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Pathogénèse microbienne Chapitre 1 Les déterminants du pouvoir pathogène (et donc de la maladie infectieuse) 1.

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1 Pathogénèse microbienne Chapitre 1 Les déterminants du pouvoir pathogène (et donc de la maladie infectieuse) 1

2 1 – Le pouvoir invasif de lagent pathogène

3 1-1- Transmissibilité de lagent pathogène

4 Première étape pour quune maladie infectieuse due à une bactérie exogène se développe : transport de lagent pathogène vers lhôte - soit par contact direct dun hôte à un autre (toux, éternuement, contact direct dun corps à lautre) - soit par transmission indirecte : * dispersion des agents par un hôte infecté * dépôt des agents sur diverses surfaces * transmission ensuite à lhôte via eau, nourriture, objets, vecteurs animés 4

5 Pénétration dans lorganisme 5 3 grandes voies de pénétration : - voie aérienne - voie digestive - voie cutanéo-muqueuse (dont la voie sexuelle)

6 1-2- Fixation de lagent pathogène

7 7 Ladhésion

8 Intervention dans ladhésion : Constituants superficiels de la bactérie (adhésines) Récepteurs cellulaires de lhôte 8

9 1-2-1 Rôle de ladhésion

10 10 Attachement du microorganisme aux muqueuses digestive, respiratoire et urogénitale afin dempêcher son expulsion mécanique (assurée notamment par toux, battement des cils, péristaltisme intestinal…). Etape dépendant de la capacité du pathogène à concurrencer avec succès la microflore normale de lhôte pour les éléments nutritifs

11 Mécanisme de ladhésion

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15 15 - Phase 1 : interaction électrostatique ou type forces de Van des Waals (quand la distance est de lordre de 10 nm) entre certains constituants superficiels (du microorganisme et des constituants de la membrane plasmique de la cellule hôte (= phase non spécifique) - Phase 2 : interaction (à moins de 1 nm) entre fimbriae, pili, polyosides capsulaires et récepteurs présents sur certaines cellules de lhôte (= phase spécifique)

16 Possession par Escherichia coli dadhésines pour les cellules urinaires : pili PapG (associés à la pyélonéphrite, pili dont il existe plusieurs allèles). Différenciation des récepteurs que d'un ou deux résidus osidiques : PapG reconnaît au minimum un digalactoside lié à un lipide de la membrane cellulaire. Chaque pilus PapG possède un récepteur spécifique : le type III lié à la vessie, le II aux circuits d'excrétion rénale. 16

17 Structures de la cellule hôte mises en jeu Phospholipides, cholestérol, glycoprotéine, récepteurs spécifiques, protéines transmembranaires, molécules de la matrice extracellulaire 17 Si spécificité dans la reconnaissance, existence dun tropisme cellulaire Exemple : E coli possède le pili PAP reconnaissant spécifiquement un glycolipide présent à la surface des cellules épithéliales du tractus urinaire Si spécificité dans la reconnaissance, existence dun tropisme cellulaire Exemple : E coli possède le pili PAP reconnaissant spécifiquement un glycolipide présent à la surface des cellules épithéliales du tractus urinaire

18 Structures bactériennes responsables 2 groupes - Pili ou fimbriae Fins filaments protéiques (polymérisation dune sous- unité protéique : la piline) disposés tout autour de la bactérie et terminés par une adhésine capable de se fixer de façon spécifique à un récepteur cellulaire - Adhésines non fimbriales Protéines ou lipopolyosides de la paroi de la bactérie, de la capsule permettant un contact serré entre la bactérie et la cellule

19 19 Adhésines fimbriales Adhésines afimbriales Protéines ou LPS de la membrane externe chez les bactéries à Gram négatif Protéines de paroi chez les bactéries à Gram positif – Acides teichoïques, lipoteichoïques – Protéines ancrées dans la paroi – Protéines liant la fibronectine (FnbA, FnbB) – Protéines liant le fibrinogène (clumping factor ClfA, ClfB)

20 Lien des adhésines non fimbriales avec cellule hôte - soit par fixation directe au récepteur cellulaire - soit par fixation à des molécules de la matrice extracellulaire composée de molécules interagissant entre elles et avec les cellules avoisinantes (collagène, élastine, fibrinonectine 20

21 Collagène, élastine, fibinonectine = pont entre bactéries et cellules 21

22 22 Bilan : structures bactériennes responsables de ladhésion - Fimbriae (appendices protéiques fibrillaires de la surface de certaines bactéries Gram -) - Pili (protéines) - Capsule ou glycocalyx (polyosides) - Couche muqueuse (glycoprotéine ou mucopolyoside) - Couche S - Acides teichoïques et lipoteichoïques de la paroi (constituant de la paroi des Gram +) et LPS de la paroi des Gram - - Hémagglutinine filamenteuse (facilite ladhérence aux érythrocytes) - Lectine (protéine)

23 Les structures en jeu dans ladhésion Structure mise en jeu Nature de la molécule Exemple de bactérieSurface de lhôte Paroi Acide lipoteïchoïque LPS Enzymes Gly3PDH Staphylococcus aureus Salmonella Typhimurium Streptococcus pyogenes Cellule épithéliale Macrophage MEC/cellules du pharynx Capsule/ Glycocalyx polysaccharide Pseudomonas aeruginosa Escherichia coli Cellules épithéliales respiratoires Matériel biologique Fimbriae protéineStreptococcus parasanguis Escherichia coli enteropathogène Protéines salivaires Flagelle protéinesPseudomonas aeruginosa Cellules épithéliales Couche membranaire protéineVibrio choleraeCellules épithéliales 23

24 24 Exemple de Staphylococcus aureus Plus dune dizaine dadhésines identifiées, dont : Protéine A (protéine pariétale se liant au facteur de Willebrand et au fragment Fc des Ig entraînant une activation polyclonale des lymphocytes B) Protéine de liaison au collagène de type I, II et IV Protéine de liaison à la fibrinonectine (adhérence des S aureus aux caillots plasmatiques et aux biomatériaux ayant un contact prolongé avec le sang) Protéine de liaison au fibrinogène : clumping factor (ClfA, ClfB) provoquant lagrégation des bactéries en présence de plasma

25 Conséquences de ladhésion

26 26 High power scanning electron micrograph of EPEC displaying localized adherence to HEp-2 cells. Note the elongated microvilli to which the bacteria appear to attach Scanning electron micrograph showing microcolonies of EPEC displaying the characteristic localized adherence pattern of adherence to HEp-2 cells.

27 27 Transmission electron micrograph showing the attaching and effacing effect. EPEC have effaced microvilli and are intimately attached to the surface of the HEp-2 cell which responds to the bacteria by forming the typical cup shaped pedestals.

28 28 Adhésion aux cellules hôtes Pas deffet apparent Signal, régulation de molécules dadhésion intercellulaire Helicobacter pilori E. coli Chez la bactérie : Libération de toxines et augmentation de l'expression des gènes de virulence Invasion Salmonella spp Shigella spp Listeria Legionella Altérations morphologiques EPEC Helicobacter pilori Mort cellulaire, apoptose Mycoplasma spp, Yersinia enterolitica, Helicobacter pil ori Pertes d'eau et d'electrolytes Vibrio cholerae EPEC Induction de cytokines Helicobacter pilori En rouge : chez la bactérie En violet : chez la cellule hôte En rouge : chez la bactérie En violet : chez la cellule hôte

29 CONSÉQUENCES CHEZ LA BACTÉRIE 29

30 a/ Activation de gènes de virulence nécessaires à la suite des effets pathogènes Exemple : cas de Yersinia pseudotuberculosis Existence dun locus chromosomique inv codant pour une protéine invasine se liant à un récepteur des cellules épithéliales, des macrophages et des lymphocytes T 30

31 Présence de différents gènes Yop plasmidiques chez la bactérie codant pour des protéines membranaires altérant le cytosquelette des cellules hôtes - gène Yop A codant pour une protéine Yop A (Yad A) ayant une activité dadhésine, permettant la fixation aux intégrines présentes sur les cellules hôtes (notamment les macrophages) 31

32 - gène Yop H codant pour une protéine Yop H ayant une activité phosphatase, pouvant provoquer la déphosphorylation des protéines de lhôte, doù blocage de la phagocytose 32

33 - gène YoT codant pour une protéine Yop T induisant un effet cytotoxique sur les cellules de lhôte (dont les macrophages) en inhibant ses GTP ases, doù activité antiphagocytaire 33

34 - gène Yop E codant pour une protéine Yop E provoquant linactivation de lactivité des GTP ases de la cellule hôte, doù dépolymérisation des filaments dactine, désorganisation du cytosquelette et inhibition de la phagocytose 34

35 Conséquence de ladhésion : 1 er temps : induction de la production du système de sécrétion de type III (Yop B et D) 2 ème temps : libération intracellulaire (injection) des protéines Yop E, Yop H, Yop T 3 ème temps : effets néfastes sur la cellule. 35

36 Suite à ce contact de la bactérie avec une cellule hôte, activation des systèmes de sécrétion de type III 36

37 37

38 b/ Adaptation au nouvel environnement Adhésion peut entraîner selon les bactéries : - soit une limitation de la croissance, - soit une augmentation de la croissance. 38

39 CONSÉQUENCES CHEZ LA CELLULE HÔTE 39

40 a/ altération de la morphologie : formation du piédestal et destruction des microvillosités par EPEC 40

41 a/ altération de la morphologie : formation du piédestal et destruction des microvillosités par EPEC Gènes responsables : -Gènes esp codant les protéines Esp (EPEC secreting protein) permettant la translocation de la protéine Tir (Translocating intim receptor) -Gène Tir codant pour la protéine Tir -Gène eae codant pour lintimine. 1- Gènes responsables : -Gènes esp codant les protéines Esp (EPEC secreting protein) permettant la translocation de la protéine Tir (Translocating intim receptor) -Gène Tir codant pour la protéine Tir -Gène eae codant pour lintimine.

42 Mécanisme

43 1 er temps : adhésion locale des EPEC à la surface des cellules épithéliales par leurs pili (reconnaissance par des lectines du pilus de résidus osidiques portés par les glycolipides ou glycoprotéines membranaires. 43

44 2 ème temps : sécrétion des protéines Esp (A et B) induisant la translocation de la protéine Tir qui sintègre dans la membrane plasmique et permet lattachement de la bactérie à la cellule épithéliale par lintimine. 3 ème temps : phosphorylation des protéines ducytosquelette, flux dinositol triphosphate et de Ca2+ 44

45 Conséquence : réorganisation des protéines du cytosquelette avec agglomération des molécules dactine, plus de maintien des villosités effacement des villosités et obtention dune sorte de piédestal formé dactine aggloméré, d actinine et de myosine à la surface de lentérocyte. 45

46 46 Parfois le piédestal peut se transformer en véritable pseudopode Parfois il peut arriver que la bactérie soit internalisée, mais elle reste enfermée dans la vacuole

47 Conséquence : - effacement des villosités = une diminution de la surface de la bordure en brosse et donc diminution des enzymes - diminution de labsorption, doù perte deau et diarrhées 47

48 48 Adhésion de lintimine aux entérocytes via la protéine Tir : activation de la cellule hôte - agglomération des molécules dactine, - plus de maintien des villosités - effacement des villosités et obtention dune sorte de piédestal formé dactine aggloméré, d actinine et de myosine à la surface de lentérocyte. Adhésion de lintimine aux entérocytes via la protéine Tir : activation de la cellule hôte - agglomération des molécules dactine, - plus de maintien des villosités - effacement des villosités et obtention dune sorte de piédestal formé dactine aggloméré, d actinine et de myosine à la surface de lentérocyte.

49 b/ modification de lexpression des molécules dadhérence intercellulaire Exemple de Bordetella pertussis Coqueluche : maladie des voies respiratoires strictement humaine et très contagieuse Transmission de la bactérie expulsée par les aérosols expulsés par lindividu contagieux qui tousse 49

50 b/ modification de lexpression des molécules dadhérence intercellulaire Exemple de Bordetella pertussis - Interaction grâce à ses nombreuses adhésines aux cellules ciliées du tractus respiratoire et aux cellules phagocytaires. - - Interaction de lhémagglutinine filamenteuse (FHA) à lintégrine CR3 des cellules phagocytaires conduisant à un détournement à son profit dune voie de signalisation intracellulaire. 50

51 Beaucoup dagents pathogènes peuvent adhérer à la surface cellulaire, mais seulement quelques uns pourront pénétrer. Pour quelques pathogènes, survie et multiplication nécessitent entrée dans les cellules auxquelles ils ont adhéré. Infection peut : - sarrêter à la pénétration dans la cellule (Shigella) - sétendre plus ou moins loin dans lorganisme (Salmonella, Listeria) 51

52 1-3- Invasion

53 Mise en évidence expérimentale

54 Mise en contact de cellules en culture avec suspension de la bactérie à étudier. Croissance bactérienne Après croissance, lavage puis addition dun antibiotique (gentamycine) ne diffusant pas dans les cellules Lavage puis lyse des cellules et étalement du lysat sur un milieu sélectif pour les bactéries étudiées 54 Protection des bactéries intracellulaires Dénombrement des bactéries invasives

55 3 Types de pathogènes : - à croissance intracellulaire obligatoire : Chlamydiae, Brucella, Legionella, Rickettsia, Mycobacterium... - à croissance intracellulaire facultative : S. aureus, S. typhi, Listeria, - à croissance extracellulaire (avec parfois une pénétration très transitoire) : E. coli, P. aeruginosa, Klebsiella, S. pneumoniae… 55

56 Invasion obligatoire pour les bactéries intracellulaires (Mycobacterium, Rickettsia, Chlamydia, Legionella, Brucella) Invasion facultative pour certaines bactéries (Listeria, Salmonella, Shigella, Yersinia) Invasion très transitoire pour E coli, Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae) afin datteindre le tissu sous épithélial 56

57 Soit la bactérie provoque sa propre internalisation (mécanisme souvent mal connu). Dans les cas connus : - Implication de protéines de la paroi bactérienne (invasines) et de récepteurs cellulaires transmembranaires (intégrines) - Remaniement du cytosquelette cellulaire (actine) - Apparition de pseudopodes - Échappement au phagolysosome ou survie à lintérieur Ex. Shigella, Listeria monocytogenes Passage de cellules en cellules (Listeria), soit la bactérie arrive à se mouvoir à travers les tissus 57

58 Mécanismes dinvasion des cellules non phagocytaires

59 Mécanismes dinvasion pas toujours bien connus Description de 2 mécanismes principaux : Mécanisme « Zipper »: endocytose suite à une interaction entre des protéines bactériennes de surface et des récepteurs de surface de la cellule hôte ( Yersinia et Listeria) Mécanisme « Trigger » : activation de lendocytose par des effecteurs bactériens injectés dans la cellule hôte (sécrétion de type III) (Salmonell, Shigella) 59

60 Mécanisme Trigger

61 - Interaction fimbriae de type I et protéine (invasome) - Action sur le cytosquelette par des protéines bactériennes qui sont directement injectées dans la cellule hôte via un système de sécrétion de type III(gènes codant pour le système de sécrétion = gènes chromosomiques ou plasmidiques) selon : -Formation dextrusions de la membrane cellulaire de lhôte, Augmentation du Ca2+ Réarrangement actif des filaments dactine, doù émission de pseudopodes géants Internalisation de la bactérie dans une vacuole 61 Cercles en vert = actine

62 62 SopE/E2 et SopB vont induire lactivation du facteur RhoGTPase (Rac, Cdc42) pour conduire le remodelage de lactine-F en utilisant la machinerie Cre(Arp2/3). -SipA va induire la polymerisation et le regroupement de lActine-F, SipA provoque la dissociation de lactine-F en inhibant le facteur ADF/cofilin et gelsolin. -SipC a la même fonction que SipA -en internalisant SopB génère phosphatidyl inositol 3 phosphate (PI3P) pour se mettre sur la macropinocytose créant plus despace pour la Salmonelle (SCVs). SopE/E2 et SopB vont induire lactivation du facteur RhoGTPase (Rac, Cdc42) pour conduire le remodelage de lactine-F en utilisant la machinerie Cre(Arp2/3). -SipA va induire la polymerisation et le regroupement de lActine-F, SipA provoque la dissociation de lactine-F en inhibant le facteur ADF/cofilin et gelsolin. -SipC a la même fonction que SipA -en internalisant SopB génère phosphatidyl inositol 3 phosphate (PI3P) pour se mettre sur la macropinocytose créant plus despace pour la Salmonelle (SCVs).

63 Mécanisme Zipper

64 Mécanisme de type « Zipper » Interaction directe entre une protéine de la surface bactérienne et un récepteur de la cellule hôte. Ex : Listeria : interaction entre linternaline A bactérienne avec E- cadhérine des cellules épithéliales ou entre linternaline B bactérienne et le récepteur Met des hépatocytes Formation dun nombre important de points de contact avant invagination(fermeture éclair) responsables dune cascade de signaux activant les composants du cytosquelette 64

65 65

66 Mécanisme de type « Zipper » (suite) Fermeture de la vacuole dendocytose par dépolymérisation de lactine 66

67 Quelque soit le mécanisme dinvasion, Interactions entre la bactérie et la cellule hôte Réarrangement du cytosquelette dactine de la cellule par induction des cascades de signal cellulaire responsable de la formation de la vésicule dendocytose. 67

68 Devenir des bactéries dans les cellules envahies

69 69 Les bactéries pathogènes peuvent envahir les cellules non phagocytaires comme les cellules épithéliales par deux types de mécanismes: « zipper » et « trigger ». Après son internalisation, la bactérie peut survivre à lintérieur de la vacuole dendocytose (Salmonella, Legionella) ou échapper dans le cytoplasme cellulaire (Shigella, Listeria)

70 Échappement dans le cytoplasme cellulaire

71 71 Après entrée dans la cellule, lyse de la membrane de la vacuole par la listériolysine Bactéries libres dans le cytoplasme cellulaire Interaction de la bactérie avec le cytosquelette et polymérisation de lactine cellulaire Déplacement de la bactérie qui va pouvoir aller envahir dautres cellules et essaimer dans tout lorganisme Cas des Listeria

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73 73

74 Survie et multiplication dans la vacuole (ex : Legionella)

75 Facteur clé du pouvoir pathogène de Legionella pneumophila provient de sa capacité à survivre et à se multiplier dans les macrophages et les monocytes humains. 75

76 Deux loci distincts participent à ce processus : - le locus dot (defective organelle trafficking), intervenant dans trois processus cruciaux pour le pouvoir invasif de la bactérie - le locus icm (intracellular multiplication), nécessaire pour la multiplication bactérienne à lintérieur du phagosome et intervenant également dans la lyse du macrophage. Lensemble de ces gènes va permettre la survie et la multiplication de L. pneumophila dans le phagosome en suivant la séquence suivante 76

77 Rôle des produits du locus dot (defective organelle trafficking) pour le pouvoir invasif de la bactérie : * inhibition de la fusion phagosome- lysosome, * recrutement et fusion des organites cellulaires avec le phagosome, * multiplication intracellulaire de L. pneumophila 77

78 78 Phagocytose par enroulement Phagosome sentourant de vésicules Phagosome sentourant de ribosomes Pas de fusion des phagosomes avec les lysosomes Multiplication des bactéries dans le phagosome, augmentation de volume jusquà sa rupture libérant de nombreuse bactéries

79 79

80 Internalisation : moyen de dissémination pour les bactéries pathogènes mais aussi un moyen pour échapper aux contraintes environnementales comme les défenses de la cellule hôte et le milieu qui lhéberge souvent (acidité...) 80

81 Mécanismes dinvasion extracellulaire

82 Production de facteurs de virulence favorisant linvasion des tissus sans passer par une étape intracellulaire : les collagénases : ex Clostridium spp qui dégrade le collagène du tissu conjonctif lélastase qui hydrolyse la laminine associée aux membranes basales ex : Pseudomonas aeruginosa. la hyalurodinase des Streptocoques et Staphylocoques détruisant lacide hyaluronique la streptokinase : Streptocoques se fixant au plasminogène, il active la production de plasmine digérant ainsi la fibrine des caillots. 82

83 1-4- Colonisation et maintien dans lorganisme

84 Facteurs dacquisition de la nourriture

85 Nécessité de trouver chez lhôte un environnement approprié : éléments nutritifs, pH, température, potentiel rédox Développement par beaucoup dagents de mécanismes élaborés de collecte des éléments nutritifs (exemple bien connu : mécanisme dacquisition du fer car carence en fer (<10 -5 mol/L : effet bactériostatique ). 85

86 Mécanisme dacquisition du fer Si présence directe dions Fe2+ dans le milieu : * diffusion du Fe2+ à travers les porines de ME * Prise en charge par des transporteurs pour traverser la MI Exemple dadaptation bactérienne aux organes colonisés : système développé par Salmonella enterica et Helicobacter pylori, pathogènes respectivement de lintestin et de lestomac, organes dans lesquels le fer est sous forme Fe2+ 86

87 Si le fer est séquestré -Fixation directe du Fe III de la lactoferrine, de la transferrine ou de lhémoglobine grâce à des récepteurs spécifiques Ex. TbpA/tbpB, LbpA/LbpB et HpuA/HpuB chez Neisseria spp. -Sécrétion de sidérophores (chélateurs des ions Fe3+) ou dhémophores inductibles en milieu et de récepteur de surface permettant lentrée dans la cellule Ex. aérobactine chez E. coli, Shigella et Salmonella pyoverdine et pyochéline chez P. aeruginosa auréochéline chez S. aureus 87

88 88 Fixation directe du Fe III séquestré Récepteurs différents

89 89 Fixation indirecte via sidérophore et récepteur

90 90 Fixation indirecte via hémophore et récepteur

91 Mécanismes déchappement au système immunitaire

92 92 Echappement aux défenses immunes de lhôte Inhibition de la phagocytose Survie dans les phagocytes Lyse des phagocytes Tolérance Variation antigénique Inhibition de la présentation Ag Inhibition de lopsonisaation Inhibition ou stimulation cytokines Inhibition de lactivation du complément Activation inappropriée des C T Induction apoptose SINS « Immunité innée » SIS (« Immunité adaptative »)

93 Résistance à linternalisation par les phagocytes

94 Exemples : Capsule de Streptococcus pneumoniae Protéines effectrices Yop sécrétées par Yersinia après ladhésion Coagulase produite par Staphylococcus aureus (caillot sanguin autour de la bactérie lui permettant déchapper à la phagocytose) Protéine A de Staphylococcus aureus fixant les Ig par leur fragment Fc et empêchant ainsi la phagocytose 94

95 Survie et multiplication dans les phagocytes

96 Exemples Éclatement du phagosome (ex : production de listériolysine O lysant la membrane du phagosome) Résistance aux enzymes lysosomiales et aux peroxydes par production de catalase et de superoxyde dismutase (Staphylococcus aureus Listeria, Rickettsie, …) Blocage de la fusion du phagosome avec les lysosomes (Mycobacterium, Legionella, Chlamydiae …) 96

97 Induction de lapoptose

98 Apoptose: en 1 er lieu : perte de contact de la cellule en apoptose avec les cellules environnantes En 2 ème lieu : diminution du volume cellulaire par condensation du cytoplasme et du noyau. Au niveau des organites, cest la mitochondrie qui subit le plus de modifications : relargage du cytochrome c dans le cytoplasme, diminution du potentiel membranaire et adressage de protéines pro- ou anti-apoptotiques à la membrane mitochondriale. La condensation du noyau et de la chromatine aboutit à la fragmentation de lADN en fragments de paires de bases. De plus modification de la membrane 98

99 Aptitude dun grand nombre de bactéries à causer l'apoptose de leurs cellules cibles et ainsi : - de supprimer des cellules du système immunitaire inné comme les macrophages, afin de maintenir leur survie dans le tissu infecté - de démarrer un processus inflammatoire. 99

100 Exemple : cas de Shigella, bactérie ayant la capacité de programmer la mort du macrophage qu'elle infecte : - mort apoptotique de la cellule par activation de caspase-1, une cystéine protéase capable d'activer l'IL-1 β et de causer lapoptose 100

101 Échappement à la réponse immunitaire

102 Exemples - Production de protéases des Ig A par Neisseria et Streptococcus - Masquage des Ag bactériens par liaison à des protéines de lhôte (fibrinonectine, collagène, héparine, transferrine) : Staphylococcus, Neisseria - Fixation des Ig G par leur fragment Fc empêchant leur rôle dopsonisation - Variation antigénique des structures de surface de la bactérie (certaines espèces de Salmonella et gonocoques) - Mimétisme moléculaire - Inhibition d e la production dAc (ex : Pseudomonas aeruginosa stimulant les LT suppresseurs inhibant les LB 102

103 Mécanisme de variation moléculaire de la piline des gonocoques 103 Recombinaison homologue entre un gène silencieux pilS et un gène actif pilE

104 2 – Le pouvoir toxinogène de lagent pathogène

105 Toxine (toxicon poison ; première toxine découverte : toxine diphtérique par Roux et Yersin en 1888 ) Bibliographie : chap 34 de Prescott, Roitt et Bacterial Disease mechanism 105

106 2-1- Quelques généralités

107 Définition

108 Toute substance protéique ou peptidique simple ou complexe (glycoprotéines, glycopeptides, lipoprotéines, lipopeptides), ainsi que macromolécules lipopolyosidiques dorigine bactérienne, capables à des doses très faibles (généralement comprises entre et mg) de provoquer la mort dun organisme vivant (mammifères le plus souvent), ou dinduire in vivo ou in vitro des désordres pathologiques irréversibles ou réversibles au niveau dorganes, de tissus, de cellules ou de liquides biologiques dun tel organisme. 108

109 Si troubles dus uniquement à la toxine (en labsence même de la bactérie) : intoxination Si troubles dus à la bactérie + toxine : toxi- infection 109

110 Implication des toxines dans les maladies infectieuses

111 Critères du rôle effectif de la toxine

112 Production effective de toxines par la bactérie infectante Reproduction dun ou de plusieurs des effets biologiques ou symptômes majeurs observés au cours de la maladie lors de linjection de la toxine ou des toxines Reproduction par la ou les toxine(s) in vitro, au contact dorganes, de tissus ou de cellules isolées, de certaines manifestations physiopathologiques, biochimiques ou métaboliques observées chez lhôte infecté (par exemple : hémolyse, lésions histologiques, production deffecteurs impliqués dans le syndrome clinique....) 112

113 Capacité de la bactérie toxinogène infectante à pouvoir, pour certains syndromes, provoquer les manifestations de la maladie à partir dun foyer localisé, sans multiplication excessive ou extensive, les organes, tissus ou cellules cibles se trouvant à distance du foyer infectieux. La bactériémie doit, au site daction de la toxine, être nulle ou non significative Compatibilité de la concentration effective en toxines dans lorganisme de lhôte infecté et le (ou les) site(s) daction de la avec les données de la maladie naturelle. 113

114 Quelques pathologies avec rôle essentiel (sinon unique) des toxines

115 115 Exemples de pathologies dans lesquelles la (ou les) toxine(s) produite(s) joue(nt) un rôle essentiel

116 Classification des toxines

117 Classification topologique de Raynaud et Alouf (classification plutôt obsolète)

118 Toxines associées en permanence à la bactérie : - groupe comprenant les toxines intracytoplasmiques, les toxines membranaires et les toxines pariétale - groupe regroupant environ 30 % des toxines bactériennes caractérisées à ce jour ; Toxines extracellulaires : - groupe comprenant les exotoxines vraies et celui des toxines à localisation mixte intra et extracellulaire, - groupe regroupant environ 70 % des toxines bactériennes caractérisées à ce jour. 118

119 Classification biochimique

120 120 Toxines protéiques Toxines lipopolyosidiques (LPS) de la membrane externe de la paroi des bactéries Gram -

121 Classification pharmacologique (classification en fonction du tropisme ou de la symptomatologie anatomo-clinique observée)

122 Entérotoxines, Leucocidines, Hémolysines, Dermotoxines, Neurotoxines, Néphrotoxines, Hépatotoxines, Toxines immunocytotropes, Cardiotoxines... Remarque : toxine pantrope = toxine agissant sur plusieurs cellules cibles. 122

123 Classification selon le mode daction cellulaire sur la cellule cible

124 Toxines agissant depuis la surface cellulaire - Toxines activant des récepteurs membranaires de la cellule cible ; - Toxines formant des pores à travers la membrane de la cellule cible ; Toxines à mode d'action intracellulaire - Toxines qui devront traverser la membrane cellulaire (A-B toxine) - Toxines injectées 124

125 125

126 2-2- Les toxines lipopolyosidiques (glucolipidoprotéiques)

127 Constituants de la cellule bactérienne : lipopolyosides de lenveloppe externe Toxines restant attachées à la bactérie et libérées uniquement lors de sa lyse : endotoxines 127

128 128

129 Structure

130 130

131 131 Lipide A comportant le plus souvent deux oses (glucosamine) portant 2 groupes phosphates liés à un nombre variables dAG intégrés dans la paroi

132 132 Core polyosidique (avec 2 glucides nexistant que chez les bactéries à endotoxines, certaines plantes et algues (1 heptose et le KDO acide 3-désoxy-D-manno-2octulosonique))attaché au lipide A dans la MI

133 133 Ag O Longue chaîne polyosidique, synthétisée indépendamment, sattachant au lipide A – core quand la synthèse est terminée, avant insertion dans la ME. UN noyau interne + un noyau externe + chaine O-spécifique composée dune zone répétée à 3 à 8 glucides. Chaine variable selon les espèces

134 Principales caractéristiques

135 135 Action non spécifique : toutes les toxines LPS donnent quasiment les mêmes troubles Toxicité à une dose souvent importante Thermostable le plus souvent Immunogénicité : assez faible (difficile dobtenir des antitoxines) Impossibilité de les transformer en anatoxine (substance ayant perdu son pouvoir toxique, mais ayant conservé son pouvoir immunogène)

136 Troubles induits

137 137 Faibles doses : maux de tête, malaises, fièvre dans la ½ heure avec max à 3 heures, Leucopénie (chute de 40 % des leucocytes) Forts doses : choc septique caractérisé par : Perturbations vasculaires : vasodilatations, fuite de plasma vers les tissus, hypotension et hypovolémie, retour veineux fortement diminué pouvant être mortelles Troubles de la coagulation

138 - Fixation du LPS sur une protéine fixatrice : la LBP (LPS binding protein) - Fixation du complexe LPS-LBP sur des récepteurs spécifiques - récepteur CD14 (présent en surface des Macrophages ou sous forme soluble en circulation permettant aux cellules endothéliales sans CD14 de répondre au LPS - récepteur TLR-4 (Toll-like- receptor) - Sécrétion par les macrophages de cytokines proinflammatoires (IL1, IL6, IL8, TNF, PAF) 138

139 - Activation par les cytokines proinflammatoires de de leurs cellules cibles respectives après fixation sur leurs récepteurs spécifiques - Induction de la production de médiateurs de linflammation (prostaglandines, leukotriènes) et activation des cascades du complément et de la coagulation - Effets physiopathologiques (fièvre, hypotension généralisée, CIVD, diarrhée, éventuellement coma et mort) 139

140 2-3- Les toxines protéiques

141 Groupe très hétérogène par : - leur structure, - leur mode daction, - le type de microorganisme sécréteur, - leur site daction, - les troubles induits. 141

142 Microorganismes producteurs

143 143 Essentiellement des Gram + Clostridium tetani Clostridium botulinum Corynebacterium diphteriae Staphylococcus aureus Bordetella pertussis Streptococcus ……… Quelques bactéries Gram - Vibrio cholerae Shigella dysenteriae Pseudomonas aeruginosa …

144 Principales propriétés

145 Synthétisées par des bactéries spécifiques (contenant souvent un plasmide ou un prophage porteur du gène de la toxine) Souvent thermolabiles (inactivées entre 60°C et 80°C) avec une exception notable : lentérotoxine staphylococcique Fort pouvoir toxique pour certaines (toxine botulinique par exemple) Induction de troubles spécifiques Fortement immunogènes Transformables pour certaines en anatoxines 145

146 DL50 (rat par voie orale) : strychnine : 10 mg/kg cyanure : de 0,5 à 3 mg/kg toxine botulique : 1 ng/kg DL50 (intrapéritonéale) : cobra noir: mg/kg endotoxine: 0.1 mg/kg toxine botulique : 1,4 ng/kg 146

147 147 Définition dune anatoxine : toxine ayant perdu son pouvoir toxique mais ayant conservé son pouvoir antigénique Obtention danatoxines : action du méthanal (formol) pendant 30 à 40 jours à 40°C Intérêt des anatoxines : utilisation pour vacciner (anatoxine diphtérique, anatoxine tétanique).

148 Conséquence du pouvoir immunogène Possibilité dinjecter lanatoxine à des animaux (lapin, cheval….) Synthèse dAc spécifiques par lanimal Recueil du sang et purification des Ac contenus dans le plasma Injection possible des Ac à des personnes contaminées ou susceptibles dêtre contaminées afin de leur permettre de ne pas avoir de troubles. 148 Applications : - sérum antitétanique - sérum antibotulinique

149 149

150 150

151 Mode daction

152 Toxines agissant depuis la surface cellulaire - Toxines activant des récepteurs membranaires de la cellule cible ; - Toxines formant des pores à travers la membrane de la cellule cible ; Toxines à mode d'action intracellulaire - Toxines qui devront traverser la membrane cellulaire - Toxines injectées 152

153 TOXINES ACTIVANT DES RÉCEPTEURS MEMBRANAIRES DE LA CELLULE CIBLE 153

154 Toxine agissant de lextérieur Deux groupes de toxines : Toxines considérées comme superantigènes, Toxines agissant au niveau de la transduction de messages via le GMPc en activant la guanylyl cyclase. 154

155 A/ Toxine à activité superantigénique (exemple des entérotoxines staphylococciques) Présence sur les entérotoxines staphylococciques de deux sites distincts dinteraction : un premier site dinteraction avec certaines molécules du complexe majeur dhistocompatibilité de type II un deuxième site de liaison avec certains domaines variables du TCR. 155

156 156 Conséquence : activation non spécifique d'un grand nombre de lymphocytes T auxiliaires, doù sécrétion massive d'interleukines sont responsables des signes cliniques. Alors que, pour un antigène conventionnel, la population lymphocytaire T auxiliaires activée représente en moyenne 0,5 % de la population lymphocytaire T auxiliaires totale, les superantigènes peuvent activer jusqu'à 25 % de la population lymphocytaire T auxiliaire.

157 B/ Toxine B/ Toxine activant un récepteur membranaire présentant une activité guanylate cyclase : exemple de l'entérotoxine thermostable ST du pathovar ETEC 157 Entérotoxine thermostable ST : entérotoxine -peptidique produite par les souches d'Escherichia coli classées dans le pathovar ETEC (principaux sérovars : O6, O8, O15, O20, O25, O27, O63, O78, O80, O85, O115, O139, O148, O153, O159, O167). agents causals de la classique diarrhée du voyageur (turista), diarrhée en général peu sévère, faite de selles hydriques, associée à des douleurs abdominales, des nausées, parfois des vomissements et peu ou pas de fièvre, - thermostable codée par des gènes plasmidiques

158 158 Récepteur de la ST : - protéine transmembranaire à activité guanylate cyclase présente au pôle apical des cellules épithéliales intestinales, - protéine dont les ligands endogènes sont : * la guanyline * et luroguanyline PKG : Protéine Kinase G PKA : Protéine Kinase A PDE : Phosphodiestérase CFTR : Cystic Fibrosis Transmembrane Regulator

159 159 Liason toxine et récepteur : - augmentation incontrôlée de lactivité enzymatique du récepteur - augmetation de la concentration cytosolique en GMPc - phosphorylation des transporteurs membranaores, tout particulièrement le CFTR.

160 160 Conséquences : - excrétion continue dions Cl - - inhibition des labsorption des ions Na + et Cl - - fuite osmotique deau vers la lumière intestinale

161 TOXINES FORMANT DES PORES À TRAVERS LA MEMBRANE CELLULAIRE 161

162 - Sécrétion de la grande majorité de ces toxines sous une forme monomérique hydrosoluble. - Reconnaissance par la toxine d'un récepteur membranaire spécifique à la surface de la cellule cible conduisant à sa fixation et à l'oligomérisation d'un nombre variable de sous-unités monomériques. - Démasquage de régions de la protéine permettant linsertion dans la membrane et la formation du pore. - Effets sur la cellule cible sont fonction de la taille des pores et de leur perméabilité sélective. 162

163 Deux grands groupes : a) les toxines liant le cholestérol ; b) les toxines à motif RTX (Repeat in ToXin). 163

164 164

165 A/ Toxine A/ Toxine liant le cholestérol Toxines, produites principalement par des bactéries à Gram positif (listeriolysine de Listeria monocytogenes, pneumolysine O de Streptococcus pneumoniae, Streptolysine O de Streptococcus pyogenes, perfringolysine O de Clostridium perfringens, cereolysine O de Bacillus cereus) Toxines présentant plusieurs caractéristiques communes 165 Pourquoi le O ? Oxygène labile

166 Caractéristiques communes récepteur membranaire : cholestérol ; protéines de masse moléculaire généralement comprise entre 50 à 60 kDa et sécrétées sous forme monomérique soluble ; Toxines "thiol activables » : inactives à létat oxydée, loxydation de la fonction thiol abolissant la possiblité de liaison de la toxine au cholestérol. On retrouve ainsi régulièrement la lettre O dans le nom de ces toxines, O pour "Oxygen labile". 166

167 Caractéristiques communes (suite) Activité cytotoxique vis-à-vis de toutes les cellules eucaryotes. Régulièrement qualifiées d'hémolysines, l'activité cytotoxique étant souvent étudiée sur les hématies (la streptolysine O est ainsi responsable de la -hémolyse observée in vitro sur gélose au sang lors de la culture de souches de Streptococcus pyogenes). 167

168 Hémolyse : Zone dhémolyse autour de colonies de Streptococcus pyogenes sur gélose au sang Action de la lécithinase, une phospholipase atour des colonies de Clostridium perfringens dans un milieu gélosé à bse de jaune dœuf, riche en lécithine. La lécithinase dégrade la membrane des hématies 168

169 Exemple de la Streptolysine O Protéine de masse molaire égale à 61,5 kg.mol -1, Protéine sécrétée sous forme monomérique par Streptococcus pyogenes ainsi que par certaines souches de Streptococcus des groupes C et G. 169

170 Formation des pores par la streptolysine O Fixation d'un monomère sur une molécule de cholestérol Insertion de la région C-terminale dans la membrane. Déplacement des molécules phospholipidiques, processus ATP indépendant et dont l'énergie requise provient des changements conformationnels de la toxine. Formation de dimères interagissant ensuite pour s'insérer dans la membrane et former un pore constitué de 35 à 50 monomères. 170

171 B/ Toxine B/ Toxine RTX (Repeat in Toxin) Toxines, produites principalement par des bactéries à Gram négatif ( hémolysine dEscherichia coli pathovar UPEC, pathovar EHEC, pathovar EAggEc, adénylate cyclase hémolysine de Bordetella pertussis, hémolysine de Proteus vulgaris ….. ) 171 Répétition des AA dans la queue C terminale

172 Cas de l hémolysine d Escherichia coli - Protéine dont la partie C-terminale présente douze répétitions de la séquence nonapeptidique. - Toxine fonctionnelle après acylation post traductionnelle Activité de ces toxines est Ca 2+ dépendante, la séquence RTX étant impliquée dans la liaison aux ions calcium ; Pore formé dans la cellule cible présente un diamètre intérieur moyen de 2 nm environ Mort de la cellule par lyse osmotique 172

173 173

174 174

175 TOXINES À MODE DACTION INTRACELLULAIRE (TRANSFERT INTRACYTOPLASMIQUE DUNE ACTIVITÉ CATALYTIQUE 175

176 Toxines composées de 2 sous-unités (arrangements AB) : A (activity) qui porte l'activité enzymatique B (binding) qui permet la liaison à un récepteur membranaire spécifique et la translocation de l'enzyme Différentes activités : ADP-ribosyltransférase Glycosyltransférase (toxines de C. difficile) N-glycosidase (toxine de S. dysenteriae et toxines SLT dE. coli EHEC) Endopeptidase Zn-dép. : Neurotoxines botuliniques, Toxine tétanique Adénylate cyclase Désaminase 176

177 177

178 A/ Caractéristiques structurales de ces toxines Différentes structures A+B : 2 protéines qui interagissent à la surface de l'hôte A-(5)B : 2 sous-unités synthétisées indépendamment, et associées de façon non-covalente lors de la sécrétion et liaison hôte 5B domaine de liaison composé de 5 sous-unités identiques A/B 1 seul polypeptide, composé de 2 domaines pouvant être séparés par protéolyse 178

179 179

180 B/ Attachement et entrée de la toxine Entrée directe Endocytose 180

181 Entrée directe Liaison de la sous unité B à un récepteur membranaire spécifique, induisant formation d'un pore dans la membrane, Transfert de la sous unité A dans le cytoplasme Exemple : entrée de la toxine à activité adénylate cyclase de B. pertussis préférentiellement du côté baso-latéral 181

182 Entrée par endocytose Liaison de la toxine au récepteur via la sous unité B Internalisation de la toxine dans un endosome Entrée de H+, doù diminution du pH --> séparation toxine : la sous unité B restedanslendosome puis recyclage de la sous unité A à la surface Transport de la sous unité A transportée vers organites spécifiques avant d'être libérée dans le cytosol et la réalisation de son activité 182 Exemple : toxine charbonneuse (anthrax)

183 183 Entrée de la toxine diphtérique

184 C/ Mode daction des toxines à activité intracellulaire 184

185 C1/ Mode daction des toxines à activité ADP ribosyl phosphate Exemple de la toxine cholérique Protéine de masse moléculaire de 85,5 kDa Protéine constituée d'une sous-unité A (masse moléculaire 27 kDa, 240 acides aminés) et de cinq sous-unités B (masse moléculaire 11,7 kDa, 103 acides aminés) Toxine excrétée après la fixation de Vibrio cholerae sur les entérocytes de l'intestin grêle : lors de l'excrétion, la sous-unité A subit une protéolyse limitée et est clivée en deux fragments notés A1 (acides aminés 1 à 194) et A2 (acides aminés 195 à 240), fragments qui restent reliés par l'intermédiaire d'un pont disulfure. La sous-unité A1 porte l'activité catalytique ADP-ribosyl transférase de la toxine. 185

186 186 Récepteur GM1 : monosialoganglioside

187 187

188 188 L'exotoxine est excrétée après la fixation de Vibrio cholerae sur les entérocytes de l'intestin grêle. Lors de l'excrétion, la sous-unité A subit une protéolyse limitée et est clivée en deux fragments notés A1 (acides aminés 1 à 194) et A2 (acides aminés 195 à 240), fragments qui restent reliés par l'intermédiaire d'un pont disulfure. La sous-unité A1 porte l'activité catalytique ADP- ribosyl transférase de la toxine.

189 189 Suite à la liaison des sous- unités B au récepteur spécifique, la toxine cholérique est internalisée dans la cellule intestinale. Celle-ci suit ensuite un long trajet rétrograde jusqu'au réticulum endoplasmique. Après son transfert dans les endosomes de tri, la toxine cholérique est adressée au réseau trans-golgien, puis à l'appareil de Golgi, pour atteindre le réticulum endoplasmique. Pour induire ce transport rétrograde, la toxine cholérique détourne à son profit l'appareil de rétention des protéines résidentes du réticulum endoplasmique.

190 190 La sous-unité A1 réalise alors l'ADP ribosylation de la protéine Gs liée à l'adénylate cyclase membranaire. Cette modification post-traductionnelle réduit l'activité GTPasique intrinsèque de la protéine Gs, la rend constitutivement active et provoque l'activation de l'adénylate cyclase, ce qui se traduit par une augmentation de la concentration en AMPc intracellulaire. Ce second messager active à son tour une protéine kinase A qui viendra phosphoryler plusieurs canaux ioniques, modifiant leur activité. C'est en particulier le cas de la protéine CFTR. Il s'ensuit une sécrétion importante d'ions chlorure et, par osmose, d'eau en direction de la lumière intestinale. Une personne peut perdre dans les cas extrêmes jusqu'à 20 litres d'eau par jour.

191 191

192 Lit pour personnes souffrant de choléra 192

193 Lit pour personnes souffrant de choléra 193

194 C2/ Mode daction des toxines à activité ARN glycosidase Exemple shigatoxine de Shigella dysenteriae Protéine d'une masse moléculaire de 70,7 kDa constituée d'une sous-unité A et de cinq sous- unités B Lors de l'excrétion, protéolyse limitée de la sous- unité A clivée en deux fragments notés A1 et A2, fragments qui restent liés par l'intermédiaire d'un pont disulfure. Activité catalytique ARN glycosidase de la toxine portée par la sous-unité A1. 194

195 Reconnaissance spécifique par les sous-unités B des glycolipides et tout particulièrement le globotriaosylcéramide. Endocytose de la shigatoxine, principalement réalisée par la voie clathrine dépendante, mais il est vraisemblable que la shigatoxine puisse emprunter plusieurs voies distinctes d'endocytose. Après son adressage au réseau trans-golgien puis à l'appareil de Golgi, la shigatoxine est adressée au réticulum endoplasmique. Modalités du passage de la shigatoxine de l'appareil de Golgi au réticulum endoplasmique sont encore peu comprises. 195

196 Cible moléculaire de la Stx : résidu adénosine 4324 de l'ARN ribosomal de la sous-unité 28S. Conséquences : arrêt de la synthèse protéique Puis la mort cellulaire par apoptose. 196

197 Cas des Shigalike toxin Production parmi l'espèce Escherichia coli dune toxine notée Shigalike Toxin, présentant des homologies de séquence avec la shigatoxine et catalysant la même réaction (même cible moléculaire). Les EHEC sont appelés aussi STEC : Shigalike Toxin Escherichia Coli. Cette toxine est par ailleurs très étudiée pour ses propriétés de lyse in vitro des cellules Vero, d'où le nom de VTEC (Vero Toxin Escherichia coli) parfois utilisé pour dénommer les EHEC. 197

198 C3/ Mode daction des toxines à activité métalloprotéasique à Zn 2+ Cas de la toxine botulinique Neurotoxines produites par les souches toxinogènes de Clostridium botulinum et dans une moindre mesure par certaines souches de Clostridium butyricum et Clostridium barati. Neurotoxines restant dans le périplasme et libérées lors de la lyse de la bactérie. Caractérisation de sept neurotoxines botuliniques distinctes notées de A, B, C1, D, E, F, G produites par différentes souches de Clostridium botulinum sécréteurs de toxines. 198

199 C3/ Mode daction des toxines à activité métalloprotéasique à Zn 2+ Cas de la toxine botulinique Neurotoxines ayant un tropisme absolu pour la jonction neuromusculaire, où elles se fixent. Fixation suivie de linternalisation de la neurotoxine et de son activation. Toutes les neurotoxines botuliniques, ainsi que la toxine tétanique, sont des métalloprotéases à Zn 2+. La protéolyse ménagée de la ou des protéine(s) cible(s) conduit à larrêt des processus dexocytose et au blocage de la libération de lacétylcholine. 199

200 200

201 201 Toxine botulinique responsable du clivage des protéines permettant la liaison des vésicules dacétylcholine à la membrane lors de larrivée dun potentiel daction Conséquences : - Absence de liaison des vésicules à la membrane de laxone - Pas de libération de lacétylcholine dans lespace intersynaptique - Absence de transmission du potentiel daction du neurone au muscle - Absence de contraction des muscles Paralysie flasque de tous le corps et mort de la personne par asphyxie (paralysie des muscles respiratoires)

202 novembre 2006Cellule procaryote202

203 203

204 204 Action de la toxine tétanique

205 Les modes de sécrétion des toxines 205

206 Facteur de virulence dans la pathogénèse des Salmonella 206

207 Comparaison exo- et endotoxines 207

208 2-4- Utilisation des connaissances sur les toxines

209 Utilisation prophylactique et thérapeutique

210 VACCINATION 210

211 Vaccination : procédé consistant à introduire un agent extérieur (le vaccin) dans un organisme vivant afin de créer une réaction immunitaire positive contre une maladie infectieuse. maladie infectieuse Substance active du vaccin : antigène destiné à stimuler les défenses naturelles de l'organisme (le système immunitaire). Substance activeantigènesystème immunitaire 211

212 Réaction immunitaire primaire : outre la synthèse dAc spécifiques de lagent vaccinant mise en mémoire de l'antigène présenté pour quensuite, lors d'une contamination vraie, l'immunité adaptative puisse s'activer de façon plus rapide. Différents types de vaccins selon leur préparation : agents infectieux inactivés, agents vivants atténués, sous-unités dagents infectieux, anatoxines. 212

213 213

214 A/ VACCINATION PAR ANATOXINES 214

215 Anatoxine : toxine protéique inactivée (chaleur et méthanal) dont le pouvoir antigénique a été conservé Besoin dadjuvants Vaccin antitétanique et antidiphtérique 215

216 216

217 B/ VACCINATION PAR TOXINES DÉTOXIFIÉES PAR MUTAGÉNÈSE (EX : COQUELUCHE) 217

218 Initialement vaccination par des vaccins cellulaires, composés d'extraits bactériens de Bordetella pertussis, a fortement diminué l'incidence de la coqueluche, mais existence deffets secondaires. Recherche de nouveaux vaccins acellulaires, composés d'adhésines, telles que l'hémagglutinine filamenteuse et la pertactine, et de la toxine de pertussis détoxifiée. 218 Toxine à activité intracellulaire (ADP ribosyl transférase)

219 Détoxification de la toxine par génie génétique Changement spécifique de résidus impliqués dans l'activité enzymatique (perte de lactivité enzymatique)et dans l'activité de liaison aux cellules cibles sans modifier les épitopes (conservation de la protection immunitaire contre la protéine native) Ex : modification dune glutamate dans le site catalytique de lADP ribosyl transférase de Bordetella pertussis 219 Nécessité dune bonne connaissance structurale et de mise en œuvre de techniques de cristallisation et de biologie moléculaire

220 C/ VACCINATION PAR TOXINES ACTIVES AU NIVEAU DES MALT (MUCOSAL ASSOCIATED LYMPHOID TISSUE) 220

221 Résultats détudes épidémiologiques : chaque année, enfants meurent d'infections à Rotavirus, entre et un million meurent d'infections à Shigella, au minimum personnes meurent du choléra et d'infections par ETEC. Maladies diarrhéiques représentent donc un problème majeur de santé publique, leur éradication sera-t-elle assurée par une approche thérapeutique ou préventive ? 221

222 Approche curative : succès incontestables (ex : diminution de 50 % de la mortalité suite à la mise en place des méthodes de réhydratation par voie orale en région d'endémie) mais traitement antibiotique des diarrhées bactériennes souvent discuté (augmentation du nombre de souches multi-résistantes, comme c'est le cas pour Shigella). Approche préventive : existence de limites ( faibles ressources des pays pauvres et donc difficultés pour une amélioration rapide des conditions sanitaires des zones endémiques). Dans de telles conditions, l'approche vaccinale prend toute sa valeur, y compris en rapport coût-bénéfice 222

223 223 Poids des ETEC très important en santé publique dans les pays en voie de développement, - la maladie survenant essentiellement chez le jeune enfant entre 6 mois et 5 ans, - une des causes prépondérantes de la diarrhée des voyageurs. Les ETEC peuvent produire la toxine thermolabile (LT), homologue de la toxine cholérique, partageant son mode d'action par activation de l'adényl-cyclase, avec elle des réactions immunologiques Travail actuel pour un vaccin anti-ETEC produit en Suède : série de souches exprimant une variété de facteurs de colonisation (CFAII, CS1, CS2 + CS3, CS4, CS5), inactivées par le formol et associées à la sous-unité B recombinante de la toxine LT (rB-WC- ETEC)

224 Vaccin anti-choléra Faible efficacité et mauvaise tolérance du vaccin inactivé a peu à peu conduit à son abandon. Vaccin prototype : bactéries tuées appartenant au sérotype O1, biotype classique, auxquelles avait été ajouté de la sous-unité B de la toxine cholérique (vaccin B-O1 WC). Administré en trois doses orales, il avait montré une efficacité protectrice élevée à 6 mois (85 %) et raisonnable à trois ans (60 %). Remarque : avec le temps, diminution de l'efficacité protectrice de la présence de la sous-unité B 224

225 Intérêt de ce type de vaccin : - relative facilité de production, - coûts peu élevés, - absence de nécessité de chaîne du froid, font que ce type de vaccin peut être aisément produit par les pays en voie de développement où le choléra est endémique 225

226 IMMUNOTOXINES CHIMÉRIQUES ET LUTTE ANTICANCÉREUSE

227 Immuno-toxine : molécule hybride formée à partir dune toxine protéique et dun Ac 227 Principales toxines utilisées : -l'exotoxine de Pseudomonas (PE), -la toxine diphtérique (DT) -et la ricine

228 Après fixation sur leur récepteur respectif, internalisation de PE et DT dans les cellules de mammifères par endocytose. Clivage des toxines par une protéase cellulaire, la furine. Libèration par le clivage protéolytique du fragment actif (PE37 ou la chaîne A de DT) qui catalyse une réaction d'ADP-ribosylation du facteur d'élongation 2 (EF 2 ). Doù inhibition irréversible de la protéosynthèse et induction de la mort cellulaire par apoptose. 228

229 Évolution des immuno-toxines et des toxines chimères Premières immunotoxines produites par conjugaison chimique des toxines avec des immunoglobulines. Inconvénients : -nécessité de purification de quantités importantes de toxines et de ligands Hétérogénéité des conjugués ainsi produits : variabilité du nombre de molécules de toxines couplées par molécule de ligand et donc variabilité de la toxicité d'un conjugué peut donc varier d'une préparation à l'autre. 229

230 Apport de la biologie moléculaire : nouvelle conception moléculaire des toxines chimères qui a progressé rapidement depuis 10 ans (figure 1).figure 1 Toxines recombinantes = protéines de fusion dans lesquelles un domaine de liaison à un antigène ou à un récepteur a fusionné avec une toxine mutante ou tronquée. Le ligand peut être un fragment variable (Fv) d'anticorps, une cytokine, un facteur de croissance ou une hormone. 230

231 231

232 TRAITEMENT CURATIF ET ANTI- VIEILLISSEMENT

233 Applications thérapeutiques des toxines botuliniques Emploi des neurotoxines botuliniques bloquant l'innervation motrice dans toutes les maladies caractérisées par une hyperactivité musculaire : - utilisation pour le traitement des blépharospasmes (contractions involontaires des muscles des paupières), des paralysies hémifaciales, des torticolis spasmodiques, des déformations dynamiques du pied en équin chez les enfants présentant une spasticité 233

234 Applications thérapeutiques des toxines botuliniques En France, quatre spécialités à base de toxine botulinique ont reçu une AMM. Trois sont à base de toxine A (Botox®, Dysport®, Vistabel®) et une à base de toxine B (Neurobloc®) : Le Botox®, le Dysport® et le Neurobloc® sont des médicaments utilisés dans les indications médicales. Vistabel® a obtenu une AMM pour la correction des rides provoquées par le froncement des sourcils (rides du lion). 234

235 Applications thérapeutiques des toxines botuliniques Linjection intramusculaire de toxine provoque un effet paralysant sur le muscle injecté avec une diffusion faible ou nulle dans les muscles adjacents. Effet paralysant proportionnel à la dose de toxine injectée Effet paralysant observé durant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Remarque : compte-tenu de la faiblesse des doses injectées, une réponse en anticorps neutralisants n'est observée que lors d'injections répétées. 235

236 Intérêt pour lidentification des souches

237 Sérogroupage de bacilles Gram- basé sur la caractérisation antigénique de lAg O du LPS (Salmonella, E. coli, Shigella) Identification dune souche par identification de la toxine produite (toxinotypie) Identification de lentérotoxine staphylococcique par immunoenzymologie ou par Ouchterlony Rechecrhe de présence de toxine botulinique par séroneutralisation Mise en évidence de toxine par agglutination de particules de latex sensibilisées par des Ac spécifiques (Vivrio cholerare, E coli, Clostridium perfringens) Recherche du gène de la toxine par PCR 237

238 Détection de LPS : test du LAL (Lysat damœbocytes de Limule) Arthropodes marins ressemblant à des crabes

239 Lhémolymphe (équivalent du sang) de la limule est de couleur bleue du fait de la présence dhémocyanine au lieu d'hémoglobine. Cellules de lhémolymphe = amœbocytes qui réagissent en présence de LPS bactériennes en produisant une protéine transformant l'hémolymphe en gel. Remarque : La limule n'ayant pas de système immunitaire, ce gel lui permet de bloquer les infections bactériennes. 239

240 Test lipopolysaccharidique sur amébocyte de Limulus : dosage activité LPS Amœbocytes : cellules de lhémolymphe normales isolées de la limule Dégranulation des amœbocytes après traitement par le lipopolyoside bactérien =gélification

241 Particularité telle que, depuis les années 1970, utilisation de l'hémolymphe de la limule pour produire un réactif, appelé lysat d'amœbocyte de limule (LAL), employé notamment dans le domaine pharmaceutique pour tester l'absence d'endotoxines dans les médicaments, les produits de dialyse et le matériel médico-chirurgical. 241

242 Utilisation uniquement de la gélification dans la pharmacopée. Existence de tests quantitatifs où les facteurs du LAL sont activés en une cascade protéolytique entrainant le dun substrat incolore substrat libérant du 4-notrophénol qui absorbe à 405 nm. 242

243 Dans le milieu médical, lhémodialyse permet par ultrafiltration sanguine de pallier à une déficience rénale. Leau utilisée doit être exempt dendotoxines (lipopolysaccharide) dorigine bactérienne. Si détection par le test du LAL de lipopolyosides, nécessité de les éliminer par différentes méthodes de dépyrogénation : Dépyrogénation par inactivation Dépyrogénation par élimination Voir document joint 243

244 Connaissance des voies de signalisation des cellules eucaryotes

245 Dimportants systèmes à transduction de signal ont été identifiés chez les procaryotes et servent de modèles pour comprendre les systèmes plus complexes des eucaryotes. Beaucoup de gènes et dopérateurs sont activés ou inactivés en réponse à des signaux différents (notamment aux conditions environnementales par des protéines régulatrices faisant partie dun système de transduction de signal à 2 composants. 245 Ainsi les effets spécifiques des toxines sur un type cellulaire donné et leur des toxines a permis une meilleure compréhension des modes de signalisation intracellulaire.

246 Fonctionnement du système de signal à 2 composants (2 protéines) 246

247 Première protéine : senseur à fonction de kinase traversant la membrane plasmique Une partie exposée à lenvironnement extracellulaire (périplasme des Gram -) Une autre partie exposée au cytoplasme Senseur : détection des changements spécifiques de lenvironnement et communication de linformation au cytoplasme 247 Régulateur

248 Deuxième protéine : régulateur-réponse : protéine qui se fixe à lADN et déclenche quand il es activé la transcription de gènes ou dopérons dont lexpression est indispensable pour ladaptation au stimulus environnemental Linhibition de la transcription de gènes ou dopérons non requis dans les nouvelles conditions environnementales 248 Régulateur

249 249 Système le mieux compris : régulation chez E coli du rapport des porines OmpF/OmpC

250 Le système à deux composants OMPF/OMP C 250

251 251

252 Existence de toxines microbiennes autres que bactériennes (cf algues) Place des toxines dans la pathogénèse microbienne Ingestion de la toxine préformée dans laliment : intoxination Toxine produite après colonisation de la surface mucosale et action locale de la toxine ou à distance Toxine produite par des bactéries contaminantes suite à une blessure et action locale ou après passage dans le sang. 252


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