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Peut-on tout savoir de soi ? Conscience de soi et Inconscient Peut-on tout savoir de soi ? Conscience de soi et Inconscient.

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Présentation au sujet: "Peut-on tout savoir de soi ? Conscience de soi et Inconscient Peut-on tout savoir de soi ? Conscience de soi et Inconscient."— Transcription de la présentation:

1 Peut-on tout savoir de soi ? Conscience de soi et Inconscient Peut-on tout savoir de soi ? Conscience de soi et Inconscient

2 Problème : par la conscience que jai de moi-même spontanément ou que je peux prendre de moi-même (par un par un effort, une enquête), puis-je me connaître entièrement ? Ny a-t-il pas une part irréductiblement inconsciente de moi-même ?

3 I- la conscience : un terme équivoque Expressions : -reprendre conscience = reprendre connaissance ; revenir à la conscience ; être inconscient : avoir perdu connaissance -être conscient de quelque chose ; prendre conscience de quelque chose : « jai pris conscience de cela en vieillissant"; être inconscient des conséquences de ses actes : « il est totalement inconscient du danger » ; -être conscient de ce qui nous arrive, conscient de soi -avoir quelque chose sur la conscience ; avoir (ou se donner) bonne conscience ; avoir mauvaise conscience ; agir par acquis de conscience ; soulager sa conscience ; la conscience professionnelle ; examen de conscience ; écouter la voix de sa conscience ; les mots conscience, conscients sont très équivoques

4 1- la conscience morale 1 ère distinction : Conscience morale Conscience en général Conscience (morale ): perception actuelle des principes moraux à suivre et capacité de juger une action selon ces principes. Il n a pas de conscience ; jai bonne conscience; agis selon ta conscience… historiquement, cest le premier sens du mot Étymologie : "cum-scientia", « avec science, savoir » = "accompagné de savoir" : en fait dun savoir moral Mais le sens sest élargi…

5 2- la conscience sensible ou « spontanée » a- en un sens, toute perception sensorielle est conscience de lenvironnement « être conscient » (intransitif) : avoir les sens en éveil ( comas profond) La conscience désigne alors la capacité à percevoir le monde environnant pour les éthologues, tout système vivant doté dorganes sensoriels et capable dinteragir avec le monde environnant peut être qualifié de « conscient ». Ex : Jacob von Uexküll, Mondes animaux et monde humain

6 Von Uexkull, père de léthologie Par la perception, lanimal est conscient de son environnement (pour la tique : lodeur des glandes sudoripares des mammifères), une donnée tactile (peau fine); la lumière, la chaleur) Descartes : la « perception » animale nest quune réaction mécanique : lanimal est comme une machine, il na pas de conscience.

7 b- le « ce que ça fait que de… « : lexpérience consciente est-ce une conduite simplement automatique ? peut-être quil ny a pas de choix; mais ca peut faire quelque chose à lanimal de percevoir. Thomas Nagel et lecho-localisation de la chauve-souris : un certain ressenti (qualia)

8 extension de la conscience spontanée (= conscience immédiate de nos expériences) : Si lon comprend la conscience dans le sens du ressenti de lexpérience subjective, Elle ne se réduit pas à la conscience sensorielle : il faut ajouter dautres états mentaux, (au moins chez lhomme ) jévoque un souvenir, je mimagine un avenir je résous un problème pratique toutes les expériences dont je sens ou je sais que je les vis sont en ce sens conscientes John Locke David Chalmers

9 le sujet est généralement conscient des objets de ses représentations mentales Ici ladjectif conscient et le substantif conscience réclame un complément: : de quelque chose = lintentionalité (Husserl) forme de conscience plus élaborée que la seule conscience sensible. Ne concerne sans doute pas les animaux les plus primitifs (ex : la tique na pas conscience du chevreuil) 3- la conscience intentionnelle et un de ses paradoxes : la conscience comme croyance et la conscience comme savoir

10 cet usage du mot entraîne un paradoxe, selon quon se place du point de vue du sujet ou dun point de vue objectif Ex : « Du son point de vue (point de vue de sa conscience) Quichotte a affaire à des géants. Il na pas conscience quil a affaire à des moulins à vents » conscience signifie ou toute représentation consciente (vraie ou fausse) ou seulement les représentations vraies, le savoir Conscience signifie ou le point de vue subjectif ou la vérité

11 4- la conscience de soi Lintentionalité peut porter sur soi : le sujet peut aussi penser à lui-même : se percevoir, lui ou son image et de se reconnaître, savoir que cest lui (animaux intelligents)

12 parler de lui-même en 1 ère personne (je/nous) se faire une idée de ce qui le caractérise, de ce quil est - physiquement cf. pratique de lautoportrait (ex : Rembrandt) -« moralement »«, psychologiquement … dans nos actions … nos comportements sociaux … dans notre intériorité - pratique de lintrospection (intra- spicere : regarder à lintérieur) cf. pratique de lautobiographie (ex: Rousseau, les confessions)

13 Quelques autoportraits de Rembrandt ( )

14 La prise de conscience de soi : lhistoire dŒdipe -Devenu Roi de Thèbes, la ville est maudite par les dieux parce que le meurtrier de Laïos, lancien roi, court toujours. - Œdipe enquête - Découvre que celui quil croyait être (le fils du roi de Corinthe) il ne lest pas celui quil pourchassait, le meurtrier de Laïos, cétait lui-même Œdipe et le sphinx, Ingres (1808)

15 La conscience de soi crée un décalage de soi à soi. Prendre conscience de ce que je suis/ de qui je suis Me fait prendre conscience de ce que je suis /de celui que je voudrais être Ex : Augustin, sa vocation religieuse et sa conversion (Confessions) Botticelli, Augustin dans son cabinet de travail

16 Mais avant même la question de la volonté (qui je veux devenir), Est-ce que jai conscience de ce que je suis ? La conscience que jai de moi-même - nest-elle pas superficielle ? - nest-elle pas en partie erronée, voire illusoire ?

17 Exercice : Travail de distinction des différents sens de la notion dinconscient. -« Tu es inconscient ! » -« Jai retrouvé Roger inconscient sous la table du salon » -« Il tapait inconsciemment avec ses doigts les accoudoirs du fauteuil » -« Il désirait inconsciemment échoué à son examen, cest pourquoi il na pas entendu son réveil ce matin-là.

18 II. Linconscient potentiellement conscient linconscient : désigne les phénomènes eux-mêmes qui sont inconscients, qui ne sont pas connus du sujet linconscience : qualifie létat du sujet qui nest pas conscient … de son environnement … dun danger … quil agit mal (conscience morale) distinction :

19 1-les mécanismes du cerveau échappent à la conscience spontanée histoire : on a découvert que le cerveau était le véhicule principal de la pensée les mécanismes cérébraux échappent tout à fait à la conscience spontanée ils peuvent être lobjet dune conscience dobjet informée par la science mais restent pour linstant lobjet dune connaissance générique 2- les opérations mentales du sujet sont en partie inconscientes la perception : exemple de laudition (Leibniz); Chalmers les étapes dun raisonnement ou dune remémoration (Joëlle Proust)

20 admirer la couleur du coucher de soleil perception consciente du rouge sarrêter au feu rouge perception souvent inconsciente point de vue de David Chalmers et des sciences cognitives cf. Joëlle Proust in

21 « Quelque idée quon se fasse de la conscience de soi, telle quelle apparaîtrait si elle sexerçait sans entraves, on ne saurait contester que, chez un être qui accomplit des fonctions corporelles, la conscience ait surtout pour rôle de présider à laction et déclairer un choix. Elle projette donc sa lumière sur les antécédents immédiats de la décision et sur tous ceux des souvenirs passés qui peuvent sorganiser utilement avec eux ; le reste demeure dans lombre ». Matière et Mémoire, p Henri Bergson, Un point sur la conception de Bergson

22 « Inconscient » = données actuellement inutiles au sujet « Conscient » = données actuellement utiles au sujet esprit (Thèse de Bergson) la conscience est la part de lesprit intéressée à laction et au présent. La part laissée dans lombre peut être considérée comme inconsciente. (Définition) « Sont inconscientes les données que je connais sans en avoir besoin mais que je pourrais retrouver si elles m'étaient utiles ».

23 3- les traits mentaux durables du sujet sont en partie inconnus de lui : des idées des traits comportementaux des désirs et sentiments

24 4- progresser dans la connaissance de soi : ce à quoi on na pas accès directement par la conscience de soi, on peut y avoir souvent accès indirectement, par apprentissage :.. par lauto-observation et lauto-interprétation de nos manières dagir en situation.. Par leffort de remémoration et de synthèse.. Par lécoute de ce que les autres disent de nous.

25 Apprendre à se connaître est très difficile [...] et un très grand plaisir en même temps (quel plaisir de se connaître !) ; mais nous ne pouvons pas nous contempler nous-mêmes à partir de nous-mêmes : ce qui le prouve, ce sont les reproches que nous adressons à d'autres, sans nous rendre compte que nous commettons les mêmes erreurs, aveuglés que nous sommes, pour beaucoup d'entre nous, par l'indulgence et la passion qui nous empêchent de juger correctement. Par conséquent, à la façon dont nous regardons dans un miroir quand nous voulons voir notre visage, quand nous voulons apprendre à nous connaître, c'est en tournant nos regards vers notre ami que nous pourrions nous découvrir, puisqu'un ami est un autre soi-même. Concluons : la connaissance de soi est un plaisir qui n'est pas possible sans la présence de quelqu'un d'autre qui soit notre ami ; l'homme qui se suffit à soi-même aurait donc besoin d'amitié pour apprendre à se connaître soi-même. ARISTOTE, La Grande Morale, II, 15

26 tout cela suppose disposer dune maîtrise du vocabulaire (ex : voca. des passions) qui nous permettra - dexprimer ce que nous pensons être - et même de penser ce que nous sommes conscience de soi suppose une maîtrise de concepts capables de nous décrire

27 III- Lhypothèse dun inconscient refoulé

28 « Dans le cours des siècles, la science a infligé à légoïsme naïf de lhumanité deux graves démentis. La première fois, ce fut lorsquelle a montré que la Terre, loin dêtre le centre de lUnivers, ne forme quune parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine ait déjà annoncé quelque chose de semblable. Le second démenti fut infligé à lhumanité par la recherche biologique, lorsquelle réduisit à rien les prétentions de lhomme à une place privilégiée dans lordre de la création, en établissant sa descendance du règne animal et en montrant lindestructibilité de sa nature animale. Cette dernière révolution sest accomplie de nos jours, à la suite des travaux de Ch. Darwin, de Wallace et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains. Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi quil nest seulement pas maître dans sa propre maison, quil en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. » Sigmund Freud, Introduction à la Psychanalyse

29 Les 3 grandes blessures narcissiques dans lhistoire de lhumanité selon F. : la Terre nest pas au centre de lunivers Lhomme nest pas au sommet des espèces vivantes Lhomme nest pas maître dans son propre esprit

30 1- Le problème initial : Comment expliquer et soigner « lhystérie » ? Brouillet, Une leçon de Charcot à la Salpêtrière, 1887 Hystérie : trouble nerveux reconnu dès lantiquité et resté mystérieux, aux manifestations très diverses, des crises de convulsions aux hallucinations et aux paralysies sans cause organique apparente. Hypothèses jusqualors : -possession démoniaque -Simulation - etc.

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32 Le cas Elisabeth - Les symptômes - lhypothèse « traumatique » et la résistance Pour tenter dexpliquer la pathologie, il faut faire lhypothèse de lexistence de représentations inconscientes (dévénements oubliés traumatiques, de « réminiscences ») qui occasionneraient certains effets pathologiques.

33 La psychanalyse na pour simplement pour but de fournir une explication théorique de lhystérie ou des névroses. Elle a aussi une visée essentiellement thérapeutique. Comment guérir quelquun qui présente des symptômes hystériques? Le symptôme hystérique peut disparaître si on en découvre la cause.

34 « Lexamen dautres malades hystériques et dautres névrosés nous conduit à la conviction quils nont pas réussi à refouler lidée à laquelle est liée leur désir insupportable. Ils lont bien chassée de leur conscience et de leur mémoire, et se sont épargné, apparemment, une grande somme de souffrances, mais le désir refoulé continue à subsister dans linconscient ; il guette une occasion de se manifester et il réapparaît bientôt à la lumière, mais sous un déguisement qui le rend méconnaissable ; en dautres termes, lidée refoulée est remplacée dans la conscience par une autre qui lui sert de substitut, dersatz, et à laquelle viennent sattacher toutes les impressions de malaise que lon croyait avoir écartées par le refoulement ». Cinq leçons sur la psychanalyse, Lorigine des névroses : le retour du refoulé sous une forme substitutive (Exemple) Le personnage de Terry dans le film de Charles Chaplin, Les feux de la Rampe (1952), voir aussi le cas « Elisabeth » rapporté par Freud (Cf. manuel, p. 32)

35 Comment faire remonter à la surface, à la conscience ce qui cause le trouble et est justement inconscient? Freud va utiliser successivement deux méthodes : l'hypnose et le travail d'analyse (Cette dernière marque le début de la psychanalyse). (1) Lhypnose permettait de se procurer un accès direct aux représentations refoulées, cause des symptômes. (Méthode dite « cathartique »)

36 (2) La méthode des associations libres. L'idée de Freud, c'est celle de l'existence d'un déterminisme psychique. C'est par le biais de ses pensées, souvenirs ou fantasmes racontés par le patient que Freud espère, par interprétation, accéder aux représentations inconscientes qui perturbent la vie psychique de ses patients.

37 Le test de Rorschah ou psychodiagnostik est un outil dévaluation psychologique de type projectif élaboré par le psychiatre et psychanalyste Hermann Rorschach en Il consiste en une série de planches sur lesquelles sont dessinées des taches symétriques et qui sont proposées à la libre interprétation de la personne évaluée. Les réponses fournies serviront à évaluer sa personnalité.

38 Le travail du psychanalyste est donc de faire revenir à la conscience les éléments refoulés à lorigine du trouble afin que le patient sen rende maître et puisse les réintégrer à sa conscience Lobstacle majeur : la « résistance » « La découverte de la sexualité infantile et la réduction des symptômes névrotiques à des composantes instinctives érotiques nous ont conduits à quelques formules inattendues sur lessence et les tendances des névroses. Nous voyons que les hommes tombent malades quand, par suite dobstacles extérieurs ou dune adaptation insuffisante, la satisfaction de leurs besoins érotiques leur est refusée dans la réalité. Nous voyons alors quils se réfugient dans la maladie, afin de pouvoir, grâce à elle, obtenir les plaisirs que la vie leur refuse. (…) La fuite hors de la réalité pénible ne va jamais sans provoquer un certain bien-être, même lorsquelle aboutit à létat que nous appelons maladie parce quil est préjudiciable aux conditions générales de lexistence ». Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse, pp

39 2- généralisation à toutes les névroses : La psychanalyse : école de psychologie clinique psychanalyste; psychologue; psychothérapeute; psychiatre La psychanalyse va expliquer ainsi toutes les névroses : affections caractérisée par des troubles affectifs et émotionnelles (angoisse, obsessions, phobies, etc.) dont le sujet est conscient mais dont il ne peut pas se débarrasser. Or, selon Freud, nous sommes tous névrosés à un certain degré. Sa théorie a donc une portée universelle.

40 3-une nouvelle conception de lInconscient (Thèse soutenue) Linconscient est radicalement distinct de la conscience ; cest une part de lesprit dont les pouvoirs et les effets sur la conduite humaine sont égaux, voire supérieurs, à ceux de la conscience. conscience inconscient « Le psychique ne coïncide pas en toi avec le conscient : qu'une chose se passe dans ton âme ou que tu en sois de plus averti, voilà qui n'est pas la même chose.

41 MOI SURMOI ça La structure de lesprit Linconscient ou le « ça » : lensemble des pulsions qui constituent lêtre humain et qui vont être refoulées. « Pulsions » : tendances provenant du corps et qui cherchent à se satisfaire par nimporte quel moyen. Sont soumises au « principe de plaisir ». Le surmoi : constitué par lensemble des interdits sociaux intériorisés par lindividu. Double face : censure / Idéal du moi. Le moi : ensemble des représentations mentales dont nous avons conscience. Fonctionnement : a pour but que lindividu sadapte aux contraintes du réel, naturel et social. Donc soumis au « principe de réalité »

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43 Quelles sont les tendances refoulées que lon retrouve dans linconscient? Chez Freud, cest dans le « complexe dŒdipe » que se règle dès la petite enfance la prohibition de linceste. « Il sagit presque toujours de tendances sexuelles » 4- les pulsions sexuelles et le complexe dOedipe

44 « A cette époque, lhomme se trouve devant une grande tâche qui consiste à se détacher des parents, et cest seulement après avoir rempli cette tâche quil pourra cesser dêtre un enfant pour devenir un membre de la collectivité sociale. La tâche du fils consiste à détacher de sa mère ses désirs libidineux pour les reporter sur un objet réel étranger, à se réconcilier avec son père, sil lui a gardé une certaine hostilité, ou à sémanciper de sa tyrannie lorsque, par réaction contre sa révolté enfantine, il est devenu son esclave soumis. Ces tâches simposent à tous et à chacun, et leur accomplissement réussit rarement dune façon idéale, cest-à-dire avec une correction psychologique et sociale parfaite. Les névrotiques, eux, échouent totalement à ces tâches. Cest en ce sens que le complexe dŒdipe peut être considéré comme le noyau des névroses ». Ingres, Œdipe et le Sphinx, 1808, Musée du Louvre

45 5- la théorie freudienne est-elle justifiée ?

46 On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. Ces actes ne sont pas seulement les actes manqués et les rêves, chez l'homme sain, et tout ce qu'on appelle symptômes psychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade ; notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l'origine et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. Tous ces actes conscients demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu'il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d'actes psychiques ; mais ils s'ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous interpolons les actes inconscients inférés. Or, nous trouvons dans ce gain de sens et de cohérence une raison, pleinement justifiée, d'aller au-delà de l'expérience immédiate. Et s'il s'avère de plus que nous pouvons fonder sur l'hypothèse de l'inconscient une pratique couronnée de succès, par laquelle nous influençons, conformément à un but donné, le cours des processus conscients, nous aurons acquis, avec ce succès, une preuve incontestable de l'existence de ce dont nous avons fait l'hypothèse. L'on doit donc se ranger à l'avis que ce n'est qu'au prix d'une prétention intenable que l'on peut exiger que tout ce qui se produit dans le domaine psychique doive aussi être connu de la conscience. On peut aller plus loin, et avancer, pour étayer la thèse dun état psychique inconscient, que la conscience ne comporte à chaque moment quun contenu minime si bien que, mis à part celui-ci, la plus grande partie de ce que nous nommons connaissance consciente se trouve nécessairement, pendant les plus longues périodes en état de latence, donc dans un état dinconscience psychique. Si lon tenait compte de lexistence de tous nos souvenirs latents, il deviendrait parfaitement inconcevable de contester linconscient. Freud, Métapsychologie (1915)

47 Egon Schiele, Mère et enfant, 1910Egon Schiele, Femme assise à la jambe repliée, 1917

48 Gustav Klimt, La jeune fille,

49 6-« Les rêves : la « voie royale » vers linconscient » « Linterprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de linconscient », 1900, Linterprétation des Rêves. René Magritte, Le Libérateur

50 S. Dali, Une seconde avant le réveil d'un rêve causé par le vol d'une abeille autour d'une grenade, 1944

51 Processus de formation du rêve : Lorsque lon dort, notre conscience nest plus aussi vigilante quà létat de veille. -La censure est donc plus facile à contourner -mais la conscience nest jamais tout à fait absente (preuve: on peut être réveillé par le réveil): linconscient doit donc déguiser les désirs quil veut faire passer. Pour Freud, donc, « le rêve est la satisfaction inconsciente et déguisée dun désir refoulé ». Dévoiler la signification du rêve réclame donc un effort dinterprétation

52 Contenu latent : pensées, désirs inconscients Contenu manifeste : le rêve tel que sen souvient le rêveur Travail dinterprétation du rêve Production du rêve par déformation/travestissement La condensation Le déplacement La figuration ou le symbolisme

53 Interprétation : opération intellectuelle visant à dévoiler le sens caché dun fait humain signifiant (action, message, œuvre dart, …) (exception : « interprétation libre » : dans un contexte artistique ou littéraire, interprétation où la subjectivité de linterprète prévaut sur lobjectivité de linterprétation). Problème : peut-on être objectif dans la mesure où le sens (de laction, du rêve, etc.) ne sobserve pas comme un fait objectif ? Réponse : Une interprétation peut être plus ou moins arbitraire. -sappuyer sur des règles - justifier ladoption de ces règles (par lexpérience, par lautorité, …)

54 Ce dont le rêveur se souvient au réveil est le contenu manifeste; le manifeste désigne le visible. Mais Freud postule que sous ce contenu manifeste se cache des pensées latentes, inconscientes et qui sont en fait à lorigine de la production du rêve. La démarche psychanalytique affirme que sous les apparences il y a des émois, des désirs, des pulsions inconscientes qui, par un processus appelé « travail du rêve », ont amené la production du contenu manifeste. Le travail du rêve consiste à transformer le contenu latent du rêve en représentations suffisamment acceptables par le conscient. Quels sont les mécanismes à lœuvre dans le travail du rêve, cest-à-dire le déguisement des pensées latentes en contenu manifeste, le but étant de faire accepter celui-ci à la conscience, échapper à la censure? La condensation Le déplacement La figuration ou le symbolisme

55 Hitchcock, La maison du docteur Edwardes (Spellbound) Constance, médecin dans un asile daliénés, tombe amoureuse du nouveau directeur. Cependant, elle saperçoit rapidement que lhomme quelle aime est en réalité un malade mental qui se fait passer pour le Dr. Edwardes. Quand il prend conscience de son amnésie, il croit avoir tué le véritable docteur et senfuit de la clinique. Constance le retrouve et le cache chez son vieux professeur qui va analyser les rêves du malade et trouver lorigine de son déséquilibre.

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57 3. Limites et critiques de lhypothèse de linconscient a-sagit-il dune théorie scientifique ? la théorie nest pas suffisamment vérifiée. Guérison preuve la théorie nest pas falsifiable

58 b- lInconscient : un sujet dans le sujet qui expliquerait ce que fait ce dernier ? Un mythe. 1 ère erreur : croire quil y a un sujet partout où il y a un nom. Sophisme. Œdipe désire sunir avec sa mère sans le savoir Œdipe désire sunir avec sa mère inconsciemment Linconscient dŒdipe désire quil sunisse à sa mère. 2 ème erreur : croire quon explique quelque chose alors quon ne fait que continuer la description de cette chose Œdipe va sunir à sa mère, parce que son Inconscient le veut.

59 Freud dirait : « Œdipe est en proie à des troubles névrotiques parce quen lui saffrontent deux forces antagonistes : son Inconscient est amoureux de sa mère / son Surmoi le lui interdit. » Les sentiments du sujet sexpliquerait par laction conflictuelle de deux sujets ou forces concurrents. = mythe. Wittgenstein retraduirait : Œdipe est troublé en ce que dun côté il désire sa mère inconsciemment, et de lautre il refuse linceste. = ici il nexiste quun sujet, Oedipe

60 Ces critiques valent pour la conscience : le risque de substantification : « il a repris conscience » il a retrouvé quelque chose quon appelle la conscience « lhomme a conscience de soi » il a en lui quelque chose quon appelle … « ma conscience me dit que cela est mal » le sophisme de lexplication : « lhomme est capable de faire le bien parce quil a en lui une conscience morale »

61 Vaut pour tous les phénomènes mentaux la pensée, le désir, le sentiment, lémotion, etc. « Le désir ma poussé dans la mauvaise pente » « Cest lamour qui me fait agir ainsi » « la peur me hantait continuellement, parfois en sommeil, elle se réveillait et ne me lâchait plus »

62 contre la substantification : On peut utiliser ces expressions, ces mots, mais il ne faut pas perdre de vue quil ne sagit là que dabréviations. On peut remplacer le substantif par un adjectif ou un adverbe. Dans ce cas, il ny a quun sujet : la personne. Tous les phénomènes mentaux sont des propriétés de la personne ou de ses actions. contre la pseudo-explication : Il faut cesser de croire expliquer quelque chose là où on nexplique rien. « Mais pourquoi fait-il cela ? Parce quil est lamour le fait agir ainsi » Cela doit sentendre au sens où lon découvre un aspect de la réalité quon navait pas encore vu, et qui permet déclairer la réalité quon navait vu en l(intégrant dans un ensemble plus large. « Parce quil est amoureux » : son acte est un acte amoureux. On nest pas là en train de montrer une cause différente de ce quon est en train de décrire.

63 Quest-ce que lamour ? « en disant que quelquun fait quelque chose par amour, je nexplique pas son geste, au sens dune explication théorique (par laquelle on rend compte dun fait en montrant sa cause, un autre fait indépendant du premier, mais pourtant lié au premier, qui est son effet, sa conséquence), jen complète la description. Je peux bien dire que quelquun écrit des lettres, porte une certaine photo sur son cœur, et sursaute chaque fois que le téléphone sonne parce quil est amoureux. Pourtant, je nai pas expliqué ici un fait (les lettres, la photos, etc.) par un autre fait (lamour). Être amoureux consiste précisément à faire des choses de ce genre et dautres encore, ce nest pas un fait distinct que lon pourrait isoler pour lui-même. Bien entendu, que cet amour soit conscient ou inconscient ne change rien à laffaire. »


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