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Teodor-Florin Zanoaga Université Paris-Sorbonne (Paris IV) 03/05/20141 LE XXVI e CONGRÈS INTERNATIONAL DE LINGUISTIQUE ET PHILOLOGIE ROMANES Valence, septembre.

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1 Teodor-Florin Zanoaga Université Paris-Sorbonne (Paris IV) 03/05/20141 LE XXVI e CONGRÈS INTERNATIONAL DE LINGUISTIQUE ET PHILOLOGIE ROMANES Valence, septembre 2010

2 État de la question Traitement incomplet dans la lexicographie générale jusquà une date très récente. Pierre Enckell, Pierre Rézeau, Dictionnaire des onomatopées, Paris, PUF, 2003 et /05/20142

3 Une étude sur les interjections du créole guadeloupéen, dans Mofwaz, 2 / Quelques observations dans les grammaires créoles. Serge Colot, Guide de lexicologie des créoles guadeloupéen et martiniquais, Paris / Guyane / Guadeloupe, Ibis Rouge, Presses Universitaires Créoles, /05/20143

4 Corpus L'Homme-au-bâton (Paris, Gallimard, 1992), pour lequel l'écrivain a remporté le prix des Caraïbes, Tambour-Babel (Paris, Gallimard, 1996), qui a obtenu le prix RFO du livre, L'Envers du décor (Paris, Du Rocher / Le Serpent à Plumes, 2006). 03/05/20144

5 5

6 La présence des onomatopées et des interjections dans notre corpus est: explicite (onomatopées et interjections en tant que telles) implicite (onomatopées et interjections qui ont changé de classe grammaticale ou qui ont constitué le point de départ pour la formation d'autres mots qui sont des particularités antillaises). 03/05/20146

7 I. Présences explicites des interjections et des onomatopées Hon « – Et cest pourquoi hon ? » (Homme, 17) « Ah bon ! Quest-ce que tu faisais là, hon ? » (Homme, 48) « Mais pour qui se prennent-elles, hon ? » (Homme, 72) le mécontentement, le doute, l'étonnement, l'insolence 03/05/20147

8 Cette interjection existe en CMG («notation conventionnelle dune exclamation produite bouche fermée avec ouverture du chenal nasal. Marque une forte réprobation.» Tourneux / Barbotin 1990 s.v. hon ?; «Donc, alors […] Plus souvent : hon.» Barbotin 1995 s.v. on 3. H. Poullet nous a témoigné dans son courriel du 1 er août 2009 qu'elle est courante aux Antilles, surtout chez les campagnards. BBG. «vx.». «Cette interj. nest plus usitée; on ne relève pas dattest. postérieure à Feuillet. Les dict. du XX e s. l'illustrent à l'aide dex. antérieurs au XIX e siècle, notamment tirés de Molière.» TLFi s.v. hon. 03/05/20148

9 Tchip. « Éloi mappelait «mon fi» [mon fils] sans se rendre compte de notre duel silencieux, lames de coups dyeux, détonations de tchiiip, paroles à double sens catapultées par-dessus les oreilles naïves, huile bouillante des mots sales, ou bien tout simplement la massue dun silence et le poison du faire-honte. » (Tambour, 51) [mépris] « Le blanc-pays [Antillais non issu du métissage, descendant des premiers colons blancs] ayant dinstinct la hantise dune pareille situation ne savait trop quoi faire sinon blêmir et pousser des «tchip ! tchip» pour exprimer sa contrariété. » (Homme, 126) [contrariété] « Elle lance un grand tchiiip en signe de colère. » (Tambour, 13) [colère] 03/05/20149

10 BBG. «claquement de la langue pour manifester son désaccord, son mécontentement ou le parti qu'on prend de se moquer d'une observation. Le simple qip coûtait une sévère bastonnade à l'esclave qui l'avait fait entendre.» Germain 1980 s.v. qip; «onomatopée exprimant le mépris ou le dédain» Barthèlemi 2007 s.v. tchip. 03/05/201410

11 Aire créolophone américano-caraïbe (créoles à base lexicale française): les Grandes Antilles (Haïti) les Petites Antilles (Guadeloupe, Martinique, Marie-Galante) 03/05/201411

12 Guadeloupe, Martinique, Marie-Galante (Petites Antilles) 03/05/201412

13 Guyane, Louisiane. 03/05/201413

14 (Yé) cric ! (yé) crac ! / Yé misticric! Yé misticrac! « Yé cric ! Yé crac ! Yé misticric ! Yé misticrac ! Foi de moi, vous voulez savoir pourquoi la loi nétait plus la loi ? Yé cric ! Yé crac ! […] Yé cric ! Yé crac !» (Homme, ) Formule qui annonce le début d'un conte créole dont le premier élément est prononcé par le conteur pour avertir l'auditoire et le deuxième élément par l'auditoire pour signaler le fait qu'il est préparé à écouter. 03/05/201414

15 Attestations: Guadeloupe Marie-Galante Martinique Haïti Guyane Réunion: «formule liminaire des contes et légendes cr. On constate qu'elle se retrouve dans les parlers de la zone Caraïbe.» Chaudenson 1974, II s.v. [krak] s.v. [krik krak]). 03/05/201415

16 Origine: galloromane. Attesté dans Enckell / Rézeau 2003 s.v. cric- crac3 ex. 14 et ainsi défini: «Vx [Parfois disjoint, chaque élément étant dit par un locuteur distinct] (formule précédant un conte folklorique ou traditionnel)» Enckell / Rézeau 2005 s.v. cric crac sens 3; Crac: Attesté dans divers régions de la France métropolitaine: blague, menterie. V. FEW (2/2, 1270a) Cric < crac : alternance [i] / [a] cf. patati, patata; flic flac; tic-tac; zigzag)» (v.Thibault 2008 s.v. cric! crac!) BBG. Thibault 2008 s.v. cric! crac! 03/05/201416

17 Titim…bois sec Interj. « Titim ! dit le conteur. Bois sec ! dit la ronde des auditeurs. » (Homme, 187) [Formule rituelle qui annonce le début d'une devinette créole dont le premier élément est prononcé par le conteur qui interpelle ainsi l'auditoire en lui annonçant la devinette et le deuxième élément par l'auditoire qui accepte ainsi de trouver cette devinette]. 03/05/201417

18 Titim est un mot d'origine inconnue, attesté dans les créoles de l'aire atlantique (Guadeloupe, Martinique, Guyane): « formule pour lancer un conte » Ludwig 2002 s.v. tim-tim; « titime = mot dannonce des devinettes» Jourdain 1956, 166; « formule précédant un conte ou une devinette » Barthèlemi 2007 s.v. titim). Attesté déjà en 1874: « Nous laissons au lecteur le soin de deviner lénigme : Cè yon tim- tim; duviné, chè. » Turiault, M.-J., Étude sur le langage créole de la Martinique, 1 re partie, dans Bulletin de la Société académique de Brest, 2 e série, vol. 1, 432. bois sec: « réponse rituelle à la question 'Titim?' qui ouvre les devinettes et certains contes créoles. Variante: 'buachèch' en martiniquais.» Désormeaux s.v. bwasèk; 03/05/201418

19 BBG. Thibault 2008 s.v. timtim. «La formule tim-tim-bois-sec précède le conte créole.» Telchid 1997 s.v. tim-tim. 03/05/201419

20 [Étonnement] Oui foutre / Wouaye foutre Interjection composée. « Aujourdhui quil avait atteint lâge dune tête-coton [fruit du cotonnier], la ressemblance étonnait et, oui foutre, plus dun plongeait dans la gêne devant lui. » (Tambour, 18) « Jojo, notre Jojo à nous, donné pour poussière de cimetière, pour trompette dos, pour dessert des vers, Jojo bien djok [vigoureux], bien gaillard, bien debout sur ses ergots, apostrophant de toutes ses forces les journalistes, les colonialistes, la Mafia et les armées de Lucifer. Wouaye foutre ! » (Tambour, 229) La particularité de cette interjection composée, à connotation vulgaire qui existe en CMG est que le deuxième élément de sa structure, est considérée aux Antilles beaucoup moins grossier qu'en France. (v. note en bas de page 252 dans Œuvres complètes de Jacques Roumain, (Gouverneurs de la rosée), Paris, ALLCA XX). 03/05/201420

21 [Bruit sourd ou chuintant] Ouache « Déserter très tôt le lit, balayer le devant de la porte à petits coups secs et rapides, ouache ! ouache ! […] Ouache ! Ouache !» (Homme, 174) Attestations: Guadeloupe, Marie-Galante, Martinique. Français de référence: Schlac (bruit soudain et sec d'un déclic ou d'un coup, notamment d'un coup de fouet) Enckell / Rézeau BBG. « descriptif onomatopéique (sifflement dun bâton ou dun fouet dans lair » Tourneux / Barbotin 1990 s.v. wach ! 03/05/201421

22 [Le bruit d'une chute brutale] Blip « Un homme qui descend nest pas un arbre qui tombe blip ! en un seul fracas avec tout le désordre de ses branches et tout le pleurer de ses feuilles sèches. » (Tambour, 39) « Ses bras montaient haut et saffaisaient-blip ! » (Tambour, 108) Attestations: Guadeloupe, Martinique, Haïti, Guyane. Ayant une valeur adverbiale, cette onomatopée est parfois liée du verbe qu'elle détermine par un trait d'union (v. le deuxième ex.). Onomatopées qui lui correspondent en français de référence: badaboum; Bam, Ban, Bang, Beng, Brou. (v. Enckell / Rézeau 2005). 03/05/201422

23 [Agacement] Fouink « Mais la vie ne se laisse pas faire comme ça! Quand elle a décidé de mettre une bonne grattelle sur la peau des nègres, il faut qu'elle aille jusqu'au bout. Alors elle invente, elle imagine, elle improvise et sa scélératesse est sans fond! Fouink ! » (Homme, 106) Linterjection existe dans les créoles de l'aire atlantique (Guadeloupe, Martinique). Français de référence: Mince! 03/05/201423

24 [Admiration] Woulo-bravo ! Interjection composée. « La ronde éclata en battre-mains [applaudissements]. Elle cria : Woulo-bravo ! Elle senvoya monter dans des hauteurs de complimentations [compliments]. » (Tambour, 106) [les gens félicitent Éloi, le personnage principal du roman, pour la biguine qu'il vient d'interpréter]. 03/05/201424

25 [Surprise, admiration, enthousiasme] Woye ! « Woye ! Woye ! Woye ! Deux ou trois anciens combattants, en très mauvais état, remontèrent les ressorts de leurs vieux corps et senflammèrent à lidée daller sauver la France. » (Tambour, 223) La répétition est un indice de l'intensité. 03/05/201425

26 Roye ! [admiration, enthousiasme] « La première fois, nous sommes allés au Centre des arts de Pointe-à-Pitre pour écouter Kassav. Roye ! Roye ! Roye ! La musique a coulé comme leau de la Grande-Rivière. » (Envers, 123) Le r- pourrait s'expliquer par une tendance à l'hypercorrection, à partir de la forme créole woye. 03/05/201426

27 [Interjection utilisée pour demander le secours à qqn en cas de besoin ou qui exprime la colère] Ouayayaye ! Ouayayaye ! An moué ! Sauvez Jojo ! » (Tambour, 202) Laide comme ouayayaye. Très laide. « Une petite, noire comme hier au soir [très noire], laide comme ouayayaye, les jambes arquées comme les morceaux dun cerceau, un nez plat comme caca-bœuf [bouse de vache] sous la pluie mais vicieuse, oui, vicieuse, tu mentends ! » (Tambour, 80) Attestations: Marie-Galante Martinique. Elle peut jouer le rôle de terme comparant dans des structures qui expriment le superlatif absolu (v. laid comme ouayayaye). Le nombre d'apparitions de la syllabe ya est un indice de l'intensité du sentiment exprimé. 03/05/201427

28 II. Présences implicites des interjections / onomatopées Bankoulélé N. m. « La rue Vatable, le soir, était un bankoulélé de vitalité : les enfants se regroupaient autour des lampadaires pour apprendre leurs leçons. » (Homme, 29) sens: désordre. < bank (< bank-g) + ouélélé interj. (Guadeloupe, Martinique, Marie- Galante, Guyane) 03/05/201428

29 03/05/ Attestations: Martinique: «bankoulélé» Pinalie 1992 s.v. désordre; «désordre indescriptible» Confiant 2007 s.v. bankoulélé 1 ; Guyane: «désordre, scène bruyante» Barthèlemi 2007 s.v. bankoulélé. BBG. «1. désordre indescriptible. 2. situation inextricable» Désormeaux s.v. bankoulélé;

30 03/05/ Chacha N.m. « Malgré les accords de la guitare, les fantaisies dun banjo, les miaulements daccordéon, lobsédant raclement dun syak, la pulsation du chacha, le délicat vibrato dun violon, la voix dÉloi se détachait comme une pleine lune. » (Tambour, 22)

31 03/05/ sens: Instrument musical appelé également maracas. Origine onomatopéique (le bruit que font les graines secouées à lintérieur des calebasses ou du tube en métal)

32 03/05/ Attestations: Guadeloupe: « maracas (instrument de percussion) » Ludwig 2002 s.v. chacha; Marie-Galante: Tourneux / Barbotin 1990 ; Barbotin 1995; Martinique: «sorte de maracas» Confiant 2007 s.v. chacha 1; Haïti: «Tchatcha (maracas)» ALH, II, 1978, 556, 1259; Guyane: «Boîte à clous, instrument de musique typique faisant partie des orchestres créoles (percussion)» Barthèlemi 2007 s.v. chacha BBG. «maracas» Telchid 1997 s.v. chacha; Thibault 2008 s.v. shasha (graphie isolée dans La rue Cases-Nègres de J. Zobel). Désormeaux s.v. cha-cha: «Instrument de musique dont il existe deux sortes utilisées en permanence dans les musiques antillaises.

33 03/05/ Ouélélé N. m. « Le djimbé [une sorte de tambour] souleva un ouélélé dapplaudissements parmi nos partisans. » (Tambour, 208) bruit. Attestations: Guadeloupe: «tapage, bruit, chahut, tumulte, charivari, remue- ménage» Ludwig 2002 s.v. wélélé. Martinique: chahut, altercation bruyante» Jourdain 1956, 300, ouélélé. Marie-Galante: une partie, un pique-nique (Barbotin 1995).

34 03/05/ Origine onomatopéique: allusion au cri de douleur (V. Germain 1980, 278 : ouélélé (de wélé = appeler en malinké) cri humain de douleur) (références?)

35 03/05/ Ploum-ploum. N. m. « De lourdes odeurs de sirop-batterie [boisson préparée dans les chaudières à partir du sirop de canne à sucre], de sueurs et de ploum-ploum flottaient dans lair. » (Homme, 83) Parfum pas cher. Attestation: Martinique: «parfum bon marché (du nom de marque Ploumploum)» Confiant 2007 s.v. ploumploum.

36 03/05/ Première attestation dans une source antillaise: 1988: «[…] des femmes à casque, fleurant la vaseline et le cheveu brûlé, à robes rouges et sou­liers blancs 45 à talons, parfumées au ploum-ploum […].» Patrick Chamoiseau, Solibo magnifique : roman, Paris, Galli­mard, 1988, 58. Formation: répétition de linterj. ploum faisant allusion au bruit produit au moment de la pulvérisation.

37 Rara N. m. [emploi figuré] « […] ceux qui, […], secouaient le rara de leurs paroles inutiles devant lui, ceux dont les yeux torves ressemblaient à des couleuvres en torche, ceux qui prennent la vie pour une profitation [injustice]. » (Tambour, 89) Crécelle. Attestations: Guadeloupe: «crécelle, bavard, jacasse» Ludwig 2002 s.v. rara Marie-Galante: «crécelle» Tourneux / Barbotin 1990 s.v. rara Martinique: «crécelle» Confiant 2007 s.v. rara 1 Haïti: «crécelle, patipata.» Peleman 1978 s.v. rara Guyane: «crécelle» Barthèlemi 2007 s.v. rara 03/05/201437

38 03/05/ Parler comme rara de semaine sainte. « Vieil homme dune auguste bonhomie qui parlait comme rara de semaine sainte tout en agitant le cliquetis de ses ciseaux. » (Homme, 13) Parler beaucoup et en faisant un bruit insupportable. Origine onomatopéique: bruit que fait le frottement de la languette de bois contre le roue dentée lorsquon tourne vite linstrument. BBG. «crécelle, bavard» Telchid 1997 s.v. rara.

39 Rarater Vb. intrans. « Or donc, à la rue Frébault, toujours tourmentée par son yen- yenage de gens occupés à choisir, à acheter, à rarater de la langue entre deux coups de marteaux des ressemeleurs, les agaceries des Syriens, les cris de Déterville en train de vendre des journaux, les appels des marchandes de topinambours, survint sous le soleil un léger incident. » (Homme, 125) Parler beaucoup et en faisant un bruit insupportable. Origine: création idiolectale (onomatopée rara crécelle + l'interfixe -t- et la dés. –er (témoignage de lauteur) Néologisme (?) (Confiant 2000 s.v. ressasser. 03/05/201439

40 03/05/ Syak N. m. « Malgré les accords de la guitare, les fantaisies dun banjo, les miaulements daccordéon, lobsédant raclement dun syak, la pulsation du chacha, le délicat vibrato dun violon, la voix dÉloi se détachait comme une pleine lune. » (Tambour, 22) Instrument de musique traditionnelle fabriqué à partir du bambou sur lequel on a creusé des traits transversaux peu espacés. Attestations: Marie-Galante: «instrument de musique fait avec un tronçon de bambou aux nombreuses petites entailles parallèles que lon frotte avec un petit bâton, racleur» Tourneux / Barbotin 1990 s.v. siyak, var. siyap.

41 03/05/ Origine onomatopéique (le bruit répété produit par le frottement du bois contre le bambou.). BBG. Hazaël-Massieux, Marie-Christine, «De lintérêt du Dictionnaire du créole de Marie-Galante de Maurice Barbotin», article paru dans la revue Creolica, 23 septembre 2004.

42 03/05/ Ti-tac Adv. – Par ti-tac. Loc. adv. « Éloi avançait par ti-tac, par petits brins, soucieux de ne rien bousculer pour ne pas faire chavirer la barque fragile de son approche. » (Tambour, 21) Peu à peu. Attestations: Guadeloupe: «un brin, un peu» Ludwig 2002 s.v. titak; Marie-Galante: «On ti tak : un petit peu» Barbotin 1995 s.v. tak; Martinique: «un peu» Confiant 2007 s.v. titak 1 ; Haïti: «ti tak (petite quantité de liquide)» ALH, II, 1978, 648, 1473.

43 03/05/ Origine onomatopéique: (évoque le tic-tac de la montre). BBG. «an ti tac correspond à un peu» JourdainCréole 1956, 122.

44 03/05/ BBG. Ø FEW (TAKK- 13/1, 31b; seulem. tac onomatopée qui sert à exprimer un bruit sec 1587); «an ti tac correspond à un peu» JourdainCréole 1956, 122.

45 03/05/ Oiseau-foufou / Oiseau-foufou N. m. « Laccordéon haletant soulève de petits pas doiseau-foufou. » (Tambour, 191) « Ses mains battaient en ailes doiseau-fou-fou. » (Tambour, 114) Oiseau colibri. Origine: création idiolectale (témoignage de lauteur). Foufou – mot créole dorigine onomatopéique (évoque le battements dailes). Attestations: Guadeloupe, Martinique, Marie- Galante.

46 Conclusions: Source denrichissement lexical. Toutes les interjections et onomatopées mentionnées ainsi que les mots dont elles constituent le noyau dorigine ou qui ont ces interjections ou onomatopées dans leurs structures sont attestées dans des sources écrites (exception: oiseau-fou-fou). Prise en compte dans la lexicographie différentielle francophone. Indice dun style profondément ancré dans loralité. 03/05/201446

47 03/05/ Gracias! Si vous avez des questions…


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