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Evaluation psychodiagnostique standardisée: Programme 1 Introduction 2 Définition 3 Entretiens libres et semi structurés 4.DSM-IV -Exemple de la personnalité

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1 Evaluation psychodiagnostique standardisée: Programme 1 Introduction 2 Définition 3 Entretiens libres et semi structurés 4.DSM-IV -Exemple de la personnalité sadique `5.Questionnaire de personnalité -MMPI -MCMI, MACI (Millon) 6. Questionnaires mesurant dimension de la personnalité -Agression -Alexithymie -Impulsivité -NEOPI-R et les 5 grands facteurs 7. Stress traumatique 8. Mesure du quotient intellectuel

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3 1. Introduction

4 Lapproche standardisée dé-stigmatise

5 Pham, 2004

6 Complexité Hétérogénéité clinique Co-morbidité Erreur fondamentale code pénal Surenchère de lexpertise/avis Société du risque Code pénal Expérience clinique Nécessité de la recherche Formation permanente Travail en équipe

7 Décrire et situer dans le contexte Classifier recherche Expliquer Instrument Prise de décision/mise en place de laction/pronostic Nécessité approche globale

8 Nécessité de la preuve « L absence de preuve n est pas la preuve d une absence...Ne pas avoir la preuve que quelque chose existe ne veut pas dire qu on a la preuve qu elle n existe pas. » Donald Rumsfeld (conférence des ministres de l OTAN, Bruxelles, 2004). « immortel sophisme » (Howard Zinn, le monde diplomatique, aout 2005).

9 2. Définition de lexamen psycho-diagnostic

10 Démarche de l examen (A) la demande Le sujet demande lexamen moins fréquent Autonomie psychologique/financière Un tiers demande l examen plus fréquent Expertise Communication Éthique : lérosion de la confidentialité

11 (B) anamnèse Cadre culturel et social Trouble de comportement enfance (PCL-R) Relativisme culturel en psychologie clinique Anamnèse familiale Composition et structure familiale Formation et occupations père/mère/figures substitutives Ambiance foyer Événements importants: décès, départ. Maladie(s) transmissible(s)

12 c) Médical Naissance Maladie grave Hospitalisation(s), motifs d) Lévolution affective et sexuelle Statut conjugal actuel Partenaire(s) significatif(s) Qualité et durée des relations Éventuelles difficultés sexuelles ? e) Antécédents psychologiques Préoccupations actuelles Périodes de la vie les plus névralgiques Consultations antérieures: motifs Prise en charge

13 Anamnèse personnelle a) Scolaire: niveau atteint Assiduité-préférences scolaires Résultats N types écoles fréquentées Interventions professionnelles b) Sphère professionnelle activités actuelles et passées Période dinactivité Difficulté professionnelles: absentéisme, relationnelle Degré de satisfaction

14 Informations Densité Fiabilité Sources collatérales Effet de Halo Manque dharmonisation Manque de communication Court terme et long terme

15 Clarifications -Lensemble dun diagnostic pas une de ses parties -Le concept diagnostique nest pas une de ses mesures Exemples: -lintelligence # la mesure du QI à la WAIS -le diagnostic de psychopathie # score total à léchelles de la psychopathie de Hare.

16 One measure does not a construct make: Directions toward reinvigorating psychopathy research – Reply to Hare and Neumann (2010) Skeem, J.L. & Cooke, D.J. Psychological Assessment, 2010, 22 (2)

17 3.1. Lentretien libre

18 Facettes de lentretien libre Apparence générale et comportement Activité psychomotrice Affect et humeur Discours et pensée Troubles perceptifs Orientation, attention et concentration Mémoire Intelligence Insight, fiabilité

19 Règles à observer Cadre de lentretien (temps, intervention) Attitude découte vs interrogatoire Comprendre les états affectifs Langage du patient vs technicité du discours « psy » Aspects positifs de son fonctionnement Exploration vs confirmation dhypothèse Questions doivent sagencer selon un cadre théorique Attitude tolérante face aux silences

20 3.2. L entretien semi-structuré (Lexemple de l échelle de psychopathie de Hare)

21 Points à envisager Du factuel vers limpliquant Annoncer les contenus à lavance Questions ouvertes Encourager lextériorisation Nombre 2-3

22 scolarité Type et nombre d écoles fréquentées Résultats scolaires Intérêt pour lécole Trouble de comportements (vol, fugue bagarre, drogue) Relations condisciples Relations enseignants

23 Vie professionnelle/subsistance financière Age lors du premier emploi Nature des 5 éventuels derniers emplois Durée minimale/maximale Intérêt lassitude Bénéfice abusif CPAS/mutuelle/chômage

24 Antécédents médicaux psychologiques Problème de santé sérieux : enfance/adolescence/adulte ex: Troubles neurologiques, pédiatriques Consultation d un « psy » Type de médicaments consommés (antidépresseur, neuroleptique, ritaline)

25 Antécédents familiaux Parents naturels Rang familial Changement de domicile Occupation professionnelle Parents Relations entre parents Relations avec la fratrie Problèmes de comportements durant enfance Ambiance familiale Chaleur affective Violence émotionnelle et ou physique Présence d alcoolisme parental Règles familiales disciplines Age du départ de la famille Raison du départ

26 Relations affectives, maritales et sexuelles Orientation sexuelle (masculin vs féminin) Nombre de ménages effectifs Durée Age lors de première relation sexuelle Nombre et nature des relations sexuelles Qualifier la nature des relations avec les partenaires Présence de violence émotionnelle/physique Infidélités Nombre denfants Fréquence des contacts maintenus avec ces derniers Envoi, d argent, pension alimentaire, soutien financier avec la famille Projet vs partenaire et enfants après la prison

27 Relations affectives, maritales et sexuelles (suite) Liaison la plus significative aux yeux du sujet Relation au cours de laquelle il sest senti le plus heureux

28 Comportements antisociaux Délit actuel, motif de l arrestation Décrire les délits antérieurs Age premier délit Délit le plus grave, le moins grave Délit « planifié » vs « coup de tête » Motivation délits commis Peine(s) proportionnelle(s) au(x) délits(s) Personne à blâmer Introductions de procédure(s) d appel ?

29 Usage de drogue/alcool Age de la première prise de drogue Consommation dalcool lors des délits Consommation de drogue lors des faits Trafic de drogue

30 Généralités sur l état d esprit actuel Regrets par rapport au passé non délictueux Regrets par rapport au passé délictueux Impact psychologique, bouleversement délits sur victimes Mettre les gens en boîte est-il facile ? Comment qualifier létat desprit actuel ? Incidents disciplinaires en détention ? Ressenti les visites des membres de la famille Décès d un proche durant la détention ? Perspectives dans 10 ou 15 ans ?

31 Critères diagnostiques du trouble de personnalité antisociale ( DSM-IV) A.Présence d'un mode généralisé de fonctionnement où le sujet ne manifeste pas de préoccupations pour les droits d'autrui, allant même jusqu'à les transgresser, et ce, depuis l'âge de 15 ans. Ce mode généralisé de fonctionnement est perceptible à travers trois (ou plus) des critères suivants: (1) comportements qui traduisent un manquement aux normes sociales, comportements répétés susceptibles de conduire à une arrestation (2) duplicité, perceptible par le biais de mensonges répétés, l'utilisation d'alias, ou le fait de duper autrui à son propre profit ou son propre plaisir (3) impulsivité ou incapacité de planifier à long terme (4) irritabilité et agressivité, perceptibles par le biais de batailles physiques ou de voies de fait (5) absence de préoccupations pour sa propre sécurité ou celle d'autrui (6) irresponsabilité soutenue, tel qu'indiqués par des comportements répétés traduisant son incapacité à maintenir un emploi ou à honorer ses obligations financières

32 4. Cadre conceptuel : Le DSM Manuel diagnostique et statistique de troubles mentaux

33 DSM IV Diagnostic principal Motif premier de la consultation / évaluation Souvent mais pas toujours issu de lAxe I (ex: trouble psychotique, dépression, anxiété etc..) Combinaison fréquente entre l Axe I et II Diagnostic provisoire Manque d informations pour le considérer comme étant définitif

34 DSM IV Description axiale 1*. Syndromes cliniques 2*. Troubles de la personnalité et retard mental 3*. Affections médicales générales (AMG) 4. Problèmes psychosociaux/environnement 5. Evaluation globale du fonctionnement * diagnostic

35 DSM IV Axes I et II 1. Syndromes cliniques Ensemble des troubles à l exception de lAxe II (ex: Anxiété généralisée, trouble psychotique, dépression, abus de substances, maniaco-dépression, trouble phobique etc..) 2. Troubles de la personnalité et retard mental

36 Axe II: Troubles de la personnalité Cluster A Paranoïaque Méfiance soupçonneuse envahissante Schizoïde Détachement social, restriction émotionnelle Schizotypique Déficit social-interpersonnel, distorsions cognitives perceptuelles

37 Axe II : Troubles de la personnalité (suite) Cluster B Antisociale Transgressions sociales fréquentes et persistantes Borderline Instabilité des relations interpersonnelles, des affects et de l image de soi Histrionique Réponses émotionnelles excessives, besoin dattention Narcissique Besoin de pouvoir, dadmiration, image excessivement positive de soi, manque d empathie

38 Axe II: Trouble de la personnalité (suite) Cluster C Evitante Inhibition sociale, hypersensibilité au jugement négatif Dépendante Besoin excessif dêtre pris en charge Obsessionnelle-compulsive Ordre, perfectionnisme, contrôle mental/social Personnalité non spécifique

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40 Co-morbidité (%) du trouble de la personnalité antisociale (Widiger & Corbitt, 1998)

41 Axe I Anxiété généralisée Dépression majeure Trouble bipolaire Troubles psychotiques: ex: schizophrénie Alcoolisme Drogue Stress aigu / Stress post traumatique Somatisation

42 Co-occurrence Cluster A et les troubles psychotiques Paranoïaque Méfiance soupçonneuse envahissante Schizoïde Détachement social, restriction émotionnelle Schizotypique Déficit social-interpersonnel, distorsions cognitives perceptuelles

43 Co-occurence Cluster B et Axe I dépendance alcool et substance Antisociale Transgressions sociales fréquentes et persistantes Borderline Instabilité des relations interpersonnelles, des affects et de l image de soi Histrionique Réponses émotionnelles excessives, besoin dattention Narcissique Besoin de pouvoir, dadmiration, image excessivement positive de soi, manque d empathie

44 Co-occurrence Cluster C et les troubles anxieux, humeur, alimentaires, somatiques Evitante Inhibition sociale, hypersensibilité au jugement négatif Dépendante Besoin excessif dêtre pris en charge Obsessionnelle-compulsive Ordre, perfectionnisme, contrôle mental/social Personnalité non spécifique

45 Modèles de relations entre les Axes I et II Indépendance Chance, hasard Cause commune/ spectre Variabilité de la présentation symptomatologique alors que l étiologie et les mécanismes dactions sont communs (schizotypique/schizophrénie)

46 Modèles de relations entre les Axes I et II (suite) Prédisposition/complication Un trouble spécifique précède et renforce un autre trouble (obsessive/anxiété) Exacerbation Effet additif et synergique

47 Distinction axiale I et II Temporalité: bref vs durable ex: alcoolisme, dépression, anxiété Étiologie différente: Axe I : biologique Axe II : psychosociale Efficacité de lintervention médicamenteuse vs non médicamenteuse (psy)

48 DSM IV commentaires + Athéorique +/-Behaviorale (cf. Lee Robins) -Catégoriel et dichotomique vs dimensionnel (Widiger, 1994)

49 DSM IV commentaires : Les critiques de John Livesley (Canada, 1994) Temporalité: bref vs durable Etiologie différente Efficacité de lintervention médicamenteuse vs non médicamenteuse (psy)

50 DSM IV: commentaires +/-Recouvrement et co-morbidité (cf cluster B) +/-Classificatoire, atomiste versus compréhension psychopathologique -Enjeux éthiques/légaux: le cas de la personnalité sadique (DSM3-R) La spécificité des diagnostics: la personnalité antisociale

51 Evaluation Informelle fiabilité / validité réduite / fréquemment réalisée Questionnaire auto-rapporté Ex : Version originale du SCID-II, First et al., 1997; (version francaise: Cottraux et al., 1998). N items= 119 Critère: oui /non Seuils diagnostic: 1) absent, 2) en dessous du seuil, 3) présent Sensibilité réduite, spécificité plus élevée

52 Evaluation DSM suite Interview structuré (Cottraux et al, 1998) Critères auto-rapportés positifs Mini DSM-IV Masson

53 M.I.N.I. Mini International Neuropsychiatric Interview Version française:Y. Lecrubier, E. Weiller, T. Hergueta, P. Amorim, L.I. Bonora, J.P. Lépine Hôpital de la Salpétrière - Paris - France 1998

54 M.I.N.I. Mini International Neuropsychiatric Interview Version anglaise: D. Sheehan, J. Janavs, R. Baker, K.H. Sheehan, E. Knapp, M.. Sheehan (University of south Florida, tampa, USA) Objectif : Entretien structuré qui permet d identifier les troubles psychiatriques de l axe I du DSM IV

55 Caractéristiques Troubles psychiatriques évalués par modules: –A. Episode dépressif majeur: « Au cours de ces deux dernières semaines, vous-êtes vous senti(e) particulièrement triste, cafardeux(se), déprimé(e), la plupart du temps au cours de la journée, et ce presque tous les jours? » –B. Dysthymie: « Au cours des deux dernières années, vous-êtes vous senti(e) triste, cafardeux(se), déprimé(e), la plupart du temps? » –C. Risque suicidaire « Au cours du mois écoulé, avez-vous pensé qu il vaudrait mieux que vous soyez mort(e), ou souhaité être mort? »

56 Caractéristiques : suite –D. Episode (hypo-)maniaque « Avez-vous déjà eu une période où vous vous sentiez tellement exalté(e) ou plein d énergie que cela vous a posé des problèmes, ou que des personnes de votre entourage ont pensé que vous n étiez pas dans votre état habituel? » –E. Trouble panique « Avez-vous déjà eu à plusieurs reprises des crises ou des attaques durant lesquelles vous vous êtes senti(e) subitement très anxieux(se), très mal à l aise ou effrayé(e) même dans des situations où la plupart des gens ne le seraient pas? » –F. Agoraphobie - « Êtes-vous anxieux(se) ou particulièrement mal à l aise dans des situations dont il est difficile ou gênant de s échapper ou bien où il serait difficile d avoir une aide si vous paniquiez, comme être dans une foule, dans une file d attente, être loin de votre domicile ou seul à la maison, être sur un pont, dans les transports en commun ou en voiture? »

57 Caractéristiques (suite) –G. Phobie sociale « Au cours du mois écoulé, avez-vous redouté ou avez-vous été gêné d être le centre de l attention ou avez-vous peur d être humilié(e) dans certaines situations sociales comme par exemple lorsque vous deviez prendre la parole devant un groupe de gens, manger avec des gens ou manger en public, ou bien encore écrire lorsque l on vous regardait? » –H. Trouble obsessionnel compulsif « Au cours du mois écoulé, avez vous souvent eu des pensées ou des pulsions déplaisantes, inappropriées ou angoissantes qui revenaient sans cesse alors que vous ne le souhaitez pas, comme par exemple penser que vous étiez sale ou que vous aviez des microbes, ou encore que vous alliez frapper quelquun malgré vous, …? » –I. Etat de stress post-traumatique (option) « Avez-vous déjà vécu, ou été le témoin ou eu à faire face à un événement extrêmement traumatique, au cours duquel des personnes sont mortes ou vous-même et/ou d autres personnes ont été menacées de mort ou ont été grièvement blessées ou ont été atteintes dans leur intégrité physique? »

58 Caractéristiques (suite) –J. Dépendance alcoolique/Abus d alcool « Au cours des 12 derniers mois, vous est-il arrivé à plus de trois reprises de boire, en moins de trois heures, plus que l équivalent d une bouteille de vin (ou de trois verres d alcool fort? » –K. Troubles liés à une substance (non alcoolique) « Maintenant je vais vous montrer/vous lire une liste de drogues et de médicaments et vous allez me dire si au cours des 12 derniers mois, il vous est arrivé à plusieurs reprises de prendre l un de ces produits dans le but de planer, de changer votre humeur ou de vous défoncer? » –L. Troubles psychotiques « Avez-vous déjà eu l impression que quelquun vous espionnait, ou complotait contre vous, ou bien encore que l on essayait de vous faire du mal? » –M. Anorexie mentale « Combien mesurez-vous? Au cours du dernier mois, quel a été votre poids le plus faible?

59 Caractéristiques (suite) –N. Boulimie « Au cours de ces trois derniers mois, vous est-il arrivé d avoir des crises de boulimie durant lesquelles vous mangiez de grandes quantités de nourriture dans une période de temps limitée, c est à dire en moins de deux heures? » –O. Anxiété généralisée « Au cours des six derniers mois, vous êtes-vous senti(e), excessivement préoccupé(e), inquiet(e), anxieux(se), pour des problèmes de la vie de tous les jours, au travail/à l école, à la maison, ou à propos de votre entourage, ou avez-vous eu l impression de vous faire trop de souci à propos de tout et de rien? » –P. Trouble de la personnalité antisociale (option) « Avant l âge de 15 ans, avez-vous fréquemment fait l école buissonnière ou passé la nuit en dehors de chez vous? » « Depuis l âge de 15 ans, avez-vous fait des choses illégales (même si vous n avez pas été pris) comme détruire le bien d autrui, voler, vendre de la drogue ou commettre un crime? »

60 Caractéristiques (suite) Chaque module peut-être administré séparément 120 questions Catégorie de réponses: Dichotomiques (oui - non) Passation: Pour chaque trouble psychiatrique, il y a une ou plusieurs questions filtres permettant le dépistage des symptômes. Des questions supplémentaires sont posées si les réponses à ces quelques questions s avèrent positives, permettant ainsi de valider ou d invalider le diagnostic concerné. Durée de passation: +/- 15 minutes Mode de passation: en face à face

61 Caractéristiques (suite) Cotation: –Toutes les réponses doivent être cotées. –Le clinicien entoure, à droite de chacune des questions, soit oui, soit non, en fonction de la réponse du patient –A la fin de chaque module, une ou plusieurs boîte(s) diagnostique(s) permet(tent) au clinicien d indiquer si les critères diagnostiques sont atteints

62 Limites et intérêts - Ne permet pas de diagnostiquer les ATCD des troubles - Les réponses dichotomiques ne permettent pas d évaluer la sévérité des symptômes +/- Peu adapté pour une passation en autoquestionnaire + Entretien d une durée de passation brève + Peut être utilisé par les cliniciens après une courte formation

63 Mini et troubles psychiatriques actuels dans les prisons françaises Rouillon, Durburcq, Fagnani & Falissard (2007) N=799 39,2 %: syndrome Dépressif 31,2 % anxiété généralisée 23,9 %: toute psychose 18,4 %: abus/dépendance alcool 26,5 %: abus/dépendance drogue

64 Exemple de la personnalité sadique (proposition DSM3-R)

65 Spitzer and al., % aucune utilité particulière 74 % description du pattern comportemental du sujet 63 % prédiction du pattern comportemental ultérieur du sujet 59 % à titre dinformation lors de prise de décision de justice 54 % utilité en matière de décisions thérapeutiques 54 % évaluation des compétences parentales 12 % utilisation par la Défense afin de nuancer la responsabilité délictueuse du sujet

66 Spécificité et sensibilité des critères diagnostiques de la personnalité sadique au DSM-III-R. Taux de base Sensibilité Spécificité 1. A recouru à la cruauté ou à la violence physique dans lintention de dominer quelquun 51,3 (39) 0,41 0,92 2. Humilie et dégrade les gens en présence dautrui 19,7 (15) 0,53 0,82 3. A maltraité ou puni de façon particulièrement dure quelquun qui était sous ses ordres 47,4 (36) 0,53 1,00 4. Samuse ou prend plaisir aux souffrances physiques ou psychologiques dautrui 28,9 (22) 0,73 0,94 5. A menti pour blesser ou faire souffrir autrui 13,2 (10) 0,50 0,79 6. Contraint les autres à faire ce quil veut en les effrayant 64,5 (49) 0,35 0,92 7. Restreint lautonomie de ses proches 9,2 (7) 1,00 0,83 8. Est fasciné par la violence, les armes, les arts martiaux, les blessures ou la torture. 9,2 (7) 1,00 0,73

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68 Personnalité sadique en défense sociale Delescluse& Pham (2005) Encéphale

69 5. Les questionnaires de la personnalité - Le Minnesota Multiphasic Personality Inventory

70 Le MMPI-2 Créé en 1943 par Hathaway McKinley Révisé en 1989 MMPI-2 Publié en France en 1996 Inventaire le plus utilisé en psychologie clinique Auto-questionnaire Etalonnage français N= 1102 (472 hommes et 630 femmes « normaux ») Age: 18 à 86 ans moyenne: 33, 71 ans

71 Le MMPI-2 « Oui », «Non », « Je sais pas » (minimum). 565 items Consistance interne varie de.87 (Pt) à.50 (M/F): hommes.88 (Pt) à.33 (M/F): femmes Fidèlité test-retest (3/4 semaines).90 (Si) à.60 (Pa) : hommes.90 (Si) à.65 (Pa): femmes

72 Le MMPI-2: Les échelles cliniques 1. Hypocondrie: HS, 32 items Préoccupation excessive pour sa santé et son corps. Associé à HY 2. Dépression: D, 57 items Humeur basse, inhibition psychomotrice, pessimisme, tendance suicidaire. Associé à Pt. Score plus élevé chez sujets âgé 3. Hystérie: HY, 60 items. Utilisation symptômes physiques lors difficultés. Immaturité affective, suggestibilité, égocentricité. Plus élevé chez les femmes.

73 Le MMPI-2: Les échelles cliniques 4. Déviation psychopathique, PD, 50 items. Propension à lamoralité, lasocialité, tendance délictueuse. 5. Masculinité, féminité MF, 56 items. Intérêts de type féminin (hommes) et masculin (femmes). Au départ échelle construite pour évaluer les tendances homosexuelles.

74 Le MMPI-2 : les échelles cliniques suite 6. Psychasthénie, PT, 48 items. Syndrome obsessionnel, ruminations, peurs, sentiments de culpabilité. Associé aux tendances névrotiques et à l anxiété généralisée. 7. Schizophrénie, SC, 78 items. Trouble psychotique, hallucination, délire, désorganisation comportementale.

75 Le MMPI-2 (les échelles cliniques suite) 8. Paranoia, Pa, 40 items Processus psychotiques mis en œuvre dans lorganisation paranoiaque: Idées de persécution, croyances illusoires, idées de grandeur, suspicion, interprétation, rigidité. 9. Hypomanie, MA, 46 items Accélération psychomotrice, extraversion, impulsivité. Pas nécessairement manie aiguë. 10. Introversion sociale, SI (pas connotation psychiatrique), 69 items. Timidité, isolement, travail solitaire, manque dassertivité

76 Le MMPI-2 (les échelles cliniques complémentaires ) Anxiété, A (Welsh) Inhibition, hésitation, conformisme Force du moi, ES, (Baron) Ressources personnelles, adaptabilité. Alcoolisme, MAC, (MacAndrew) Dépendance en général et notamment alcoolique.

77 Le MMPI-2 : Echelles de validité Echelle L: 15 items. Mensonge (ex: jai parfois envie de jurer) Echelle F: 60 items (banalités, 90% gens répondent dans le même sens). Mesurer la tendance à répondre de manière inhabituelle/atypique (réponse aléatoire, opposition, incompréhension). Echelle K: 30 items. Mesure lapparence dadaptation, la tendance à la normalisation, tendance défensive. Echelle VRIN: Oui/non, échelle d incohérence. Paires d items similaires Echelle TRIN: oui. échelle d acquiescement. Paires d items opposés.

78 Avantages/inconvénients du MMPI + littérature abondante + interprétation type « profil » est aisée - Longueur passation - Double négation (ex: il ne marrive jamais de ne pas jurer) - Faible validité discriminante entre groupes psychopa thologiques - jentends des voix, on influence mon esprit » -Echelles classiques de validité filtrent mal les protocoles invalides (prison) -Pas compatible avec nosographie internationale (ICD10;DSM-IV). Adaptation de Ben-Porath (Sloore, Rossi & Pham, 2004)

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80 Données échelle pd et psychologie légale Lynn Richard Racial and ethnic differences in psychopathic personality. Personality and Individual Differences, Hall GCHall GC WAIS-R and MMPI profiles of men who have sexually assaulted children: evidence of limited utility. J Personality Assessment. Campanella et al Neuroscience Letters.

81 Deux questionnaires de Théodore Millon The Millon Clinical Multiphasic Inventory (MCMI-III): adultes (adaptation francophone québecoise) The Millon Adolescent Clinical Inventory (MACI): adolescents (en cours en Belgique )

82 MCMI-III et MACI + Couvrent les syndromes cliniques et les troubles de la personnalité + Compatibilité des définitions des axes 1 et 2 du DSM. + Passation aisée et rapide (30-50 ) + Bons critères de validité

83 6. Les questionnaires mesurant une dimension de la personnalité 6.1. Le questionnaire dagression de Buss et Perry

84 Population 1253 étudiants (usa) âgés de 18 à 20 ans 612 garçons, 641 filles

85 Présentation de l échelle Comporte 29 items Cotés sur une échelle en 5 points de 1 (pas du tout) à 5 (tout à fait) Répartis en 4 facteurs * Agression physique * Agression verbale * Colère * Hostilité

86 1. Agression physique 1. Il m arrive de ne pas pouvoir contrôler l envie de frapper quelqu un 2. Je peux en venir à frapper si on me provoque suffisamment 3. Si on me frappe, je riposte 4. J en viens plus vite à la bagarre que la plupart des gens 5. Si je dois être violent pour défendre mes droits, je le ferai 6. Des gens m ont tellement mis à bout que j ai été amené à me bagarrer 7. Il y a parfois des bonnes raisons qui poussent à frapper 8. J ai déjà menacé des gens que je connais 9. J ai parfois tant « perdu la boule », que j ai cassé des objets

87 2. Agression verbale 1. Quand je ne suis pas d accord avec mes amis, je le dis ouvertement 2. Je réalise souvent que je suis en désaccord avec les gens 3. Quand les gens m embêtent, je peux leur dire ce que je pense d eux 4. Je ne peux pas m empêcher de polémiquer quand les gens ne sont pas d accord avec moi 5. Mes amis disent que je suis de nature polémique

88 3. Colère 1. Je me calme aussi vite que je m énerve 2. Quand je suis frustré, mon irritation transparaît 3. Parfois, je me sens comme un baril de poudre prêt à exploser 4. Je suis souvent d humeur inégale 5. Certains amis pensent que je suis une « tête brûlée » 6. Je « pète les plombs » parfois sans raison valable 7. J ai du mal à me dominer

89 4. Hostilité 1. Je suis parfois rongé de jalousie 2. J ai parfois un côté « ours » 3. Les gens veulent parfois me mettre des barrières 4. Je me demande pourquoi je suis si amer 5. Des « amis » parlent sur mon dos 6. Je me méfie des gens que je ne connais pas et qui se montrent trop amicaux 7. Je sens qu on rit parfois derrière mon dos 8. Je me demande ce que les gens veulent quand ils sont trop gentils

90 Qualités psychométriques (1/2) Consistance interne * Agression physique.85 * Agression verbale.72 * Colère.83 * Hostilité.77 * Score Total.89

91 Qualités psychométriques (2/2) Fidélité : corrélations test / re-test (372 sujets) * Agression physique.80 * Agression verbale.76 * Colère.72 * Hostilité.72 * Score Total.80

92 Corrélations avec les délits (Pham, N=210)

93 6.2. Lalexithimie: Définition (sans) lexis (mot) thymos (émotion) Nemiah & Sifneos (1970): 4 facteurs renvoient à la difficulté: -identifier et décrire les émotions -impressions liées aux sensations corporelles -pensée symbolique/imagination -style cognitif externe: pensée opératoire et concrète vs émotions

94 Populations alexithymiques Patients psychosomatique (Sifneos, 1967) Bonne santé (Parker et al., 1989) Abus de substance (Taylor et al, 1990) (mécanisme de compensation) Stress post traumatique Troubles alimentaires (Jimerson, 1994)

95 Etiologie Neurobiologique (Nemiah, 1975) Blocage influx nerveux aux aires activation somatique et celles activation émotions (amygdale, Ledoux) Blocage transfert inter hémisphérique (Parker, 1999) Traumatisme infantile affectant développement émotionnel (Krystal, 1988) Milieu familial: expressions libre des émotions (Barenbaum & James, 1994)

96 Questionnaire dAlexithymie de Bermond-Vorst Difficulté à distinguer les états émotionnels (Idf) Exprimer à autrui ces états (exp) Appauvrissement de la vie imaginative (imag) Style de pensée concret et opératoire (oper) Faible réactivité émotionnelle (réac)

97 Questionnaire dAlexithymie de Bermond-Vorst Il mest difficile de trouver les mots pour exprimer ce que je ressens. (idf) Souvent, avant de mendormir, jimagine des scénarios, des rencontres, des dialogues (imag). Quand je suis troublé, je sais si je suis anxieux, ou bien triste, ou bien fâché (idf). Quand il se produit quelque chose de tout à fait imprévu, je reste calme et imperturbable (reac). Je me préoccupe peu de mes émotions.(ope) Jaime parler à autrui de mes émotions. (exp)

98 Je passe peu de temps à rêvasser et à me laisser emporter par mon imagination. Quand je suis tendu, je narrive pas à savoir quel sentiment est en moi. Quand je vois quelquun pleurer à chaudes larmes, cela ne me touche pas. Il faut s efforcer de comprendre ses émotions. Même à un ami, ou à une amie, je trouve difficile de parler de mes sentiments. Je me sers souvent de mon imagination. Quand je me sens découragé, je comprends en général doù ça provient. Quand, autour de moi, des ami(e)s se disputent violemment, cela me bouleverse. Quand j ai le cafard, je n ai pas envie d en rajouter en cherchant à savoir pourquoi.

99 Quand il sagit de dire à quel point je me sens cafardeux, jarrive sans problème à trouver les mots qu il faut pour cela. Jai peu dintérêt pour les histoires fantastiques et magiques. Quand je me sens bien, je narrive pas à savoir si je suis de bonne humeur, ou bien au comble de joie, ou bien heureux. Souvent, je sens des émotions en moi sans raison. Quand je ne me sens pas bien dans ma peau, jessaie de comprendre pourquoi je me sens comme ça. On me dit souvent que je dois parler davantage de mes sentiments. Il marrive rarement de me laisser aller à mon imagination. Je ne sais pas ce qui se passe au fond de moi- même. Même lorsque les autres se passionnent pour quelque chose, je demeure indifférent.

100 Il ny a pas grand chose à comprendre aux émotions. Quand je suis bouleversé par quelque chose, je parle aux autre de ce que je ressens. Jaime imaginer des histoires fantastiques et pleines de fantaisie. Quand je ne me sens pas bien à lintérieur de moi, je sais si jai peur ou bien si je suis triste. Il m arrive souvent d être bouleversé par des événements inattendus. Je trouve que lon doit rester en contact avec ses sentiments. Je sais mettre des mots sur mes sentiments. Rêvasser à des affaires ou événements irréels, cest perdre son temps. Quand j en ai marre de moi-même, je narrive pas à savoir si je suis triste, ou bien si j ai peur, ou bien si je suis malheureux.

101 J accepte les déceptions sans émotion. Je trouve curieux que les autres analysent si souvent leurs émotions. Quand je parle aux gens, cest plutôt de mes activités quotidiennes que de mes sentiments. Quand jai peu à faire, je passe du temps à rêvasser. Quand je suis dexcellente humeur, je sais si je suis enthousiaste, ou bien gai, ou bien fou de joie. Quand je vois quelquun pleurer énormément, je sens que je deviens triste. Quand je suis détendu, j ai besoin de savoir avec précision doù me vient cette sensation.

102 Score cognitif et affectif Score cognitif Exprimer à autrui ces états (exp) Difficulté à distinguer les états émotionnels (Idf) Style de pensée concret et opératoire (oper) Score affectif Appauvrissement de la vie imaginative (imag) Faible réactivité émotionnelle (réac)

103 BVAQ-B

104 Toronto alexithymia scale: TAS-20 Auteurs: Parker, Taylor & Bagby,1993; Loas et al, 1995, 1996; Encéphale) 20 items Echelle à 5 points 3 facteurs: Difficulté à identifier les émotions Difficulté à décrire ses émotions Pensée concrète

105 Toronto alexithymia scale: TAS- 20 Non alexithymiques: < = 44 Intermédiaires: 44 =56

106 Forensic psychopathy Group 2 X TAS 3 TAS: F = 23.76, p =.00 TAS X Group: F =.27, p =.61 Group: F = 9.07, p =.01

107 Olivier Luminet, Faculté Psychologie UCL « La psychologie des émotions » De Boeck Université.

108 6.3. Impulsivité: Définitions Eysenck (Eysenck & Eysenck, 1985 ; Eysenck, Easting & Pearson, 1984) : Limpulsivité est la caractéristique des sujets qui agissent sur le moment sans prendre conscience des risques quils prennent. Barratt (1965) : la préférence pour le hasard ; la recherche daventure ; un agir sans réfléchir ; un évitement des tâches nécessitant patience et attention ; un pattern de comportement très variable (p. ex. changer de plan souvent, ne pas rester sur une seule tâche). Dickman (1990), limpulsivité désigne la relation entre des pensées et des actions futures inadéquates la tendance à moins réfléchir avant dagir que la plupart des gens présentant les mêmes capacités mentales

109 DSM-IV déficit dattention de hyperactivité répond avant la fin de la question, a du mal à attendre son tour, interrompt les autres jeu pathologique (ex de critères: jouer des sommes croissantes pour atteindre la degré dexcitation désiré; agitation irritabilité lors tentatives réduction)

110 Trouble du contrôle des impulsions non classées ailleurs: trouble explosif intermittant Incapacité à résister à des impulsions agressives, résultant en voies de faits, destruction de biens. Degré dagressivité nest pas proportionel à un stress psychosocial

111 Limpulsivité a été étudiée dans différentes populations pathologiques : Personnalité antisociale et psychopathique borderline Jeu pathologique Toxicomanie Alcoolisme et addictions Trouble des conduites Idées suicidaires Anorexie Dépression et trouble bipolaire Schizophrénie. TOC

112 Impulsivité: le cas de la psychopathie

113 Echelle de psychopathie de Hare (PCL-R) Item 14. Impulsivité (le comportement est souvent impulsif, irréfléchi et peu préparé mentalement) - ne réfléchit pas les conséquences de ses actions - fréquentes ruptures dans les relations - change souvent demploi - change souvent de lieux de résidence (parfois sans prévenir personne) - délits commis spontanément par coup de tête - se décrit comme quelquun qui évolue au petit bonheur la chance

114 Type of errors at Porteus Maze test (Pham et al, 2003)

115 Number of errors at D-II test (Pham et al., 2003)

116 Performances at Tower of London test (Pham et al., 2003 )

117 Le test de la tour de Londres

118 BIS Barratt Impulsivity Scale Données psychométriques

119 Historique de la BIS Première version en 1959 BIS 5 : 4 facteurs –Cognitif –Impulsivité –Recherche daventure (extraversion) –Prise de risque

120 Sélection des items pour mesurer le plus possible limpulsivité tout en séloignant au maximum des dimensions proches comme la recherche de sensations, la prise de risque et lextraversion, pour augmenter la validité convergente

121 Barratt (1988) BIS-10 : 34 items Barratt définit a priori trois dimensions : –Impulsivité motrice, 11 items: agir sans réflexion –Impulsivité cognitive, attentionnelle 11 items : décisions cognitives rapides –Difficulté de planification, 12 items: orienté dans le présent, un manque de projection et de clairvoyance

122 Analyses factorielles ultérieures nont pas permis dextraire de manière univoque un facteur cognitif Lauteur évoque la possibilité dune mauvaise appréciation par les sujets de cette sous-dimension de limpulsivité

123 Cotation des items Echelle de type Lickert en 4 points –Jamais, rarement –Occasionnellement –Souvent –Toujours, presque toujours

124 Baylé et al., 2000 Validation de la version française de la BIS-10 Population –N = 280 population générale –Age : ; Moy=36,9 ; SD=13,4

125

126

127 Score global et aux sous-échelles dimpulsivité de Barratt (BIS-10) en fonction du sexe et de lage

128 Coefficient de corrélation entre âge et scores aux échelles de la BIS-10

129 Comparaison des scores moyens dimpulsivité cognitive dans la population répartie en 2 classes dâges

130 Corrélations avec le score total r=.84, p<.001Difficulté de planification r=.49, p<.001Impulsivité cognitive r=.64, p<.001Impulsivité motrice

131 Corrélations entre les sous-échelles.54, p<.001IC.29, p< , p<.001DP ICIM

132 ACP : 9 premiers facteurs expliquent 55,6% de la variance ACP2 : 3 facteurs de second ordre correspondant bien globalement aux dimensions proposées par Barratt. Analyse factorielle

133 FI : items concernant une action (Impulsivité motrice) FII : items concernant la pensée et la réflexion (Impulsivité cognitive) FIII : items relatifs à la prévoyance (Impulsivité Non Planification)

134 Consistance interne Alpha Cronbach Score total :.82 IM :.79 IC :.56 NP :.64

135 Patton, Stanford & Barratt, 1995 Révision de la BIS-10 et analyse factorielle anglais

136 Population 412 étudiants 248 participants psychiatriques –Troubles substances (N=164) –Troubles psychiatriques divers (N=84) 73 détenus de prison

137 Résultats –Abandon de 4 items (19,26,27,29) : pas suffisamment discriminatifs et moins corrélés au score total –ACP sur les 30 items : 6 facteurs de 1er ordre 3 facteurs de 2d ordre –Impulsivité attentionnelle (8 items) –Impulsivité motrice (11 items) –Impulsivité Non planification (11 items)

138 Corrélations entre les facteurs de 2d ordre Intercorrélations pour les 3 facteurs : –De.46 à.53 (p<.0001) Score total – facteurs –Corrélations significatives avec les 3 facteurs Score totaux BIS-10 et BIS-11 : r=.98, p<.0001

139 Structure factorielle de second ordre de la BIS % Variance totale Facteur Facteur Facteur Facteur Facteur Facteur 6 Facteur IIIFacteur IIFacteur I

140 Statistiques descriptives et consistance interne pour le score total à la BIS-11

141 Comparaison entre les groupes avec la BIS-11 Score total : F(3,657):27.49, p<.0001 Etudiants < groupes psychiatriques< prisons

142 6.4.Le modèle en 5 facteurs 142

143 6.4. Le modèle en 5 facteurs 1. Historique 1961: Tupes et Christal Psychologues de larmée de lair des Etats-Unis. Découverte de la théorie des 5 facteurs, à partir de réanalyses. Fin des 70: Goldberg Confirmation du modèle des 5 facteurs (MCF) de Tupes et Christal. 143 Référence : J-P. Rolland, 2004.

144 1.1. Contenu Ouverture à lexpérience Consciencieux (point de caractère) Extraversion Agréabilité Névrosisme 144 Référence : J-P. Rolland, 2004.

145 1.2 Origine La théorie des 5 facteurs prend sa source dans « la psychologie des traits »: « Idée quil existe chez les gens des caractéristiques relativement stables qui influencent de façon particulière leurs comportements et leurs expériences » (J-P. Rolland, 2004). 145

146 Costa et Mc Crae (1978 et 1988): -« Les différences inter-individuelles des traits de personnalité sont stables, -Les traits permettent de prédire des années à lavance les caractéristiques comme la créativité, le caractère heureux, etc. » 146 Référence : J-P. Rolland, 2004.

147 1.3 Définition des 5 facteurs Ouverture vers lexpérience Recherche active des expériences nouvelles. Un score élevé signifie une forte curiosité, une imagination active, etc. Une curiosité non seulement envers son univers intérieur, mais également envers lunivers extérieur. 147

148 Caractère Consciencieux (Vs Impulsivité) -Versant dynamique « Fixation de buts, dobjectifs, anticipation, planification …» -Versant contrôle des conduites « Contrôle de soi : Possibilité de privilégier un objectif lointain par rapport à la satisfaction immédiate dun désir ou dune impulsion». 148

149 Extraversion (Vs Introversion) « Système de régulation de la sensibilité à la « récompense » et de contrôle de la production démotions et de cognitions « positives » ». 149

150 Agréabilité (Vs Antagonisme) Référence à la nature des relations avec autrui, plus particulièrement à leur tonalité: empathie, bienveillance, chaleur, cynisme, indifférence, hostilité. Un score élevé signifie un être altruiste. 150

151 Névrosisme (Vs Stabilité émotionnelle) « Système de perception de la « menace », réelle ou symbolique, et de réactivité à cette « menace ». Système de contrôle de la production démotions et de cognitions « négatives » ». 151 Référence : J-P. Rolland, 2004.

152 1.4 Instruments dévaluation NEO-PI (1985) Origine Création du NEO-PI par Costa et McCrae : Ils ont trouvé dans leurs analyses les facteurs « Névrosisme », « Extraversion », et « Ouverture à lexpérience ». Afin de créer leur échelle, ils y ajoutent les mesures suivantes : « caractère agréable » et « caractère consciencieux ». -> NEO-PI-R (1992) 152 Référence : J-P. Rolland, 2004.

153 Questionnaire de personnalité –Analyse factorielle –Cattell et Eysenck: traits de personnalité –Travaux Norman: 5 facteurs stables –McCrae & Costa: « Big Five » Névrosisme Extraversion Ouverture Agréabilité Conscience 153

154 Composition du NEO-PI-R -Les 5 facteurs -6 facettes (traits) par facteur 154

155 Neuroticism, Extraversion et Openness – Personnality Inventory – Revised (1992) Névrosisme N1 Anxiété N2 Hostilité-colère N3 Dépression N4 Timidité sociale N5 Impulsivité N6 Vulnérabilité Extraversion E1 Chaleur E2 Grégarité E3 Assertivité E4 Activité E5 Recherche de sensations E6 Emotions positives Ouverture O1 Aux rêves O2 À lesthétique O3 Aux sentiments O4 Aux actions O5 Aux idées O6 Aux valeurs Agréabilité A1 Confiance A2 Droiture A3 Altruisme A4 Compliance A5 Modestie A6 Sensibilité Conscience C1 Compétence C2 Ordre C3 Sens du devoir C4 Recherche de réussite C5 Autodiscipline C6 Délibération 155

156 Domaines dapplication du NEO-PI-R -Evaluation professionnelle -Recrutement -Développement personnel -Orientation professionnelle -Cadre de recherche 156 Référence : J-P. Rolland, 2004.

157 Qualités psychométriques du NEO-PI-R -Validité : Analyses factorielles conformes au modèle des 5 facteurs décrits par ses auteurs. Evaluée avec lhétéro-évaluation du NEO-PI, et les critères diagnostiques du DSM-III R. 157 Référence : M. Bouvard, 2009.

158 « Les facteurs du NEO-PI peuvent rendre compte des troubles de la personnalité avec des groupes différents. » (Martine Bouvard) Exemple : « Le névrosisme semble caractéristique de la personnalité borderline, évitante, dépendante ». Remarque : « La dimension « Ouverture » semble peu corrélée aux troubles de la personnalité ». 158

159 Effet de lâge Peu dinfluence sur les domaines (facteurs) Effet du sexe Tendance des femmes : note plus élevée au « Névrosisme » et « lAgréabilité » 159 Référence : M. Bouvard, 2009.

160 -Validité convergente Avec le questionnaire D5D (Description en 5 dimensions de la personnalité) de Rolland, évaluant lui aussi les 5 facteurs. -> Corrélations allant de.59 à.77, pour les domaines identiques. 160 Référence : M. Bouvard, 2009.

161 -Fidélité : La consistance interne des domaines varie de.86 à.92. des facettes varie de.56 à.81. Fidélité test-retest (3 ans ou 6 ans) satisfaisante, variant de.63 à Référence : M. Bouvard, 2009.

162 Validation française sur base dun échantillon de 801 sujets (J-P. Rolland, 1998). -Validité : Analyses factorielles conformes au modèle des 5 facteurs décrits par ses auteurs. - Validité discriminante « La version française du NEO-PI-R corrèle négativement avec le test dattention concentrée de Brickenkampf. » - Fidélité : La consistance interne des domaines varie de.83 à Référence : M. Bouvard, 2009.

163 Forme et passation forme : -Auto évaluation 240 items (descriptions du comportement) répartis en 30 facettes. Soit 48 items par dimension. Cotation : Echelle de type lickert à 5 points allant de « Sont fortement en désaccord » à « sont fortement en accord ». 163 Référence : M. Bouvard, 2009.

164 Temps de passation : 30 à 45 minutes. Omissions : Maximum de 40 items. Correction : Profil de personnalité (représentation graphique) 164

165 1.4.2 D5D (J.-P. Rolland & J.-L. Mogenet, 1994) Evaluation des 5 dimensions principales, identiques au NEO-PI-R -Objectifs 1.« Comparaison du moi réel (ce que je suis ou pense être) avec le moi idéal (ce que je voudrais être) » 2.« Aide au recrutement » 165 Référence : M. Bouvard, 2009.

166 11 séries de 5 adjectifs, chacun évaluant une des 5 dimensions. Soit, un total de 55 items, dont 11 adjectifs pour chacune des dimensions du modèle en 5 facteurs. 166

167 Passation : Pour chacune des dimensions, 5 critères. La personne doit cocher le critère se rapprochant le plus de sa personnalité (cote 5) et celui qui sen éloigne le plus (cote 1). Dans les 3 critères restant, la personne choisit celui qui la décrit le mieux (cote 4) et celui qui la décrit le moins bien (cote 2). 167 Référence : M. Bouvard, 2009.

168 Qualités psychométriques : -Validité Effet de genre : Différences significatives entre les hommes et les femmes (notes plus élevées) pour les dimensions bienveillance, stabilité, et ouverture. -Fidélité Consistance interne :.70 à.82 Fidélité test-retest : -Version papier :.81 à.87 -Version informatique :.78 à Référence : M. Bouvard, 2009.

169 1.4.3 BFI Big Five Inventory (John et al. 1990, cités par Plaisant, Srivastava, Mendelsohn, Debray, & John, 2005) Fondé sur les 5 facteurs. -Buts de son élaboration Brièveté : petit nombre ditems, temps de passation très court. Facilité de compréhension du questionnaire. 169 Référence : Plaisant, Srivastava, Mendelsohn, Debray, & John, 2005.

170 Contenu 44 items sous forme de courtes phrases décrivant chacune un aspect de la personnalité. Sélection sur base de travaux empiriques antérieurs : jugements dexperts et analyses factorielles. Ex : -« Est bavard » -« A tendance à critiquer les autres » -« Travaille consciencieusement » 170 Référence : Plaisant, Srivastava, Mendelsohn, Debray, & John, 2005.

171 Chacun des items peut refléter un pôle de chaque dimension : -positif, - négatif. 171 Référence : Plaisant, Srivastava, Mendelsohn, Debray, & John, 2005.

172 -Passation Par qui : les patients, OU les professionnels. 2 formes : auto-questionnaire, description des autres. 172 Référence : Plaisant, Srivastava, Mendelsohn, Debray, & John, 2005.

173 Cotation Quantification sur une échelle à 5 points des caractéristiques de la personnes, et ce pour les deux formes du test. Une note est donnée pour chacune des 5 grandes dimensions/ facteurs. 173 Référence : Plaisant, Srivastava, Mendelsohn, Debray, & John, 2005.

174 7. Lévaluation du stress traumatique

175 « Ceux qui savent ne parlent pas Et ceux qui parlent ne savent rien » Lao Tseu

176 7.1. Le DSM-IV (APA, 1994)

177 F43.0 {308.3} Etat de stress aigu A. Le sujet a été exposé à un événement traumatique dans lequel les deux éléments suivants étaient présents : (1) le sujet a vécu, a été témoin ou a été confronté à un événement ou à des événements durant lesquels des individus ont pu mourir ou être très gravement blessés ou bien ont été menacés de mort ou de grave blessure ou bien durant lesquels son intégrité physique ou celle dautrui a pu être menacée (2) la réaction du sujet à lévénement sest traduite par une peur intense, un sentiment dimpuissance ou dhorreur. NB. Chez les enfants, un comportement désorganisé ou agité peut se substituer à ces manifestations.

178 B. Durant lévénement ou après avoir vécu lévénement perturbant, lindividu a présenté trois (ou plus) des symptômes dissociatifs suivants : (1) un sentiment subjectif de torpeur, de détachement ou une absence de réactivité émotionnelle (2) une réduction de la conscience de son environnement (par ex. « être dans le brouillard ») (3) une impression de déréalisation (4) une dépersonnalisation (5) une amnésie dissociative (par ex. incapacité à se souvenir dun aspect important du traumatisme)

179 C. Lévénement traumatique est constamment revécu, de lune (ou de plusieurs) des manières suivantes : images, pensées, rêves, illusions, épisodes de flash- back récurrents, ou sentiment de revivre lexpérience, ou souffrance lors de lexposition à ce qui peut rappeler lévénement traumatique D. Evitement persistant des stimulus qui éveillent la mémoire du traumatisme (par ex. pensées, sentiments, conversations, activités, endroits, gens) E. Présence de symptômes anxieux persistants ou bien manifestations dune activation neurovégétative (p. ex. difficultés lors du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, hypervigilance, réaction de sursaut exagérée, agitation motrice)

180 La perturbation entraîne une détresse cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans dautres domaines importants ou altère la capacité du sujet à mener à bien certaines obligations comme obtenir une assistance nécessaire ou mobiliser des ressources personnelles en parlant aux membres de sa famille de lexpérience traumatique G. La perturbation dure un minimum de deux jours et maximum de quatre semaines et survient dans les quatre semaines suivant lévénement traumatique

181 H. La perturbation nest pas due aux effets physiologiques directs dune substance (p.ex. une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou une affection médicale générale, nest pas mieux expliquée par un Trouble psychotique bref et nest pas uniquement une exacerbation dun trouble préexistant de lAxe I ou de lAxe II

182 An acute stress disorder diagnosis required the presence of at least 3 dissociative symptoms and 1 symptom of reexperiencing, avoidance, marked arousal, and distress or impairment according to DSM-IV (5,10).

183 F43.1 {309.81} Etat de stress post-traumatique A. Le sujet a été exposé à un événement traumatique dans lequel les deux éléments suivants étaient présents : (1) le sujet a vécu, a été témoin ou a été confronté à un événement ou à des événements durant lesquels des individus ont pu mourir ou être très gravement blessés ou bien ont été menacés de mort ou de grave blessure ou bien durant lesquels son intégrité physique ou celle dautrui a pu être menacée (2) la réaction du sujet à lévénement sest traduite par une peur intense, un sentiment dimpuissance ou dhorreur. NB. Chez les enfants, un comportement désorganisé ou agité peut se substituer à ces manifestations.

184 B. Lévénement traumatique est constamment revécu, de lune (ou de plusieurs) des façons suivantes : (1 ) souvenirs répétitifs et envahissants de lévénement provoquant un sentiment de détresse et comprenant des images, des pensées ou des perceptions. NB. Chez les jeunes enfants peut survenir un jeu répétitif exprimant des thèmes ou des aspects du traumatisme. (2) Rêves répétitifs de lévénement provoquant un sentiment de détresse. NB. Chez les enfants, il peut y avoir des rêves effrayants sans contenu reconnaissable (3) Impression ou agissements soudains « comme si » lévénement traumatique allait se reproduire (incluant le sentiment de revivre lévénement, des illusions, des hallucinations, et des épisodes dissociatifs (flash-back), y compris ceux qui surviennent au réveil ou au cours dune intoxication). NB. Chez les jeunes enfants, des reconstitutions spécifiques du traumatisme peuvent survenir.

185 (4) Sentiment intense de détresse psychique lors de lexposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à un aspect de lévénement traumatique en cause (5)Réactivité physiologique lors de lexposition à des indices internes ou externes pouvant évoquer ou ressembler à un aspect de lévénement traumatique en cause

186 C. Evitement persistant des stimulus associés au traumatisme et émoussement de la réactivité générale (ne préexistant pas au traumatisme), comme en témoigne la présence dau moins trois des manifestations suivantes : (1) efforts pour éviter les pensées, les sentiments ou les conversations associés au traumatisme (2) efforts pour éviter les activités, les endroits ou les gens qui éveillent des souvenirs du traumatisme (3) incapacité de se rappeler dun aspect important du traumatisme (4) réduction nette de lintérêt pour des activités importantes ou bien réduction de la participation à ces mêmes activités

187 (5) sentiment de détachement dautrui ou bien de devenir étranger par rapport aux autres (6) restriction des affects (p. ex. incapacité à éprouver des sentiments tendres) (7) sentiment davenir « bouché » ( p. ex. pense ne pas pouvoir faire carrière, se marier, avoir des enfants, ou avoir un cours normal de la vie)

188 D. Présence de symptômes persistants traduisant une activation neurovégétative (ne préexistant pas au traumatisme) comme en témoigne la présence dau moins deux des manifestations suivantes : (1) difficultés dendormissement ou sommeil interrompu (2) irritabilité ou accès de colère (3) difficultés de concentration (4) hypervigilance (5) réaction de sursaut exagéré E. La perturbation (symptômes des critères B,C, et D) dure plus dun mois

189 F. La perturbation entraîne une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel, ou dautres domaines importants. Spécifier si : Aigu : si la durée des symptômes est de moins de trois mois Chronique : si la durée des symptômes est de trois mois ou plus Spécifier si : Survenue différée : si le début des symptômes survient au moins six mois après le facteur de stress

190 Stress et cerveau Rétrécissement de la taille de lhippocampe (Rausch, 1998) Voir aussi synthèse: Bremner, J. D. (2002). Does stress damage the brain? Norton Edition.

191 Le cerveau basal

192 7.2. Le SASRQ Auto-questionnaire de stress aigu Stanford Acute Stress Reaction Questionnaire (Cardena, Classen, Koopman & Spiegel, 1996) Auto-questionnaire Traduction française : Katz et al.(1997)

193

194 Dissociation Javais perdu toute notion du temps Jétais lent ou ralenti Je ne me ressentais plus exactement comme avant (je ne savais plus exactement qui jétais) Je me suis ressenti comme étranger à moi-même Javais des problèmes pour me souvenir de détails importants concernant lévénement traumatique Jai été surpris dapprendre que certains événements ne sétaient pas produits comme je les avais vécus Je me sentais distant par rapport à mes propres émotions Ma tête était vide (ou jétais comme dans un trou noir) Jai eu de larges périodes damnésie concernant lévénement traumatique Je me sentais étranger ou détaché des autres personnes

195 Reviviscence Javais, de façon répétée, des rêves désagréables concernant lévénement traumatique Je me sentais mal lorsque jétais exposé à des événements qui me rappelaient un aspect de lévénement traumatique Javais des réactions physiques lorsque jétais exposé à des souvenirs de lévénement traumatique Javais des souvenirs répétés et non désirés à propos de lévénement traumatique Soudainement, je ressentais ou agissais comme si lévénement allait se reproduire Javais le sens aigu que lévénement était encore en train de se produire

196 Anxiété et hyperexcitation Javais du mal à trouver le sommeil ou à rester endormi Je me sentais agité Je sursautais pour la moindre chose depuis lévénement traumatique Jétais hypervigilant (ou dans une attente anxieuse) Je me sentais irritable ou victime dexplosions de colère Jai connu des difficultés de concentration

197 Evitement Jessayais déviter les sensations qui me rappelaient lévénement Jessayais déviter les activités qui me rappelaient lévénement traumatique Jessayais déviter les conversations qui me rappelaient lévénement traumatique Jessayais déviter les pensées en rapport avec lévénement traumatique Jévitais les contacts avec des personnes qui me rappelaient lévénement traumatique Jessayais de me tenir éloigné de tout lieu qui pouvait me rappeler lévénement traumatique

198 Inadaptation Jétais moins performant dans mon travail ou dans les actes nécessaires à la vie civile Lévénement traumatique a provoqué des difficultés dans mes relations avec les autres Total : / 150 Quelle a été la durée en jours des symptômes les plus douloureux ? Aucun…un…deux…trois…quatre…cinq ou plus

199 Cotation des items –Lickert scale ( 6 points : 0-5) Total : –Evaluation dichotomique : 0-2 : : 1

200 Consistance interne du SASRQ.95 ( pour les sous-échelles) Victimes dinondations graves.80 ( pour les sous-échelles) Secouristes / urgentistes.93 ( pour les sous-échelles) Victimes dabus sexuels AlphaPopulation Tableau de Cardena, et al. (2000)

201 Validité de construit (1/2) Cardena et al (1997) : –Secouristes urgentistes : le groupe exposé à lopération de sauvetage lors d un crash davion, présentait des scores au SASRQ significativement supérieurs au groupe non exposé à lopération de sauvetage

202 Cardena (1998) –Vétérans de la guerre du Golf avec PTSD rapportaient des scores significativement plus élevés au SASRQ que le groupe contrôle Validité de construit (2/2)

203 Validité convergente (1/2) Cardena (non publié, cité dans Cardena et al., 2000) –Secouristes urgentistes –SASRQ – IES (scores totaux) : r (41)=.79 (p<.001) pour le groupe exposé aux opérations de sauvetage r (93)=.76 (p<.001) pour le groupe non exposé

204 Waelde et al., cités dans Cardena et al., 2000 –Victimes dinondations graves –Corrélation SASRQ – PDEQ (dissociation péritraumatique) : r (72) =.72, p<.001 Validité convergente (2/2)

205 Validité prédictive (1/3) Classen et al. (1998) –Fusillade dans un building –Les participants qui présentaient tous les critères de lESA au SASRQ présentaient une symptomatologie PTSD plus importante, sur un follow-up de 7 mois (analyses en régression)

206 Grieger, et al. (2000) –Secouristes urgentistes (crash avion) –Les deux individus qui rencontraient les critères de lESA au SASRQ étaient les seuls à remplir les critères de PTSD ultérieurement Validité prédictive (2/3)

207 McGarvey et al., 1998 –Patients : cancer –Diagnostic dESA au SASRQ : associé à une probabilité plus élevée davoir des idéations suicidaires et des comportements associés (quitter son emploi, dépenser plus dargent que ce quil est normal, etc.) Validité prédictive (3/3)

208 7.3. LIES-R Auto-questionnaire de stress post traumatique Impact of Event Scale-Revised

209 Impact of Event Scale. Horowitz, Wilner & Alvarez (1979). Auto questionnaire de 15 items: Intrusion (7 items) Evitement (8 items) Pas de symptômes dhyperactivité neurovégétative Weiss & Marmar (1997) : IES-R: ajoutent 7 items relatifs à lhyperactivité neurovégétative et 1 item lié à l intrusion LIES-R

210 IES-R 22 items, évalués en référence à un événement Intrusion (rêves à propos de lévénement): 8 items Évitement et « numbing » (efforts pour éviter les souvenirs de lévénement): 8 items Hyperactivité neurovégétative (se sentir sur ses gardes): 6 items

211 Items de lIES-R 1. Chaque souvenir ma ramené les sensations éprouvées lors de lévénement (I) 2. Javais des difficultés à rester endormi(e) (Hy) 3. Dautres choses mont fait penser à lévénement (I) 4. Je me suis senti(e) en colère ou irritable (Hy) 5. Jai évité de me laisser bouleverser lorsque jy pensais ou que je me rappelais lévénement (Ev) 6. Jai pensé à lévénement quand je nen avais pas lintention (I)

212 7. Jai eu limpression que cela navait pas eu lieu ou navait pas été réel 8. Je suis resté(e) à lécart de ce qui me le rappelait 9. Des images à ce sujet ont fait irruption dans mon esprit 10. Jétais agité(e) et je sursautais facilement 11. Jai essayé de ne pas y penser 12. Jai pris conscience que cela me faisait quelque chose mais que je ne savais pas y faire face 13. Mes sentiments à ce sujet étaient comme engourdis 14. Je me suis surpris(e) à agir ou à ressentir comme si jétais replongé(e) à ce moment-là 15. Javais des difficultés à trouver le sommeil

213 16. Javais de fortes bouffées de sensations à propos de cet événement 17. Jai essayé denlever cet événement de ma mémoire 18. Javais des difficultés de concentration 19. Les souvenirs de lévénement ont provoqué en moi des réactions physiques, comme de la transpiration, des difficultés à respirer, des nausées ou des battements de cœur 20. Jai fait des rêves à propos de cet événement 21. Je me sentais en éveil ou sur mes gardes 22. Jai essayé de ne pas en parler

214 Cotation des items Echelle de type Lickert à 5 points (0 – 4): 0: pas du tout 4: très souvent En référence aux 7 derniers jours Score total entre 0 et 88 Un score de 22 serait un indice de la présence dun stress traumatique (Brunet et al., texte inédit)

215 Brunet et al. (2003) Can J Psychiatry, 48 (1) traduction de lIES-R en français et validation Participants : 224 femmes enceintes, interrogées après la crise sociale liée au verglas survenue au Québec en 1998 (catastrophe naturelle)

216 Descriptives Total Hyper- activité Evitement Intrusion Min-MaxSDM

217 Corrélations Score total.56.69Hyper- activité.62Evitement Hyper- activité EvitementIntrusion Toutes les corrélations sont significatives à 0.01

218 Consistance interne.93Total.81Hyperactivité.86Evitement.86Intrusion Alpha CronbachEchelle

219 Validité convergente IES-R et General Health Questionnaire (Mesurant la mauvaise santé générale : somatisation, anxiété, dépression, inadaptation sociale) r =.37Total r =.44Hyperactivité r =.27Evitement r =.28Intrusion Toutes les corrélations : p<.01

220 Structure factorielle Modèle à trois facteurs (56 % variance expliquée) –Hyperactivité –Evitement –Intrusion 19 items sur ces trois facteurs (3 items –7, 19 et 20- ne saturaient sur aucun des trois facteurs)

221 8. Evaluation des fonctions intellectuelles Considérations générales pour les échelles dintelligence de type Weschler

222 Conceptions de lintelligence Capacité complexe ou globale de lindividu dagir dans un but déterminé, de penser rationnellement et davoir des rapports efficaces avec son environnement (Wechsler, 1944)....est fonction non pas seulement du nombre mais de la combinaison/configuration des aptitudes… Qualité émergente

223 Epreuves multiples, diversifiées nécessaires mais ne suffisent pas à mesurer toutes les facettes de lintelligence Chaque épreuve mesure probablement plusieurs aptitudes à la fois Des facteurs non intellectuels, les traits de personnalité influent sur performances intellectuelles Abandon de la notion de lâge mental: performances intellectuelles déclinent progressivement à lâge adulte Echelles doivent être situées dans le cadre dune évaluation globale Passation individuelle est plus valide

224 WPPSI-R: 3 ans-7 ans WISC-R: 6 ans-16 ans WAIS-R, WAIS III: 17ans-79 ans Les épreuves dévaluation des capacités intellectuelles (QI)

225 Historique David Wechsler saperçoit que « le QI est un indicateur imparfait du comportement adaptatif de lindividu et quil est toujours influencé par des variations comme la personnalité, la motivation et les opportunités éducatives dont a bénéficié la personne. Comme ces indicateurs ne peuvent être éliminés de nos mesures, il est important de concevoir les tests comme des outils cliniques qui demandent nécessairement un travail dobservation, danalyse et dinterprétation de la part des psychologues. » (Grégoire, J. 2004).

226 Les différents Quotients Intellectuels QIT (Quotient Intellectuel Total) Il mesure le facteur g (intelligence globale) QIV (Quotient Intellectuel Verbal) Dépend principalement de la culture du sujet. QIP (Quotient Intellectuel de Performance) Dépend dans une moindre mesure de la culture.

227 WAIS-R Mesure des Quotients Intellectuels -QIT -QIV -QIP

228 WAIS-III Mesure des - Quotients Intellectuels QIT (Intelligence globale) QIV (Intelligence verbale) QIP (Intelligence visuo-spatiale) -Indices ICV (Indice de Compréhension Verbale) IOP (Indice dOrganisation Perceptive) IMT (Indice de Mémoire de Travail) IVT (Indice de Vitesse de Traitement) Les indices ont été construits sur des bases empiriques plus solides que les différents QI.

229 Les épreuves verbales Vocabulaire Similitudes Arithmétique Mémoire des chiffres Information Compréhension

230 Les épreuves de performance Complètement dimages Code Cubes Matrices Arrangement dimages

231 Passation : Forme complète 11 subtests -7 subtests verbaux -7 subtests de performance

232 Passation : Forme abrégée 2 subtests : -Epreuve verbale : Vocabulaire -> Inconvénient chez une personne ayant un retard mental. -Epreuve de performance : Cubes -> Avantage chez une personne ayant un retard mental -> Inconvénient chez une personne après 45 ans

233 Utilisation du manuel pour chacun des subtests Outils de passation + chronomètre Tous contenus dans la mallette de la WAIS.

234 Cotation Livret : « Profil » -Additionner les points obtenus par le sujet à chaque subtest = notes brutes pour chaque subtest. -Rapporter les notes brutes de chaque subtest en notes standard (tableaux dans le manuel de passation et de cotation).

235

236 Le QIV sobtient par laddition des notes standard des 7 épreuves verbales Le QIP sobtient par laddition des notes standard des 7 épreuves de performance. Le QIT sobtient par laddition du QIV et du QIP. QI Moyen= 100, EC= 15

237 Dispersion des notes aux différentes épreuves Ecart entre les QI verbal et performance (12) Stress lié à la rapidité de réponses (épreuves de performances en sont plus affectées par rapport aux verbales )

238 De la WAIS-R à la WAIS-III Les scores à la WAIS-III sont généralement plus précis et inférieurs à ceux de la WAIS-R !

239 Evolution des scores au fil des années Hypothèse de Flynn (1999) : -Gain de.30 points par an pour les épreuves de performance -Gain de.22 points par an pour les épreuves verbales QIT : Elévation intermédiaire entre ces deux valeurs !

240 Après 10 ans 3 points en plus au QIP 2.2 points en plus au QIV -> 2.6 points en plus au QIT selon Flynn !

241 Erreur-type de mesure à la WAIS-III Intervalle de Confiance centré sur le score observé : -QIT : QIV : QIP :

242 Reference Grégoire, J. (2004). Lexamen clinique de lintelligence de ladulte. Chapitre 4: La Wechsler Adult Intelligence Scale, 3 ème édition (WAIS-III), pp. 149 – 218. Pratiques psychologique, Mardaga.


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