La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Marc DOUCET, DCEM 4 Service de Psychiatrie, Dr FERRAND Trimestre Juillet – Septembre 2006.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Marc DOUCET, DCEM 4 Service de Psychiatrie, Dr FERRAND Trimestre Juillet – Septembre 2006."— Transcription de la présentation:

1 Marc DOUCET, DCEM 4 Service de Psychiatrie, Dr FERRAND Trimestre Juillet – Septembre 2006

2 PRESENTATION DE LEXPOSE : CAS CLINIQUE REFLEXIONS Présentation dun cas rencontré à lhôpital DEFINITION Réflexions sur laddiction au jeu Définition de laddiction au jeu, du jeu pathologique BIBLIOGRAPHIE

3 DEFINITION

4 L'addiction désigne l'asservissement d'un sujet à une substance ou une activité dont il a contracté l'habitude par un usage plus ou moins répété. Définition de laddiction au jeu, du jeu pathologique (ou jeu compulsif ou jeu excessif)

5 Notion dabus dune substance Utilisation inadéquate et répétée dune substance, conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance avec au moins une des manifestations suivantes au cours dune période de 12 mois : - conduisant à lincapacité de remplir des obligations majeures, à de mauvaises performances - conduisant à des problèmes judiciaires répétés - dans des situations où cela peut être physiquement dangereux (conduite…) - malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux Pas de critères de dépendance pour ladite substance Notion de dépendance à une substance Utilisation inadéquate et répétée dune substance, conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance avec au moins une des manifestations suivantes au cours dune période de 12 mois : - tolérance (besoin daugmentation des quantités, effet diminué) - sevrage (syndrome de sevrage, prise de la substance pour soulager les symptômes de sevrage) - prise fréquente en quantité plus importante ou pendant une période plus prolongée que prévue - désir persistant, efforts infructueux pour diminuer ou contrôler lutilisation de la substance - beaucoup de temps passé pour obtenir la substance ou récupérer ses effets - abandon dactivités sociales, professionnelles ou de loisirs - poursuite bien que le personne sache avoir un problème psychologique ou physique Avec ou sans dépendance physique (présence ou non dune tolérance ou dun sevrage)

6 CAS CLINIQUE

7 Madame F se présente aux urgences pour syndrome anxiodépressif. Elle est hospitalisée dans le service de psychiatrie ce jour-même. Aux urgences : Patiente de 53 ans Signes de dépression exposés par la patiente : anhédonie, aboulie, insomnie, difficultés de mémoire et de concentration Visiblement anxieuse Demande à être prise en charge pour son syndrome anxiodépressif connu, et pour son addiction au jeu (casino) Hospitalisation en service ouvert décidée le jour-même.

8 Antécédents : Familiaux : Chirurgicaux : Personnels : HTA, HCT appendicectomie, cholécystectomie Médicaux : apnées du sommeil, souffle cardiaque, HTA, tabagisme (46 PA) Trt à lentrée : Lercan, Acuilix, Aldactone Rivotril, Imovane, Théralène Psy : dépression, jeu pathologique

9 Examen physique :(RAS) Cardiovasculaire : RAS (souffle cardiaque non entendu) Locomoteur : (douleur scapulaire gauche) Abdominal : RAS Pulmonaire :RAS (malgré le tabagisme à 46 PA) Neurologique : RAS Urinaire : RAS Dermatologique : (notion déruptions cutanées photosensibles)

10 Histoire de la maladie : Mariée de 1977 à 1990 (divorce) A lépoque : régisseuse générale des spectacles à Cannes Commence à jouer au casino (machines à sous +++, parfois roulette) => Se transforme en jeu pathologique Actuellement : près de de dettes Installation dune thymie dépressive depuis la cinquantaine Père joueur excessif, décédé dun accident de voiture à la sortie du casino, alors quelle avait 5 ans Janvier 2006 : IMV layant conduit en réanimation, avec intubation et ventilation Prise en charge en clinique psychiatrique, sortie prématurée pour besoin de soins descarre Traitement antidépresseur prescrit par son médecin généraliste A un fils de 28 ans qui va être papa dans la semaine à venir, ce qui la raccroche à la vie

11 Histoire de son addiction au jeu : A lépoque : régisseuse générale des spectacles à Cannes 1990 : commence à jouer au casino (machines à sous +++, parfois roulette) Père joueur excessif, décédé dun accident de voiture à la sortie du casino, alors quelle avait 5 ans Commence à gagner (« chance du débutant ») À partir de 100 F => jusquà F F Utilise cet argent pour régler ses affaires personnelles (factures, courses…) Puis perd de plus en plus => Revient chaque jour afin de regagner ce quelle a perdu Horaires de jeux variables : Peut jouer ½ heure au moment du repas, comme après le travail de 18H à 3H du matin Commence alors une véritable addiction, avec le cercle vicieux : Joue de 1990 à 2006 => Endettement important (près de ) JEU Perte +++ Gain +/- Envie de regagner ce qui a été perdu Envie de continuer le jeu

12 A lentretien : Bon contact avec la patiente Signes de dépression exposés par la patiente : anhédonie, aboulie, insomnie, difficultés de mémoire et de concentration au travail Souriante, semble au premier abord de bonne humeur ; mais dit que cest un masque quelle porte depuis 2002 Depuis 2002 : repli social, prise de poids (depuis la ménopause) avec image péjorative delle-même +++ Très investie dans le travail, notion de surmenage récemment Célibataire. Trouve quelle a des difficultés avec les hommes car trop exigeante Rapporte des conflits avec sa mère. Décrit sa mère comme peu aimante (« Je me suis sacrifiée pour toi »), Idéalise un peu son père. Conclusion : syndrome dépressif possible, avec trouble de personnalité probable addiction au jeu A consulté un psychothérapeute, mais ne supportait pas le silence Se sent coupable de son IMV (effectuée le jour où son fils a appris quil allait être père) A des amies sur qui elle peut compter.

13 Perception du jeu par la patiente : Simple plaisir, pour passer le temps (adore les jeux de société) Pour « tuer une heure » avant la reprise du travail Au début : Puis : => Envie de regagner ce qui a été perdu => Envie de faire comme son père Cest aussi une façon de protester contre sa mère, qui dit quelle sest « sacrifiée pour elle » et en exprime de la rancoeur

14 Sortie 10 jours après : Amélioration sur le plan thymique Traitement de sortie : Rivotril Imovane Théralène Atarax Acuilix Lercan Aldactone

15 REFLEXIONS LE JEU : définition LE JOUEUR NORMAL & LE JOUEUR PATHOLOGIQUE ASPECTS DU JEU, ASPECTS ECONOMIQUES FACTEURS FAVORISANT LADDICTION SOLUTIONS

16 LE JEU : définition Selon Huizinga : action « dénuée de tout intérêt matériel et de toute utilité » (exclut les jeux dargent) Selon R. Caillois : Le jeu est une activité… - libre et volontaire, source de joie et damusement - séparée, soigneusement isolée du reste de lexistence, dans des limites précises de temps et de lieu - Incertaine - Comportant des règles précises, arbitraires, irrécusables - Fictive : accompagnée dune conscience spécifique de la réalité seconde - Improductive Les pratiques ludiques occupent une place importante dans la vie des adultes, comme dans la marche de la société.

17 LE JEU PATHOLOGIQUE : limites de lappellation ? Selon certains auteurs : il sagit dune authentique maladie. Selon dautres : il sagit de lextrémité dune courbe de Gauss (notion de continuité). Le jeu devient une maladie ou une dépendance se traduisant par une impulsion incontrôlable à miser de largent. DSM IIIR (1980) : reconnaît le jeu pathologique comme un trouble de limpulsion. Dans le jeu normal, il y a une pratique ludique avec notion de défi par rapport à soi-même, ou par rapport à un ou plusieurs partenaires Dans le jeu pathologique, il y a un enjeu ; il ne sagit plus dune activité ludique. Le jeu devient pathologique lorsquil génère plus de difficultés dans la vie de la personne que de divertissements. Le jeu accapare largent dévolu à dautres fins, ou encore il constitue une dépendance.

18 1.Préoccupation par le jeu (exemple : préoccupation par la remémoration d'expériences de jeu passées ou par la prévision de tentatives prochaines ou par les moyens de se procurer de l'argent pour jouer). 2.Besoin de jouer avec des sommes d'argent croissantes pour atteindre l'état d'excitation désiré. 3.Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu. 4.Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d'arrêt de la pratique du jeu. 5.Joue pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (exemple : des sentiments d'impuissance, de culpabilité, d'anxiété, de dépression). 6.Après avoir perdu de l'argent au jeu, retourne souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes (pour « se refaire »). 7.Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d'autres pour dissimuler l'ampleur réelle de ses habitudes de jeu. 8.Commet des actes illégaux tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d'argent pour financer la pratique du jeu. 9.Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi ou des possibilités d'étude ou de carrière à cause du jeu. 10.Compte sur les autres pour obtenir de l'argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu. Critères diagnostiques du DSM-IV pour le jeu pathologique

19 LE JOUEUR NORMAL & LE JOUEUR PATHOLOGIQUE Le joueur normal Plus attaché à la satisfaction davoir vaincu le hasard que davoir gagné de largent. Considère la somme à payer (modeste) comme une dépense. Attend sans passion le tirage. Sait que sa chance est minime. Le joueur pathologique Ne maîtrise plus largent quil est en mesure de dépenser. Comportement irrationnel, favorise le registre de lémotionnel. Sait que la perte est lissue la plus probable, mais nen a cure. Commence par essayer de gagner, puis lorsquil perd, rejoue pour essayer de récupérer largent perdu, contre toute raison. (Certains auteurs assimilent cette démarche à une forme de masochisme) Joue pour le plaisir de jouer, avec une excitation inappropriée.

20 - Incapacité daccepter la réalité doù lévasion dans un mode de rêve irrationnel : le jeu - Insécurité émotionnelle un joueur compulsif nest à laise que lorsquil est « en action » - Immaturité désir dacquérir tous les biens de la vie sans faire defforts ; sentiment de toute puissance Caractéristiques essentielles du joueur compulsif Selon J.P.G Martignoni-Hutin, le joueur serait, non celui qui joue, mais celui qui rejoue = notion de fréquence, dhabitude I. Kusyszyn distingue les joueurs « sociaux », « professionnels » et « pathologiques » E. Bergler, dans « The Psychology of Gambling » (1957) : caractéristiques du joueur pathologique : - joue régulièrement - le jeu prévaut sur tous les autres intérêts - optimisme non entamé par les expériences répétées déchec - ne sarrête jamais tant quil gagne - vécu subjectif de « thrill » durant les phases de jeu

21 - Dépression et états maniaques ou hypomaniaques - Personnalités antisociales (délinquance) - Usage de drogues et dalcool - Troubles des conduites alimentaires (anorexie, boulimie) Comorbidités psychiatriques +++ Passe beaucoup de temps à créer des images ou des scénarios de toutes les choses merveilleuses quil fera quand il aura remporté le gros lot Baigne dans le fantasme dune vie plaisante, rendue seulement possible grâce aux sommes dargent obtenues par le jeu, par une victoire sur le hasard Lorsquil échoue, joue dans un climat de désespoir insensé, senfonce sans fin dans un gouffre de misère, tandis que son monde de rêve sécroule Mondes de rêve du joueur compulsif

22 S. Freud : décrit la personne de Dostoïevski (« Le joueur », avec son héros son héros A. Ivanovitch) séquence cyclique et répétitive : accès frénétique et ruineux de jeu puis phase de remords et autoflagellation et de nouveau créativité littéraire => la perte au jeu devient une punition par lentité paternelle, le destin lui-même est une projection du père Théories psychanalytiques E. Bergler : « The Psychology of Gambling » retour à la fiction de la toute-puissance infantile rébellion contre la logique (perte assurée lors du jeu) = rébellion contre la loi parentale

23 Sort du joueur pathologique - Faillite personnelle endettement, suicide… - Faillite relationnelle le joueur ne peut se dissimuler longtemps, il va compromettre toute sa vie relationnelle - Faillite de léthique emprunt dargent sous des motivations mensongères, vol, détournement, escroquerie => suicide, délinquance et incarcération, fuite Le joueur perd donc tout sens de léthique, au mépris, le plus souvent, de sa nature profonde. Trajectoire du joueur pathologique - Winning phase - Loosing phase - Desperation phase Appel à laide

24 Test des 20 questions : - 1) Avez vous déjà perdu du temps au travail ou à lécole à cause du jeu ? - 2) Le jeu a-t-il parfois rendu votre vie familiale malheureuse ? - 3) Le jeu nuit-il à votre réputation ? - 4) Avez-vous déjà ressenti du remords après avoir joué ? - 5) Avez vous déjà joué pour tenter dobtenir de largent afin de régler des dettes ? - 6) Le jeu a-t-il parfois réduit votre ambition ou votre efficacité ? - 7) Après avoir perdu au jeu, avez-vous déjà éprouvé la nécessité de rejouer en vue de regagner vos pertes ? - 8) Après avoir gagné, avez-vous été tenté de rejouer pour gagner davantage ? - 9) Vous est-il arrivé de jouer jusquau dernier sou que vous aviez en poche ? - 10) Avez-vous déjà emprunté de largent pour jouer ? - 11) Avez-vous déjà vendu quelque chose pour pouvoir jouer ? - 12) Avez-vous déjà hésité à risquer au jeu largent que vous réserviez à une dépense normale? - 13) Le jeu vous a-t-il conduit à négliger votre bien-être et celui de votre famille ? - 14) Avez-vous déjà joué plus longtemps que vous ne laviez prévu ? - 15) Avez-vous déjà joué pour échapper aux soucis et aux problèmes ? - 16) Avez-vous déjà commis ou tenté de commettre un acte illégal pour financer le jeu ? - 17) Le jeu a-t-il déjà perturbé votre sommeil ? - 18) Les déceptions, désappointements ou frustrations vous ont-ils déjà poussé à jouer ? - 19) Avez-vous déjà éprouvé le besoin de jouer pendant quelques heures pour célébrer un événement heureux ? - 20) Avez-vous déjà considéré le suicide comme issue possible pour éliminer définitivement votre passion de jouer ?

25 ASPECTS DU JEU Lieux du jeu : - casino (surtout machines à sous : >80% revenus, roulette, jeux de cartes : poker, blackjack…) - hippodromes (PMU) - cercles, associations (PMU, française des jeux : Loto…) - Internet : « casino virtuel » - Jeux vidéos en ligne (pas dargent en jeu, mais système de points et de classement) Autres Jeux de type « Gambling »

26 Dans tous les cas, les jeux dargents entraînent une distorsion cognitive chez les joueurs : Cest ce qui les attire à jouer et rejouer… Un petit gain est en général toujours rejoué : cest la base même du système de profit mis en œuvre par lentrepreneur de jeu. Habile combinaison entre la fréquence relativement élevée de lots et les montants de ceux-ci Taux de retour : 92 % Taux dencaissement : 78 % Stimulation dun processus mécanique dans les machines à sous de type électronique, faisant croire au joueur quil a toutes ses chances Aspect attrayant du jeu, mettant en avant le côté ludique, masquant le côté lucratif et addictif (machines à sous… 80 à 90% des joueurs pathologiques sont accros aux différentes formes dappareils de loteries électroniques)

27 ASPECTS ECONOMIQUES Casinos : > 80% des revenus proviennent des machines à sous (« bandits manchots ») France : 154 casinos, 6,1 milliards F prélèvements de létat : 3,1 milliards F PMU : principale institution 33,8 milliards F prélèvement de létat : 5,6 milliards F Française des jeux : 33,5 milliards F prélèvement de létat : 9 milliards F

28 Epidémiologie en France : Entre et personnes > 90 % hommes 25 à 44 ans, surtout ans Le plus souvent mariés, avec enfants Une majorité de ces joueurs sont surendettés, et laltération des relations conjugales est une conséquence fréquente. La plupart ne jouent quà un seul jeu, les femmes surtout aux machines à sous. Près de 20% des joueurs ont commis des délits. PMU : 27% ouvriers, 19% employés DSM IIIR : entre 2% et 3% de la population adulte

29 FACTEURS FAVORISANT LADDICTION & Facteurs amenant au jeu pathologique Pas de cause universelle ; dans la plupart des cas, le joueur essaie de fuir ou dexprimer un besoin ou un malaise intérieur. Impressions ressenties : - nécessité de succès spectaculaires, de performances - expression de colère, dune rébellion - quête dune libération dun état de dépendance émotive, par une activité contrôlée - fuite démotions douloureuses (libération dendorphines, calme lhyperactivité, distraction) Dépendance physique & études psychobiologiques Cf étude publiée par la revue Neuron Analyse par IRM des régions impliquées dans la consommation de cocaïne (nucleus, SLEA : subtenticular extended amygdala) Un réseau commun de circuits neurologiques sont activés avec lattribution de certaines récompenses. Plus lexposition au jeu est longue et fréquente, plus le risque de dépendance physiologique est élevé. Différents neurotransmetteurs, tels lendorphine et la dopamine, semblent jouer un rôle (comme pour les drogues neurostimulantes) Selon certains auteurs :dysfonctionnement du système noradrénergique central perturbations des mécanismes des endorphines

30 Modèles comportementalistes et cognitifs : - comportementalisme opérant ou Skinnérien - comportement répondant ou Pavlovien R. Ladouceur : La première motivation des joueurs est de gagner de largent. Le joueur aura dautant plus tendance à sattribuer le résultat du gain quil aura exercé une part active dans le déroulement de la séquence du jeu. Profil psychologique particulier : homme aimant la compagnie, les groupes se conduit en meneur, décideur, hyperactif, extraverti, intelligent => lexpérience lui a appris à prendre des risques, limportant est de gagner

31 Recherche de sensations : Pr J. Ades : cette recherche de sensations occupe une place centrale dans un modèle bio-psycho- comportemental de laddiction. M. Zuckerman : Sensation Seeking Scale, avec entre autres pour items : - recherche de danger et daventure - recherche dexpérience - déshinibition - susceptibilité à lennui Hypothèse ordalique : le « Jugement de Dieu » M. Valleur, A.J. Charles-Nicolas : notion de conduites ordaliques => la prise de risque peut être activement recherchée, à travers un vécu dépreuve, voire de mort et de résurrection. Deux faces : - abandon ou soumission au verdict du destin - croyance en la chance, et tentative de maîtrise, de reprise du contrôle sur la vie

32 SOLUTIONS Abstinence : seule solution pour favoriser le rétablissement du joueur compulsif Exemple : à lhôpital universitaire Brugmann à Bruxelles : « contrat dabstinence » Groupes dabstinents :« gamblers anonymes » « joueurs anonymes » + Prise en charge des comorbidités psychiatriques De plus en plus :Thérapie Cognitivo-comportementale

33 CONCLUSION

34 La pratique du jeu par le joueur compulsif noffre aucune autre porte de sortie que la déchéance morale, leffondrement de toute échelle de valeurs, le désespoir et, à la limite, le suicide, particulièrement fréquent dans cette catégorie dindividus. Cest bien sa vie que le joueur mise, même sil le fait par le moyen indirect de largent. Contrairement aux drogues, le jeu ne crée pas de dépendance physique chez le joueur compulsif (sauf si on prend en compte les récents modèles psychobiologiques…). Laspect psychologique du problème est essentiel à la compréhension du phénomène : cest lobsession mentale. Autant que pour lalcool, il est vain dengager des attitudes prohibitionnistes. La prohibition ne semble pas une solution, car elle comporte le risque defflorescence de jeux clandestins, encore plus incontrôlables et pernicieux. Il faut bien constater que les activités détablissements de jeu, et le loto, sexercent de ce point de vue sans contrôles ou législations efficaces Si lindustrie du gambling a beaucoup évolué depuis 25 ans, il semble que le discours des experts en matière de jeu pathologique n'ait guère lui évolué depuis l'époque de Dostoïevski. Ceux-ci ne prendraient pas suffisamment en compte les développements technologiques qui ont eu cours au sein de cette industrie. Les machines à sous électroniques et autres appareils électroniques de jeux nont apparemment rien de ludique puisqu'ils sont conçus pour créer une forte dépendance chez ceux qui sy adonnent sur une base régulière et à une fréquence élevée.

35 Il convient de sattarder sur laspect individuel du problème ; et denvisager des possibilités thérapeutiques adaptées à chaque individu.

36 BIBLIOGRAPHIE

37 CIM 10 DSM IIIR DSM IV « Jeu pathologique », article de lEncyclopédie Médico-Chirurgicale Jean Adès, Michel Lejoyeux (Service de Psychiatrie, hôpital Louis Mourier à Colombes) PubMed (www.ncbi.nlm.nih.gov ) « Les jeux de hasard au Canada », Rapport du Conseil national du bien-être social, hiver 1996 « Le jeu pathologique », 1997 Dr Marc Valleur (Service de Psychiatrie, Centre médical Marmottan à Paris) Christian Bucher « Jeu pathologique », Juillet 2000 Dr Jean-Pierre Papart (Coordinateur Axe santé mentale – planification sanitaire qualitative, Suisse) « Le plaisir du jeu : entre passion et souffrance » Serge Minet, Hôpital Brugmann, Bruxelles Editions lHarmattan « Le jeu excessif, comprendre et vaincre le gambling » Robert Ladouceur, Caroline Sylvain, Claude Boutin, Céline Doucet Editions de lHomme « La psychologie des jeux de hasard et dargent : aspects foncamentaux et cliniques », Loisir et Société, 1994 Robert Ladouceur « Pathological gambling and major affective disorder », 137th annual meeting of the APA, 1984 RD Linden, JM Jonas, HG Pope « Pathological gambling : psychosomatic, emotional and marital difficulties as reported by the bambler », J Gambling Behavior, 1986 VC Loren, R Yaffee « Pathological gambling and depression », Journal of Gambling Studies, 1996 E Becon, M Del Carmen Lorenzo, MJ Fuentes

38 Fin


Télécharger ppt "Marc DOUCET, DCEM 4 Service de Psychiatrie, Dr FERRAND Trimestre Juillet – Septembre 2006."

Présentations similaires


Annonces Google