La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Parcours… La Messe à travers les arts. Introduction La messe est mystère. Il appelle effort. Comme dans la crypte obscure, à Lascaux, dans une cathédrale,

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Parcours… La Messe à travers les arts. Introduction La messe est mystère. Il appelle effort. Comme dans la crypte obscure, à Lascaux, dans une cathédrale,"— Transcription de la présentation:

1 Parcours… La Messe à travers les arts

2 Introduction La messe est mystère. Il appelle effort. Comme dans la crypte obscure, à Lascaux, dans une cathédrale, des merveilles attendent le visiteur. Mais ses yeux doivent s'habituer à la pénombre. Alors, sa nuit s'éclaire, ses oreilles écoutent les échos des cavités qui se répondent.La messe est mystère. Il appelle effort. Comme dans la crypte obscure, à Lascaux, dans une cathédrale, des merveilles attendent le visiteur. Mais ses yeux doivent s'habituer à la pénombre. Alors, sa nuit s'éclaire, ses oreilles écoutent les échos des cavités qui se répondent. L'art chrétien fournit à la contemplation, en se bornant à l'occident du XIIIe au XVIIIe s., des clés du mystère de la messe, révélé par la Parole de Dieu : alliance, noces, banquet ; service de l'amour ; repas pascal, Cène, Eucharistie ; sacrifice du Calvaire ; signe pour l'Église, envoi en mission, gage du Royaume éternel.L'art chrétien fournit à la contemplation, en se bornant à l'occident du XIIIe au XVIIIe s., des clés du mystère de la messe, révélé par la Parole de Dieu : alliance, noces, banquet ; service de l'amour ; repas pascal, Cène, Eucharistie ; sacrifice du Calvaire ; signe pour l'Église, envoi en mission, gage du Royaume éternel.

3 Les mots de la Messe On appelle la messe, EUCHARISTIE, action de grâces : celle de l'Église, de l'humanité réconciliée avec Dieu, dans et par la personne du Christ.

4 Les mots de la Messe Le péché sépare les hommes d'avec Dieu et les hommes entre eux. Dieu, pour les sauver passe ALLIANCE avec les hommes. Dans l'alliance nouvelle, le Christ est l'époux. Son Église, humanité re-née par le baptême, est l'épouse.

5 Les mots de la Messe Cette alliance, ces NOCES, sont scellées dans le sang du Christ : il se SACRIFIE lui-même au Calvaire. Vrai Dieu et vrai homme, il offre avec lui l'humanité à son Père. Il détruit le pouvoir du péché et de la mort : par sa propre mort, il assume le mal dans ses conséquences et par sa résurrection, il donne la vie éternelle.

6 Les mots de la Messe L'alliance, les noces, sont figurées par un BANQUET NUPTIAL. Au cours du festin, l'époux consacrait, par la bénédiction, l'épouse, placée au centre de la table. Aussi, le Royaume de Dieu est figuré, en paraboles comme en promesse, par un banquet éternel. Dieu appelle les sanctifiés à y prendre part.

7 Temps et Éternité La MESSE, sacrifice du Christ et action de grâces de l'alliance nouvelle, est comme ce banquet nuptial. L'agneau pascal, celui qui, pour nous chrétiens, annonçait le Christ dans l'ancienne alliance, y est consommé. Le vin nouveau du Royaume y coule, celui de l'Esprit de Dieu.La MESSE, sacrifice du Christ et action de grâces de l'alliance nouvelle, est comme ce banquet nuptial. L'agneau pascal, celui qui, pour nous chrétiens, annonçait le Christ dans l'ancienne alliance, y est consommé. Le vin nouveau du Royaume y coule, celui de l'Esprit de Dieu.

8 Temps et Éternité A la messe, L'Éternel, Dieu-avec- nous, fait irruption dans notre temps pour assumer ce temps et notre histoire. Il les fait remonter vers lui, par la puissance du Fils à qui le Père a tout remis.A la messe, L'Éternel, Dieu-avec- nous, fait irruption dans notre temps pour assumer ce temps et notre histoire. Il les fait remonter vers lui, par la puissance du Fils à qui le Père a tout remis.

9 Temps et Éternité Elle ACTUALISE, de façon non sanglante, le moment unique de la Rédemption, partout où est célébré en MEMORIAL ce repas des noces.Elle ACTUALISE, de façon non sanglante, le moment unique de la Rédemption, partout où est célébré en MEMORIAL ce repas des noces. Elle réalise ce qu'elle signifie. Ainsi pouvons- nous y prendre vraiment part, nous qui n'étions pas là au Calvaire, ce jour du mois de Nisan, sous le principat de Tibère César.Elle réalise ce qu'elle signifie. Ainsi pouvons- nous y prendre vraiment part, nous qui n'étions pas là au Calvaire, ce jour du mois de Nisan, sous le principat de Tibère César. Ainsi, le Christ est réellement avec nous " tous les jours, jusqu'à la fin des temps ". L'instant unique du Salut, qui vaut une fois pour toutes et pour tous, est dilaté aux dimensions de l'univers. C'est un éternel présent, le temps est sacrement d'éternité. Être et présent, c'est la manière de Dieu.Ainsi, le Christ est réellement avec nous " tous les jours, jusqu'à la fin des temps ". L'instant unique du Salut, qui vaut une fois pour toutes et pour tous, est dilaté aux dimensions de l'univers. C'est un éternel présent, le temps est sacrement d'éternité. Être et présent, c'est la manière de Dieu.

10 Temps et Éternité Parce qu'il daigne descendre sur terre, l'humanité peut accéder à son Royaume.Parce qu'il daigne descendre sur terre, l'humanité peut accéder à son Royaume. Non seulement par l'esprit, par le souvenir, depuis 2000 ans, ou en attendant que cette vie prenne fin.Non seulement par l'esprit, par le souvenir, depuis 2000 ans, ou en attendant que cette vie prenne fin. Mais déjà, en réalité, par les yeux de la foi et par l'action du SAINT-ESPRIT.Mais déjà, en réalité, par les yeux de la foi et par l'action du SAINT-ESPRIT. Nous ingérons, ainsi qu'il l'a voulu, le Corps du Christ, dans notre corps promis à la résurrection.Nous ingérons, ainsi qu'il l'a voulu, le Corps du Christ, dans notre corps promis à la résurrection. De même, l'Église se construit en corps du Christ qu'elle donne au monde.De même, l'Église se construit en corps du Christ qu'elle donne au monde.

11 Les premiers gestes de Jésus 1.Les Noces de Cana par Giotto (début XIVe s.) 2.La Multiplication des Pains : Missel Franciscain (XIVe s.)

12

13 Les Noces de Cana Fresque de GIOTTO ) Padoue " La mère de Jésus lui dit : ils n'ont plus de vin. Elle dit aux serviteurs : faites tout ce qu'il vous dira. Jésus dit : remplissez d'eau ces jarres. Quand l'intendant eut goûté l'eau changée en vin, il dit à l'époux : toi tu as gardé le bon vin jusqu'à présent. Tel fut le premier miracle de Jésus à Cana, en Galilée. " Évangile selon Saint Jean, chap. 2,1-11 Ce premier miracle, merveille aux yeux des hommes, la liturgie le rapproche : 1.de l'Épiphanie où Jésus enfant se manifeste à l'adoration des mages ; 2.du baptême du Christ où l'eau figure la régénération, la naissance d'en haut par l'Esprit ; 3.du Calvaire, où naît l'Église, dans l'eau et le sang du coeur transpercé de Jésus. Première figure du mystère de la messe : Le prêtre y mêle un peu d'eau au vin qui va être consacré en sang du Christ, à la fois Fils de l'Homme et Fils de Dieu.

14 Les Noces de Cana Fresque de GIOTTO ) Padoue LEPOUSE Le banquet est signe des Noces de Dieu avec lhumanité. Lépouse est au centre, elle fait le geste de laccueil. La Vierge, à ses côtés, donne Jésus au monde, comme le fait lÉglise. LE CHRIST Le Christ est dans la première manifestation de sa puissance.Le Christ est dans la première manifestation de sa puissance. Il fait la bénédiction qui scelle le mariage.Il fait la bénédiction qui scelle le mariage. Cest le geste de lÉpoux.Cest le geste de lÉpoux. EAU ET VIN Les serviteurs versent dans les jarres leau de notre humanité.Les serviteurs versent dans les jarres leau de notre humanité. Elle est goûtée par lintendant, changée en vin nouveau.Elle est goûtée par lintendant, changée en vin nouveau. Cest lEsprit de Dieu, le même qui apparaît comme une colombe, au baptême du Christ dans leau du Jourdain, ou comme des langues de feu à la Pentecôte.Cest lEsprit de Dieu, le même qui apparaît comme une colombe, au baptême du Christ dans leau du Jourdain, ou comme des langues de feu à la Pentecôte.

15

16 La Multiplication des Pains Missel Franciscain - XIVe s. Paris, B.N Deux fois, le Christ a multiplié les pains. Il rassasie des foules affamées : plusieurs milliers de personnes qui l'avaient suivi, loin de tout, pour écouter son enseignement. Encore une fois, l'humanité est en manque. Elle recourt au Christ. Les disciples ne savent que faire : " il y a bien 5 pains et 2 poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ? "

17 La Multiplication des Pains Missel Franciscain - XIVe s. Paris, B.N Le pain matériel qui nourrit les corps est ici le signe du vrai pain spirituel : " l'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ". Cette Parole de Dieu, c'est le Christ lui- même. " Cherchez donc le Royaume de Dieu et sa justice ", en suivant Jésus, " et le reste ", ce qui satisfait aux besoins matériels, " vous sera donné par surcroît ". Le vin, signe de la vie, le pain, figure du corps, sont les substances que le Christ utilise à la Cène, ici aussi, comme à Cana, préfigurée.

18 La Multiplication des Pains Missel Franciscain - XIVe s. Paris, B.N LA FOULE Les disciples font asseoir la foule par groupes, sur ordre de Jésus. On voit des hommes, des femmes, des enfants. La scène se passe en pleine nature, vallonnée. On voit des près dherbe fraîche : le Bon Pasteur y mène ses brebis, selon le Psaume. On voit collines et montagnes. Car il est écrit : « Je les rassemblerai sur ma montagne sainte » et la Didachè (écrit protochrétien, ch. 9) rappelle en sa prière : Comme ce pain rompu qui était dispersé sur les montagnes et sur les collines a été rassemblé pour ne plus faire quun, ainsi que ton Église soit rassemblée des extrémités de la terre dans ton Royaume.

19 La Multiplication des Pains Missel Franciscain - XIVe s. Paris, B.N LE CHRIST Jésus bénit, là encore de la main droite, et fait distribuer le pain.

20 La Multiplication des Pains Missel Franciscain - XIVe s. Paris, B.N LE PARTAGE Les biens matériels se divisent, en se partageant, comme largent. Il aurait fallu plus de 200 deniers pour ce repas. Les biens spirituels se multiplient, en se communiquant, comme le feu de lamour : à partir de presque rien, on va ramasser sept à douze corbeilles pleines.

21 Le lavement des pieds 1.L'amour donné : Le Lavement des pieds par Giotto (début XIVe s.) 2.L'amour reçu : Le Lavement des pieds : Psautier de la Reine Ingeburg (XIIIe s.)

22

23 Le Lavement des Pieds L'amour donné Fresque de GIOTTO ( ) - Padoue Au cours du dernier repas qu'il prit avec ses disciples, avant d'instituer l'Eucharistie, Jésus accomplit un geste qui donne une clé du sacrifice qui va se réaliser : " il se lève de table, retire ses vêtements, se ceint d'un linge et se met à laver les pieds de ses disciples ". Lui, le maître, prend la position du serviteur. Le ministère est un SERVICE que chacun doit rendre à ses frères. L'homme peut refuser l'amour de Dieu. Mais le signe de cet amour qui ouvre les portes du Royaume, c'est que le maître se fait serviteur : " Là où sont amour et charité, là Dieu réside " (ubi caritas et amor…).

24 Le Lavement des Pieds L'amour donné Fresque de GIOTTO ( ) - Padoue PIERRE Pierre est scandalisé de cette inversion des rôles. Jésus lenseigne : « Si je ne te lave pas, tu nauras pas de part avec moi. » LES APOTRES Autour de lui sont les douze, dont, lun, Judas, nest pas « pur ».Autour de lui sont les douze, dont, lun, Judas, nest pas « pur ».

25

26 Le Lavement des Pieds L'amour reçu Psautier de la Reine Ingeburge XIIIe s. - Chantilly La même scène que dans l'étape précédente est ici représentée, près d'un siècle avant Giotto.l'étape précédente Ingeburge de Danemark épousa Philippe-Auguste au début du XIIIe s. A la différence des disciples, le Christ, ici, a bien retiré son vêtement. Les Douze apprêtent leurs pieds pour le service que Jésus leur rend. A l'initiative gratuite et gracieuse de Dieu, répond la générosité enthousiaste que lui- même suscite dans le cœur de l'homme. Cet homme, Pierre, il en fera la pierre de fondation de son Église, comme " serviteur des serviteurs de Dieu ". C'est le titre que prennent les Papes.

27 Le Lavement des Pieds L'amour reçu Psautier de la Reine Ingeburge XIIIe s. - Chantilly PIERRE On voit Pierre répondre à lavertissement donné par Jésus : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ».

28 La Cène 1.L'institution : La Cène : Psautier de la Reine Ingebrug (XIIIe s.) 2.Le repas pascal : La Cène : Anonyme (XIVe s.) 3.La trahison : La Cène par Martin Schongauer (fin XVe s.) 4.La trahison (suite) : La Cène par Jaume Serra (XIVe s.) 5.L'Ecriture s'accomplit : La Cène : Le Maître à l'Œillet (XVe s.) 6.Le Christ prêtre : La Cène par Thierry Bouts (XVe s.) 7.Accueil et refus : La Cène par Jean de Bourgogne (début XVIe s.) 8.Les Apôtres : La Cène par Fra Angelico (0) (début XVe s.)

29

30 La Cène L'Institution de l'Eucharitie Psautier de la Reine Ingeburge XIIIe s. - Chantilly A l'époque d'Ingeburge, le concile de Latran IV vient de rappeler la définition (dogmatique) de la PRESENCE RELLE de Jésus, dans l'Eucharistie, sous les espèces (apparences, en latin) du pain et du vin. On voit ici la " foule des Douze ", comme le chante saint Tomas d'Aquin. Ils sont groupés derrière la table, où un couteau est comme indice de sacrifice. Cette table, celle de l'autel à l'église, est comme le Christ lui-même. Il préside. La table sépare deux disciples en particulier : le traître, qui met la main au plat, avant l'institution de l'Eucharistie et donc, en fait, n'y participe pas ; et saint Jean, le disciple " préféré " du Seigneur. Il repose sur lui. C'est l'attitude où on le retrouve partout. Il est dépositaire des secrets du cœur de Jésus.

31 La Cène L'Institution de l'Eucharitie Psautier de la Reine Ingeburge XIIIe s. - Chantilly LE PAIN ET LE VIN À la scène, après le repas pascal des Juifs, Jésus prononce, sur le pain : « ceci est mon corps livré pour vous » ; et sur le vin : « ceci est mon sang versé pour la multitude ». Le pain et le vin deviennent Corps et Sang du Christ. Les deux espèces sont séparées pour signifier la mort et le sacrifice de Jésus : le sang, la vie, est versé totalement, donc séparé du corps. La mort est bien réelle, pour que soit scellé le Nouveau Testament, la nouvelle et éternelle Alliance. Sans mort, il ny a pas de Résurrection, de Pâques.

32

33 La Cène Le repas pascal Anonyme XIVe s. Subiaco (Italie) L'artiste d'Italie représente ici tous les protagonistes : Chaque apôtre a son nom sauf Judas, le traître, de l'autre côté de la table. Jean est sur le cœur du Seigneur. La table est chargée de mets : pain, vin, poisson. On est au début du repas pascal, avant l'institution de l'Eucharistie.

34 La Cène Le repas pascal Anonyme XIVe s. Subiaco (Italie) LE REPAS PASCAL Le dernier repas des Hébreux en Égypte préludait à leur délivrance de lesclavage. Le dernier repas de Jésus avec les siens inaugure sa Passion qui nous délivre de lesclavage du péché et de la mort. Cest un repas pascal. Le repas pascal des Juifs comprenait un premier service, après une première prière et une première coupe. Puis le père de famille expliquait le sens de la fête, récitait le Psaume de la sortie dÉgypte, on sa lavait les mains (à la Cène, les pieds) après une seconde coupe. Ensuite était mangé lagneau pascal. Jésus, après, institue leucharistie.

35

36 La Cène La trahison Martin SCHOENGAUER fin XVe s. - Musée de Colmar L'expressionnisme allemand de la fin du Moyen Age individualise ici et burine les traits de chacun. Les pieds sont nus : signe du lavement que rappellent peut-être les deux aiguières à terre ? On en est au service de l'agneau pascal : le symbolisme va laisser place à la réalité de l'Eucharistie.

37 La Cène La trahison Martin SCHOENGAUER fin XVe s. - Musée de Colmar JUDAS Mais il faut d'abord que le traître parte, dans la nuit. Jésus l'annonce : " l'un de vous me trahira ". Et tous de s'attrister, " serait-ce moi, Seigneur ? " A Jean, tout près de lui, Jésus confie " c'est celui auquel je vais donner la bouchée ". Judas la reçoit. Il tient la bourse. Il se lève. " Dehors, il faisait nuit ".

38

39 La Cène La trahison (suite) Jaume SERRA Barcelone XIVe s. Aussitôt que Judas eut pris la bouchée, le diable s'insinua en son cœur ". Déjà, le Christ lève la main pour la bénédiction eucharistique. C'est le point culminant de la Cène qui va se réaliser.

40 La Cène La trahison (suite) Jaume SERRA Barcelone XIVe s. LE DIABLE Aussitôt que Judas eut pris la bouchée, le diable s'insinua en son cœur ". Un siècle avant l'Alsacien Schongauer, l'artiste catalan représente ici le diable noir, qui inspire le traître pendant que Judas met la main au plat de l'agneau pascal.

41

42 La Cène L'Écriture s'accomplit Le Maître à l'Œillet Baden XVe s Le mystère d'iniquité s'accomplit. Si le mal n'est pas agissant, point n'est besoin du sacrifice du Christ pour le détruire. Aussi est-ce la gravité, chez les apôtres, la tristesse même, chez le Christ qui vit d'avance sa passion. Il tend la bouchée au traître. " Il fallait que l'Écriture s'accomplisse ". L'un des Apôtres en tient le livre ouvert.

43 La Cène L'Écriture s'accomplit Le Maître à l'Œillet Baden XVe s LE CHRIST Lagneau pascal n'est pas dépouillé, il est ici reconnaissable, comme l'agneau mystique de Van Eyck sur le retable de Gand. Il donne son sang.

44

45 La Cène Le Christ prêtre Thierry BOUTS ( ) Louvain Pour moi, en effet, j'ai reçu comme venant du Seigneur ce qu'à mon tour je vous ai transmis. Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain et après avoir rendu grâces, le rompit et dit : prenez et mangez, ceci est mon corps qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après le repas, il prit la coupe en disant : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; toutes les fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi. Ainsi, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il revienne ". (Paul, 1 Cor, 11, 23-26)

46 La Cène Le Christ prêtre Thierry BOUTS ( ) Louvain LE CHRIST Le peintre flamand représente ici l'institution de l'Eucharistie. Tous, y compris les serviteurs debout sont, avec leurs mains, en attitude de prière. Un seul, Judas sans doute, signifie par son attitude, au premier plan, le refus. Le Christ bénit le pain blanc, l'hostie, au- dessus de la coupe, avec les gestes du prêtre à la messe.

47

48 La Cène Accueil et refus JEAN de Bourgogne ( ) Cathédrale de Burgos " C'est pourquoi quiconque mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi- même et qu'alors seulement il mange de ce pain et boive à cette coupe. Car quiconque mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il n'y discerne pas le corps du Seigneur… Si nous nous examinions nous- mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais par ses jugements, le Seigneur nous corrige pour que nous ne soyons point condamnés avec le monde. " (Paul, 1 Cor, 11, 27-32).

49 La Cène Accueil et refus JEAN de Bourgogne ( ) Cathédrale de Burgos La présence de Jésus est réelle, dans ce mémorial. Judas refuse de participer au mystère d'amour du Christ. Son sac d'argent à la main, il repousse la table. Tous les autres sont en accueil de prière. L'artiste de la Renaissance a éclairé l'institution de l'Eucharistie d'un soleil du soir qui se reflète sur le jardin des olives. C'est là que va se nouer la Passion.

50

51 La Cène Les Apôtres Fra ANGELICO ( ) Florence Les fidèles sont entre eux, avec le Christ. Jean est toujours sur le cœur de Jésus. Le mystère de l'Eucharistie peut s'accomplir, dans la paix de Dieu. Religieux du couvent Saint Marc de Florence, au XVe s. Fra Angelico a été béatifié par l'Église. Il donne à contempler le mystère du banquet de la Cène : banquet nuptial.

52 La Cène Les Apôtres Fra ANGELICO ( ) Florence Jésus bénit. Les Apôtres, celui situé à gauche de Jésus en particulier, font le geste d'accueil. Repas pascal, dont on voit les reliefs sur la table. Chaque visage, individualisé est éclairé d'une lumière qui vient d'en haut. Elle suggère, comme la couleur des vêtements, que notre humanité est transfigurée par quelqu'un, qui la dépasse : le Christ, au centre, en majesté.

53 Selon le Premier Testament 1.Le sacrifice d'Abraham : Mosaïque de St Vital à Ravenne (VIe s.) 2.Abel et Melchisedech : Mosaïque de St Vital à Ravenne (VIe s.)

54

55 Le sacrifice d'Abraham Mosaïque de Saint Vital Ravenne VIe s. Avant que ne soit scellée la nouvelle alliance, dans le sang du Christ, tournons nous vers les figures anciennes des alliances jadis passées par Dieu avec son peuple. Dieu avait déjà agréé ses offrandes. A plus forte raison, le sacrifice de son propre Fils. C'est ce que rappelle la prière eucharistique, le " canon " de la messe. Mais pour nous, Dieu lui- même n'hésitera pas à sacrifier sur la Croix son propre Fils, agneau de Dieu qui porte - et enlève - le péché du monde.

56 Le sacrifice d'Abraham Mosaïque de Saint Vital Ravenne VIe s. LE SACRIFICE Ici Abraham va sacrifier son fils unique, Isaac. Lange de Dieu, du haut du ciel, l'en empêche, au dernier moment. Un bélier, aux pieds d'Abraham, attend d'être substitué à Isaac.

57

58 Abel et Melchisédech Mosaïque de Saint Vital Ravenne VIe s " Il t'a plu d'accueillir le sacrifice d'Abel le juste, celui de notre père Abraham et celui que t'offrit ton grand prêtre Melchisédech, en signe du sacrifice parfait " (Canon de la messe). A gauche, l'offrande par Abel de l'agneau plaît à Dieu. D'où la jalousie de Caïn et le premier meurtre d'un juste. Mais le mal n'est pas représenté sur les mosaïques de Ravenne. A droite, Melchisédech, roi de Salem et grand prêtre de l'Éternel fait offrande du pain et du vin, préfigurant l'Eucharistie.

59 Dans lÉglise 1.Communion : La Cène (1) par Fra Angelico (début XVe s.) 2.Communion (suite) : La Cène (2) par Fra Angelico (début XVe s.) 3.Les Pèlerins d'Emmaüs par Stefan Lochner (XVe s.) 4.Les Pèlerins d'Emmaüs par Rembrandt (XVIIe s.) 5.Les Pèlerins d'Emmaüs par les frères Le Nain (XVIIe s.) 6.Fraction du pain : Les Pèlerins d'Emmaüs (détail) par Caravage (fin XVIe s.) 7.La Messe : La Messe, Sacrifice du Christ par Van der Weyden (XVe s.) 8.Le prêtre : Vitrail de St Lubin à Chartres (XIIIe s.)

60

61 La Cène - Communion Fra ANGELICO ( ) Saint Marc Florence C'est réellement Jésus-Christ, caché sous les apparences du pain, avec son corps, son sang, son âme et sa divinité. Le catéchisme de l'Église catholique l'a toujours affirmé. Il s'appuie en particulier sur saint Paul et saint Jean chapitre VI, discours sur le pain de vie, dont nous avons ici des extraits en latin : " celui qui mange ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle ". Les Juifs disputaient entre eux disant : " comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? " La réponse de Jésus, par la puissance divine, c'est l'Eucharistie.

62 La Cène - Communion Fra ANGELICO ( ) Saint Marc Florence SAINT JEAN La divine Eucharistie est ici représentée par le bienheureux Fra Angelico. Dans un cénacle à l'architecture comparable à une église, les apôtres reçoivent la première des communions. Ici, saint Jean a quitté le cœur du Christ pour l'accueillir, en attitude d'adoration.

63

64 La Cène Communion (suite) Fra ANGELICO ( ) Saint Marc Florence Dans cette autre version de Fra Angelico, toute la primitive Église est ici rassemblée au Cénacle pour recevoir de Jésus la première Eucharistie. C'est le Christ qui rassemble son Église. Et l'Église, temple de sa présence vivante en des cœurs humain, le répand et le communique aux hommes. Banquet nuptial au cœur du mystère du salut.

65 La Cène – Communion (suite) Fra ANGELICO ( ) Saint Marc Florence LA COMMUNION DE SAINT JEAN Au centre des disciples et de la table du festin, le plus jeune, saint Jean, celui que « Jésus aimait », en attitude dadoration, communie à son Seigneur. Lhostie blanche et le calice sont nettement représentés. À côté, saint Pierre sans doute, au visage buriné, contemple, comme au-delà de lui-même, le don de la personne divine qui se communique à chacun de ses frères.

66 La Cène – Communion (suite) Fra ANGELICO ( ) Saint Marc Florence LA VIERGE MARIE La Vierge Marie est là, elle qui a mis Jésus au monde.

67

68 Les Pèlerins d'Emmaüs Stefan LOCHNER ( ) Nuremberg Après la mort du Christ, deux disciples découragés cheminent de Jérusalem à Emmaüs. Et voici que Jésus ressuscité fait route avec eux et leur explique les Écritures le concernant. Le soir venu, à l'auberge, ils l'invitent : " reste avec nous, Seigneur, il se fait tard ". " Et leurs yeux s'ouvrirent : ils le reconnurent à la fraction du pain ".

69 Les Pèlerins d'Emmaüs Stefan LOCHNER ( ) Nuremberg Vite, ils retourneront à Jérusalem annoncer aux apôtres qu'ils ont vu le Christ ressuscité. C'est à la fraction du pain que Jésus se révèle, dans sa puissance divine et rassemble son Église qui se répand sur les chemins du monde. Le peintre allemand, ici, dans la simplicité d'un intérieur, rassemble les disciples en cœur à cœur avec le Christ, autour du geste qui rappelle la Cène et appelle en eux la joie de l'adoration. L'Eucharistie engendre l'Église et l'Église fait l'Eucharistie.

70 Les Pèlerins d'Emmaüs Stefan LOCHNER ( ) Nuremberg UN DETAIL SURPRENANT : La coquille Saint- Jacques Les disciples sont pèlerins, voyageurs sur cette terre. La coquille de Saint- Jacques de Compostelle le symbolise.

71

72 Les Pèlerins d'Emmaüs REMBRANDT ( ) Le Louvre, à Paris Un des plus célèbres tableaux du maître hollandais. L'instant est saisi où se révèle le Seigneur ressuscité. La lumière qui l'irradie est comme un " flash " de l'Éternel dans notre environnement humain. Aux deux disciples, saisis, s'ajoute, en témoignage, la présence du jeune serveur. L'architecture de l'auberge a des allures d'église, autant que le laisse deviner ou percevoir le fameux clair-obscur, en ce qu'il a de mystérieusement obscur. Quant à la clarté, elle vient du Seigneur, les yeux levés au ciel. Elle tombe à plein sur la nappe du repas. A la messe, c'est le linge sur l'autel qui figure le suaire où fut enveloppé le corps martyrisé du Christ descendu de la Croix. Ce linceul est retrouvé " à plat ", sans le corps après la résurrection.

73

74 Les Pèlerins d'Emmaüs Les frères LE NAIN - Louvre, XVIIe s. Ici l'auberge s'est peuplée. La colonne cannelée rappelle plus l'architecture d'un temple que d'une hôtellerie. La lumière éclaire, là aussi, le centre de la scène, la nappe de la table où cette fois le vin voisine avec le pain. Les deux disciples sont illuminés ; l'un recueilli en lui-même, l'autre, de face, en adoration. Ses yeux regardent au-delà du visible. Le visage du Christ bénissant, source de lumière, est tourné vers le haut.

75 Les Pèlerins d'Emmaüs Les frères LE NAIN - Louvre, XVIIe s. Les figurants montrent que le mystère de l'Église a ses témoins, désormais. Curieux, indifférents, étonnés ou ironiques peut- être. La lumière est pour eux réfléchie, sur leur visage, leur front, alors qu'elle rayonne des mains en prière du Christ et des disciples. Ils se lèveront ensuite, communiquer la Bonne Nouvelle. Ce sera l'envoi en mission (la messe) : " allez, de toutes les nations faites mes disciple ". Propagez ce feu sur la terre.

76

77 Fraction du pain (détail) CARAVAGE ( ) Milan L'acte sacré - le sacrifice - est attesté par la lumière d'en haut et la bénédiction du Christ. Le signe en est le pain rompu. Ce signe réalise ce qu'il signifie : à la communion, le Christ multiplie, comme pour la foule sur la montagne. C'est sa présence, tout en tous.

78 Fraction du pain (détail) CARAVAGE ( ) Milan Saint Thomas d'Aquin le chante (Lauda Sion) : " Lorsqu'on divise l'hostie, souviens-toi qu'en vérité chaque fragment contient autant que le tout. La réalité reste entière, le signe seul est partagé. Du Christ présent, rien n'est réduit, ni l'être ni la grandeur. Ecce panis angelorum : le voici, le vrai pain des anges qui se fait pain pour notre route. Pain pour les fils, en vérité, à ne pas jeter aux chiens. Des figures l'ont annoncé, le sacrifice d'Isaac, l'agneau pascal immolé, la manne qui nourrit nos pères. O bon pasteur, pain véritable, Jésus ayez pitié de nous. "

79

80 La Messe, Sacrifice du Christ Van der WEYDEN ( ) Madrid (Prado) " Tout est consommé " a dit Jésus. " Inclinant la tête, il rendit l'esprit. " Autour de la Croix c'est l'Église naissante. On voit déjà l'Église de pierre, le temple de Dieu, érigée en perspective tout autour du Calvaire. Et l'Église de chair, celle des cœurs fidèles, celle dont la Vierge et saint Jean sont ici les piliers, jaillit avec le sang et l'eau du côté de Jésus, transpercé par la lance. Jean, qui a vu, l'atteste. Le sacrifice du Christ répand sur les hommes la réalité de l'amour divin. Cette réalité, toutes les figures précédentes l'annonçaient : l'eau et le vin des noces de Cana, la coupe du début du repas pascal, le corps de l'agneau pascal immolé. Ici, c'est l'agneau de Dieu dont la vie quitte le corps. C'est parce qu'il est mort - il a été jusqu'au bout - qu'il est vraiment ressuscité. Sa mort, réelle parce qu'il est homme, donne vie au monde, parce qu'il est Dieu. La messe est au cœur du mystère du salut.

81 La Messe, Sacrifice du Christ Van der WEYDEN ( ) Madrid (Prado) MARIE ET JEAN Dans le dernier abandon, restent fidèles, au pied de la croix, Marie et Jean. La Vierge de douleur voit comment le monde lui rend celui quelle a porté et aimé. LApôtre « préféré » a reçu de Jésus la mère quil lui a donnée.

82

83 Un prêtre célèbre la messe Vitrail de Saint Lubin Cathédrale de Chartres Le vitrail a été offert par des marchands de vin. Leur activité est comme sanctifiée à la messe. On voit la grande burette et le pain, les offrandes qu'apporte, à gauche, le diacre, à l'autel. Le prêtre est irremplaçable : il agit " en la personne du Christ " pour prononcer la prière consécratoire sur les saintes espèces et accomplir le sacrifice. L'autel est orné de nappes.

84 Un prêtre célèbre la messe Vitrail de Saint Lubin Cathédrale de Chartres Au saint sacrifice, le Christ est à la fois le prêtre, la victime et l'autel. Car de la pierre du sacrifice et du tombeau jaillit la résurrection et la vie. Le mystère a puissance d'Incarnation. Le mémorial est agissant. Le sacrement réalise ce qu'il signifie, l'unique sacrifice du calvaire, étendu pour le monde et l'univers dans l'espace et le temps. Un moment, dilaté en perpétuel présent, par la puissance de Dieu.

85 Un prêtre célèbre la messe Vitrail de Saint Lubin Cathédrale de Chartres LES NAPPES On étend sur lautel le « manteau qui couvre le corps pour que sur le plus pur tissus de lin soit célébré le saint banquet » dit le Pape Innocent III. Ce linge est le Sindon, en grec, qui entoure le corps du Christ mis au tombeau. On en voit ici le pan, rabattable pour recouvrir le calice. Ce calice est découvert pour la consécration. Le linge, « corporal », est aujourdhui de dimensions réduites, séparé en deux « pâles », se pliant pour recouvrir le calice.

86 Achèvement 1.La Jérusalem Céleste : Mosaïque de St Vital à Ravenne (VIe s.) 2.La Trinité : Icône de La Trinité par Andrei Roublev (fin XIVe s.)

87

88 Jérusalem Mosaïque de Saint Vital Ravenne VIe s. Terme de la vie terrestre du Christ, figure de l'Église, elle est la cité sainte qui rassemble les élus de Dieu. Le salut, le ciel, c'est de passer ses portes, se presser en son sein pour contempler les merveilles de Dieu. Voilà ce qu'ouvre le sacrifice du Christ pour les fidèles : l'accès au banquet des noces éternelles qui doit s'y célébrer.

89 Jérusalem Mosaïque de Saint Vital Ravenne VIe s. La porte est étroite, comme le dit l'Évangile. Elle est surélevée : " Élevez vos frontons, portes éternelles pour qu'entre le roi de gloire ", dit le Psaume. Nacre, or et pierres précieuses incrustent les murailles. « Je vis la cité sainte, la Jérusalem nouvelle descendre du ciel, d'auprès de Dieu, comme une fiancée parée pour son époux… Voici la demeure de Dieu chez les hommes. Il demeurera avec eux et eux seront son peuple… Il n'y aura plus de mort, ni deuil, ni gémissement, ni douleur car le premier monde aura disparu… Voici que je rénove toutes choses » (Apocalypse 21, 2-5).

90

91 La Trinité Icône d'Andrei ROUBLEV ( ) - Moscou " La contemplation est un pur produit de l'amour " (A. Frossard) C'est le destin de l'homme racheté, dans la Jérusalem céleste : rendre grâces, au banquet des noces éternelles en buvant le vin du Royaume, la vie même de l'Esprit de Dieu. Dieu est l'Unique, en trois personnes égales et distinctes, Père, Fils, Esprit Saint. Par le Fils, il révèle son don d'amour infini. Son être parfait n'a pas besoin de nous. Par pure gratuité, il nous crée et nous appelle à lui. Surabondance du don. Dieu est éternel présent, éternelle jeunesse. " Ils sont trois qui témoignent et ces trois ne font qu'un ". La vérité est attestée et s'identifie en l'unique, en Dieu, au pur amour. Rien n'existe sans lui et il fait toutes choses nouvelles. Dieu s'est fait homme pour que l'homme, créé à son image, soit rendu, par lui, participant à sa divinité. La mort est vaincue, le mal n'a point de part ici. Paix et joie.


Télécharger ppt "Parcours… La Messe à travers les arts. Introduction La messe est mystère. Il appelle effort. Comme dans la crypte obscure, à Lascaux, dans une cathédrale,"

Présentations similaires


Annonces Google