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Daniel J. Caron Bibliothécaire et archiviste du Canada

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Présentation au sujet: "Daniel J. Caron Bibliothécaire et archiviste du Canada"— Transcription de la présentation:

1 Daniel J. Caron Bibliothécaire et archiviste du Canada
Modernisation et documentation de la société dans l’environnement digital Daniel J. Caron Bibliothécaire et archiviste du Canada Oslo 2010

2 L’instant de documentation Dans le passé, les professionnels de l’information étaient seuls responsables d’assurer la pérennité de notre mémoire collective et de notre patrimoine documentaire. Ils choisissaient ce qu’il fallait préserver et ce dont se souviendraient leurs contemporains et les générations futures. La nature et les dimensions de cette prise de décisions critique ayant trait au choix du patrimoine documentaire constituent ce qu’un grand nombre de ces professionnels appelleraient en général « évaluation » ou « acquisition »; on décrirait probablement mieux cette notion par l’expression « instant de documentation ». En résumé, l’instant de documentation est un concept qui décrit la construction de la mémoire publique par les institutions mandataires et par la société civile dans un environnement qui est aujourd’hui principalement numérique. En y regardant de plus près, cependant, on comprend que l’instant de documentation se fond au processus du souvenir, sans égard au temps ni à l’espace, et qu’il survient lorsque les collectivités deviennent conscientes de l’instabilité, de la fragilité et de la nature éphémère de la mémoire et comprennent qu’elles doivent réagir. C’est le moment où la société doit prendre des décisions concernant la diffusion, l’acquisition, le traitement et la gestion de ses ressources d’information en fonction de sa compréhension de leur raison d’être, de leur valeur, de leur utilité, de leur impact ou de leur caractère patrimonial continus. C’est le moment où les collectivités doivent – une fois pour toutes, délibérément et consciemment – investir pour assurer la préservation de l’information, d’abord en tant qu’actif social ou économique et, ensuite, en tant que bien civique et mémoire publique accessibles qui, au fil du temps, seront porteurs de sens pour la société. L’instant de documentation a été complètement transfiguré par l’arrivée de l’ère numérique, qui a contracté ou refaçonné l’espace-temps de la réflexion et qui fait intervenir un grand nombre de nouveaux facteurs dans notre prise de décisions touchant la valeur mnémonique. Des décisions qui pouvaient attendre 30 ans peuvent maintenant être prises avant, pendant et immédiatement après l’acte de création. 2

3 LA TRANSFORMATION SOCIALE Il est facile d’associer la naissance de l’ère numérique et le déterminisme technologique; cependant, si l’on creuse davantage la question, on constate l’influence d’un réseau complexe de facteurs économiques, culturels et informationnels et de gens de mieux en mieux outillés par la technologie. Cette matrice occasionne une transformation sociale importante et continue. Or, cette transformation sociale a eu des répercussions profondes sur des aspects collectifs reconnus (convictions, points de repère, cadres institutionnels et réglementaires, rôles traditionnels) en ce qui concerne la création, l’utilisation, le stockage et la diffusion de l’information ainsi que la signification subséquente de celle‑ci. L’une des caractéristiques de l’ère numérique est qu’elle met en opposition les environnements analogique et numérique. Les principales distinctions se révèlent lorsqu’on examine les caractéristiques de la nouvelle main-d’œuvre multigénérationnelle. Essentiellement, chaque nouvelle génération apporte diverses expériences, normes sociales et opinions sur le monde, ce qui renforce la diversité des compétences, des aptitudes et des connaissances. En général, les baby‑boomers (les personnes âgées de 45 à 63 ans) sont nés dans un monde de communications analogiques, un monde fondé sur la valeur des objets tangibles, où les ressources d’information et de connaissances sont « contenues » dans des manuscrits, des documents officiels, des livres, des catalogues de fiches, des ordinateurs centraux et des ordinateurs personnels. Les recherches démontrent qu’à l’inverse, les membres de la génération Internet (les personnes âgées de 19 à 31 ans), qui forment la « génération numérique », ont grandi dans un environnement social et un cadre de connaissance très différents et dans lesquels ils étaient virtuellement plongés. Cette génération se distingue radicalement des précédentes par la façon dont ses membres, d’une part, interagissent avec l’information, les gens, les institutions et la technologie et, d’autre part, s’acquittent de leurs fonctions et excellent au travail. Il s’agit d’un groupe démographique diversifié, saturé par les médias et rompu à l’utilisation de la technologie et son mode de vie est fluide. Les baby-boomers, eux, sont axés sur les valeurs et font de la réalisation de soi leur priorité. Au chapitre des valeurs, des différences clés distinguent également ces deux générations : les baby-boomers valorisent l’épanouissement, l’indulgence, l’équilibre et l’équité, tandis que les membres de la génération Internet favorisent la diversité, la souplesse et l’habilitation et sont axés sur le service. 3

4 LA CAUSA MATERIALIS Pour une société, la causa materialis est l’ensemble des documents qui permettent à ses membres de vivre leur vie dans un État de droit, de fonctionner collectivement comme une démocratie, de progresser et d’assurer un consensus social constant grâce à la diffusion et à la mise en commun des ressources d’information et à la préservation d’une mémoire publique accessible. Cette expression désigne l’accès égal aux ressources d’information et aux ressources sociales qui permettent aux gens de tirer avantage des droits et libertés qui leur sont conférés. Il s’agit des biens civiques fondamentaux de notre pays – les pièces originales qui documentent nos décisions et nos actes ainsi que l’information qui se trouve dans nos livres et nos autres médias et objets documentaires. Ces biens sont nécessaires à une société qui veut définir, exprimer et partager des buts, des hypothèses, des valeurs et des principes, donner à des personnes et à des groupes les compétences sociales dont ils ont besoin pour participer au processus démocratique au sein d’une collectivité et assurer la responsabilisation de l’administration publique et de la gouvernance dans le respect de la primauté du droit. 4

5 LES CHANGEMENTS TECHNOLOGIQUES Les progrès technologiques ont mené à la marchandisation des ressources d’information dans une mesure auparavant inimaginable. Ils donnent aux consommateurs la possibilité de participer à la création, à la production et à la réutilisation simultanées du contenu informationnel et établissent de nouvelles formes de courtage et de production documentaire liées à l’information, aux compétences et aux connaissances. Nous avons transcendé la production analogique et créé un « marché » de l’information numérique dont les dimensions, le dynamisme et la densité sont inimaginables. Le paysage de l’aménagement des ressources d’information et de la mémoire a changé : autrefois le théâtre d’expériences officielles ordonnées et contrôlées et de relations limitées entre les représentants officiels de services d’archivage des communications analogiques, il se veut aujourd’hui le reflet des expériences informelles désordonnées et non contrôlées et du caractère illimité des communications dans le cyberespace auquel ont donné naissance le Web et les réseaux en ligne. Les progrès technologiques ne s’arrêtent pas là; ils se poursuivront à mesure que la société maîtrise mieux la technologie et la met à contribution de façons nouvelles et inédites. Dans cet environnement qui nous semble futuriste, les institutions chargées de la mémoire devront continuellement réévaluer leurs postulats et leurs façons de faire, afin de bien comprendre ce qui constitue l’information numérique ainsi que leurs rôles et responsabilités à cet égard. Dans une société où les progrès technologiques font disparaître les frontières entre les disciplines, par exemple en conjuguant les technologies de l’impression avec la biophysique et la biologie cellulaire afin de reproduire la formation des tissus biologiques grâce à des technologies d’impression d’organes ou en donnant la possibilité de recréer sur demande des objets en trois dimensions, quels seront la fonction et le rôle des institutions qui se consacrent à la mémoire dans un tel contexte? 5

6 LA MODERNISATION La modernisation de Bibliothèque et Archives Canada (BAC), qui se fonde sur les quatre principes directeurs que sont l’importance, la suffisance, la viabilité et la société, constitue l’occasion idéale d’examiner la pertinence et l’efficacité de notre institution dans la société, en cette ère numérique et au‑delà du XXIe siècle. L’instantanéité et la fluidité qui caractérisent la création, l’utilisation et la réutilisation de notre causa materialis ont changé de fond en comble les relations traditionnelles établies et acceptées entre les fournisseurs d’information (les institutions axées sur la mémoire) et les utilisateurs de l’information (les citoyens). Puisque les transformations sociales et les progrès technologiques permettent à tous de publier des informations, de les mélanger et de les réutiliser par des moyens numériques, les consommateurs de ces informations sont désormais également, dans l’environnement numérique, des producteurs. La distance qui sépare les citoyens et les ressources d’information s’est considérablement réduite. L’acquisition, la préservation et la consultation des ressources d’information, qui relevaient autrefois des institutions de mémoire dans le monde analogique, se font aujourd’hui d’une façon plus directe, transparente et immédiate dans le monde numérique. Ces avancées donnent à la fois aux institutions de mémoire, comme BAC, et à nos clients, les citoyens du Canada, la possibilité de réévaluer et de repenser des méthodes et des façons de faire désuètes et fondées sur le monopole qui avaient été conçues et qui s’appliquaient mieux à l’ère de l’imprimé, et de participer à des activités comme le catalogage ou l’affectation de métadonnées, qui étaient auparavant du seul ressort des professionnels de l’information. La clé de la réussite de cette approche moderne du développement des ressources de l’information numérique est la collaboration. Le volume des informations numériques augmente exponentiellement, tout comme la complexité du processus d’acquisition, de préservation et de diffusion des ressources d’information, lesquelles étaient autrefois finies, statiques et délimitées. En effet, il n’est plus possible ni approprié qu’une seule institution de mémoire s’acquitte de manière isolée de ses responsabilités; il faut trouver de nouvelles façons de faire qui seront axées sur la coopération et la collaboration entre toutes les institutions, à l’échelle du Canada. En outre, la reconnaissance du fait que BAC doit être une institution axée sur les politiques et faisant partie de la grande organisation du gouvernement fédéral est au cœur du modèle modernisé de développement des ressources d’information numérique de BAC. Nous devons fonder nos décisions sur des données probantes et des analyses et recherches solides. Notre institution doit prendre des décisions viables et durables qui reflètent les opinions de la société canadienne, dont témoigne le consensus entre les ministres. Pour finir, afin de prendre des décisions stratégiques concernant les éléments du patrimoine informationnel numérique du Canada qu’il convient d’acquérir, de préserver et de diffuser, BAC se conformera aux quatre principes directeurs énoncés plus haut. 6

7 Modernisation Organisme professionnel du GC
Instant de documentation Changement technologique Causa materialis Transformation sociale Modernisation Organisme axé sur une politique stratégique Organisme professionnel du GC La suffisance L’importance La viabilité La société Collaboration La prise de décision fondée sur la démocratie délibérative

8 Pour de plus amples renseignements :
Édifier ensemble notre mémoire continue : Constituer un patrimoine documentaire représentatif


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