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2014- Université catholique de Louvain LELEC 2670 Sources dénergie électrique renouvelables ou non conventionnelles Deuxième cours : prédimensionnement.

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1 2014- Université catholique de Louvain LELEC 2670 Sources dénergie électrique renouvelables ou non conventionnelles Deuxième cours : prédimensionnement dune installation photovoltaïque E. Matagne : E. De Jaeger : P. Jacques :

2 2014- Université catholique de Louvain Un peu de vocabulaire

3 Université catholique de Louvain 3 Lélément de base est la cellule photovoltaïque, composant électronique qui a la forme d'une plaque mince. Cette plaque est constituée d'une jonction entre deux couches semiconductrices (ou entre une plaque métallique et une couche semiconductrice). Chaque couche est reliée à un conducteur électrique, de sorte que l'on dispose de deux fils pour relier la cellule à un circuit électrique extérieur. Les cellules sont regroupées en usine en modules. La fabrication des modules nest pas abordable par un particulier (étanchéité …..). Comme chaque cellule ne fournit quune tension faible, elles sont connectées en série à lintérieur des modules. Plusieurs modules fixés côte à côte dans un même plan forment un panneau. Un ensemble de modules connectés en série est un « string » Lensemble des panneaux appartenant à une installation est un champ photovoltaïque.

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5 Prédimensionnement dune installation photovoltaïque

6 Université catholique de Louvain 6 Cas dune installation reliée au réseau public Le dimensionnement dune installation reliée au réseau public est un problème qui dépend essentiellement des aides apportées par les pouvoirs publics. Actuellement, le moment de la production na pas dimportance (pour le producteur). Si le bénéfice (aides comprises) était proportionnel à la quantité dénergie renvoyée au réseau, loptimum consisterait soit à ne rien faire, soit à utiliser toute la surface disponible …. Mais, en fait, les aides ne sont pas proportionnelles à la puissance installée, ni à lénergie produite. Dans loptimisation économique, il y deux pivots importants correspondant à une modification des aides, lun fixe (compté en puissance installée) et lautre correspondant à la consommation (annuelle) de lentité (en énergie réelle). Le choix des modules dépend des circonstances Sil existe une surface disponible non utilisée, le choix des modules se fera essentiellement sur le rapport entre leur prix (installation comprise) et leur puissance (nominale et réelle)… le rendement des modules a peu dimportance (un mauvais rendement na pour conséquence que lutilisation dune surface plus grande) Par contre, si toute la surface disponible est utilisée, loptimum technico-économique conduira à utiliser des modules photovoltaïques ayant un meilleur rendement.

7 Université catholique de Louvain 7 Comme, actuellement, lénergie photovoltaïque produite peut être revendue au réseau public au même prix que celui auquel il achète lénergie (cas du compteur qui peut tourner dans les deux sens), le propriétaire de linstallation na aucun intérêt à la munir de batteries (sauf sil veut se prémunir contre les coupures du réseau public). En fait, le réseau public lui sert de batterie ! Par contre, loptimum social pourrait comporter des batteries, afin de pouvoir renvoyer au réseau de lénergie au moment où ce dernier en manque. Nous nétudierons pas davantage le cas des installations reliées au réseau public, quitte à en parler brièvement à propos de létude du dimensionnement dune installation isolée.

8 Université catholique de Louvain 8 Cas dune installation isolée On utilise la loi de conservation de lénergie. Trois démarches à effectuer Estimer la quantité d'énergie à fournir en un laps de temps fixé (1 mois ?) Estimer les possibilités réelles des modules solaires utilisés (en le même laps de temps !) Comparaison des deux estimations : le rapport nest autre que le nombre minimum de modules nécessaires. Nous nous contenterons cette semaine de ce calcul approché (cest un prédimensionnement), mais complété par la liste des hypothèses et des approximations de calcul qui pourraient être améliorées par la suite. Ce calcul approché (prédimensionnement) est cependant important pour pouvoir estimer la faisabilité d'un projet avant d'en entreprendre l'étude complète. Rappel : On utilise souvent lheure comme unité de temps. On calcule ainsi lénergie en Wh (watt heure). 1 Wh = 3600 J (joule)

9 Université catholique de Louvain 9 En électricité, on a p = u i Dans le cas du courant alternatif, à condition que léchelle de temps considérée soit grande par rapport à la période T, on peut utiliser P = U I cos Estimation de la consommation où la puissance active P vaut, dans le cas de grandeurs sinusoïdales, en monophasé en triphasé

10 Université catholique de Louvain 10 On a intérêt à réduire la consommation par le Choix des appareils consommateurs Pour une quantité de lumière fournie identique, une ampoule à incandescence consomme environ 5 fois plus de puissance qu'un tube TL ou une ampoule "économique" (en fait moins économique qu'un tube TL puisque le ballast est jetable). Les LEDs ont un rendement encore meilleur. Un frigo bien isolé consomme moins qu'un frigo "normal". On évitera les appareils qui transforment l'énergie électrique en chaleur puisque la production de chaleur à partir de l'énergie solaire peut s'effectuer avec un meilleur rendement (et un coût moindre) par des panneaux solaires thermiques. Donc, le système de chauffage des lave-linges devrait être remplacé par une arrivée d'eau chaude. De même, pour être acceptable dans ce cadre, le fonctionnement des sèche-linges devrait être revu. Note : le chauffage électrique par pompe à chaleur est envisageable car le rendement (COP) atteint alors plusieurs centaines de pourcent, ce qui compense le mauvais rendement des modules photovoltaïques. On peut cependant se demander si le recours à une pompe à chaleur se justifie dans le cas dune maison passive, vu la faible puissance nécessaire.

11 Université catholique de Louvain 11 Attention à lutilisation des appareils ! Dans le cas dun frigo, la consommation indiquée par le fabriquant est une consommation correspondant à une utilisation normale (il convient de définir ce que l'on entend par là). S'il a été prévu de n'ouvrir le frigo à vaccins que deux fois par jour, mais qu'on l'ouvre toutes les 10 minutes pour y placer et en retirer des canettes de bière, la consommation sera nettement plus élevée que prévu !

12 Université catholique de Louvain 12 Comment se décide le choix dun appareil ? Calcul économique. Le prix de l'énergie consommée est essentiel dans ce calcul. Actuellement, l'énergie solaire est très chère comparée à l'énergie fournie par le réseau électrique public, de sorte que l'on a tout particulièrement intérêt à choisir des appareils peu gourmands dans le cas d'une alimentation électrique solaire. C'est une des raisons pour laquelle on trouve sur le marché des "frigos solaires" et autres appareils conçus spécialement pour cette application. Le prix de l'énergie n'est pas le seul élément dont il faut tenir compte dans un calcul économique : il faut aussi prendre en compte la durée d'utilisation de l'appareil, sa durée de vie, le taux d'amortissement des investissements, la possibilité de récupérer la chaleur dégagée lors du fonctionnement. Une prise de décision basée sur un calcul économique suppose que l'on ait calculé le prix (marginal) de l'énergie fournie par l'installation solaire. Autres critères tels que l'encombrement (un frigo bien isolé thermiquement est plus gros qu'un autre de même volume utile), la qualité du service (certains trouvent la lumière des lampes "économiques" trop crue), l'esthétique (peu de personnes utilisent des tubes TL dans leur salon).

13 Université catholique de Louvain 13 La consommation peut dépendre du Soleil et des conditions météo ! Heures de lever et de coucher du soleil dans le cas de léclairage (voir programme sur le site solaire) Heure civile pour les applications régies par lactivité humaine (en Belgique, GMT +1 lhiver et GMT +2 lété) Température extérieure et éclairement solaire dans le cas du chauffage et de la climatisation De léclairement solaire dans le cas de léclairage Remarques : Plutôt que de calculer lénergie totale consommée en un laps de temps, il revient au même de calculer la puissance moyenne On utilise parfois la méthode des sous-intervalles type : Pour calculer la consommation mensuelle, prendre celle du 15 du mois Pour calculer la consommation annuelle, prendre celle dune journée déquinoxe.

14 Université catholique de Louvain 14 On peut calculer lénergie à un niveau non électrique Exemple en pompage : hauteur * poids de leau pompée / rendement Attention, le rendement dépend de la façon dont travaille linstallation. Il peut être moins bon à puissance réduite. Le calcul de lénergie électrique nest donc quapproximatif !

15 Université catholique de Louvain 15 Lénergie que le champ photovoltaïque devra produire est plus élevée que lénergie consommée pour plusieurs raisons rendement limité des accumulateurs rendement limité des convertisseurs électroniques de puissance présents entre les modules photovoltaïques et lutilisation consommation des dispositifs auxiliaires pertes dénergie dans les connexions (effet Joule)

16 Université catholique de Louvain 16 Pour ce qui est des batteries, on distingue le rendement en charge et le rendement en énergie. Pour rappel, on a dw = dq u, soit, SI la tension reste constante, W = Q U Le rendement en énergie est plus faible que le rendement en charge car la charge est restituée sous une tension plus faible que lors de son accumulation. Le rendement dépend fortement des conditions dutilisation de la batterie. Un ordre de grandeur est de 80%. Heureusement, la partie de lénergie qui est consommée lorsque léclairement est fort ne passe pas par les batteries. On va donc séparer la « consommation de jour - … » et la « consommation de nuit + … » w consommée = w consommée 1 + w consommée 2 / batteries

17 Université catholique de Louvain 17 Les convertisseurs électroniques de puissance sont utilisés pour adapter les niveaux de tension du champ photovoltaïque et des utilisateurs, ainsi que pour transformer le courant continu en courant alternatif lorsque cest nécessaire (pour renvoi au réseau public ou utilisation dappareils grand public). Le rendement à considérer nest pas le rendement nominal car ces convertisseurs fonctionnent la plupart du temps à puissance réduite. Pour les convertisseurs utilisés au rythme de la production des modules, on a défini le « rendement européen » qui est un rendement moyen correspondant à un profil de puissance censé correspondre à un profil déclairement typique de lEurope. Lordre de grandeur de ce rendement est +/- 90 à 94 % pour les onduleurs, un peu plus pour les convertisseurs DC/DC. Pour les convertisseurs fonctionnant au rythme de la consommation, il faut utiliser une autre moyenne. On doit corriger le calcul de la page précédente en utilisant au bon endroit W entrée = W sortie / moyen Attention aussi à la consommation des convertisseurs en stand-by !

18 Université catholique de Louvain 18 Les installations comportent souvent des dispositifs de régulation, de surveillance, voire denregistrement des données. On utilisera de préférence des systèmes à faible consommation : gérer linstallation à laide dun PC nest pas la meilleure solution de ce point de vue. Il ne faut pas oublier dajouter la consommation des auxiliaires au bon endroit par rapport aux calculs des pages précédentes.

19 Université catholique de Louvain 19 Comme lénergie photovoltaïque est chère, on essaie de réduire les pertes au maximum. On utilise donc souvent des conducteurs dune section plus grande que celle qui est nécessaire pour éviter leur échauffement. Les pertes ohmiques sont proportionnelles au carré du courant. Il faut donc connaître le profil dans le temps de lénergie transmise et la tension sous laquelle elle est transmise pour pouvoir évaluer ces pertes… et corriger le calcul des pages précédentes. Ordre de grandeur de ces pertes : 1% de lénergie transmise

20 Université catholique de Louvain 20 La principale caractéristique d'un module photovoltaïque est sa puissance nominale (appelée improprement puissance de crête du fait qu'elle n'est dépassée que très rarement). Cette puissance correspond à des conditions normalisées. Il s'agit notamment, selon les normes internationales, d'un rayonnement solaire de 1000 W / m2, d'une température interne des cellules de 25°C, d'un spectre du rayonnement AM 1.5 Lors des comparaisons entre différents modules, il faut veiller à ce que leur puissance nominale soit définie dans les mêmes conditions. Par exemple, certains vendeurs font référence à des conditions normalisées différentes, comme un rayonnement solaire de 1200 W/m2, ce qui leur permet d'afficher pour le même module une puissance nominale plus élevée ! Quoi qu'il en soit, la puissance moyenne réellement fournie par un module est toujours très inférieure à sa puissance nominale, car même les conditions nominales des normes internationales sont très optimistes par rapport aux situations réelles. Première estimation de la puissance disponible par module

21 Université catholique de Louvain 21 Prédimensionnement (presque) sans calcul Pour tenir compte des conditions réelles dutilisation des modules, on définit un facteur dutilisation, rapport entre lénergie réellement produite par les modules et lénergie quils auraient produit en conditions optimales. Ce facteur dutilisation dépend de nombreux facteurs. On peut cependant éviter (presque) tout calcul si on dispose dune détermination expérimentale faite sur une installation similaire, cest-à-dire même période de temps (un an, un hiver, un mois) même situation géographique même orientation et inclinaison des panneaux même type de module et de gestion de la tension de fonctionnement cycles de fonctionnement très semblables (ne pas comparer une installation de pompage avec une installation déclairage) énergie déterminée au même endroit de linstallation (sortie du champ photovoltaïque ou énergie nette fournie aux consommateurs ?)

22 Université catholique de Louvain 22 Le facteur dutilisation est un nombre sans dimension. Lénergie disponible pour un module est le produit de la puissance nominale du module de son facteur dutilisation compte tenu de son environnement de la durée de la période de temps considérée La valeur du facteur dutilisation est faible. Pour le nord de la France, on obtient couramment moins de 10%. Heureusement, le calcul est souvent organisé dune façon qui évite au client cet effet psychologique négatif !

23 Université catholique de Louvain 23 Il est commode dexprimer le facteur dutilisation sous la forme dun temps. Il faut en réalité le comprendre comme exprimé en en heures / jour(valeur 24 fois plus grande !) en heures / mois(valeur fois plus grande !) en heures / an(valeur 8766 fois plus grande !) selon la durée considérée. Il suffit alors de multiplier la puissance nominale (en W) par le facteur dutilisation (en heures / …) pour obtenir lénergie fournie par un module (en Wh ) durant la période considérée. Pour obtenir le nombre de modules nécessaire, il reste à diviser lénergie nécessaire par lénergie produite par un module.

24 Université catholique de Louvain 24 On peut aussi calculer directement la puissance nominale totale de linstallation en divisant lénergie nécessaire par la durée considérée et par le facteur dutilisation. Quand on utilise cette méthode, on préfère souvent déterminer linverse du facteur dutilisation, auquel cas on obtient la puissance nominale totale du champ en multipliant lénergie nécessaire (pour une durée donnée) par ce facteur. Ici aussi, on peut rencontrer plusieurs variantes selon la dimension dans laquelle est exprimé linverse du facteur dutilisation (sans dimension, en jour/heure, en mois/heure, en an/heure… ). Si le facteur dutilisation ou son inverse est obtenu à partir dune notice de vendeur ou dune page Internet, il est difficile de savoir dans quelles conditions il a été déterminé (tient-il compte des pertes dans les convertisseurs, quel est le type de module, leur inclinaison …). Il est donc normal de rechercher une méthode de calcul plus rigoureuse.

25 Université catholique de Louvain 25 Prédimensionnement utilisant la valeur de léclairement énergétique moyen (insolation) Il nest pas facile de trouver des données expérimentales relevées sur une installation comparable à linstallation envisagée. On trouve plus facilement des cartes donnant lénergie reçue du soleil par m 2 en fonction de la situation géographique. Ces cartes sont établies pour une certaine période (un an, le mois le plus défavorable…), une inclinaison donnée des panneaux (souvent égale à la latitude, la latitude + 10° ou la latitude + 15°) et une orientation donnée (en général plein sud). Lénergie reçue en un temps donné est linsolation (irradiation en anglais), A titre d'exemple, linsolation sur un plan horizontal est pour le Benelux de 1000 kWh/m2/an. Sur un plan orienté vers le sud et incliné de façon à rendre cette insolation aussi élevée que possible, elle est, pour le Benelux, de 1130 kWh/m2/an [J. Nijs]. En multipliant linsolation par la surface du module et son rendement réel moyen, on obtient lénergie fournie par un module (pendant la période de temps considérée, soit un an, un mois ou …, pour dresser la carte !).

26 Université catholique de Louvain 26 On peut aussi diviser lénergie nécessaire (pendant la période considérée) par le rendement réel des modules et la valeur tirée de la carte, et obtenir la surface du champ photovoltaïque nécessaire. Lestimation du rendement réel des modules est donc une étape cruciale.

27 Université catholique de Louvain 27 Calcul du rendement Il est facile de calculer le rendement des modules en conditions nominales. Pour cela, il suffit de diviser leur puissance nominale par la puissance solaire reçue dans des conditions nominales, c'est-à-dire la valeur nominale du rayonnement multipliée par la surface du module. Le rendement ainsi calculé est, pour de bons modules commerciaux actuels, de l'ordre de 13%....18% Pour trouver le rendement réel, ce rendement doit être revu à la baisse pour toute une série de raisons. présence de poussières (facteur 0.94), rayons incidents obliques moins bien absorbés que les rayons normaux à la surface (réflexion sur le verre protecteur et sur les cellules), rendement moins bon à éclairement inférieur quà léclairement nominal, spectre lumineux moins favorable que le spectre normalisé utilisé pour la définition du régime nominal, Le rendement diminue à faible éclairement Quand léclairement est suffisant pour avoir une production significative, la température interne des cellules est en général supérieure à la température de 25°C considérée pour la définition du régime nominal, et leur rendement est plus faible dans ces conditions (facteur 0.8). dans certaines installations, les modules ne sont pas utilisés à leur tension optimale ou la tension optimale nest réalisée que de façon approchée.

28 Université catholique de Louvain 28 Dans le cas de cartes destinées au dimensionnement dinstallations photovoltaïque, lénergie reçue du Soleil est souvent exprimée en heures. Il faut alors comprendre le nombre dheures nécessaire pour obtenir la même énergie (sous-entendu pour la période considérée) sous un éclairement de 1000 W/m 2. Il ne faut pas confondre cette notion avec celle d'ensoleillement, qui indique le nombre d'heures pendant lesquelles le Soleil était visible ! Les cartes densoleillement ne sont pas utilisable pour le prédimensionnement : ensoleillement insolation Il suffit de multiplier la valeur indiquée sur la carte par la puissance nominale du module pour trouver lénergie (en Wh) que fournirait le module sil était utilisé en conditions standard (25°c, spectre AM 1.5, surface parfaitement propre). Inversement, en divisant lénergie nécessaire par la valeur indiquée sur la carte et par la puissance nominale du module, on trouve directement un nombre de modules. Il ne faut pas oublier de corriger ces résultats pour tenir compte des pertes de rendement citées dans le transparent précédent. Les notices des vendeurs ne mentionnent pas toujours ce fait !

29 Université catholique de Louvain 29 Coefficient de sécurité On notera que les valeurs numériques utilisées dans les calculs de prédimensionnement sont très approximatives. Si ces valeurs, ou d'autres aussi peu certaines, sont utilisés, il sera prudent d'incorporer au calcul simplifié exposé ci-dessus un facteur de sécurité d'au plus 0.8 (soit une nouvelle réduction de 20% au moins sur l'estimation de l'énergie fournie par un module).

30 Université catholique de Louvain 30 Critique du calcul fait sur de longues durées du point de vue des batteries Le temps qui peut s'écouler entre l'instant où une batterie reçoit de l'énergie et le moment où elle la restitue ne peut pas être trop long. Par exemple, il serait généralement absurde de charger une batterie en été pour utiliser son énergie en hiver. Comme la durée de vie d'une batterie solaire est de l'ordre de 5 ans, cela signifierait en effet que la batterie ne servirait que 5 fois... dans ces conditions, autant acheter 5 piles non rechargeables. On pourrait même dans ce cas réduire la taille du champ photovoltaïque, puisque celui-ci n'aurait plus à recharger les batteries ! Le fait que la taille des batteries est limitée conduit normalement à faire le dimensionnement pour des durées plus courtes quun an, par exemple pour le mois le plus défavorable. Le raisonnement peut cependant être mis en défaut pour de petits dispositifs qui ne peuvent pas nécessiter d'entretien… mais gare à la taille de la batterie et à son autodécharge. Même ainsi, le prédimensionnement ne permet pas de tenir compte du comportement réel des batteries. En effet, les phénomènes qui se déroulent dans les batteries (autodécharge, résistance interne…) dépendent de leur état (état de charge, température….). Il faudrait donc une simulation temporelle à petite échelle de temps pour en tenir compte de façon réaliste.

31 Université catholique de Louvain 31 Estimation de la taille des batteries Certaines installations photovoltaïques ne comportent pas de batteries. C'est notamment le cas des installations qui fournissent de l'énergie au réseau public si le prix de l'énergie est le même à tout moment (dans le cas contraire, on pourrait avoir intérêt à stocker l'énergie quand elle est trop bon marché pour la livrer au moment où elle a plus de valeur). Un autre exemple typique est l'exemple du pompage, car il est plus intéressant de stocker une réserve d'eau plutôt qu'une réserve d'énergie. Un autre exemple est celui des installations de climatisation, encore qu'il est intéressant de stocker un peu d'énergie pour garder l'installation en fonctionnement en fin d'après-midi.

32 Université catholique de Louvain 32 Dans la majorité des cas, pourtant, une installation photovoltaïque isolée comporte des batteries pour pouvoir satisfaire la demande d'énergie pendant la nuit et pendant les journées non ensoleillées. On peut obtenir une estimation très grossière de la taille des batteries nécessaires pour une application en multipliant la période de temps pendant laquelle la batterie doit pouvoir couvrir la demande d'énergie par la puissance moyenne consommée pendant cette période. On obtient ainsi la capacité de la batterie en unité d'énergie. Souvent, on ne connaît d'une batterie que sa tension électrique (en volts) et sa capacité en unité de charge électrique (en Ampère-heures). Pour connaître la capacité d'une batterie en unité d'énergie, il suffit de multiplier ces deux grandeurs. Tout ceci est très approximatif : le calcul ne tient pas compte du comportement des batteries en conditions réelles.

33 Université catholique de Louvain 33 Critique du prédimensionnement Le champ photovoltaïque est dimensionné comme si les batteries étaient infinies ! Le prédimensionnement utilise beaucoup de coefficients estimés grossièrement (leur valeur réelle dépend de lévolution dans le temps des grandeurs !). Il est donc imprécis. Le prédimensionnement ne donne quune vague idée du risque de se trouver sans énergie à certains moments… et ne tient pas compte du coût de ce manque dénergie, très différent dune application à lautre. Enfin, il ne permet pas détudier linfluence de modifications que lon pourrait apporter à linstallation, de sorte quil nest pas suffisant pour optimiser une installation ni même ses auxiliaires. Il ne permet pas détudier leffet dune gestion de la charge. Conclusion : des modèles permettant une simulation à petite échelle de temps sont nécessaires.

34 Université catholique de Louvain 34 Estimation du coût de lénergie produite Nous avons vu que le prix de lénergie influence le choix des appareils à alimenter par linstallation. Pour obtenir le prix de l'énergie, il « suffit » d'évaluer le coût de l'installation par unité de temps, soit r (en / an par exemple). Une fois connue la valeur de r, le prix de l'énergie sera le rapport entre r et la puissance moyenne produite (en veillant à la cohérence des unités). (S01-20) p = r/P Pour calculer r, il faut connaître la dépense initialement consentie, soit C. Le calcul de r doit tenir compte de la durée de vie de l'installation, soit T. La durée de vie des bons modules est estimée à 25 ans, et on peut supposer qu'il s'agit là aussi de la durée de vie de l'installation ! On ne peut pas obtenir r simplement en divisant C par T. En effet, il faut tenir compte des intérêts à verser pour constituer le capital C.

35 Université catholique de Louvain 35 En fait, r peut être considéré comme la somme qu'il faut rendre à chaque unité de temps à un bailleur de fonds pour que le capital C et ses intérêts soient complètement remboursés à la fin de la durée de vie de l'installation. Soit x la somme à rembourser à l'instant t. A l'instant t = 0, on a x = C. A l'instant t=T, on a x = 0. Entre-temps, x évolue conformément à l'équation (S01-21) En tenant compte du fait que x=0 au temps t = T, cette équation a pour solution la fonction mathématique (S01-22) A l'instant initial, on a donc (S01-23) d'où l'on peut tirer la valeur de r (S01-24) Si tend vers zéro, on a bien r = C / T

36 Université catholique de Louvain 36 Il faut incorporer à C non seulement les frais initiaux, mais aussi d'autres frais étalés dans le temps : frais d'entretien et frais de remplacement des auxiliaires dont la durée de vie est plus courte que celle de l'installation (notamment les batteries). On ne peut cependant pas additionner purement et simplement des frais qui se produisent à des époques différentes : il faut les actualiser en tenant compte du taux d'intérêt, ce qui se fait en utilisant une formule similaire à (S01-21), mais avec r = 0, soit (S01-26) où x est la valeur d'un capital à l'instant t et le taux d'intérêt effectif. La solution de cette équation est de la forme (S01-27) où C est la valeur à l'instant initial. On voit que, pour pouvoir acheter à l'instant t un objet de valeur x, il convient de mettre en réserve initialement un capital (S01-28)

37 Université catholique de Louvain 37 La signification de C ayant été précisée, revenons aussi sur celle de : Le taux d'intérêt à considérer est différent selon que l'on emprunte ou non de l'argent pour réaliser l'installation. Dans le second cas, le taux est celui auquel l'argent aurait pu être placé. Il s'agit du taux effectif, c'est-à-dire corrigé pour tenir compte de l'inflation. Enfin, dans les calculs ci-dessus, nous avons considéré que la capitalisation était instantanée, alors que le calcul des intérêts n'est généralement effectué que mensuellement.

38 Université catholique de Louvain 38 Calcul du bénéfice Le problème du calcul du coût de l'énergie peut être posé "à l'envers" par rapport au développement ci-dessus. En effet, il se peut que la valeur de l'énergie électrique soit connue, par exemple parce que l'on sait que l'on pourra vendre cette énergie à un certain prix. En ce cas, on peut calculer r en multipliant la quantité d'énergie fournie par l'installation par unité de temps (c'est-à-dire la puissance) par le prix de l'énergie. (S00-30) r = P p Une fois r connu, la formule (S00-23) peut être utilisée pour calculer la valeur de l'énergie produite actualisée à l'instant initial. Il faut alors comparer cette valeur au coût de l'installation (y compris son entretien) actualisé lui aussi à l'instant initial. Si la valeur de l'énergie est supérieure au coût total, l'installation est bénéficiaire. L'écart entre ces deux valeurs représente le bénéfice réalisé.

39 Université catholique de Louvain 39 Résultats du calcul Les exercices du site solaire montrent clairement que, actuellement, réaliser une installation solaire photovoltaïque pour fournir de l'énergie au réseau n'est pas rentable selon les règles économiques normales du marché. La situation est différente si l'on a besoin d'énergie à un endroit situé à distance du réseau (maison à la campagne), si les frais de raccordement au réseau étaient disproportionnés par rapport à la puissance nécessaire (horodateurs, bornes autoroutières de secours), ou encore si le réseau public ne présente pas une bonne fiabilité (pays en développement ou …..). Par ailleurs, le prix des modules solaires baisse lentement, mais sûrement, au fur et à mesure que les installations de production du silicium purifié se multiplient. De plus, une révolution technique est toujours possible (polymères conducteurs...). Du point de vue de la bonne utilisation du gisement solaire, on doit juger l'efficacité d'un procédé en tenant compte de la disponibilité limitée de surfaces exposées au Soleil. Par contre, d'un point de vue économique, le coût des surfaces est souvent négligeable vis à vis du coût de l'installation (et peut même être négatif si des modules remplacent un revêtement de toiture ou mural). De même, on incline souvent les modules car ils peuvent recevoir une puissance lumineuse plus grande (donc être mieux utilisés), même si cela conduit à une ombre plus grande donc une moins bonne occupation de la surface disponible puisque toute la surface sur laquelle une ombre se produira à un moment quelconque de la journée devient une surface sur laquelle on évitera de disposer un autre module photovoltaïque.

40 Université catholique de Louvain 40 Le problème des primes La rentabilité dune installation ne doit pas être examinée au seul niveau individuel. Le fait que les modules solaires soient très peu polluants évite à la société des frais indirects... il est donc normal que les états encouragent leur utilisation en les exonérant de taxes destinées à décourager d'autres formes d'énergie, par un système de primes, ou encore en imposant aux distributeurs d'énergie un pourcentage (10% prévus) d'énergie d'origine renouvelable dans leur approvisionnement. En Belgique, on a le système des certificats verts. Le calcul économique est différent en présence de ces incitants, et explique la présence en Europe d'installations solaires même là où un réseau électrique fiable est disponible. Exemple deffet pervers dune prime : la prime à la puissance installée pousse à installer les modules horizontalement pour augmenter leur nombre, et donc la puissance installée, même si cela naugmente pas la puissance réellement produite. Il existe des logiciels pour évaluer la rentabilité dune installation en tenant compte des primes. Exemple : SAM, téléchargeable gratuitement.


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