir une alimentation équilibrée (et 23% envisagent de le faire), 63% déclarent même avoir déjà modifié leur hygiène de vie (25% étant prêts à le faire), quand 62% mentionnent également pratique une activité physique régulière (27% étant prêts à le faire). On le voit, il existe déjà chez les ans une certaine « culture de la prévention » mise en œuvre à travers des gestes simples, des bonnes habitudes. Ces gestes du quotidien sont plus fréquents chez les ans que les démarches pour adapter leur logement, que ce soit en se rapprochant géographiquement de la famille (34% lont déjà fait, 23% lenvisagent quand 42% sy refusent), en réalisant des travaux daménagement (24% lont déjà fait, 38% lenvisagent mais presque autant -36%- ny pensent pas), en équipant le domicile de domotique et de nouvelles technologies (respectivement 23%, 39% et 38%), en déménageant pour un logement plus adapté (16%, 36% et 47%) ou encore en ayant un système dalarme et de télésurveillance (8%, 36% et 54%). Notons en outre que 50% des répondants déclarent avoir déjà souscrit une assurance vie mais seulement 10% un contrat dassurance dépendance. Enfin, près dun tiers (31%) indiquent faire partie dune association ou dun club pour voir des personnes en dehors du foyer. Dans le détail, on constate que plus lâge croit, plus les répondants sont susceptibles davoir déjà adopté ces pratiques. Ainsi, par exemple, 75% des ans déclarent déjà faire des jeux, des exercices pour exercer leur mémoire, alors que ce nest le cas que de 67% des ans et 65% des ans. 23

24 Pour prévenir la dépendance, les ans prennent avant tout soin de leur santé, grâce à un suivi médical et à une bonne hygiène de vie (suite) Les travaux et léquipement du logement sont des démarches plus fréquentes chez les propriétaires que chez les locataires : ainsi, 28% des propriétaires ont déjà fait des travaux déquipement et 24% ont déjà équipé leur logement en nouvelles technologies contre 17% et 20% des locataires. Autre constat : les femmes adoptent davantage que les hommes les comportements ayant trait à la bonne hygiène de vie. Ainsi 73% dentre elles estiment avoir une alimentation équilibrée contre 59% des hommes. Lensemble de ces pratiques sont également davantage le fait des CSP+ que des CSP – à lexception de deux, plus fréquentes parmi les membres des catégories populaires, à savoir le fait davoir déménagé pour se rapprocher de sa famille, et le fait davoir déménagé pour un logement plus adapté. Remarquons que les personnes en couple sont plus nombreuses à avoir adopté ces principes de prévention de la dépendance ou à envisager de le faire que les personnes seules, qui semblent moins prendre soin delles. Enfin, les personnes qui ont déjà été confrontées à la dépendance ont en général davantage tendance à mettre en œuvre ces moyens de prévention de la dépendance que celles qui ny ont jamais fait face. 24

25 Besoins, attentes et solutions de prise en charge de la dépendance 25

26 Le maintien au maximum de lindépendance est un critère incontournable du confort et du mode de vie des personnes âgées dépendantes 26 Parmi les critères suivants, classez par ordre dimportance les critères essentiels au confort et mode de vie des personnes dépendantes. Faites glisser en position 1 le critère qui vous semble le plus important, en position 2 celui qui vous semble le deuxième plus important, et ainsi de suite. Moyenne 2,2 3,5 3,6 4 4,1

27 Lindépendance est un critère incontournable du confort et du mode de vie des personnes âgées 27 Parmi les critères suivants, classez par ordre dimportance les critères essentiels au confort et mode de vie des personnes dépendantes. Faites glisser en position 1 le critère qui vous semble le plus important, en position 2 celui qui vous semble le deuxième plus important, et ainsi de suite. En % de 1 ère ou 2 ème position CSP - : 22% Vivant maritalement : 23% Femmes : 27% ans : 29% A déjà été confronté à la dépendance psychique : 31% Hommes : 34% Retraités : 34% Na jamais été confronté à une maladie invalidante : 33%

28 Le maintien au maximum de lindépendance et laccès aux soins apparaissent comme les piliers du confort de vie des personnes âgées en perte dautonomie 28 Invités à hiérarchiser six critères selon limportance quils revêtent selon eux dans le confort et le mode de vie des personnes âgées dépendantes, les ans placent très largement en 1 ère position le fait de pouvoir conserver, en dépit de la perte dautonomie, un maximum dindépendance. Plus des deux-tiers des répondants (67%) placent ce critère en 1 ère ou en 2 ème position, et même plus dun sur deux en première position (51%). Le deuxième critère jugé le plus essentiel est laccès rapide aux soins presque à égalité avec le fait dêtre entouré, davoir des relations sociales, et la possibilité de pouvoir continuer à avoir des activités, des loisirs. Ces trois items sont le plus souvent positionnés en 3 ème ou en 4 ème position, près dun tiers (29%) les plaçant néanmoins parmi les deux principaux critères nécessaires au bien vieillir. Ils traduisent certes la nécessaire prise en charge médicale, et ce dans de bonnes conditions, mais également limportance du maintien dune vie sociale épanouie. Ces éléments apparaissent un peu plus important que le fait davoir accès à des services daccompagnement dans la vie quotidienne (cet item étant placé en 1 ère ou en 2ème position par 23% des répondants) ou que le sentiment de sécurité (19%). Dans le détail, on constate que le fait de pouvoir encore se sentir indépendant arrive largement en première position dans toutes les catégories de répondants. On remarque également que les loisirs sont un peu plus mis en avant par les hommes, les inactifs et les catégories supérieures, alors que laide quotidienne est davantage appréciée par les femmes et les ans et le sentiment de sécurité par les catégories populaires.

29 Maintien à domicile et résidence senior sont désignées comme les deux solutions répondant le mieux aux divers besoins liés à la dépendance 29 Quelles solutions vous semblent répondre le mieux aux besoins dune personne âgée dépendante en termes…? (1) Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner deux réponses

30 La résidence senior a bien des avantages aux yeux des répondants… Au vu des critères énoncés ci-dessus, quelles solutions de prise en charge sont selon les ans les plus susceptibles de répondre aux besoins des personnes âgées dépendantes ? Pour le première critère, celui de la conservation au maximum de lindépendance, cest sans surprise le maintien à domicile qui est plébiscité, à hauteur de 65%, devant la résidence senior (37%). En revanche, lorsquil est question des critères suivants, à savoir laccès aux soins, la lutte contre la solitude, la lutte contre lennui ou encore laide dans le quotidien, cest la résidence senior qui apparait comme la solution la plus adaptée aux besoins des personnes âgées dépendantes, avec respectivement 54%, 46%, 47% et 45%. Notons que la maison de retraite arrive en deuxième position sur le critère de laccès aux soins. En revanche, cest la vie en famille qui occupe cette place lorsquil est question de de lutte contre lisolement (32%) ou contre linactivité (37%), et la vie à domicile pour ce qui concerne laide dans le quotidien (40%), ce qui témoigne en creux dune vision négative des maisons de retraite daujourdhui sur ces différents points. Enfin, cest le maintien à domicile qui apparaît le plus à même dassurer le sentiment de sécurité, devant la résidence senior (52% contre 44%). Dans le détail, on observe que les femmes et les ans semblent avoir une meilleure vision des nouvelles formes de cohabitation transgénérationnelle et que les inactifs citent plus souvent les solutions dhébergement collectif que les actifs. 30

31 La solution désignée comme la meilleure au global : la résidence senior 31 Et au regard de lensemble de ces éléments quelles solutions vous semblent répondre de manière générale le mieux aux besoins dune personne âgée dépendante ? (1) Retraités : 53% ; Artisans et chefs dentreprise : 57% A déjà été confronté à la dépendance psychique dans son entourage : 52% Inactifs : 40% Vivant seul(e) : 40% Locataires : 33% Ouvriers : 37% Vivant maritalement : 37% ans : 19% Logement collectif hors HLM : 21% Actifs : 18% Inactifs : 32% Marié(e)s : 31% A déjà été confronté à la dépendance psychique dans son entourage : 32% (1) = Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner deux réponses

32 La résidence senior apparaît comme la meilleure solution au vu de lensemble des critères hiérarchisés précédemment Invités ensuite à dresser un bilan final et à indiquer, au vu de lensemble de ces éléments, quelle solution leur semble la plus à même de répondre aux besoins dune personnes âgées dépendantes, les ans plébiscitent les résidences seniors (50%) avant même le maintien à domicile (37%) et loin devant la vie en famille (29%), la maison de retraite (28%) ou les nouvelles formes de cohabitation transgénérationnelle (16%). Les résidences seniors sont mises en avant par tous les répondants, mais plus particulièrement les retraités (53%). Le maintien à domicile est davantage cité par les catégories supérieures que par les catégories populaires (39% contre 31%). La vie en famille recueille plus de suffrages auprès des personnes du Sud-Est (34%), les ouvriers (37%), et les personnes qui ont au moins 4 enfants (36%). Près dun tiers des ans (31%) estime que la maison de retraite est la solution qui répond le mieux à lensemble des besoins des personnes âgées dépendantes, tout comme 30% des personnes ayant déjà été confrontées à la dépendance dun proche. Notons enfin que les nouvelles formes de cohabitation transgénérationnelle semblent attirer un peu plus les ans et les actifs (respectivement 19% et 18%). 32

33 Les ans attendent avant tout des hébergements collectifs plus accueillants, et un accompagnement personnalisé 33 Parmi les différentes propositions suivantes, quelles sont celles qui vous semblent prioritaires aujourdhui pour mieux prendre en charge les personnes âgées dépendantes ? (1) ans : 54% / A déjà eu un proche dépendant : 53% ans : 54% Divorcé(e): 37% CSP+ : 35% / A déjà eu un proche dépendant : 34% Inactifs : 32% / CSP- : 31% Vie maritale : 29% / A déjà eu un proche dépendant : 25% (1) = Total supérieur à 100, les individus ayant pu donner trois réponses

34 Les ans attendent avant tout des solutions de prise en charge collective plus accueillantes et non pas une plus forte médicalisation ou un report sur les familles Lorsquon leur demande ce quil faudrait faire en priorité pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, les interviewés mentionnent avant tout deux choses : La nécessité de rendre plus accueillantes les solutions dhébergement collectif (51%) ; Le développement daides non-médicalisées pour les personnes âgées afin de les amener à conserver le plus logement possibles leurs capacités physiques et mentales à travers des jeux, des exercices de stimulation (50%). Ces deux points sont largement les plus cités, bien que dautres solutions proposées recueillent le vote dun quart à un tiers des répondants : le développement doutils techniques et technologiques pour renforcer lautonomie (36%), lintégration plus poussée des personnes âgées dans la vie de leur commune (32%), la professionnalisation des intervenants du secteur (31%), le renforcement de la médicalisation de la vieillesse (28%) ou encore le fait de favoriser limplication des familles (23%). Seuls 17% mentionnent la nécessité de faciliter laccès à linformation à travers un interlocuteur unique. On le voit, les attentes sont avant tout humaines et ne traduisent pas le souhait de voir une société où les personnes âgées seraient surmédicalisées et suréquipées, ni celui dune société où les personnes âgées seraient à la seule charge des familles. Notons que la hiérarchie de ces attentes est assez partagée par toutes les catégories de répondants. A peine note-t-on que les plus âgés et les inactifs citent un peu plus le caractère accueillant des solutions de prise en charge collective alors que les plus jeunes et les actifs insistent davantage sur le maintien des capacités physiques et mentales. Ceux qui ont déjà été confrontés à la dépendance dune proche citent un peu plus que la moyenne la professionnalisation des intervenants (34% contre 31% en moyenne) et la favorisation de limplication des familles (25% contre 23%). 34

35 La dépendance dans le temps : hier, aujourdhui et demain 35

36 Un « mieux vieillir » par rapport à la génération précédente lié aux modes de communication, à ladaptation du logement, à la santé et aux loisirs 36 Pour chacun des éléments suivants, estimez-vous que votre génération va connaître dans sa manière de vieillir une meilleure situation, une moins bonne situation, ou ni une meilleure ni une moins bonne situation que la génération de vos parents ?

37 Les ans se sentent plus que la moyenne « mieux lotis » que leurs parents sur ces différents aspects 37 Pour chacun des éléments suivants, estimez-vous que votre génération va connaître dans sa manière de vieillir une meilleure situation, une moins bonne situation, ou ni une meilleure ni une moins bonne situation que la génération de vos parents ? En % de « une meilleure situation »

38 Les avantages et inconvénients par rapport à la génération antérieure En termes de perspectives, comment les ans daujourdhui simaginent-ils vieillir par rapport à leurs parents ? De quoi bénéficient-ils de plus que leurs parents ? Au contraire, de quoi vont-ils davantage souffrir ? Les répondants estiment que plusieurs éléments vont leur permettre de vieillir dans de meilleurs conditions que leurs parents : les modes de communication (79%), les logements mieux adaptés (60%), la santé, les progrès de la médecine (56%) ou encore les loisirs, plus accessibles aujourdhui aux personnes âgées (52%). En revanche, ils considèrent que par rapport à leurs propres parents, ils vont connaître une moins bonne situation en ce qui concerne laide de la famille et de lentourage (44% contre 17% une meilleure situation et 38% ni meilleure ni moins bonne), mais aussi en ce qui concerne la vie professionnelle (54%) et les revenus (68%). Ces derniers chiffres montrent la forte inquiétude des ans sur le prolongement de lactivité professionnelle et sur le niveau de vie des seniors. Cette inquiétude est particulièrement élevée chez les ans (61% et 74% « moins bonne situation) et les actifs (58% et 72%). Notons que ladaptation des lieux de vie est surtout jugée positivement par les personnes résidant en maison (63%) et les propriétaires (63%). On constate également que les membres des catégories supérieures sont en général plus optimistes que ceux des catégories populaires, sauf sur laide de la famille, de lentourage (14% « meilleure situation » contre 21% pour les CSP-). 38

39 Les ans estiment quen 2030 en France, on pourra vivre en toute autonomie jusquà 83 ans en moyenne Selon vous en 2030, jusquà quel âge pensez vous que lon pourra vivre en France en toute autonomie, cest-à- dire sans avoir besoin daide pour la vie quotidienne ? (question ouverte numérique, réponse spontanée) Moyenne : 83 ans ans : 82,1 ans ans : 83,1 dans ans : 84,5 ans CSP+ : 83,6 ans CSP- : 82,5 ans 39

40 Graphique comparatif aujourdhui / 2030 : prévision dun gain despérance de vie autonome de 4 ans sur 20 ans En moyenne, jusquà quel âge pensez vous que lon vive aujourdhui en France en toute autonomie, cest-à-dire sans avoir besoin daide pour la vie quotidienne ? / Selon vous en 2030, jusquà quel âge pensez vous que lon pourra vivre en France en toute autonomie, cest-à-dire sans avoir besoin daide pour la vie quotidienne ? Moyenne : 2011 : 79 ans 2030 : 83 ans 40

41 Lestimation dun gain despérance de vie autonome de 4 ans en moyenne dici 2030 Invités à se projeter en 2030, lorsquils auront entre 69 et 84 ans, les interviewés estiment en moyenne que lon pourra vivre en France en tout autonomie jusquà 83 ans, soit 4 ans de plus que la moyenne estimée pour aujourdhui. Ainsi, 27% placent le curseur entre 80 et 84 ans (contre 34% actuellement), 26% entre 85 et 89 ans (contre 19% actuellement) et près dun quart (24%) au delà de 90 ans (contre seulement 8% actuellement). On le voit, ces chiffres, qui traduisent lespérance dun gain de vie autonome de 4 ans sur une période dà peine vingt ans, sont le reflet dune certaine confiance dans lavenir dans ce domaine. Comme pour lestimation actuelle, on constate que lâge moyen a tendance à augmenter avec lâge du répondant : de 82,1 ans chez les ans à 84,5 ans chez les ans (qui atteindrait pratiquement cet âge dici 2030) en passant par 83,1 ans chez les ans. De même, lâge moyen est plus élevé parmi les propriétaires que chez les locataires (83,5 ans contre 82,4 ans), parmi les inactifs que chez les actifs (84,1 ans contre 82,5 ans), parmi les catégories supérieures que chez les catégories populaires (83,6 ans contre 82,5 ans) et parmi les personnes nayant jamais été confrontées à la maladie que chez celle ayant déjà été concernées personnellement (83,8 ans contre 82,2 ans). 41

42 La projection en 2030, le souhaitable : une prise en charge publique plutôt quune assurance privée 42 Passons maintenant à un exercice dimagination. Imaginez vous, quelques rides sont apparues sur votre visage, vous avez de plus en plus de mal à vous déplacer sur de longues distances. Les premiers signes de dépendance apparaissent. Vous êtes en 2030 et vous commencez à songer à prendre des dispositions contre la dépendance. Pour chacune des situations suivantes, indiquez dune part si elle est selon vous souhaitable ou pas souhaitable….

43 La projection en 2030, le possible : un impact significatif des nouvelles technologies et un effort des collectivités locales 43 …, et dautre part si elle est selon vous réalisable ou pas réalisable.

44 Graphique récapitulatif : le souhaitable et le possible coïncident plutôt dans lesprit des ans, avec toutefois un décalage sur la pris en charge par la Sécurité Sociale Passons maintenant à un exercice dimagination. Imaginez vous, quelques rides sont apparues sur votre visage, vous avez de plus en plus de mal à vous déplacer sur de longues distances. Les premiers signes de dépendance apparaissent. Vous êtes en 2030 et vous commencez à songer à prendre des dispositions contre la dépendance. Pour chacune des situations suivantes, indiquez dune part si elle est selon vous souhaitable ou pas souhaitable, et dautre part si elle est selon vous réalisable ou pas réalisable. 44

45 Le souhaitable et le possible en 2030 Si les ans espèrent à lorée 2030 avoir gagné quelques années de vie en toute autonomie, comment imaginent- ils lavenir ? Quelles solutions jugent-ils possibles ? Cela correspond-il à leur idée du souhaitable ? Premier constat, les ans ne dressent pas un tableau noir de lavenir, lécart entre le souhaitable et le réalisable napparaissant pas comme infranchissable. Tout dabord, près de 8 répondants sur 10 (79%) considèrent quil est probable quà lavenir, « les nouvelles technologies [les] aident à rester autonome à [leur] domicile » et presque autant (75%) le jugent souhaitable. 77% souhaitent également que « [leur] complémentaire Santé ait évolué et [les] aide dans le cadre de [leurs] dépenses liées à la dépendance », tout comme la même proportion désire que « les collectivités locales aient développé des services daccompagnement des personnes âgées dépendantes en partenariat avec des associations » (77%) ou encore que « lEtat ait pris des dispositions afin de couvrir les dépenses liées à la dépendance dans le cadre de la Sécurité Sociale » (76%). Toutefois, la proportion de personnes estimant ces différentes hypothèses réalisables est un peu plus faible, particulièrement lorsquil est question de la prise en charge de la dépendance comme la 5 ème branche de la Sécurité Sociale : ainsi, 72% estiment réalisable que les collectivités locales et les associations développent laccompagnement des personnes âgées, 65% pensent que leur complémentaire Santé va effectivement évoluer pour les aider à prendre en charge les dépenses liées à la dépendance mais seuls 58% croient au rôle de lEtat et la prise en charge du 5 ème risque par la Sécurité Sociale (soit 18 points de moins que pour le souhait). Cest sur ce point que le plus important décalage existe. Concernant les résidences seniors, qui, nous lavons vu, apparaissent aux yeux des ans comme la solution de prise en charge la plus adaptée aux besoins des personnes âgées dépendantes, on observe une adéquation entre loffre envisagée et la demande. Ainsi, 71% jugent leur développement souhaitable et 69% possible. Même constat en ce qui concerne la prise en charge au sein du cercle familial : 62% se projettent en 2030 en comptant dabord sur eux- mêmes et sur leurs proches, à la fois en termes de souhait et de potentialité. 45

46 Le souhaitable et le possible en 2030 (suite) Enfin, 61% jugent souhaitable la solution suivante : « Vous bénéficierez dune assurance souscrite lors de votre vie professionnelle » mais seul un répondant sur deux estime cela réalisable. Dernier point qui napparaît ni comme souhaitable, ni comme réalisable pour une majorité des ans : la souscription à une assurance privée (respectivement 42% et 44%). On le voit, à travers ces réponses, les ans dessinent dans lidéal une société de demain où la prise en charge des personnes âgées dépendantes se feraient soit à domicile avec laide des collectivités et des associations, et grâce à un recours accru aux nouvelles technologies, soit au sein de résidences seniors, le financement étant pris en charge par lEtat, et non par les assurances privées. Toutefois, ils ont conscience quentre le souhaitable et le possible, des écarts pourront exister et quil faudra également pouvoir compter sur son cercle proche pour faire face à la dépendance. Dans le détail, on constate que les femmes, les habitants du Nord-Est, les propriétaires, les actifs et plus particulièrement les employés se montrent en général plus optimistes que la moyenne quant à la dimension réaliste de ces différentes orientations. 46

47 La solution idéale de prise en charge de la dépendance : une vie quotidienne facilitée pour rester au domicile 47 Pour finir, décrivez quelle serait pour vous la solution idéale de prise en charge de la dépendance ? Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées Maintien à domicile avec aide pour le ménage, les repas, les soins … Résidences seniors, villages seniors, maisons daccueil, respect… Prise en charge par lEtat, la Sécurité Sociale, services spécialisées Avoir des visites, des activités intergénérationnelles, des groupes de paroles

48 La solution idéale de prise en charge de la dépendance : une vie quotidienne facilitée pour rester au domicile (suite) 48 Pour finir, décrivez quelle serait pour vous la solution idéale de prise en charge de la dépendance ? Total supérieur à 100, les individus ayant pu exprimer plusieurs idées

49 La solution idéale de prise en charge de la dépendance © Harris Interactive 49 Le nuage de mots est automatiquement généré à partir de lexhaustivité des réponses spontanées à la question ouverte : « Pour finir, décrivez quelle serait pour vous la solution idéale de prise en charge de la dépendance ? ». La taille dun mot dans le visuel représente sa fréquence dutilisation : le mot écrit en plus gros caractères est celui qui a été le plus utilisé par les sondés dans leurs réponses. Lemplacement dun mot au sein du nuage na pas de signification particulière, pas plus que sa couleur.

50 Exemple de verbatims « Maintien à domicile, avec un domicile adapté et à proximité des proches, relié à un système de téléalarme en cas d'urgence, visite quotidienne d'une aide au ménage et aux besoins quotidiens. Si défaut de proximité avec un proche, tous ces paramètres dans le cadre d'une résidence médicalisée régulièrement contrôlée pour le sérieux et la rigueur dans le respect de la personne âgée. » « J'ai un exemple de réalisation dans une petite commune dont un membre de ma famille est maire où une résidence a été faite pour les personnes âgées à faibles revenus en petites maisons au cœur du village et à proximité de l'école ainsi que quelques familles avec enfants intégrées à cette structure. Dans le même esprit j'ai entendu parler des résidences pour personnes âgées où sont également logés des étudiants. Donc l'idéal c'est de ne pas cloisonner chaque génération, nous sommes une société, donc fait pour vivre ensemble tout en étant aidés ». « Que la prise en charge soit immédiate, que l'on ne soit pas obligé d'attendre plus de 3 mois pour avoir seulement une aide au ménage et à la toilette » « Rester au domicile, avec de nouvelles technologies, et des aides à la personne, sans hypothéquer l'héritage que je souhaite laisser à mes enfants » « Une aide pour la famille, une aide morale parce qu'il est très dur de s'occuper de ses parents lorsqu'ils sont affaiblis et que leur volonté est restée la même, seul le physique ne suit plus, je pense qu'il faut une petite formation à la famille pour aider la personne âgée à garder son indépendance, qu'elle soit physique comme morale, que l'on dit si le moral est bon tout va ! » « La solution idéale serait la prise en charge par lEtat avec augmentation des cotisations et non le privé ». « Pour moi personnellement, la prise en charge idéale est le maintien à domicile, ou un hébergement en structure si nécessaire mais avec du personnel qualifié et suffisant, beaucoup plus professionnalisé et humain ». 50

51 Un avenir à domicile ou dans des résidences seniors attractives Invités au final à décrire la solution idéale selon eux de prise en charge de la dépendance, les répondants indiquent surtout vouloir voir se développer des solutions pour faciliter le maintien à domicile, que ce soit en termes de moyens techniques et technologiques, de moyens humains ou de moyens financiers. « Maintenir l'indépendance de la personne âgée tout en lui assurant des aides diverses lui permettant de continuer à vivre dans son cadre habituel » « Maintien a domicile avec aides ménagères, médicales et financières » Toutefois, à un certain niveau de dépendance, certains jugent indispensables les établissements spécialisés et plusieurs indiquent donc que la solution idéale prendrait les traits dun lieu de résidence adapté, professionnalisé et ouvert sur la société : « Personnel qualifié, professionnel, fiable (pas de vol...). Résidences senior ouvertes, accueillantes, médicalisées (premier niveau : soins quotidiens), services de restauration, activités à la carte » Notons limportance, une nouvelle fois soulignée, des contacts, que ce soit avec la famille ou plus largement avec le voisinage et avec les autres membres de la société : « Branche dépendance de la sécurité sociale ans oublier de maintenir ou recréer des relations sociales trans- générationnelles » 51

52 Conclusion Cette enquête a permis de mettre en avant les attentes des ans, futures personnes âgées dépendantes de demain, sur la prise en charge de la perte dautonomie liée à lâge et desquisser un tableau de la solution idéale à lhorizon Dans ce tableau, les enquêtés peuvent rester vivre à leur domicile ou rejoindre des résidences seniors accueillantes. Bien que ne pouvant plus être autonomes pour toutes les démarches de la vie quotidienne, ils ont néanmoins le sentiment de conserver au maximum leur indépendance, grâce à la fois aux progrès de la médecine et à une prévention accrue, à des lieux de vie adaptés ayant intégré toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies, et à un accompagnement personnalisé dont lobjectif est de leur permettre de maintenir le plus longtemps possible leurs capacités physiques et mentales. Intégrés dans une société prônant les liens intergénérationnels, ils sont entourés dun personnel de qualité, alliant professionnalisme et respect, mais également de leur entourage ; les seniors comme leurs proches étant soutenus aussi bien par lEtat que par les collectivités locales ou les associations. 52


Télécharger ppt "Les Français face à la dépendance, aujourdhui et à lhorizon 2030 1 Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Opinion & Corporate."

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