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1 Rétrospective sur les langues officielles au Manitoba Aspects fondamentaux des droits linguistiques au Canada et au Manitoba Le 14 décembre 2009 Official.

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1 1 Rétrospective sur les langues officielles au Manitoba Aspects fondamentaux des droits linguistiques au Canada et au Manitoba Le 14 décembre 2009 Official Languages in Manitoba: A Retrospective An Introduction to Language Rights in Canada and Manitoba December 14, 2009 GUY JOURDAIN Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat

2 2 Thème principal Main Topic Garanties constitutionnelles et législatives en matière de bilinguisme parlementaire, législatif et judiciaire au Canada et au Manitoba Constitutional and statutory guarantees related to parliamentary, legislative and judicial bilingualism in Canada and Manitoba Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat 2

3 3 Plan de la présentation Presentation Outline 1.Régime constitutionnel de protection de la minorité canadienne-française instauré en Les débuts du Manitoba : Le rêve brisé 3.Essor national du bilinguisme depuis 40 ans 4.La saga des droits linguistiques au Manitoba – Années 1970 et Développements récents 6.Coordonnées 1.Constitutional Scheme Established to Protect the French-Canadian Minority in Manitobas Beginnings: The Broken Dream 3.National Expansion of Bilingualism Over the Past 40 Years 4.Manitobas Language Rights Saga – 1970s and 1980s 5.Recent Developments 6.Contact Information Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat 3

4 4 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 1 – Part 1 Régime constitutionnel de protection de la minorité canadienne-française instauré en 1867 Constitutional Scheme Established to Protect the French-Canadian Minority in

5 5 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Deux dispositions-clés de la Loi constitutionnelle de 1867 (anciennement appelée Acte de lAmérique du Nord britannique de 1867) Two Key Provisions of the Constitution Act, 1867 (formerly known as the British North America Act, 1867) Article 133 : Garanties sur le bilinguisme des institutions législatives et judiciaires au sein de lÉtat fédéral et de lÉtat provincial québécois Article 93 : Garanties protégeant la confessionnalité des écoles Section 133: Guarantees related to bilingualism in the legislative and judicial bodies of the governments of Canada and Quebec Section 93: Guarantees protecting denominational schools 5

6 6 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Bilinguisme parlementaire législatif et judiciaire Parliamentary, Legislative and Judicial Bilingualism Chacun a la faculté demployer le français ou langlais dans le cadre des débats et travaux parlementaires La législation ainsi que les archives, comptes rendus et procès-verbaux doivent être établis en français et en anglais Chacun a la faculté demployer le français ou langlais, oralement ou par écrit, dans le cadre dinstances judiciaires ou quasi-judiciaires Everyone has the right to use either English or French in parliamentary debates and proceedings Legislation as well as records and journals must be in both English and French Everyone has the right to use either English or French, orally or in writing, in judicial or quasi-judicial proceedings 6

7 7 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Protection des écoles confessionnelles Protection of Denominational Schools Les pères de la Confédération ont élaboré ces garanties à une époque où la langue et la foi étaient indissociables et, dans leur esprit, elles avaient certainement pour but de protéger la langue denseignement. Toutefois, dans larrêt Ottawa Separate Schools Trustees c. Mackell, [1917] A.C. 62, le Comité judiciaire du Conseil privé a statué que les garanties en matière de confessionnalité visaient strictement les aspects religieux de lenseignement. Ainsi, sur le plan de la langue, la protection de la confessionnalité des écoles sest avérée un mirage, un coup dépée dans leau. The Fathers of Confederation established guarantees for denominational schools at a time when language and religion were inseparable. They no doubt intended these guarantees to protect the language of instruction. However, in Ottawa Separate Schools Trustees c. Mackell, [1917] A.C. 62, the Judicial Committee of the Privy Council ruled that the guarantees with respect to denominational schools only applied to the religious aspects of education and did not afford any protection for the language of instruction. Thus, from a language standpoint, the protection of denominational schools was but a mirage. 7

8 8 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 2 – Part 2 Les débuts du Manitoba : Le rêve brisé Manitobas Beginnings: The Broken Dream 8

9 9 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Entrée du Manitoba dans la fédération canadienne en 1870 – Garanties de bilinguisme visant les principales institutions publiques Entry of Manitoba in the Canadian Federation in 1870 – Bilingualism Guarantees for Main Public Institutions Composition linguistique de la population : Garanties constitutionnelles visant à assurer que la dualité linguistique se perpétue – Loi de 1870 sur le Manitoba Article 22 : Protection des écoles confessionnelles (protection du français tenue pour acquise) Article 23 : Statut officiel du français et de langlais dans les institutions législatives et judiciaires Linguistic make-up of population: Constitutional guarantees to ensure the protection and preservation of linguistic duality – Manitoba Act, 1870 Section 22 – Protection of denominational schools (it was assumed that the use of French as a language of instruction would be automatically protected as part of this guarantee) Section 23 – Official status of English and French in the Legislature and the courts 9

10 10 Abolition des droits des francophones en 1890 Abolition of Francophones Rights in 1890 Abolition of publicly-funded denominational schools and establishment of a single non- denominational network in which only English could be used as a language of instruction. The Official Language Act – Abolition of the official status of French in the Legislature and the courts. Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Abolition des écoles confessionnelles subventionnées par lÉtat et création dun réseau scolaire unique et non confessionnel dans lequel langlais est la seule langue denseignement permise. The Official Language Act – Abolition du statut officiel du français au sein des institutions législatives et judiciaires. 10

11 The Official Language Act passed in 1890 was patently unconstitutional. The lower courts did not hesitate to invalidate it in the years that followed. However, the Province did not appeal from the judgments rendered by the trial courts – it merely swept them under the carpet. Case Law Pellant v. Hébert, 12 R.G.D. 242, (Man. Co. Ct.), March 1892, (1981) Bertrand v. Dussault (1977), 77 D.L.R. (3d) 458 (Man. Co. Ct.), January 30, 1909 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat La loi de 1890 intitulée The Official Language Act était manifestement inconstitutionnelle. Dailleurs, au cours des quelques années qui ont suivi, les tribunaux inférieurs nont pas hésité à rendre des jugements la déclarant invalide. Toutefois, la province na pas interjeté appel de ces jugements et elle sest contentée de les balayer sous le tapis. Jurisprudence Pellant c. Hébert, Cour suprême du Manitoba, mars 1892, (1981) 12 R.G.D. 242 Bertrand c. Dussault, Cour de comté du Manitoba, 30 janvier 1909, (1977) 77 D.L.R. (3d)

12 12 Compromis Laurier-Greenway en 1896 Laurier-Greenway Compromise in 1896 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Sous le premier ministre Wilfrid Laurier, le gouvernement fédéral négocie avec le gouvernement provincial un accord appelé le compromis Laurier-Greenway qui autorise : –lenseignement bilingue (anglais- français, anglais-allemand, anglais-polonais, anglais- ukrainien, etc.); –lenseignement de la religion en dehors des heures normales de classe. Sursis de 20 ans Under Prime Minister Wilfrid Laurier, the federal government negotiated an agreement known as the Laurier- Greenway Compromise with the provincial government. This agreement allowed: –Bilingual instruction (English- French, English-German, English- Polish, English-Ukrainian, etc.); –Religious instruction after regular school hours. 20-year reprieve 12

13 13 Abolition définitive des écoles françaises en 1916 Final Abolition of French Schools in 1916 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Abolition du compromis Laurier- Greenway À nouveau, langlais devient la seule langue denseignement permise dans les écoles publiques Lenseignement en français se fait dans la clandestinité Cest le début dune période de grande noirceur Développement graduel dune mentalité de minoritaire et dun réflexe selon lequel tout ce qui se rattache au gouvernement ou à lécole se passe en anglais Abolition of the Laurier-Greenway compromise Once again, only English could be used as a language of instruction in public schools French-language instruction went underground Beginning of a period of great darkness Gradual development of a minority attitude and of a reflex whereby everything connected to the government and the schools is expected to take place in English 13

14 14 Origine des tensions linguistiques au Manitoba Source of Language Tensions in Manitoba Comme le fait valoir Frances Russell dans son ouvrage intitulé Manitoba's Role in Canada's Great Divide - The Canadian Crucible, le Manitoba se trouve, dun point de vue historique, à la ligne de démarcation entre deux grandes conceptions diamétralement opposées du Canada, cest-à-dire : Dune part, une vision bidimensionnelle selon laquelle notre pays constitue une fédération dont les assises sont ancrées dans le pacte solennel conclu entre les deux peuples fondateurs; Dautre part, une vision unidimensionnelle selon laquelle nous vivons dans un pays où une seule nation, une seule langue et une seule culture sont reconnues officiellement et où les francophones sont considérés comme étant essentiellement sur le même pied que les autres groupes ethnolinguistiques. Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat As articulated by Frances Russell in her book entitled Manitoba's Role in Canada's Great Divide - The Canadian Crucible, Manitoba finds itself historically on the dividing line between two-diametrically opposed conceptions of Canada, namely: A federation based on a formal pact between the two founding European peoples; A country with one nation, one culture and one language where Francophones are essentially on the same footing as other ethno-cultural groups. 14

15 15 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 3 – Part 3 Essor national du bilinguisme depuis 40 ans National Expansion of Bilingualism Over the Past 40 Years 15

16 16 Commission Laurendeau- Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme Adoption de la Loi sur les langues officielles (Canada et Nouveau-Brunswick) Appui fédéral aux minorités francophones à lextérieur du Québec Laurendeau-Dunton Commission on Bilingualism and Biculturalism Enactment of legislation on official languages (Canada and New Brunswick) Federal support for Francophone minorities outside of Quebec Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Fin des années 1960 – Début dun renouveau Late 1960s – Start of a renewal 16

17 Entrée en vigueur de la Charte canadienne des droits et libertés Articles 16 à 22 – Garantie de bilinguisme au sein des institutions législatives, judiciaires et administratives (Canada et Nouveau-Brunswick) Article 23 – Protection constitutionnelle du droit à léducation en français Coming into force of the Canadian Charter of Rights and Freedoms Sections 16 to 22 – Guarantees related to bilingualism in legislative and judicial bodies and in the area of government services (Canada and New Brunswick) Section 23 – Constitutional entrenchment of right to education in French Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat 17

18 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Enactment of the new federal Official Languages Act New statutory framework for the implementation of the guarantees set out in sections 16 to 22 of the Canadian Charter of Rights and Freedoms Strengthening of Part XVII of the Criminal Code – Sections 530 and following of the Criminal Code grant the right to a preliminary inquiry and a criminal trial in the official language of ones choice. Adoption de la nouvelle Loi sur les langues officielles du Canada Nouveau cadre législatif énonçant les modalités de mise en oeuvre des garanties prévues aux articles 16 à 22 de la Charte canadienne des droits et libertés Bonification de la partie XVII du Code criminel – Les articles 530 et suivants du Code criminel garantissent aux justiciables le droit à une enquête préliminaire et à un procès pénal tenus dans la langue officielle de leur choix. 18

19 19 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Autres indicateurs de progrès Other Progress Indicators Le taux dacceptation du bilinguisme officiel est maintenant très élevé au sein de la population canadienne. Nombre important délèves inscrits dans les écoles dimmersion française. Adoption de lois ou de politiques sur les services en français ou sur les langues officielles, dans bon nombre de provinces et territoires. Création de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne. The approval rate for official bilingualism is now very high within the Canadian population. A large number of students are enrolled in French immersion schools. Legislation or policies related to French-language services or official languages were developed by several provinces and territories. The Ministerial Conference on the Canadian Francophonie was established. 19

20 20 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 4 – Part 4 La saga des droits linguistiques au Manitoba – Années 1970 et 1980 Manitobas Language Rights Saga – 1970s and 1980s 20

21 Affaire Forest – La Cour suprême du Canada déclare inconstitutionnelle la loi de 1890 qui abolissait le statut officiel du français au sein des institutions législatives et judiciaires. Le français redevient donc langue officielle à lAssemblée législative et devant les tribunaux. Forest case – The Supreme Court of Canada ruled that the 1890 statute abolishing the official status of French in the Legislature and the courts was unconstitutional. As a result, French regained its official status in the legislative and judicial spheres of government. Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat 21

22 Dans larrêt Forest, la Cour suprême ne sest toutefois pas prononcée sur les conséquences de linvalidité de The Official Language Act et elle a donc laissé beaucoup de questions sans réponse. En 1980, Roger Bilodeau, alors étudiant en droit, conteste devant la Cour provinciale la validité de deux lois uniligues anglaises, à savoir : The Highway Traffic Act (Code de la route); The Summary Convictions Act (Loi sur les poursuites sommaires). En 1981, M. Bilodeau porte sa cause devant la Cour dappel et la majorité rend une décision étonnante selon laquelle le mot « shall » employé dans la version anglaise de larticle 23 ne possède pas de connotation impérative ou obligatoire et laisse donc la province libre dadopter ou non ses lois dans les deux langues. Roger Bilodeau sapprête alors à interjeter appel auprès de la Cour suprême du Canada. In its ruling on the Forest case, the Supreme Court did not address the consequences of the invalidity of The Official Language Act and thus left many questions unanswered. In 1980, Roger Bilodeau, a law student at the time, challenged before the Provincial Court the validity of two unilingual English statutes, namely: The Highway Traffic Act; and The Summary Convictions Act. In 1981, Bilodeau appealed his case to the Court of Appeal and the majority handed down a surprising decision to the effect that the word shall used in the English version of section 23 did not have an imperative or mandatory connotation and thus left the Province free to decide whether or not to enact its laws in both languages. Roger Bilodeau was then preparing to appeal to the Supreme Court of Canada. Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat 22

23 – 1983 (suite / contd) Étant donné la possibilité réelle que la Cour suprême déclare invalides les lois unilingues anglaises, le gouvernement du Manitoba, le gouvernement du Canada et la Société franco- manitobaine négocient une entente. En 1983, le gouvernement provincial dépose un projet de résolution à lAssemblée législative pour donner effet à cette entente. Faced with the real possibility that the Supreme Court would declare the unilingual English laws invalid, the Government of Manitoba, the Government of Canada and the Société franco- manitobaine negotiated an agreement. In 1983, the provincial government tabled a draft resolution before the Legislative Assembly to give effect to this agreement. Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat 23

24 24 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Crise linguistique Projet de résolution visant à modifier la Constitution pour : éliminer la nécessité de traduire un nombre considérable de lois désuètes; en échange, accorder aux francophones du Manitoba le droit constitutionnel à recevoir les services du gouvernement provincial dans leur langue. Ce projet déclenche un tollé de protestations et nest jamais adopté Language crisis Draft resolution intended to amend the Constitution in order to: Eliminate the requirement to translate a large number of obsolete laws; In exchange, grant to Manitoba Francophones the constitutional right to receive services from the provincial government in their language. This draft resolution gave rise to an angry outcry and was never passed 24

25 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Renvoi sur les droits linguistiques au Manitoba La Cour suprême déclare que toutes les lois unilingues anglaises du Manitoba sont invalides et que, pour éviter le chaos juridique, elles seront réputées valides pendant la période minimale de temps nécessaire afin quelles soient traduites en français et réadoptées dans les deux langues Reference re Language Rights in Manitoba The Supreme Court of Canada held that all unilingual English laws of Manitoba were invalid and that, so as to avoid legal chaos, they would be deemed valid for the minimum period of time necessary for their translation and re-enactment in both languages 25

26 (suite / contd) Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat La Cour indique que : L'objet de l'article 23 de la Loi de 1870 sur le Manitoba [...] est d'assurer aux francophones et aux anglophones l'accès égal aux corps législatifs, aux lois et aux tribunaux. Elle précise en outre que : Larticle 23 de la Loi de 1870 sur le Manitoba est une manifestation spécifique du droit général quont les Franco- Manitobains de sexprimer dans leur propre langue. The Court stated that: [T]he purpose of […] s. 23 of the Manitoba Act, 1870 […] was to ensure full and equal access to the legislatures, the laws and the courts for Francophones and Anglophones alike. The Court also emphasized that: Section 23 of the Manitoba Act, 1870 is a specific manifestation of the general right of Franco- Manitobans to use their own language. 26

27 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Renvoi de 1992 sur les droits linguistiques au Manitoba La Cour suprême du Canada statue que les décrets « de nature législative » sont assujettis à lobligation de bilinguisme prévue à larticle 23 de la Loi de 1870 sur le Manitoba. Reference re Manitoba Language Rights (1992) The Supreme Court of Canada held that orders in council of a legislative nature are subject to the requirement of bilingualism provided for under section 23 of the Manitoba Act,

28 28 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 5 – Part 5 Développements récents Recent Developments 28

29 29 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 5 a) – Part 5 (a) Développements législatifs Legislative Developments 29

30 30 Bonification de la partie VII de la Loi sur les langues officielles Strengthening of Part VII of the Official Languages Act Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat En vertu de la partie VII, le gouvernement fédéral sengage à : favoriser lépanouissement des communautés francophones et anglophones en situation minoritaire au Canada et à appuyer leur développement; promouvoir la pleine reconnaissance et lusage du français et de langlais dans la société canadienne. Dans larrêt Forum des maires de la Péninsule acadienne c. Canada (Agence dinspection des aliments), 2004 CAF 263, la Cour dappel fédérale a statué que la partie VII revêtait seulement un caractère déclaratoire et non pas un caractère exécutoire. Depuis ladoption du projet de loi S-3*, il incombe aux institutions fédérales de veiller à ce que soient prises des mesures positives pour mettre en œuvre lengagement énoncé à la partie VII. Lengagement du gouvernement a donc maintenant force exécutoire. * Loi modifiant la Loi sur les langues officielles (promotion du français et de langlais), L.C. 2005, ch. 41 Under Part VII, the federal government is committed to: Enhancing the vitality of English and French minorities in Canada and supporting their development; Fostering the full recognition and use of both English and French in Canadian society. In Forum des maires de la Péninsule acadienne v. Canada (Canadian Food Inspection Agency) 2004 FCA 263, the Federal Court of Appeal ruled that Part VII was only of a declaratory nature and was not legally binding. As a result of Bill S-3* being passed, every federal institution has the duty to ensure that positive measures are taken to implement the commitment set out in Part VII. The governments commitment is now enforceable by the courts. * An Act to amend the Official Languages Act (promotion of English and French), S.C. 2005, c

31 31 Modifications additionnelles à la partie XVII du Code criminel Additional Amendments to Part XVII of the Criminal Code Projet de loi C-13 : Loi modifiant le Code criminel (procédure pénale, langue de laccusé, détermination de la peine et autres modifications), L.C ch. 18 Selon larticle 530, il incombait auparavant au juge dinformer seulement les accusés non représentés par un avocat de leur droit à un procès dans la langue officielle de leur choix. En conséquence du projet de loi C-13, la portée de cette obligation légale a été étendue et le juge doit maintenant veiller à ce que tous les accusés soient informés de ce droit, quils soient représentés par un avocat ou non. Bill C-13: An Act to amend the Criminal Code (criminal procedure, language of the accused, sentencing and other amendments), S.C c. 18 Under section 530, the judge previously had a duty to advise only unrepresented accused of the right to a trial in the official language of their choice. With Bill C-13, the scope of this statutory duty has been broadened and the judge is now required to ensure that all accused are advised of that right, whether or not they are represented. 31 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat

32 32 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 5 b) – Part 5 (b) Développements jurisprudentiels Developments in the Area of Case Law 32

33 33 Arrêt Beaulac Beaulac Ruling Dans larrêt La Reine c. Beaulac, (1999) 1 R.C.S. 768 – soit une décision relative à la portée de la partie XVII du Code criminel – la Cour suprême du Canada a établi un nouveau cadre dinterprétation des droits linguistiques. Elle a statué que les droits linguistiques doivent recevoir une interprétation large et libérale conforme à leur objet, soit le maintien et lépanouissement des collectivités de langue officielle. Dans larrêt Beaulac, la Cour suprême souligne plus particulièrement les éléments suivants en ce qui a trait aux tribunaux de juridiction pénale : Les tribunaux saisis daffaires criminelles sont tenus dêtre institutionnellement bilingues; La norme de légalité réelle sapplique, cest-à-dire que laccès égal à des services de qualité égale doit être assuré pour les membres des collectivités des deux langues officielles au Canada; LÉtat doit prendre des mesures proactives pour faire en sorte que les justiciables puissent exercer leurs droits linguistiques de manière conforme avec le principe dégalité réelle. Ainsi, « une demande de service dans la langue de la minorité de la langue officielle ne doit pas être traitée comme sil y avait une langue officielle principale et une obligation daccommodement en ce qui concerne lemploi de lautre langue officielle ». In R. v. Beaulac, [1999] 1 S.C.R. 768, a decision dealing with the scope of Part XVII of the Criminal Code, the Supreme Court of Canada articulated a new framework for the interpretation of language rights. It ruled that language rights must in all cases be interpreted purposively, in a manner consistent with the preservation and development of official language communities in Canada. In Beaulac, the Supreme Court emphasized the following with respect to criminal courts: Criminal courts must be institutionally bilingual; Substantive equality is required, that is to say that equal access to services of equal quality must be ensured for members of both official language communities; Government must take proactive measures to ensure that language rights can be exercised in compliance with the principle of substantive equality and the exercise of these rights "must not be considered exceptional, or as something in the nature of a request for an accommodation." 33 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat

34 34 Renvoi relatif à la sécession du Québec Reference re Secession of Quebec Dans le Renvoi relatif à la sécession du Québec, [1998] 2 R.C.S. 217, la Cour suprême du Canada reconnaît lexistence de quatre principes constitutionnels fondamentaux non écrits, à savoir le fédéralisme, la démocratie, le constitutionnalisme et la primauté du droit, et le respect des droits des minorités. La Cour indique que ces principes peuvent, dans certaines circonstances, donner lieu à des obligations juridiques substantielles (ils ont « plein effet juridique »). Ces principes peuvent donner naissance à des obligations très abstraites et générales, ou à des obligations plus spécifiques et précises. Les principes ne sont pas simplement descriptifs; ils sont aussi investis dune force normative puissante et lient à la fois les tribunaux et les gouvernements. La Cour affirme notamment ce qui suit au sujet du principe du respect des droits des minorités : De fait, la protection des droits des minorités a clairement été un facteur essentiel dans lélaboration de notre structure constitutionnelle même à lépoque de la Confédération […]. Même si le passé du Canada en matière de défense des droits des minorités nest pas irréprochable, cela a toujours été, depuis la Confédération, un but auquel ont aspiré les Canadiens dans un cheminement qui na pas été dénué de succès. Le principe de la protection des droits des minorités continue dinfluencer lapplication et linterprétation de notre Constitution. In Reference re Secession of Quebec, [1998] 2 S.C.R. 217, the Supreme Court of Canada recognized the existence of four unwritten foundational constitutional principles, namely federalism, democracy, constitutionalism and the rule of law, and respect for minority rights. The Court stated that these principles may in certain circumstances give rise to substantive legal obligations (have "full legal force"). These principles may give rise to very abstract and general obligations, or they may be more specific and precise in nature. The principles are not merely descriptive, but are also invested with a powerful normative force, and are binding upon both courts and governments. The Court more particularly noted the following with respect to the principle of protecting minority rights: Indeed, the protection of minority rights was clearly an essential consideration in the design of our constitutional structure even at the time of Confederation […]. Although Canada's record of upholding the rights of minorities is not a spotless one, that goal is one towards which Canadians have been striving since Confederation, and the process has not been without successes. The principle of protecting minority rights continues to exercise influence in the operation and interpretation of our Constitution. 34 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat

35 35 Arrêt Montfort Montfort Ruling Dans larrêt Lalonde c. Ontario (Commission de restructuration des services de santé) (2001), 56 R.J.O. (3e) 577 (C.A.), la Cour dappel de lOntario sest fondée sur le principe du respect des droits des minorités pour invalider les directives de la Commission de restructuration des services de santé qui visaient la fermeture de lHôpital Montfort à Ottawa. La Cour a conclu ce qui ce suit à ce sujet : Si elles étaient mises à exécution, les directives de la Commission porteraient grandement atteinte au rôle de Montfort en tant quimportante institution, vitale pour la minorité francophone de lOntario sur les plans linguistique, culturel et éducatif. Une telle atteinte serait contraire au principe constitutionnel fondamental de respect et de protection des minorités. In Lalonde v. Ontario (Health Services Restructuring Commission) (2001), 56 O.R. (3d) 505; 208 D.L.R. (4th) 577, the Ontario Court of Appeal relied on the principle of respect for and protection of minorities to invalidate the directions issued by the Ontario Health Services Restructuring Commission for the closing of the Montfort Hospital in Ottawa. The Court held as follows in this regard: If implemented, the Commission's directions would greatly impair Montfort's role as an important linguistic, cultural, and educational institution, vital to the minority francophone population of Ontario. The directions are thus contrary to the fundamental constitutional principle of respect for and protection of minorities. 35 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat

36 36 Arrêt DesRochers DesRochers Ruling Dans larrêt DesRochers c. Canada (Industrie), [2009] R.C.S. 194, la Cour suprême du Canada interprète la portée du droit dobtenir des services des institutions fédérales dans les deux langues officielles, selon la partie IV de la Loi sur les langues officielles. Elle a statué que le principe de l'égalité réelle peut exiger, dans certaines circonstances et pour certains types de services, que les institutions fédérales donnent accès à des services adaptés aux besoins particuliers de la minorité linguistique. En d'autres termes, l'égalité linguistique en matière de services gouvernementaux n'est pas nécessairement définie en fonction d'un traitement uniforme; elle doit plutôt l'être en tenant compte de la nature du service en question et de son objet. In DesRochers v. Canada (Industry), [2009] S.C.R. 194, the Supreme Court of Canada interpreted the scope of the right to receive services from federal institutions in both official languages pursuant to Part IV of the Official Languages Act. The Court found that the principle of substantive equality may require, in some circumstances and for some types of services, that federal institutions provide access to services that are adapted to the specific needs of the linguistic minority. In other words, linguistic equality in government services is not necessarily defined in terms of uniform treatment, but must be defined in light of the nature and purpose of the service in question. 36 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat

37 37 Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Partie 6 – Part 6 Coordonnées Contact Information 37

38 38 Coordonnées Contact Information Secrétariat aux affaires francophones Palais législatif, bureau 46 Winnipeg (Manitoba) R3C 0V8 Téléphone : Sans frais : Télécopieur : C. élec. : Secrétariat aux affaires francophones Francophone Affairs Secretariat Room 46 – Legislative Building Winnipeg MB R3C 0V8 Telephone: Toll Free: Fax:


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