La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg Section B Limiter la réglementation et la critique publique.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg Section B Limiter la réglementation et la critique publique."— Transcription de la présentation:

1 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg Section B Limiter la réglementation et la critique publique

2 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 2 Lalliance des marques Le lobbying Un effort concerté visant, au moyen de contacts avec les autorités gouvernementales et les élus, à peser sur lapprobation, la modification ou le rejet dune décision politique, comme une législation ou une réglementation. Lalliance des marques

3 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 3 Le lobbying Alechnowicz et Chapman (2004) concluent que les Philippines sont lun des pays au monde qui tardent le plus à adopter des mesures de lutte antitabac, en raison du « plus puissant lobby asiatique de lindustrie du tabac ». Diethelm et McKee (2006) expliquent que le lobby du tabac « intimide et manipule les politiciens et les décisionnaires » des États membres de lUnion européenne en matière de politiques dinterdiction de fumer. En octobre 2007, les retards pris par la législation sur létiquetage amènent la Cour suprême en Inde à se demander si le lobby du tabac nest pas « trop puissant ». Gilmore et al. (2006) démontrent comment la BAT a utilisé sa puissance financière en Ouzbékistan, en tant que premier investisseur étranger, pour peser sur la législation antitabac.

4 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 4 La communication institutionnelle Exposition Goya, Royal Academy Le commanditaire, de grands bailleurs de fonds, des érudits, des membres de la Royal Academy, des représentants du gouvernement et bien dautres VIP seront les invités de la Royal Academy lors du vernissage. BAT, 1993, Bates No Grand Prix de Formule Un des États-Unis Dans le cadre du programme de communication institutionnelle, quatre journalistes russes de renom ont été invités aux États-Unis par BAT Russie pour le championnat de Formule Un. Les journalistes se sont montrés très satisfaits du voyage, ce qui a permis daméliorer les relations de lentreprise avec les médias. BAT, 2000, Bates No

5 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 5 Les groupes de façade FORCES International Forest Alliance nationale des fumeurs (NSA) Association internationale des planteurs de tabac (ITGA)

6 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 6 Comment saper le travail des organismes de réglementation Source : Organisation mondiale de la Santé (2000). Rapport 2000 : les stratégies des cigarettiers visant à saper les activités de lutte antitabac de lOrganisation Mondiale de la Santé Le « plan daction Boca Raton » de Philip Morris 26 objectifs de grande envergure définis par Geoffrey Bible Le tabac est présenté comme un problème de pays développés que lon impose aux pays en voie de développement alors que dautres problèmes (VIH/SIDA) devraient y être traités en priorité.

7 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 7 Crédit photographique : Wall Street Journal (1988 et 1989). Comment saper le travail des organismes de réglementation : Paul Dietrich

8 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 8 Comment saper le travail des organismes de réglementation « Lorsquun organe aussi puissant que la Banque mondiale saligne sur lOMS pour imposer les priorités … de cette organisation, cela soulève de sérieuses questions concernant un grave abus de pouvoir. Si le financement des pays en voie de développement est menacé … nous assistons là à un effet pervers de la mondialisation. » Martin Broughton Président de British American Tobacco (2001)

9 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 9 Comment réussir à influencer la politique publique « Une loi interdisant la publicité pour le tabac a été votée en Équateur, mais après la mobilisation de journalistes issus de tous les pays dAmérique latine et de nombreuses organisations, le Président a exercé son droit de veto. Une loi similaire a été proposée au Pérou mais a été rejetée pour être à nouveau étudiée … Au Venezuela, nous sommes parvenus à faire annuler un code dauto-réglementation sur la publicité qui jouait en notre défaveur et nous sommes en train den négocier un autre. Notre travail au Sénégal a permis lélaboration dun nouveau décret sur la publicité, qui est revenu sur une interdiction de publicité totale. » Département des affaires générales de PMI (1986)

10 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 10 Les relations publiques « Nos entreprises prendront les mesures nécessaires pour multiplier leurs efforts de communication sur les risques du tabac et continueront à oeuvrer pour une communication claire de nos points de vue sur les risques du tabac. » BAT, Condensé du bilan social (2003) « Nous sommes engagés dans une collaboration avec les gouvernements, les organisations civiques et internationales, mais aussi avec la communauté de la santé publique, pour trouver des solutions de réglementation sensées et efficaces en ce qui concerne les questions complexes touchant au tabac…» Directeur des affaires générales, PM Asie (2001) Crédit photographique : Legacy Tobacco Documents Library (1998).

11 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 11 La rémunération de consultants Les cigarettiers ont cherché à influencer lopinion publique et la politique en recrutant des scientifiques éminents. Cela fait des décennies quils critiquent systématiquement les preuves grandissantes concernant les effets nocifs du tabac sur la santé. Des journalistes, des écrivains, des personnages publics et des scientifiques sont payés pour créer la controverse et instiller le doute dans lesprit du public.

12 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 12 La rémunération de consultants Proposition de recherche sur la nicotine et la maladie dAlzheimer « … le projet en question sortira du cadre de mes programmes de recherche actuels et pâtira inévitablement de difficultés financières. Jespère par conséquent que BAT pourra envisager de parrainer ce projet (vous trouverez ci-joint un budget prévisionnel). En échange, les rapports universitaires publiés régulièrement sur lavancement de ce projet seront communiqués à BAT. Enfin et surtout, bien évidemment, les résultats seront en faveur de BAT et pourront être rendus publics par les moyens convenus, conformément aux conditions quil conviendra de définir par avance. » Courrier adressé par Xu Qijin (Institut national de recherche pour la planification familiale) à Chris Proctor, BAT,1997, Bates No

13 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 13 Les organismes de recherche financés par les cigarettiers Institut für Industrielle und Biologische Forschung GmbH (INBIFO) dirigé par Philip Morris depuis les années 1970 comme « un lieu où nous pourrions faire certaines choses que nous hésitons à faire dans ce pays. »* « Avouons-le. Nous recherchons des preuves qui, à nos yeux, réfutent lallégation selon laquelle la consommation de cigarettes (sic) est cause de maladies. » Sources : *Wakeham, H. (1970). Bates no /0903 ; Wakeham, H. (1970). Bates no /0163.

14 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 14 Le projet Blouse blanche « Philip Morris a présenté aux cigarettiers du Royaume-Uni sa stratégie mondiale concernant la fumée de tabac ambiante. PM propose, dans chacun des grands domaines internationaux … de réunir, dans les pays clés, une équipe de scientifiques sous la houlette dun coordinateur national et de juristes américains afin de passer en revue la littérature scientifique ou de travailler sur la FTA afin que la controverse ne meure pas. Ils dépensent des sommes astronomiques pour y parvenir. » Philip Morris (1988) « Nous devrions tenter de rallier à notre cause des porte- parole éminents ou des scientifiques de renom. » Philip Morris, sd, cité dans Muggli, et al. (2001), Équipe scientifique de lindustrie du tabac en Asie

15 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 15 La rémunération de consultants « Peuvent adhérer au groupe ARTIST tous les scientifiques et autres personnes techniquement compétentes travaillant pour des sociétés de tabac situées ou possédant des filiales dans la région Asie-Pacifique … ce groupe ne fera en aucune circonstance de déclaration, publique ou privée, sur les risques pour la santé associés aux produits du tabac ou sur toute autre conséquence de la consommation de ces produits. » Philip Morris, 1999, cité dans Tong et Glantz (2004) Bourse détudes scientifiques ASEAN, 1997 « Destinée aux scientifiques des pays de lASEAN. » « Conçue pour favoriser la formation et la coopération des scientifiques dans la région … » BAT, Bates No

16 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 16 La rémunération de consultants « La préférence est donnée aux scientifiques travaillant dans les domaines de la qualité de lair en milieu fermé (QAI), comme lémission source, la mesure de lexposition, la ventilation et autres solutions techniques aux problèmes de QAI, lépidémiologie et lévaluation des risques. » BAT, Bates No

17 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 17 La rémunération de consultants « La plupart des composants de la fumée de cigarette sont présents dans lair ou dans latmosphère polluée des villes industrialisées. Cela donne une petite idée de ce à quoi lon peut sattendre de la part des consultants scientifiques. » Sharon Boyse, projet FTA en Amérique latine, BAT, Bates No

18 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 18 Relecture par des pairs ou « relecture spéciale » ? « Des restructurations seront probablement nécessaires pour contrôler le risque de générer des preuves contraires admissibles par les tribunaux américains. … Des avocats doivent être directement impliqués dans les activités de BAT concernant le tabagisme et la santé, depuis leur conception et à chacune de leurs étapes. » BAT (1984) cité dans Hanauer, et al. (1995) « Je vous joins également un tirage préliminaire de lavant- dernière version de larticle que nous souhaiterions soumettre au New England Journal of Medicine (je parle davant-dernière version car jattends vos commentaires avant de lenvoyer). » Courrier adressé par le Professeur Henry Rothschild à T. Finnegan (Jacob & Medinger [1979]) cité dans Bero, et al. (1995)

19 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 19 Linfluence sur lopinion et la politique publiques « Il y avait 88 fois plus de chances que les articles écrits par des affiliés à lindustrie du tabac (souvent de façon officieuse) ne trouvent aucun résultat prouvant la corrélation entre tabagisme passif et santé. » Barnes & Bero (1998) « Faits scientifiques sur la FTA : un groupe de travail européen composés de scientifiques indépendants a été commandité par British American Tobacco et deux autres cigarettiers pour passer en revue les faits scientifiques concernant la FTA et le cancer du poumon. La conférence et le communiqué de presse fondés sur leurs conclusions ont fait lobjet dune couverture médiatique sur de nombreux marchés. » « La Malaisie … la réunion FTA avec la presse a donné lieu à des éditoriaux positifs et équilibrés dans les grands journaux malaisiens. »

20 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 20 Linfluence sur lopinion et la politique publiques La Nouvelle-Zélande Ajournement des amendements pour une législation dinterdiction de fumer Application dun code volontaire pour la publicité sur le lieu de vente Report de lapplication des avertissements sanitaires australiens … Séminaire de relations publiques FTA BAT, 1996, Bates No

21 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 21 Une stratégie mondiale Chapman, et al. (1994). All Africa conference on tobacco control. BMJ (British Medical Journal). Lee & Glantz (2001). The tobacco industry's successful efforts to control tobacco policy making in Switzerland. OMS. Hammond & White. Voice of truth: Multinational tobacco industry activity in the Middle East. OMS. Barnoya & Glantz. (2002). Tobacco industry success in preventing regulation of secondhand smoke in Latin America. Tobacco Control.

22 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 22 Une stratégie mondiale Gruning & Gilmore (2006). Tobacco industry influence on science and scientists in Germany. AJPH (American Journal of Public Health) Barnoya & Glantz (2006). The tobacco industrys worldwide ETS consultants project: European and Asian components. EJPH (European Journal of Public Health).

23 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 23 Consommateurs Les leçons à tirer pour la politique de lutte antitabac Tactiques directesTactiques indirectes Interdiction du marketing et de la publicité pour le tabac Information du public Réglementations stipulant ce que lindustrie peut faire plutôt que ce quelle ne peut pas faire Divulgation des financements de lindustrie du tabac Décisionnaires Les dons aux politiques sont rendus publics et limités Restrictions sur la portée et lampleur de la communication institutionnelle Communauté des chercheurs Code de déontologie de la recherche Révélation des conflits dintérêt Restrictions sur les financements reçus de lindustrie du tabac Communication des sources de financement

24 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 24 Quest-ce quune « bonne pratique » de la science ? Le code de déontologie RESPECT pour la recherche socio-économique « Une synthèse du contenu dun grand nombre de codes de bonne conduite professionnelle et morale préexistants, associée aux exigences juridiques actuelles de lUE. »* « Destiné à protéger les chercheurs des demandes non professionnelles ou contraires à léthique, à favoriser la prise de conscience des problématiques éthiques et à diffuser les bonnes pratiques professionnelles existantes. »* Trois principes sous-jacents : Le soutien des principes scientifiques Le respect de la loi Le souci déviter les dommages sociaux et personnels Source : *Le projet RESPECT (2004).

25 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 25 Le soutien des principes scientifiques 1 Garantir que les résultats des recherches sont rapportés de façon honnête, précise et exhaustive sans présentation erronée, fabrication, déformation, suppression ou mauvaise interprétation des données. 2 Sassurer que la sélection et la formulation des questions de la recherche ne prédéterminent pas les résultats et nexcluent pas a priori les résultats indésirables. 3 Sassurer du recours à des savoir-faire et qualifications appropriés au sein de léquipe de recherche et décrire de façon correcte et honnête ses qualifications et compétences. 4 Sassurer que la méthodologie et les résultats sont ouverts à la discussion et à lentier réexamen dun pair. 5 Faire état de tout conflit dintérêt, y compris au sujet du financement, dans toutes les communications à propos de la recherche.

26 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 26 Le financement des universités par lindustrie du tabac « Par respect pour la liberté universitaire du corps enseignant et son droit à suivre toutes les pistes de recherche légales, lÉcole nacceptera plus de bourses ou de contrats de recherche de la part dorganisations connues pour être directement ou indirectement financées par lindustrie du tabac. » École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg, 2000 « À compter du 1er janvier 1998 au plus tard, lUniversité nacceptera pas de bourses de recherche de la part de lindustrie du tabac. » Université de Melbourne, 1997 « Une nouvelle politique établissant des procédures spéciales dexamen et dapprobation des propositions de recherche impliquant des fonds émanant de cigarettiers ou dorganismes affiliés. » Université de Californie, 2007

27 2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg 27 Résumé Lindustrie du tabac a eu recours à un grand éventail de tactiques directes et indirectes pour promouvoir ses intérêts. Ces tactiques ont été utilisées dans le monde entier pour influencer les consommateurs, les décisionnaires et les chercheurs. Alors que les tactiques directes sont reconnues et largement acceptées comme des pratiques commerciales standard, les tactiques indirectes sont souvent malhonnêtes, immorales, voire illégales. Une réglementation efficace des tactiques directes et indirectes est indispensable.


Télécharger ppt "2007 École de Santé Publique John Hopkins Bloomberg Section B Limiter la réglementation et la critique publique."

Présentations similaires


Annonces Google