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Gestion des classes difficiles.. LA DISCIPLINE Un terme historiquement connoté : du latin disciplina signifiant punition, ravage. Lexpression ancienne.

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1 Gestion des classes difficiles.

2 LA DISCIPLINE Un terme historiquement connoté : du latin disciplina signifiant punition, ravage. Lexpression ancienne « se donner la discipline » fait référence aux pratiques de flagellation et mortification dont le fouet est lemblème. La discipline est alors laction de faire ployer la volonté par des pratiques visant à humilier le sujet, à étouffer sa sensibilité, et dont on a encore trace au 20ème siècle. Conception théocratique de lautorité des éducateurs à qui lenfant doit une obéissance inconditionnelle. Pour une analyse de cette « pédagogie noire », voir Alice Miller, Cest pour ton bien. Racines de la violence dans léducation de lenfant.

3 - Pour une réhabilitation de la discipline : Le renoncement à toute discipline dans une classe ne peut avoir que des effets profondément anxiogènes (nécessité dun cadre, de repères, de règles formalisées). Le paradoxe de la discipline, souligné par Kant, est quelle cultive la liberté (au sens de lautonomie) par la contrainte (du corps, de lesprit), à des fins dhumanisation.. « La discipline soumet lhomme aux lois de lhumanité et commence à lui faire sentir la contrainte des lois », Kant, Traité de Pédagogie

4 Quel lien entre la discipline et la mise au travail des élèves ? Mise en place de la discipline par les pères jésuites dans les collèges, dès la 2de moitié du 16ème siècle et, par les frères lassaliens dans les petites écoles. Lespace-classe se transforme alors en espace géométrique, ce dispositif disciplinaire sinscrivant demblée dans un processus dapprentissage. Organiser le travail, cest organiser la discipline. Lindiscipline nest que leffet dun défaut dorganisation.

5 - « Le régime général de discipline est lensemble des règles (régulation juridique), des rituels (régulation sociale) et des dispositifs (régulation pédagogique) qui organisent à la fois la cohabitation des élèves et la planification des tâches scolaires ». E. Prairat, Sanction et Socialisation « Cest donc dans lapprofondissement de la discipline à enseigner quon trouve les fondements de la discipline à faire respecter ». P. Meirieu, Lettre à un jeune professeur.

6 Quelle discipline instaurer dans la classe ? Structuration du temps : adapter les activités aux plages horaires et leur durée, à la concentration des élèves; anticiper... Structuration de lespace : aménager lespace en fonction des situations pédagogiques, des interactions entre élèves. Structuration des relations dans la classe : prévoir une configuration de travail dans laquelle chaque élève soit à même de simpliquer (enjeu de la différenciation). Structuration du travail : la discipline découle du travail, non linverse.

7 Donner sens aux apprentissages : expliciter ce qui est en jeu dans les activités, favoriser le retour réflexif des élèves… Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages : éviter le double écueil du « magistrocentrisme » et du « puérocentrisme ». Responsabiliser les élèves en vue de leur autonomie mais veiller au fait que lautorité du professeur ne saurait se déléguer. Instaurer un espace de confiance : faire droit à la parole de chaque élève (et à son droit à lerreur) et considérer avec Kant que penser par soi-même, cest dabord penser avec dautres. Instaurer en ce sens un climat relationnel respectueux. Besoin de reconnaissance et destime de soi.

8 Favoriser la communication : Voix (pose, débit, volume, ponctuations et modulations) Regard Gestuelle( privilégier le non verbal), déplacements Posture du corps et symbolique du vêtement. Donner à la parole du maître un véritable statut dautorité. Nécessité dune certaine économie dans les explications, les consignes et les rappels à lordre. Favoriser les interactions langagières tout en régulant les interventions et temps de parole des élèves. Privilégier les « messages je » et lécoute active des élèves.

9 Construire des règles signifiantes. La discipline est formalisées par des règles lesquelles doivent faire lobjet dune appropriation fine mais aussi signifiante pour répondre au besoin de sécurité. Articuler le pôle des obligations à celui des droits, en réf. à des valeurs. Un interdit est toujours une autorisation. Différence entre la règle (négociable) et la loi (fondatrice). Règles et lois ne prennent sens quau regard des valeurs qui les fondent et légitiment. Doù la nécessité de la sanction. Sanctionner, cest donner autorité à une loi transgressée, la rendre sacrée (sancire rendre sacré).

10 La sanction éducative. - Une définition : selon Prairat, la sanction est « la réaction prévisible dune personne juridiquement responsable, ou dune instance légitime, à un comportement qui porte atteinte aux normes, aux valeurs ou aux personnes dun groupe constitué », La sanction en éducation, La sanction, à la double valence positive et négative, est la suite et la rétribution logique dun acte. Le terme de sanction est préféré à celui de punition, terme moins polysémique mais trop connoté historiquement car identifié à une conception doloriste et expiatrice de la faute.

11 Finalités et fonctions de la sanction. Selon E. Prairat, une sanction nest éducative (rendre possible lavènement du sujet), quà la condition de répondre à une triple fin : Une fin politique et sociale : le « vivre-avec » sarticule toujours à linstance impersonnelle de la loi qui nous relie par sa fonction régulatrice et sa visée de socialisation. Une fin psychologique : la loi est là pour signifier une limite, réorienter un comportement à la dérive, en mettant fin à la régression pulsionnelle de la toute puissance du désir. La sanction, de par la frustration quelle génère, a alors une fonction libératrice. Une fin éthique : la loi a une fonction de responsabilisation au double sens de répondre de et répondre à.

12 Quelles sanctions mettre en place ? Un principe de justice : nécessité dappliquer les règles de la gradation et de la proportionnalité, en fonction de la gravité du manquement à la règle. Un principe dobjectivation : sanctionner seulement des actes et non des personnes; rapport impersonnel à la loi qui doit se traduire par une règle de sérénité (mais non pas dindifférence). Un principe de signification : Nécessité dindividualiser la sanction et dexpliciter le sens de la sanction. Interdits = « inter-dits ». Un principe de privation dun droit ou dun avantage : ne jamais sacrifier certaines activités pédagogiques. Jouer sur le symbolique.

13 Différences entre règles et rituels : Imposer/Adhérer. Individu/Groupe. Dire/Faire. Extratemporel/Temporel. Intérieur/Extérieur. Personnel/Impersonnel; Référence : N. Noël et J.C. Vilatte, « Rituel et Loi dans la classe », in Cadre, Règles et Rituels dans linstitution scolaire.

14 Fonction du rituel : Fonction régulatrice : les rituels sont des normes sociales (et non juridiques) immanentes à lordre des pratiques, et ordonnant le groupe-classe à travers lincorporation de modèles de comportement et de valeurs. Fonction symbolique : seule la construction dun horizon de sens partagé permet de différencier la répétition routinière dun cérémonial à seule visée disciplinaire, dun véritable rituel à visée socialisante. Besoin de cohésion. par Fonction de structuration : conjuration de langoisse par la répétition du même et la mise à distance des émotions.

15 La mise en place de rituels signifiants : renforcer la structuration du temps et de lespace renforcer lidentité de chaque élève par lappartenance à un groupe aménager une transition entre espaces privé et public, par le marquage dune césure signifiante favoriser le passage du statut denfant au statut délève opérer une médiation symbolique de mise à distance : « les rituels ont pour fonction anthropologique de réguler et de mettre les passions à distance », Meirieu, Faire lEcole, faire la classe.

16 Quels rituels ? Le rituel de lappel : reconnaissance symbolique de lélève comme sujet qui a sa place dans le groupe classe et devient présent aux autres. Le rituel de laccueil en classe : fonction daccueil qui symbolise le passage du privé au public. Le rituel dentrée dans les activités : silence et immobilité du corps appellent au travail. Le rituel douverture et de clôture des activités. Le rituel de remise des copies : pacifier une situation potentiellement anxiogène.

17 La gestion des micro-perturbations. Pour Perrenoud, la gestion des perturbations scolaires consiste à « identifier et résoudre des problèmes en situation dincertitude, de stress et de forte implication professionnelle », La formation des enseignants entre théorie et pratique. Bavardages individualisés : privilégier les stratégies silencieuses. A défaut, rappel à lordre verbal assorti de sanctions prévisibles (à différer) en cas de réitération. Agitation collective : même procédure mais prévoir activité régulatrice avec contrôle ultérieur éventuel. Priver les élèves dinteractions pendant un certain temps. Favoriser lauto-analyse des comportements.

18 La gestion des violences symboliques. Une question : incivilités ou conflits de civilités ? Violences symboliques du côté de lenseignant, certes, comme du côté de lélève ? Réf. : Blin, Classes difficiles. Une règle dor : désamorcer la spirale de la violence. Ne pas senfermer dans des relations duelles. Marquer calmement son étonnement. Signifier à lélève en quoi son comportement perturbateur est inacceptable et appelle des excuses. Rappeler calmement les règles. Différer si possible la sanction. Garder trace de lincident.

19 Dérégulations scolaires et moyens daction Agir sur le groupe classe : anticiper (contenus et modalités dapprentissage, imprévus); structurer (temps, espace, activités); développer coopération et responsabilité. Agir sur la relation éducative : identifier les causes des comportements inadaptés et les besoins des élèves « difficiles »; leur proposer une prise en charge individualisée (contrat); mettre en œuvre le postulat déducabilité par le regard positif porté sur lélève. Agir sur soi : porter sur soi un regard à la fois critique (savoir se remettre en question) et bienveillant. Apprendre à se connaître et à développer ses compétences relationnelles. Prévenir colère et débordement émotionnel.

20 Gestion des imprévus et identité professionnelle. Thèse de Nicole Bénaïoun-Ramirez : la professionnalité enseignante se construit aussi dans le Faire avec les imprévus de la classe. La gestion de limprévu est en lien avec : lidentité professionnelle et psychosociale ; limplication professionnelle et psychosociale ; lancienneté ; le contexte professionnel.

21 Lidentité professionnelle et psychosociale. Lidentité professionnelle, collective, sancre dans des représentations et pratiques évolutives (confrontation entre le Soi et lidéal professionnels visant à réduire leur écart), ce pour quoi elle est une construction jamais achevée. Lidentité psychosociale (image de soi : identité personnelle inscrite dans la relation à autrui et linteraction sociale) est activée dans la confrontation aux imprévus.

22 Limplication professionnelle et psychosociale. Limplication professionnelle sarticule autour du sens de la profession (motivation initiale et actuelle) et des valeurs (idéal professionnel). Limplication psychosociale est en rapport avec limplication professionnelle. Lien fort entre limplication et la capacité dadaptation aux imprévus, à travers le renforcement de lidentité professionnelle et psychosociale.

23 Lancienneté et le contexte. Rapport entre ladaptation aux imprévus et lancienneté professionnelle : poids de la formation initiale et de lévolution du métier. Distance ou implication affectives, sens accordé aux imprévus (attribution interne ou externe) et centration sur lenfant ou lélève variables selon lancienneté mais aussi selon des effets de contexte.

24 A titre de conclusion, une citation à méditer : « Le bois dont lhomme est fait est si courbe quon ne peut rien y tailler de tout à fait droit » Kant, Sixième proposition de Lidée dune histoire universelle au point de vue cosmopolitique ».

25 Bibliographie succincte : M.T. Auger, C. Boucharlat, Elèves « difficiles », profs en difficulté, Ed. Chronique Sociale, J.F. Blin, Classes difficiles. Des outils pour prévenir et gérer les perturbations scolaires, Delagrave, Coordonné par B. Galand, Les sanctions à lécole et ailleurs. Serrer la vis ou changer doutils ? Editions Couleur livres, 2009 T. Gordon, Enseignants efficaces. Enseigner et être soi- même. Editions de lhomme, F. Léonard, Autorité et conduite de classe, Nathan, V. Guérin, A quoi sert lautorité ? Saffirmer-respecter- coopérer, Ed. Chronique Sociale, 2001.

26 Bibliographie (suite et fin) E. Maheu, Sanctionner sans punir. Dire les règles pour vivre-ensemble. Ed. Chronique Sociale, E. Prairat, Questions de discipline à lécole et ailleurs… Erès, 2002 E. Prairat, La sanction en éducation, P.U.F. coll. Que sais-je ? 2003 B. Rey, Faire la classe à lécole élémentaire, ESF B. Rey, Discipline en classe et autorité de lenseignant. Eléments de théorie et daction, De Boeck, J.C. Richoz, Gestion de classes et délèves difficiles, Favre, 2009 J. Salomé, Minuscules aperçus sur la difficulté denseigner, Ed. Albin Michel, 2004.


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