La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Douleur: réflexion sur notre approche soignante Isabelle gaillard Infirmière DE 1999 DU plaies et cicatrisation 2006.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Douleur: réflexion sur notre approche soignante Isabelle gaillard Infirmière DE 1999 DU plaies et cicatrisation 2006."— Transcription de la présentation:

1 Douleur: réflexion sur notre approche soignante Isabelle gaillard Infirmière DE 1999 DU plaies et cicatrisation 2006

2 La question de départ En théorie, la prise en charge de la douleur est un acquis, elle est enseignée, et cela paraît presque anecdotique den parler! Cela paraît évident, et pourtant, dans notre pratique quotidienne, ce nest pas si simple que ca! Pourquoi?

3 De nombreux paramètres influencent notre pratique soignante! Les mettre en lumière ne peut que nous aider à mieux comprendre notre fonctionnement!

4 la législation Le cadre législatif est sans équivoque: soulager la douleur est une obligation légale. Or comme dans la vie, les lois ne sont pas toujours appliquées! Les soignants sont des êtres humains comme les autres! Aucun contrôle réel nest réalisé! Politique de service, déquipe, ou engagement personnel du soignant!

5 les connaissances Que savons nous de la douleur? (Mémorisation, processus, notion de seuil.) Des antalgiques ? ( utilisation, délais daction, durée daction.) Quavons nous appris, quavons nous retenu? Utilisons nous suffisamment nos connaissances? Avons nous complété ou enrichi nos connaissances en tenant compte des progrès récents?

6 Lévaluation Savons nous évaluer correctement la douleur? Utilisons nous les différentes échelles existantes? Prenons nous le temps nécessaire à lévaluation des douleurs auxquelles nous sommes confrontés? Sommes nous dans une évaluation objective, ou dans une approche subjective basée sur nos simples ressentis?

7 le temps Les Contraintes de temps sont réelles pour tous Mais ce temps est nécessaire pour: Evaluer Prévenir Ecouter Travailler en réseau Savons nous prendre le temps?

8 la communication Savoir déceler la douleur nécessite de savoir communiquer au mieux! Savoir observer, écouter, ressentir lautre! Or cela sapprend et chacun a des compétences différentes dans ce domaine!

9 Savons nous communiquer? 80°/° de la communication est non verbale. Utiliser le métalangage est nécessaire: gestes postures regards, mimiques voix, intonation attitudes Non Verbal

10 Lobservation est donc une faculté à développer davantage: voir, sentir, ressentir. Lécoute : Parfois, le soignant sécoute parler! Lécoute est une qualité à part entière. Laisser suffisamment de place à lautre.

11 les doutes La mise en doute dune douleur ou de son intensité est accablante pour le patient! Le soupçon soignant quand à la réalité dune douleur transparait forcement! Le soupçon médical oblige le patient à prouver sa bonne foi! Double peine!

12 « Je suis convaincu que, presque toujours, ceux qui souffrent bien comme ils le disent et quapportant à leur douleur une attention extrême, ils souffrent plus quon ne saurait limaginer…. … Il ny a quune douleur quil soit facile de supporter, cest la douleur des autres. » René Leriche, la chirurgie de la douleur

13 Les jugements basés sur des hypothèses cliniques Les soignants peuvent être tentés dévaluer la douleur en fonction de la plaie: il est fréquemment accepté quun ulcère artériel soit plus douloureux quun ulcère veineux, ou quune petite plaie soit moins douloureuse quune plaie très étendue. Pourtant, la relation qui existe entre lintensité de la douleur ressentie par le patient et le genre et la taille de la lésion est très variable et nest pas un indicateur précis de la douleur.

14 Qui a le plus mal?

15 la banalisation Trop de douleur tue la douleur? La douleur est quotidienne, derrière chaque porte, dans chaque service, notre regard shabitue t il à cela? À force dentendre et de voir la douleur, ne lavons nous pas banalisée? Sommes nous habitués à la souffrance de lautre? Nous attardons nous suffisamment sur la douleur dont nous sommes témoins?

16 Douleur physique/ douleur morale? La plainte douloureuse, quelle soit objectivée ou non, reste toujours lexpression dune souffrance! Etiqueter une douleur comme « psychosomatique », avec la connotation péjorative qui y est souvent associée est dune grande violence! Cette douleur là nest pas moins réelle !

17 Le jugement Parfois le vécu du patient, son anamnèse, son mode de vie est « détourné » afin de poser un jugement: la souffrance est alors vue comme le « juste retour des choses », la « punition » dune vie « peu exemplaire » au regard de la morale, ou des valeurs des uns ou des autres! Lidée de payer quelque chose, dune dette à régler!

18 « ce ne sont pas seulement les malades qui intègrent leur douleur dans leur vision du monde, mais également les médecins ou les infirmières qui projettent leurs valeurs et souvent leurs préjugés sur ce que vivent les patients dont ils ont la charge. » David Le Breton, anthropologie de la douleur

19 les préjugés La douleur des exclus nest pas moins réelle que celle des autres! -patients alcooliques -patients toxicomanes -patients psychotiques -patients SDF Cette douleur là est souvent dite, criée, hurlée, chuchotée, ou tue..lentendons nous de la même manière?

20 les morphiniques Les réticences des soignants pour lutilisation de la morphine existent encore: Elle reste encore parfois associée aux pathologies lourdes, Pour beaucoup de soignants, morphine = maladie grave, soins palliatifs, dépendance, toxicomanie.. « Tous ces préjugés ont considérablement retardé, en France, lutilisation dun antalgique dont lefficacité nest plus à démontrer. » P Queneau et Gérard Ostermann, soulager la douleur;

21 Lévolution des mentalités au sein même des professions médicales et paramédicales a permis de passer au delà de ce genre de considération. Ce changement est récent, et certains préjugés persistent encore chez les soignants.

22 L impuissance Impasse thérapeutique, détresse du patient, peuvent provoquer un réel sentiment dimpuissance de la part du soignant. Il a différentes façons de se positionner: évitement, contournement, honnêteté.. Avons nous suffisamment de clés en main pour réagir à ce qui nous bouleverse aussi?

23 L humilité Nous avons une certaine capacité à aider, soulager, mais aussi une grande part dimpuissance ou dignorance.. Restons humbles! Il ny a aucune honte à interpeller dautres collègues, équipes, structures! De même, nous ne savons pas tout de ce que vit notre patient, de ce quil traverse..

24 La peur du regard des collègues Le fait de prendre en compte une plainte, une douleur, est parfois mal vu: « Labsence émotions vis à vis de la maladie, de la souffrance, à longtemps été cultivée et valorisée, la sensiblerie nétait pas de mise. la jeune infirmière qui ne supportait pas dassister impuissante à la souffrance des patients se heurtait aux classiques réponses: « Cest elle qui a besoin de calmants, il faut changer de métier. » Dr Annequin, responsable unité douleur, H Armand Trousseau, Paris.

25 Les défenses La douleur est elle parfois trop dur a voir? Sommes nous parfois amenés à léviter, la nier, à nous prémunir de cette souffrance du patient qui nous est intolérable ? Élaborons nous inconsciemment des mécanismes de défense visant nous protéger, nous prémunir de cette souffrance du patient. Le « déni » de cette douleur qui « dérange » nous concerne t il parfois?

26 Le pouvoir Le soignant détient un savoir, des connaissances, des protocoles, qui lui permettent de soulager la douleur. Il est en son pouvoir de le faire ou non! Quel usage faisons nous du « pouvoir que nous avons entre les mains? » Le rapport au pouvoir, si relatif soit-il, est parfois contestable!

27 Linfluence des croyances personnelles Comme pour le patient, les influences culturelles et religieuses permettent de donner un sens à cette douleur. le soignant est lui aussi imprégné de ces influences et celles-ci peuvent modifier inconsciemment sa pratique!

28 L humanité La douleur nous touche ou nous touchera tous à un moment de notre vie. En tant quêtre humain, elle ne peut que nous interpeller! Nous serrons tous un jour malade ou fragilisé, la roue tourne, quel soignant aimerions nous avoir face à nous? Savons nous encore faire preuve dempathie?

29 La réflexion personnelle Marquons nous suffisamment de temps darrêt au cours de notre pratique pour réfléchir? Mener un questionnement sur nos pratiques quel quen soit le thème, ne peut être quenrichissant, pour nous même, comme pour le patient. Introspection, miroir!

30 Nous sommes tous soignants, mais que nous soyons infirmières, aide soignantes, médecins, kiné, etc.…, nous sommes avant tout nous mêmes, avec nos valeurs, nos croyances, notre éducation, nos préjugés, nos convictions. Nous sommes faits de nos différences, et notre manière daborder le douleur est loin dêtre uniforme!

31 nous, soignants, sommes des êtres humains comme les autres! Avec nos qualités, et nos défauts! Avec nos connaissances et nos lacunes! Avec nos bons et nos mauvais cotés! Et nombre de facteurs influencent nos pratiques! La prise en charge de la douleur en est une illustration, parmis tant dautres!

32 Plus de sacralisation de notre métier dans la perception de lopinion publique! Tant mieux!! Prendre soin des autres nest pas gage de perfection ! Aucun soignant nest parfait!

33 Cultivons nos connaissances, nos compétences, mais noublions pas de cultiver aussi lintelligence du cœur, celle qui ne sapprend ni en formation, ni à lécole! La douleur est un cri du cœur, qui requiert lintelligence du cœur! Cest elle qui fait du soignant compétent un soignant hors du commun!

34 Conclusion Qui suis-je? Quelles sont mes valeurs? Quel est mon idéal? Comment men rapprocher? Quel est lécart ambitions/ réalité? Quest-ce qui manime? Mes connaissances sont elles suffisantes? Comment mieux me former? Finalement, et si je me remettais un peu en question?


Télécharger ppt "Douleur: réflexion sur notre approche soignante Isabelle gaillard Infirmière DE 1999 DU plaies et cicatrisation 2006."

Présentations similaires


Annonces Google