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Les trajectoires dutilisation de services des usagers et leur perception des services reçus Karine Bertrand, Ph. D., Université de Sherbrooke Natacha Brunelle,

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1 Les trajectoires dutilisation de services des usagers et leur perception des services reçus Karine Bertrand, Ph. D., Université de Sherbrooke Natacha Brunelle, Ph.D., Université du Québec à Trois-Rivières Serge Brochu, Ph.D., Université de Montréal Michel Landry, Ph.D., Centre Dollard-Cormier – IUD Catherine Patenaude, M.Sc., Université de Montréal Jorge Flores-Aranda, M.Sc., Université de Sherbrooke Marie-Andrée Bernier Trajectoires addictives et trajectoires de services : les personnes toxicomanes au carrefour de réseaux de prise en charge ARUC Paris, 30 mai

2 Quelques résultats de laxe 1 de lARUC Le point de vue des personnes toxicomanes sur leurs trajectoires de services (volet qualitatif de létude) 2

3 n = 127 participants Adultes Consommation dalcool et/ou de drogues problématique 2 régions : Montréal et Mauricie/Centre-du-Québec Âge moyen : 38 (18-66) 66,1% 33,9% 32,2 % en couple Scolarité : 81,1% secondaire ou - Dont 29,1% primaire Revenu annuel : 59,5% < de $ Dont 48,4% < de $ Enfants : 57,5% au moins 1 3 Population à létude n=55n=60 n=12

4 Résultats A.Les références B.Les demandes daide C.Les services en dépendance D.La collaboration entre les services 4

5 A.1. « Le corridor » : une occasion de référence CSSSUrgencesCour Liens entre référent et services en dépendance < fréquemment rapporté Personnes clés : agent de relations humaines, travailleurs sociaux Situation : rarement crise ou urgence, demande dinformation en dépendance ou consultation sur problèmes interreliés Liens clairs entre référent et services en dépendance Personnes clés: infirmières, urgentologues, psychiatres Situation : problèmes de santé physique, crise suicidaire, accident… Liens clairs entre référent et services en dépendance Personnes clés : avocats, juges Situation : problèmes judiciaires 5

6 A 1. Le « corridor » : une occasion de référence (suite) Pour plusieurs 1 ère référence en dépendance Référents variés Référence(s) passée(s) sans demande de service Épisodes répétés de services 6

7 A 2. Contexte de la référence Référence pour leur problème de consommation suite à : Une demande daide (volontaire) pour problèmes de santé physique ou mentale « Ben, lhôpital A […] les ambulanciers pis la police, cest eux autres qui mont amené là […] pis là on ma envoyé à laile psychiatrique où jai vu un autre médecin pis cest lui qui ma référé au centre de réadaptation D. » (Charles, urgences hospitalières) Une demande daide (volontaire) pour problèmes de consommation Une prise en charge par le système de justice (involontaire) 7

8 A 3. Vécu entourant les références (actuelles ou passées) Vécu + : se sentir soutenu, soulagé, accueilli, écouté, respecté, compris, non jugé, en confiance « Quand la juge elle a accepté [que jaille en thérapie] jétais content […] jétais soulagé ! » (Alphonse, Cour) Vécu - : sentir de la pression, se sentir non soutenu, incompris, rejeté, stressé, insatisfait Absence de réaction / indifférence 8

9 Demande de traitement La majorité a donné suite à au moins une référence, peu importe la porte dentrée Système correctionnel comme levier dintervention: « […] Je vais tout le temps avoir peur de la prison. Puis, cest surtout ça qui faisait que jarrête de consommer […] Depuis les deux ou trois dernières années, ça a été la prison qui ma aidé à men aller vers la thérapie […] »(Boris, Cour) Suite à une référence = plus grand accès aux services (multiples, selon les multiples besoins) A 4. Impacts de la référence 9

10 Ne pas donner suite à la référence : Plusieurs nont pas donné suite à au moins une référence Souvent à la 1 ère référence Parfois : impact de la référence sans demande de service « …Quelques jours avant de sortir de lhôpital…je me suis rendu compte… cest là que cest vraiment rentré […] Cétait à cause de lalcool que jétais rendu à lhôpital… » (Billy, Urgences hospitalières). A 4. Impacts de la référence (suite) 10

11 B 1. Éléments déclencheur dune demande daide Pressions de lentourage, de lemployeur, du judiciaire… Stratégique temps de prison (cour) Accéder + rapidement au service Rechercher de linformation ou des ressources Pour modifier la consommation / changer de mode de vie « Oui, jai perdu ma blonde […] Jai perdu ma job. Cétait quand même un gros coup. […] Cest parce que de passer en cour, tu sais, cest jamais quelque chose quon aime bien gros…Je me sentais un peu comme un moins que rien […] fait que jai décidé dessayer de reprendre ma vie en main » (Émile, urgences) 11

12 B 1. Lélément déclencheur dune demande daide (suite…) Problèmes de santé Malaise physique suite à consommation abusive Prévenir conséquences néfastes sur la santé « Parce que je sais que si jen prenais plus [de substances], je me rendrais à lhôpital. » (Bastien, CSSS) Accidents/tentatives de suicide Suite à une rechute 12

13 B 2. Résultats des demandes daide en dépendance Référence vers le service adéquat Obtention du service demandé Non obtention du service demandé Montréal: plus marqué en CSSS et aux urgences (services passés) « […] À lécole, on ma invitée à venir ici au CLSC […] mais en fait il sagit toujours de la même problématique : la personne quon rencontre en premier lieu, elle est là seulement pour diriger vers une ressource après […] Fait que cette dame-là, elle peut rien moffrir, finalement […] Puis on ma dit quelle me rappellerait pour me dire vers quel service elle allait me diriger, mais lattente est longue ici et puis elle est pas sûre que les services soient adaptés à ce que jai besoin […] Jaimerais ça avoir quelque chose! » (Céline, CSSS) 13

14 B 3. Impacts de la demande daide sur la consommation Prise de conscience / augmentation de la motivation pour : changer consommation ou entreprendre un traitement « Jai réfléchi beaucoup. Depuis que je suis avec lui [intervenant dun CLSC], jessaie de trouver des solutions, jai essayé plusieurs fois. Je me suis mis des limites, jessaie de diminuer [la consommation]. » (Christian, CSSS). Diminution / arrêt de la consommation Absence de changement 14

15 C 1. Raisons de lengagement en traitement besoin dencadrement mêmes raisons que pour demander de laide suite à une référence ou non: pressions, prise de conscience, problèmes de santé, etc… « […] Jai rechuté pis ça a mal été, fait que jai été à lhôpital […] Javais le choix : prendre un rendez-vous avec le centre de traitement 1 ou me faire hospitaliser […] Jai décidé de rencontrer le centre de traitement 1 le lendemain » (Adrien, Urgences hospitalières). 15

16 C 1. Raisons du non engagement en traitement Déni ou ambivalence face au problème de consommation « Javais pas de volonté darrêter de consommer moi, moi jétais bien là- dedans [consommation], pis jaimais ça » (Ernest, Cour) Modalités daccès Statut judiciaire / incarcération Abstinent ou en attente de services lors de la référence Traitement proposé jugé inadéquat 16

17 Sur la consommation Diminution / arrêt Prise de conscience Désir de consommer 1 an après :, arrêt, changement SPA, rechute Sur la santé physique Meilleure santé Réduction des méfaits Prendre une pause de la consommation / du style de vie associé 17 C 2. Les impacts des services en dépendance «[Après], celle [la thérapie] au centre de traitement 2[…]ben, je fume juste du pot, jai arrêté de faire de la pilule […] » (Anthony, Cour)

18 Sur la santé psychologique et bien-être personnel connaissance de soi estime de soi, confiance, affirmation Travailler sur différents aspects de la personnalité / gestion des émotions Sur le réseau social Éloignement réseau de consommation / création dun nouveau réseau Le traitement rencontre de pairs, réapprendre à socialiser… Rétablir relations avec proches 18 C 2. Les impacts des services en dépendance « Le centre de traitement a eu un bon impact dans le fond parce que jai comme réalisé quil fallait que je men sorte pour aller les retrouver [ses enfants] » (Gaspard, Cour)

19 Sur la réponse à autres besoins Obtention de références Augmentation de la motivation pour demander de laide Impacts services répétés Parfois impression de « déjà vu » Chaque service est utile Plusieurs services utilisés : + participants de la Cour 19 C 2. Les impacts des services en dépendance (suite…) « Puis, mettons que jécoute pas, mais le subconscient écoute pareil, puis il y a des choses qui rentrent dans notre conscience. Puis, il y a des choses qui étaient rentrées puis elles sont restées là, […]. Parce que … si jétais jamais allé à cette thérapie-là [passée], jamais jaurais choisi cette thérapie [actuelle] » (Alexandre, Cour)

20 C 2. Labsence dimpact Surtout les 1 ers services reçus Manque de motivation « Ben, pour vrai, jai pas retenu grand-chose parce que je le faisais juste pour sauver du temps, là » (Alphonse, Cour) Manque de compréhension des thèmes abordés en thérapie Approches employées dans les thérapies 20

21 C 3 Raisons de larrêt du traitement Mêmes raisons que pour ne pas sengager en traitement (ex. manque de motivation, approche jugée inadéquate, etc) Normes et règlements : interdiction de consommer, couvre-feux … Intervenants : manque de respect, jugements de valeur, roulement de personnel Émotions vécues en thérapie « […] À chaque fois que jallais la voir, je sortais de là jétais agressive. Je sortais du bureau, je tavais une boule dans lestomac, … ah je men allais, je ne me sentais pas bien. […] À un moment donné, jai arrêté. » (Anaïs, urgences) Problèmes psychologiques concomitants 21

22 C4. Impact des autres services lorsque la dépendance est spécifiquement abordée Prise de conscience de limpact de la consommation sur la santé « […] Il [le médecin] mavait dit que mon foie était magané, que si je recommençais à consommer, que la cirrhose du foie était pas loin. Ça, ma saisie un peu. Ça ma aidée à dire : ben coudonc, je suis rendue là. Il faut que je fasse attention ». (Amanda, Urgences hospitalières) Prévention, dépistage (VIH, VHC, autres ITSS) Références pour services appropriés 22

23 D 1. La collaboration entre les services Ses facettes Continuum : référence soutien accompagnement travail en concertation Milieu juridique : la prise en charge des centres de thérapie = + globale « Quand je me suis fait arrêter, mon avocate ma dit… « tas besoin dune thérapie? » Jai dit oui et elle ma dit : « centre de traitement C, ça tintéresserait? » […]. Puis cest lintervenante E qui est venue me voir et qui ma dit : « Oui, on est prêts à taccepter ici [au centre de traitement C] » Après ça, quelquun du Centre de traitement D est venu me rencontrer… » (Caleb, Cour) Milieu hospitalier : corridor de services dans certains milieux 23

24 D 2. Les avantages de la collaboration Les avantages Gestion efficace du dossier Rapidité daccès aux services « Pis mon avocate, jai bien apprécié le travail quelle a fait pour maider à venir ici [au centre de thérapie]. Ça pas été long, ça a pris une fin de semaine […]» (Alain, Cour) Évite de raconter son histoire à chaque fois Qualité des services reçus 24

25 D 3. La collaboration vécue par les participants La collaboration rassure, soutient, encourage, donne le sentiment dêtre impliqué La collaboration rend parfois confus, méfiant « Je me sens étourdi, là … parce que dans le fond je me dis […] il y en a ben trop […] je men sortirai jamais là. » (Anthony, Cour) 25

26 D 4. Les désavantages de la collaboration entre les services Les désavantages Gestion des rendez-vous « Cétait un mal de tête avec les rendez-vous là, jai un calendrier plein de rendez-vous, là... » (Adam, Cour) Aspects émotionnels Raconter des événements douloureux à différents professionnels Référence non immédiate 26

27 D 5. Souhaiter la collaboration ou non? Perception de labsence de collaboration Absence de collaboration non souhaitée Absence de collaboration souhaitée par les participants « Cest correct aussi que ce soit séparé parce que ce nest pas nécessaire que les mêmes choses soient parlés dun service à lautre. SIl y a un besoin dinformations entre les deux je peux très bien la fournir si elle me pose la question » (Debbie, urgences) Ne pas être informé de la collaboration 27

28 Conclusions: en général Détection et référence = interventions significatives Toutes les portes sont bonnes… No wrong door Accompagnement / soutien lors de la référence Corridor de services clairement identifié pour la Cour et lurgence Bonne relation thérapeutique lors de détection/référence Traitements = effets favorables perçus même si motivation initiale au changement = faible et/ou externe Effet cumulatif des traitements vs attentes face aux premiers contacts avec les services La collaboration = souhaitable mais parfois exigeante/intrusive 28

29 Conclusions: particularités CSSS : porte dentrée qui pose le plus de défi pour la détection/référence… Demande daide en dépendance directe plus rare Pas de crise ou de pressions importantes liées à la toxico Besoins dinformations ou de référence souvent non comblés Urgence: crise = moment propice au changement Levier dintervention Judiciarisation et incarcération: pressions Levier dintervention 29

30 Judiciaire / correctionnel 30 La parole aux milieux:

31 Références Babor, T.F., McRee, B.G., Kassebaum, P.A., Grimaldi, P.L., Ahmed, K., Bray, J. (2007) Screening, Brief Intervention, and Referral to Treatmen (SBIRT): Toward a Public Health Approach to the Management of Substance Abuse. Substance Abuse, 28:3, 7-30 Boutin, G. (1997). L'entretien de recherche qualitatif. Sainte-Foy : Presses de l'Université du Québec. Miles, M. B. & Huberman, M. (2003). Lanalyse des données qualitatives (2 e éd.). Paris : de Boeck. Tremblay, J., Bertrand, K., Landry, M., Ménard, J.M. (2010) Les services de réadaptation en dépendance auprès des adultes dans les centres de réadaptation en dépendance. Montréal : Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec. 31


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