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Qualité Environnementale des Bâtiments Présentation au Club de lImmobilier 16 mai 2008 Denis WENDLING Architecte DPLG 11, route dEschau – BP 60156 67404.

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1 Qualité Environnementale des Bâtiments Présentation au Club de lImmobilier 16 mai 2008 Denis WENDLING Architecte DPLG 11, route dEschau – BP ILLKIRCH CEDEX Tél Fax

2 Formation Q.E.B. PREALABLE Nous tenons à faire un retour en arrière sur notre formation Q.E.B. (Qualité environnementale des bâtiments) en essayant de faire simple sur certains acquis que nous avons eus en tant quarchitecte, afin de permettre la compréhension de la Q.E.B. à des Maires, Collectivités Locales ou intervenants divers dans lacte de construire. Notre souci, à ce niveau, est de démystifier nos grandes connaissances (théoriques) pour prôner le retour au BSP (bon sens paysan), que nous avons malheureusement occulté, dans un souci de consommation effréné à partir des années Rappelons dabord que la qualité environnementale des bâtiments est la ligne qui occupe lacte de construire dans le vaste chantier du développement durable. Le terme H.Q.E. employé à tort par beaucoup dintervenants nest quun label au même titre que le label Minergie.

3 Définition du développement durable «Cest un développement qui répond aux besoins du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Notre but est donc de prouver par des mots simples que la construction peut être intelligente (ou moins bête) en employant un certain nombre de concepts de base réfléchis et pesés.

4 ENJEUX Maîtriser notre consommation dénergie est devenu aujourdhui un enjeu économique et social de portée mondiale. Limpact des activités humaines sur les écosystèmes, la biodiversité et la santé est tel, que la notion déco-responsabilité se développe dans tous les secteurs dactivités aujourdhui. Protéger notre planète est sur toutes les lèvres, du politique en discours de campagne, à lhabitant dun petit logement qui sinterroge sur sa responsabilité face à notre planète. Nous devons tous nous engager en faveur dune démarche éco- responsable, veillant ainsi à la qualité environnementale des bâtiments à construire.

5 QUELQUES CHIFFRES Les bâtiments utilisent plus de 40 % de lénergie consommée. Une habitation bien isolée nutilise que 27 % de lénergie nécessaire pour chauffer une maison construite en Une bonne isolation de tous les bâtiments en Europe pourrait à elle seule générer une réduction de 400 millions de tonnes de CO2 qui permettrait de réaliser les objectifs du protocole de Kyoto et de combattre efficacement les changements climatiques. Construire et protéger notre environnement implique tous les maîtres douvrage, les architectes, les maîtres dœuvre, ainsi que tout citoyen dans ses actes de tous les jours.

6 Démarche H.Q.E. DEFINITION Cest le management de projets qui vise à construire ou réhabiliter une construction en maîtrisant les impacts sur lenvironnement. Ce management implique : la maîtrise du déroulement des opérations en phase de conception, de construction, dutilisation, dadaptation et de démolition la qualité environnementale des bâtiments vise 14 objectifs appelés « cibles » regroupés en 2 domaines autour de 4 grands thèmes (familles), à savoir : Maîtrise des impacts sur lenvironnement extérieur M aîtrise des impacts sur lenvironnement extérieurléco construction léco gestion Création dun environnement intérieur satisfaisantle confort la santé

7 MAITRISE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX Ces 4 familles regroupent un certain nombre de cibles, à savoir : LEco construction Cible 1 relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat Cible 2 choix intégrés de produits, systèmes et procédés de construction Cible 3 chantier à faible nuisance LEco gestio n Cible 4 gestion de lénergie Cible 5 gestion de leau Cible 6 gestion des déchets dactivités Cible 7 gestion de lentretien et de la maintenance

8 MAITRISE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX Le confort Cible 8 confort hygrothermique Cible 9 confort acoustique Cible 10 confort visuel Cible 11 confort olfactif La santé Cible 12 conditions sanitaires des espaces Cible 13 qualité de lair Cible 14 qualité de leau

9 Aussi, chaque question spécifique dune opération ou système de management dopérations (SMO) doit prendre en compte ces 14 cibles suivant 3 niveaux de performance : B (comme basse) P (comme performant) TP (comme très performant) Le maître douvrage doit choisir parmi les 14 cibles, celles qui devront être au niveau P ou TP. Le SMO, qui sapparente à une procédure, lui permet de hiérarchiser ces cibles et dorganiser la façon de les atteindre. Prenons un exemple pour un bâtiment tertiaire : pour reconnaître un bâtiment conforme à la démarche HQE, les 14 cibles devront avoir atteint des niveaux de performance suivants : 7 cibles au moins au niveau B 4 cibles au moins au niveau P 3 cibles au moins au niveau TP.

10 ANALYSE DES CIBLES Nous allons maintenant entrer au cœur du sujet, à savoir lexplication des cibles. Nous allons tenter, un fois de plus, de rester simple et de ne pas partir dans des batailles dexperts, afin de garantir la compréhension de tous. Usons de bon sens paysan !

11 CIBLE 1 Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat Rappelons que nous construisons un bâtiment pour des hommes et des femmes qui vont y habiter, y vivre, y travailler ou exercer une activité culturelle ou sportive. Construire un bâtiment est aussi un acte fort, compte-tenu quil ne sagit pas dun acte éphémère, puisque le bâtiment va durer et simposera durant toute sa vie aux visiteurs et à ses riverains. Dialogue avec le site Un bâtiment doit faire corps avec son site. La meilleure réponse, à lachèvement de la construction, est de constater sa parfaite intégration et de pouvoir se dire quil est évident quil soit là, à cet endroit. Il a toujours été là ! Dialoguer avec le site, veut dire tenir compte du climat, des vues, des nuisances, des pollutions, des ressources locales ou du site, des eaux pluviales. Bien-sûr, la réponse ne sera pas uniquement à léchelle de la parcelle du terrain, mais prendra en compte également lenvironnement proche et immédiat. Prendre en compte les caractéristiques générales du site, veut déjà dire quà lentrée du projet, on refuse limmeuble produit et que chaque réponse de projet est unique.

12 Aménagement de la parcelle Un terrain est différent dun autre, quil convient danalyser en portant non seulement son intérêt sur la topographie, mais également sur la faune et la flore de ces lieux et des alentours du site. Lanalyse portera sur différents points : accès à la parcelle et ses rapports avec son environnement immédiat organisation des voieries et cheminement sur la parcelle même (piétons, 2 roues, véhicules légers et autres) organisation des stationnements sur la parcelle organisation des espaces plantés aménagement des zones « espaces verts ». A ce stade, se posent déjà les questions fondamentales sur le projet, questions qui doivent être prises en compte dans le cadre du programme. Nous parlons, tout dabord, dorganisation de la parcelle vis-à-vis de la ville. Situer son projet par rapport à son contexte immédiat et ses rapports avec lui.

13 CIBLE 2 Choix intégrés de produits, systèmes et procédés de construction Dès le début du projet, il faut tenir compte de la durabilité dun bâtiment, de ses choix de procédés constructifs et des choix des matériaux employés. Adaptabilité et durée du bâtiment La première question à se poser lorsque lon construit un bâtiment est sa durée de vie envisagée. Lautre question immédiate porte sur sa flexibilité dans le sens des dispositions prises pour reconfigurer le bâtiment en fonction de lévolution des usages. Dans son évolutivité, ne pas figer le bâtiment et le faire évoluer avec les changements technologiques, Dans son extensibilité, en prévoyant de suite une possibilité dextension, soit horizontale ou verticale, Dans sa convertibilité, pour changer complètement son usage, Dans la fin de vie du bâtiment, sa destruction doit être assurée à faible impact environnemental et en revalorisant les matériaux.

14 Choix des procédés de construction Intégration dun projet, des impacts environnementaux et sanitaires et aux choix de construction. Mettre en avant des procédés de construction permettant, en cours de vie, une certaine flexibilité dune part, et un tri facile en vue de la déconstruction, en fin de vie, dautre part. Exemple : un bâtiment en structure béton est beaucoup plus lourd à travailler en changement de lusage intérieur et en déconstruction quun bâtiment en structure bois. Choix des produits de construction Le choix des matériaux doit porter sur plusieurs éléments, à savoir : Limiter les consommations de produits non renouvelables Limiter les produits à lourde consommation énergétique (exemple : aluminium) Limiter la consommation deau, cette notion intervient sur leau et également lénergie nécessaire à la fabrication dun matériau. Cette énergie sappelle lénergie grise Limiter la production de déchets solides

15 CIBLE 3 Chantier à faible nuisance Cette cible porte sur cinq points, à savoir : 1 – Préparation technique du chantier 2 – Gestion différenciée des déchets de chantier 3 – Réduction des nuisances et des pollutions 4 – Maîtrise des ressources en eau et en énergie 5 – Déconstructions sélectives 1. Préparation technique du chantier Le but est de limiter la production de déchets et doptimiser leur gestion. Une bonne conception sopère en amont sur la planche à dessin par un bon calpinage des matériaux, par un plan des réservations soigné, par des procédures limitant les accidents de chantier. La même conception sera qualitative dans la gestion des déchets de chantier et dans le mode de fonctionnalité, de stockage et de tri de lévacuation des déchets. Réflexion : beaucoup trop de chantiers sont encore très mal gérés en tri de chantier compte- tenu dune part, de la non application des intervenants (ou de leur « menfoutisme ») et dautre part, dans labsence totale de gestion pour les petits chantiers.

16 2. Gestion différenciée des déchets de chantier Encore une fois, la meilleure gestion est celle que nous navons pas à faire, soit limiter au maximum les déchets des chantiers. Trois types de déchets sont référencés : - les déchets inertes (DI : 65 % de la masse des déchets) - les déchets industries banals (DIB : 33 %) - les déchets industriels spéciaux (DIS : 2 %) Les déchets doivent être triés et ramenés sur des plates-formes de regroupement de tri. 3. Réduction des nuisances et des pollutions Lenjeu est de limiter les nuisances dun chantier auprès des riverains, des ouvriers du chantier et de lenvironnement. La responsabilité du maître douvrage est engagée dans lintérêt de générer un chantier qualifié de chantier « vert » qui oblige des accès à mettre en œuvre, le respect dune charte « chantier vert » et le management des comportements sur le chantier.

17 4. Maîtrise des ressources en eau et en énergie Il sagit simplement de limiter la consommation deau et délectricité sur le chantier. 5. Les déconstructions sélectives Il sagit de la bonne gestion dune démolition dun bâtiment et de loptimisation de la gestion des déchets.

18 CIBLE 4 Gestion de lénergie Cest la cible la plus complète et la plus connue de lensemble des cibles. Tout dabord, lénergie non dépensée est celle que nous ne consommons pas et que nous ne payons pas. Aussi, il est impératif que les bâtiments à construire ne soient pas énergivores et soient intelligents par leurs qualités intrinsèques. Lobjectif est de ne plus gaspiller les ressources épuisables en énergie fossiles (fioul, charbon) et les remplacer par des énergies durables en maîtrisant parfaitement les gaz à effet de serre. Les leviers sur lesquels nous avons moyen dintervenir sont les postes suivants : Chauffage et climatisation Ventilation Eclairage Eau chaude sanitaire et autre usage

19 Isolation de lenveloppe Un ingénieur thermicien suisse me disait encore il y a quelques semaines « agissez sur une bonne orientation, une bonne répartition des ouvertures, veillez à supprimer tous les ponts de froid en enveloppant correctement votre bâtiment qui doit être de forme simple et vous atteindrez facilement les normes prévues pour 2015 ou 2020 ». Oui, cela est possible aujourdhui par des bâtiments différents de ceux que nous connaissons si nous faisons abstraction des pressions dorganismes ou de grandes entreprises, comme EDF, ISOVER ou dautres. Une bonne isolation de lenveloppe passe par plusieurs points. Pont thermique Les ponts thermiques ou appelés ponts de froid en Suisse, représentent 10 à 40 % des déperditions totales du bâtiment. Ces ponts thermiques sont liés à la conception même du bâtiment et plus leur part de déperdition augmente, plus lisolation du bâtiment est performante.

20 Inertie thermique Linertie thermique est la valeur quà un bâtiment de stocker ou de déstocker lénergie comprise dans sa structure, cest-à-dire dans sa masse. Elle définit la vitesse à laquelle le bâtiment se refroidit ou se réchauffe. Cette donnée est essentielle pour le confort dété. Une inertie plutôt forte amortit les surchauffes diurnes et favorise létalement de la fraîcheur nocturne. Vitrages Outre leur fonction, la première étant léclairage, les vitrages ont la qualité de favoriser le soleil dhiver, mais ont le défaut de favoriser les surchauffes en été. Nous savons mettre en place des vitrages peu émissifs, à double vitrage, voire à triple vitrages aujourdhui.

21 Etanchéité de lair Ce concept est nouveau, mais participe de manière importante à la performance énergétique globale du bâtiment. Cette étanchéité est déterminante dans les bâtiments à ossature bois, qui sont plus filtrants que les bâtiments en maçonnerie ou en béton. Isolation de lenveloppe Suivant un concept purement français, lisolation était placée à lintérieur du logement. Cette disposition favorise les ponts thermiques. La lutte contre les ponts thermiques demande une isolation extérieure dune épaisseur de 20 à 30 cm, en Suisse, qui permettra outre ses capacités à isoler le bâtiment, de lutter efficacement contre les ponts thermiques. Cette sur-isolation est valable pour les parois verticales du bâtiment, mais également pour sa toiture ou pour son contact avec le sol.

22 Solarisation du bâtiment Une règle de bons sens est de travailler les apports solaires gratuits pendant la saison de chauffe, permettant de la sorte une source importante déconomie dénergie, qui nest pas demandée. Lapproche environnementale permet dorienter notre réflexion sur lorientation des bâtiments et de leurs vitrages et sur les espaces capteurs. Orientation des bâtiments et de leurs vitrages Limplantation des bâtiments participe à la maîtrise des dépenses énergétiques. Lorientation Sud doit être privilégiée pour les baies éclairantes et la façade Nord doit être fermée au maximum. Lespacement entre les bâtiments doit être étudié de manière attentive pour permettre la pénétration du soleil dans les logements lors de ces besoins cruciaux, à savoir lhiver. Aussi, une distance minimum est calculée et doit être parfaitement intégrée sur les PLU des villes. La contrepartie de cette donnée, demande également que les façades les plus exposées au soleil direct, en période chaude, bénéficient de casquette et décrans végétaux à feuilles caduques, qui permettront deffectuer un effet de masque sur ces façades exposées. Cette donnée oblige une attention particulière dès la conception du plan de masse de lensemble. Ces éléments, alliés à la conception, sont axés sur la non-utilisation dune climatisation qui nest quun dispositif technique, plaqué sur un bâtiment, pour palier à ses mauvaises performances énergétiques dorigine.

23 Espaces capteurs 1 – Serres et vérandas Les apports solaires passifs peuvent être amplifiés par la construction de vérandas, de serres accolées, constituant des espaces tampons dans larchitecte bioclimatique. Ces apports peuvent couvrir jusquà 20 % des besoins de chauffage. Ces espaces tampons peuvent également servir à préchauffer lair neuf avant lintroduction dans la maison. 2 – Solarisation en tertiaire Dans ce type de bâtiment, il est préférable, compte-tenu de loccupation, de récupérer les apports internes dans les espaces de circulation. 3 – Murs capteurs accumulateurs Des murs capteurs ou murs trombes peuvent accumuler le rayonnement solaire capté durant la journée et le restituer en partie la nuit.

24 Economies dénergie Lénergie la plus économique est celle qui nest pas consommée. Le choix du type de chauffage, qui nest quune résultante de la qualité du bâtiment, est donc primordial. Il en est de même pour le rafraichissement du bâtiment (puits canadien). Energies renouvelables Cest le débat sur : - lénergie solaire - lénergie éolienne - lénergie hydraulique - la cogénération, etc …..

25 CIBLE 5 Gestion de leau 5.1. Récupération des eaux de pluie Une fois de plus, et avec beaucoup de BSP, la bonne gestion de leau passe par celle que nous ne devons pas dépenser ou gaspiller. Aussi, une attention particulière doit être portée à plusieurs niveaux, à savoir : La réduction des fuites Lutilisation dappareils performants Lutilisation deau gratuite à savoir la gestion des eaux pluviales Le prix de leau ne va cesser de croître dans les années à venir, et par voie de conséquence, il faut léconomiser. Il faut savoir que le prix de leau a déjà augmenté de près de 40 % en lespace de 10 ans. Si toutes les dispositions sont prises pour éviter le gaspillage deau, pensons maintenant aux systèmes de récupération deaux de pluie.

26 La vérification de cet objectif passe dune part, bien sûr, par les possibilités de captage de leau de pluie (surface de toiture) et dautre part, de la pluviométrie de la zone dans laquelle nous nous situons. Le principe est de récupérer leau de pluie de la toiture, la diriger vers une cuve de récupération deau et utiliser cette eau pour diverses fonctions, à savoir : Arrosage Nettoyage des voitures Alimentation des chasses deau des WC Nettoyage du linge (cette utilisation est assez controversée) Aujourdhui, des fabricants de cuves ont des procédés qui permettent une automatisation complète de la récupération deaux de pluie et la restitution dans ses divers objectifs.

27 5.2. Gestion des eaux pluviales sur la parcelle Lobjectif est de réduire les réseaux collectifs de récupération deaux de pluie, principalement par période dorages. La gestion de ces eaux de pluie diminue également les risques dinondation en limitant, cas par cas, les risques de pollution. Les principes pour gérer leau de pluie sur la parcelle sont les suivants : Toitures-terrasses Dans une toiture végétalisée, leau sinfiltre déjà dans lépaisseur de terre de cette toiture et retarde par là-même son rejet dans le réseau collectif. Chaussées à structure « réservoir » Leau de pluie est stockée dans le corps de la chaussée et est renvoyée vers le réseau collectif de manière calculée ou régulée.

28 Puits Des puits dabsorption sont aménagés pour infiltrer leau dans le sous-sol, soit vers la nappe phréatique, soit vers une zone infiltrante. Tranchées Des tranchées (ou fossés) peuvent être aménagées aux abords directs des bâtiments pour stocker temporairement leau, avant son infiltration naturelle dans le sol. Elles participent également à lépanouissement des espaces verts ou plantations aux abords des bâtiments. Fossés ou marres Les fossés, nous ou marres fonctionnent sur le même principe que les tranchées. Cette disposition est appliquée sur les sols moins infiltrants ou dans les réseaux urbains.

29 CIBLE 6 Gestion des déchets dactivités La problématique aujourdhui est de gérer au mieux nos déchets et de limiter les volumes à stocker en décharges autorisées. Lobjectif est de générer moins de déchets et de mieux les valoriser par un tri sélectif. Plusieurs modes existent pour la valorisation de ces déchets

30 Valorisation organique Les déchets organiques et les déchets verts doivent être valorisés suivant une méthode de compostage ou de méthanisation. Le but est de réaliser, soit du compost, soit du biogaz. Valorisation matière Le tri sélectif peut permettre de recycler du papier plastique, métaux, verres. Il sagit de réintroduire chez les fabricants des produits triés qui leur permettront dobtenir une nouvelle matière première nécessaire à leur production. Valorisation énergétique Nous parlons à ce niveau, dincinération de nos déchets pour produire de lénergie. Cette valorisation dénergie peut être reliée à un réseau de chauffage urbain. Pour conclure, ce tri sélectif passe bien sûr par une prise de conscience de tous les habitants, mais également par des dispositions de locaux qui doivent être suffisamment importants pour permettre le tri sélectif des déchets. La même question se pose bien évidemment pour les déchets de chantiers et les déchets générés par tous les bâtiments, soit tertiaires, soit publics.

31 CIBLE 7 Gestion de lentretien et de la maintenance Lenjeu majeur quand on conçoit un bâtiment est de préserver le plus longtemps possible la destination pour lequel il a été construit. Il sagit de prendre en compte linvestissement initial et le coût de maintenance obligatoire. Aussi le bons sens paysan nous dira quil ne faut pas construire des usines à gaz qui demandent un polytechnicien pour gérer le bâtiment. Le bâtiment doit répondre à plusieurs critères, à savoir : Durabilité Facilité dentretien et de maintenance Qualité environnementale de lentretien et de la maintenance Organisation de lentretien et de la maintenance

32 CIBLE 8 Confort hygrothermique Le confort thermique exprime le bien être dun individu par rapport à la chaleur et à lhygrométrie. Cette cible se décompose en deux chapitres : Confort thermique dhiver La sensation de confort thermique est liée aux individus. Confort ne rime pas simplement avec température, mais dautres paramètres entrent en ligne de compte, à savoir : Température Lanalyse de la température doit se faire sur trois axes différents : 1 – Température de lair 2 – Température des surfaces des parois 3 – Température résultante, qui est la moyenne des deux premières.

33 Effets de parois chaudes et de parois froides Des parois froides de type marbre rayonneront le froid, alors que des parois chaudes de type bois permettront un abaissement de température intérieure. En Suède ou en Finlande, une température de confort est de lordre de 17 à 18°. Ecarts de température La diffusion de la température doit être uniforme et il faut bannir les zones froides et les zones chaudes. Vitesse de lair La vitesse de lair doit être limitée à 0,15 m/s en hiver. Hygrométrie de lair Entre 30 et 70 % lhygrométrie de lair est neutre par rapport au confort thermique.

34 Confort thermique dété Le confort dété sexprime en fonction de la chaleur, de la vitesse de lair et de lhygrométrie. Lenjeu est essentiel et principalement dordre énergétique. La solution résulte dans un niveau de confort compatible avec les conditions de travail ou de vie dans un bâtiment, tout en recherchant lefficacité énergétique. Cela reviendrait à dire quil faut impérativement bannir la climatisation en réalisant un bâtiment autonome et bien conçu, suffisant à lui-même.

35 Définition des conditions de confort Avant la RT 2000, la réglementation parlait dune température maximale de 27°, fenêtres fermées. Aujourdhui, la réglementation définit pour le confort dété, une température intérieure conventionnelle de référence à ne pas dépasser. Ce seuil de température nest pas une donnée unique, puisquelle doit associer le type doccupation des locaux et bien-sûr la nature de lactivité, la tenue vestimentaire et le taux dhumidité relatif qui ne doit pas être supérieur à 70 %. Une autre donnée du confort est le brassage de lair. Cest le rôle de la ventilation ou des ventilateurs qui permettent un mouvement dair.

36 Orientation et protection des vitrages Des vitrages exposés au Sud engendrent en été une surchauffe manifeste. Toute surface vitrée verticale orientée de Nord/Nord- Ouest à Nord-Est, demande une protection solaire extérieure. La nature et linclinaison des lamelles seront judicieusement calculées suivant la latitude et la longitude du lieu. Je parlais bien de protection solaire extérieure puisque les stores intérieurs ne permettent pas de réduire les apports solaires dété, qui ont déjà traversé le vitrage avant dêtre arrêtés par la protection intérieure.

37 Apports internes et ventilation Encore une fois, usons de bon sens paysan (BSP) et affirmons quil ne faut pas, en période estivale, créer des surchauffes, et par conséquent, favoriser léclairage naturel et bannir lutilisation de lampes à incandescences, etc. Le renouvellement dair par la ventilation permettra déliminer les surchauffes et dassurer un rafraichissement de nuit. Il est bon de rappeler à ce niveau, quen été, les fenêtres doivent être fermées toute la journée et ouvertes la nuit, pour permettre à lair frais nocturne, de rafraichir le bâtiment.

38 La toiture est un des éléments du bâtiment le plus exposé aux rayons du soleil par la nature de son matériau (généralement des tuiles) et par son inclinaison favorable. Il sagit donc de travailler avec des matériaux performants, comme la fibre de bois, qui empêchera la chaleur sous les tuiles de passer au travers de lisolant. Isolation de la toiture

39 Inertie du bâtiment Comme nous lexposions tout à lheure, la ventilation sera favorisée la nuit lors de labaissement nocturne de la température. Les fenêtres vont être ouvertes et cet air rafraichi, doit pénétrer dans les matériaux de masse du bâtiment, qui restitueront cette fraîcheur 12 heures après leur accumulation, soit lorsque le soleil recommencera à briller. Là encore, la conjugaison de plusieurs procédés, comme le puits canadien permettra de rentrer naturellement de lair frais dans le bâtiment, évitant de la sorte le recours à la climatisation.

40 CIBLE 9 Confort acoustique Une bonne qualité dambiance acoustique favorisera une qualité du travail et de bonne relation entre les usagers dun bâtiment, linverse aura des effets négatifs, principalement sur la santé des occupants à travers la déprime et le stress. Létude acoustique dun bâtiment passe par plusieurs stades. Les dispositions architecturales générales Le plan masse doit être étudié pour lutter contre les nuisances extérieures immédiates, tels que aéroport, voie routière, usine, etc. Létude première du plan masse doit prendre en compte ces données, en noubliant pas que certains facteurs peuvent être aggravants, comme les vents ou les réverbérations liées aux paysages environnants. Larchitecte sera également attentif aux dispositions des locaux mitoyens, aux superpositions des locaux et aux dispositions intérieures des locaux.

41 Assurer une bonne isolation acoustique Lisolation acoustique dun local se mesure en dB. La réponse disolation pour un bâtiment situé à côté dun aéroport nest bien sûr pas la même que celle dun bâtiment situé en campagne. Tous les points singuliers, comme fenêtres, portes doivent être étudiés pour assurer une bonne isolation par rapport aux bruits extérieurs (entrée de bruit par les grilles dentrées dair, par système de ventilation). Assurer la correction acoustique des locaux Si une source de bruit nest pas corrigible, parce quune route nest pas déplaçable, par exemple, il faut agir sur la notion même du bruit. Ces investigations passent par une étude acoustique spécifique, qui déterminera le temps de réverbération dune source de bruit, dun niveau sonore, pour décroitre les 60 décibels. Cette correction se fera dabord par une élimination massive des sources, mais également par une absorption massive par les parois horizontales et verticales, de manière à éviter la propagation du bruit.

42 CIBLE 10 Confort visuel La lumière est déterminante dans les bâtiments, soit par la lumière naturelle, soit par léclairage artificiel. Une bonne lumière ne fatiguera pas les yeux et permettra dans le tertiaire, une meilleure qualité du travail. Profiter de la lumière naturelle en bannissant les éblouissements Il faut disposer au mieux de la lumière naturelle du jour. Cest une donnée fondamentale de larchitecture. Léclairage naturel agira autant sur un plan physiologique que psychologique. Lunité de mesure recueillie en la matière est le lux. Suivant la qualité des locaux, les taux déclairement varient de 200 à 800 lux. Léblouissement doit être contrôlé pour éviter le soleil direct qui peut être une source dinconfort.

43 Eclairage artificiel confortable Ces niveaux déclairement varient selon le type dactivité des locaux. Il faut assurer une bonne uniformité de léclairement, tout en évitant les éblouissements. Relations visuelles avec lextérieur La position des bâtiments, les uns par rapport aux autres, sera déterminante dans la qualité de la relation visuelle. Ce point rejoint les préalables à ne pas occulter pour la qualité dun plan masse. Nous rappelons que certains locaux doivent également bénéficier dune certaine intimité.

44 CIBLE 11 Confort olfactif Il sagit encore de bannir les sources de pollution provenant de lextérieur ou de lintérieur des bâtiments. Réduire les sources dodeurs désagréables Le choix des produits de construction doit être judicieux afin que ces produits némettent pas dodeurs désagréables. Il ne faut pas oublier, non plus, lentretien du bâtiment, et bannir lemploi de produits de nettoyage à odeur désagréable. Une attention particulière sera portée dans les entreprises pour stocker les déchets dactivités pouvant être source dodeurs désagréables. Pour conclure, rappelons que certains polluants, comme la fumée de cigarettes ou le CO2, sont facilement maîtrisables en les interdisant simplement.

45 Limiter les sensations olfactives désagréables Cest le rôle de la ventilation des locaux en assurant un débit dair suffisant pour un confort intérieur. Lair doit être renouvelé en permanence, tout en nengendrant pas des courants dair, avec des vitesses supérieures à 0,15 m/s. Nous rappelons également à ce niveau, lintérêt du puits canadien, qui permet un réchauffement en hiver ou un rafraichissement en été de lair neuf, au lieu des traditionnelles entrées dair que nous connaissons aujourdhui dans les châssis de fenêtres.

46 CIBLE 12 Qualité sanitaire des espaces Nous parlons aujourdhui beaucoup de santé. Une attention particulière doit donc être portée sur lenvironnement extérieur ou intérieur dun bâtiment au regard de la santé. Même si un premier travail a déjà été fait sur les réglementations applicables à lamiante et au plomb, un immense travail nous reste à faire sur les conséquences dexposition à certains matériaux dans le bâtiment. Sans se lancer dans une psychose effrénée, il faut sinterroger sur le risque des matériaux par rapport à un fonctionnement normal du bâtiment, sur la nature du risque par rapport aux matériaux et sur son degré de gravité, et pour finir, sur les mesures à prendre dans la mise en œuvre du matériau.

47 Les choix des matériaux et des produits de construction Nous trouvons trois classes de matériaux : 1.Matériaux fibreux Nous nallons pas refaire le procès de lamiante. Nous pouvons cependant nous interroger sur les laines minérales et sur lévolution de la réglementation à leur sujet. 2.Matériaux émettant des composés organiques volatiles et du formaldéhyde Les COV sont des substances chimiques qui se volatilisent aux températures dambiance habituelles. Nous trouvons ces COV dans les matériaux tels que les contreplaqués, agglomérés de bois, mousses et colles urée-formol, tapis et moquettes, sols plastiques et les solvants de peinture ou vernis. Leur réaction peut être simplement irritante, mais aussi cancérogène. Une analyse fine des fiches produit permettront une sélection judicieuse des composants à utiliser ou à bannir.

48 3. Produits toxiques ou pathogènes Nous avons déjà évoqué le problème du plomb contenu dans les peintures, qui aujourdhui est parfaitement interdit. Les bactéries ou légionelles prolifèrent dans les milieux humides et samplifient dans les installations de traitement dair mal conçues et mal entretenues. Les produits de combustion (cheminée à foyer ouvert, poêle) peuvent être dangereux par monoxyde de carbone et responsables dintoxications graves, voire mortelles. Lozone O3 générée par les imprimantes ou les photocopieurs est à surveiller. Nous ne parlerons pas des dégagements de fumées accidentelles pouvant provenir, soit de feux sauvages ou dincendies, qui peuvent générer dimportantes pollutions dans lesquelles il ne faut, bien sûr, pas rester exposé.

49 Nous ne ferons quévoquer des domaines également sensibles sur la santé dus à la radioactivité et aux ondes électromagnétiques. Il sagit de prendre en compte des zones en France, dont les sous-sols sont fortement chargés de radon. Second point : les ondes électromagnétiques, générées soit par linstallation électrique elle-même, soit par une source aérienne, type ligne haute tension. Pour conclure, à ce jour, aucune étude ne permet détablir avec certitude ou dexclure les effets des champs électromagnétiques sur la santé.

50 CIBLE 13 Qualité sanitaire de lair La qualité de lair dépend de deux facteurs, cest-à-dire la limitation des polluants à la source et la ventilation efficace des locaux.

51 Maîtriser les sources de pollution Nous lavons déjà évoqué plus haut dans une démarche attentive de gestion des risques de pollution par des produits de construction riches en COV, en formaldéhyde ou en substances radioactives contenues dans les revêtements intérieurs, les isolants thermiques et acoustiques, les produits dérivés du bois, les colles, les solvants ou produits détanchéité. Il convient également de gérer les risques de pollution par des équipements sur les points suivants : Combustion : prescrire des générateurs à faible émission atmosphérique Installation déquipements de contrôle des émissions polluantes. Système de ventilation et de climatisation Nous en avons déjà parlé, mais il convient de maîtriser les filtres à air, de travailler la qualité des humidificateurs dair et de vérifier de manière périodique, les circuits de distribution dair. Bien sûr, certaines activités dans certains locaux nécessiteront une attention plus poussée. Gérer les risques de pollution par les milieux environnants le bâtiment Nous avons parlé dans la cible 12 du radon, mais il faut également veiller à la qualité de lair neuf introduite dans un bâtiment. Du BSP nous dirait quil ne faut pas mettre une bouche dextraction dair à côté dune prise dair neuf.

52 Limiter les effets des polluants dair sur la santé Notre intervention, à ce titre, sera de deux ordres : Par une ventilation efficace Nous en avons déjà longuement parlé Par un traitement de lair ambiant qui sera à étudier, cas par cas, selon la nature des activités des locaux.

53 CIBLE 14 Qualité sanitaire de leau La qualité de leau relève du confort et de la santé. Ces préoccupations sont à prendre en compte dès la conception, mais également durant la vie du bâtiment. Transport de leau Aujourdhui, présentes que dans les anciens bâtiments, les canalisations en plomb sont bien sûr à remplacer, dès constatation de leur présence.

54 Légionellose Les légionelles sont des bactéries présentes dans leau et les milieux humides. Elles se développent par des températures comprises entre 25 et 50°. Il sagit par conséquent, de porter une attention particulière aux milieux favorables, à la prolifération de ces bactéries et dappréhender les moyens de prévention de leur développement. Contrôle daccès au réseau de distribution collective deau Des analyses périodiques du contrôle de leau sont effectuées par les services publics. Il peut être intéressant, mais pas systématique, de préconiser des systèmes dadoucissement ou de traitement de leau en fonction de la qualité de la fourniture deau.


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