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La police lyonnaise dans ses murs La police lyonnaise dans ses murs « De la police du Prévôt des marchands à la police dagglomération sous lautorité du.

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1 La police lyonnaise dans ses murs La police lyonnaise dans ses murs « De la police du Prévôt des marchands à la police dagglomération sous lautorité du Préfet »

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3 Accompagnez-nous dans un voyage de plusieurs siècles dans Lyon Plan scénographique

4 Et dans la police depuis le Chevalier du Guet Poste de garde du pont du Change 16 e siècle

5 Lyon, une ville prospère et florissante, jalouse de son autonomie Lhistoire politique lyonnaise sest bâtie autour dune forte affirmation de lautonomie municipale des consuls tant vis-à-vis du Roi que de lEglise. 1320, octroi par larchevêque Pierre de Savoie de la Charte Sapaudine sceau , Philippe de VI de Valois autorise les lyonnais à sadministrer eux-mêmes, à procéder à la levée dimpôts, à se protéger et à assurer seuls leur défense. Les limites juridiques et politiques liées à la nomination du gouverneur qui commande au nom du roi dans la Généralité, en province de Lyonnais, Forez et Beaujolais, et de lIntendant de Justice, Police et Finances, altèrent peu le prestige du consulat.

6 En 1609, le roi autorise le Prévôt des Marchands à « donner lordre, en labsence du Gouverneur ». Les échevins assurent la défense de la ville, sans faire appel aux troupes royales. Aucun régiment nest cantonné dans Lyon intra-muros. Les très longues absences du gouverneur, - fonction dominée par la dynastie des Villeroy -, leur permettent dassurer pleinement son autorité. François de Neufville duc de Villeroy

7 La police, fonction régalienne par excellence, enjeu de cette lutte 1572, Charles IX autorise les consuls à élire des commissaires de police. 1667, création de la charge de Lieutenant général de police. 1699, Louis XIV déclare vénaux les offices héréditaires. Lyon rachète, pour la somme de livres, les charges de Lieutenant général de Police, de Procureur du Roi à la Police, des 10 Commissaires et des 6 Huissiers de police. Ces officiers désormais nommés et appointés par le Consulat deviennent des officiers municipaux. La réforme de 1778, donne au Consulat pouvoir municipal et juridiction de police, placée sous lautorité du Lieutenant général de police de la ville des faubourgs et banlieue de Lyon, Antoine, François Prost de Royer, qui siège place du Palais. Tolozan de Montfort Prost de Royer

8 La police : un personnel très réduit 1680 – 1715 : 4 commissaires de police et 5 commissaires-enquêteurs 1780 : 10 commissaires ramenés à 6 par le Prévôt des Marchands, Tolozan de Montfort, assistés de quelques huissiers, 1786 : nombre porté à 8 dont 2 commissaires surnuméraires « Commissaires dans la ville de Lyon et Fauxbourgs pour 3 ans en la manière quexercent les dits offices les commissaires du Châtelet à Paris. » Ils relèvent de lautorité du Prévôt et du Lieutenant général de police. 1 inspecteur de police en charge de la Sûreté.

9 Pas de territoire de police Lyon nest pas divisée en quartiers de police comme à Paris, cest le prévôt des Marchands qui attribue les affaires. Seul lieu de pouvoir lHôtel de Ville, où se tient quotidiennement la célèbre audience de police, présidée par le Prévôt, Le commissaire de police choisit librement son domicile 1709, dans les quartiers de Saint-Paul et de la Boucherie Saint-Paul, résident à peu de distance 2 commissaires, MM. Commarmot et Chapellot. Etat de livraison de blé aux habitants en1709

10 Une autre police : celle de lArchevêque LArchevêque et les chanoines-comtes bénéficient de privilèges de juridictions, jusquà la Révolution, La juridiction laïque de larchevêché au greffe de larchevêché et du comté, place Saint- Pierre le vieux : 1 commissaire de police Les juridictions ecclésiastiques et le Conseil du Chapitre des chanoines-comtes de Saint- Jean, qui possèdent droit de « justice séculière haute, moyenne et basse dans le cloître de son église, de celle de Fourvières et dans les terres qui en dépendent » : 2 commissaires. La baronnie de Saint-Just : 2 commissaires de Police. Des forces propres, huissiers, sergents ou archers et les « copponiers » ou « fusiliers de lArchevêque »,. De Tencin, archevêque de Lyon

11 Des commissaires de police sans troupe La force publique lyonnaise est caractérisée, à linstar des autres grandes villes du Royaume, par une extrême diversité assortie dune égale complexité fonctionnelle, opérationnelle et financière. Les Pennonages ou Penons, Milice urbaine ou garde bourgeoise, créée au 13 e s. Le Guet royal, institué aussi à Paris et Orléans, en 1565, par Charles IX. La Compagnie des Arquebusiers, principale confrérie de tireurs, avec une compagnie soldée. La Compagnie franche du régiment du lyonnais, forte de 50 hommes créée en 1669, à partir du régiment provincial du Lyonnais, appointée par le Consulat, casernée près du pont de la Guillotière. Placés sous les ordres du capitaine de Ville et lautorité du Gouverneur et du Prévôt des Marchands. Pennons Drapeau Rgt du Lyonnais Guet royal

12 LArmée Les régiments Suisses : Habituellement, il demande le concours de régiments suisses, notamment le régiment de Sonnenberg, caserné à Serin. Lorsque les troubles revêtent plus dintensité, Appel aux régiments dordonnance, comme en 1786, où, le consulat demande expressément « quun Régiment toujours prêt à Vienne dont il puisse demander lassistance en cas de besoin » Rgt de Sonnenberg dragons

13 Du quartier à larrondissement de police, La pose des « Masses de granit » de ladministration et de la police moderne La rivalité du maire avec le préfet lutte de pouvoirs et concurrence des compétences Jeton du commissaire général

14 Les 28 quartiers des Penons, base de lorganisation territoriale administrative lyonnaise. Les cantons prennent des appellations qui changent en fonction du régime politique ou se pérennisent jusquà : Après le siège de 1793, Lyon « commune affranchie » est privée de maire est découpée en 3 divisions Midi, Nord et Ouest. Lyon, regroupant chacune 3 arrondissements. La loi du 25 janvier 1800 rétablit une assemblée municipale unique. 1805, retour du maire, les divisions disparaissent officiellement.

15 Les quartiers des pennonages Trois Maries Boucherie Grande-Côte Thomassin

16 Début de territorialisation officielle an 2 (1794) La Révolution et le Directoire esquissent une uniformisation de la municipalisation de la police. La force principale repose sur le « Peuple en armes », la Garde nationale qui succède aux Penons : Les compagnies du Guet et des Arquebusiers sont enrôlées dans la Gendarmerie Nationale. 1790, les villes ont été autorisées à maintenir des commissaires de police. Aucun arrondissement de police nest créé. 7 Commissaires qui ont en charge, chacun, 4 cantons :1 commissaire de police à la tête de chaque arrondissement qui coïncide avec les 9 cantons de la justice de paix.

17 Loi du 28 pluviôse an 8, base de lorganisation administrative de la France. Le préfet représentant du pouvoir central, le commissaire général de police Le préfets, à la tête de chaque département, est assisté dun secrétaire général. et à Lyon, du commissaire général de police, qui dispose de pouvoirs très étendus, compétent sur Lyon et ses fauxbourgs, voire dans lensemble du département du Rhône, il a autorité sur les commissaires de police, la garde nationale, la gendarmerie et la compagnie de Réserve départementale. Il est assisté dun secrétaire général. Fonction supprimée à la chute de lEmpire est réactivée par la Restauration par la nomination dun Lieutenant général de police, jusquà sa suppression en jeton

18 1800 Consécration de la fonction de commissaire de police le régime de la police territoriale est organisé, selon la population des communes. 1 commissaire pour habitants. La population de Lyon : plus de habitants. Leffectif théorique de 10 commissaires non retenu. 9 commissaires de police pour Lyon, assistés dun ou 2 agents de police (ils seront au maximum 12) et de 5 à 6 inspecteurs de police. 1 commissaire dans chaque faubourg de la Croix-Rousse, La Guillotière et Vaise. Placés sous la double hiérarchie, dune part du préfet et du commissaire général et, dautre part du maire.

19 Lutte de pouvoirs entre le maire et le préfet Rivalité maire – commissaire général de p olice Dès 1805, Conflits dautorité et concurrence de compétences se multiplient. Double hiérarchie et dichotomie sur la subtile répartition des tâches de police. Fay de Sathonay La municipalité détient de levier des finances. Le préfet, est forcé régulièrement de recourir à linscription doffice des dépenses, Réformes de 1805 et 1810 : le commissaire général de police perd de son autonomie à légard du préfet et de ses pouvoirs vis-à-vis du maire et 1809, le maire, Fay de Sathonay, demande le rattachement à Lyon, de Vaise, la Croix-Rousse et la Guillotière, et des portions des départements de lAin et de lIsère, « afin de donner à la police plus détendue de force et dautorité ».

20 1830 Nouvelle étape dans la lutte larvée entre élus et pouvoir central La nomination par le maire, grâce à sa maitrise du budget, dun commissaire central qui lui est subordonné et a autorité sur les commissaires, et dont le pouvoir, en 1831 sétend aux communes de La Guillotière, la Croix-Rousse et Vaise, est un nouveau sujet de discorde entre le maire et le préfet A la suite des révoltes des Canuts de 1831, le préfet place le commissaire central directement sous son autorité. Le poste est supprimé en le nombre des commissaires oscille en permanence, 13 en 1830.

21 Des forces de police à la disposition des commissaires et agents de police Le Corps des Surveillants de Nuit. créé en 1801, à statut purement civil et municipal. 120 hommes en Son service sétend à des missions de jour et au profit des communes de lagglomération. Remplacés en 1839 par La Garde municipale La Maréchaussée et la Gendarmerie Absente de Lyon avant la Révolution, elle na quun rôle très limité à lintérieur de la ville. Corps des sapeurs-pompiers Avalisé par décret impérial.

22 Forces militaires La Garde nationale La Compagnie de Réserve départementale En 1805, lEmpereur dote les préfets dune force militaire qui assure la garde des préfectures, des prisons... Sous juridiction de la gendarmerie, la renforçe dans ses missions dans et hors département. Dissoute en Larmée Les régiments présents à Lyon fournissent des patrouilles et tiennent des postes. Le rétablissement de lordre est toujours du domaine de larmée.

23 Les « arrondissements » lyonnais 9 en 1800 (An 8) 1831, remodelés par le Maire Victor Prunelle constatant que des limites passent par lintérieur des maisons impose une limite par les rues. Les 9 arrondissements en 1800

24 Cest son domicile qui tient lieu de commissariat. Il figure dans les Almanachs et doit être signalé par une ou deux lanternes allumées associées à une enseigne en bois. Il perçoit des indemnités pour frais de bureaux. Lors des mutations, un inventaire est dressé des « Titres, Papiers Cachet et Documens » et déposé en mairie. Il est rappelé à plusieurs reprises que le commissaire doit être domicilié dans son arrondissement et plus précisément en son centre. Le cabinet privé du commissaire particulier darrondissement 17, rue des remparts dAinay 76, rue Saint- Georges 7, rue Vaubecour 16, rue Vaubecour

25 Les lieux de pouvoirs LHôtel de Ville Pendant des siècles, lhôtel de Ville, est le seul lieu dexercice du pouvoir. De 1800 à 1890, Mairie et Préfecture avec des alternances de cohabitation, La préfecture : la longue quête 1800 – 1807 : Dans lHôtel de Ville, dans laile sud – 1816 : A lhôtel de Varissan, rue Sala – 1857 : Dans lancien claustral, place des Jacobins – 1890 : A nouveau à lHôtel de ville jusquà la construction de la « nouvelle » préfecture.

26 les préfectures de 1800 à 1890 Hôtel de Varissan

27 Les services de la police municipale demeurent à lhôtel de Ville où se tient quotidiennement laudience de police. Les bureaux de la police administrative sont installés dans la préfecture, les bureaux des interrogatoires, les violons, salles darrêts et cellules sont implantés uniquement dans les sous-sol de lhôtel de ville, jusquà la construction de lhôtel de police de la rue Luizerne. Porte anciennes cellules s/s Hôtel de Ville

28 Les postes de garde Une trentaine sous lAncien Régime et la période révolutionnaire ; le budget municipal de 1830 en comptabilise 9 de garde civile. Ces postes sont pour la plupart partagés par les surveillants de nuit, la garde urbaine, les sapeurs- pompiers, la garde nationale ou les militaires concourant à la surveillance de la ville notamment la nuit.. Construction en 1828 dun corps de garde : le pavillon sud de la place Bellecour (futur poste de police de ville et commissariat de quartier). lactuel Office du Tourisme du Grand Lyon.

29 La surveillance de lagglomération Inspection quotidienne et matinale du commissaire et des agents de larrondissement 1 ou 2 patrouilles de nuit de gendarmes à cheval Tenue des postes de garde et patrouilles nocturnes de militaires, de la garde nationale et des surveillants de nuit, parfois mixtes. Les surveillants de nuit ont des territoires calqués sur les 3 anciennes divisions de Lyon. 3 brigades de nuit. La garde urbaine : mêmes territoires, les théâtres (Grand théâtre et Célestins), lOmnibus, le Palais de justice, 3 crèches municipales, labattoir et les très nombreux bals. Service de la Garde urbaine

30 Lyon, une ville toujours inquiétante pour les gouvernements 1793

31 « Il faut juguler cette influence politique de la ville sans tarder, car lorsque Lyon sinsurge, elle peut entraîner à sa suite toute une partie de la France. » Louis-Napoléon Bonaparte

32 Etatisation de la police Lyonnaise Un préfet de police à Lyon

33 Une police unique et centralisée dans une structure nationale forte Première police de France étatisée Constitution dune force de police en tenue conséquente 1 corps de sergents de ville de 300 hommes, casernés. Territorialisation, version française de la police londonienne 12 arrondissements pour Lyon, 2 à la Croix-Rousse et 3 à la Guillotière 1 par commune : Vaise, Miribel, Oullins et Villeurbanne Spécialisation des services empruntée à la Préfecture de police Instauration au niveau national De commissaires départementaux, chargés de centraliser et de coordonner laction des commissaires cantonaux. Généralisation des commissaires centraux avec compétence sur tout larrondissement voire le département.

34 1852, fusion de La Guillotière, La Croix-Rousse et Vaise avec Lyon Le préfet maire de Lyon

35 Après la parenthèse de , Loi du 21 avril 1881 rétablit le maire de Lyon et maintient les attributions du préfet, confirmées par la loi du 26 février Seules les communes de Rillieux et Miribel, dans lAin, sortent de lagglomération. Au contraire rattachement de Sathonay, dans lAin, compte tenu de la présence du camp militaire créé par le maréchal de Castellane. 1871, audience de police avec linstitution dofficiers de paix par la municipalité,

36 Le préfet Claude Vaïsse maire de Lyon Préfet bâtisseur haussmannien Premier architecte de la police lyonnaise

37 Lyon avec la ceinture de forts

38 Le choix de faire construire une véritable préfecture se porte sur la rive gauche du Rhône, Dans ce quartier de la Guillotière en pleine modernisation, il marque le pouvoir du représentant de lEtat face à la Presquîle, symbole de lautorité municipale. Il dessine un véritable domaine de lEtat. Le bâtiment occupe une position aisément défendable en cas de trouble de lordre public avec la proximité des casernes de la Part-Dieu. Laffirmation de lEtat face au pouvoir municipal

39 Le « Palais de la République » est inauguré par le préfet Jules Cambon le 18 août 1890

40 La préfecture du Rhône et la préfecture de police Le préfet est assisté dun secrétaire général à ladministration et dun secrétaire général à la police qui la dirige. La section de police comprend : La 4 e division et le commissaire spécial, dans laile gauche en RDC et entresol et dans le bâtiment principal contigu aile gauche, RDC et entresol. Les bureaux du secrétaire général pour la Police. En 1900, la préfecture est gardée par trois postes : police, militaire et sapeurs pompiers.

41 Le préfet poursuit le regroupement des services de police dans le quartier de la préfecture. Il fait construire en 1890, à 20 mètres de la préfecture, la « caserne centrale de gardiens de la paix à pied et à cheval », Molière, reliée par un tunnel. La caserne des pompiers, rue Molière Lhôtel de police de la rue Luizerne (rue de Tunisie /Major Martin) 1 er est transféré entre 1896 et 1898, rue Desaix Regroupement des services de police

42 Les casernes 3 casernes, en permanence, par compagnie. Se sont succédées : « Perrache », cours de la Reine (rue Franklin), « Brotteaux », rue Sully, « Serin », quai Saint-Vincent, « Gambetta », « Lafayette », rue Tête dOr, « Dunoir » et « Molière » cheminée appartement caserne Molièe Leurs caractéristiques : un poste de police, des cellules de sûreté, des bureaux et des locaux dhabitation hiérarchisés et aménagés en appartements ou dortoirs pour le commandement, les ménages ou les célibataires, des cantines et des cuisines. Le 31 décembre 1932, le « contrôleur des dépenses engagées » du ministère de lIntérieur demande au préfet : « le régime en caserne à Lyon est-il toujours indispensable et pourquoi, puisquil nen est pas ainsi ailleurs ? Si oui, pourquoi pas dans un immeuble domanial ? » [Les effectifs des gardiens sont passés à 930]

43 Casernes de Perrache Et des Brotteaux

44 Caserne Serin Caserne Molière 1936 Ancienne caserne Lafayette Après étude : Serin et Dunoir : abandon Lafayette : projet dachat non finalisé Desaix : propriété de lEtat. Molière : reconstruction (1934) et projets ambitieux dans le 3 e ou le 7 e,

45 Projets de reconstruction de Molière ou construction dune nouvelle caserne Non aboutis pour cause de guerre

46 Une priorité loccupation du terrain 1899 : 13 commissariats darrondissements (6 arrondissements municipaux) 2 commissariats à Villeurbanne, 1 à Saint-Fons, 1 à Oullins, 2 à Charbonnières et à Cusset-Jonage Les gardiens de la paix relèvent directement du secrétaire général, sous les ordres dun commandant. 3 compagnies qui arment les postes de police, les brigades de quartiers, la brigade de réserve à la disposition du préfet et une brigade équestre. 1980, le corps urbain est placé sous lautorité du commissaire chef de lordre public 1935 : 16 commissariats pour lagglomération (7 arrondissements municipaux) 1970 : 16 commissariats (9 arrondissements municipaux) Souvent les postes sont indépendants des commissariats.

47 Jusquà lentre-deux guerres, souvent des postes sont créés ou déplacés suite à des pétitions dhabitants, commerçants ou de partis politiques. On a compté jusquà une trentaine de postes de police.

48 Commissariats et postes de police sont aménagés dans des mairies, bâtiments administratifs ou industriels, immeubles dhabitation, ou danciens appartements peu fonctionnels

49 Créations de postes de police provisoires lors de mouvements sociaux : Grèves des Verriers en 1891, grève des Teinturiers, Ou de bureaux de police, lors de grands évènements tels la Foire internationale de Lyon. Certains commissariats nont quune vie éphémère comme ceux de Charbonnières et Cusset- Jonage à la fin du 19 e s. Foire internationale de Lyon Registre commissariat de Charbonnières

50 Les commissariats

51 1853 construction dune voiture cellulaire Lors de son étatisation, la police nest pas dotée de matériel en propre

52 1980 – 2013 De loccupation du terrain au bassin de délinquance Depuis la Libération la Sécurité publique est départementalisée, Le zonage police/gendarmerie est affirmé Poursuites des regroupements des commissariats et postes de police, et des services de la sûreté urbaine. Tous les commissariats sont peu à peu installés dans des locaux communs avec les postes de police, fermeture des postes et redéploiement Des postes de police spécifiques dans les gares, le palais de Justice, la préfecture, le centre commercial de la Part-Dieu (métro) P etit dépôt commissariat et poste du 2 e la Charité

53 Commissariats de nouvelle génération 1 er /4 e Villeurbanne Bron 3 e /6 e Meyzieu Rillieux

54 . Lyon siège des directions spécialisées Police aux Frontières PAF Héritière du Service spécial de la Surveillance des Chemins de Fer avec des commissariats spéciaux en gares de Vaise, Perrache, Givors, Saint-Clair et des Brotteaux. Seul subsistera celui de Perrache. Elle se sépare des Renseignements Généraux, en 1975 et prend ses quartiers sur laéroport de Bron. Commissariat à laéroport international de Saint-Exupéry, Police judiciaire La 10 e brigade mobile, créée par « Le Tigre », 35, rue Saint-Jean, partagé avec le laboratoire de police du professeur Edmond Locard, futur laboratoire interrégional de police technique et scientifique quil quitte pour lHôtel de Police avant dêtre intégré dans les locaux de la PTS à Ecully Le SRPJ sinstallera durablement à Vauban.

55 Les services de renseignements Les Renseignements Généraux ont succédé au commissariat spécial, pendant la période de la Seconde Guerre mondiale. Installés successivement en Préfecture, place Bellecour, à la caserne Molière, à Desaix, dans le 3 e avant de rejoindre lHôtel de Police Montluc, La Surveillance du Territoire installée dabord à Saint-Jean, puis à Champagne-au-Mont dOr avant de rejoindre lHôtel de police de Montluc. Ces deux services ont fusionné en 2008 au sein de la DCRI,.

56 Les hôtels de Police Lappellation apparait à Lyon dans les années 1850 Luizerne Sa construction en 1857, répond à la nécessité de loger et regrouper les services à compétence spécialisée, non territoriaux : Les services de la Sûreté : Mœurs, garnis, délégations judiciaires, interrogatoires. Missions confiées depuis le 1 er Empire, à des commissaires ou des inspecteurs en plus de leur ressort territorial. Le commissariat spécial, auprès du préfet, chargé de la surveillance politique, des établissements de jeux, presse et librairie, théâtres, etc.. Des cellules et locaux de sécurité indépendants de lHôtel de Ville Le commissaire, officier du ministère public, siège pour sa part à la mairie du 1 er arrondissement.

57 Hôtel de police Desaix. Le transfert dans ce bâtiment répond au regroupement souhaité, en 1890, par le préfet autour de la préfecture et à des locaux plus fonctionnels répondant à la mission de police; Y sont transférés les services implantés rue Luizerne. Le premier à être le siège de service ne relevant pas uniquement de la DDSP : Renseignements généraux et le groupement de CRS N° 8. Détruit dans les années

58 Vauban Le « 36 » de Lyon Ce bâtiment, non qualifié dhôtel de police est plus connu comme le siège de la Police Judiciaire de Lyon depuis la guerre 39-45, Il regroupait, la PJ et des sections de la sûreté urbaine un poste de police, des cellules de garde à vue. Après le transfert du SRPJ dans lHôtel de police Marius Berliet en 1982, la direction de la Règlementation sy installe avant de déménager dans le nouveau bâtiment Molière. 4, rue Vauban

59 Hôtel de police Marius Berliet Depuis 1981, est le siège de : La direction départementale de la Sécurité publique, sûreté urbaine, et permanence. La direction Interrégionale de la Police judiciaire La direction zonale des CRS Restauration et foyer gérés par lassociation daction sociale Guy Hubert

60 Hôtel de police Montluc Dans lancien fort de Villeurbanne dit Montluc regroupe : Services de la direction départementale de la Sécurité Publique et GIPN DZRI Direction interrégionale de la Formation Installations techniques mutualisées : stand de tir, salles de sports, salles de réunion, amphithéâtre…. Mess et foyer bar Ancien stand de tir sergent Blandan

61 Le préfet du Rhône préfet de la Région Rhône-Alpes préfet de la Zone de Défense et Sécurité Sud-Est 1944, suppression des préfets régionaux remplacés par les commissaires régionaux de la République, devenus préfets de région sans pouvoir de police Successeur de lIGAME inspecteur général de ladministration en mission extraordinaire, le préfet de la zone de Défense et Sécurité Sud-Est est compétent sur les régions Rhône-Alpes et Auvergne. Pierre Bertaux Préfet du Rhône et de la Région Rhône-Alpes Premier IGAME Compagnon de la Libération

62 Le préfet délégué pour la Défense et la Sécurité Successeur du préfet délégué pour la police, dont le premier a été nommé à Lyon, en 1972 Il assiste le préfet de Zone, pour toutes les missions concourant à la sécurité publique, à la sécurité civile et à la défense non militaire. Il a autorité sur lEMIZ, le SGAP et le SZSIC. Pour Rhône-Alpes, sur le SIRACEDPC service interministériel régional des affaires civiles et économiques de défense et de la protection civile, Pour le Rhône : La direction et le contrôle des services de police et la coordination opérationnelle de lensemble des forces participant à la sécurité et le service départemental des services dincendie et de secours (SDIS) pour lorganisation opérationnelle. Il dispose des prérogatives de préfet de police.

63 Le SGAP Chantier Montluc propriété de lEtat Pose dun pylône Hôtel de police M,Berliet Chantier commissariat de Meyzieu Gendarmerie régionale Sathonay-Camp Successeurs des CATI (Centres administratifs et techniques interdépartementaux) créés en 1949, les Secrétariats généraux pour lAdministration de la Police, assurent la gestion administrative et technique des services de la Police nationale ainsi que pour la Gendarmerie nationale, depuis son rattachement, au ministère de lIntérieur, afin notamment de poursuivre la politique dharmonisation et de mutualisation des moyens. Pour certaines réalisations immobilières, la politique du partenariat-public-privé est mise en œuvre : Gendarmerie régionale, hébergement ENSP, commissariat de Meyzieu

64 La police dagglomération Répond à une lutte plus efficace contre la délinquance et la criminalité, fondée sur une meilleure harmonisation de lorganisation des forces de police, par la prise en compte des « bassins de délinquance ». Redéfinition des zones de compétences police et gendarmerie et redéploiement. [Périmètre différent de celui du Grand Lyon] Rattachement de Feyzin, Rillieux-la-Pape, Chassieu et Ecully, « totalement parties prenantes du bassin de délinquance du grand Lyon ».

65 La police maillon fort du dispositif de « politique de la ville » LEtat fonde ses actions de politique de la ville, de développement social urbain (DSU) sur linterministérialité et le partenariat avec les collectivités locales et leurs partenaires, bailleurs sociaux, associations… Depuis 1977, les dispositifs se sont multipliés et complémentarisés, avec en 2012, la création des ZSP. La DDSP est investie dans les CLSPD (Conseils locaux de Sécurité et de Prévention de la délinquance), dont le préfet est membre de droit. 4 Zones de sécurité prioritaires (ZSP) Lyon-la Duchère Vénissieux-Minguettes, Vaulx-en-Velin : Grappinière, Mas du Taureau, Centre-Ville, Vernay, Verchère, Thibaude, Bron-Terraillon

66 La direction départementale de la Sécurité publique du Rhône 3 circonscriptions ou CSP : Lyon, Givors et Villefranche- sur-Saône. CSP Lyon : 16 commissariats et 6 bureaux de police. Articulés en 3 divisions Centre, Ouest et Est avec regroupement des commissariats subdivisionnaires : 1 e /4 e, 5 e 9 e, 3 e 6 e et 7 e /8 e. Services départementaux Etat-Major SOPSR (ordre public et sécurité routière, BAC, brigades canine, fluviale et routières…) Sûreté départementale Service départemental dinformation générale (SDIG) Service de Gestion opérationnelle GIPN SISTC (Service interdépartemental de sécurité des transports en commun).

67 Lyon pôle de police Siège de La DZRI (direction zonale du Renseignement intérieur) La DZCRS (et CRS 45 et 46) La DZPAF (Police aux Frontières) La DIPJ, direction interrégionale de la Police judiciaire La DDSP - le directeur départemental de la Sécurité publique est auditeur zonal - La délégation régionale de lIGPN, Inspection générale de la Police Nationale La direction interrégionale du recrutement et de la formation (DIRF) ENSP LEcole nationale supérieure de police (ENSP) à Saint-Cyr-au-Mont-dOr La sous-direction de la Police technique et scientifique (PTS) et linstitut national de Police scientifique à Ecully Le Centre de Formation de la Police de Chassieu PTS Ecully Le groupement de Gendarmerie du Rhône La Région de Gendarmerie Rhône-Alpes –Auvergne à Sathonay LOIPC - Interpol Gendarmerie régionale

68 Sources et crédits photos Archives nationales (AN) Archives départementales du Rhône (ADR) de la Loire (ADL), de la Haute-Savoie (ADHS) Archives municipales de Lyon (AML) Bibliothèque municipale de Lyon (BML) BNF Gallica DDSP du Rhône ENSP Mairie de Lyon Ministère de lIntérieur Musée historique de Lyon Gadagne Préfecture de police (Cab SMAC) Préfecture du Rhône et zone de défense Sud-Est SGAP/DEL de Lyon SRIJ de Lyon Société lyonnaise dhistoire de la police Association des auditeurs de lIHEDN de la région lyonnaise Sources privées et crédits photos : Jean-Claude Fleury, Jacques Perier, Patrick Salotti, Michel Salager Parmi les ouvrages et études Michel Aubouin, Arnaud Teyssier et Jean Tulard, Histoire et dictionnaire de la police du Moyen-Âge à nos jours Edouard Ebel, Les préfets et le maintien de lordre public en France au XIXe siècle, Pierre-Yves Saunier, Une stratégie du maintien de lordre : le quadrillage policier à Lyon Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles…

69 Diaporama réalisé par Michel Salager, Aline et Nicolas Lespagnol-Rizzi Musique et arrangements : Nicolas Lespagnol-Rizzi En partenariat avec la Préfecture du Rhône et avec le soutien de M. le préfet du Rhône, préfet de la Région Rhône-Alpes, préfet de la Zone de Défense et de Sécurité Sud-Est M. le préfet délégué pour la Défense et la Sécurité Moyens techniques : service intérieur de la préfecture et RSIC Contributions et remerciements Cabinet du préfet de Région et du préfet délégué pour la Défense et la Sécurité, service de la communication, du protocole, du service intérieur, RSIC, Archives départementales du Rhône, Archives municipales de Lyon, DDSP du Rhône, ENSP, Préfecture de police de Paris (Cab-SMAC), Musée Gadagne, Hôtel de Ville de Lyon et Mairie du 1 er arrdt, SGAP de Lyon/DEL et membres et sympathisants de la SLHP. © Société lyonnaise dhistoire de la police, JEP 2013, préfecture du Rhône, tous droits réservés

70 Dans quelques instants reprise de la projection

71 Reprise de la projection dans 30 secondes


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