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Les rapports entre athéisme et laïcité David Rand Porte-parole, Association Internationale de Libre Pensée (AILP) Président, Libres penseurs athées (LPA)

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1 Les rapports entre athéisme et laïcité David Rand Porte-parole, Association Internationale de Libre Pensée (AILP) Président, Libres penseurs athées (LPA) (Montréal)

2 2 Qu'est-ce que la laïcité ? indépendance des institutions d'un État par rapport aux religions stricte séparation entre le pouvoir de lÉtat et le pouvoir religieux aucune religion officielle ne reconnaît aucune autorité dite divine exclut toute ingérence des religions dans les institutions d'État exclut toute ingérence de l'État dans les affaires internes des institutions religieuses

3 3 Deux conceptions de la laïcité 1)La laïcité se base sur des principes universels. L'État laïque demeure totalement neutre face aux divers choix métaphysiques de ses citoyens et citoyennes. Les croyances et convictions qui ont rapport à la religion (religions proprement dites, croyances sectaires, déisme, théisme, athéisme, agnosticisme, humanisme, spiritualités, etc.) ne sont que des opinions privées. 2)La laïcité se base sur des principes universels compatibles avec la science et indépendants de toute notion du surnaturel. L'État laïque vise l'intérêt général de l'ensemble de ses citoyens et citoyennes sans distinction de croyance ou incroyance. Il vise aussi à maximiser leur liberté, en particulier leur liberté de conscience – qui comprend la liberté de religion et d'irréligion –, en faisant une séparation complète entre religions et État.

4 4 Deux sphères : publique et privée du philosophe français Henri Peña-Ruiz la publique et la privée, la laïcité excluant la pratique religieuse de la sphère publique, la renvoyant à la sphère privée. mais en même temps, la laïcité permet « la libre expression de chaque option spirituelle dans l'espace public, mais non pas son emprise sur lui. » Comment résoudre ce paradoxe ?

5 5 Trois sphères : État, publique, privée Du philosophe américain Austin Dacey, qui nuance le modèle précédant en divisant la sphère publique en deux institutions d'État : religion exclue sphère publique en dehors de l'État : libre débat entre les idées et idéologies concurrentes – visions métaphysiques et systèmes de morale et, bien entendu, la sphère privée

6 6 Séparer quoi de quoi ? Séparer la religion de l'État : entre institutions religieuses et institutions d'État Séparer la religion de la morale et de l'éthique : puisque la morale religieuse est arbitraire ; rejeter le mythe de l'incroyant immoral ou amoral ; ne pas criminaliser ce qui relève de la morale personnelle Séparer la croyance du croyant, l'individu de « sa » communauté religieuse

7 7 Le fonctionnement de l'État laïque neutre face aux citoyens dans ses services au public : école publique, hôpitaux publics, etc. L'État ignore généralement les appartenances religieuses ou autres que les clients peuvent avoir. pas neutre face aux idéologies : doit écarter toute hypothèse surnaturelle ou pseudoscientifique et tout dogme religieux dans les prises de décision institutionnelles

8 8 Liberté de conscience Cette liberté, essentielle à la laïcité implique : L'apostasie est un droit : le droit d'abandonner une religion pour en adopter une autre, ou aucune. (l'État laïque ne doit même pas tenir compte des appartenances religieuses des citoyens) Les lois anti-blasphème sont inacceptables. Pour que le libre débat soit possible, la critique les idées ne doit pas être réprimée.

9 9 Morale religieuse Morale = volonté de « Dieu » – Comment la connaître ? 1.établir l'existence de dieu : preuves absentes 2.établir que dieu possède une volonté : incompatibles avec les attributs de dieu 3.établir un moyen de connaître cette volonté : révélation et écrits saints non fiables Problèmes insurmontables à chaque étape. La morale théiste est arbitraire. Fonder un État sur la volonté « divine », c'est se livrer entièrement à la merci des autorités religieuses qui prétendent pouvoir révéler cette volo nté.

10 10 Athéisme Absence de théisme, ne pas accepter une incroyance infondée en un agent surnaturel nommé « Dieu » résultat de la méthode du doute appliquée au théisme non fidéiste, pas un acte de foi fardeau de la preuve appartient aux croyants Athéisme matérialiste : monisme, exclure toute autre croyance surnaturelle

11 11 Morale athée Morale athée = morale humaine = produit de notre évolution biologique et culturelle en tant qu'animal social Sens moral inné chez tout être humain, sauf ceux atteints d'une pathologie psychologique (sociopathie, psychopathie) Ce sens moral inné peut être perverti par des croyances irrationnelles (ex : religieuses) ou par des idéologies politiques irréalistes (p.ex. : utopistes)

12 12 Humanisme l'athéisme matérialiste considéré du point de vue de la morale la morale humaine libérée de tout dysfonctionnement découlant de croyances surnaturelles ou utopistes pas un substitut de religion : nul besoin de remplacer la religion par autre chose pas une valeur ajoutée à l'athéisme matérialiste : l'athée est un être humain moral comme tout le monde

13 13 Athéophobie Tout le monde a peur de l'athéisme, parfois les athées eux-mêmes ! Pourtant l'athéisme en soi est au pire anodin – et souvent très salutaire. L'athéophobie est courante chez les croyants religieux, évidemment, car les autorités religieuses en font la promotion par intérêt. Elle est répandue même chez les incroyants qui ont assimilé la propagande religieuse selon laquelle l'athéisme serait douteux, ou dangereux, ou pire.

14 14 La laïcité et l'athéisme : qu'ont-ils en commun ? Laïcité et athéisme ont un socle commun : la non-reconnaissance de l'autorité divine. Pour l'individu (athée), c'est la non- reconnaissance de cette autorité en matière de morale. Pour la collectivité (l'État laïque), c'est la non- reconnaissance de cette autorité en matière de législation et dans le fonctionnement des institutions.

15 15 Citation de Barack Obama "Democracy demands that the religiously motivated translate their concerns into universal, rather than religion-specific, values. It requires that their proposals be subject to argument, and amenable to reason. I may be opposed to abortion for religious reasons, but if I seek to pass a law banning the practice, I cannot simply point to the teachings of my church or evoke God's will. I have to explain why abortion violates some principle that is accessible to people of all faiths, including those with no faith at all." Sénateur Barack Obama,

16 16 Laïcité et humanisme Donc, dans le fonctionnement de ses institutions et dans l'élaboration de sa législation, l'État laïque exige que les participants laissent leurs croyances particulières de côté et respectent des valeurs universels, basées sur ce monde réel, auxquelles tous et toutes peuvent adhérer. Ces valeurs sont des valeurs humanistes. L'État laïque fonctionne, comme la science, sur une méthodologie matérialiste. Mais les participants, comme les scientifiques, peuvent avoir des convictions diverses.

17 17 Les deux conceptions de laïcité revisitées Les deux prônent la neutralité face aux citoyens et citoyennes. La première est symétrique, présentant la croyance et l'incroyance sur un pied d'égalité, étendant ainsi la neutralité aux croyances et incroyances elles-mêmes. La seconde est asymétrique, reconnaissant que l'incroyance, l'athéisme, n'est pas une option spirituelle comme les croyances.

18 18 J'opte pour l'asymétrique rejeter la symétrique car la neutralité entre croyance et incroyance est intenable, incompatible avec la non reconnaissance de toute autorité dite divine. croyance : une foi, une « certitude » absolue incroyance, athéisme : pas une « option spirituelle » mais plutôt une certitude scientifique – non absolue, non fidéiste – mais hors de tout doute raisonnable, comme les conclusions de la science

19 19 L'État laïque est-il antireligieux ? « L'État n'est pas antireligieux. Il est areligieux. » Aristide Briand, 1905 (cité dans La Raison, no 570, p. 20) Certes ! Mais pourquoi l'État serait-il areligieux ? Parce que l'arbitraire de la morale religieuse rend les religions dangereuses et incompétentes au pouvoir. Une critique antireligieuse est nécessaire. Sinon, pourquoi écarter la religions des institutions de l'État ? la conception asymétrique de la laïcité

20 20 Résumons L'athéisme et la laïcité ont en commun la non- reconnaissance de toute autorité « divine ». La laïcité a besoin de l'athéisme matérialiste et sa critique antireligieuse pour se défendre, pour écarter la morale religieuse. Sinon, la laïcité risque de se détériorer en une fausse laïcité comme celle dite « ouverte ». Il faut surtout dénoncer l'athéophobie que plusieurs chefs religieux attisent pour lutter contre la laïcité.

21 21 Références Qu'est-ce que la laïcité ?, Henri Peña-Ruiz, Éditions Gallimard, 2003 The Secular Conscience: Why Belief Belongs in Public Life, Austin Dacey, Prometheus Books, 2008 La volonté de « Dieu », David Rand, Blog LPA no 11, sur le site LPA.atheisme.ca La laïcité implique-t-elle la neutralité religieuse ?, David Rand, sur le site Athéophobie, Un préjugé multimillénaire, David Rand, sur le site La laïcité a-t-elle tué lathéisme ?, Louise Mailloux, Conférence donnée au Congrès AAI-HC Athées sans frontières, Montréal, octobre 2010, sur le site LPA.atheisme.ca Les accommodements religieux sont irrecevables, Position adoptée par le Mouvement laïque québécois, 19 février 2007, sur le site La laïcité est un humanisme, Daniel Baril, sur le site Citation de Barack Obama, , sur le site


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