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Classification systématique des protistes Page 1 Eucaryotes Mastigota (=Protistes) Archamoebaea Mastigina Dimastigota Retortamonada Giardia Diplomonadea.

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3 Classification systématique des protistes Page 1 Eucaryotes Mastigota (=Protistes) Archamoebaea Mastigina Dimastigota Retortamonada Giardia Diplomonadea AxostylataParabasalea Trichomonas Euglenozoa Euglenida Euglena Kinetoplasta Bodo Trypanosoma Bodonea Trypanosomatidea Dictyostela Dictyostelium Chromista Prymnesiomonada Cryptomonada Cryptomonas Alveolata Dinoflagellata Glenodinium Apicomplexa Eimeria / Plasmodium Gregarinea / Coccidea Ciliophora Hypotrichia Euplotes Spirotrichea SuctoriaPhyllopharyngia PeritrichiaOligohymenophorea Choanoflagellata Proterospongia /Sphaeroeca ChlorophytaPhytomonadea Volvox / Pandorina Phylum Règne Empire Sous règne Sous phylum Classe Sous classe Espèce A savoir par cœur! Pour information! Archaezoa

4 Classification systématique des protistes Page 2 Metakaryota Amoebozoa Lobosea Filosea GranuloreticulosaForaminiferea Allogromia ActinopodaHeliozoea Actinosphaerium

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6 Placozoaire Page 3 Sous règne : AGNOTOZOAIRE Phylum : PLACOZOAIRE Nbre: 1 -3 théories se sont succédées (dans lordre) : 1.Théorie de la Blastula-gastrula 2.Théorie du planuloïde 3.Théorie de la placula -Il sagit dun animal marin. Lanimal se déplace grâce à ses cils et en se déformant. -Il se nourrit de débris organiques, dalgues unicellulaires, en absorbant les produits de sa digestion extracorporelle. -La multiplication peut seffectuer par fission, mais la reproduction sexuée a déjà été observée. -Quelques caractères dérivés propres: 2 couches de cellules délimitent un espace contenant des cellules mésenchymateuses noyées dans une matrice extracellulaire (cf. fig.1) Lexodigestion se fait par formation transitoire dune chambre digestive (cf. fig.2) Exemple unique : Trichoplax adherens -Il sagit dun animal fait de cellules structurées de manière plane (quelques milliers de cellules). Absence de lame basale Le corps est composé dune couche dorsale et dune couche ventrale de cellules ciliées suffisamment distinctes pour reconnaître une polarité dorso-ventrale. Absence dorganes et de tissus différenciés. -On lavait oublié, car on pensait quil sagissait dune larve. Pourtant on a découvert par la suite quil se reproduisait, acte qui, comme on le sait, est le fait dun individu adulte. Cil: cil Cod: couche dorsale Cov: couche ventrale Cef: cellule fibre Ceg: cellule glandulaire Mic :microvillosité

7 Page 4 Mésozoaire Sous règne : AGNOTOZOAIRE Phylum : MESOZOAIRE Classe : Dicyemida Orthonectida Nbre: 50 -Ce sont des animaux qui ne représentent pas grand chose dans la vie de tous les jours : ils ne se mangent pas, on ne sen sert pas, … -Il sagit danimaux vermiformes (allongés) moruloïdes -On les appelle des moruloïdes, car ils nont pas atteint un stade plus élevé. -Les dicyémides regroupent des parasites du système excréteur des mollusques céphalopodes. Les orthonectides, quant à eux, sont parasites de différentes classes et phylla. Les mésozoaires absorbent par diffusion les nutriments des divers liquides corporels de leurs hôtes, ce qui explique labsence dorganes de nutrition. -Le cycle de vie fait intervenir une alternance de générations sexuées et asexuées (infestantes pour lhôte toutes les deux) : Asexuée ou nématogène Asexuée ou nématogène. (division cellulaire asymétrique) Il sagit de parasites des reins. Ils ont de nombreux cycles reproductifs. Les nouveaux animaux proviennent de la cellule axiale (contient les agamètes/axoblastes ou cellules reproductrices formée par division du premier noyau dune cellule axiale) et sortent de côté (bourgeonnement) pour donner un être semblable au parent et vivent à leur tour dans les reins. En effet, lagamète, toujours à lintérieur de la cellule axiale, se développe en un nouveau nématogène qui quitte le nématogène mère. Ils évoluent dans le rein du jeune Céphalopode jusquà la maturité sexuelle de celui-ci ou jusquà ce que la colonie soit trop importante. Sexuée ou rhombogène Sexuée ou rhombogène. (=identique au nématogène). (hermaphrodite) Si la reproduction asexuée ne suffit plus, alors la reproduction sexuée prend le relais et permet la libération dans leau de mer dune nouvelle génération via les urines pour sortir du reins. On observe une division à lintérieur de la cellule axiale dune larve infusiforme, ciliée. Cette situation est typiques des moments où le reins est saturé en parasites par exemple. -Quelques caractères dérivés propres : Perte de tissus (mésoderme) et organes (tube digestif, système nerveux) suite à sa vie parasitaire. oChez les Dicyémides : Une ou plusieurs grande(s) cellule(s), à noyau polyploïde se trouvent en situation axiale (cf. fig.1). Dans la cellule axiale, les cellules sont imbriquées les unes dans les autres. Il y a développement intracellulaire des embryons. Description morphologique : Le corps, sans organes différenciés, présente une symétrie bilatérale et est aplati dorso-ventralement. Il est constitué de 2 couches de cellules ciliées externes, recouvrant et renfermant, chez les dicyémides, une ou plusieurs grandes cellules axiales germinatives impliquées dans la reproduction et constituant une « gonade » rudimentaire (seul organe de lanimal). Ces cellules axiales géantes possèdent un noyau polyploïde. Elles peuvent même contenir des œufs, des gamètes et des embryons. Axb : axoblastes Em : embryons

8 Porifera Page 5 Sous règne : PARAZOAIRE Phylum : PORIFERA Classe : Calcispongea Nbre: 5000 (phylum) 1000 (selon livre) -Elles sont exclusivement marines (il existe des formes deau douce). -La solubilité du CaCO 3 augmentant avec la profondeur, la sécrétion dun squelette calcique devient plus difficile lorsque lon quitte les eaux superficielles, doù la préférence pour ces éponges pour les eaux de profondeur inférieure à 100m. Mais il faut savoir que des espèces abyssales existent néanmoins. -Au contraire des Demosponges et des Hexatinellides, les éponges calcaires ont besoin dune surface dure pour se fixer et se développer. -Une gastrulation a été observée chez sycon. La larve se fixe par lextrémité blastoporale et une petite éponge, à structure asconoïde, se forme. Elle évoluera par la suite en sycon. -Les archéocytes sont des cellules étoilées qui peuvent se différencier en toutes les cellules de léponge (=origine). La dédifférentiation est aussi possible. Ce ne sont pas vraiment des animaux, ce ne sont plus des protistes. Si on sépare des cellules déponge, elles redeviendront après un certain temps, de petites éponges. -Quelques caractères dérivés propres : Le squelette est constitué de spicules calcaires. Les spicules ne sont pas différenciés en mégasclères et microsclères. Description morphologique : -Elles possèdent un squelette calcaire (le plus souvent en calcite) organisé toujours en spicules, avec parfois, en plus, une mase continue. On trouve dans cette lignée tous les type de construction de lorganisme (ascon, sycon et leucon). a : ascon b : sycon c : leucon At : atrium Cch : chambre choanocytaire

9 Porifera (suite) Page 6 Sous règne : PARAZOAIRE Phylum : PORIFERA Classe : Hyalospongea Nbre: 5000 (phylum) (selon livre) éponges de verre -Les éponges de verre comme on les appelle sont strictement marines (communes dans les eaux profondes). -La solubilité de la silice décroît avec la température et la profondeur, ce qui explique sa localisation dans les eaux profondes ( 200m) et dans les eaux froides polaires (30-60m). -Quelques caractères dérivés propres : Spicules : les hexactinellides possèdent des spicules à 3 axes principaux (6 pointes), les hexactines (cf. fig.1). Les hexactines sassemblent pour former une construction complexe et harmonieuse (cf. fig.2). Les hexactinellides ne possèdent pas de pinacoderme, cest-à-dire une couche cellulaire externe continue formée chez les autres éponges par les pinacocytes (cf. fig.2). choanosyncytium Il nexiste pas de choanoderme, formé par les choanocytes chez les autres éponges, mais un choanosyncytium qui bourgeonne des structures ressemblant à des choanocytes dépourvus de noyaux (cf. fig.3). Description morphologique : -Leur squelette est silicieux avec des mégasclères (ou grands spicules) et des microsclères (petits spicules) qui tous peuvent avoir une structure à 6 pointes (hexactine). Très souvent les mégasclères sont agencés de manière à former un réseau silicieux complexe sans matrice protéique. -Le tissu des hexactinellides est partiellement syncytial, avec des choanocytes en réseau. -Beaucoup de formes réduites existent, mais on considère que lhexactine est la forme plésiomorphe de la lignée, doù le nom dhexactinellide. Cch : chambre choanocytaire He : hexactine Mbe : membrane externe Col : collerette Fl : flagelle N : noyau

10 Description morphologique : demosponges -Les demosponges rassemblent la grande majorité des espèces du phylum des éponges ou porifères. démosponges calcerea -Les démosponges ne présentent jamais les structures simples ascon et sycon que lon rencontre chez les calcerea. Elles sont toutes de type leucon. Les spicules sont différenciés en grands spicules, mégasclères, indispensables à la construction de lorganisme, et en petits spicules, ou microsclères, noyés dans le parenchyme. Porifera (suite et fin) Page 7 Sous règne : PARAZOAIRE Phylum : PORIFERA Classe : Démosponge Nbre: 5000 (phylum) 8000 (selon livre) -Les démosponges vivent dans tous les environnements aquatiques (eaux douces et salées, polaires et tropicales, de la zone intertidale jusquau fonds abyssaux (8600m)). -Comme les autres éponges, elles se nourrissent et captent lO 2 en créant dans leurs chambres internes un courant deau. Celui-ci est créé par le battement des flagelles des choanocytes. Leur nourriture est constituée de plancton et de particules organiques détritiques. Ces particules nourricières sont captées par les choanocytes. La digestion est intracellulaire. Les déchets sont évacués par les pores exhalants. Notons que certaines éponges carnivores ont perdu leur système aquifère. LO 2 diffuse dans les tissus. -Ce sont des organismes souvent hermaphrodites. Le sperme est émis vers lextérieur par un pore exhalant. Les spermatozoïdes nagent dans leau et certains dentre eux entrent dans une autre éponge ave le flux deau, par un pore inhalant. La fécondation a lieu dans léponge réceptrice. Certaines démosponges sont ovipares, dautres incubent les embryons. La larve est planctonique avant de se fixer sur un support. -Les démosponges contiennent des symbiontes et des commensaux en grande quantité. -Quelques caractères dérivés propres : collagène Le squelette est formé de 2 composants : des spicules silicieux (SiO 2 ) présentant de 1 (monactine) à 4(tétractine) pointe(s) (cf. fig.1) et de spongine une forme particulière de collagène, dispersée dans le parenchyme, ou structurée en larges fibres. Il ny a jamais les structures simples ascon et sycon ; on ne trouve que des structures de type leucon (c).

11 Page 8 Cnidaire Sous règne : EUMETAZOAIRE (Radiata) Phylum : CNIDAIRE (COELENTERATA) Classe : Protomedusa (fossile) Dipleurozoa (fossile) Hydrozoa Scyphozoa Anthozoa Nbre: 1000 (phylum) 9000 (selon livre) Description morphologique : cnidocyte -Il sagit des hydres, des anémones de mer, des coraux, des méduses, tous caractérisés par une cellule urticante : le cnidocyte. diploblastiques mésoglée polypeméduse -Ces animaux a symétrie radiaire sont composés de 2 feuillets embryonnaires ; on les dit diploblastiques. Entre les 2 feuillets se trouve une gelée (lâche et gélatineuse), la mésoglée. La cavité digestive bien différenciée, à un seul orifice, souvre vers lextérieur par une bouche entourrée de tentacules. Il ny a ni appareil excréteur ni appareil circulatoire. Les cellules nerveuses forment un réseau sans système nerveux centralisé. Cet embranchement présente 2 morphologies principales, le polype (a) et la méduse (b), les 2 se ressemblant beaucoup structurellement. a.Le polype est un tube creux, fermé au pied et ouvert à sa partie supérieure (bouche). La paroi est constituée de lextérieur vers lintérieur de lectoderme, de la mésoglée et de lendoderme. Le polype est fixé par son pied sur un substrat. b.La méduse libre a plutôt la forme dun disque, résultant de laplatissement et de lélargissement du tube précédent. La couche de mésoglée sépaissit beaucoup et le plan se retourne : la bouche devient ventrale, toujours entourée de tentacules. -Au cours de la vie dun cnidaire, il y a une phase fixée (polype) et une phase libre (méduse) liée à la dissémination de lespèce. En effet, la méduse porte les gonades et produit les gamètes. Le polype se multiplie le plus souvent par bourgeonnement, donc de manière asexuée. Cependant, on peut observer des espèces à phase mixte, fixée ou libre uniquement et cela dans des degrés variés. hydrozoaires i.Les hydrozoaires sont des hydres (svt coloniales) avec une phase libre plus ou moins développée, en effet, la méduse est petite, transparente et planctonique. La mésoglée ne contient pas de cellules. Seul lépiderme porte des cnidocytes. Les gonades sont épidermiques. scyphozoaires ii.Les scyphozoaires sont pélagiques ; la phase méduse est dominante ou totale. Les méduses sont grandes et la mésoglée contient des cellules. Lendoderme porte aussi des cnidocytes. Les gonades sont endodermiques. anthozoaires iii.Les anthozoaires sont souvent coloniaux et nont pas de phase libre. La cavité gastrique est dotée dun pharynx et se trouve partiellement divisée en plusieurs chambres par des parois. Les coraux sont des polypes coloniaux qui sécrètent un exosquelette externe calcaire. Hydrozoa Scyphozoa Anthozoa Hydroméduse Scyphoméduse Anthoméduse (=cloche) Leptoméduse (=ombrelle)

12 Cnidaire (suite) Page 9 -Peu despèces vivent en eau douce, les cnidaires sont surtout marins. -Ils se nourrissent dorganismes planctoniques, de petits invertébrés, voire de petits poissons. Les cnidocytes des tentacules inoculent un venin paralysant aux proies grâce à leurs harpons urticants. A la suite de quoi, la proie est amenée vers la bouche par les tentacules. -La reproduction passe par les 2 phases fixée et libre. Le polype produit des méduses par bourgeonnement. Il peut aussi par fission donner dautres polypes ou des larve planula asexuées qui donneront dautres polypes. Les méduses, issues dun polype ou dune larve planula, nagent et portent des gonades. Les gamètes mûres sont évacués dans leau de mer où la fécondation a lieu. La larve planula (ciliée et nageuse), un temps planctonique, finit par se fixer sur un substrat pour devenir polype. Certaines espèces sont à sexes séparés, dautres sont hermaphrodites. La méduse est la forme de reproduction, alors que le polype est la forme végétative. Lhydre est un polype seul. planulaactinula Après lamphiblastula (éponge), nous découvrons 2 nouvelles larves : la planula et lactinula (=actinulida est une néoténie). -Quelques caractères dérivés propres : Cnidocytes : il sagit dune cellule spécialisée servant à lattaque et à la défense. Il renferme une vésicule, le nématocyste qui contient un minuscule harpon dévaginable, associé à une source de venin paralysant (cf. fig.1). La musculature est dorigine double, ecto-endodermique, avec des cellules myoépithéliales. Cycle de reproduction : à lexception des anthozoaires, il existe avec un degré daltération important une phase polype et une phase méduse. La larve typique est une planula, à épiderme cilié (cf. fig.2). Nématocyste avant et après décharge : cny : cnidocyte nem : nématocyste cni : cnidocil ei : épine N : noyau o : opercule sty : stylet tu : tube Section longitudinale de planula : cil : cil ecto : ectoderme endo : endoderme Hydrozoaire P/MPP/mp/MM Scyphozoaire p/MM Anthozoaire P Il renseigne la méduse sur sa position et son équilibre

13 Scyphozoaires Scyphozoaires : (M/p ou M) -Aurelia : -Théoriquement la symétrie de base 4 doit être respectée. -Rhopalie : -Ocelle -Organe de léquilibration -Cryptes sensorielles -Haliclystus : -Il semble ressembler à un polype, mais reste néanmoins une méduse. En effet, il possède les 2 caractéristiques des méduses citées ci- dessus. Cnidaire (suite et fin) Page 10 2 caractères qui les différencient des Hydrozoaires Anthozoaires Anthozoaires : (P) -Il sagit des coraux (rien à voir avec les corail qui est une matière!), des gorgones, des anémones,… - 2 groupes : -Alcyonaires (coraux mous) -Sceractinia : ( mio dannées) Elle induit la précipitation du CaCO 3 grâce à la photosynthèse de leurs symbiontes (« Zooxanthelles »). On pense aujourdhui que tout le CaCO 3 proviendrait de cette transformation par Sceractinia. -Zoantharia (coraux durs) Alcyonaires Zoantharia Polypes petits (2-3mm) En colonies pour pouvoir résister! Symétrie à 8 : -8 tentacules pennés -8 septes Siphonoglyphe (cf. schéma du cours) Polypes plutôt grands ( 20cm) Solitaires Solitaires ou coloniaux Symétrie de 6 ou 6n : - tentacules, tubulaires, septes 0 ou 2 siphonoglyphe(s)

14 Page 11 Cténophores Sous règne : EUMETAZOAIRE (Radiata) Phylum : CTENOPHORA Classe : Tentaculata Nuda Nbre: 90 (phylum) 100 (selon livre) -On les rencontre entre la surface des mers et 3000m de profondeur, certains ayant acquis, secondairement, un rythme de vie benthique. -Il sagit danimaux très fragile. Pourtant dans certaines partie du monde, ils peuvent former la majorité de la biomasse du plancton. -Ce sont des carnivores qui se nourrissent surtout du zooplancton. Haeckelia sp., après sêtre nourri de méduses, retient les cnidocytes de sa proie et les incorpore dans son propre épiderme. -Quelques caractères dérivés propres : La symétrie est biradiaire, si lon tient compte des peignes dune part, des tentacules de lautre (cf. fig.1). Colloblastes : les animaux portent des cellules adhésives particulières, les colloblastes, souvent portés par des tentacules. Peignes : un cténophore porte fondamentalement 8 rangées de peignes, contrôlés par un organe des sens apical unique. La larve cydippide est caractéristique du taxon (cf. fig.2). Description morphologique : Cténophores -Ils sont planctoniques, transparents, ressemblant beaucoup à des méduses. Les Cténophores ont communément un corps globuleux, à symétrie radiaire, une bouche ventrale et une mésoglée abondante. Ils se caractérise par la présence de longues rangées de plaques ciliées (8 habituellement), à rôle locomoteur, ressemblant à des peignes, doù le nom du taxon (ctenos = peigne). Leur vague ressemblance avec les méduses pourrait résulter dune convergence, car un certain nombre de caractères importants les en éloigne. Néanmoins, leur position dans le règne animal reste floue. -Il ny a pas de phase fixée, et ne sont jamais coloniaux. Les 2 plans de symétrie dun cténophore cydippide (1.plan sagittal, 2. Plan transversal) : cna : canal pei : peigne td : tube digestif te : tentacule bo : bouche ora : organe des sens apical pei : peigne

15 Bilatériens Page 12 -Ils se divisent en protostomiens et deutérostomiens. -Quelques caractères dérivés propres : Symétrie bilatérale : lanimal présente 2 axes de polarité (antéro-postérieur et dorso-ventral) qui ont pour corollaire une symétrie bilatérale, doù le nom du taxon. Laxe de polarité antéro-postérieure est parallèle au sens de déplacement, et au trajet des aliments dans le tube digestif. Le tube digestif est complet, non ramifié, cest-à-dire souvrant à lavant par la bouche et à larrière par lanus. Le blastopore de la gastrula donne au moins un des orifices du tube digestif. Un 3 ème feuillet, le mésoderme, apparaît entre lendoderme et lectoderme. Il comporte une cavité, le coelome. La protonéphridie, système de cellules à fonction excrétrice, est primitivement constituée de 3 cellules différenciées, une cellule terminale portant un flagelle, une cellule-canal et une cellule-néphridiopore (cf. fig.1). Les synapses sont toutes unidirectionnelles. La synapse avec le système acétylcholine/acétylcholinestérase est caractéristique des bilatériens. Système nerveux central : il y a formation dun système nerveux central, organisé autour dun ganglion céphalique et dune chaîne nerveuse. Un processus de céphalisation concentre, autour de la bouche, les organes des sens et les organes de préhension. Des gènes de développement de la famille Hox sont groupés en complexe. Celui-ci obéit à la règle de colinéarité, cest-à-dire que lordre des gènes sur le complexe correspond à leur lieu daction quand on parcourt lanimal de lavant vers larrière (cf. fig.2). Protonéphridie sans la cellule néphridiopore cec : cellule canal cte : cellule terminale fl : flagelle Complexe Hox de Drosophila melanogaster, illustrant la règle de colinéarité ANT-C : complexe antennapedia BX-C : complexebithorax

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17 Protostomiens Page 13 -Ils ont conquis tous les milieux, des sommets des montagnes aux profondeurs des mers, sous toutes les latitudes. protostomiens -Les insectes sont des protostomiens. -Quelques caractères dérivés propres : Le blastopore donne fondamentalement la bouche et lanus : la bouche est donc formée primitivement, doù le nom du taxon (cf. fig.1). Le mésoderme dérive dun mésentoblaste. Le coelome est formé par schizocoelie, cest-à-dire que des massifs de cellules mésentoblastiques se creusent dune cavité (cf. fig.2). Le système nerveux est ventral, à lexception du ganglion céphalique. Lanimal est de type hyponeurien, avec un collier périoesophagien (cf. fig.3). Exosquelette : quand il y a un squelette, il est externe. Description morphologique : -Ils sont déterminés par le devenir du blastopore, la situation ventrale du système nerveux central et, potentiellement, un exosquelette. On trouve comme représentants certains grands phylums comme les arthropodes, les mollusques ou les annélides. Devenir du blastopore blp : blastopore bo : bouche a : anus AR : arrière AV : avant Larve trochophore dannélide, montrant le téloblaste initial donnant le mésoderme qui se creuse dun coelome coe : coelome mes : mésoderme tel : téloblaste Partie antérieure du système nerveux dupycnogonide Nymphon sp. cne : cordon nerveux cop : collier périoesophagien gce : ganglion cérébral oe : oesophage

18 Page 14 Protostomiens (suite) Coelome : cavité dans le mésoderme doublée dun épithélium mésodermique. Son rôle peut être de servir au transport de nourriture, de déchets, … lorsquil est rempli de liquide coelomique. Il faut savoir que ce liquide est acellulaire. Son rôle peut être de servir au transport de nourriture, de déchets, … lorsquil est rempli de liquide coelomique. Il faut savoir que ce liquide est acellulaire.

19 AcoelomaPseudocoelomaEucoeloma Ectoderme Mésoderme Endoderme Cavité digestive Pseudocoelome Coelome = espace coelomique rempli de mésenchyme (squelette hydrostatique) = coelome rempli de liquide (squelette hydrostatique) Page 15 Protostomiens (suite et fin)

20 Page 16 Deutérostomiens -Ils présentent une vaste diversité de formes. Ils sont dans tous les milieux (aériens, terrestres, marins et aquatiques), toutes les latitudes et toutes les altitudes (de –11000m à +6000m). -Quelques caractères dérivés propres : Bouche : cest une formation secondaire, doù le nom du groupe (deutero = secondaire et stoma = bouche). Le tout premier orifice de lembryon devient lanus larvaire, et le plus souvent reste lanus de ladulte. Le coelome se forme par entérocoelie, cest-à-dire que le mésoderme provient de la paroi de larchentéron (cf. fig.1). Le squelette est interne. Description morphologique : deutérostomiens -Les deutérostomiens sont des organismes qui sont définis par des caractères liés au développement embryonnaire, surtout sur le devenir du blastopore, qui devient lanus embryonnaire. La bouche est toujours formée secondairement, doù le nom du taxon. -Le rôle des 3 feuillets : -Lectoderme donne des structures périphériques, lépiderme de la peau, et le système nerveux. -Lendoderme donne des structures internes, notamment le tube digestif et ses annexes. -Le mésoderme donne naissance à certains organes (reins, squelette) et aux muscles squelettiques. deutérostomiens -Les formes adultes des deutérostomiens sont si diversifiées que lon ne peut les décrire globalement. Ils comprennent les échinodermes, les hémichordés et les chordés, qui incluent les vertébrés. Invaginations de la paroi de larchentéron donnant naissance à une paire de vésicules coelomiques arc : archentéron blp : blastopore vec : vésicule coelomique

21 Page 17 Différences entre Protostomiens et Deutérostomiens (résumé) Cavité générale ou coelome créée finalement La localisation du mésoderme à lorigine sétend à lensemble de lespace disponible. Mésoderme localisé prêt à migrer. Protostomiens (=bouche avant) Deutérostomiens (=bouche après) Mésoderme 1ère différence 1ère différence : Origine de la bouche et du tube digestif 2ème différence 2ème différence : La segmentation Segmentation radiale des Deutérostomiens avec une larve Dipleurula Segmentation spirale des protostomiens avec larve Trochophore excepton les Leuphophoriens qui ont une segmentation radiale 3ème différence 3ème différence : La larve Larve trochophore Larve dipleurula Origine du mésoderme Uniquement endomésoderme, car lorigine endodermique du mésoderme ne fait aucun doute. Coelome entérocoelique Coelome schizocoelique

22 Page 18 Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien acoelomate Phylum : PLATHELMINTHE Classe : Turbellaria Trematoda Cestoda Nbre: (phylum) (selon livre) Plathelminthes Description morphologique : -Il sagit de vers plats dont le tube digestif ne comprend quune seule ouverture ventrale, qui joue le rôle de bouche et danus. -La symétrie est bilatérale, et il y a une tête différenciée avec des organes des sens simples, sauf chez les espèces parasites. La taille va de moins de 1mm à 5m. Lorganisation générale du corps est celle dun animal triploblastique acoelomate. -A lintérieur du mésoderme, les organes forment des systèmes (nerveux, reproducteur complexe,…), mais il ny a ni système circulatoire ni système respiratoire. Lexcrétion et losmorégulation se font par des protonéphridies. Le système nerveux est simple et comprend des nerfs longitudinaux. Le tube digestif est souvent très ramifié. Certaines espèces parasites comportent extérieurement des organes de fixation, ventouses ou crochets qui leur permettent de se fixer à leur hôte. plathelminthes -Il existe 4 classes de plathelminthes : 1.Les turbellariés sont des plathelminthes libres, nageurs, marins ou deau douce. 2.Les monogènes sont des plathelminthes parasites de vertébrés aquatiques, à un seul hôte. 3.Les trématodes sont des parasites de vertébrés dont le cycle de vie comprend de 2 à 4 espèces dhôtes différentes. 4.Les cestodes sont des parasites internes de vertébrés.

23 Plathelminthes (suite et fin) Page 19 -Il y a des espèces de plathelminthes terrestres, mais la majorité est aquatique. Il existe des formes libres et des parasites. Les plathelminthes dans leur ensemble supportent des températures allant de –50 à +47°C et vivent sous des climats très divers. Ils sont carnivores ou détritivores. -La plupart des espèces sont hermaphrodites. Les organes sexuels sont souvent complexes et autorisent des mécanismes de fécondation interne. Les spermatozoïdes sont, chez certaines espèces, biflagellés. -Le cycle de vie des espèces parasites est souvent très complexe, incluant plusieurs organismes- hôtes, plusieurs stades larvaires et des phases de multiplication asexuée. -Les plathelminthes sont capables de régénération tissulaire. -Un nombre important despèces sont parasites de vertébrés, dont certaines sintéressant à lhomme comme Schistosoma mansoni qui est responsable de la bilharziose. -Quelques caractères dérivés propres : Ce sont des animaux triploblastiques ayant un système digestif souvent complexe et à un seul orifice (cf. fig.1). Monocelis galapagoensis ph : pharynx -Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des plathelminthes qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit de groupe auxquels ils appartiennent : Eutrochozoaire 1.Les Eutrochozoaire : Les plathelminthes en font partie. Il sagit danimaux présentant une larve de type trochophore, cest-à-dire en forme de toupie, caractérisée par une bande de cils locomoteurs, la prototroche, en situation antérieure de la bouche (cf. fig.2). Suivant les cas, cette larve peut se métamériser (annélides) ou se transformer sans métamérisation (mollusques). Spiraliens 2.Les Spiraliens : Le clivage de lœuf est dit de type spiral (cf. fig.3). Parenchymiens 3.Les Parenchymiens : Le mésoderme forme un tissu lâche, le parenchyme, qui remplit lespace entre lectoderme et lendoderme (cf. fig.4). 4.Voir les notes du cours p.11, il y a un schéma explicatif qui vaut la peine dêtre su… Coupe de némerte au niveau du proboscis cne : cordon nerveux ecto : ectoderme endo : endoderme mus : muscle p : proboscis pch : parenchyme vas : vaisseau sanguin Ilyanassa (2 stades de clivage) toa : touffe apicale mes : mésoderme ptt : prototroche bo : bouche i : intestin

24 Némertes Page 20 Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien acoelomate Phylum : NEMERTINA (NEMERTEA) Classe : Nbre: 650 (phylum) 900 (selon livre) Description morphologique : -On les nomme aussi vers rubanés. -Ils sagit de coelomates longs, aplatis dorso-ventralement. Le corps est non segmenté et recouvert de cils. La région antérieure comporte des ocelles, 2 fentes céphaliques et un appareil complexe en forme de trompe ou proboscis. Celle- ci nest pas connectée à lœsophage, sauf secondairement dans certains cas. -Ces vers possèdent un tractus digestif ramifié avec bouche et anus, un système circulatoire clos dans le parenchyme. Le système nerveux comprend des ganglions cérébraux et des cordons longitudinaux. Ils possèdent un organe excréteur, intimement lié à lorgane circulatoire. -Ce groupe contient les animaux les plus longs du monde (>30m pour lineus longissimus). 5m si lon en croit le cours… némertes -Les némertes sont des vers marins benthiques. Quelques espèces sont terrestres et quelques autres vivent en eau douce et peu sont pélagiques. Elles vivent pour la plupart dans des crevasses rocheuses ou sous les pierres. Certaines creusent un terriers dans le substrat marin meuble. -Elles se meuvent par la ciliature externe ou par ondulation du corps. -Ce sont dactifs prédateurs qui utilisent leur trompe pour chasser. La trompe est brusquement évaginée sous la pression hydrostatique du rhynchocoele. La proie est capturée, ou blessée par un stylet venimeux porté par la trompe. Il est a noté que les espèces terrestres peuvent utiliser leur trompe pour la locomotion aussi. -Les némertiens sont des ovipares à sexe séparé. La fécondation est externe. Les œufs sont pondus en eau de mer, parfois protégés par une masse gélatineuse. Le développement peut être direct ou indirect avec une larve pilidium qui subit une métamorphose très particulière. -Il faut savoir que les Némertes répondent aussi aux 3 caractéristiques des 3 groupes nommés sur la fiche des plathelminthes (groupes en bleu). -Quelques caractères dérivés propres : Le proboscis est une trompe dévaginable séparée du tube digestif (cf. fig.1). Le rhynchocoele est une cavité coelomique tubulaire hydrostatique, entourant le proboscis. Une augmentation de pression, obtenue par contraction des muscles, entraîne la dévagination du proboscis (cf. fig.1). bo : bouche tp : trompe rhy : rhynchocoele a : avant b : pendant c : après système circulatoire On observe ici un énorme saut dans lévolution, en effet on voit apparaître un système circulatoire, ainsi quune trompe.

25 -Petits organismes qui vivent dans le milieu interstitiel des sédiments fins et réducteurs de la zone intertidale. Il a des origines incertaines et des affinités douteuses (il pourrait être des pseudocoelomates). -Quelques caractères dérivés propres : Proche des annélides! Description morphologique : -Ils ont un corps vermiforme divisé en tête, tronc et queue. Lépiderme est cilié et on aperçoit des cils sensoriels. -Le parenchyme est peu développé. Le tube digestif est sans anus, mais lappareil masticateur est bien développé. Les sexes sont séparés ou alors il y a présence dhermaphroditisme, et la fécondation est croisée. Gnathostomulides Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien acoelomate Phylum : GNATHOSTOMULIDA Classe : Nbre: 100 (phylum) - (selon livre) Page 21

26 Description morphologique : -Ils sont vermiformes et possèdent une trompe (=proboscis) antérieure rétractile, portant des épines courbées. Cette trompe armée de crochet peut être rétractée dans une cavité musculeuse (cf. fig.1 et 2). Le corps est à symétrie bilatérale, cylindrique, non segmenté (sauf légères exceptions). Le tronc peut porter des papilles ou des épines. Ils mesurent généralement quelques mm, à lexception dune espèce (~1m). La cavité intracorporelle, le pseudocoelome, est grande. Il ny a ni bouche, ni système circulatoire et ni respiratoire. Les muscles, les systèmes nerveux et excréteur sont réduits. syndermates LophotrochozoairesEutrochozoaires -En appartenant au syndermates, ils héritent de la cuticule de kératine, produite par les cellules de lépiderme syncytial qui est intracellulaire (cf. fig.3). Ils possèdent de plus les caractères des Lophotrochozoaires et des Eutrochozoaires. -Ils sont obligatoirement parasites des petits vertébrés. -Leur cycle vital requiert toujours 2 hôtes. Ils ne peuvent jamais être dans une phase libre. -Les substances nutritives sont absorbées directement à partir des fluides corporels de lhôte vers la cavité corporelle du parasite, à travers la paroi du corps. La trompe est utilisée par la larve pour se déplacer dans son hôte et est utilisée par ladulte pour se fixer sur la paroi du tube digestif du vertébré. -Les sexes sont séparés. Le mâle possède un pénis protusibles et la fécondation est interne. Les œufs se développent dans le pseudcoelome de la femelle. A ce stade, les adultes sont dans le tube digestif dun vertébré. Les œufs sont évacués par les selles. Si un insecte ou un crustacé ingère un œuf, la larve éclot. Elle va se loger dans la cavité corporelle de larthropode. Cette larve acanthor est munie dun rostre portant des crochets qui lui permet de traverser les tissus de lhôte, et de gagner lintérieur de son tube digestif. La larve subit alors 2 autres transformation donnant naissance aux stades successifs acanthella et cystacanthe. Si un vertébré mange un arthropode infesté, la digestion du prédateur détruira la coque du cystacanthe, et lacanthocéphale juvénile saccrochera à la paroi intestinale de son nouvel hôte. -Quelques caractères dérivés propres : La trompe ou proboscis est ornée de crochets qui permettent à lanimal de sattacher à la paroi intestinale (cf. fig.1 et 2). Acanthocéphales Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : ACANTHOCEPHALA Classe : Nbre: 500 (phylum) 1150 (selon livre) Page 22 AcanthocéphalesArthropodes Juvénile Vertébrés Adultes cui : cuticule intra-cellulaire mbc : membrane cytoplasmique poc : pore cvm : cavité musculeuse crc : crochet

27 Description morphologique : -Ce sont de petits animaux triploblastiques, dune taille inférieure à 2mm. Il y a une couronne de cils sur la région antérieure (rota : roue, fere : porter). La région postérieure possède un pied pourvu souvent dune glande adhésive, par lequel certaines espèces peuvent se fixer sur un substrat. Les rotifères sont à symétrie bilatérale et ont un pseudocoelome. La bouche est au milieu de la couronne de cils et lanus en situation postérieure. Au fond du pharynx musculeux, le mastax comporte 7 pièces dures construisant un système masticateur efficace. Le système excréteur est composé de 2 protonéphridies (tubes excréteurs rudimentaires) situées dans le pseudocoelome. -Le système nerveux présente antérieurement un ganglion cérébral dorsal et un nombre variable de nerfs. Le système sensoriel est composé dorganes photorécepteurs rudimentaires et de cils. -Il ny a pas de système respiratoire, ni dappareil circulatoire. LO 2 diffuse à travers les tissus. La paroi du corps comporte une cuticule, la lorica. -La plupart vivent en eau douce et peu sur terre ou en mer. Certains sont parasites. Ils composent une partie du zooplancton et interviennent sur terre dans la décomposition des sols. Ces organismes résistent à la dessiccation. -Ce sont des nageurs libres ou des animaux fixés par leur pied. Les espèces planctoniques ont un pied réduit. -Ils se nourrissent dunicellulaires, dautres rotifères, de matières organiques. -Les sexes sont séparés. Les mâles monogonontes sont plus petits que les femelles. La fécondation est interne. Le spermatozoïde atteint lovule en traversant la paroi corporelle de la femelle. Lœuf est à clivage radiaire. Le développement est direct. Il peut y avoir 2 types dœufs : les œufs dormants et les œufs à éclosion rapide. On assiste aussi à des situations de parténogénèse chez les bdelloïdes (que des femelles). Les 2 types dœufs ainsi que la parthénogenèse sont vues comme des adaptations à la colonisation rapide denvironnements temporairement favorables, autorisant une croissance rapide des populations. Les œufs dormants peuvent survivre à des conditions défavorables et éclosent dès que celles-ci redeviennent clémentes. -Quelques caractères dérivés propres : La région antérieure porte une couronne ciliée de forme caractéristique, impliquée dans la locomotion et la prise de nourriture (cf. fig.1 et 2). Le mastax comprend 7 pièces cuticulaires mobiles caractéristiques (cf. fig.3). Un organe rétrocérébral se trouve associé au ganglion cérébral (fct inconnue!). Rotifères Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : ROTIFERA Classe : Nbre: 1700 (phylum) 1800 (selon livre) Page 23 ccl : couronne ciliée ph : pharynx oe : œsophage

28 Description morphologique : -Ce sont des bilatériens de 50 m à 4mm de long, au corps allongé, droit ou en forme de bouteille, et à tête lobée. La face ventrale est aplatie et porte une ciliature dont la disposition sert à la classification. Le corps est recouvert dune cuticule ornementée non chitineuse. Le dos porte une ciliature spéciale (chaque cellule est monociliée). Le dos et les flancs sont épineux ou écailleux. La partie postérieure de lanimal est fourchue ou porte des tubes adhésifs (jusquà 250!). Ceux-ci sécrètent une substance servant à fixer lanimal, temporairement, dans le sable ou à un substrat. Le corps est transparent. Ils ont un tube digestif complet et un pharynx musculeux. -Ils nont ni squelette, ni appareil circulatoire ou respiratoire. Ils équilibrent leur osmolarité à laide de protonéphridies qui sont des tubes excréteurs rudimentaires. Ils possèdent des muscles circulaires et longitudinaux. -Le système nerveux est bien développé. Il entoure antérieurement le pharynx. Il se poursuit postérieurement par une paire de cordons nerveux longitudinaux. Ils possèdent des épines et des soies sensorielles ainsi que des photorécepteurs de couleur rouge (pour certaines espèces). -Ce sont surtout des animaux marins des zones intertidales, mais peuvent se retrouver en eau douce aussi. -Ils se nourrissent de débris organiques, de foraminifères, de diatomées, que leur ciliature apporte à leur bouche. Ils sont eux-mêmes la proie des amibes, hydres, vers turbellaires, insectes, crustacés et annélides. et -Les espèces marines sont hermaphrodites. Elles produisent alternativement des ovules et des spermatozoïdes, mais pas avec la même gonade. Lindividu de comportement mâle transfère un spermatophore (sac de spermatozoïdes) à lindividu de comportement femelle. Ces derniers ne produisent que 1 à 5 gros œufs dans leur vie. Le développement est direct. Les gastroriches deau douce quant à eux se reproduisent le plus souvent par parthénogenèse. Ils produisent 2 types dœufs : des œufs à paroi mince qui se développent dès quils sont pondus et des œufs résistants qui doivent subir des températures extrêmes ou la dessication avant de se développer. Ces derniers interviennent dans la colonisation de milieux temporairement hostiles. -Quelques caractères dérivés propres : Lépicuticule présente un très grand nombre de couches. La cuticule recouvre lensemble du corps y compris les cils des cellules. Gastroriches Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : GASTRORICHA Classe : Nbre: 200 (phylum) 430 (selon livre) Page 24 Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des gastroriches qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit de groupes auxquels ils appartiennent : cuticulates 1.Les cuticulates qui possèdent tous une cuticle en 2 couches, lépicuticule et la procuticule. Lépicuticule est trilaminée (cément; cire; cuticuline) (cf. fig.1). De plus, le pharynx possède une musculature triradiée corrélée le plus souvent par une bouche à 3 lèvres (cf. fig.2). cna : canal sécrétant la cire cir : cire ceme : cément cui : cuticuline prcu : procuticule bo : bouche ld : lèvre dorsale Il ne faut pas les confondre avec les larves de crustacés!

29 Description morphologique : -Ils sont de petits animaux libres, de moins de 1 mm de long, au corps allongé, dont la cuticule segmentée est ornée de nombreuses épines recourbées et orientées vers larrière. Le corps est à symétrie bilatérale, de section triangulaire. La partie antérieure de lanimal est constituée dune tête conique portant une bouche, dune première touffe dépines longues, puis dun anneau de grandes épines entourant la tête, portée par un cou. Lensemble est rétractile et peut se protéger dans le tronc, car les plaques cuticulaires troncales opèrent une fermeture. Le tronc possède 13 segments, superficiels, les zonites, qui correspondent à la segmentation du système nerveux. Des plaques cuticulaires nont ni cellules ni cils. Elles sont articulées entre elles par de la peau très flexible. Les plaques dorsales portent de grandes épines mobiles. Sur la plaque la plus postérieure sont insérées 2 grandes épines terminales. Le tube digestif est complet. -Il ny a ni appareil circulatoire, ni appareil respiratoire. -La cavité corporelle correspond à un pseudocoelome. Le fluide de cette cavité a une fonction respiratoire, circulatoire et squelettique, sa pression servant lors du fouissage. Lexcrétion se fait à laide de 2 protonéphridies qui débouchent extérieurement au niveau du 11 ème segment. -Un anneau nerveux entoure le pharynx. Il existe aussi des ganglions et un cordon nerveux ventral. Certaines espèces ont des organes photorécepteurs rouges. -Il sagit danimaux marins libres. On les trouve dans les zones intertidales à plus de 1000m de profondeur. Ils sont fouisseurs et vivent dans les interstices des sables marins et dans la vase. Ces animaux ne nagent pas, mais creusent le sédiment en provoquant des variations de pression hydrostatique dans leur tête épineuse. -Ils se nourrissent surtout de diatomées et de particules organiques du sédiment. -Les sexes sont séparés. La fécondation est interne. Les mâles ont un pénis épineux. Les œufs sont portés extérieurement. Les larves nont pas de tête épineuse. Leur tube digestif est incomplet. Elles subissent 5 mues avant datteindre le stade adulte. -Quelques caractères dérivés propres : Le corps est recouvert dune cuticule chitineuse divisée en 13 zonites, la tête et le cou en formant chacun un (cf. fig.1) Kinorhynches Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : KINORHYNCHA Classe : Nbre: 100 (phylum) 150 (selon livre) Page 25 La tête sortie, montrant les 13 zonites!

30 Kinorhynches (suite et fin) Page 26 Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des kinorhynches qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit des groupes auxquels ils appartiennent : cuticulates 1.Les cuticulates (vu précédemment) ecdysozoaires 2.Les ecdysozoaires : -Il y a perte des cils locomoteurs des cellules de lépiderme. -Mue (pour les organismes entourés dune cuticule rigide!) -La cuticule, qui contient de la chitine, est formée de 3 couches, lépicuticule, lexocuticule et lendocuticule (cf. fig.1). -Il existe des microvillosités dans lépiderme qui sécrètent lépicuticule. introvertés 3.Les introvertés : -Les animaux portent un introvert, cest-à-dire que la partie antérieure de lorganisme peut sinvaginer (cf. fig.2 [3 animaux différents!]) -Le pharynx a une symétrie radiale. -Le cerveau est un anneau péripharyngial divisé en 3 régions (cf. fig.3 [3 animaux différents!]) céphalorhynches 4.Les céphalorhynches : -Lintrovert porte des anneaux de petites épines ou scalides (cf. fig.4). -2 anneaux de muscles rétracteurs lient la région et la zone où il y a le cerveau en forme de collier ; un anneau passe à lintérieur du collier nerveux, un autre est à lextérieur (cf. fig.4). endoc : endocuticule epicu : épicuticule epd : épiderme exo : exocuticule cne : cordon nerveux mur : muscles rétracteurs bo : bouche cv : cerveau scal : scalide

31 Description morphologique : -Ils sont très longs et fins avec un corps cylindrique. Ces vers sont non segmentés. La tête est de même largeur que le corps. Ils mesurent de 0,5 à 2,5mm de diamètre pour 10 à 70cm de longueur. Les femelles sont plus longues que les mâles. La paroi corporelle est composée dune cuticule de collagène. Des épaississements ronds ou polygonaux ornent la surface de la cuticule. Sous la cuticule se succèdent un épiderme et une couche de muscles longitudinaux. Il ny a pas de muscles circulaires transversaux. La cavité corporelle est un pseudocoelome rempli de mésenchyme, ce qui tend à la réduire. -Il ny a ni appareil excréteur, ni respiratoire, ni circulatoire. Le tube digestif est atrophié. Seul le cloaque reste intact et sert à la reproduction. -Ils absorbent (adultes) les nutriments solubles à travers leur paroi corporelle, en provenance du milieu aqueux extérieur ou des liquides vitaux de leur hôte (pour les parasites!). -Le système nerveux comprend un anneau autour du pharynx et une seule corde nerveuse ventrale. Quelques espèces ont des photorécepteurs. -La nage est permise par laction des muscles longitudinaux et le squelette hydrostatique que constitue le liquide remplissant le pseudocoelome. -Les adultes ont une vie libre en eau douce ou dans les sols humides (rares espèces marines), alors que les juvéniles sont parasites des arthropodes. -Les adultes absorbent les nutriments dissous à travers leur paroi corporelle. -Les sexes sont séparés. Les spermatozoïdes sont évacués par le rectum. Il ny a pas de spicule copulateur. Les ovules sont évacués par le cloaque. Le mâle est plus actif que la femelle. Lors de la reproduction, le mâle entoure celle-ci, émet son sperme à proximité du cloaque de la femelle, puis meurt peu de temps après. La femelle émet un chapelet de millions dœufs, entourés de gélatine. Cette ponte est accrochée aux plantes aquatiques. 15 à 80 jours plus tard, des larves éclosent. Elles sont munies dune trompe protusible munie de crochets recourbés et de stylets. La larve entre dans la cavité corporelle dun arthropode. La métamorphose a lieu dans lhôte. Une fois adulte, vermiforme, il finit par sortir de son hôte. Lorsque celui-ci est terrestre, le parasite parvient, par un moyen encore inconnu, à ce que son hôte se rapproche dun point deau. Il peut y avoir dans ce cycle vital 1 ou 2 hôtes, selon lespèce. -Quelques caractères dérivés propres : Ladulte est dépourvu de tube digestif (ou alors il est réduit et non fonctionnel). La larve est toujours parasite dun arthropode (cf. fig.1) Nématomorphes Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : NEMATOMORPHA Classe : Nbre: 230 (phylum) 325 (selon livre) Page 27 Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des nématomorphes qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit des groupes auxquels ils appartiennent : cuticulates 1.Les cuticulates (vu précédemment) ecdysozoaires 2.Les ecdysozoaires (vu précédemment) introvertés 3.Les introvertés (vu précédemment) Nématozoaires 4.Les Nématozoaires : -Il y a perte presque complète de la chitine cuticulaire, remplacée par une cuticule collagénique. -Il ny a que des muscles longitudinaux.

32 Description morphologique : -Il sagit de vers ronds, cylindriques et fins, bilatéraux, non segmentés, aux extrémités fines et pointues. La cuticule de la paroi du corps est constituée de collagène. Ils mesurent de quelques mm (libres) à plusieurs m (certains parasites). Ils nont ni segmentation, ni cils à la surface du corps. -Sous la cuticule se trouve un épiderme synticial puis une épaisse couche de muscles longitudinaux. Il nexiste pas de muscles circulaires transversaux. Leurs mouvements sont donc exclusivement en forme de S. -Le tube digestif est complet et droit, avec une bouche terminale, portant parfois des dents, entourées de lèvre en nombre et formes variables, ainsi que de papilles sensorielles. Lanus est sub-terminal. -Les nématodes sont des animaux triploblastiques dont la cavité générale bien développée est un pseudocoelome (résidu de la toute première cavité de lembryon, le blastocoele). La pression de liquide de cette cavité joue le rôle de squelette hydrostatique. -Le système nerveux est composé dun anneau entourant le pharynx et de 2 cordons nerveux ventraux ganglionnés. Les sensilles sont des chémorécepteurs constitués typiquement dune cellule nerveuse portant des cils modifiés. Un très grand nombre despèces libres portent, près de la bouche, des organes particuliers, les amphibes, qui sont des sensilles spécialisées. -Il ny a pas de système respiratoire ou de système circulatoire. -Lappareil excréteur débouche antéro-ventralement. Nématodes Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : NEMATODA Classe : Nbre: (phylum) (selon livre) Page 28 Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des nématodes qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit des groupes auxquels ils appartiennent : Cuticulates 1.Les Cuticulates (vu précédemment) Ecdysozoaires 2.Les Ecdysozoaires (vu précédemment) Introvertés 3.Les Introvertés (vu précédemment) Nématozoaires 4.Les Nématozoaires (vu précédemment)

33 -On les trouve partout (mers, eau douce et terre). Ils représentent la plus grosse biomasse des sols. La diversité est énorme. Ils jouent un rôle capital dans laération des sols et dans la circulation des matières organiques et minérales. Un grand nombre dentre eux sont parasites. -Malgré lexemple donné ci-dessous, les cycles de vie des nématodes sont très variés! -Les sexes sont, en général, séparés. Le mâle souvent plus petit que la femelle possède des spicules copulateurs. La fécondation est interne : le développement est direct. Quelques espèces sont parthénogénétiques. La femelle émet ses œufs par un gonopore. Chez beaucoup despèces, les capacités de reproduction sont énormes. Beaucoup de nématodes ont des œufs très résistants, capables dattendre plus de 10 ans des conditions favorables à leur développement. -Quelques caractères dérivés propres : Anneaux de sensilles : les nématodes portent 3 anneaux de sensilles autour de la bouche ; les 2 anneaux antérieurs en comportent 6, le postérieur 4 (cf. fig.1). Amphides : près de la bouche, on observe des amphides, organes chémorécepteurs formés de 4 à 13 cellules sensorielles (cf. fig.1). La bouche est entourée de 3 à 6 lèvres (fig.1). Lappareil excréteur comporte des cellules de Renette qui débouchent à lextérieur par un pore excréteur. Le nombre de cellules et le lignage cellulaire sont constants pour chaque espèce (vraisemblablement). Nématodes (suite et fin) Page 29 ascaris Parasite : ascaris Herbivore le mange Éclosent dans tube digestif de lherbivore Senkyste dans le muscle strié de lherbivore Mangé par un carnivore Œufs évacué par les selles du carnivore Saccouple dans le tube digestif du carnivore amh : amphide bo : bouche lev : lèvre sen : sensille

34 Description morphologique : -Ils mesurent environ 1cm. Ils sont bilatéraux, non segmentés. Un pédoncule relativement long mobile et contractile est muni dun disque adhésif qui les attache au substrat. La plupart sont coloniaux. Un calice contenant les organes porte, à sa face supérieure, une couronne de tentacules (de 6 à 36 suivant les espèces), au milieu de laquelle débouchent lanus et la bouche (doù le nom du phylum). Le corps est recouvert dune fine cuticule externe. Le calice contient le tube digestif en forme de U. les seuls muscles du calice sont les sphincters liés au tube digestif. -Il ny a ni cœur ni système circulatoire. -Les produits dexcrétion sont collectés par 2 protonéphridies qui débouchent dans un canal unique souvrant par un orifice, le néphropore, situé près de la bouche. -Le système nerveux est constitué dun ganglion situé dans la boucle du tube digestif. Des nerfs en partent et sétendent vers le calice, les tentacules et le pédoncule. -La cavité corporelle est un pseudocoelome rempli dun mésenchyme gélatineux. Les tentacules ciliés sont répartis régulièrement de part et dautre du plan de symétrie bilatérale. Un mucus glisse vers la base du tentacule puis vers la bouche, formant un tapis roulant qui collecte les fines particules alimentaires en suspension. Entoproctes Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : ENTOPROCTA Classe : Nbre: 60 (phylum) 150 (selon livre) Page 30

35 -Il sagit danimaux marins. Ce sont des animaux solitaires ou coloniaux, fixés, qui vivent dans les océans à faible profondeur. NB : il nexiste quune seule espèce deau douce et une seule vivant libre à lâge adulte. -Les entoproctes se nourrissent des particules en suspension dans leau de mer qui sont piégées par la ciliature des tentacules dans le mucus associé. Celui-ci agglomère les particules et les entraîne, en glissant, vers la base des tentacules, puis vers la bouche. Les tentacules ne sont pas réatrctiles. Au repos, ils senroulent sur eux-mêmes ; puis la membrane inter-tentaculaire les recouvre. -La multiplication asexuée se produit par bourgeonnement, souvent à partir du stolon, laxe commun sur lequel sont branchés les animaux. Certains segments du stolon génèrent de nouveaux calices dans la colonie. Il arrive aussi que des pédoncules bourgeonnent. Chez les entoproctes solitaires, le bourgeon part du calice, se détache du parent, et va se fixer ailleurs. Ils sont hermaphrodites. Le calice comporte 2 ovaires et 2 testicules. Les gamètes sont évacués par un gonopore nique qui débouche à proximité du néphropore. La fécondation est interne, sans copulation. Les œufs sont incubés dans une poche située entre le gonopore et lanus. Les embryons sont nourris par les cellules de la paroi corporelle parentale. La larve de type trochophore, ciliée et nageuse, ressemble à celle des mollusques et des annélides. Elle nage quelques temps, puis se fixe sur un substrat, et subit une métamorphose qui lamène à la forme adulte. -Quelques caractères dérivés propres : Lanus et la bouche débouchent à lintérieur de la couronne de tentacules (cf. fig.1). La larve est caractéristique. Entoproctes (suite et fin) Page 31 a : anus bo : bouche gg : ganglion nerveux l : larve te : tentacule -Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des entoproctes qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit des groupes auxquels ils appartiennent : Eutrochozoaire 1.Les Eutrochozoaire : (vu précédemment) Spiraliens 2.Les Spiraliens : (vu précédemment)

36 Description morphologique : -Cet embranchement est le dernier découvert (1983)! -Ce sont de petits animaux microscopiques (250 m) assez courts, constitués surtout dune région antérieure conique portant 8 fortes épines entourant le cône buccal, et dune région postérieure, appelée abdomen ou tronc, encastrée dans une carapace cuticulaire, la lorica, composée de 4 pièces. Les faces latérales du cône antérieur portent de petites épines recourbées, ou scalides, identiques à celles qui recouvrent le cou. -Le tube digestif est complet. -Un ganglion nerveux de taille importante se situe dans la région antérieure conique. -Lorganisation générale correspond à celle dun pseudocoelomate. -Ils vivent dans les interstices du gravier marin, en mers chaudes, tempérées ou froides. Ils adhèrent très fortement aux grains de sable et il est difficile de les en extraire. -Les sexes sont séparés et portent chacun une paire de gonades. Laccouplement nest pas connu. La forme larvaire ressemble à celle dun adulte. Elle en diffère par un thorax sans épine, par labsence de stylets sur le cône buccal et par la présence de 2 pieds postérieurs servant à la nage. -Quelques caractères dérivés propres : Des ornementations chitineuses, les scalides, ont une musculature intrinsèque. Une carapace cuticulaire, la lorica, est constituée de 4 pièces en forme de plaques, une ventrale, une dorsale et 2 latérales : loricifère signifie «porteur de lorica ». Loricifères Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien pseudocoelomata Phylum : LORICIFERA Classe : Nbre: 10 (phylum) 9 (selon livre) Page 32 Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des loricifères qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit des groupes auxquels ils appartiennent : cuticulates 1.Les cuticulates (vu précédemment) ecdysozoaires 2.Les ecdysozoaires (vu précédemment) introvertés 3.Les introvertés (vu précédemment) céphalorhynches 4.Les céphalorhynches (vu précédemment)

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38 Annélides Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomata Phylum : ANNELIDA Classe : Polychaeta Clitellata - Oligochatea - Hirudinea (Achatea) Nbre: 8800 (phylum) (selon livre) Page 33 Description morphologique : -Ce sont des vers coelomates à section cylindrique, segmentés, à symétrie bilatérale. Leur taille se situe entre 0.5mm et 3m. Ils ont un corps métamérisé. Les anneaux visibles à lextérieur du corps ne correspondent pas toujours à la métamérisation vraie. Chaque anneau ou métamère contient une paire de sacs coelomiques ou mésodermiques et un élément des systèmes nerveux, circulatoire et excréteur, eux aussi métamérisés. La paroi du corps est composée dune cuticule et dun épithélium. Le premier segment, le prostomium, porte la bouche. Le tube digestif est rectiligne, jusquà lanus, porté par le dernier segment, le pygidium. Chez certaines espèces, on observe une trompe musculeuse réversible. Il peut y avoir aussi des dents ou des mâchoires chitineuses. Le fluide du coelome constitue un squelette hydrostatique. -Le système circulatoire est clos. Il comprend un gros vaisseau dorsal et un autre ventral. Dans certains métamères, les vaisseaux peuvent fonctionner comme des cœurs pourvus de valves qui font circuler le sang par contraction. On trouve souvent dans le sang des pigments respiratoires, des transporteurs de O 2. -Les échanges gazeux ont lieu à travers la paroi corporelle humide, par des branchies, ou chez les polychètes, par les parapodes, qui sont les excroissances locomotrices latérales des métamères. -Lappareil excréteur est constitué dune paire de néphridies par segment. -Le système nerveux est constitué dun ganglion cérébral au premier anneau, suivi dune paire de cordons ventraux longitudinaux, dotés de ganglions segmentaires. De nombreux annélides libres ont des yeux complexes avec cristallin et rétine, des tentacules antérieurs et des organes déquilibration situés près du cerveau. -Ils portent souvent à leur surface des soies chitineuses. -Il faut savoir un certain nombre de chose en plus au sujet des annélides qui pourraient savérer être intéressantes, puisquil sagit des groupes auxquels ils appartiennent : Eutrochozoaire 1.Les Eutrochozoaire (vu précédemment) Spiraliens 2.Les Spiraliens (vu précédemment)

39 Annélides (suite) Page 34 -Ils sont marins, deau douce ou terrestres. -Les annélides peuvent se reproduire par voies sexuée et asexuée. Exception faite chez les hirudinées, ils peuvent subir une division et régénérer la partie manquante. -Voir aussi les pogonophore, les vestimentifères, les échiuriens et les gnathostomulides -Voir aussi les pogonophore, les vestimentifères, les échiuriens et les gnathostomulides. -Quelques caractères dérivés propres : Les animaux sont fondamentalement métamérisés; labsence de métamères est toujours secondaire (cf. fig.1 et 2). Ce sont les seuls protostomiens à avoir un système circulatoire clos (cf. fig.3). La présence de soies, même si elle nest pas absolue (absence chez hirudinea), peut être prise comme une synapomorphie chez les annélides. bo : bouche cne : chaîne nerveuse met : métamère td : tube digestif capi : capillaires pad : parapode vd : vaisseau dorsal vv : vaisseau ventral b : branchies

40 -Les Polychètes -Les Polychètes : -Ils sont des vers marins dont les métamères portent des excroissances locomotrices, les parapodes, porteurs de touffes de soies chtineuses rigides. -La tête se compose de plusieurs segments modifiés qui ont fusionné. Elle porte des yeux, des antennes, des palpes, des mâchoires et des cirres tentaculaires. -Ce sont des vers fixés ou errants (néréides, arénicoles, sabelles). -Les polychètes marins sont nageurs, tubicoles ou benthiques fouisseurs. Ils sont prédateurs et capturent divers animaux ainsi que des œufs. Ils peuvent être microphages, dans le sable ou la vase. Les tubicoles filtreurs vivent dans des tubes membraneux calcaires ou formés de grains de sable agglutinés par un mucus. -Ils filtrent leau de mer avec leurs tentacules et pour respirer font sortir leurs branchies au bout du tube. La gouttière ciliée des tentacule permet dacheminer la nourriture jusquà la bouche. -Les sexes sont séparés, et la fécondation est externe. Lœuf donnent naissance à une larve trocophore (nageuse ciliée). Quelques espèces incubent leurs œufs. Dans certains cas, le mâle protège et oxygène la portée. Chez plusieurs espèces, les individus subissent une division au moment de la reproduction. Un autre individu naît de celle-ci, la forme épitoque, spécialisée dans la production de gamètes. -Les Oligochètes -Les Oligochètes : -Ils ont un prostomium sans organes sensoriels saillants, et sont dépourvus de parapodes. Ils sont garnis de soies chitineuses simples et peu nombreuses. Leurs organes reproducteurs sont confinés à peu de segments. Ils possèdent une aire de peau glandulaire, le clitellum, qui sécrète un cocon dincubation des œufs. -Ce sont des animaux dulçaquicoles ou marins, parfois terrestres (p.ex. lombrics). -Ils sont microphages. Les espèces terrestres aiment lhumidité et sont fouisseurs. Ils se nourrissent de matière organique en décomposition dans lhumus. Ils sont très important pour le recyclage de la matière organique et minérale et laération des sols. -Il sagit dhermaphrodites, mais pratiquent, la fécondation croisée. Les œufs sont incubés dans des cocons muqueux et donnent naissance à des juvéniles ressemblant à des adultes (pas de stade larvaire). Cela correspond à une adaptation à la vie terrestre. -Les Hirudinées ou Achètes -Les Hirudinées ou Achètes (groupe des sangsues) : -Ils possèdent une ventouse postérieure, parfois antérieure. Ils sont aplatis ventralement et nont ni soies ni parapodes. -Elles sont aquatiques et terrestres. Il sagit dectoparasites danimaux aquatiques et de vertébrés terrestres. Les sangsues se fixent à leur hôte par une ou deux ventouse(s) et en absorbent le sang. -Il sagit dhermaphrodites, mais pratiquent, la fécondation croisée. Les œufs sont incubés dans des cocons muqueux et donnent naissance à des juvéniles ressemblant à des adultes (pas de stade larvaire). Cela correspond à une adaptation à la vie terrestre. Annélides (suite et fin) Page 35 CLITELLATA

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42 Description morphologique : -Il sagit de métazoaires triploblastiques coelomates. -Le pied (souvent musculeux) possède des fonctions diverses. Les régions dorsales du corps sont transformées en un manteau sécrétant une coquille et/ou des spicules protecteurs. Secondairement, cette coquille peut devenir interne (dans le manteau) ou disparaître. Une masse viscérale, dorsale par rapport au pied, est associée postérieurement à une cavité délimitée par un repli du manteau et nommée : cavité palléale. Cette dernière est ouverte sur lextérieur ; y débouchent les systèmes excréteurs, reproducteur, et dorsalement, lanus. Elle contient aussi des organes chémorécepteurs (les osphradies) et une paire de branchies ciliées. Le corps est non segmenté et la symétrie bilatérale initiale peut être altérée secondairement par torsion. -Le tube digestif est simple. La bouche comporte 2 mâchoires chitineuses et un ruban denté, la radula. -Le système circulatoire est ouvert. Il est constitué de vaisseaux et de sinus. Un cœur dorsal rythme la circulation du sang dans ces structures. -Le système nerveux est constitué dun anneau entourant lœsophage, de plusieurs paires de ganglions, dune paire de cordons innervant le pied et dune boucle palléale innervant le manteau et la masse viscérale. -Ils vivent dans les milieux aquatiques ou humides. Ils peuvent être: - fouisseurs, capturant la nourriture par leurs branchies. - phytophages, dilacérant les végétaux avec leur langue et leur radula, les entraînant vers lœsophage. -carnivores. -parasites dautres animaux marins (quelques gastéropodes). -Ils sont en général à sexes séparés, rarement hermaphrodites (certains gastéropodes et bivalves), mais avec fécondation croisée dans ces rares cas. La fécondation est le plus souvent externe, parfois interne (gastéropodes). Chez les céphalopodes, le mâle après une parade nuptiale, transfère ses spermatophores grâce à un bras spécialisé dans la cavité du manteau de la femelle. Ces dernières sont le plus souvent ovipares, rarement vivipares. Les œufs sont enveloppés et déposés. La pieuvre femelle couve ses œufs et sen occupe. La larve est de type trocophore ciliée, nageuse, planctonique. Elle se transformera en larve véligère, puis en adulte. Chez certains groupe le développement est direct. La taille dun adulte varie entre 1mm et 20m. -Quelques caractères dérivés propres : Un tégument spécialisé, le manteau, sécrétant la coquille si les glandes sécrétrices sont proches ou des spicules si les glandes sont diffuses. Une structure buccale chitineuse, dure et dentée, la radula (cf. fig.1). Les branchies appelées cténidies, sont en forme de peigne. La présence dun pied. La segmentation (pas chez tous). Mollusques Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Monoplacophore Polyplacophora Solénogastre Caudofovéates Scaphopoda Gastropoda Bivalvia Cephalopoda Nbre: (phylum) (selon livre) Page 36 bo : bouche gls : glande salivaire mus : muscle rd : radula sr : sac de la radula

43 Mollusques Page 37 Mollusqua Solénogastre Caudofovéate Polyplacophore Conchifera Monoplacophore Phylum Règne Empire Sous règne Sous phylum Classe Aplacophora Gastropode Céphalopode Bivalve Scaphopode Eucaryotes Animalia Eumétazoaire Bilatérien Protostomien eucoelomate Ont colonisé leau douce Marins Attention, il ne sert à rien de se fier aux distance pour simaginer les proximités génétiques, en effet, la longueur des flèches nest pas représentative de ces dernières!!! Il serait miraculeux dobtenir quelque chose de cohérent quand à la ressemblance génétique…

44 Description morphologique : -Ils sont vermiformes, presque circulaires diamétralement et mesurent entre 0,15 et 30cm. La tête est indistincte et dépourvue dorganes sensoriels, avec une bouche ventrale. Parfois la radula est perdue secondairement. La manteau est très développé et sécrète une cuticule épaisse, brillante, contenant des spicules calcaires faisant saillie (aspect velouté). Leur couleur est déterminée par les proies quelles broutent. Le pied, peu développé, est une simple crête ciliée logée dans un sillon pédieux ventral délimité par les bords latéraux du manteau. La cavité palléale est bien développée en une cavité cloacale contenant : -2 branchies rudimentaires (il ne sagit pas de branchies pectinées [cténidies], mais de simples replis à fonction respiratoire) -labouchement de lanus -labouchement de 2 pores génito-urinaires -Il ny a pas de gonoductes indépendants. Ce sont les néphridies qui assurent lévacuation des produits génitaux. Il existe des organes de copulation et parfois des stylets copulateurs fonctionnant de concert avec les organes précités que lon ne trouve chez aucun autre groupe de mollusques. La segmentation est de type spirale. Le développement embryonnaire donne une larve trocophore (8 plaques dorsales disparaissant ultérieurement). -Ils sont marins et libres. Ils se déplacent près du fond ( sédiments) sur les métazoaires fixés dont ils broutent les tissus. Ils sont exceptionnellement fouisseurs et vivent rarement dans le sédiment. Lorsque les espèces ont perdus leur radula, les aliments sont digérés par sécrétions glandulaires riches en enzymes. Chez les autres, la radula peut revêtir des formes diverses en fonction de lalimentation. Les sécrétions glandulaires pourraient bloquer lévagination des nématocystes (capsules urticantes des cnidaires), ce qui leur permettrait dy résister et den faire ainsi un menu de choix (pour les espèces intéressées bien sûr!). La cuticule couverte de spicules calcaires représente aussi un bouclier efficace contre les effets des capsules urticantes des cnidaires. -Ils sont hermaphrodites avec fécondation interne. Les larves sont nageuses. Certaines espèces peuvent protéger leurs petits dans des poches de leur cavité palléale. -Quelques caractères dérivés propres : Il existe le long de lanimal un sillon pédieux ventral délimité par les bords latéraux du manteau et où débouchent des glandes muqueuses. Le sillon commence derrière la bouche et se termine au niveau du cloaque. Il renferme un pied en forme de crête ciliée. La locomotion est assurée par des mouvements des cils du pied et par lécoulement dune substance muqueuse sécrétée par des glandes situées à larrière de la bouche (cf. fig.1). Solénogastre Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Solénogastre Nbre: (phylum) 350 (selon livre) Page 38 bo : bouche bm : bord latéral du manteau clo :cloaque fci : fossette ciliée rt : région céphalique spd : sillon pédieux spi : spicule

45 Description morphologique : -Ils sont vermiformes, et presque circulaire de section, et possèdent une longueur comprise entre 0.3 et 14cm. Ils sont dépourvus de pieds et de sillon ventral, en effet le manteau recouvre complètement le corps. Il sécrète des cuticules contenant des écailles calcaires. La cavité palléale (postérieure) est bien développée en cavité cloacale qui peut être hermétiquement fermée par un anneau musculaire (cf. fig.2). Cette cavité contient 2 vraies cténidies (branchies pectinées) en plus de lanus et de 2 pores génito-urinaires qui y débouchent. Il ny a pas de gonoductes indépendants. Ce sont les néphridies qui assurent lévacuation des produits génitaux. -La partie palléale est en forme de cloche protégée par de longues épines. À lavant la bouche est entourée dun bouclier pédieux. La radula peut avoir différentes formes. Elle peut même disparaître secondairement. Il nexiste pas dorgane de copulation. -Ils sont marins et microphages. Ils vivent enfouit verticalement dans le sédiment, en laissant dépasser leur partie postérieure dans leau, partie par laquelle ils respirent grâce aux cténidies maintenues à lextérieure (cf. fig.2). Leur galeries peuvent parfois comporter des branches horizontales. -La radula peut servir comme un organe préhensile rassemblant les proies et les pièces du bouclier sensoriel ont pour rôle de les trier. Ces fouisseurs senfoncent dans le sédiment grâce à des contractions alternatives de la partie antérieure de leur corps, mais ne peuvent progresser en reculant. Il est possible que écailles et épines toutes orientées vers larrière lempêche de reculer lorsquils creusent, ce qui améliore le rendement de leffort de fouissage. -Ils sont à sexes séparés, avec fécondation externe. Les larves sont nageuses. -Quelques caractères dérivés propres : Autour et/ou derrière la bouche, il existe un bouclier pédieux constitué dune plaque fouisseuse et sensorielle interprétée comme un reste antérieur de pied. Cette plaque joue un rôle dans le fouissage et le tri des proies (cf. fig.1). Caudofovéate Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Caudofovéate Nbre: (phylum) 100 (selon livre) Page 39 bo : bouche bco : bouclier oral bo : bouche bco : bouclier oral acl : anneau cloacal ou anneau musculaire fermant la cavité palléale ctn : cténidie

46 Description morphologique : -Ils sont aplatis dorso-ventralement. Leur taille varie de 0.3 à 33cm de long. Le pied est une sole de reptation plate de forme ovale. A la limite du manteau, une cavité palléale en forme de gouttière cerne presque tout le pied, et contient : -de nombreuses paires de branchies secondairement striées. -des glandes muqueuses y débouchant -lanus, les pores urinaires et les orifices génitaux qui se trouvent postérieurement -La coquille, sécrétée par le manteau est composée de 8 plaques calcaires articulées. On peut également trouver des spicules calcaires éparses. -La radula présente, de manière assez constante, une forme de râpe constituée de plusieurs rangée de 17 dents. Lestomac est flanqué de 2 hépatopancréas (ou glande digestive). Lintestin cilié décrit 2 circonvolutions. -La cavité coelomique est réduite à la cavité génitale et à la cavité rénopéricardique avec coelomoductes, gonoductes et néphroductes indépendants. Lappareil excréteur est composé de 2 néphridies. -Le système nerveux présente une concentration ganglionnaire antérieure. Les plaques dorsales sont traversées par de nombreuses papilles épidermiques sensorielles (tactile ou olfactive) qui ont des rôles dyeux (microesthètes, macroesthètes). -Il sagit de brouteurs dalgues vivant sur des substratum durs (rochers, coraux), rarement des prédateurs de vers ou crustacés. Leurs plaques articulées leur permettent de senrouler sur eux-mêmes. Lorsquils sont à découvert, ils sont très fermement attachés aux rochers, ce qui leur évite le dessèchement aux marées. Certains chitons ont une durée de vie allant jusquà 12 ans. -Les sexes sont séparés et la fécondation est externe. La segmentation spirale donne une larve trocophore typique. Le stade véligère est inexistant. -Quelques caractères dérivés propres : Ils présentent de multiples paires de branchies secondaires logées dans le sillon palléal (cf. fig.1). La coquille est subdivisée en 7 ou 8 plaques articulées entre elles, correspondant à autant daires de concentration glandulaire dans le manteau (cf..fig.2). Des organes sensoriels photorécepteurs sont incorporées dans les plaques dorsales, les esthètes (cf. fig.3). La radula comporte 17 dents par rangée. Polyplacophore (ou chiton) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Polyplacophore Nbre: (phylum) 900 (selon livre) Page 40 bo : bouche a : anus b : branchies db : disque buccal ou mufle ppa : pli palléal sip : sillon palléal sod : sole pédieuse msc : partie marginal du manteau (=ceinture), sécrétant des spicules calcaires P1 : plaque antérieure P8 plaque postérieure tst : touffe de soies tactiles cro : cornée cph : cellules photosensibles cpg : couche pigmentaire len : lentille meg : mégalopore nf : nerf ts : terminaison sensorielle zf : zone fibrillaire

47 -Quelques caractères dérivés propres : La coquille est dune seule pièce (au moins à létat larvaire) dans la majorité des cas à létat adulte, résultant dune seule aire glandulaire du manteau (cf. fig.1). Il faut remarquer que la condition bivalve est acquise secondairement à partir de la condition univalve. La région marginale du manteau est composée de 3 replis parallèles et superposés correspondant à des fonctions spécifiques (cf. fig.2) : Le lobe externe supérieur sécrète les 2 couches les plus externes de la coquille : le périostracum et la couche prismatique Le lobe médian est sensoriel Le lobe interne est musculeux. La coquille est composée de 3 couches : Le périostracum (la plus externe) La couche prismatique La couche nacreuse (la plus interne) La couche de la nacre est synthétisée par lépithélium palléal externe, tandis que les 2 autres couches sont synthétisées par le lobe externe du manteau (cf.fig.2). Les faisceaux de muscles dorso-ventraux fusionnent en 8 paires de muscles rétracteurs du pied, au moins primitivement. Ils ont des statocystes, organes sensoriels de léquilibration (cf. fig.3 : gastéropode pélagique). Un statocyste peut être compris comme une sphère dont la paroi est parcouru de filaments nerveux, et reliée à un nerf statocystique. Cette sphère présente des statolithes (cristaux) en son centre, et des touffes de soies sensorielles partant de sa face interne, orientée de manière concentrique vers les statolithes (cf. fig.4). Tout mouvement déplace une poussière de cristaux ou un cristal, qui vient au contact des soies sensorielles et stimule les cellules sensorielles tapissant la cavité. Un influx nerveux est alors dirigé vers le nerf statocystique. Conchifère Page 41 bo : bouche a : anus cq : coquille pie : pied vl : vélum a.Gastéropode Patella b.Bivalve Teredo lme : lobe externe supérieur pem : périostracum cpq : couche prismatique lmm : lobe médian lmi : lobe interne cnq : couche nacreuse eppe : épithélium palléal externe eppi : épithélium palléal interne lep : liquide extra-palléal man : manteau mus : muscles cri : cristallin gci : ganglion cérébral no : nerf optique ol : œil ns : nerf statocystique sta : statocyste sl : statolithe tss : touffes de soies sensorielles

48 Description morphologique : -Ils ont des tailles entre 0,15 et 3,7cm de long. -Le pied circulaire constitue une vaste sole de reptation pourvue dune marge et complètement entourée dune cavité palléale, puis du bord du manteau. Dans cette cavité se trouvent : -5 à 6 paires de branchies disposées symétriquement à la base de chacune delle souvre un orifice néphridien -lanus souvre en arrière, dans le plan sagittal -la bouche à lavant est encadrée par une lèvre supérieure et une lèvre inférieure recouvertes par une épaisse cuticule et pourvues de larges lobes latéraux ciliés (=vélum). La lèvre inférieure porte des tentacules en éventail. La radula comporte 11 rangées de dents. -Le tube digestif, outre des glandes salivaires et 2 grandes poches stomacales antérieures, présente un court caecum postérieur, contenant la tige cristalline, fournissant les enzymes digestives. -Il y a 8 muscles rétracteurs du pied. -Le système nerveux est sans concentration ganglionnaire. -Le coelome est plus développé que chez les polyplacophores ; il comprend : -2 cavités péricardiques -2 cavités génitales -1 grande cavité viscérale dorsale disposée en 2 grands sacs aplatis. -Lappareil excréteur métamérisé est constitué par 6 paires de néphridies. Les 4 premières paires sont en relation avec les cavités coelomiques génitales et les 2 dernières avec els cavités péricardiques. 2 paires de gonades évacuent les produits génitaux par 2 paires de gonoductes liés aux néphridies de la 3 ème et 4 ème paire. -Les mollusques sont dépourvues de toute trace de segmentation interne. Ils ne sont pas métamérisés ancestralement, car : 1.Les formations multiples ne dépendent pas les unes des autres et les cavités coelomiques ne sont pas toutes concernées par cette « segmentation ». 2.Les 8 paires de muscles rétracteurs peuvent simplement refléter les 8 plaques ancestrales fusionnées en une seule chez les conchifères. -Ils vivent dans les grands fonds océaniques (<200m) surtout entre 2500 et 4000m. Les sexes sont séparés et la fécondation est externe. Ils ont une larve nageuse de type véligère. -Quelques caractères dérivés propres : Lanatomie interne est sériée de manière caractéristique avec 8 paires de muscles rétracteurs, 6 paires de néphridies, 5 paires de cténidies et 2 paires de gonades. Les 3ème et 4ème paires de reins jouent le rôle de canaux génitaux (cf. fig.1 et 2). Il faut savoir que les 8 muscles rétracteurs du pied sont une caractéristique des conchifères. Monoplacophore Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Monoplacophore Nbre: (phylum) 15 (selon livre) Page 42 bo : bouche a : anus apq : apex (position antérieure) cq : coquille ctn : cténidie mpi : marge du pied ppa : pli palléal sip : sillon palléal sod : sole pédieuse tep : tentacule préoral tt : touffe tentaculaire post-oral vl :vélum ao : aorte at : atrium mrp : muscle rétracteur du pied gn : gonade nr : néphridie nrf : néphridie fertile ve : ventricule cardiaque

49 Description morphologique : -Ils mesurent entre 0,1 et 60cm et sont de forme très variable. Cest en effet leur anatomie qui permet de les reconnaître. Ce sont des mollusques à tête bien distincte. Ils sont le plus souvent pourvus dune coquille dorsale faite dune seule pièce et torsadée. La tête porte une ou 2 paires de tentacules dorsaux et 2 yeux situés à la base, sur le pédoncule, ou à lextrémité des tentacules. -Le pied constitue la principale masse charnue visible de lextérieur. Il forme une sole de reptation (ou une nappe natatoire) riche en cellule glandulaire muqueuses et ciliées, isolées ou regroupées, étirées à larrière en forme de queue. Chez les espèces terrestres, le pied est parcouru par des ondulations dorigine musculaire. Chez les espèces marines, les bords du pied ondulent et peuvent être pourvus dappendices pédieux, des parapodes permettant une nage ressemblant à un vol. -La masse viscérale et la coquille sont enroulées en spirale à disposition asymétrique. Primitivement durant le développement la masse viscérale subit une torsion de 180° qui ramène la cavité palléale dune position antérieure au-dessus de la tête, ou bien antéro-latérale. Les organes initialement à gauche se trouvent placés vers la droite et satrophient ou disparaissent (oreillette, branchie, rein, osphradie). Les organes qui étaient à droite se retrouvent à gauche et se développent normalement. -Le système nerveux porte la marque de cette torsion et se trouve plus centralisé que chez les mollusques non-conchifères. -La radula est impaire et présente une grande diversité de forme. La partie antérieure du tube digestif est souvent modifiée en trompe suceuse. Lintestin moyen est souvent pourvu de plaques masticatrices. Lestomac est le plus souvent associé à une tige cristalline qui synthétise et libère une amylase. Lhépatopancréas forme 2 lobes aux conduits indépendants. -Les 2 reins forment 2 sacs qui débouchent dans la cavité palléale. En général, le seul rein fonctionnel est celui qui embryologiquement à droite se retrouve à gauche lors du développement. -Lappareil génital impair, situé du côté droit, demeure complexe. Le gonoducte restant ne débouche pas directement dans la cavité palléale, mais dans le coelomoducte rénal. Les mâles ont souvent un organe copulateur situé en avant et à droite, relié à lorifice uro-génital par un sillon. Il peut exister chez les femelles une séparation entre zone de copulation et de ponte. -Chez les gastéropodes terrestres, on voit apparaître une poche respiratoire à la place de la cavité palléale communiquant avec le milieu par un orifice ou pneumostome. -On peut observer tous les degrés de développement de coquille (absence, coquille lourde et forte,…). Chez les espèces pourvues de coquille, le pied et la tête peuvent y être logés sous laction dun puissant muscle. En outre, le pied porte primitivement, en position postéro-dorsale, une plaque cornée ou calcifiée, lopercule, qui vient fermer louverture de la coquille lorsque lanimal se rétracte à lintérieur. Gastéropode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Gastéropode Nbre: (phylum) (selon livre) Page 43

50 -Ils sont marins, deau douce ou terrestres. On en trouve dans tous les milieux (arides, polaires, grands fonds, rivières…). Ils représentent tous les régimes alimentaires ce qui explique leur présence à tous les niveaux de la chaîne alimentaire marine. Ils peuvent même être parasites. Le principal problème des gastéropodes terrestres est de limiter la perte deau. Ils sy prennent en adoptant un comportement adéquat. -Ils sont à sexes séparés ou hermaphrodites (ou protéandrique). Les œufs sont pondus sous forme de frai, de cocons ou bien isolément. Les espèces marines ont souvent des larves nageuses trochophores et véligères. Les gastéropodes terrestres ont des œufs riches en vitellus doù éclosent les petits déjà formés. Quelques espèces couvent leurs œufs, dautres sont vivipares. -Quelques caractères dérivés propres : Une torsion de la masse viscérale à 180° les caractérise. Elle a lieu à un stade précis de leur développement. Une détorsion peut éventuellement survenir secondairement chez certains (cf. fig.1 et 2). Cette torsion présente des avantages puisquelle place les branchies face au courant, ce qui permet une meilleure arrivée doxygène. Le gros inconvénient de cette torsion réside dans la position de lanus qui se trouve, à ce moment, tout à côté des branchies, évacuant les déchets dessus. La réponse à cela ne sest pas faite attendre: Des petits trous dans la coquille Le développement dune branchie dun côté et de lanus de lautre (cf. dessin sur notes du cours). Gastéropode (suite) Page 44 bo : bouche a : anus ptt : prototroque tap : touffe apicale cq : coquille gq : glande coquillère cvl : cavité palléale o : operculum pie : pied sta : statocyste te : tentacule 1a : larve trochophore précoce 1b : larve trochophore tardive 1c : larve véligère après flexion, mais avant torsion 1d : larve véligère après torsion

51 Gastéropode (suite et fin) Page 45 GASTEROPODES PROSOBRANCHIA OPISTHOBRANCHIA PULMONATA (=les branchies sont en avant du cœur) Sexes séparés (tous mâle) Se divisent en 3 ordres : -Archaegastropoda -Archaegastropoda (patelles) -Mésogastropoda -Mésogastropoda (littorines) -Néogastropoda -Néogastropoda (murex) La plus part nont pas de coquille ou alors réduite Carnivores en principe P.ex. aplysie, ptéropodes, nudibranches P.ex. escargots, limaces Se divisent en 2 ordres : Stylommatophora Stylommatophora (terrestres) Bassommatophora Bassommatophora (eau douce) revenu à leau, mais terrestre à la base Plus de branchies, mais présence de poumons et dun pneumostome.

52 Description morphologique : -Ils sont de forme allongée, entouré dun manteau et dune coquille en forme de tube conique ouvert au 2 bouts, dune dimension comprise entre 0,2 et 15cm. Au stade adulte, la coquille est dune seule pièce, concave dans sa région dorsale et de section circulaire, hexagonale ou octogonale. Sa surface est soit lisse, soit en léger relief ou avec des stries. -La tête très réduite est dépourvue dyeux. Elle est de plus seulement limitée à la zone buccale. Le pied ventral et cylindrique se termine par un renflement contractile qui sert au fouissage dans le sédiment. Ce pied est entouré dune collerette formée par les lobes latéraux du pied. La bouche souvre sur une sorte de mufle. Elle est encadrée par 4 palpes buccaux et, à sa proximité dorsale, 2 lobes aplatis prolongés par de nombreux captacules, longs filaments ciliés contractiles renflés à leur extrémités. Ces structures sécrètent un mucus dans lequel sagglutinent les micro-organismes du sédiment. -La masse viscérale est symétrique et étirée dans le sens dorso-ventral. -Lorifice postérieur permet lentrée deau dans la cavité palléale -Lorifice antérieur plus large permet lentrée et la sortie du pied et des captacules Le bulbe buccal porte la radula et un organe subradulaire à fonction gustative. Lœsophage est court et lestomac est flanqué de 2 lobes hépatopancréatiques à ramifications tubulaires. Lanus souvre dans la cavité palléale. -Lappareil respiratoire et circulatoire sont rudimentaires (absence de branchies). La respiration est assurée par une surface ciliée dans le manteau. -Lappareil excréteur est constitué de 2 reins débouchant dans la cavité palléale. Lorifice rénal droit est aussi lorifice génital. Une gonade impaire occupe la partie postéro-dorsale du corps et, à maturité sexuelle, communique avec le rein droit. -Le système nerveux est non centralisé. -Ils sont marins (entre surface et 7000m) et fouisseurs. Lorsquils senfoncent la partie postérieure de la coquille est maintenue hors du substrat. Le fouissage est effectué grâce au pied. Ce sont des animaux microphages (se nourrissent grâce aux captacules en amenant les aliments à la bouche). -Ils sont à sexes séparés et sont ovipares. Les produits génitaux sont évacués dans leau de mers où a lieu la fécondation. La segmentation est totale, inégale et spirale. Léclosion libère une larve trochophore typique (en forme de toupie) pourvue dune touffe apicale et de 3 couronnes ciliées. La larve véligère développent 2 lobes tégumentaires dorsaux, le manteau qui sécrète une coquille embryonnaire bivalve. Les 2 lobes se soudent ventralement, ainsi que les valves de la coquille qui prend ainsi sa forme tubulaire (une fusion incomplète physiologique laisse une fente ou des orifices). -Quelques caractères dérivés propres : Il existe près de la bouche 2 bouquets de captacules. Ce sont de longs filaments ciliés contractiles renflés à leur extrémité et pourvus de glandes adhésives. Le tout leur permet de capter les particules alimentaires pour les amener enfin à la bouche. En outre, un courant formé par la ciliature permet lacheminement de la nourriture vers la bouche (cf. fig.1). La coquille est en forme de tube conique ouvert aux 2 extrémités (une pièce au stade adulte) (cf. fig.2). Labsence presque totale de tête. Scaphopode (ou Solénoconque) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Scaphopode Nbre: (phylum) 400 (selon livre) Page 46 bo : bouche a : anus cpt : captacule cvl : cavité palléale es : estomac gce : ganglion cérébral gla : glande adhésive gn : gonade gpd : ganglion pédieux gv : ganglion viscéral lp : lobe du pied nr : néphridie pie : pied rd : radula sta : statocyste syn : système nerveux zrm : zone respiratoire du manteau gd : glande digestive (hépatopancréas) oge : orifice génital et excréteur opc : orifice postérieur de la cavité palléale

53 Description morphologique : -Ils sont comprimés latéralement. Leur coquille est composée de 2 valves articulées. Primitivement les 2 valves sont symétriques, mais elles peuvent secondairement se spécialiser lune par rapport à lautre chez certaines espèces. La masse viscérale fait saillie ventralement, tandis quen région médio-dorsale se tient une charnière où les 2 valves semboîtent et sarticulent. Les formes sont diverses et la taille est comprise entre 0,2 et 150cm pour un poids pouvant atteindre 250kg. -Il y a absence de tête, de pharynx, de radula et de glande salivaire. Le corps est totalement enveloppé dans le manteau qui forme 2 battant, dont la face externe sécrète la coquille. Les cils des branchies, par leurs battements, créent un courant deau. Leau entre par un orifice inhalant et sort par un orifice exhalant ; orifices qui sont parfois prolongés par des siphons (parfois longs chez les fouisseurs surtout). -Les 2 valves sont reliées par un ligament élastique dorsal abducteur et un ou deux muscles adducteurs qui par contraction assurent la fermeture de la coquille. Le manteau est relié au pied par des paires de muscles ( 7). -Le pied dilatable est en forme de hache. A sa base se tient parfois une glande originale, la glande byssogène qui fabriquent les filaments adhésifs du byssus. Lorgane déquilibration est logé dans le pied. Le rebord du manteau est riche en organes sensoriels. On y trouve parfois des yeux qui varient en complexité (cellules visuelles simples, yeux complexe avec rétine,…) selon les espèces. La cavité palléale contient, de part et dautre du pied, une paire de cténidies très développées. La majorité des bivalves ont des branchies en forme de filaments, de filets ou de feuillets, qui servent : à la respiration à piéger les particules alimentaires en suspension La bouche est munie de 4 lobes buccaux ciliés. -Lestomac est pourvu dun long caecum postérieur où se tient le stylet cristallin, et de 2 glandes digestives. Il est aussi relié à un hépatopancréas volumineux. -Le cœur est inclus dans le péricarde et comprend 2 oreillettes et un ventricule qui propulse le sang dans 2 aortes. Le système circulatoire nest pas clos. -2 néphridies en forme de U débouchent dans le péricarde. Les 2 glandes génitales se tiennent en avant ou en dessous du péricarde. -Le système nerveux présente un degré moyen de fusion ganglionnaire. Bivalve (ou lamellibranche) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Bivalve Nbre: (phylum) (selon livre) Page 47 Bivalves (5 sous-classes) Protobranchia Ptériomorpha (mytilus) Hétérodonta Paléohétérodonta Anomalodesmata

54 -Ils sont marins ou dulçaquicoles filtreurs, fouisseurs ou fixés, capables de coloniser tous les substrats. Les bivalves deau douce peuvent se retrouver en haute montagne ou dans les régions arctiques. La surface de leurs valves est souvent ornées de rides, lames ou épines. Les bivalves fouisseurs ont souvent une coquille aplatie et lisse. Dautres bivalves, habitant dans les trous quils forent, sont capables de perforer le bois, la pierre calcaire, les grès, le corail ou largile : Soit mécaniquement Soit à laide dacides -Grâce aux battements des millions de cils des branchies, leau suit un trajet amenant O 2 et particules alimentaires sur les branchies, et se trouve évacuée du côté de la cavité palléale où débouchent les 2 orifices rénaux et lanus. Les aliments restés accrochés à la surface des branchies seront convoyés par un filament de mucus vers la bouche, dont la ciliature des 4 lobes buccaux aidera au transport vers le tube digestif. Les branchies peuvent directement absorber des particules de petites tailles par pinocytose. Lestomac est flanqué dun caecum qui renferme une tige cristalline qui est composée de couches concentriques de mucoprotéines, dont les protéines enzymatiques. La partie antérieure de la tige fait saillie dans lestomac où elle bute contre une plaque cuticulaire denticulée. Le plus souvent, la tige tourne sur elle-même sous leffet de cils vibratiles. Elle dissocie les aliments contre la plaque râpeuse en même temps quelle libère, par son usure, les enzymes. Même si les particules trop volumineuses sont rejetées par le siphon exhalant, lestomac effectue un tri. En filtrant leau de mer, ces animaux contribuent au dépôt des vases. -Les sexes sont généralement séparés, avec souvent un hermaphroditisme successif. Les gamètes sont expulsés directement dans leau avec le courant de sortie. La fécondation a lieu dans leau (à lextérieur de lanimal ou dans la cavité palléale). Les larves suivent 2 voies de développement : La voie dominante tornaria-trochophore-véligère qui comprend une phase pélagique La voie tornaria-glochidium-lasidium qui concerne des bivalves deau douce dont les larves sont des parasites Dans les 2 cas, la larve trochophore ou glochidium porte dorsalement une coquille qui, par défaut de calcification le long de la ligne médio-dorsale, acquiert une disposition bivalve typique. -Quelques caractères dérivés propres : La coquille au stade adulte est constituée de 2 valves comprimées latéralement et articulées entre elles par une charnière médio-dorsale et un ligament non calcifié (cf. fig.1). Absence de tête Absence de la radula Une glande spéciale à la base du pied, la glande byssogène, fabrique le byssus, constitué de filaments protéiques adhésifs qui collent au substrat et qui ont la propriété de durcir au contact de leau. Le byssus est important pour les espèces sédentaires fixées à un substrat (cf. fig.2). Présence de 2 branchies Chez certains bivalves, le système digestif traverse le péricarde. Page 48 Bivalve (ou lamellibranche) (suite et fin) chn : charnière l : ligament lu : lunule som : sommet zli : zone ligamentaire maa : muscle aducteur antérieur mar : muscle adducteur postérieur sil : sinus palléal (zone de sortie des syphons) by : byssus cq : coquille pie : pied sie : syphon exhalant

55 Description morphologique : -Ce sont des mollusques marins de forme allongée et de taille comprise entre 1cm et 22m, dont la partie antérieure du pied, annexée à la région de la tête, forme un nombre variable de tentacules préoraux. Ce déplacement du pied vers la tête, le long dun axe sagittal, et la flexion endogastrique amènent en position ventrale ce qui chez les autres mollusques était en région postérieure, et leur conserve une symétrie bilatérale. Ainsi la cavité palléale et son complexe (branchies, anus, pores excréteurs, orifices génitaux) se retrouvent à la face ventrale et souvrent vers lavant, juste en arrière de la tête. -La fente palléale fait presque le tour du corps et assure ainsi la pénétration de leau dans la cavité palléale ; elle est néanmoins obturée dans sa partie médiane par le siphon (=partie postérieure du pied transformée en cornet musculeux dont le rôle est dexpulser leau de la cavité). Ils se propulsent donc à reculons en expulsant leau de leur cavité palléale. -Primitivement, le manteau sécrète une coquille conique dirigée vers larrière. Chez les nautiloïdes, cette coquille est enroulée et compartimentalisée ; lanimal ne vivant que dans le dernier compartiment tout en restant en contact avec la loge originale grâce à un ligament. Chez la plupart des espèces actuelles, cette coquille disparaît sous le manteau ou demeure à létat de vestige voire disparaît totalement chez la plupart des octopodes. Chez les calmars et les seiches, le manteau émet latéralement des replis natatoires. -Ils ont de gros yeux latéraux hautement différenciés et très perfectionnés. -La bouche, située au milieu de la zone de la base des tentacules, comporte une double lèvre et dans le bulbe buccal, un bec de perroquet et la radula. -Le tube digestif, replié en U, possède un estomac en 3 parties doté dune glande digestive paire. Le coelome est très développé et comprend une cavité génitale, une cavité perécardique et 2 cavités rénales symétriques. Elles souvrent vers la cavité palléale par 2 coelomoductes génitaux et 2 coelomoductes rénaux. -Les ganglions nerveux sont concentrés dans la tête et forment un « cerveau » protégé par un « crâne » cartilagineux. -Les femelles possèdent sous la peau des glandes nidamentaires qui débouchent dans la cavité palléale. Ces glandes sécrètent la matière nécessaire à la formation de la coquille des œufs. -Létat primitif est de 2 paires de cténidies, létat dérivé dune paire. -Un certain nombre despèces possède la faculté dhomochromie (=prendre la couleur du substrat où elles se trouvent). Céphalopode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : MOLLUSQUA Classe : Céphalopode Nbre: 750 (phylum) 730 (selon livre) Page 49

56 -Ils sont des prédateurs marins pélagiques (décapodes) ou sédentaires vivant près du fond (octopodes). On les trouve dans toutes les mers du globe avec une préférence pour les mers chaudes et salées (sauf Mer Noire et Baltique à salinité insuffisante). -Lorsquils se sentent menacés, ils protègent leur fuite par lémission dun nuage dencre qui aveugle, effraie ou perturbe leur ennemi, si celui-ci nest pas trop gros. -Les céphalopodes sont connus pour leur intelligence et leur faculté dapprentissage. -Plusieurs céphalopodes sont dotés de la faculté dhomochromie qui leur sert : pour chasser par mimétisme pour se protéger pour la parade nuptiale. -Les sexes sont séparés (absence dhermaphroditisme). Après la parade, les spermatophores sont transportés par le mâle grâce à un bras spécialisé, lhectocotyle, dans la cavité palléale de la femelle. Les œufs sont pondus sur des supports. Les œufs télolécithes subissent une segmentation partielle avec persistance dune réserve vitelline. Le développement est direct ( stade larvaire proprement dit). Leur croissance est illimitée et leur longévité de plusieurs années. -Quelques caractères dérivés propres : La partie antérieure du pied est modifiée en de multiples tentacules préhensiles (cf. fig.1). On voit sur cette image un calmar femelle avec la moitié des tentacules représentés. Il y a présence chez le mâle dun bras hectocotyle, bras modifié, pour la reproduction (pas chez toutes les espèces). La partie postérieure du pied forme le siphon, un entonnoir musculeux constitué de 2 lobes enroulés en cornet (cf. fig.1). Cet organe assure lexpulsion de leau de la cavité palléale. Le système circulatoire est clos chez les céphalopodes. Le système nerveux devient extrêmement centralisé chez les céphalopodes, et forme un « cerveau » protégé par une capsule cartilagineuse faisant fonction de crâne (cf. fig.1). Il existe une poche à encre, un liquide foncé évacué lorsque lanimal se sent menacé (cf. fig.1). Il existe 2 pièces squelettiques mandibulaires en forme de bec de perroquet (cf. fig.1 et 2). La fig.2 représente ces 2 pièces en vue latérale gauche. Céphalopode (suite et fin) Page 50 te : tentacule a : anus ccd : caecum digestif cge : coelomoducte génital (pore génital) cgt : coelome génital cob : cœur branchial cos : cœur systémique cpe : coelome péricardique cq : coquille cr : crâne cre : coelomoducte rénal (pore excréteur) ctn : cténidie cvl : cavité palléale es : estomac hp : hépatopancréas mad : mandibule dorsale mav : mandibule ventrale man manteau ova : ovaire pen : poche à encre rd : radula si : siphon sta : statocyste syn : système nerveux central

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58 -Le plus grand des embranchements. -Ils peuvent être très évolués. On observe en effet : Des sociétés Des formes de dialogue (chimique surtout) -Ils possèdent un comportement inné, sans faculté dadaptation (=inscrit dans le génome). Ils auraient néanmoins des capacités de base dapprentissage. -Le développement seffectue comme suit : Sacs coelomiques Cavité pseudocoelomique Cavité hémocoele (brassage de la lymphe plus ou moins efficace) -Les appendices contiennent du muscle strié (=faisceaux). Les ailes ne comptent pas parmi les appendices. Par contre, on trouve des appendices sensoriels, bucaux, ambulatoire, respiratoires, sexuels,… -Les sexes sont séparés. -Quelques caractères dérivés propres : Les panarthropodes sont des métazoaires segmentés, à squelette externe souvent rigide. Le clade des panarthropodes est solide et infirme lhypothèse dune origine annélidienne des arthropodes. La métamérisation peut être : Homonome : les différents segments sont semblables Hétéronome : les différents segments sont différents Lanimal porte des appendices pairs non jointifs, articulés, pourvus de griffes à leurs extrémités (cf. fig.1). La nourriture est prélevée à laide dappendices locomoteurs antérieurs modifiés. Le sang est propulsé par un cœur dorsal présentant des ostioles latéraux. La cavité générale est un hémocoele résultant de la fusion du coelome et du blastocoele. Le cerveau complexe comprend un protocérébron innervant les yeux latéraux, et un ou deux ganglions innervant des appendices antennaires (cf. fig.2). Le troisième ganglions, le tritocérébron, entoure lœsophage de lanimal. Ils possèdent une cuticule, ce qui implique des mues. La cuticule se divise en 3 parties distinctes : Épicuticule : cirres Exocuticule : chitine – protéine recyclageEndocuticule : noyaux phénoliques (cest cette partie qui est soumise à un recyclage, en effet la perte de 35% de son poids à chaque mue provoquerait de graves problèmes de survie pour larthropode). Panarthropodes Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Onychophore Tardigrades Euarthropode Nbre: (phylum) (selon livre) Page 51 gr : griffe cnv : cordon nerveux ventral na1 : nerf de la 1 ère paire dantennes na2 : nerf de 2 ème paire dantennes no : nerf optique oe : œsophage protc : protocérébron

59 Page 52 Panarthropodes (suite et fin) Arthropoda Phylum Règne Empire Sous règne Sous phylum Classe Eucaryotes Animalia Eumétazoaire Bilatérien Protostomien eucoelomate Attention, il ne sert à rien de se fier aux distances pour simaginer les proximités génétiques, en effet, la longueur des flèches nest pas représentative de ces dernières!!! Il serait miraculeux dobtenir quelque chose de cohérent quand à la ressemblance génétique… Onychophore Tardigrade Euarthropode Chélicériforme Mandibulate Pycnogonide Amandibulate Mérostome Arachnide* Myriapode* Céphalocaride Rémipède Maxillopode* Branchiopode Malacostracé Hexapode Pancrustacé* Chélicérate Trilobite Arthropodes Euarthropodes Arthropode Panarthropode Les Arthropodes sont équivalents aux Euarthropodes, mais avec les espèces fossiles (trilobites) en plus selon le livre, mais visiblement, au titre du cours, il semblerait aux yeux de lenseignant que le terme Arthropode soit synonyme de Panarthropode!!! *Ces classes / groupes possèderont un arbre propre lorsque nous les traiterons! Terrestres Marins ? trachéates diantennates m m t t

60 Description morphologique : -Ils sont vermiformes, cylindriques et segmentés. Ils mesurent de 1 à 15cm de long. Ils possèdent à chaque segment une paire dappendices courts et non articulés, les lobopodes, maintenus rigides par la pression hydrostatique interne. Ils se terminent par de petites griffes. -Le corps recouvert dune cuticule chitineuse mince, souple et perméable, porte des papilles et des écailles, conférant à lanimal un aspect velouté et irisé, à couleur variable. On observe aussi un grand nombre de tubercules surmontés chacun dune soie sensorielle. La tête porte 2 antennes segmentés, des yeux et ventralement une bouche munie dune paire de mandibule et de glande muqueuse (=glande de la glu). Le tronc est composé de 14 à 43 segments. Ils possèdent une véritable segmentation initiale, mais qui sefface à létat adulte, nétant plus visible que par les paires dappendices, ou les organes métamérisés comme le système excréteur ou nerveux. -Le coelome est réduit à létat adulte, donnant uniquement naissance aux néphridies et aux cavités et conduits génitaux. -Le sang circule dans une cavité générale ou hémocoele où il est mû par les mouvements du corps et sous laction de 2 cœurs musculeux tubulaires dorsaux. Ils possèdent des canaux hémaux, situés sous la cuticule, en communication ave lhémocoele et limités vers lintérieur par les muscles. -Chaque segment possède une paire de néphridies qui débouche par 2 pores à la base de chaque membre. -LO 2 traverse la paroi et entre dans les trachées. -Le système nerveux comporte un cerveau bilobé antérieur situé au-dessus du pharynx et 2 cordons ventraux longitudinaux à commissures transverses ( ganglions). Sur la face ventrale du dernier segment nous pouvons trouver lanus. -Ils sont exclusivement terrestres aujourdhui (=secondaire). Ils ne vivent que dans les zones humides. Ils ont des mouvements lents. -Pour se nourrir, ils engluent leur victimes, pouvant projeter leur salive jusquà 15cm environ. Ils leur arrivent aussi de manger des végétaux décomposés. Ils sont inactifs en période défavorable. -Les sexes sont séparés. Chaque individu porte 2 gonades métamérisées. La fécondation est interne ou externe selon les espèces. Les espèces ovipares possèdent un ovipositeur. Les femelles déposent leurs œufs riches en vitellus et entourés dune coquille chitinoïde dans des zones humides. Chez certaines espèces, les femelles ont une sorte dutérus permettant dincuber les œufs. Les œufs se développent dans le corps maternel, mais au dépens des réserves vitellines. Chez les espèces vivipares, les œufs sont pauvres en vitellus et les embryons se nourrissent à partir des sécrétions de la paroi utérine. -Quelques caractères dérivés propres : Ils peuvent projeter de la glu grâce à leur paire de papilles orales où se trouvent des glandes sécrétant cette substance adhésive qui sert de système de défense et de capture. Cette substance, la glu, une fois projetée, durcit à lair et se transforme en une gomme élastique et collante (cf. fig.1). Des trachées (non homologue de celles des insectes et des arachnides) favorisent les échanges gazeux de lorganisme. Des muscles lisses forment une nappe continue de muscles longitudinaux. Le corps présente un hémocoele et un système circulatoire sous-cutané, les canaux hémaux, qui sont situés entre les muscles circulaires et la cuticule dont ils suivent les cannelures longitudinales (cf. fig.2). Onychophore Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Onychophore Nbre: 65 (phylum) 80 (selon livre) Page 53 aa : antenne bo : bouche cnas : canal salivaire gr : griffe pao : papille orale cnh : canal hémal hem : hémocoele mus : muscle nr : néphridie td : tube digestif vd : vaisseau dorsal cne : cordon nerveux

61 Description morphologique : -Ils mesurent de 0,005 à 1,2mm. Le corps est trapu et cylindrique. Il porte 4 paires de pattes courtes et épaisses, munies chacune de 4 à 8 griffes mobiles. La tête est attachée au tronc sans cou. -Le corps est recouvert dune cuticule complexe faite de chitine, de protéines et de mucopolysaccharides. Cette cuticule peut former des plaques dorsales parfois ornementées dépines ou de cirres. Lanimal porte une paire dorganes photorécepteurs et la bouche est pourvue de 2 stylets perforateurs. -Les adultes ont une cavité coelomique très réduite organisée autour de la gonade. Le vestige du blastocoele est la principale cavité corporelle, un pseudocoelome rempli dun fluide corporel faisant office de squelette hydrostatique. -Il ny a ni organe circulatoire, ni organe respiratoire. Les gaz séchange à travers la surface humide de lanimal et diffusent jusquaux tissus. -Il ny a que des muscles longitudinaux lisses doù leur déplacement lent. -Le tube digestif est constitué dune bouche, avec ses stylets perforateurs, dun pharynx musculeux fonctionnant comme une pompe, dun œsophage, dun estomac, dun rectum et dun anus. Des glandes dorsales excrétrices souvrent dans le rectum. -Le système nerveux est constitué dun cerveau dorsal à 2 lobes, connecté à un anneau qui entoure le pharynx et relié à une paire de cordons ventraux portant 4 ganglions (correspond aux 4 paires de pattes). La métamérisation du système nerveux laisse à penser que les tardigrades ancestraux devaient posséder une tête et 5 segments. Les stylets buccaux proviendraient de la fusion du 1 er segment avec la paire de pattes et de la tête. -Ils sont terrestres, marins et deau douce et vivent dans les zones chaudes et froides. Ils se nourrissent du contenu des cellules végétales dont ils percent la paroi à laide de leurs stylets. Lorsquils sattaquent à dautres animaux, ils les percent de la même manière puis en aspire le contenu. Ils sont extrêmement résistant aux variations de température et dhumidité. Dans des conditions extrêmes, ils peuvent adopter une vie ralentie pour survivre. Ils peuvent senkyster si la nourriture manque. Ils perdent une partie de leurs organes internes et se rétractent dans leur vieille cuticule. Une nouvelle cuticule forme la paroi du kyste. Ils ont donc 3 grands systèmes de défense : État asphyxique (se gonfle et ne bouge plus, car manque dO 2 dans le milieu) Enkystement Anabiose -Ils ne possèdent quune seule gonade dorsale. Les sexes sont séparés. La fécondation est externe ou interne selon les espèces. Ils sont ovipares. Ils déposent une dizaine dœufs qui sont de 2 sortes : Dans des conditions défavorables, les œufs sont résistants, à paroi épaisse Dans des conditions favorables, ils sont à paroi mince avec une surface collante. Ils présentent alors un développement direct immédiat. Certaines espèces sont parthénogénétiques. -Ils ne régénèrent pas et ne cicatrisent pas. -Quelques caractères dérivés propres : Un conjonctif unit les lobes du protocérébron au 1 er ganglion ventral (cf. fig.1). Les organes photorécepteurs ont une structure très particulière. Les stylets buccaux seraient des griffes transformées. Tardigrade Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Tardigrade Nbre: 340 (phylum) 600 (selon livre) Page 54 cne : cordon nerveux cof : connectif ggc : ganglion céphalique

62 Description morphologique : -Ils mesurent entre 0,1mm et 1m. Leur diversité est considérable. -Ce sont des métazoaires dont le corps et les pattes sont segmentés. Le corps est bâti selon une succession danneau identiques, les métamères. Chaque métamère porte : Une paire dappendices symétriques Un segment vasculaire Un segment digestif Un segment nerveux (neuromère) Un segment musculaire (myomère) Un segment excréteur (néphromère) Cette métamérie sest altérée au cours de lévolution du groupe et différents segments se sont assemblés pour donner des structures plus complexes, les tagmes. Lexosquelette dur est articulé. Sa segmentation recouvre la segmentation interne. -Le développement des euarthropodes passe souvent par une succession de stades larvaires dont la morphologie est très différente de celle de ladulte. -Contrairement à beaucoup de métazoaires, les euarthropodes ne se déplacent pas par déformation du corps, mais par des mouvements coordonnés des appendices locomoteurs. -Ils colonisent tout sauf les déserts glacés des pôles. Ils occupent une place de 1 ere importance dans les écosystèmes aquatiques et terrestres. La biomasse quils représentent est considérable. Ils peuvent aussi, pour certaines espèces, être parasites, vecteurs de maladies, commensaux (de lhomme p.ex.). -Quelques caractères dérivés propres : Lanimal métamérisé porte un exosquelette subdivisé en pièces, les sclérites (tergites, pleurites et sternites), articulées entre elles (cf. fig.1). Chaque segment porte fondamentalement une paire dappendices articulés, ancestralement à fonction locomotrice (cf. fig.1). Ils ont au moins une paire dyeux composés latéraux formés dunités photoréceptrices indépendantes, les ommatidies (cf. fig.2). Les cellules sont dépourvues de cils ou de flagelles, à lexception des spermatozoïdes de certains groupes. Euarthropode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Euarthropode Nbre: ~ (phylum) (selon livre) Page 55 cne : cordon nerveux cur : cœur mus : muscles pleu : pleurite ster : sternite ter :tergite td : tube digestif ccri : cône cristallin cro : cornée fac : facette fin : fibre nerveuse oma : ommatidie rha : rhabdomère

63 -Ils étaient marins. On trouverait 2 types de trilobites : Des espèces étaient essentiellement benthiques, leur morphologie laissant penser à des animaux fouisseurs. Leurs yeux peu développés laisse aussi penser à une vie enfoui dans la vase. Les épines de certaines espèces poussent à voir un système de défense contre des prédateurs lors de nage entre 2 eaux, ce qui laisse penser à des animaux nageurs (pélagiques). -La posture de vie correspond généralement à une phase de déplacement de l'individu. Chez de nombreuses espèces, la posture de vie est principalement caractérisée par un alignement du céphalon, du thorax et du pygidium. Cette posture favorise l'hydrodynamisme et le champ visuel frontal de l'individu. -La posture de repos est caractérisée par une position concave du corps du trilobite. Dans cette position, le trilobite était probablement enfoui dans le substratum vaseux, les yeux devaient affleurer juste en surface dans une configuration permettant à l'animal de pouvoir observer dans toutes les directions et ainsi guetter la présence d'éventuels prédateurs. Il est fort probable que la posture de repos devait également favoriser la circulation des flux nutritifs et respiratoires de l'animal, du fait de la décontraction des organes de la face ventrale. -Les trilobites avaient la possibilité de s'enrouler sur eux mêmes pour se défendre contre les prédateurs. consécutif à un changement brutal du milieu. Chez certaines espèces, la pygidium vient s'imbriquer parfaitement dans le céphalon (coaptation), ce qui rend l'enroulement encore plus efficace. -Le trilobite muait souvent pour sadapter à la taille croissante de sont corps et de sa carapace. -Chez les animaux segmentés nous pouvons découvrir 2 types danimaux : Épimorphe : pas dacquisition de nouveaux segments Anamorphe : acquisition de segment à chaque mue + segments -Quelques caractères dérivés propres : Aujourdhui fossiles Amandibulate Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Amandibulate Nbre: - (phylum) - (selon livre) Page 56 t : tête th : thorax pyg : pygidium

64 -Quelques caractères dérivés propres : Le corps est divisé en prosome et opisthosome. Le prosome est composé dun acron et de 6 segments Lopisthosome dun maximum de 12 segments et dun telson La paire de chélicères constitue la 1 ère paire dappendices caractéristiques du taxon. Elle est homologue de la 2 ème paire dantennes des mandibulates (cf. fig.1). MAIS LES CHELICERATES NONT JAMAIS DANTENNES!!! La 2 ème paire dappendices est une paire de palpes ou de pattes-mâchoires, appelées pédipalpes (cf. fig.1). Lanimal porte 4 paires de pattes marcheuse (cf. fig.1). Le système nerveux central ne comporte pas de deutocérébron (cf. fig.2). La nutrition se fait dans la très grande majorité des cas par succion. Lors des tout premiers stades de lembryogenèse, il y a formation immédiate de 4 segments post-oraux (cf. fig.3). Chélicériforme Page 57 che : chélicère ppd : pédipalpe 2a 2a : cerveau dun mandibulate 2b 2b : cerveau dun chélicériforme dc : deutocérébron gga : ganglion antennaire ggo : ganglion optique prc : protocérébron ttc : tritocérébrum oe : oesophage che : chélicère ppd : pédipalpe ov : ovigère tp : trompe

65 -Ils sont marins. Ils ressemblent à des araignées, ce qui leur a valu leur surnom daraignées de mer. -La plupart sont carnivores. Ils appliquent leur trompe directement sur leur proie et aspirent les tissus. Certains se nourrissent dalgues, de microorganismes ou de détritus. Les formes parasites infestent particulièrement les mollusques. -Il ny a ni organe de la respiration ni organe dexcrétion. Cela peut être dû à la grande surface déchange avec lenvironnement que présente ces animaux. -Les sexes sont séparés. Les gonades simples ont des diverticules qui sétendent dans les fémurs des pattes. Elles ont plusieurs orifices situés usuellement sur les pattes. Les ovules sont fécondés dès leur émission et les mâles les portent sur leurs ovigères jusquà léclosion. La larve protonymphon porte les 3 premières paires dappendices : Les chélicères Les palpes Les ovigères Les ébauches de la première paire de patte -Quelques caractères dérivés propres : Lanimal porte une trompe, ou proboscis, préoral impaire (cf. fig.1). Le mâle et parfois la femelle porte des ovigères (cf. fig.1). Lopisthosome est réduit ou absent, sans appendices (cf. fig.2). Les pattes marcheuses comprennent 9 segments y compris la griffe terminale (cf. fig.1). Les gonades débouchent par des gonopores multiples, situés en particulier sur le second segment coxal de certains ou de toutes les pattes marcheuses (cf. fig.2). Description morphologique : -Leur corps est souvent grêle avec de longues pattes. Ils mesurent entre 1 et 10mm en moyenne, bien que quelques espèces polaires ou de grandes profondeurs (7000m) peuvent atteindre des tailles respectable allant jusquà 70cm denvergure. Le corps est très étroit avec des segments bien visibles. -La tête, aussi nommée céphalon, porte : Une trompe (ou proboscis) vers lavant 4 yeux situés sur un tubercule oculaire de la face dorsale. -Les pattes sont articulées sur des expansions latérales des segments. -Lopisthosome est réduit. -Les appendices sont, de lavant vers larrière : Une paire de chélicères (buccaux) [, mais pas dantennes!!!] Une paire de palpes (=pédipalpes) (sensoriels) Une paire dovigères Selon le livre, toujours présente chez le mâle, parfois chez la femelle Selon lenseignant toujours présent chez un sexe ou lautre ou les deux 4 (– 6) paires de pattes marcheuses, souvent très longues. Pycnogonide Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Pycnogonide Nbre: 450 (phylum) 1000 (selon livre) Page 58 of : œufs ov : ovigère ppd : palpe tp : trompe gp : gonopore opi : opisthosome

66 -Quelques caractères dérivés propres : Le prosome porte une carapace en bouclier (cf. fig.1). Le 1 er ou le 2 nd segment de lopisthosome est modifié pour donner un somite génital (cf. fig.2). Chélicérate Page 59 Lorifice génital se trouve ici sur le second segment de lopisthosome che : chélicère ppd : pédipalpe gen : orifice génital bc : bouclier

67 Description morphologique : -La forme de la carapace est très reconnaissable (=forme de fer à cheval). Ils possèdent une paire de chélicères et 5 paires de pattes marcheuses composées de 7 articles, dont la première paire est homologue des pédipalpes des autres chélicériformes. Les premiers articles des 4 premières pattes sont transformés en pièces masticatrices. -[Dit au cours…] Présence de : Épimorphe Tagme : ensemble des segments ayant une finalité particulière -Lopisthosome porte : -6 paires dappendices : La première paire est soudée et forme un opercule génital qui porte les 2 pores génitaux à sa face interne. Les autres paires sont modifiées en branchies membraneuses, toujours en mouvement et pouvant servir daide à la nage. -Un telson en forme dépine, caractéristique du taxon. -Ils comprennent un taxon exclusivement fossile, les euryptérides, et les limules (ou xiphosures). -Les limules vivent généralement sur des fonds de sable propre. La forme de la carapace facilite lenfouissement de lanimal dans le sédiment, souvent à de faibles profondeurs. Ce sont des prédateurs ou des nécrophages omnivores. -Quelques caractères dérivés propres : Les appendices de lopithosome sont modifiés en branchies (cf. fig.1). Le telson est long et pointu (cf. fig.1). Mérostome Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Mérostome Nbre: - (phylum) 5 (selon livre) Page 60 b : branchie che : chélicère o : opercule génital ts : telson

68 Description morphologique : -Le prosome est partiellement ou totalement recouvert par un bouclier. -Lopisthosome peut être segmenté. -Sils portent des appendices, ceux-ci sont spécialisés : En filières (araignées) En peignes (scorpions) -Les échanges gazeux se font par des trachées, des poumons, ou les deux à la fois. -Ils sont surtout composés des scorpions, aranéides et acariens. -Ils sont quasiment tous terrestres, les rares exceptions chez les acariens ou les aranéides correspondent à un retour à leau. -Discutons légèrement des 3 ordres principaux : scorpions Les scorpions (~1200) sont vivipares avec un abdomen métamérisé, terminé par un appareil venimeux, dont la piqûre peut être mortelle non seulement pour les proies, mais aussi pour lhomme. Le venin comprend 2 types de substances : Des neurotoxines agissant sur le système nerveux Des hémorrhagines inhibant la coagulation sanguine et produisant des nécroses locales. araignées Chez les araignées (~35000), la glande à venin débouche dans le crochet de la chélicère. Lappareil séricigène produit des fils de soie qui servent, suivant les animaux, à tisser une toile, à réaliser une coque dhabitation, à fabriquer des cocons pour les œufs,… Ce sont des animaux carnassier qui se nourrissent surtout dinsectes. Néanmoins, certaines grosses mygales peuvent capturer des petits rongeurs ou de petits oiseaux. acariens Les acariens libres (~30000) sont surtout des prédateurs de petits animaux de la litière du sol. Ils sont souvent symbiontes dautres arthropodes. La majorité dentre eux sont des tiques, parasites hématophage de vertébrés. Certains sont responsables de maladies. -Quelques caractères dérivés propres : Les appendices de lopisthosome sont perdus, réduits ou modifiés en peigne ou en filière (cf. fig.). Lanimal respire par des trachées, par des poumons ou par les 2 à la fois (cf. fig.1). Arachnide Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Arachnide Nbre: ~48195 (phylum) (selon livre) Page 61 stg : stigmate, orifice dun poumon (entre les 2 se situe lorifice génital che : chélicère fili : filière

69 Arachnides Ordre Classe Scorpionide Uropyge* Schizomide Amblypyge* Aranéide Palpigrade* Solpugide* Pseudoscorpionide Opilionide Ricinulide* Acarien Arachnide (suite et fin) Page (1200 selon le livre) Ils sont morphologiquement divisés en 2 parties : 1.Prosome 2.Opisthosome Mésosome Métasome Ils possèdent : Peignes Spermatophores Glande à venin Les œufs se développent dans le tractus génital Pas dœufs en liberté Grandissent au début sur dos de mère 3300 Les œufs sortent du corps de la femelle avant fin du stade embryonnaire. Petits = nourris par une gelée sécrétée par mère Chez beaucoup despèces, femelle > mâle Les chélicères sont venimeux (tuer les proies potentiel danger pour lhomme) diff. types de soies (une pour chaque fct° : toile,…) des araignées sociables (tapotent s/ toile dune certaine façon) Certaines araignées peuvent vivre 20ans (CH : ~6 mois) On peut avoir jusquà 4 paires dyeux simples. Généralement des pattes longues et fragiles. Les yeux sont portés par un tubercule Glandes odoriférantes Peuvent vivre en gd nbre Copulation reproduction directe ~6000 (30000 selon le livre) Parasites ou non, mangent de tout selon les espèces! Les rostres permettent de piquer et de se nourrir Spermiophore : se retourne pour rentrer dans la femelle. Synaptomorphie : Larve hexapode nymphe (octopode) adulte Soies Il est possible quil sagisse dun groupe polyphylétique. *Ces groupes minoritaires sont traités dans le cours uniquement et ne sont pas repris ici!

70 -Quelques caractères dérivés propres : La tête porte des mandibules, cest-à-dire des appendices à peu darticles, souvent fortement chitinisés, aptes à être rapteurs, coupeurs ou broyeurs (cf. fig.1). Le gène de lARNr 18S présente des caractères moléculaires soutenant la monophylie de ce taxon. Mandibulate (ou Antennate) Page 63 apo : apodème art : articulation pin : processus incisif

71 Myriapodes (4 sous-classes) Diplopoda Pauropoda Chilopoda Symphile Description morphologique : -Ils mesurent jusquà 20cm. une -Leurs segments post-céphaliques sont nombreux (>180 chez certains) et ne sont pas regroupés en thorax et abdomen. Chacun des segments porte une paire de pattes. Mais chez les diplopodes, les segments se regroupent par deux, de telle manière quun anneau porte 2 paires de pattes. Seule, la tête est bien individualisée. Une paire de mandibules et 2 paires de mâchoires constituent les pièces buccales. Presque toutes les espèces portent des yeux composés. -Les 3 premiers segments viennent de la larve, les autres succèdent aux mues de lanimal. -Ils sont terrestres. -Le développement est direct et la croissance continue après léclosion par un développement post-embryonnaire. La zone de croissance est située en avant du telson. -Quelques caractères dérivés propres : Il y a des organes sensoriels particuliers à fonction inconnue, appelés organes de Tömösvary, comportant des groupes de cellules sensorielles épidermiques innervées par le protocérébron. Lappendice biramé ancestral aurait perdu une rame (cf. fig.1). Cest pourquoi les myriapodes aurait longtemps été classés parmi les uniramés. Les échanges gazeux se font par un système de trachées. Deux tubes de Malpighi assurent lexcrétion. Ils ont une cuticule perméable. Une segmentation homonyme. Il présente un assemblage docelles. Myriapode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Myriapode Nbre: - (phylum) (selon livre) Page 64 aa : antenne pat : patte Diplosegments : Prozomites : 1 p. de pattes 1 p. de stigmates 1 p. dostioles (ouverture dans les vx) 1 p. de ganglions Métazomites

72 Myriapode (suite) Page 65 Diplopodes (~ ) : Ils mesurent 30cm maximum. Le polyxène est le plus petit des diplopodes. Ils ont jusquà 375(-376 [au cours]) paires de pattes [Toujours en nombre impair, car il y a adjonction de 2 segments à chaque mue]. Il subisse une périodomorphose, cest-à-dire quil mue jusquà leur mort. Ce sont des animaux quasiment exclusivement végétariens (à de rares exceptions prêts), vivant dans lhumus ou sous lécorce des arbres. Ils peuvent faire des dégats aux cultures. Les orifices génitaux sont situés à lavant sur le 3 ème segment du tronc. La paire de patte sur le segment 8 ou 9 est transformée en gonopodes (=pattes modifiées). En ce qui concerne la fécondation, le mâle imbibe avec son sperme une boulette de terre et la donne à la femelle qui la place dans ses voies génitales. Certaines espèces peuvent se rouler en boule spiralée (Iules) et dautres en boule complète (Glomeris (sphère de 4cm de une fois enroulée)). Ils portent des glandes répugnatoires qui sécrètent des substances répulsives toxiques. Il y a présence de : Diplosegment Mandibule Lèvres (MxI) Collum : col ou autrement dit un segment sans appendice. Pas de 3 ème paire dappendices buccaux Imprégnation de Ca ++ dans la cuticule Section circulaire ou circulaire avec une ailette de chaque côté. Chilipodes (~ ): Ils mesurent au maximum 27cm. Ils comptent entre 15 et 191 segments [Toujours en nombre impair, car il y a adjonction de 2 segments à chaque mue]. Hygrophiles et lucifuges, ils se trouvent sous les pierres, dans les mousses, les litières, … ils ont jusquà 181 paires de pattes. Ce sont des prédateurs dont les appendices du 1er segment du corps, au bout des pattes, sont transformés en puissants crochets à venin, les forcipules. Les orifices génitaux se situent sur lextrémité postérieure de lanimal. Il y a présence de : Mandibules 1ère maxillaire (MxI) Palpes (MxII) Antennes postérieures (=organes richement innervés qui sert dorganes sensoriels) Trachée : 1 p. dorifice par segment. Pauropodes (~ ): Ils mesurent 2mm au maximum. Ils possèdent 9 paires de pattes et 11 segments (dernier et col sont sans appendices) Orifice génital sur le 3 ème segment La larve possède 3 paires de pattes Il y a présence de : Mandibules MxI Col Symphiles (~ ): Ils mesurent au maximum 10mm. Ils ont jusquà 12 paires de pattes et entre 15 et 22 tergites. Lorifice génital se trouve sur le 4 ème segment. La larve possède 6-7 paires de pattes. Il y a présence de : Mandibules MxI MxII (= labium ou lèvres)

73 Page 66 MYRIAPODE DIPLOPODE CHILOPODE SYMPHITE Myriapode (suite et fin) PAUROPODE LITHOBIOMORPHE SCOLOPENDROMORPHE GEOPHILOMORPHE SCUTIGENOMORPHE En ce qui concerne les 4 sous groupes de CHILOPODES, quelques informations sont disponibles dans les notes du cours…

74 -Ils sont entre et ! -Les 3 premières paires dappendices servent à la nage chez la larve, le Nauplius. -Les organes génitaux sont en avant du pléon, sur le péréion. -Les décapodes possèdent sur le péréion 8 paires dappendices : 3 paires de PMx + 5 paires de pattes. -Ce sont des mandibulates qui répondent donc aux conditions fixées pour lappartenance à ce groupe : Mandibules MxI MxII (PMxI-III) pattes mâchoire de 1 à 3 paires… mais pas à chaque fois… cest pourquoi elles sont entre parenthèses… AI (A=antennes) AII -Quelques caractères dérivés propres : La larve est le Nauplius, cest-à-dire un organisme ne présentant pas de segmentation et doté de 3 paires dappendices natatoires, respectivement de lavant vers larrière : 1.Les antennules 2.Les antennes 3.Les mandibules (cf. fig.1) Le gène de lARNr 18S présente des caractères moléculaires soutenant la monophylie de ce taxon. Ils possèdent une carapace. Ils respirent à laide de branchies. Ils possèdent des appendices biramés (cf. fig.2). Pancrustacé Page 67 a1 : antennule a2 : antenne ma : mandibule

75 Pancrustacé (suite) Page 68 Il y a quelques éléments qui font penser que les hexapodes ne devrait peut être bien ne pas se trouver reliés aux pancrustacés comme ils le sont la plupart du temps (cest dailleurs ce qui a motivé mon geste de positionner un « ? » à côté du trait qui les relie aux pancrustacés). PANCRUSTACES HEXAPODES (INSECTES) Appendices biramés- Appendices PMxI-III- Nauplius- Anamorphe- BranchiesTrachée(s)

76 Pancrustacé (suite et fin) Page 69 Céphalocaride Rémipède Maxillopode Branchiopode Malacostracé Hexapode Pancrustacé ? Classe Ordre Mystacocaride Copépode Branchioure Cirripède Ostracode Tantulocaride Pentastomide Notostracé Conchostracé Anostracé Cladocère Harpacticide Cyclopide Calamide Monstrillide Sous-ordre Lernaéide Caligoide

77 Description morphologique : -Ils vivent en pleine eau. -Ils sont dotés de métamères postcéphaliqes tous identiques. Ce fait permet de les faire postuler pour la place la plus basale de larbre des pancrustacés. -Ils sont homonomes, en effet on observe des appendices sur tous les segments. -Ils sont cavernicoles ; ils vivent en effet dans des grottes débouchant dans la mer. On les retrouve dans lhalocline (=masse deau résultant du contact entre eau douce et eau de mer). -On observe de nombreuses soies sur les pièces buccales ce qui fait penser à des animaux microphages filtreur. -Quelques caractères dérivés propres : Les appendices buccaux sont situés dans une dépression ventrale du céphalon, latrium (cf. fig.1). Le premier appendice qui, du point de vue de lanatomie comparée, devrait être post-céphalique, est un « maxillipède » intégré au céphalon (cf. fig.1). Les appendices du tronc sont tous orientés latéralement (cf. fig.2). Les gonopores ont des situations particulières, les femelles au niveau du 7 ème segment post-céphalique, les mâles au niveau du 14 ème segment. Rémipède Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Rémipédia Nbre: 11 (phylum) 11 (selon livre) Page 70 a1 : antennule a2 : antenne appc : appendice post-céphalique at : atrium bo : bouche pfr : processus frontal at : atrium app : appendice

78 Description morphologique : -Ce sont des animaux marins de petite taille. -Le corps allongé est subdivisé en : tête (cérébron) thorax (péréion) abdomen (pléon). -Un bouclier, entoure la tête et vient formé un pli latéral, et les 9 segments thoraciques présentent un repli de même taille. Labdomen, composé de 11 segments, est dépourvu dappendices. -Ils vivent dans les fonds sédimentaires, dans les sédiments superficiels. Ils filtrent les fines particules du sédiment dont ils se nourrissent. Le développement est progressif ; le premier stade est un métanauplius. -Quelques caractères dérivés propres : Il y a perte des appendices du pléon (abdomen). Le nombre de segment du pléon est réduit à 11 (cf. fig.1). Céphalocaride Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Céphalocarida Nbre: 9 (phylum) 9 (selon livre) Page 71 a1 : antennule a2 : antenne ad : abdomen (pléon) ma : mandibule mx1 : première maxille mx2 : deuxième maxille ath1 : premier appendice thoracique (péréion) ts : telson

79 -Ils sont majoritairement deau douce, adaptés à la vie dans des milieux temporaires et pouvant supporter de grandes variations de salinité. Ils mesurent au maximum 10cm. Ils présentent souvent des œufs qui, après enkystement, constituent des formes de résistances autorisant la conquête de ces milieux temporaires. -Ils possèdent des appendices foliacés (=non spécialisés) dont les fonctions sont : La respiration La natation Lalimentation (microphages). -Quelques caractères dérivés propres : Les appendices abdominaux sont clairement perdus. Les maxilles sont réduites ou absentes. Il ny a pas de maxillipèdes. Les appendices génitaux sont portés par le premier segment abdominal, associé avec les gonopores mâles. Branchiopode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Branchiopoda Nbre: - (phylum) 934 (selon livre) Page 72 Branchiopode Notostracé Conchostracé Anostracé Cladocère Ils ressemblent à de petites crevettes, avec un thorax bien marqué, possédant généralement 11 segments et un abdomen dépourvu dappendices. Ils nagent le ventre vers le haut. Ils constituent des ressources importantes pour les oiseaux. Un exemple est Artemia salina. Ils sont caractérisés par un bouclier couvrant la partie antérieure du corps, un abdomen à anneaux et un telson avec de longues rames caudales. Ils possèdent beaucoup dappendices sur le pléon [ou péréion?] (31 segments 70 paires dappendices). Bien que représentés par peu despèces, ils ont une distribution géographique étendue. On les trouve dans les milieux temporaires, entre autre les rizières. Ils présente une carapace bivalve qui couvre la tête et le tronc. Ils ont aussi une distribution mondiale, sauf en Antarctique. La plupart des espèces sont benthiques. On les surnomme aussi « puces deau ». Ils ont une segmentation réduite, avec un thorax et un abdomen fusionnés, et une carapace simple, repliée le long de la ligne médiane, donnant ainsi limpression de 2 valves. Les appendices sont, dans la très grande majorité des cas, aplatis, de type foliacé. Ils présentent quelques espèces marines. Beaucoup sont benthiques ; les espèces planctoniques nagent par des mouvements de leurs antennes. Une célèbre représentante est Daphnia pulex.

80 Description morphologique : -Le groupe nest sans doute pas monophylétique. -Voici quelques petits faits marquants des différents groupes de cette classe : Les cirripèdes sont des animaux fixés sur un substrat rocheux ou animé (mollusques, baleines), vivant dans une « coquille » réalisée par un ensemble de plaques calcaires (=cuticule). Il y a présence dune muraille. Leurs appendices ont différents rôle : respiratoire, alimentaires, natatoire. Les cirripèdes sont hautement modifiés. Ils sont à fécondation interne, car il y a de nombreux animaux au même endroit. Les cirripèdes rhyzocéphales (voir notes du cours) sont des parasites dautres crustacés. Ils sont, pour les autres, filtreurs pour la plupart. Ils sont très répandus sur les substrats rocheux dans la zone de balancement des marées. Ils sont très intéressant, car ils ont perdus leur abdomen et sont fixés par la tête. Les copépodes sont de petits animaux qui constituent la majorité des crustacés du plancton. Le céphalon est protégé par un bouclier céphalique. Les premiers segments du thorax sont fusionnés au céphalon. Loeil simple est impair. Les ostracodes sont caractérisés par leur coquille bivalve, à charnière dorsale, protégeant la tête et le corps. Ils ont peu dappendices (3 paires environs). Leurs spermatozoïdes sont extrêmement longs (mâle), en effet ils atteignent 10x sa taille. Ils peuvent aussi être planctoniques, mais beaucoup dentre eux sont benthiques. On les trouve aussi bien en eau douce quen eaux profondes (-7000m), dans les mousses ou dans lhumus. Les mystacocarides sont des crustacés avec un corps divisé en céphalon et un tronc formé de 11 segments. Les premiers segments du tronc portent des maxillipèdes, mais ne sont pas fusionnés en un thorax. Il sagit danimaux marins de la méiofaune, vivant dans les sables littoraux. Les branchioures sont des animaux parasites externes de poissons. Les appendices sont réduits ou modifiés en organes de fixation. Il y a présence dyeux composés. Ils sont endoparasites. Les tantulocarides sont encore plus modifiés par le parasitisme. Ils ressemblent à des sacs fixés sur leurs hôtes, des crustacés benthiques pour la plupart. Les pentastomides, parasites du poumons ou des voies nasales de vertébrés tétrapodes, paraissent devoir être intégrés dans les maxillopodes. -Beaucoup despèces du taxon sont parasites. -Quelques caractères dérivés propres : Les appendices abdominaux sont secondairement perdus. Le thorax présente au plus 6 segments. Labdomen présente au plus 4 segments. La carapace est réduite. Les appendices génitaux sont portés par le premier somite abdominal, et sont associés avec les gonopores mâles. Lœil de la larve Nauplius présente certaines caractéristiques particulières. Il y a perte des organes frontaux. Maxillopode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Maxillopoda Nbre: - (phylum) (selon livre) Page 73

81 Description morphologique : Les leptostracés sont considérés comme présentant une structure ancestrale. Ils possèdent 7 segments ; les segments du thorax (péréion) portent des appendices foliacés ; une carapace bivalve couvre le thorax. Ils vivent surtout dans des environnements à faible teneur en oxygène, où ils se nourrissent des débris organiques en suspension. Phyllocarides : ils possèdent une carapace et sont centimétriques. Syncorides : ils ne possèdent pas de carapace et sont aussi centimétriques. Pancarides : leur carapace est peu développée. Ils sont adaptés aux milieux extrêmes (résiste à plus de 50°C). Les eumalacostracés possèdent une tête, un thorax et un abdomen (pléon) comportant respectivement 5, 8 et 6 somites, auxquels il faut ajouter le telson. Suivant les cas, 1, 2 ou 3 des segments du thorax fusionnent avec la tête ; leurs appendices sont alors transformés en maxillipèdes. Ils ont conquis tous les milieux aquatiques possibles. Péracarides : (attention aux formes, cf. cours!!!). Dans ces 2 groupes, il existe des ectoparasites. Isopodes : les cloportes sont des crustacés terrestres. Il faut savoir quen plus, bon nombre disopodes sont parasites. Amphipodes : les gammares. Eucarides : Euphausiacés : le krill,… macrouresbrachyoures anomoures Décapodes : 8 segments sur le péréion (3 PMx et 5 pattes). On y trouve les macroures (crevettes), les brachyoures (crabes) à la carapace très développée (attention à la forme, cf. cours!!!) et les anomoures (bernard lhermite) qui se protège de différentes manières (soit 1 avec une coquille quil faut changer régulièrement, soit 2 caché dans une éponge qui, grandissant, permet dy demeurer, soit 3 dans des hydraires ou des anémones). Hoplocarides : le pléon est très développé et les plus grands de ces animaux font 36cm environ. -Quelques caractères dérivés propres : La partie antérieure du corps est structurée en un céphalo-thorax. Le céphalon porte un maximum de maxillipèdes. Le thorax comporte 8 segments, labdomen de 6 à 7 segments, telson non compris. Labdomen porte 5 paires de pléopodes biramés, ainsi quune paire duropodes, également biramés. Les gonopores mâles sont situés sur le 8 ème segments thoracique, les gonopores femelles sur le 6 ème segment thoracique. Les voies visuelles présentent un double chiasma (cf. fig.1). Si ce double chiasma des malacostracés est homologue de celui des hexapodes, ces 2 classes devraient être réunies. Lœil de la larve Nauplius présente des caractéristiques particulières aux malacostracés. Malacostracé Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Malacostracea Nbre: (phylum) (selon livre) Page 74 a : système des hexapodes et malacostracés avec double chiasma optique entre la lamina, la medulla et la lobula b : système de tous les crustacés, à lexception des malacostracés, sans chiasma optique cv : cerveau lam : lamina lob : lobula med : medulla oma : omatidie x1 : 1er chiasma x2 : 2ème chiasma

82 Malacostracé (suite et fin) Page 75 Malacostracé Classe Ordre Super-ordre Syncaride Hoplocaride Pancaride Péracaride Phyllocaride Eucaride Amphipode Euphausiacé Décapode Macroure Isopode Brachyoure Anomoure Sous-ordre Leptostracés Eumalacostracés

83 Description morphologique : -Ils sont, pour la majorité, représentants des insectes ; néanmoins il ne faut pas oublier les protoures ou les collemboles. Il existe sans doute plusieurs millions despèces dans cet embranchement. -On observe 3 groupes de segments : Tête (6 segments) : 1 paire dantennes Mandibule (Md) Maxillaire I (MxI) Labium (MxII) Thorax (3 segments) : 3 paires de pattes (1 paire / segment) 0, 1, 2 paire(s) dailes Abdomen (11 segments) : PAS DAPPENDICES -On observe un tube de Malpighi ou encore un système trachéen qui nous font penser à une adaptation au milieu terrestre. -Le double chiasma optique laisse à penser que malacostracés et hexapodes doivent former u groupe monophylétique. -La tête : Il existe différents types de pièces buccales (broyeur primitif, broyeur lécheur, suceur, piqueur). Les segments de la tête sont fusionnés. -Le thorax : Le prothorax ne porte JAMAIS dailes, au contraire du mésothorax et du métathorax. Le vol est soit direct, soit indirect. On observe un coaptation (=attachement) qui montre la solidarité entre les 2 ailes. Il existe une paire dailes fonctionnelles : A 1 : élytres (coléoptères) A 2 : balanciers (diptères) A 1 balanciers (strepsiptères) -Labdomen : les orifices génitaux sont situés comme suit : 9-10 pour les mâles (7-8 ; 8-9) 9-10 pour les femelles Hexapode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria protostomien eucoelomates Phylum : ARTHROPODA Classe : Hexapodia Nbre: - (phylum) (selon livre) Page 76 Il faut savoir que bon nombre dinformations données au cours ne figurent pas dans ces pages… seuls un résumé y figure… plus que jamais!

84 -Ils ont conquis tous les biotopes terrestres. Certains sont retournés à leau. Leur biodiversité est surprenante et leur nombre proprement hallucinant. -Le développement des hexapodes est caractérisé par une série de mues. Suivant la manière dont se produisent les transformations de lorganisme au moment de la mue ; on distingue 3 modalités : Chez les amétaboles, lanimal augmente le nombre de ses segments sans changer de forme. Chez les hémimétaboles, on observe une métamorphose dite imparfaite, cest-à-dire que le jeune ressemble beaucoup à ladulte. Chez les holométaboles, la larve de ces insectes à métamorphose parfaite présente un aspect, une écologie fort différentes de celles de ladulte, limago. Cest ainsi que lon peut avoir des larves aquatiques et des imagos terrestres, des larves libres et des imagos parasites… -Limpact écologique des hexapodes est énormes que ce soit médicalement parlant, agronomiquement parlant ou encore dans tant dautres domaines. -Les trachées peuvent être métapneustiques ou apneustiques. -Ces animaux possède un système nerveux classique. -Le mâle possède des glandes accessoires (=spermatophores) et la femelle 2 types dovaires (panoïstique pour les insectes supérieurs et méroïstique). La fécondation est classique, sauf chez les cimicoïdes où le mâle perfore le corps de la femelle et injecte son sperme dans la femelle ; cest ce que lon nomme la fécondation traumatique. -Le développement embryonnaire est dit polyembryonnaire, cest-à-dire que pour un œuf pondu dans un hôte, on obtiendra plusieurs larves. Le développement embryonnaire peut se faire par gestation. -Le développement larvaire seffectue par métamorphose (=permet de classer les insectes). Chez les amétaboles, il ny a pas de métamorphose. Ils sont aptères (=pas dailes) et possède des mues adultes. Chez les hémimétaboles, ils sont exoptérygotes (=les ailes se développent à lextérieur de lanimal peu à peu). Chez les holométaboles, ils sont endoptérygote (=les ailes se développent à lintérieur de lanimal). Ils possèdent des disques imaginaux. On observe une kystolyse, cest-à-dire que les structures larvaires sont détruites. -Quelques caractères dérivés propres : La seconde paire de mâchoires est fusionnée pour donner une lèvre inférieure, ou labium (cf. fig.1). On note un phénomène de convergence avec les symphiles, une sous-classe des myriapodes. La seconde paire dantennes est perdue. Dans la région post-céphalique, il y a formation dun thorax bien distinct, formé de 3 segments, suivi dun abdomen. Lorganisme porte 3 paires de pattes (=hexapodes). Le nombre de segments abdominaux est fixé à un maximum de 11. Il y a perte des appendices abdominaux, néanmoins, certains subsistent comme les styles des diploures, les furcas des collemboles et les genitalia. Les échanges gazeux se font par un système de trachées (=convergence avec les myriapodes). Lexcrétion se fait par les tubes de Malpighi, qui sont des dérivés ectodermiques (=convergence avec les myriapodes). Les voies visuelles présentent un double chiasma (cf. fig.1 de la fiche 74). Cest une convergence avec les malacostracés, à moins que les doubles chiasma soient homologues auquel cas il sagit dune synapomorphie du clade réunissant malacostracés et hexapodes. Hexapode (suite) Page 77 glo : glosse men : mentum pgl : paraglosse plb : palpe labial sb : submentum

85 Hexapode (suite et fin) Page 78 Ectognathe Entognathe Aptérygote Ptérygote Paléoptère Néoptère Hexapode Infra Classe Section Collenbole Diploure Thysanoure Odonate Protoure Ephémèroptère Dermaptère Blattaria Orthoptère Isoptère Mantodea Classe Sous Classe Sous Section Super Ordre Ordre Exoptérygote Endoptérygote Polynéoptère Paranéoptère Plécoptère Embioptère Chéleutoptère Notoptère Thysanoptère Coléoptère Zoraptère Strepsiptère Psocoptère Anoploure Homoptère Mallophage Hétéroptère Diptère Siphonaptère Hymenoptère Névroptère Mégaloptère Raphidioptère Mécoptère Trichoptère Lépidoptère 1 paire dailes (ou presque) Piqueurs

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87 Page 79 Deutérostomiens -Ils présentent une vaste diversité de formes. Ils sont dans tous les milieux (aériens, terrestres, marins et aquatiques), toutes les latitudes et toutes les altitudes (de –11000m à +6000m). -Quelques caractères dérivés propres : Bouche : cest une formation secondaire, doù le nom du groupe (deutero = secondaire et stoma = bouche). Le tout premier orifice de lembryon devient lanus larvaire, et le plus souvent reste lanus de ladulte. Le coelome se forme par entérocoelie, cest-à-dire que le mésoderme provient de la paroi de larchentéron (cf. fig.1). Le squelette est interne. Description morphologique : deutérostomiens -Les deutérostomiens sont des organismes qui sont définis par des caractères liés au développement embryonnaire, surtout sur le devenir du blastopore, qui devient lanus embryonnaire. La bouche est toujours formée secondairement, doù le nom du taxon. -Le rôle des 3 feuillets : -Lectctoderme donne des structures périphériques, lépiderme de la peau, et le système nerveux. -Lendoderme donne des structures internes, notamment le tube digestif et ses annexes. -Le mésoderme donne naissance à certains organes (reins, squelette) et aux muscles squelettiques. deutérostomiens -Les formes adultes des deutérostomiens sont si diversifiées que lon ne peut les décrire globalement. Ils comprennent les échinodermes, les hémichordés et les chordés, qui incluent les vertébrés. Invaginations de la paroi de larchentéron donnant naissance à une paire de vésicules coelomiques arc : archentéron blp : blastopore vec : vésicule coelomique

88 Page 80 Différences entre Protostomiens et Deutérostomiens (résumé) Cavité générale ou coelome créée finalement La localisation du mésoderme à lorigine sétend à lensemble de lespace disponible. Mésoderme localisé prêt à migrer. Protostomiens (=bouche avant) Deutérostomiens (=bouche après) Mésoderme 1ère différence 1ère différence : Origine de la bouche et du tube digestif 2ème différence 2ème différence : La segmentation radiale Segmentation radiale des Deutérostomiens avec une larve Dipleurula spirale Segmentation spirale des protostomiens avec larve Trochophore exception les Leuphophoriens qui ont une segmentation radiale 3ème différence 3ème différence : La larve Larve trochophore Larve dipleurula Origine du mésoderme Uniquement endomésoderme, car lorigine endodermique du mésoderme ne fait aucun doute. Coelome entérocoelique Coelome schizocoelique

89 ProtostomiensDeutérostomiens Mésoderme Lorigine du mésoderme est localisée proche du blastopore ; il migrera par la suite dans le développement ! Coelome schizocoelique Lorigine du mésoderme est endodermique Coelome entérocoelique Embryologie spirale Développement spirale radial Développement radial Système nerveux Hyponeuriens Hyponeuriens (car seuls les ganglions nerveux étaient au dessus du système digestif) Epithélioneuriens Epineuriens Squelette exosquelette Pas de squelette ou exosquelette Présence désormais de fentes branchiales endosquelette Chorde endosquelette Différences entre Protostomiens et Deutérostomiens (résumé) Page 81 Nous pouvons noter quelques différences entre ce tableau (M. Wuest) et celui de la page précédente issu du cours de Mme Zaninetti ; bien que semblables dans leur ensemble, jai fais figurer les 2 tableaux afin de permettre à chacun dy trouver son compte!!!

90 Deutérostomiens Page 82 Echinoderme Hémichordé Chaetognate Phylum Règne Empire Sous règne Sous phylum Classe Eucaryotes Animalia Eumétazoaire Deutérostomien Bilatérien Deutérostomien Phragmomorphe Aphragmomorphe Sagittoidea Sous Classe Ordre Asterozoaire Crinozoaire Echinozoaire Holothuroida Stelleroidea Crinoidea Echinoida Aspidochirote Dendrochirote Apodacé Entéropneuste Pterobranche Chordé Céphalocordé Urochordé Vertébré Thaliacé Ascidie Appendiculaire Phlébobranche Aplousobranche Stoliobranche Doliole Salpe Pyrosome Concentricycloidea Ophiuroïdea Asteroïdea Super classe Agnathe Gnathostome Chondrichtyens Batracien Ostéichtyens Reptile Mammifère Myxinoïde Cf. p.100

91 Description morphologique : -Il sagit de petits organismes planctoniques, bilatéraux, de 0.5 à 12cm de long. Quelques uns sont benthiques. -Le corps transparent ressemble à une flèche et est divisé en 3 parties : tête 1.La tête, munie dyeux, dune bouche et de puissants crochets chitineux de chaque côté, peut être entièrement recouverte par un capuchon formé par un repli tégumentaire du cou, ce qui diminue la résistance à lavancée dans leau lorsque lanimal nage. tronc 2.Le tronc porte 2 nageoires latérales. région caudale 3.La région caudale, en arrière de lanus, est pourvue dune nageoire impaire horizontale. -Ils nont ni appareil circulatoire ni appareil excréteur. -Leur position dans larbre phylogénétique est très incertaine, certains auteurs les classent parmi les protostomiens et dautres parmi les deutérostomiens. Létude de leur développement embryonnaire laisse à penser à des deutérostomiens. Toutes les cavités se comblent chez lembryon. Ensuite il y a ouverture dune bouche puis dun anus. Les phylogénies moléculaires postulent plutôt une position parmi les protostomiens. -Ce sont des animaux marins. Il se répartissent sur la surface, dans le plancton, jusquà 900m de profondeur. Ce sont des prédateurs. Ils attaquent surtout les petits crustacés (=copépodes), mais ils peuvent aussi capturer des poissons. Les crochets, débarrassés du capuchon, servent alors à saisir la proie, à la blesser, et à injecter du venin. -Ces animaux sont hermaphrodites. Les individus se reconnaissent par un comportement de signalement. La fécondation est interne et passe par le don, dun individu à lautre, dun spermatophore. Le développement de lœuf est direct. -Quelques caractères dérivés propres : La forme générale du corps tripartite est très homogène et présente des nageoires caractéristiques (cf. fig.1). La bouche est entourée de crochets chitineux à forme et disposition particulières (cf. fig.2). Un capuchon peut venir recouvrir la tête et protéger les crochets (cf. fig.1). Chaetognathe Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHAETOGNATHE Classe : Nbre: 60 (phylum) 100 (selon livre) Page 83 nag : nageoires tê : tête cac : capuchon ei : épine

92 Description morphologique : -La larve est à symétrie bilatérale. La symétrie radiaire, souvent pentamère, est acquise au cours du développement, leur conférant leur allure caractéristique. Elle permet de distinguer 10 secteurs reliant la bouche à lanus : radius 1.5 radius (ou bras) interradius 2.5 interradius [en alternance avec les 5 radius] (cf. fig.1) Chez certains adultes, une symétrie bilatérale secondaire se superpose chez ladulte (cf. fig.3 et 4). Comme on le voit, il faut faire passer laxe de symétrie par lanus et la plaque madréporique. endosquelette dermique -Leur tégument est rugueux ou épineux, car hérissé de piquants ou renforcé de formations squelettiques internes discontinues (spicules) ou continues (plaques) dorigine dermique (=endosquelette dermique). -Il possède un système coelomique très évolué. -Il possède de la musculature lisse. -Ils se divisent en 2 sous-embranchements : Les pelmatozoaires Les pelmatozoaires regroupent des organismes fixés à un substrat par un pédoncule à létat larvaire et, généralement, à létat adulte. La bouche est sur la même face que lanus au centre dun cercle de bras tentaculaire. Ce groupe comprend les crinoïdes. Les éleuthérozoaires Les éleuthérozoaires contient des échinodermes libres dont lanus est opposé à la bouche. Il comprend 4 classes : les échinidies (oursins), les astérides (étoiles de mer), les ophiurides (ophiures dont lanus est secondairement bouché) et les holothurides (concombre de mer). Echinoderme Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : ECHINODERME Classe : Crinoïde Echinidie Astéride Ophiuride Holothuride Nbre: 5000 (phylum) 6000 (selon livre) Page 84

93 Echinoderme (suite) Page 85 md : madréporite A à E : radius I : interradius -Ce sont des deutérostomiens marins qui vivent dans toutes les mers, y compris les grands fonds et les mers plus froides. Ils sont souvent benthiques. Ils peuvent être : Filtreurs de particules en suspension dans leau de mer (crinoïde et holothuride) Fouisseur se nourrissant de particules organiques du sédiment (certaines holothurides, oursins plats) Charognards (ophiurides et astéride) Prédateurs actifs (astérides et certains oursins) Brouteurs sur les rochers (oursins) -Il ne possède pas de sens de progression précis, étant donné leur symétrie pentaradiaire. Il ny a pas non plus de centralisation du système nerveux qui permette la coordination de mouvements (règle du : « cest-le-bras-le-plus-rapide-qui-décide »). -Ils ne possèdent pas de système excréteur à proprement parler. On ne constate en effet que la présence de « reins de rétention » qui accumulent et ensuite se « suicident » en bourgeonnant et disparaissant dans linfinité. régénération -Ils possèdent le don de régénération. Pourtant une condition doit être remplie pour cela, il faut la présence dune partie au moins du disque central (cf. fig.6). éviscération -Une autre capacité des plus étonnante est dont ils disposent est léviscération. Ils rejettent tout ce qui est à lintérieur (système digestif, gonades,…) et les reforment par la suite à partir des tissus extérieur. Ce phénomène fait suite à un stress (prédateurs, démographie galopante,…) ou simplement à un nettoyage. -Il possède le système coelomique le plus développé, car il permet : système aquifère Le développement dun système aquifère ouvert ; ce dernier est rempli dun liquide dont la composition est proche de celui de leau de mer sans pour autant en être. système ambulacraire Le développement dun système ambulacraire via les podia qui permet le mouvement. système périhémal Le développement dun système périhémal (cf. fig.7). cavité générale Le développement dune cavité générale qui possède une importance respiratoire non négligeable grâce à des saillies permettant les échanges gazeux. -Le plus souvent, les sexes sont séparés. Il existe quelques cas dhermaphrodites. La fécondation est externe et a lieu dans leau de mer. La plupart ont une larve pélagique nageuse. Ladulte se forme par bourgeonnement sur le côté gauche de la larve. -Quelques caractères dérivés propres : La microstructure organique et cristalline du squelette est très caractéristique. Le squelette interne dermique est composé dunités qui sont des monocristaux de calcites (CaCO 3 ) (cf. fig.1). Ce sont des plaques parfois lourdes, qui peuvent parfois être liées (oursins) ou non (étoiles de mer) (cf. fig.5). Les holothuries sont une exception puisque leur squelette ne forme plus que quelques spicules. A lintérieur de leur corps, existe un système de chambre, rempli deau de mer, cest le système ambulacraire (cf. fig.2a). Il communique avec lextérieur par un ou plusieurs pores aquifères à travers une « plaque aquifère » ou madréporite (cf. fig.2). Il permet, par des jeux de pressions différentielles, dactionner les pieds ambulacraires (cf. fig.2a et 2b), le plus souvent terminés par une ventouse, et qui servent aux mouvements. md : madréporite pia : pieds ambulacraires

94 Echinoderme (suite) Page 86 Voici les différentes configurations employées par les échinodermes au stade adulte …

95 Echinoderme (suite) Page 87 Les Crinoïdes Les Crinoïdes (~620 espèces) Ces espèces sont considérées comme en fin de vie, car elles disparaissent les unes après les autres… 10 bras5n brasElles possèdent au minium 10 bras ou 5n bras. cirresOn peut observer la présence de cirres qui permettent aux espèces qui se détachent du pédoncule de bouger sur le fond. Il sagit despèces microphages. On peut observer la présence de sillons qui dirigent les aliments vers la bouche. Il y a quelques 1000 à 1500 orifices qui mettent lanimal et son système aquifère en contact avec lenvironnement. Deux caractères nous permettant de les classer parmi les être évolués ou primitifs saffrontent : PrimitifsÉvolués Fixation au substratSystème nerveux Les Ophiures On peut observer chez ces espèces : -Des vertèbres (cf. fig.8) -Des piquants -Des bourses qui servent à : -La respiration -De gonades -La gestation Il ny a pas dintestin ni danus, quant à lestomac, il ne peut pas sévaginer. éviscérationPar contre, ces animaux peuvent présenter le phénomène déviscération vu précédemment, cest-à-dire léjection sous le stress du contenu du disque central. autotomieOn constate aussi le phénomène dautotomie. Ils peuvent, grâce à une musculature particulière, se casser volontairement un bras pour se libérer dun prédateur.

96 Echinoderme (suite) Page 87 Les Astéroïdes Les Astéroïdes (~1600 espèces) Ils peuvent faire jusquà 60cm avec les bras. 55nLeurs bras sont au nombre de 5 ou de 5n le tout attaché à un disque central. Une amputation suite à une malformation ou à une blessure peut éventuellement modifier ce nombre (cf. fig.9). Les plaques calcaires ne sont pas jointives, ce qui fait que si les plaques venait à être mise à nu (après avoir sécher lanimal), elles tomberaient, nétant plus maintenues. papulesOn peut observer des papules. La surface de lanimal est ciliée. Cela lui sert à débarasser les vases,… pédicellairesIls possèdent des pédicellaires. Il y a présence dun appareil ambulacraire et de 2 types de podias : Les podias avec ventouses Les podias avec ventouses pour les substrats durs Les podias sans ventouse Les podias sans ventouse pour les substrats meubles Le système nerveux est non ganglionnaire (=non centralisé). organe axialcanal du sableLorgane axial qui suit le canal du sable permet lexcrétion. Le système digestif est composé tel que sur la figure 10. On peut observer 2 manières de manger en fonction de la nourriture concernée : Macrophage estomac cardiaque Macrophage : ils se collent au bivalve, collent leurs ventouses et tirent, exerçant ainsi une forte pression sur le bivalve. Lorsque la coquille est ouverte, létoile de mer crache ses enzymes digestives sur le corps du bivalve, le prédigérant. Ensuite il fait sortir son estomac cardiaque puis le rentre avec la nourriture en son sein (cf. fig.11). Microphageestomac cardiaque Microphage : il sort son estomac cardiaque pour avaler les aliments. Ils possèdent 10 gonades ( = 2 par bras). Pourtant on ne peut déterminer le sexe de lanimal que lors de la reproduction.

97 Echinoderme (suite) Page 88 Les Concentricycloïdes Ils sont circulaires avec des plaques calcaires, ainsi que des sortes de piquants. Les Echinoïdes Les Echinoïdes (~900 espèces) Le diamètre maximum est de 36cm. Ils ne possèdent pas de bras différenciés. Il nexiste aucun caractère sexuel secondaire, seule la couleur des gonades durant la période de reproduction nous permet de différencier les sexes. Ici, les plaques calcaires sont suffisamment proches pour pouvoir tenir ensemble dans le cas où lanimal serait séché et les plaques mises à nu. Pour la locomotion, il existe 2 systèmes : podias Des podias piquants Des piquants Ce sont des animaux racleurs. Ils possèdent un système de dents compliqué : lanterne dAristote Il existe en effet 5 dents autour de la bouche, cest ce que lon nomme la lanterne dAristote. Le siphon permet le départ facilité de leau, ce qui concentre mieux la nourriture. On observe 5 paires de branchies qui font saillies autour du péristome. pédicellairesIci aussi, nous observons des pédicellaires. Il existe une certaine tendance à la symétrie bilatérale. Cest grâce à cela que lon peut différencier : oursins réguliers Les oursins réguliers oursins irréguliers Les oursins irréguliers qui possèdent des piquants très courts qui leur permettent de se déplacer par natation. Ils se déplacent toujours dans le même sens.

98 Echinoderme (suite et fin) Page 89 Les Holothurides Les Holothurides (~900 espèces) Ils mesurent jusquà 1m de long. Ils possèdent un corps mou sans plaques calcaires, mais constitué de spicules. 5 ambulacres + tentaculesIls possèdent 5 ambulacres + tentacules ( = toujours vers lavant). On note la présence : poumonsDe poumons, cest-à-dire de branchies améliorées étant donné labsence de gaz à lintérieur. Ils pompent par le cloaque. glande de CuvierDe glande de Cuvier. Ils sont aussi capable déviscération. Le développement embryonnaire chez les échinodermes pentaradiairesLes adultes sont pentaradiaires. bilatérauxLes oursins irréguliers et les holothuries sont bilatéraux. métamorphose nécrotiqueOn observe une métamorphose nécrotique chez la plupart des échinodermes (sauf les holothuries et quelques autres), cest-à-dire que les tissus de la larve vont mourir et auront disparu au stade adulte. Les différents stades larvaires sont Dipleurula Dipleurula (=premier stade) Pluteus Pluteus (=seconde stade et suivants) (cf. dessin ci-contre) On voit apparaître une vésicule coelomique. animal post-métamorphiqueLe côté gauche donnera ladulte (=animal post-métamorphique), le droit va régresser (vestibule), sauf chez les holothuries. En effet, chez eux, tous les tissus se retrouvent chez ladulte sauf dans de rares cas où lon observe des vestibules créés pour certains organes.

99 -LES 3 POINTS CI-DESSOUS CONCERNENT LENSEMBLE DES ANIMAUX QUI VONT SUIVRE !!! -Quelques caractères dérivés propres : Des fentes pharyngées ciliées souvrent latéralement. Elles résultent de la fusion entre 2 des 3 feuillets primitifs de lembryon, lendoderme et lectoderme (cf. fig.1 et 2). Les flèches indiquent le sens du trajet de leau. Les fentes pharyngées possèdent un squelette, constitué au moins primitivement de baguettes cartilagineuses septales. Le tube nerveux dorsal se forme par invagination du neurectoderme. Pharyngotrème Page : Hémichordé 2 2 : Larve de Chordé a : anus at : atrium atp : atriopore co : col cc coelome du col cp : coelome du proboscis ct : coelome du tronc fb : fente branchiale p : proboscis pb : poche branchiale ph : pharynx pob : pore branchial t : tronc td : tube digestif tn : tube nerveux

100 Description morphologique : -Il sagit de chordes qui nont rien à voir avec les chordes véritables. entéropneustesptérobranches -Ils regroupent 2 classes qui sont marines et vermiformes : les entéropneustes et les ptérobranches. Leur corps est cylindrique et mou. Il se divise en une pointe antérieure et conique (=proboscis ou prostome), suivie dun col (=mésosome), puis dun long tronc (=métasome). Détaillons ces 3 parties : proboscisLe proboscis est un organe musculeux qui permet aux entéropneustes de creuser dans le sable par contractions. colLe col est un petit cylindre qui porte la bouche ventralement et, chez les ptérobranches, une paire de tentacules. Une tige dure, interne au col, rappelle un morceau de chorde. troncDans la partie antérieure du tronc, des fentes branchiales souvrent de chaque côté, perçant la paroi du pharynx et la paroi du tronc. Le tronc constitue la majeure partie du corps et contient les gonades. épithélioneuriens -Le système nerveux est lié à lépithélium faisant de ces animaux des épithélioneuriens. Ils possèdent un tube nerveux dorsal. -Ils possèdent de la musculature lisse qui les rattache plutôt aux échinodermes. -Ils se déplacent par contractions de la trompe (ou proboscis). -Ils se nourrissent tous de particules organiques quils trouvent dans les sédiments (entéropneustes) ou en suspension dans leau (ptérobranches). Dans les 2 cas, ils se servent du proboscis comme dune surface de capture des aliments. Des cils vibratiles, recouvrant le proboscis, conduisent ces particules vers la bouche. tornaria -Les sexes sont séparés. La fécondation est externe et le développement peut être direct ou indirect. Dans ce dernier cas, la larve dite « tornaria » ressemble beaucoup à celle des échinodermes. -Quelques caractères dérivés propres : proboscis Lavant de lanimal est constitué dun proboscis. En fait, les hémichordés sont bien caractérisés par un corps divisé en 3 parties : le proboscis ou protosome, suivi dun col ou mésosome, puis dun long tronc ou métasome (cf. fig.1). Stomochordé ou Hémichordé Stomochordé ou Hémichordé Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : HEMICHORDE Classe : Entéropneuste Ptérobranche Nbre: 90 (phylum) 85 (selon livre) Page 91 a a : entéropneuste b b : ptérobranche p : proboscis co : col t : tronc

101 Les Entéropneustes Les Entéropneustes (~65 espèces) -Ils ressemblent à de gros vers (=vermiformes), de 9 à 45cm de long en général. Ils sont donc macroscopiques. -Le corps est toujours développé en 3 zones : 1.Proboscis 2.Col 3.Tronc -On remarque la présence dune fente branchiale (=branchies fonctionnelles). -Le corps présente des ailes latérales repliées sur le côté ; les gonades se trouvent dessous. -Ils vivent majoritairement en eau marine peu profonde. Ils sont présents sur tous les rivages ; 60% vivent dans les mers chaudes. Certaines espèces vivent dans les grands fonds. La plupart dentre eux creusent des galeries en forme de U dans la vase ou le sable de la zone de balancement des marées (=substrat meuble). -Ils sont fouisseurs. Ils avalent le sédiments duquel ils extraient les particules organiques. Pour se nourrir, ils utilisent un cordon trophique, cest-à-dire un cordon muqueux utilisé pour la nourriture, mais qui nest pas digéré par le vers au contraire des aliments quil transporte. Les déjections sont repérables à la surface du sable, elles forment un petit tas à louverture postérieure de leur galerie. -Ce sont, paraît-il, des animaux très rapides. Les Ptérobranches Les Ptérobranches (~25 espèces) -Ils son millimétriques. stolon -Ce sont des animaux coloniaux qui sécrètent des tubes. Ils sont relié par un stolon. -On observe 3 parties, ici aussi : 1.Proboscis 2.Col (très développé) 3.Tronc panache -On peut observer un panache. -Ils sont tubicoles donc et portent une paire de tentacules sur le col qui leur sert à capturer les particules organiques en suspension dans leau de mer. -Ils sont surtout situés dans les mers du sud. Ils habitent les eaux profondes et vivent dans les tubes quils sécrètent. Stomochordé ou Hémichordé (suite et fin) Page 92 EntéropneustesPtérobranches MacroscopiqueMicroscopique Individu vermiformeColoniaux Col normalCol très développé Eaux marines peu profondesEaux marines profondes Vivent dans des galeries en UVivent de manière tubicole Réputation de grande rapidité- Ailes latérales + gonades- Nourriture dans le sédiment (=fouisseurs) Nourriture en suspension dans leau

102 axe élastique sur toute (ou partie de) la longueur du corps qui peut de plus apporter une certaine rigidité au corps de lanimal -Il y a présence dune chorde, cest-à-dire dun axe élastique sur toute (ou partie de) la longueur du corps qui peut de plus apporter une certaine rigidité au corps de lanimal. épineuriens -Le système nerveux est bien différencié ; ce sont désormais des épineuriens que nous rencontrerons. pharyngotrèmes -Comme nous lavions annoncé, nous retrouvons les fentes branchiales au niveau du pharynx qui font de ces animaux des pharyngotrèmes. muscle strié -Nous rencontrons maintenant du muscle strié. -Quelques caractères dérivés propres : Les chordés ont, du moins initialement, une larve nageuse à symétrie bilatérale, allongée et munie dune queue. Chez les chordés tardifs (amniotes), cette forme larvaire nexiste plus en tant que telle, en raison de lapparition de lœuf amniotique (cf. fig.1). Un axe rigide dorsal sert de baguette de soutien à lorganisme, au moins chez la larve : cest la chorde. Elle nest pas constituée dos, mais dun tissu fibreux (cf. fig.1). Le plan dorganisation est caractéristique et comprend, selon un axe dorso-ventral : le tube nerveux dorsal qui provient du neuroectoderme, la chorde et le tube digestif ventral, dorigine endodermique (cf. fig.1). Chordé Page 93 q : queue c : chorde td : tube digestif tn : tube nerveux (dorsal) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Nbre: (phylum) (selon livre)

103 -Leau rentre par le siphon inhalant, traverse les parois du pharynx et ressort par le siphon exhalant (cf. fig.1). Le pharynx sest hautement spécialisé dans la filtration de leau de mer et forme une « corbeille » pharyngée ou branchiale (cf. fig.1) qui sécrète un mucus. Cette corbeille prend une bonne partie de la place interne de lanimal. Elle est dailleurs ouverte sur un espace interne. Ce dernier piège les particules alimentaires en suspension et se trouve orienté progressivement vers le tube digestif par une importante ciliature. -On ne trouve une chorde que dans la queue : La larve possède une chorde Ladulte ne possède pas de chorde (elle disparaît) -Le système nerveux est différencié chez la larve ; il y a présence dun cerveau. pas de cavité générale ouvert -Il nexiste pas de cavité générale, mais par contre il y a présence de léquivalent dun hémocoele. Le système circulatoire est ouvert. Le cœur pulse dans un sens, puis, au bout de quelques pulsations, inverse pour battre et propulser le sang dans lautre sens. -Il ny a pas de système excréteur à proprement parler. tunique commune -Les colonies, pour les espèces coloniales, possèdent une tunique commune. On aperçoit des possibilités de bourgeonnement. -Ils sont microphages. endostyle -On observe la présence dun endostyle, cest-à-dire un canal ouvert qui passe ventralement sur toute la longueur du pharynx. Lendostyle fixe liode, ce serait donc un précurseur de la glande thyroïde. -Quelques caractères dérivés propres : fixé métamorphose Mode de vie fixé de ladulte (au moins primitivement) (cf. fig.1). Sur la fig.1 est représenté la métamorphose dune larve nageuse chordée en un adulte fixé. tunicine cellulose Présence dune tunique contenant une protéine spécifique, la tunicine, et un polysaccharide proche de la cellulose (cf. fig.1). On estime que la tunique est à 60% faite de cellulose. Urochordé (ou Tunicier) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ascidiacé Thaliacé Appendiculaire Nbre: 1300 (phylum) 1300 (selon livre) Page 94 t : tunique cb : corbeille branchiale

104 Description morphologique : -Ils présentent, à létat larvaire, une chorde seulement dans la queue. -Il existe 3 classes qui ne se ressemblent, a priori, pas : Les ascidiacésLes ascidiacés Les thaliacésLes thaliacés (voir la page suivante). Les appendiculairesLes appendiculaires Page 95 Urochordé (ou Tunicier) (suite) Les Ascidiacés Les Ascidiacés (~ espèces) fixée hermaphrodites simultanées -(voir ci-contre) Ils constituent la majeure partie du groupe et sont des urochordés à vie adulte toujours fixée, à vie larvaire nageuse. Ladulte ressemble extérieurement à un sac posé sur un substrat, muni de 2 pores ou siphons, lun inhalant, et lautre exhalant (cf. fig.1). Leur corps est enveloppé dans une tunique plus ou moins épaisse selon les espèces. Il sagit danimaux fixés qui peuvent être coloniaux et posséder, alors, une tunique épaisse et un siphon exhalant commun. Elles sont hermaphrodites simultanées. La fécondation peut avoir lieu intérieurement, dans une cavité (les spermatozoïdes entrant par le siphon inhalant). Dans ce cas, ce sont de minuscules larves munies dune queue et dune chorde qui sortent du siphon exhalant. La fécondation peut aussi être externe. Après une vie pélagique, ce « têtard » se fixe sur un support par sa partie antérieure (cf. fig.1). On nomme ces larves des « têtards dAscidies ». -La reproduction est sexuée, mais sa capacité régénérative et ses bourgeonnements sassimilent à une une phase de reproduction asexuée. -Elles possèdent un pharynx très important percé par un grand nombre de fentes branchiales. Il est bon de noter que les fentes branchiales et la paroi de lestomac permettent didentifier les espèces difficiles. -On observe une glande hyponeurale qui est sans doute une ancêtre de lhypophyse. -Il nexiste pas de système excréteur, mais des reins de rétention dont le fonctionnement a déjà été abordé par le passé. -Elles possèdent un système cardiovasculaire ouvert. -Ce sont des animaux très colorés, mais il est important de savoir que dans une colonie donnée, la couleur reste toujours la même. Cette couleur provient des dépôts spécifiques à la colonie et au métabolisme quelle a adopté dans les reins de rétention. -Il est a noté que le Violet de Méditerranée peut atteindre la taille de 25cm. De plus, on peut noter Ciona et Clavelina comme autres exemples dAscidies. Les Appendiculaires Les Appendiculaires (~70 espèces) LarvacésPérennichordés -On les appelle aussi Larvacés (ils gardent la queue larvaire à lâge adulte), voire aussi des Pérennichordés. -Ils seraient peut être des urochordés néoténiques transparents, à longue queue persistante, munie dune chorde. Ces formes sont enveloppées dans une gelée délicate (qui nest pas exactement une tunique). Chez certaines espèces, elle recouvre tout le corps. Ces animaux de 3mm de long nagent parmi le plancton quils filtrent. Ils sont donc planctoniques, nageurs filtreurs et se nourrissent du minuscule phytoplancton. Ils vivent dans une enceinte de mucus protectrice quils se fabriquent, et qui sert de réceptacle où leau est filtrée. loge -Ils possèdent une loge, parfois très grande, qui sert à filtrer et à concentrer la nourriture. On ne trouvera jamais danimal dans sa loge quil réussit à reconstruire en quelques heures. -Ils possèdent un siphon cloacal qui est secondairement unique. canaux transitoires -Les gonades sont postérieures. Ils sont hermaphrodites. Des canaux transitoires se forment lors de la reproduction.

105 Urochordé (ou Tunicier) (suite) Page 96 Les Thaliacés Les Thaliacés (~46 espèces) siphon inhalantsiphon exhalant tunique -Ils sont des nageurs libres transparents, en forme de petits tonneaux. Leur siphon inhalant est situé à lopposé du corps par rapport au siphon exhalant. La queue nexiste que chez la larve. Il existe des espèces solitaires (salpe) et des espèces coloniales flottantes (pyrosome). Les individus ont alors la même tunique pour tous (=tunique commune). Ils sont planctoniques nageurs. Des bandes musculaires entourent le corps, leurs contractions expulsent leau par le siphon exhalant, diamétralement opposé au siphon inhalant. Le courant deau ainsi créé sert à la fois à la propulsion et à la filtration de leau. Leur cycle de reproduction comprend des alternances de générations sexuées et asexuées. La larve est chordée. -La classe des thaliacés possède 3 ordres que nous allons décrire un peu… Les SalpesLes Salpes ne présentent JAMAIS de chorde dorsal Les Salpes (~25 espèces) possèdent un cycle de vie et de reproduction sexuée et asexuée comme montré sur la figure 2. Les Salpes ne présentent JAMAIS de chorde dorsal (cf. fig.9). Il existe un certain nombre de ceintures musculaires qui lui servent aux mouvements : 1.Ils avalent leau par le siphon buccal 2.Ils bloquent le siphon buccal 3.Ils contractent les muscles 4.Leau est expulsée par le siphon cloacal 5.La propulsion de lanimal est effectuée. phase oozoïdeLa phase oozoïde présente un siphon cloacal à lavant. Un ganglion cérébroïde possédant des cellules photosensibles est présent. Le système digestif est classique. Elle possède un diaphragme parallèle au pharynx ; le système respiratoire reste simple. Le stolon est une évagination contenant des dérivés du mésoderme, de lectoderme et de lendoderme. Il faut garder en tête que le stolon est une ébauche qui va se métamériser. Le développement de lanimal se déroule toujours attaché au stolon, en sachant que les segments sont synchrones. phase blastozoïdeLa phase blastozoïde présente lébauche des gonades (testicules et ovaires). La reproduction est de type protérogyne. On assiste à une chaîne de blastozoïdes ou autrement dit à des Salpes agrégés (cf. fig.3). Lors du changement de sexe qui seffectue, cest le testicule qui devient fonctionnel après que lovaire lai été. Le développement seffectue dans les voies génitales femelles. Cest un développement direct. Il y a absence de gonade sur lanimal en développement, car il sagit dun oozoïde. Les Dolioles On note la présence dune larve donc il y a formation dune CHORDE à une étape (courte… je vous laccorde) de lanimal Les Dolioles (~11 espèces) présentent des bandes musculaires. De plus, il existe un nombre plus important de fentes branchiales que chez les Salpes. Il y a ici aussi présence dun stolon et dun (ou plusieurs ?) appendice(s) dorsal(aux). En ce qui concerne les gonozoïdes (cf. schéma page suivante), il faut savoir que le système femelle se développe en premier et se fait féconder par un individu mâle plus âgé. La larve subit une métamorphose dans lœuf ce qui fait que lorsquelle sort de lœuf, elle est sous forme de Doliole. On note la présence dune larve donc il y a formation dune CHORDE à une étape (courte… je vous laccorde) de lanimal (cf. fig.5). Les Pyrosomes PYROzygotecyathozoïde tétrazoïdes Il ny a JAMAIS de larve, JAMAIS de queue et donc PAS DE CHORDE Les Pyrosomes (~10 espèces) sont toujours coloniaux. Chaque individu possède un stolon (asexué) ET des gonades (sexué). Ce sont des animaux pris dans une tunique commune. La colonie peut sagrandir par adjonction de nouveaux individus. Il faut savoir que les colonies peuvent atteindre des tailles allant jusquà 1.5m à 2m de. Au sein de la tunique, il y a des fibres qui permettent la contraction comme montré sur la figure 4. Il existe de véritables espaces péribranchiaux. Ils émettent de la lumière grâce à des organismes (=bactéries?) symbiotiques, doù le nom du taxon : PYROsome. On assiste à une sorte de placentation. Le zygote, possédant beaucoup de vitellus, devient cyathozoïde. On assiste ainsi à la formation dun stolon qui se scinde en 4 bourgeons, nommés tétrazoïdes. Les 4 tétrazoïdes sallongent petit à petit. Ils se percent des futures fentes branchiales. Cest à cette étape que se forme une tunique commune. Une fois que la tunique est fonctionnelle, le stolon se rompt. Il ny a JAMAIS de larve, JAMAIS de queue et donc PAS DE CHORDE (cf. fig.6, 7 et 8).

106 Urochordé (ou Tunicier) (suite et fin) Page 97 Stolon Cellules amiboïdes (=protocytes?) Bourgeons Gastrozoïde PhorozoïdesGonozoïdes Transportent des bourgeons, aussi fabriqués par le stolon, sur tout lappendice dorsal Lors de la reproduction lanimal perd son système digestif ; ce seront les gastrozoïdes qui assureront lapport énergétique nécessaire. A maturité, ils se séparent de la chaîne! Dolioles

107 Description morphologique : -Ils ressemblent à de petits poissons. Ils sont fusiformes, effilés à leur 2 extrémités et comprimés latéralement. Ils mesurent entre 5 et 7.5cm de long, 6 à 8mm de haut et 3 à 4mm dépaisseur. Ils sont presque incolores. acrâniates -Ils nont ni tête, ni crâne (acrâniates), ni nageoires. Rien ne protège la partie supérieure du système nerveux. Un repli cutané en position postérieure joue toutefois le rôle de nageoire caudale. On note la présence de graisses sous forme de noyaux dans les « nageoires ». La bouche est entourée de grandes digitations rigides, les cirres. La cavité buccale est courte et conduit à un vaste pharynx branchial qui occupe près de la moitié antérieure du corps. -Les fentes branchiales sont ouvertes à lextérieur chez la larve. Chez ladulte, la paroi corporelle forme un repli sur la région branchiale, verticalement ; il forme une cavité péribranchiale qui communique avec lextérieur par un orifice commun, le pore branchial. chorde -Il y a présence dun tube nerveux dorsal. La chorde est forte, sur toute la longueur de lanimal et persiste toute sa vie (cf. fig.2 et 3). Il sagit bien sûr dun système nerveux non centralisé. De part et dautre de celle-ci, la musculature est constituée de segments coudés se succédant (les myomères). -Ils sont marins. Ils vivent à des profondeurs ne dépassant pas 50m. Ils sont capables de nager sur de courtes périodes par ondulation latérale du corps. On les trouvent pourtant la plupart du temps couchés sur le côté ou enfoncés obliquement dans le sable, la région antérieure émergeant seule. -Ils filtrent les particules organiques présentes dans leau de mer (=microphages). Cest un système de tentacules qui filtre. 1.La ciliature des fentes branchiales crée un courant deau qui pénètre par la bouche, 2.Traverse le pharynx branchial par les fentes, 3.Abouti ensuite dans la chambre péribranchiale, 4.Et quitte, finalement, lanimal par le pore branchial. -Leau filtrée sert à : La respiration Lacquisition de nourriture par filtration. -Lendostyle sécrète un mucus qui piège (=colle) les particules. Celui-ci est ensuite conduit vers le tube digestif. Il y a présence dun caecum chez ces animaux. -La fécondation est externe ; elle a lieu dans leau de mer. Ils sont à sexes séparés. -On assiste à la métamérisation des : Système musculaire Système gonadiques (=beaucoup de gonades) Système excréteur (=cellules flammes) -Quelques caractères dérivés propres : chorde La chorde se prolonge en avant de la bouche (cf. fig.1). Il existe une musculature segmentée à lintérieur de la chorde (cf. fig.2). Des plaques musculaires sempilent transversalement dans la chorde. Chaque plaque est constituée dune ou 2 cellules musculaires contenant des fibres contractiles et émet des prolongements cytoplasmiques en direction du tube nerveux situé dorsalement, à travers de petits trous de la paroi chordale. Céphalochordé Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Nbre: 25 (phylum) 13 (selon livre) Page 98 tn : tube nerveux pc : prolongement cytoplasmique cmc : cellules musculaires c : chorde bo : bouche tn : tube nerveux Les Urochordés NE possèdent PAS de cavité coelomique Les Céphalochordés possèdent une cavité coelomique acrâniates Les Appendiculaires se reproduisent par des formes néoténiques. Ce sont des néoténies que viendrait les acrâniates.

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109 -Quelques caractères dérivés propres : crâne On note la présence dun crâne, constitué primitivement darcs cartilagineux et de plaques fibreuses (neurocrâne). Lorganisation primitive du crâne est représentée sur la fig.1. Secondairement, le crâne peut se minéraliser. cellules de la crête neurale ectodermique Lors de la formation du système nerveux central et axial, des bourrelets dorsaux se forment longitudinalement. Cest de cette crête neurale que proviennent des cellules migratrices à destinées diverses, dites « cellules de la crête neurale ». Elles sont présentées en pointillés sur la fig.2. Elles ont une origine ectodermique. Elles sont à lorigine de nombreuses structures et tissus propres aux Crâniates (nerfs crâniens, muscles branchiaux, cartilages du pharynx, os de la tête,…). Il est à noter que leur migration peut être importante (cf. schéma du cours). organes sensoriels pairs Les organes sensoriels (olfactifs, visuels, otiques) se forment à partir de petites plaques à la surface de lembryon. Ce sont les placodes épidermiques (cf. fig.2). Les organes sensoriels sont toujours pairs. minéralisation La minéralisation du squelette implique le phosphate de calcium. cerveau Le cerveau se découpent en 3 régions (olfaction, vision, vibration/audition). squelette pharyngien Ils possèdent un squelette pharyngien (arc viscéraux). cœur Le cœur est développé. épidermederme Le tégument est en 2 parties : épiderme et derme. Il faut savoir quil peut y avoir des modifications du derme ou de lépiderme (glandes, poils, …). Le derme et lépiderme étant posé sur le muscle. Crâniate Page 99 boc : basioccipital bsp : basisphénoïde cn : capsule nasale cot : capsule otique et : ethmoïde ex : exoccipital set : sphénethmoïde soc : supraoccipital Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Nbre: - (phylum) (selon livre) crn : crête neurale ab : arcs branchiaux ah : arc hyoïdien am : arc mandibulaire d : dos pol : placode olfactive pop : placode optique pot : placode otique pll : placode latéro-dorsale à lorigine des lignes latérales pnc : placode latéro-dorsale à lorigine du nerf crânien Cerveau ProsencéphalonMésencéphalonRhombocéphalon TélencéphalonDiencéphalonMétencéphalonMyellencéphalon Ant.Post.

110 Crâniate Page 100 Chordé Céphalocordé Urochordé Vertébré Agnathe Gnathostome Chondrichtyens Ostéichtyens Infra Classe Section Classe Sous Classe Sous Section Super Ordre Ordre Phylum Sous phylum Super classe Acrâniate Crâniate Myxinoïde Myxinoïdes Ptéromyzontides Lattachement des Myxinoïdes aux Crâniates ou au Vertébrés nest pas sûr car divergeant dun auteur à lautre… les Ptéromyzontides, eux, sont bien des Vertébrés reconnus comme tels. Pétromyzontide Elasmobranche Holocéphale Placoderme Fossile Actinoptérygien Sarcoptérygien* Cladistien Chondrostéen Ginglymode Halécomorphe Téléostéen Sarcoptérygiens * Cette partie de larbre sera décrite plus en détail lorsque nous discuterons les Sarcoptérygiens.

111 Description morphologique : sans mâchoire Agnathes ni vertèbres appareil lingual -Ils ont une allure vermiforme, sans mâchoire (=Agnathes) ni vertèbres. Les yeux sont sous la peau. La seule nageoire est caudale. La bouche comprend des plaques dentigères actionnées par un ensemble de cartilages et de muscles. Lappareil lingual est constitué par : Les pièces squelettiques Les plaques dentigères Les muscles associés Lappareil lingual est utilisé lors de : Lattaque La morsure des proies La succion Les plaques portant des dents ne sont pas lhomologue des mâchoires des Gnathostomes. -Ils vivent exclusivement en milieu marin. Ils senfouissent généralement sous la vase et nen sortent que pour se nourrir des poissons malades ou morts quils écorchent par succion et morsure. Ils mangent également de petits crustacés (crevettes) ou des polychètes. Cest parce quils mangent par succion quil a fallu un support solide pour lattachement des muscles, cartilagineux au départ, puis osseux. -La reproduction et le développement sont mal connus. On sait néanmoins que le développement est direct, cest-à-dire absence de larve. -Quelques caractères dérivés propres : appareil branchial Lappareil branchial est très différent de celui des vertébrés : il est constitué de nombreuses petites poches en forme doignons, contenant les branches (cf. fig.1). un seul orifice branchialSur la fig.1a, on voit que lévacuation se fait par un seul orifice branchial (=Myxine) autant dorifices quil y a de pochesSur la fig.1b, on voit que lévacuation se fait par autant dorifices quil y a de poches (=Eptatretus). Le nombre dorifices branchiaux est variable selon les espèces ; il va de 1 à 15. tête La tête se termine par un orifice nasopharyngien unique souvrant dans le pharynx (cf. fig. 2 et 3a). 6 tentacules tactiles entourent la bouche ou se trouve lappareil lingual. conduit oesophago-cutané Un conduit oesophago-cutané, de fonction inconnue, relie lœsophage à lextérieur sur la partie gauche de lanimal. appareil lingual Lappareil lingual est formé par un « piston » (constitué de pièces cartilagineuses et de muscles disposés de manière caractéristique) actionnant les plaques dentigères (=dents) (cf. fig.3b et 3c). Lorsque le muscle inférieur est en contraction et le muscle supérieur en extension, la plaque dentigère se trouve projetée à lextérieur (cf. fig.2). 3 cœurs accessoires Il possède 3 cœurs accessoires en plus du cœur principal. Myxinoïde Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Myxinoïde Nbre: 22 (phylum) 22 (selon livre) Page 101 te : tentacule on : orifice nasopharyngien bo : bouche c : chorde pd : plaque dentigère tn : tube nerveux ph : pharynx cla : cartilage lingual antérieur clm : cartilage lingual médian clp : cartilage lingual postérieur

112 -Quelques caractères dérivés propres : vertèbres Des pièces squelettiques entourent la chorde et se succèdent antéro-postérieurement, ce sont les vertèbres. Sur la fig.1, on aperçoit la chorde et les vertèbres rudimentaires dune lamproie. Chez les vertébrés démergence plus récente, la chorde disparaît au profit des vertèbres, ne laissant que des reliques entre les vertèbres (cf. fig.2). Ce sont des éléments squelettiques cartilagineux ou osseux entourant ou remplaçant la chorde donc. Il existe 2 à 3 canaux semi-circulaires (cf. fig.3b) dans loreille pour lorientation (=un seul chez les myxines (cf. fig.3a)). musculature extrinsèque de lœil Il existe une musculature extrinsèque de lœil. régulation nerveuse du cœur Il existe une régulation nerveuse du cœur. neuromastes Il existe un système de lignes sensorielles latérales, pourvu de neuromastes. ratepancréas individualisé Apparition de la rate et dun pancréas individualisé. Vertébré Page 102 Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Nbre: - (phylum) (selon livre) c : chorde vr : vertèbre 19 e vr : 19 ème vertèbre dun téléostéen cs1 : canal semi-circulaire 1 cs2 : canal semi-circulaire 2 amp : ampoule cs : canal semi-circulaire

113 Description morphologique : Agnathes -Il sagit de vertébrés sans mâchoires (=Agnathes) au corps allongé (=corps anguilliforme), sans nageoires paires. ventouse -La tête est pourvue dune ventouse entourant la bouche et porte dorsalement un petit orifice naso-hypophysaire par lequel souvre lorgane olfactif dans un tube aveugle. Il y a 7 paires dorifices branchiaux latéraux et une ou deux nageoires dorsales et une caudale. -Leur oreille interne possède 2 canaux semi-circulaires. Anadromes -Les adultes vivent en milieu marin tandis que les larves vivent en eau douce (=Anadromes). -Le plus souvent ectoparasites, ils se nourrissent du sang des poissons ou des cétacés. Ils disposent pour cela dun système de piston qui leur permet de sucer à mort le sang de leurs victimes. larves ammocètes -Les lamproies passent par un stade larvaire, puis une métamorphose. La larve a longtemps été considérée comme un animal distinct de ladulte, auquel on avait donné le nom dammocètes. Ce nom est resté pour désigner les larves ; on parle, en effet, de larves ammocètes. -Le système cartilagineux est complexe. -Quelques caractères dérivés propres : squelette branchial Il existe un squelette branchial cartilagineux spécial, nommé « corbeille branchiale » (cf. fig.1). Les tiges squelettiques assurant le soutien du système branchial, cest-à-dire les arcs branchiaux, sont externes par rapport aux poches branchiales (cf. fig.2). tube hypophysaire Lorgane olfactif souvre dans un conduit en « cul de sac », le tube hypophysaire (cf. fig.2). bouche La bouche est entourée dune ventouse (cf. fig.3) et constituée dune « langue » portant des dents cornées fixées sur des plaques cartilagineuses (=cartilage annulaire et cartilages dentaires ; cf. fig.1). Ces pièces pivotent à lextrémité dun long cartilage piston (cf. fig.1). Ce dernier permet la succion du sang des victimes par des mouvements antéro-postérieurs. Pétromyzontide Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Pétromyzontide Nbre: 38 (phylum) 38 (selon livre) Page 103 cb : corbeille branchiale can : cartilage annulaire cd : cartilage dentaire cn : capsule nasale cot : capsule otique cpi : cartilage piston cr : paroi du crâne sty : stylet ab : arcs branchiaux pb : poches branchiales c : chorde ph : pharynx td : tube digetsif th : tube hypophysaire tn : tube nerveux

114 -Quelques caractères dérivés propres : mâchoires On observe désormais des mâchoires qui dérivent du premier arc viscéral. Il existe en effet une mandibule supérieure bilatérale (cf. fig.1), constituée des cartilages ptérygopalatocarrés, Il existe une mandibule inférieure bilatérale, constituée des cartilages de Meckel. Cet ensemble serait issu de larc branchial le plus antérieur, qui se serait modifié. La fente branchiale associée produit, juste en arrière, le spiracle ou évent, un orifice qui communique avec le pharynx par un canal (canal spiraculaire) squelette branchial Le squelette branchial est interne par rapport aux branchies (cf. fig.2). Sur la fig.2, on aperçoit la disposition chez un chondrichtyen à gauche et à droite chez un ostréichthyen. 3ème canal semi-circulaire Il existe un 3ème canal semi-circulaire (cf. fig.3) dans loreille interne. Ces canaux servent à lorientation. gaines de myélines Les fibres nerveuses sont enveloppées par des gaines de myélines (cf. fig.4). hémoglobine La molécule dhémoglobine comporte 2 types de chaînes dacides aminés, lune de type et lautre de type. La molécule est tétramérique 2 et 2. ceintures squelettiques Les ceintures squelettiques sont associées aux membres / nageoires pectoraux et pelviens. Gnathostome Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Chondrichtyens Ostéichtyens Nbre: (phylum) (selon livre) Page 104 cpy : cartilage ptérygopalatocarré cM : cartilage de Meckel b : branchie ab : arc branhial e : spiracle ou évent cs1 : canal semi-circulaire vertical cs2 : canal semi-circulaire vertical cs3 : canal semi-circulaire horizontal ce : canal endolymphatique a : ampoule ax : axone gm : gaine de myéline nR : nœud de Ranvier cS : cellule de Schwann

115 Page 105 Gnathostome (suite et fin) EVOLUTION DES ARCS BRANCHIAUX PETROMYZONTIDEGNATHOSTOME homogène Expression homogène des gènes de larc branchial hétérogène Expression hétérogène des gènes de larc branchial, cest-à-dire que lexpression dépend de la position concernée dans larc branchial

116 -Il sagit dun taxon aujourdhui disparu qui vivait il y a 350 à 420 Mio dannées. -Quelques caractères dérivés propres : Il sagit de la première branche des Gnathostomes qui est connue uniquement grâce aux fossiles retrouvés. cuirasse externe On observe la présence dune cuirasse externe osseuse sur la tête et la nuque. Le reste du corps est nu ou avec de petites écailles. pas de vraies dents On nobserve pas de vraies dents, mais des pointes tranchantes osseuses autour de la bouche. capsules nasale Les capsules nasale, qui sont de petites boules osseuses à lavant du crâne, ne sont pas fusionnées au crâne. Placoderme Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Placoderme (fossile) Nbre: - (phylum) - (selon livre) Page 106

117 -Ils sont en général marins, comme nous allons le répéter, sont pélagiques ou vivent sur le fond, le plus souvent prédateurs dautres poissons. Il existe quelques espèces deau douce. -Ils nont pas de vessie natatoire (organe de flottaison) ; ils nagent en permanence de ce fait. -Après observations des fossiles des placodermes, il semblerait que les chondrichtyens aient perdus secondairement leurs poumons. -Certaines espèces se nourrissent de plancton (requin pèlerin), dautres de mollusques (certaines raies). -La fécondation est interne. Les espèces sont : Ovipares Ovovivipares Vivipares, avec des cas dalimentation et même de cannibalisme in utero -Quelques caractères dérivés propres : couche de cartilage calcifié prismatique Une couche de cartilage calcifié prismatique, de structure très caractéristique, tapisse le cartilage du squelette. Sur la fig.1a est présentée une coupe dun élément squelettique dun chondrochthyen. Les pointillés indiquent le cartilage, à la surface duquel les tirets indiquent les structures prismatiques qui adoptent une disposition montrées sur la fig.1b. appareils spéciaux servant à laccouplement pérygopodes Chez les mâles, les nageoires pelviennes ont des appareils spéciaux servant à laccouplement : ce sont les claspers pelviens (=pérygopodes) (cf. fig.2). Le crâne est fait dune seule pièce, sans suture. valves en forme de spirale On observe des valves en forme de spirale dans lintestin. remplacement des dents Il existe de plus un mécanisme de remplacement des dents. Chondrichtyen Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Chondrichtyen Nbre: 846 (phylum) 846 (selon livre) Page 107 chy : cartilage hyalin cpr : cartilage prismatique calcifié CHONDROCHTHYENS (2 ss-classes) : Elasmobranches Holocéphales clap : claspers pelviens

118 Description morphologique : -Ce sont des animaux marins surtout, le plus souvent prédateurs et bons nageurs. -Primitivement, il y a : 2 nageoires dorsales Une nageoire anale (parfois absente) Une nageoire caudale hétérocerque (=dissymétrique) 2 paires de nageoires paires -Les raies sont à considérer comme des requins très modifiés, aplatis dorso-ventralement. élasmobranches -La bouche et les narines sont infères. La mâchoire supérieure des requins et des raies (les élasmobranches) nest pas complètement soudée au neurocrâne et peut sattacher de diverses manières à celui-ci. -Ils sont dépourvus « dos vrai » et leur squelette est cartilagineux. En fait, les chondrichtyens possèdent un peu dos péricondral, mais celui-ci est réduit à une mince couche tapissant par endroits le cartilage ptérygopalatocarré. Leurs dents et leurs écailles sont de structures identiques. -Leurs écailles sont de type placoïde : ce sont de minuscules dents pointues à base creuse et couronne de dentine, qui donne à leur peau un aspect rugueux, voire abrasif. Laspect placoïde permet de réduire fortement les turbulences. Chondrichtyen (suite et fin) Page 108 Les Elasmobranches Les Elasmobranches (~812 espèces) -Il sagit des requins, des raies. -Quelques caractères dérivés propres : 5 paires de fentes branchialesfente accessoire régressée, le spiracle Ils possèdent 5 paires de fentes branchiales, précédées dune fente accessoire régressée, le spiracle. hyostylique Larticulation de la mâchoire est de type hyostylique, cest-à-dire que larc hyoïde est lélément essentiel de la suspension. Les Holocéphales Les Holocéphales (~34 espèces) -Il sagit des chimères. -Ce sont des organismes marins qui vivent en profondeur. -Ils sont ovipares. -Ils se nourrissent de crevettes, de gastéropodes, doursins,… -Il existe, chez certaines espèces, une glande à venin. -Quelques caractères dérivés propres : autostylique Larticulation de la mâchoire est de type autostylique, cest-à-dire que la mâchoire supérieure est soudée au crâne et est indépendante de larc hyoïde. 4 paires de fentes branchiales Il existe 4 paires de fentes branchiales recouvertes par replis cutané. spiracle est fermé Le spiracle est fermé. plaques dentaires Les dents sont regroupées en plaques dentaires. ligne latérale La ligne latérale est proéminente.

119 -Quelques caractères dérivés propres : los enchondral Il existe un nouveau type dos, los enchondral. Ils sont en effet pourvus de 2 catégories dos « vrai ». Los enchondral résulte dune destruction des cartilages embryonnaires et dune reconstruction de la même pièce en os. Ce processus est à lorigine spongieux et de los de lendosquelette. En revanche, los « dermique » se forme par un autre processus et provient dune origine différente : il se forme à partir du derme, sans matrice cartilagineuse. ensembles déléments osseux dorigine dermique Des ensembles déléments osseux dorigine dermique apparaissent, notamment les os maxillaires, prémaxillares et dentaires, portant tous des dents. Les éléments dorigine dermique sont représentés en blanc sur la fig.1. ceinture scapulaire La ceinture scapulaire, cest-à-dire lensemble des os joignant les membres antérieurs à la colonne vertébrale, porte aussi des os dermiques qui sont indiqués sur la fig.1. arcs branchiaux Les arcs branchiaux 1 et 2 sarticulent sur une même pièce osseuse, ventralement, le basibranchial. sacs aériens Il existe des sacs aériens connectés au tube digestif. Ces sacs sont primitivement des poumons, mais peuvent fournir une vessie gazeuse (=vessie natatoire) jouant le rôle de flotteur. Si cette caractéristique était, comme le suggère certains auteurs, une signature des Gnathostome, cela signifierait que les chondrichtyens auraient perdus secondairement leurs poumons. lépidotriches La membrane des nageoires est soutenue par des rayons constitués dos dermiques, les lépidotriches. petits os Globalement, on voit apparaître beaucoup plus de petits os. Ostéichtyen Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: (phylum) (selon livre) Page 109 ang : angulaire ant : antéorbitaire ces : ceinteure scapulaire cl : cleithrum de : dentaire dsp : dermosphénotique esc : extrascapulaire fr : frontal io : infraorbitaires iop : interoperculaire la : lacrymal mx : maxillaire na : nasal op : operculaire pa : pariétal pcl : postcleithrum pmx : prémaxillaire po : postorbitaire pro : préorbitaire pt : post-temporal pto : ptérotique san : supra-angulaire scl : supracleithrum smx : supramaxillaire sop : sousoperculaire

120 Description morphologique : -Ils sont pour la plupart des « poissons » au sens populaire du terme. -La vessie natatoire (=organe de flottaison rempli de gaz) est en général bien développée. -Les écailles sont assez caractéristiques, couvertes dun tissu dur spécial, la ganoïne. Elles sont losangiques dans leur épaisseur, ou plates, de tailles importante. Chez les groupes dactinoptérygiens tardifs (=téléostéens), les écailles samincissent. -La nageoire a des rayons typiques, doù leur nom de « poissons à nageoires rayonnées ». -Ils constituent presque la moitié des espèces de vertébrés. Ils colonisent tous les habitats aquatiques, de – 11000m à +4500m, des sources chaudes (43°C) jusquaux eaux très froides (-1.8°C). -Ils sont très diversifiés sur le plan morphologique, écologique et comportemental. -Quelques caractères dérivés propres : lacrodine Chaque dent porte un petit capuchon de tissu minéralisé spécial : lacrodine (cf. fig.1). Perte de la nageoire dorsale antérieure Perte de la nageoire dorsale antérieure (cf. fig.2) : celle qui reste est lhomologue de la nageoire dorsale postérieure des chondrichtyens. Elle peut se subdiviser secondairement. écailles Les écailles sarticulent entre elles par un système particulier de tenon-mortaise (cf. fig.3). Actinoptérygien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: (phylum) (selon livre) Page 110

121 Description morphologique : -Leur forme est allongée, voire anguilliforme. Ils peuvent mesurer jusquà 1.2m de long. -Leur nageoire pectorale est charnue, mais dotée dun squelette particulier qui la distingue de la nageoire des sarcoptérygiens. -Leur intestin possède une valve interne spiralée. -Les adulte peuvent respirer de lair à laide dune paire de poumons vascularisés. Les larves ont des branchies externes comme les amphibiens. -Ils vivent dans les eaux douces et chaudes dAfrique où ils sont prédateurs. Ils chassent au crépuscule, à laffût, tout animal aquatique. Ils peuvent vivre enfouis dans la vase, ou hors de leau à la saison sèche, ou encore en eau vaseuse et pauvre en oxygène. Dans ce cas, ils utilisent leurs poumons. -Quelques caractères dérivés propres : pinnules La nageoire dorsale est à rayons indépendants. Elle est segmentée en petits « drapeaux » nommés pinnules (cf. fig.1). La fig.1a représente une vue latérale, et la fig.1b une vue postérieure. parasphénoïde La poutrelle osseuse qui part de la base du crâne pour aller rejoindre le dessous du museau, quon appelle parasphénoïde, est projetée en arrière (cf. fig.2), si bien quelle vient entouré le canal aortique. Cladistien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 10 (phylum) (selon livre) Page 111 ei : épine le : lépidotriche mem : membrane pte : ptérygiophore fob : foramen basal go : gouttière recevant les lépidotriches psp : parasphénoïde cao : canal aortique

122 Description morphologique : -Ce sont des vertébrés de grande taille. -Le squelette est principalement cartilagineux (=régression de lossification), doù le nom du taxon. La corde dorsale est forte et le corps vertébraux peu développés. La peau est presque nue, sauf chez les acipenséridés où elle est dotée de rangées espacées de grosses pièces osseuses en forme de bouclier. -La bouche est ventrale. -Lopercule (=ensemble des os recouvrant les branchies) est spécialisé. -Ils peuvent avoir un museau plat ou pointu selon les espèces. -La nageoire caudale est dissymétrique (=hétérocoerque). -Il comprend le plus gros poisson deau douce du monde (=béluga européen). -Certains dentre eux passent une partie de leur cycle vital en mer. -Selon les espèces, leur régime alimentaire est composé de crustacés, petites proies en suspension, de poissons, de mollusques aquatiques. -Quelques caractères dérivés propres : barbillons sensoriels Des barbillons sensoriels existent à lavant de la bouche (cf. fig.1). mâchoires Ils ont les mâchoires extrêmement modifiées et souvent dépourvues de dents. Il y a fusion de certains os de la mâchoire supérieure, le maxillaire, le prémaxillaire et le dermopalatin, lesquels ne sont pas attachés au neurocrâne. La fig.2 présente les vues latérales gauches des crânes desturgeon (2a) et de polyodon (2b). os interhyal Los interhyal est hypertrophié. Les arcs hyoïdiens (arc squelettique en arrière des mâchoires) de 4 ostéichtyens sont présentés sur la fig.3. Chez les chondrostéens, linterhyal est énorme et joue le rôle dos symplectique, cest- à-dire quil est impliqué dans la suspension de la mâchoire et de lopercule. spiracle Le spiracle est caché par lopercule et reste rudimentaire. Chondrostéen Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 26 (phylum) 26 (selon livre) Page 112 bo : bouche bb : barbillon sensoriel ab : arc branchial ar : articulaire cpl : cote pleurale de : dentaire hm : hyomandibulaire ih : interhyal pac : palatocarré pmx : prémaxillomaxillaire vrn : vertèbre soudée au neurocrâne. A : sarcoptérygien fossile B : sarcoptérygien C : chondrostéen D : actinoptérygien cha : cératohyal antérieur chp : cératohyal postérieur hh : hypohyal sy : os symplectique

123 Description morphologique : -Ce sont des vertébrés deau douce de bonne taille (jusquà 6m de long) au corps allongé. Ils sont recouvert dune cuirasse décailles épaisses losangiques, juxtaposées, articulées bord à bord et couvertes dune couche démail (=ganoïne) qui a lallure de la porcelaine et léclat de livoire. -La tête de lanimal est pourvue dun museau plus ou moins long, pourvu de nombreuses dents, et qui peut ressembler à celui dun crocodile. -Leurs nageoires dorsale et anale sont opposées, symétriques et rejetées vers larrière, ce qui leur offre une grande force à la propulsion ceci dans le but de chasser plus efficacement. -Ce sont de grands prédateurs deau douce à écologie proche de celle du brochet, caché dans la végétation aquatique, ils chassent à laffût des poissons. Lorsquils fréquentent des eaux trop pauvres en oxygène, ils sont capables daspirer de lair à la surface, lequel passe dans la vessie gazeuse richement vascularisée, qui joue le rôle de poumon. -Ils effectuent leurs pontes au printemps dans les eaux peu profondes et à forte végétation, mais le reste de lannée, ils vivent dans les eaux profondes. -Quelques caractères dérivés propres : os infra-orbitaires Les os infra-orbitaires portent des dents (cf. fig.1). opisthocoele Le centre des vertèbres est opisthocoele, cest–à-dire que la face avant du centre est convexe et la face arrière est concave. La figure 2 montre des coupes longitudinales de centres vertébraux, où il est illustré comment obtenir une vertèbre opisthocoele à partir dune vertèbre amphicoele par fusion dune lentille chordale à son extrémité antérieure. Ginglymode Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 7 (phylum) 7 (selon livre) Page 113 vro : vertèbre opisthocoele vra : vertèbre amphicoele lc : lentille chordale

124 Description morphologique : -Seule lamie demeure dans ce groupe. Elle possède un corps allongé, une nageoire dorsale longue et sans épine, qui ondule en déplacement lent. En effet, chacun des 42 à 53 rayons de celle-ci peut être mu par un muscle qui lui est propre. -La tête est cuirassée de lourdes plaques osseuses. -La nageoire caudale est arrondie. -La vessie natatoire peut, dans certaines conditions, jouer le rôle de poumon. -Lamie (=seule survivante) vit dans les eaux douces stagnantes. Elle est un prédateur vorace dont lefficacité de la capture buccale est renforcée par une disposition particulière du maxillaire : ce dernier adopte une position verticale durant lattaque extrêmement rapide de la proie. -Lamie peut respirer de lair grâce à son faux poumon. -Elle hiberne durant lhiver. -Quelques caractères dérivés propres : processus coronoïde La mâchoire inférieure (cartilage de Meckel) possède un processus qui remonte en direction de la mâchoire supérieure : le processus coronoïde. os symplectique et los carré, ainsi que le processus coronoïde Los symplectique et los carré, ainsi que le processus coronoïde interviennent ensemble dans larticulation de la mâchoire. Sur la figure 1 est représentée une vue partielle de larticulation de la mandibule de lamie, où des os dermiques superficiels ont été ôtés. La position basse du symplectique est telle quil participe conjointement à los carré à larticulation avec la mandibule. Sur la figure 2 est montrée en comparaison la situation de ces os chez le maquereau, un téléostéen tardif : los symplectique est en retrait par rapport à larticulation mandibulaire. Halécomorphe Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 1 (phylum) 1 (selon livre) Page 114 sy : symplectique c2 : os carré apa : autopalatin cM : cartilage de Meckel dpa : dermopalatin ecp : ectoptérygoïde enp : entoptérygoïde hm : hyomandibulaire mt : métaptérygoïde pco : processus coronoïde

125 Description morphologique : -Ils ont un mode de capture buccal particulier, mais qui peut varier selon les espèces… Dune manière générale, la capture se fait par inertie de succion, cest- à-dire que le volume de la chambre orobranchiale, cavité de la bouche et des branchies, est subitement augmenté par des mouvements spéciaux de toutes les parois de cette chambre : Elévation de la tête, Abaissement de la mâchoire, Dépression de lappareil portant lopercule, Mouvements latéraux des opercules Cela provoque une brusque dépression, et donc une aspiration deau qui entraîne la proie. Chez les téléostéens tardifs, le mécanisme de capture se spécialise et la mâchoire supérieure devient complètement protractile (doù leur nom : bouche projetée). Téléostéen Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: (phylum) (selon livre) Page 115

126 -Cest un groupe très important, ils représentent en effet presque la moitié des vertébrés. Ils colonisent tous les habitats marins et dulçaquicoles, de –11000m à +4500m, des sources chaudes (43°C) jusquaux eaux polaires très froides (-1.8°C). -Ils sont très diversifiés sur le plan morphologique, écologique et comportemental. -Quelques caractères dérivés propres : los prémaxillaire devient mobile Dans la mâchoire supérieure, los prémaxillaire devient mobile. Sur les fig.1a et 1b sont indiqués le maxillaire mobile et le prémaxillaire immobile sur un crâne schématique de téléostéen. Sur la fig.1c, la mobilité extrême du maxillaire et du prémaxillaire est montrée sur un crâne de carpe. On voit ainsi que certains éléments de la bouche savancent la rendant protractile. les uroneuraux pairs Dans le squelette caudal, les arcs uraux neuraux sindividualisent du corps vertébral pour donner des couples de petites baguettes osseuses, les uroneuraux pairs (cf. fig.2c). nageoire caudale Il existe une symétrie apparente de la nageoire caudale (= homocoerque) (cf. fig.2b). Chez les autres actinoptérygiens, les lobes inférieur et supérieur de la queue nont pas la même importance : la caudale est asymétrique (cf. fig.2a). Les téléostéens acquièrent une symétrie apparente de la queue (cf. fig.2b) par développement simultané des os suivants : les uroneuronaux (paires dépines disposées sur les vertèbres caudales (cf. fig.2c) et les hypuraux (os plats du lobe inférieur de la nageoire caudale) (cf. fig.2c). La caudale reste asymétrique en profondeur puisque la colonne vertébrale se termine dans le lobe supérieur. asymétrie profonde de la nageoire caudale Lasymétrie profonde de la nageoire caudale est aussi due à la torsion de laxe caudal de la colonne vertébrale au niveau du centre préural 1 (cf. fig.2c). Téléostéen (suite et fin) Page 116 mx : maxillaire pmx : prémaxillaire un1-3 : uroneuraux 1-3 hu1-6 : hypuraux 1-6 pur1 : centre préural 1

127 Description morphologique : -Les nageoires paires deviennent monobasales (apparition de lhumérus et du fémur) et « charnues » (=sarkos en grec) et très mobiles. -Ils occupent tous les milieux sous toutes les latitudes. Les cétacés représentent un retour à leau des mammifères ; en effet, la respiration reste aérienne. -Quelques caractères dérivés propres : monobasal Le squelette interne des nageoire ou des membres est monobasal, cest-à- dire sattachant sur les ceintures par un seul élément : les ceintures sont des ensembles squelettiques reliant les membres à la colonne vertébrale comme, par exemple, le bassin. Les pièces endosquelettiques des nageoires pectorales de plusieurs sarcoptérygiens (cf. fig.1b, c et d) et chez un non sarcoptérygien sur la fig.1a où la partie de lendosquelette hachurée est le métaptérygium, supposé être lhomologue de la nageoire pectorale monobasale des sarcoptérygiens. lémail vrai sur les dents Il existe de lémail vrai sur les dents. Le dernier arc branchial (le 5 ème ) sattache ventralement sur lavant-dernier (le 4 ème ). Un arc branchial est une succession verticale de tiges osseuses disposées bout-à-bout dorso-ventralement, qui servent de squelette aux branchies. Il y a originellement 5 arcs branchiaux chez les sarcoptérygiens. La figure 2 montre en a un actinoptérygien et en b et c chez 2 sarcoptérygiens. Chez lactinoptérygien, le 5 ème arc branchial ne sarticule pas avec le 4 ème. Chez les 2 sarcoptérygiens, le point de jonction entre larc branchial 5 et larc branchial 4 est indiqué. Sarcoptérygien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: (phylum) (selon livre) Page 117 scc : scapulocoracoïde ou scapula h : premier segment ou humérus ab1-5 : arc branchial 1 à 5 AV : avant

128 Page 118 Sarcoptérygien Sarcoptérygien Infra Classe Section Classe Sous Classe Sous Section Super Ordre Ordre Phylum Sous phylum Super classe Tétrapode Rhipidistien Squamate Sphénodontien Oiseau Crocodile Actinistien Dipneuste Amniote Lissamphibien Diapside Batracien Gymnophiona Urodèle Anoure Mammifère* Chélonien Archosaurien Lépidosaurien * voir plus loin dans le texte pour la systématique mammifère!

129 Description morphologique : -Le coelacanthe est le dernier représentant de ce groupe. Il peut mesurer jusquà 1.5m. -Cet animal est aisément reconnaissable à ses nageoires. En effet, : dorsale antérieureLa dorsale antérieure a son lobe basal charnu réduit et est armée de ptérygiophores épineux et creux (=« nageoire creuse » ou coelacanthe). nageoires pairesLes nageoires paires ont un long lobe charnu et sont très mobiles. La coordination de leurs mouvements est celle dun animal à pattes (tétrapode). nageoire caudaleLa nageoire caudale est très caractéristique, dotée de 3 lobes. -Cest un animal marin qui vit entre 70 et 400m de profondeur. Cest un prédateur. Il se nourrit surtout de poissons lanternes. Il a été trouvé dans les Comores pour la première fois et viendrait dêtre découvert en Indonésie (seconde espèce?). -Sa reproduction est mal connue. Pour tout dire on ignore énormément à leur sujet… Lespèce est ovovivipare. On a découvert dans le tractus génital femelle 5 fœtus occupant presque tout loviducte, où ils se développent jusquà un stade très avancé. La gestation dépasse sûrement une année. Il peut vivre jusquà 25ans au moins. -La coordination des mouvements des nageoires est celle dun animal tétrapode. -La cavité crânienne est vaste, mais remplie en grande partie de graisse (petit cerveau). -Quelques caractères dérivés propres : nageoire caudale La nageoire caudale possède un lobe ventral, un lobe dorsal et un lobe médian petit dans lequel se prolonge la chorde (cf. fig.1). grosses épines creuses La première nageoire dorsale est armée de grosses épines creuses (cf. fig.1). os maxillaire Los maxillaire est perdu. Sur la tête osseuse dun coelacanthe, on voit que les dents sont portés par lectoptérygoïde, et les palatins, le parasphénoïde (cf. fig.2 et 3). lorgane rostral Le museau renferme un organe électrorécepteur particulier, lorgane rostral, dont les ouvertures postérieures sont indiquées sur la figure 3. Il sagit dun sac plein et fibreux doù partent 3 paires de canaux rempli de gelée transparente. articulation intracrânienne Il existe une articulation intracrânienne (cf. fig.3) entre la région ethmoïdienne et la région otico-occipitale, permettant des mouvements originaux du squelette de la tête. Cette articulation est en fait un caractère sarcoptérygien primitif perdu indépendamment chez les tétrapodes et les dipneustes. Cependant, il est unique dans la faune actuelle, et saccompagne chez les coelacanthes les plus récents dun muscle basicrânien très long, sétendant sur plus de 50% de la longueur du parasphénoïde. Cela leur servirait pour donner des « coup de boule » à leur victime. Actinistien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 1 (phylum) 1 (selon livre) Page 119 apa : autopalatin c2 : carré ch : cératohyal cor : coronoïdes de : dentaire hm : hyomandibulaire mt : métaptérygoïde (épiptérygoïde) pr : processus du rétroarticulaire pg : ptérygoïde sa : splénio-angulaire sp : splénial sy : symplectique ecp : ectoptérygoïde pal : palatins psp : parasphénoïde or : ouvertures des organes rostraux ai : articulation intracrânienne re : région ethmoïdienne roo : région otico-occipitale mb : muscle basicrânien

130 -Quelques caractères dérivés propres : poumon fonctionnel Le poumon fonctionnel est muni dalvéoles (augmentation de la surface déchange) (cf. fig.1). cône artériel tronc aortique Le cône artériel ou tronc aortique du cœur est sinueux (cf. fig.2a). En comparaison, le cœur dun requin est présenté sur la figure 2b, le cône artériel est droit. 2 oreillettes Il y a 2 oreillettes au cœur, gauche et droite (cf. fig.2a), tandis que latrium est unique chez les non-rhypidistiens (cf. fig.2b). glotte Il y a présence dune glotte, point de confluence du larynx et du tube digestif (cf. fig.1). larve La larve présente un épiderme cilié. Rhipidistien Page 120 al : alvéoles g : glotte pou : poumon td : tube digestif at1-2 : atrium ou oreillette ca : cône artériel ve : ventricule

131 Description morphologique : -Ils sont très allongés et de section à peu près circulaire, avec de petits yeux et de grosses écailles fines. 2 -Les 2 nageoires paires sont des axes charnus longs et fins ou en palettes prolongés de rayons. Cela leur permet de marcher. -Ils possèdent des poumons alvéolés et fonctionnels. -Les narines sont déplacées vers lintérieur de la bouche, les ouvertures antérieures et postérieures de chaque narine débouchent dans la cavité buccale. -Ils vivent dans les eaux douces à faible courant, ou dans les eaux boueuses et parfois dans les bassins exposés à lassèchement. Les protoptères et les lépidosirènes creusent une loge dans la boue en cas de sécheresse. Ils vivent ainsi dans leur cocon (gangue de mucus), en nétant reliés avec lextérieur que par une ouverture leur permettant de respirer, jusquà ce que leau reparaisse dans le fleuve et les libère de leur gangue. -Ils se nourrissent de crustacés, mollusques et petits poissons. -Ils respirent à laide de branchies si leau est suffisamment oxygénée, ou respirent à la surface, en aspirant de lair dans leurs poumons, dans le cas contraire. -A la saison de pluie, période de reproduction, cest le mâle qui prépare un nid en forme de tunnel dans lequel la femelle viendra pondre ses œufs. Le mâle les féconde et les surveille jusquà léclosion. -Quelques caractères dérivés propres : plaques dentaires broyeuses La bouche est armée de plaques dentaires broyeuses, portant des crêtes en éventail. Ces plaques ont des formes différentes selon les espèces (cf. fig.1). Les plaques supérieures sont portées par les os ptérygoïdes et préarticulaires (plaque dentaire ptérygoïdienne) ; les inférieures par les os coronoïdes (plaques dentaires coronoïdiennes) (cf. fig.2). Certains os de la mâchoire supérieure ont disparu (maxillaire et prémaxillaire) (cf. fig.3). autostylique Larticulation de la mâchoire est autostylique. Dipneuste Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 6 (phylum) 6 (selon livre) Page 121 cho : choane hm : hyomandibulaire dpv : dents prévomeriennes pdp : plaque dentaire ptérygoïdienne pg : ptérygoïde psp : parasphénoïde o : opercule oco : os circum-orbitaire Ces caractères sont ceux des dipnoiformes, comprenant les dipneustes actuels et tous les dipneustes fossiles à lexclusion de Powichthys et Youngolepis. c2 : carré it : internasal dpv : dents prévomeriennes pd : plaque dentaire sat : splénial antérieur sa : spléno-angulaire oco : os circum-orbitaire

132 -Quelques caractères dérivés propres : conduit lacrymal Il existe un conduit lacrymal entre lœil et le sac nasal. Chez un actinoptérygien, la narine inhalante et la narine exhalante sont externes (cf. fig.1a). choaneChez un tétrapode, la narine exhalante débouche dans la cavité buccale ; elle est appelée la choane (cf. fig.1b). Le sac nasal est relié à lœil par le conduit lacrymal. naissance du cou On assiste à la naissance du cou par la séparation de la ceinture scapulaire (=pectorale) de la tête. Chez un sarcoptérygien non tétrapode, la ceinture scapulaire est reliée au toit osseux dermique (cf. fig.2a). Chez un tétrapode, elle en est séparée par le cou (cf. fig.2b). membres pairs locomoteurs munis de doigts Les tétrapodes sont caractérisés par des membres pairs locomoteurs munis de doigts. Le squelette des membres pairs est issu de celui de la nageoire paire de certains sarcoptérygiens fossiles. Il est constitué le plus souvent de 5 doigts (initialement 6-8) : des os du carpe, des radius/ulna (cf. fig.2b) et de lhumérus pour le membre supérieur ; des os du tarse, des tibia/péroné et du fémur pour le membre inférieur. os hyomandibulaire Los hyomandibulaire (qui dérive de larc hyoïde) qui servait à la suspension de la mâchoire passe au service de laudition : il conduit le son du tympan à la fenêtre ovale. Ce sont la columelle ou stapes (cf. fig.3). atlas La première vertèbre cervicale se spécialise ; il sagit de latlas qui sert de charnière pour de bons mouvements de la tête (=articulation crânio-vertébrale). Tétrapode Page 122 nii : narine inhalante nex : narine exhalante cho : choane sn : sac nasal cln : conduit lacrymal ces : ceinture scapulaire cs : cf. ces h : humérus cou : cou u : ulna r : radius st : stape ou columelle ty : tympan fo : fenêtre ovale

133 -Quelques caractères dérivés propres : 2 cuspidesou multicuspides articulées sur un pédicelle Ils ont des dents à 2 cuspides (cf. fig.1) ou multicuspides articulées sur un pédicelle. Une section verticale de la dent bicuspide pédicellée est montrée chez un gymnophione (cf. fig.2a), un urodèle (cf. fig.2b) et un anoure (cf. fig.2c), où lon peut voir la couronne articulée sur le pédicelle par un ligament, los de la mâchoire. Les dents sont relativement mobiles. perte de los jugal On constate la perte de los jugal (=joue) chez les lissamphibiens sur un crâne danoure en vue latérale entre le maxillaire et le quadratojugal (cf. fig.3). labyrinthepapilla amphibiorum Le labyrinthe des lissamphibiens comprend une plage sensorielle particulière, la papilla amphibiorum. côtes sont courtes Les côtes sont courtes, voire inexistantes. La cage thoracique nétant pas fermée, les mouvements ventilatoires sont impossibles, doù une déglutition particulière de lair. accomodation visuelle Protractor Lentis Laccomodation visuelle des lissamphibiens seffectue par déplacement du cristallin vers lextérieur ou lintérieur. Ce mouvement est assuré par un muscle intrinsèque dorigine mésodermique unique aux lissamphibiens, le muscle Protractor Lentis. Il en existe un chez les urodèles, et 2 chez les anoures. Lissamphibien Page 123 coa : couronne articulée ped : pédicelle l : ligament om : os de la mâchoire mx : maxillaire qj : quadratojugal sq : squamosal

134 Description morphologique : -Ce sont des fouisseurs qui ont perdu, secondairement, leurs membres et leurs ceintures. Ils ressemblent à de gros vers. Leur longueur varie entre 6 et 140cm. -La peau nue et visqueuse possède de petites écailles incluses dans le derme et se replie en formant des anneaux transversaux. -Certains genres sont sans écailles dermiques (perte sans doute secondaire). -Les yeux sont atrophiés et parfois dissimulés sous la peau. -Le tympan est perdu. -Un tentacule sensoriel spécial sinsère entre lœil et la narine. -La région caudale est si courte que le cloaque est presque terminal. -Ils vivent dans lhumus humide, dans la boue des marécages, sauf un genre qui est aquatique. -Ils se nourrissent de vers et de petits arthropodes. Ils sont chassés par les serpents. Les autres vertébrés les évitent en raison de leurs sécrétions cutanées nauséabondes et toxiques. AUCUN -Les mâles possèdent un organe copulateur et la fécondation est interne. AUCUN gymnophione ne pond dans leau. : Les œufs (pour les ovipares) peuvent être déposés par exemple dans des terriers proches de leau. La mère senroule autour deux. Durant lembryogenèse, lœuf double de volume par absorption deau. Après éclosion, le nouveau-né, pourvu de branchies externes, se dirige vers une pièce deau où il demeurera jusquà sa métamorphose. Certaines espèces sont ovovivipares et mettent au monde des jeunes à morphologie adulte. Chez certaines espèces, les oviductes jouent le rôle dutérus, et les larves se nourrissent de « lait utérin » sécrété par des glandes de la paroi de loviducte. -Quelques caractères dérivés propres : perte totale des membres et des ceintures On observe une perte totale des membres et des ceintures. organe tentaculaire protractile Il existe un organe tentaculaire protractile, riche en bourgeons tactiles, de chaque côté de la bouche (cf. fig.1 et 2). Le tentacule est engainé dans un repli cutané, le tout étant logé dans un sac tentaculaire délimité par une gaine conjonctive. Le muscle rétractor tentaculi, inséré sur le sac tentaculaire, cause, en se contractant, lélongation du tentacule et son humidification par du mucus. Ce mucus se combine avec les molécules aromatiques de lenvironnement. Les mouvements de va-et-vient du tentacule amènent ces molécules à lorgane voméro-nasal doté dun épithélium olfactif. Gymnophione Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 165 (phylum) 165 (selon livre) Page 124 rc : repli cutané ste : sac tentaculaire gc : gaine conjonctive te : tentacule

135 Description morphologique : -Ils ont un corps cylindrique et allongé, avec une longue queue et une tête courte. La plupart ont une longueur comprise entre 8 et 25cm (qq exceptions proches de 4 et 150cm). -Les yeux sont souvent bien développés, la bouche souvre largement, jusquen arrière de lœil. Le tympan est perdu. -Les 4 membres sont courts, déjetés latéralement, avec 4 doigts à la main et 5 au pied (comme chez anoures). La peau est lisse et perméable souvent vivement colorée. -Ils présentent une tendance à la néoténie, cest-à-dire que plusieurs espèces atteignent leur maturité sexuelle à un stade morphologique juvénile (rudiments, branchies externes,…). -Ils sont très sensibles à labsence deau, ce qui explique leur aire de répartition restreinte et fragmentée. La plupart partage leur vie entre le milieu aquatique (minimum reproduction et développement larvaire) et terrestre. Il fait néanmoins compter sur quelques cavernicoles, arboricoles, aquatiques ou terrestres. On ne les trouve pas au-delà de 4500m daltitude. -Ils se nourrissent de vers, dinsectes et de leurs larves, de crustacés, de mollusques, dœufs et de têtards danoures et sont chassés par les oiseaux, les rongeurs, les carnivores canidés et mustélidés et par les serpents aquatiques. -Ils se reproduisent sans copulation, que la fécondation soit interne ou externe. Après la parade nuptiale, le mâle dépose devant la femelle des spermatophores (contenant les spermatozoïdes), que celle-ci saisit à laide de ses lèvres cloacale et stocke dans une spermathèque. La plupart sont ovipares. Après la fécondation, les œufs sont déposés dans leau ou dans la terre humide. Après éclosion, les larves possèdent 3 paires de branchies externes bien développées et mènent une vie aquatique jusquà leur métamorphose. Seule la salamandre noire des Alpes a une vie vivipare : le petit se développe et se métamorphose dans loviducte maternel et naît sous une forme adulte. La gestation dure de 2 à 4 ans. On interprète cette particularité comme le résultat dune adaptation au froid des montagnes. -Quelques caractères dérivés propres : Il nexiste pas de caractère morphologique ou anatomique dérivé propre, seuls les caractéristiques phylogénétiques déduites des analyses de gènes mitochondriaux permettent de les classer. Urodèle Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 429 (phylum) 429 (selon livre) Page 125

136 Description morphologique : -Ils ont une longueur comprise entre 2 et 25cm. Ils se reconnaissent facilement à leur longues pattes postérieures et à labsence de queue. La tête est très courte avec les yeux proéminents. La bouche est largement fendue, en arrière des yeux. Les membres antérieurs sont plus courts que les membres postérieurs. Ces derniers présentent un allongement du tarse qui fournit un segment supplémentaire à la patte et une aptitude au saut et à la nage. -On trouve 4 doigts à la main et 5 au pied comme chez les urodèles. Chez les anoures, ceux du pied sont allongés et parfois palmés. -La peau est perméable, lisse ou daspect verruqueux, souvent vivement colorée. -Le tympan est bien visible. -On observe une indépendance accrue face au milieu aquatique. Ils peuplent en effet les biotopes les plus diversifiés. Ils sont absents du milieu marin, quelques espèces supportent les eaux saumâtres. -Ils se nourrissent surtout darthropodes et se protègent des autres prédateurs par des sécrétions cutanées toxiques. -Les anoures émettent des chants puissants importants dans la vie sociale, reproductive ou défensive de lanimal. Le développement du tympan permet de bonnes capacités auditives. amplexus -La fécondation est externe. La parade nuptiale donne lieu à un amplexus, cest-à-dire que le mâle chevauche la femelle, en lenlaçant de ses pattes antérieures aux aisselles ou à la taille. Classiquement, les œufs fécondés se développent en milieu aquatique, où éclosent des larves sans pattes, pourvues de branchies et dune queue. La métamorphose est spectaculaire. La prédation est très lourde sur les pontes et les larves des anoures, cest pourquoi plusieurs espèces se protègent contre cela : Certaines espèces logent leurs œufs dans la peau du dos. Certaines rainettes conservent leurs œufs dans une poche « marsupiale » portée sur le dos, jusquà un stade avancé du développement, voire jusquau stade final. Dautres espèces possèdent des poches incubatrices au-dessus de laine des mâles. La ponte est terrestre. Après léclosion, ces poches hébergent les larves qui y terminent leur développement. Dautres espèces encore transportent leurs têtards libres, fixés sur el dos. Enfin, certains crapauds de montagne sont vivipares : le développement des larves seffectue dans les voies génitales femelles durant 9 mois. Des jeunes sont mis au monde. -Quelques caractères dérivés propres : allongement caractéristique de lilion Ils présentent un allongement caractéristique de lilion vers lavant (cf. fig.1, 2 et 3) offrant ainsi une meilleure assise. réduction extrême des côtes Ils montrent une réduction extrême des côtes, voire leur disparition totale (cf. fig.1, 2 et 3). lurostyle Les vertèbres postsacrées se transforment en une baguette rigide centrale, lurostyle (cf. fig.3), offrant ainsi une meilleure assise. nombre de vertèbres est réduit Le nombre de vertèbres est réduit (cf. fig.3) (deviennent solides et grandes). lastragale et le calcaneum sallongent et forment un segment supplémentaire Deux os du tarse, lastragale et le calcaneum sallongent et forment un segment supplémentaire dans la patte postérieure (cf. fig.3). Anoure Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 4380 (phylum) 4381 (selon livre) Page 126 atl : atlas as : astragale cal : calcaneum cô : côte f : fémur fp : frontopariétal h : humérus il : ilion mtt : métatarsiens mx : maxillaire na : nasal pmx : prémaxillaire prt : prootique q : queue qj : quadratojugal rac : radiocubital sm : sacrum sq : squamosal ssc : suprascapulaire ur : urostyle

137 -Quelques caractères dérivés propres : amnios Lamnios est une membrane qui entoure lembryon et forme un sac renfermant le liquide dans lequel le jeune se développe (cf. fig.1). Le liquide est dit liquide amniotique. Les amniotes sont en effet des tétrapodes affranchis du milieu aquatique pour leur reproduction. Lembryon, protégé par lœuf à coquille dure, se développe en milieu aqueux à lintérieur de lamnios. Chez les mammifères thériens, le développement est in utero, mais lamnios persiste. Il va de soi que cest cette membrane qui a donné son nom au taxon. condyle occipital Le condyle occipital est convexe (cf. fig.2). Chez un tétrapode non amniote (cf. fig.2a), le condyle occipital est concave. Chez un tétrapode amniote (cf. fig.2b, c et d), le condyle occipital est convexe. intertemporal On assiste à la perte dun os du toit crânien, lintertemporal (cf. fig.3). Chez un tétrapode non amniote (cf. fig.3a), los intertemporal est présent. Chez un tétrapode amniote (cf. fig.3b), los intertemporal a disparu. os frontal Sur le toit crânien des amniotes, los frontal borde lorbite (cf. fig.3). Amniote Page 127 all : allantoïde ci : chorion cci : cavité chorionique sv : sac vitellin li : liquide amniotique em : embryon an : amnios coo : condyle occipital boc : basioccipital fom : foramen magnum itt : intertemporal c2 : carré fop : foramen pariétal j : jugal la : lacrymal mx : maxilaire na : nasal ne : narines externes pa : pariétal pf : préfrontal pmx : prémaxillaire po : post-orbitaire pof : postfrontal pp : postpariétal qj : quadratojugal sme : septomaxillaire sq : squamosal sut : supratemporal tab : tabulaire fr : frontal

138 Description morphologique : plastrondorsière -Ils sont facilement reconnaissable à leur carapace protégeant le tronc, formée de 2 pièces : le plastron (ventre) et la dorsière (dos). Le plus souvent, la tête et la queue peuvent se rétracter à lintérieur de cet abri. Certaines espèces peuvent même senfermer de manière hermétique à lintérieur. -Les espèces terrestres ont des membres en forme de pilier. Les espèces marines quant à elle sont munies de palmures entre les doigts et leur carapace est aplatie. Quelques espèces qui sont marines ont de vraies palettes natatoires. -Les mâchoires sont dépourvues de dents et dotées dun étui corné (= « bec ») souvent tranchant. -Ils sont anapsides, cest-à-dire quils ne possèdent pas de fosses temporales. -Elles sont pour la plupart carnivores ou omnivores. Elles peuvent être terrestres, sous les climats tempérés, chauds et même désertiques. Sous les climats tempérés, elles passent lhiver (=saison froide) en léthargie. De nombreuses espèces sont aquatiques. Il existe aussi quelques espèces de haute mer. -Les tortues sont ovipares et les espèces marines ne reviennent à terre que pour pondre sur les plages. La longévité des tortues géantes des Galapagos peut atteindre 120 ans. -Quelques caractères dérivés propres : carapace dorsale La carapace dorsale est spécifiquement constituée dos plats soudés les uns aux autres, surmontés décailles épaisses. Les os plats sont liés aux côtes et aux vertèbres (cf. fig.1). Les sutures des écussons dermiques ne correspondent pas aux sutures des plaques osseuses. carapace ventrale Le ventre est protégé par une carapace ventrale ou plastron (cf. fig.1). ceintures Les ceintures sont à lintérieur de la cage thoracique (cf. fig.2). La fig.2a représente une coupe chez la tortue où la ceinture scapulaire est enfermée dans la cage formée par les côtes. La fig.2b représente une coupe chez lalligator où la ceinture scapulaire reste extérieur à la cage thoracique. dépourvus de dents Les os maxillaire, prémaxillaire et dentaire sont dépourvus de dents (cf. fig.3). bec corné Chez les chéloniens actuels, il existe un bec corné. Chélonien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 290 (phylum) 290 (selon livre) Page 128 osp : os plats eca : écaille cub : cubitus f : fémur h : humérus pe : péroné cad : carapace dorsale cep : ceinture pelvienne ces : ceinture scapulaire pla : plastron q : queue r : radius ti : tibia cô : côtes ces : ceinture scapulaire mx : maxillaire pre : présmaxillaire de : dentaire

139 -Quelques caractères dérivés propres : 2 fosses temporales Il existe 2 fosses temporales en arrière de lorbite (cf. fig.1). fenêtre sous-orbitaire Il existe une grande fenêtre sous-orbitaire souvrant sur le palais (cf. fig.2). jointure entre le tibia et lastragale La jointure entre le tibia et lastragale (« osselet » du tarse) est en forme de rainure dans laquelle se loge une crête. premier métatarsien Le premier métatarsien possède une longueur inférieure à la moitié de la longueur du 4 ème métatarsien (cf. fig.3). Diapside Page 129 fti : fosse temporale inférieure fts : fosse temporale supérieure or : orbite fti : fosse temporale inférieure fts : fosse temporale supérieure fso : fenêtre sous-orbitaire or : orbite asc : astragale et calcaneum soudés mtt1-5 : métatarsiens 1 à 5

140 -Quelques caractères dérivés propres : lastragale et le calcanéum sont fusionnés Dans le squelette de la cheville, lastragale et le calcanéum sont fusionnés (cf. fig.1, 2, 3 et 4). perte de los central et des tarsiens distaux 1 et 5 Dans le squelette de la cheville, il y a perte de los central et des tarsiens distaux 1 et 5 (cf. fig.1, 2 et 3). On observe 2 os centraux et les tarsiens distaux 1 et 5 chez un non lépidosaurien (cf. fig.4). 5 ème métatarsien Le 5 ème métatarsien est coudé ou en crochet (cf. fig.1, 2 et 3). Avec les fossiles, ce clade est inclus dans un clade plus grand, celui des lépidosauromorphes. Lépidosaurien Page 130 as : astragale asc : astragale et calcanéum soudés cal : calcanéum cen : centraux mtt1 : 1 er métatarse mtt5 : 5 ème métatarse coudé tad1 : tarsien distal tad4+5s : tarsien distaux 4 et 5 soudés

141 Description morphologique : -Il sagit de vertébrés au corps allongé muni dune longue queue, revêtus décailles cornées. Ils pratiquent pour la plupart : Soit la locomotion quadrupède Soit la reptation (serpents, amphisbènes et certains lézards qui ont perdus secondairement leurs membres) -En tant que diapsides, ils possèdent 2 fosses temporales, séparées par une barre osseuse. lézardsLes lézards ont perdu la barre qui délimitait, vers le bas, la fosse inférieure, si bien que celle-ci reste ouverte inférieurement. serpentsLes serpents présentent la même disposition, mais ont aussi perdu la barre intermédiaire qui séparait les 2 fosses. Leur tempe est donc ouverte au maximum, laissant apparaître le neurocrâne. Cette disposition correspond à une mobilité maximale des mâchoires et du crâne, doù la capacité quont les serpents à engloutir de grosses proies. -Ils représentent de nos jours un groupe en expansion, dune extrême adaptabilité. Les amphisbènes sont des squamates fouisseurs sans pattes et ne sont ni des serpents ni des lézards. -Ils sont insectivores ou carnivores. Les serpents ont développé un mode dalimentation très spécialisé. Ils engloutissent de volumineuses proies sans les mâcher. -Ils sont ovipares ou vivipares. -Sous les climats tempérés, voire froid, ils pratiquent lhibernation. lorgane de Jacobson, sorte de « nez interne » -Ils ont la particularité de « flairer » à laide de leur langue bifide quils sortent constamment. Celle- ci prélève les substances odorantes pour les porter à lorgane de Jacobson, sorte de « nez interne » logé dans une ouverture du palais. -Quelques caractères dérivés propres : perdent la barre temporale inférieure Ils perdent la barre temporale inférieure. La figure 1 présente un crâne de non squamate. On constate 2 fenêtres temporales, la fenêtre supérieure fermée inférieurement par la barre postorbitaire-squamosal, et la fenêtre inférieure fermée inférieurement par la barre jugal-quadratojugal. La barre inférieure peut disparaître et la fenêtre inférieure est ouverte vers le bas (cf. fig.2). carré est mobile Los carré est mobile. Chez les squamates comme chez beaucoup dautres tétrapodes, larticulation de la mandibule se fait par los articulaire sarticulant à los carré (région otique). Les squamates possèdent un carré mobile (on parle de streptostylie), ce qui permet une ouverture accrue de la bouche (cf. fig.3). perte du quadratojugal On observe la perte du quadratojugal, os situé entre la joue et la région otique (cf. fig.1). Cet os est présent chez un non squamate (cf. fig.1) et ne lest plus chez un squamate (cf. fig.2). Squamate Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 6850 (phylum) 6850 (selon livre) Page 131 fts : fenêtre supérieure fti : fenêtre inférieure c2 : carré j : jugal or : orbitaire pa : pariétal po : postorbitaire qj : quadratojugal sq : squamosal ma : mandibulaire c2 : carré

142 Description morphologique : -Ils ressemblent à de gros lézards, leur longueur pouvant atteindre 70cm. Le corps est trapu, comprimé latéralement, les membres sont massifs et tous pourvus de 5 doigts griffus reliés par une courte membrane à leur base. La tête et le dos sont couverts de petits tubercules, le ventre de plaques osseuses transversales. -Il existe une crête dorsale claire formée de tubercules épineux, du dessus de la tête jusquau bout de la queue. -Les yeux sont grands et foncés, munis dune « seconde paupière », la membrane nictitante. -Le tympan est perdu. troisième œil -Il existe au sommet de la tête un « troisième œil » dun diamètre de 5mm, doté dune rétine, dun cristallin et dun nerf optique, souvrant sur le foramen pinéal. Lécaille qui le recouvre est transparente chez le jeune, et sopacifie avec lâge. Ils sont généralement bruns, mais on la capacité de changer de couleur. -Le sphénodon ponctué ou tuatara est un animal terrestre placide, crépusculaire ou nocturne, qui vit dans les landes et les zones herbeuses des zones littorales de petites îles néo-zélandaises. Ils sont territoriaux et occupent seuls un terriers quils creusent eux- mêmes ou quils récupèrent abandonné. -Il se nourrit surtout de vers de terre, darthropodes et descargots, dœufs doiseaux, doisillons et de lézards. -Il ny a pas dorgane copulateur et la copulation seffectue par accouplement des cloaques. Les spermatozoïdes sont stockés par la femelle dun été à lautre. Elle pond ses œufs quelle dispose dans un trou. Léclosion a lieu mois plus tard. -Cest une espèce à sang froid qui nécessite très peu de température : guère plus de 12°C (reste actif jusquà 7°C). Son métabolisme et sa croissance sont extrêmement lents. Ils pourraient vivre 100 ans. -Quelques caractères dérivés propres : 2 ou 3 dents fusionnées Le prémaxillaire porte 2 ou 3 dents fusionnées (cf. fig.1). Ces dents fusionnées apparaissent de manière convergente chez les rhynchosaure du Trias. double rangée de dents Il existe une double rangée de dents à la mâchoire supérieure : la rangée externe de dents maxillaires et une rangée interne de dents palatines (cf. fig.2). Les os palatins sont élargis, refermant partiellement la fenêtre palatine, ou fenêtre sous-orbitaire. acrodontes Les dents sont acrodontes, cest-à-dire quelles sont implantées par leur base sur la pièce squelettique par ankylose (cf. fig.3a). Il y a 3 types dimplantation par ankylose : AcrodonteAcrodonte (sphénodon) PleurodontePleurodonte, cest-à-dire que le support osseux est creusé dun sillon sur son bord externe (labial), le long duquel les dents sont fixées par leur face latérale (cf. fig.3b) (lézard) ThécodonteThécodonte, cest-à-dire que la dent est implantée dans une alvéole (cf. fig.3c) (crocodile) Sphénodontien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 2 (phylum) 2 (selon livre) Page 132 pmx : prémaxillaire df : dents fusionnées dm : dent maxillaire dp : dent palatine mx : maxillaire ni : narine interne (choane) pal : palatin pg : ptérygoïde vo : vomer fpa : fenêtre palatine

143 -Les dinosaures étaient les ancêtres des espèces actuelles. -Quelques caractères dérivés propres : fenêtre antéorbitaire Il existe sur le museau des archosauriens une fenêtre (ouverture sur la paroi du crâne) devant lorbite, souvrant latéralement : cest la fenêtre antéorbitaire, bien visible chez tous les dinosaure non aviens. Elle disparaît secondairement chez les crocodiles et fusionne avec lorbite chez les oiseaux (cf. fig.1 cératosaure [jurassique]). fenêtre latéro-postérieure Sur la mandibule des archosauriens, on trouve une fenêtre latéro-postérieure (cf. fig.1). Cette fenêtre est bien apparente chez les crocodiles, mais nest pas toujours visible directement sur le squelette de certaines oiseaux actuels. gésier Il existe une partie musculaire de lestomac, le gésier. membrane nictitante Ils possèdent une membrane transparente protectrice de lœil, appelée membrane nictitante. dents sont compressées latéralement Les dents sont compressées latéralement (cf. fig.2). Les oiseaux à dents sont soumis au même régime que ses collègues dinosaures ou crocodiles. Ils possèdent des vertèbres cervicales dont les côtes cervicales ont 2 têtes (cf. fig.3). Archosaurien Page 133 fa : fenêtre antéorbitaire fm : fenêtre mandibulaire fti : fenêtre temporale inférieure n : narine or : orbite arn1-2 : arc neural 1 à 2 cô : côte cervicale ic1 : intercentre 1 ple1-2 : pleurocentre 1 à 2 pra : proatlas

144 Description morphologique : -Ils sont très variés en aspects et en tailles, avec souvent un dimorphisme sexuel prononcé. Leur taille varie entre 6 (2g) et 250cm (130kg). -Ils sont capables de pratiquer le vol battu, porté et propulsés par leurs membres antérieurs -Ils sont capables de pratiquer le vol battu, porté et propulsés par leurs membres antérieurs. Pour cela : Les oiseaux actuels sont dotés de plumes et dun étui corné recouvrant les mandibules, le bec (cf. fig.1). Le corps est allégé, notamment par diminution de la masse osseuse. Le sternum (cf. fig.1) sétend en un bréchet qui fournit une grande surface où sinsèrent les muscles alaires. Les vertèbres dorsales sont plus ou moins soudées, ce qui donne une certaine rigidité à la cage thoracique. Il y a une grande variabilité dans le nombre de vertèbres, notamment cervicales. pygostyleLa queue est atrophiée en un pygostyle. La main contribue au soutien de laile, mais les os du carpe et du métacarpe sont fusionnés et les doigts sont atrophiés (reste les doigts II, III, IV). -Ils sont pésents dans tous les milieux, sauf dans les grands fonds marins. Cest un groupe en pleine expansion, sans doute en raison : De la colonisation des airs De leur indépendance vis-à-vis de leau pour se reproduire De leur homéothermie carnivores granivoresherbivores -Sans doute pour des raisons énergétiques, ils sont carnivores le plus souvent et prédateurs (insectes ou vertébrés) ou granivores, rarement herbivores comme les oies. -La vue est toujours excellente. -Les oiseaux peuvent perdre secondairement leur aptitude au vol et se spécialiser dans la course ou dans la nage en pleine mer. -Ils sont toujours ovipares. -Ils peuvent effectuer les migrations saisonnières parmi les plus vastes du monde animal. -Quelques caractères dérivés propres : plumes de type rémige Ils possèdent des plumes de type rémige réalisant une surface portante permettant le vol. hallux Le premier orteil ou hallux est retourné vers larrière, avec griffe tournée vers les 3 autres doigts (cf. fig.1). membres antérieurs subissent une rotation arrière Les membres antérieurs subissent une rotation arrière qui leur permet de se replier le long du corps (cf. fig.1). fourchette Les clavicules sont réunies et forment un os original, la fourchette (cf. fig.1). Cette distinction nest valable que pour les oiseaux actuels et pur de rares dinosaures théropodes fossiles. Oiseau Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 9670 (phylum) 9672 (selon livre) Page 134 Be : bec do1-3 : doits 1 à 3 fc : fourchette ou clavicule h : humérus s : sternum ou bréchet

145 cal : calcaneum as : astragale ti : tibia lf : ligne de flexion mtt : métatarsien pe : péroné tad : tarsien distal Description morphologique : ostéodermes -Ils ont laspect de gros lézards dont la taille peut atteindre 10m. Ils possèdent une tête volumineuse et allongée, avec narines et yeux en position haute, un tronc massif, plat et large, une queue comprimée latéralement. Le corps est couvert de grosses plaques cornées, renforcées en-dessous par des pièces osseuses dermiques, les ostéodermes. -Lanatomie interne des crocodiles est très différente de celle des lézards, et ils sont beaucoup plus proches des dinosaures et des oiseaux quils ne le sont des lépidosauriens. Ils possèdent notamment un cœur à 4 cavités, un cortex cérébral plus développé que celui des lézards et des serpents, et leurs pattes sont plus verticales lors de la marche que celles des lézards. Cest parce que en se spécialisant dans la vie amphibie, les crocodiles ont perdu la faculté bipède de leur ancêtres du Trias. -Ce sont des prédateurs aquatiques (une seule espèce marine), bons nageurs, carnivores et nécrophages, de vie plutôt crépusculaire et nocturne. Leurs poumons dune grande capacité leurs permettent de rester sous leau environ 1 heure, après avoir : obturé les valves des narines et des choanes, rabattu le repli dermique sur le tympan protégé les yeux par une membrane nictitante. -Les choanes (=narines internes) débouchent loin en arrière dans leur gorge : lair inspiré ne passe donc pas par la bouche. Celle-ci peut donc rester ouverte sous leau sans gêner la respiration. Ils peuvent alors tenir leur proie en immersion tout en respirant par les narines externes restées hors de leau. -Ils sont ovipares, les femelles pondent leurs œufs dans des nids à proximité de leau. -Quelques caractères dérivés propres : Leur anatomie est étudiée pour leur permettre dobserver en dehors leau dans laquelle ils sont immergés. palais secondaire Un palais secondaire est formé à partir de lames ventrales du maxillaire, des palatins et des ptérygoïdes, rejetant en région occipitale, donc très en arrière, les narines internes ou choanes. Celles- ci souvrent dans les ptérygoïdes (cf. fig.1). triangulaire La fosse temporales inférieure est triangulaire (cf. fig.2). rotation fonctionnelle dans la cheville Il existe une rotation fonctionnelle dans la cheville, où le calcanéum est fonctionnellement lié au pied et lastragale au tibia. Ainsi la ligne de flexion de la cheville forme une diagonale, contrairement à une ligne de flexion horizontale chez un archosaurien basale (oiseaux). Sur la fig.3a, nous observons un pied darchosaurien basal. mésotarsaleSur les fig.3b et 4b, nous observons un pied de dinosaure. La ligne de flexion passe entre les os tarsiens proximaux et les os tarsiens distaux (=mésotarsale). intratarsaleSur les fig. 3c et 4a, nous observons un pied de crocodile. On voit que la ligne de flexion passe entre les os tarsiens proximaux (astragale et calcanéum), cette ligne est dite intratarsale (cf. fig.4a). Crocodilien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 23 (phylum) 23 (selon livre) Page 135 fti : fenêtre temporale inférieure fts : fenêtre temporale supérieure Boc : basioccipital c2 : carré cho : choane cy : condyle occipital ecp : ectoptérygoïde fpa : fenêtre palatine fr : frontaux fusionnés j : jugal mx : maxillaire or : orbite pa : pariétaux fusionnés pal : palatin pg : ptérygoïde pmx : prémaxillaire por : postorbitaire qj : quadratojugal sq : squamosal

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147 Description morphologique : -Il sagit de vertébrés vivipares : poils -A poils, mamelles -A mamelles homéotherme -A sang chaud, cest-à-dire homéotherme. Ils peuvent en effet maintenir leur température interne ( de 37°C à 40°C). -Leur taille varie entre 0.035m (pour 2g) à 33m (pour 130T). La variété des formes est énorme. -A masse égale, un mammifère possède toujours un encéphale plus développé quun vertébré non mammalien. -Les dents présentent une nette tendance à la différentiation par fonctions (=hétérodontie). -Le système auditif est développé avec ses 3 osselets dans loreille moyenne, qui transmettent les vibrations du tympan vers la fenêtre ovale. -Le condyle occipital est double. La colonne vertébrale possède 5 régions distinctes : 1.Cervicale 2.Thoracique 3.Lombaire 4.Sacrée 5.Caudale -Les membres sont droits et non déjetés latéralement. -Grâce à lhoméothermie, ils ont pu conquérir les milieux les plus froids, en plus des milieux tempérés ou arides. Les chiroptères (chauves-souris) on envahis les airs et les cétacés, les mers. Ils sont même présents dans le sol avec les taupes,… -En plus de lhoméothermie, leur viviparité, leur indépendance vis-à-vis de leau pour leur reproduction, le lien extrêmement étroit entre la mère et le petit, la complexité de leur comportement, leur vie sociale et leurs facultés dapprentissage supérieures à celles des autres vertébrés, ont sans doute contribué à cette expansion maximale. -Quelques caractères dérivés propres : synapsides Ce sont des synapsides, cest-à-dire quils ne possèdent quune fosse temporale. dentosquamosale Larticulation de la mandibule est dentosquamosale. Sur les fig.1 et 2, on voit un crâne de synapside non mammalien. Sur la fig.3, on voit celui dun synapside mammalien. double racine Les dents jugales sont à double racine. los orbitosphénoïde et du processus ascendant du palatin La paroi interne séparant les orbites est constituée de los orbitosphénoïde et du processus ascendant du palatin. poilsmuscle érecteurglande sébacée associés Les poils, leur muscle érecteur et la glande sébacée associés sont caractéristiques. Il existe aussi, dans le derme, les glandes sudoripares qui jouent un rôle éthologique et thermorégulateur important. glande mammaire La glande mammaire est caractéristique. Elle se développe à partir de lépithélium ventral. Lectoderme sinvagine dans le derme et forme des branchements. A maturité, ces branchements sagrandissent et forment des alvéoles. Elle synthétise le lait, le seul aliment des nouveau-nés. Les glandes mammaires sont disposées en nombre pair, variable selon les espèces, le long de 2 lignes thoraco-abdominales. Mammifère Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 4496 (phylum) 4496 (selon livre) Page 136 c2 : carré ar : articulaire ang : angulaire cor : coronoïde de : dentaire ept : épiptérygoïde fr : frontal ft : fenêtre temporale j : jugal la : lacrymal mx : maxillaire na : nasal occ : occipital or : orbite pa : pariétal pf : préfrontal pg : ptérygoïde pmx : prémaxillaire po : postorbitaire qj : quadratojugulal saa : supra-angulaire sme : septomaxillaire sq : squamosal

148 Mammifère (suite et fin) Page 137 Mammifère Ordre Groupe 1 Carnivore Chiroptère Dermoptère Scandentia Monotrème Marsupiaux Xénarthra Pholidote Insectivore Euthérien Cétartiodactyle Mésaxonia Hyracoïde Sirénien Primate Macroscélidé Lagomorphe Rongeur Tubulidenté Glire Proboscidé Tylopode Suine Ruminant Hippopothamidé Cétacé Groupe 2 x x x x x x x x x X = ne se trouve pas dans lexamen

149 Description morphologique : -Ils sont lourds, trapus, aux pattes et queue courtes, dune longueur totale comprise entre 40 et 80cm. -Ils ont un pelage épais et peuvent comporter un mélange de piquants et de papilles dermiques (vestiges décailles). -Les glandes mammaires sont sans tétine. Elles débouchent dans 2 champs laiteux, les champs mammaires. -Les yeux sont petits, le pavillon de loreille est petit ou manquant. Le museau est allongé et revêtu de corne. Les adultes nont pas de dents, mais des bandes cornées ou des plaques cornées. -Ils possèdent au pied un éperon corné. -La ceinture scapulaire présente des caractères primitifs ; elle est constituée de 3 éléments. Le bassin est pourvu dun os marsupial (épipubis). ovipares -Ce sont des animaux ovipares avec persistance dun cloaque. Lœuf est gros et sans coquille. -Les petits, aveugles et nus, sortent de lœuf au bout dune dizaine de jours. Ils lapent le lait suintant des champs mammaires maternels durant quelques semaines à quelques mois selon les espèces, au bout desquels, ils sortiront pour chasser. -Quelques caractères dérivés propres : éperon corné Ils possèdent au pied un éperon corné, venimeux chez les mâles (cf. fig.1). perdent leurs dents à létat adulte Ils perdent leurs dents à létat adulte. Il faut admettre que cette perte sest produite aussi de manière convergente chez les pholidotes et certains xénarthres comme les fourmiliers. Monotrème Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 3 (phylum) 3 (selon livre) Page 138 epe : éperon

150 Description morphologique : vie intra-utérine très courtedouble naissance -Ils sont quasi ovovivipares, présentés sans placenta. Plus exactement, au cours de la courte vie intra-utérine, une fonction placentaire est remplie par un « placenta vitellin », ou omphaloplacenta, qui nest pas lhomologue du placenta fonctionnel des euthériens. Il est formé à partir de la muqueuse utérine et du chorion vitellin, cest-à-dire irrigué par des vaisseaux de la vésicule ombilicale. En revanche, la grande majorité des euthériens possèdent un allantoplacenta, cest-à-dire irrigué par des vaisseaux de lallantoïde (placenta allantochorial). Cependant certains euthériens développent un omphaloplacenta (insectivore, rongeur), mais qui na jamais lexclusivité, et qui, de plus, disparaît tôt ou bien ne contacte pas lutérus. Parallèlement, lallantoplacenta est toujours présent. Ce qui distingue le plus les marsupiaux, est la vie intra-utérine très courte et la double naissance plutôt que labsence du placenta. En effet, le jeune marsupial naît prématurément et achève son développement dans la poche marsupiale. -Ils sont de forme, dhabitat, de taille (entre 10 et 200cm sans la queue), de mode de vie et de régime alimentaire très différents. -Le plus souvent le pelage est épais. -Les tétines sont au nombre de 2 à 27, sont bien développées et munies dun muscle mammaire permettant dinjecter le lait dans la bouche dun petit inachevé. Elles sont entourées dun repli cutané, la poche marsupiale, dapparence et de disposition très diverses, selon les espèces. Les petits accrochés aux tétines y finiront leur développement. -Les dents sont présentes au nombre de 18 à 56. Fait remarquable, larticulation quadrato-articulaire de la mandibule avec le crâne fonctionne encore en tant que telle pendant les 25 jours de la vie extra-utérine sur la mère. -Le palais osseux est fenêtré. -Le cerveau est simple, le cortex sans sillons. -La température corporelle est plus basse que chez les placentaire (entre 34° et 36°C) et moins indépendante de la température extérieure. -Le pénis est logé dans une bourse postérieure au scrotum. À lorigine, il y a 2 vagins et 2 utérus séparés, mais on rencontre une diversité de fusions graduelles chez les formes actuelles. Lanus et les voies génitales débouchent dans un cloaque muni dun sphincter. Marsupial Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 272 (phylum) 272 (selon livre) Page 139

151 Page 140 Marsupial (suite et fin) -Ils possèdent les styles de vies les plus divers et fréquentent les milieux terrestres les plus divers. On observe énormément de cas dévolution convergente entre marsupiaux et mammifères placentaires. -Les marsupiaux ont une gestation très courte (8 à 42 jours selon les espèces) et, en quelque sorte, 2 naissances. Lors des toutes premières étapes du développement, lembryon est nourri grâce à un placenta vitellin. Le petit naît une première fois « prématuré », doté de membres antérieurs bien plus développés que les membres postérieurs. Encore nu et aveugle, long de 0.5 à 3cm, il sort du sinus urogénital de la mère. Saccrochant à son pelage, il migre tout seul le long dune ligne de poils préalablement mouillés par la mère. Malgré le fait que celle-ci ne laide pas lors de cette ascension, le petit atteint la poche marsupiale en quelques minutes. Il saccroche à une tétine et y reste ainsi plusieurs semaines. La sortie de cette poche constitue la seconde naissance. -Quelques caractères dérivés propres : jugal étend une lame le long de larcade zygomatique Le jugal étend une lame le long de larcade zygomatique jusquau bord antérolatéral de la fosse glénoïde (cf. fig.1). La fig.1a représente un euthérien. On voit que le jugal ne rejoint pas la fosse glénoïde chez le premier alors quil la rejoint chez les 2 seconds. processus zygomatique du squamosal Le processus zygomatique du squamosal est généralement fort, dorsalement et latéralement (cf. fig.1). les dents sont des dents de lait sauf la dernière prémolaire A la mâchoire inférieure et supérieure, les dents sont des dents de lait sauf la dernière prémolaire (cf. fig.1). 2 longs vagins latéraux connectés à un utérus pair et un canal pseudo vaginal Lappareil génital femelle est constitué de 2 longs vagins latéraux connectés à un utérus pair et un canal pseudo vaginal (cf. fig.2cd). La fig.2ab représente un monotrème. scrotum antérieur au pénis Lappareil génital mâle présente un scrotum antérieur au pénis (cf. fig.3b). La fig.3a représente une coupe chez un chat. placenta vitellin Le développement de la membrane allantochorionique est supprimé, laissant place à un placenta vitellin. j : jugal fg : fosse glénoïde sq : squamosal pm1-4 : prémolaire 1 à 4 vgl : vagins latéraux ut : utérus cpv : canal pseudo-vaginal clo : cloaque rec : rectum spc : sphincter cloacal ure : urètre urt : uretère vs : vessie tp : trompe vg : vagin sug : sinus urogénital csv : cul-de-sac vaginal ccp : corps caverneux du pénis csp : corps spongieux du pénis cw : canal de Wolff ou canal déférent epi : épididyme gC : glande de Cowper os : os pénien prs : prostate spa : sphincter anal tes : testicule

152 -Quelques caractères dérivés propres : allantochorionique Le placenta définitif est de type allantochorionique. Il est généralement bien plus développé que le placenta vitellin des marsupiaux. os épipubiens sont perdus Les os épipubiens sont perdus (cf. fig.1a). La fig.1bc concerne un monotrème. cloaque disparaît Le cloaque disparaît, cest-à-dire que les sorties des voies digestives et urogénitales sont désormais séparées (cf. fig.2b). La fig.2a concerne un monotrème. vagin est médian et permanent Le vagin est médian et permanent résultant de la fusion dune partie des canaux de Müller (cf. fig.3c). Les fig.3ab concerne un monotrème et un marsupial respectivement. Chez les mammifères, les canaux de Müller sont à lorigine des trompes, de lutérus et du vagin. A lorigine, toutes ces structures sont paires, mais au cours de lévolution mammalienne, une fusion progressive des 2 vagins et des 2 utérus sopère. Cependant, chez les monotrèmes et les marsupiaux, il ny a a pas de véritable vagin impair médian permanent comme chez les euthériens. uretères passent latéralement aux dérivés des canaux de Müller Les uretères passent latéralement aux dérivés des canaux de Müller que sont les trompes, lutérus et le vagin (cf. fig.3c). La condition primitive trouvée chez les monotrème et les marsupiaux est inverse (cf. fig.3a) : les dérivés des canaux de Müller passent latéralement aux uretères. En effet, chez les monotrèmes les utérus et les trompes sont latéraux (cf. fig.3a) ; chez les marsupiaux, les vagins sont latéraux (cf. fig.3b). vie intra-utérine est prolongée La vie intra-utérine est prolongée par un dispositif anatomique et hormonal. foramen optique Le foramen optique est largement séparé de la fissure sphénorbitaire (cf. fig.4b). La fig.4a concerne un marsupial. corps calleux Le corps calleux connecte les 2 hémisphères cérébraux. Euthérien Page 141 epu : épipubis il : ilion ac : acétabulum ou cavité cotyloïde vrc : vertèbre caudale is : ischion vrl : vertèbre lombaire pu : pubis vrs : vertèbre sacrée cli : clitoris gl : grandes lèvres i : intestin tp : trompe ut : utérus ure : urètre urt : uretère ves : vestibule vg : vagin vs : vessie rec : rectum sug : sinus urogénital clo : cloaque a : anus sp : sohincter cloacal vgl : vagin latéraux foo : foramen optique fov : foramen ovale fs : fissure sphénorbitaire

153 Description morphologique : -Ils ont un métabolisme lent et présentent une tendance à la simplification de la denture. Les dents sont en colonne sans émail ou alors totalement perdues. Les yeux sont petits. Les griffes sont puissantes. Les formes et les tailles sont diverses. On y trouve 3 groupes assez homogènes : paresseux -Les paresseux ont quelques caractéristiques des animaux arboricoles, mais possèdent pourtant une queue réduite à un moignon. Les mains et pieds étroits aux doigts jointifs sont armés de 2 ou 3 puissantes griffes dont ils se servent comme de crochets pour évoluer sur les arbres. La fourrure est très épaisse. fourmilier -Les fourmilier ont un museau très long, au bout duquel se trouve une bouche étroite doù sort une longue langue gluante qui permet la chasse des fourmis et termites dans leurs nids. Il ny a pas de dents. La main est très modifiée, de telle sorte quelle repose sur la tranche extérieure de la dernière phalange, griffes tournées vers lintérieur. La queue est longue et écailleuse, préhensile parfois. tatous -Les tatous sont plus vifs que les précédents, et dont toute la face dorsale, la queue et la face externe des membres sont revêtues décaille épidermo- osseuses. Lensemble forme une sorte de carapace. Ils sont lourds et trapus. Le museau est long. -Ils vivent sur lensemble du continent américain. Ils sont terrestres ou arboricoles. -Quelques caractères dérivés propres : lischion se soude avec le sacrum Dans sa partie dorsale, lischion se soude avec le sacrum (cf. fig.1b). La fig.1a concerne un chat. xénarthrale Il existe des apophyses et des articulations vertébrales supplémentaires sur les vertèbres dorsales postérieures et lombaires (cf. fig.2bcd). La fig.2a concerne un humain. Chez les xénarthres, larticulation entre vertèbres devient plus complexe, où 2 postzygapophyses accessoires semboîtent dans 2 prézygapophyses accessoires, en plus des postzygapophyses et prézygapophyses normales. Ces surfaces articulaires nouvelles réalisent larticulation dite xénarthrale. Cela donne 3 surfaces articulaires au lieu de une. Xénarthre (ou Edentata) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 29 (phylum) 29 (selon livre) Page 142 ac : acétabulum ou cavité cotyloïde vrc : vertèbrecaudale il : ilion vrl : vertèbre lombaire pu : pubis ssi : suture sacro-ischienne fos : foramen sacro-ischien is : ischion sm : sacrum cvr : centre vertébral prz : prézygapophyse normal pza : postzygapophyse accessoire prza : prézygapophyse accessoire pz : postzygapophyse normale anap : anapophyse map : métapophyse

154 Description morphologique : -Ils sont trapus, dune taille comprise entre 75 et 150cm, pour un poids allant jusquà 35kg. Ils possèdent une longue queue. -Le crâne est allongé, sans saillies ni arcades zygomatiques (cf. fig.1) où puissent sinsérer des muscles de la mastication. Les demis mâchoires inférieures sont étroites et réduites à des bâtonnets osseux sans dents. Le museau est en fait une sorte de tube duquel sort une très longue langue. Les yeux, les pavillons auditifs et louverture buccale sont très réduits. -La face dorsale est couverte de grosses écailles épidermiques brunes disposées comme les tuiles dun toit, entre lesquelles subsistent des poils. La queue est totalement couverte décailles. La face ventrale est couverte de poils. -Les membres sont pentadactyles, mais les mains sont fonctionnellement tridactyles. Les griffes sont puissantes. -La langue est longue, vermiforme et protactile. Elle peut mesurer jusquà 40cm de long. En position de repos, elle est rétractée dans une gaine et retroussée jusque dans la cage thoracique. Les glandes salivaires sont hypertrophiées pour permettre la sécrétion dune salive qui englue les insectes. -Lappendice xyphoïde du sternum a subi des modifications complexes. Il sest allongé ou élargi (selon les espèces), sest associé à des tiges cartilagineuses multiples, le tout pouvant sétendre ventralement à lextérieur du péritoine jusquau bassin. Ces structures servent de support à la musculature de la langue. -Ils sont surtout nocturnes et se nourrissent surtout de fourmis et de termites. -Lestomac est transformé en organe triturant. Au lieu davoir un épithélium muqueux, il possède un épithélium pluristratifié kératinisé dans sa région cardiaque comportant des dents cornées, servant à la dilacération des insectes. -Pour se déplacer rapidement, ils sont capables de courir sur leur membres postérieurs et se mettent en boule pour se protéger des attaques. -Quelques caractères dérivés propres : dépourvus de dents Les pangolins sont dépourvus de dents (cf. fig.1). mandibule est gracile La mandibule est gracile, cest-à-dire longue et fine (cf. fig.1). grandes écaille cornées Lanimal est recouvert de grandes écaille cornées dorigine épidermique (cf. fig.2). paroi interne de lestomac La paroi interne de lestomac présente en région cardiaque un épithélium kératinisé et en région pylorique un organe triturant muni de denticules cornées. De plus, la musculature de lestomac est très forte en région pylorique. En fait, comme les pangolins ne mâchent pas, au niveau de la bouche, les insectes dont ils se nourrissent, cest lestomac qui remplit cette fonction. Les insectes englués de salive arrivent dans lestomac sans avoir été écrasés. Pris dans un mucus sécrété par de grosses glandes à mucus de lestomac, auquel sajoutent de petits cailloux, ils sont broyés par lorgane triturant pylorique tandis que des glandes gastriques libèrent la pepsine qui va dégrader les protéines. Pholidote (ou Pangolin) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 7 (phylum) 7 (selon livre) Page 143 der : derme eca : écaille epc : couche cornée de lépiderme epm : couche muqueuse de lépiderme pde : papille dermique

155 Description morphologique : -Ils ont des membres pentadactyles et courts, petits. Ils ont un corps assez allongé et un museau mobile, les 2 pourvus de longs poils tactiles. -La barre postorbitaire est absente, larcade zygomatique est le plus souvent régressée. -Les dents jugales ont des pointes aiguës. -Des formes très diverses sont observées, parmi lesquelles 5 types ressortent clairement : type de la musaraigne 1.Le type de la musaraigne avec un corps étiré en longueur, un long museau pointu qui dépasse largment la bouche, de courtes pattes et des yeux très petits. type ressemblant au rat 2.Le type ressemblant au rat et qui comprend les gymnures type ressemblant à la loutre 3.Le type ressemblant à la loutre au corps et à la queue très allongés, à la queue comprimée latéralement, qui comprend les potamogales type du hérisson 4.Le type du hérisson avec un corps trapu pouvant se rouler, le dos hérissé de piquants ou de poils drus, une queue très courte, et qui comprend les tanrecs et les hérissons type des taupes 5.Le type des taupes au corps cylindrique, à la queue très courte, aux yeux et oreilles régressés. -Le tube digestif ne possède pas de caecum. -Leur mode de vie est très divers. Ils vivent dans une grande variété de milieux terrestres. Mais malgré tout, ils restent tous terrestres et surtout fouisseurs, même lorsquils sont amphibies. Ils creusent des terriers occasionnels ou non, voire en colonisent en labsence du propriétaire. Ils sont insectivores ou omnivores. -Lodorat et louie sont les sens les plus importants. Ils sont diurnes ou nocturnes. -Ils sont asociaux, territoriaux, et agressifs entre eux. -Quelques caractères dérivés propres : los jugal est perdu Dans le crâne, los jugal est perdu (cf. fig.1cd). Les fig.1ab représentent des non-insectivores. barre postorbitaire est perdue La barre postorbitaire est perdue (cf. fig.1cd). Cest elle qui normalement délimite postérieurement louverture orbitaire du crâne. Louverture orbitaire rejoint donc postérieurement la fosse temporale. Chez les mammifères non- insectivores, la barre postorbitaire est formée par los jugal et los frontal. ceinture pelvienne La ceinture pelvienne présente 2 ischions et deux pubis séparés, en effet, la symphyse pubienne est inexistante. Soit la connexion des 2 os pubiens est formée par un cartilage ou un ligament interpubien qui les sépare, soit la symphyse est absente parce que totalement ouverte (cf. fig.2cd). Les fig.2ab représentent des non-insectivores. Insectivore Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 342 (phylum) 342 (selon livre) Page 144 j : jugal mx : maxillaire sq : squamosal bp : barre postorbitaire fr : frontal spu : symphyse pubienne pu : os pubien cpu : cartilage interpubien il : ilion is : ischion

156 Description morphologique : -Ce sont le plus souvent des carnassiers, de taille moyenne à grande, aux organes sensoriels très développés. Les membres antérieurs sont pentadactyles munis de fortes griffes acérées, non fouisseuses. Les membres postérieurs sont généralement munis de 4 doigts. -Les incisives sont tranchantes et toujours au nombre de 3 par hémi-mâchoire. Les canines sont développées en crocs longs et aigus, les prémolaires sont aplaties transversalement et sécantes. Les molaires sont plurituberculées et tranchantes. -La mandibule peut faire des mouvements verticaux, mais pas latéraux. -Les arcades zygomatiques sont débordantes de part et dautre de la boîte crânienne, laissant un large espace au passage de puissants muscles masticateurs. -Lorbite nest pas complètement fermée postérieurement. -Ils sont recouverts de pelage. Les glandes sudoripares font généralement défaut, sauf en des endroits très localisés, mais les glandes sébacées sont abondantes. En effet, ils possèdent dans la zone ano-génitale un complexe de glandes qui confère à lanimal son odeur individuelle. -Les carnivores sont carnassiers, charognards, parfois omnivores exceptionnellement végétariens exclusifs (grand panda). Ils sont terrestres ou semi-aquatiques. Ils sont le sommet de la pyramide alimentaire. Cest pourquoi lélimination des carnivores dun écosystème bouleverse ce dernier dans son ensemble. -Les jeunes sont petits à la naissance pour que la mère ne soit jamais handicapée pour la chasse. Les femelles devant pouvoir chasser tout en étant gestante. Ils naissent également peu mobiles et aveugles (sauf pour les espèces marines). -Lorsque les espèces chassent des proies plus grandes quelles, on aperçoit lapparition dun travail de groupe et lorganisation qui laccompagne propre à chaque espèce. -Ils fournissent nos principaux animaux domestiques. -Quelques caractères dérivés propres : dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure La dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure sont transformées en dents carnassières coupantes (cf. fig.1). Cette spécialisation consiste en un élargissement de ces dents en lames longitudinales, fonctionnant comme 2 lames dune paires de ciseaux (cf. fig.2). Cest une adaptation au régime carnivore. Carnivore Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 271 (phylum) 271 (selon livre) Page 145 Pm : prémolaire M : molaire I : incisive C : canine

157 Description morphologique : -La taille varie entre 3 et 42cm de long sans la queue, lenvergure de 18 à 142cm et le poids de 4 à 900g. Ils sont divisés en 2 groupes : mégachiroptères -Les mégachiroptères microchiroptères -Les microchiroptères -Ils pratiquent un véritable vol battu à laide de leurs membres antérieurs agrandis. Les doigts de la main sont très allongés (sauf le premier), surtout en région métacarpienne. Entre eux sétend une membrane alaire attachée aussi au corps et aux 4 membres. La membrane alaire sétend même du cou jusquau pouce et entre les pattes postérieures. Le pouce nest pas pris dans la membrane alaire et se termine, comme les orteils, par une griffe acérée. Tous les autres doigts sont dépourvus de griffes. La membrane alaire, épidermo-dermique et élastique, est insérée haut sur le dos et renferme muscles, nerfs et vaisseaux sanguins. -Le sternum et la ceinture scapulaire sont puissants, lomoplate développée, est très dorsale, le bassin petit et les membres postérieurs courts. -Il y a présence de beaucoup de glandes sébacées, mais les glandes sudoripares manquent. écholocation -Les pavillons auriculaires sont de grande taille et prennent parfois des formes compliquées. Autour des narines se développent souvent des replis tégumentaires ou feuilles nasales. La complexité de la face et des oreilles est liée à la fonction décholocation, et donne à ces animaux un aspect singulier spécifique. -Il existe un grand nombre de formes observables. -Ils sont nocturnes et passent la journée au repos dans des abris suspendus la tête en bas. Ils ont évolués la nuit afin déviter la compétition aviaire. Pourtant une exception existe, certaines espèces sont exclusivement hématophages. -Ils possèdent un métabolise très élevé et la digestion est très rapide, lintestin est court, surtout chez les insectivores. lécholocation -Comme nous lavons dit les chauves-souris se servent de lécholocation pour repérer leurs proies. Elles produisent grâce à leur larynx développé, des séries dUS brefs et perçoivent les échos (obstacles, proies). -Ce sont des animaux sociaux, rares sont les espèces solitaires. -Les femelles gestantes forment, à lécart des mâles, des crèches chez beaucoup despèces. Lorsquune mère quitte labri, les autres peuvent prendre le relais en attendant son retour (sauf rares cas). -Certaines espèces hibernent (climats tempérés). Dautres en Amérique du Nord sont migratrices. -Quelques caractères dérivés propres : patagium Le patagium est une membrane alaire mince largement supportée par les doigts 2-5 hypertrophiés (cf. fig.1). sutures crânienne fusionnent tôt Les sutures crânienne fusionnent tôt. ceinture scapulaire La ceinture scapulaire est très agrandie et située dorsalement à la cage thoracique (cf. fig.2b). La fig.2a représente un cheval. apophyse originale Il existe une apophyse originale, cartilagineuse ou osseuse, attachée à la cheville, et qui supporte la partie postérieure de la membrane alaire. Cette apophyse allongée portée par le calcanéum se nomme éperon calcanéen (cf. fig.2b). Chiroptère Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 925 (phylum) 925 (selon livre) Page 146 sc : scapula clv : clavicule epe : éperon calcanéen

158 Description morphologique : -Ils sont planeurs et grimpeurs de la taille dun chat. Ils ne peuvent pas se tenir debout, et sont même très handicapés à terre. Leur corps, leur cou, leur queue et leurs membres sont compris dans une grande membrane alaire épaisse recouverte dune fourrure douce, créant une surface portant lors du vol plané. La tête ressemble à celle dun chien. Le cou est long, très mobile, le corps élancé et les membres allongés. -On peut signaler que la membrane alaire servant au vol plané est apparue plusieurs fois dans plusieurs familles non apparentées de mammifères. Pourtant la membrane alaire caudale nest présente que chez les dermoptère et les chiroptères. -Ils sont nocturnes dans les forêts pluviales du Sud-est asiatique. -Pendus à la face inférieure des branches, ils se déplacent agilement dans les arbres. Pour passer darbre en arbre, ils utilisent le vol plané, sur une distance qui peut aller jusquà 70m. Le jour, ils restent au repos, mais la tête tournée vers le haut, comme les paresseux. Ils sont végétariens stricts et mangent feuilles, bourgeons, fleurs, parfois des fruits. -La mère met au monde un seul petit semi-embryonnaire, à peine plus développé que les jeunes marsupiaux. Il passe ses premières semaines à téter, solidement accroché à lune des deux mamelles de sa mère. Plus tard, même recouvert de poils, il reste, une assez longue période, accroché à son pelage. -Quelques caractères dérivés propres : premières et deuxième incisives inférieures Les premières et deuxième incisives inférieures sont grandes et saillante, aplaties en forme de pelle, dont le bord antérieur est subdivisé en 6 à 20 incisions longitudinales (cf. fig.1). membrane alaire La membrane alaire (ou patagium) est complètement recouverte de fourrure. Elle sétend du cou aux doigts de la main, des doigts de la main aux doigts du pied et jusquà la pointe de la queue. Dermoptère Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 2 (phylum) 2 (selon livre) Page 147

159 Description morphologique : -Ce sont de petits placentaires arboricoles, à longue queue touffue, à lallure décureuils. Leur longueur oscille entre 15 et 20cm et la longueur de la queue est équivalente. -Ils ont des oreilles et des yeux assez grands, le museau légèrement allongé et les orbites légèrement tournées vers lavant. -Il y a des griffes à tous les doigts et orteils, les pouces sont non opposables tandis que les premiers orteils peuvent sécarter, sans toutefois atteindre lopposabilité complète du premier orteil à fonction préhensile des primates vrais. -Ils sont diurnes arboricoles et terrestres. Ils vivent en Asie du Sud-est. Ils sont omnivores, se nourrissent de fruits et dinsectes et sattaquent parfois à de petits rongeurs. -Ils vivent seuls ou en couple et défendent leur territoire contre les intrusions de leurs congénères. -La gestation dure entre 43 et 56 jours, les femelles ont entre 1 et 3 petits, élevés dans un nid de mousse dans les arbres. Ils sont adultes à 3 mois et aptes à la reproduction à 4 mois. Les femelles peuvent être grosses de la portée suivante 6 semaines après la naissance de la portée précédente. -Ils sont souvent considérés comme le groupe frère des primates. -Quelques caractères dérivés propres : incisives sont caniniformes Les incisives sont caniniformes (cf. fig.1). Elles sont particulièrement saillante et pointues à la mâchoire inférieure (cf. fig.2) et servent à la toilette. La fig.3 présente un carnivore où lon voit que les incisive sont plus petites que les canines. canine est petite et prémolariforme La canine est petite et prémolariforme (cf. fig.1 et 2). Scandentien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 19 (phylum) 19 (selon livre) Page 148 I : incisive C : canine Pm : prémolaire M : molaire

160 Description morphologique : -Ils sont généralement arboricoles quoique lon observe quelques retour secondaires à la locomotion terrestre quasi-permanente. Leur taille varie entre 13 et 175cm. -Le neurocrâne (partie la plus importante de la tête) lemporte en volume sur le massif facial qui se réduit. Les orbites orientés vers lavant autorisent une vision binoculaire. La face est de forme assez variée, plus ou moins allongée avec présence dune truffe et de vibrisse chez certains et plutôt aplati et sans truffe ni vibrisse mais avec un nez chez les autres (=singes vrais). -Le sens dominant est la vue comme en témoigne le développement du lobe occipital du cerveau. -Le cou est court, les membres sont souvent élancés, les antérieurs étant souvent plus longs que les postérieurs. Le radius et le cubitus sont très mobiles lun par rapport à lautre, ce qui permet à la main de faire damples mouvements de pronation et de supination. La main est préhensiles avec le pouce opposable aux 4 autres doigts. Le pied est préhensile, sauf chez les tarsiers et lhomme. Les griffes sont remplacées par des ongles plats. La posture assise libère les mains. -La queue peut disparaître (hominoïde). -Ils habitent les zones intertropicales où lhiver est inexistant. Deux exceptions existent : certains macaques chinois et japonais et lhomme. Ils ne sont jamais aquatiques ou marins. Ils sont omnivores ou herbivores-frugivores. Il nexiste pas de carnivores exclusifs. -A de rares exceptions près, ils vivent en groupes et ont une vie sociale riche et une intense communication. -Quelques caractères dérivés propres : pouce est opposable Le pouce est opposable au reste des doigts, au pieds (cf. fig.1) comme aux mains (cf. fig.2). Cette disposition autorise une fonction préhensile des mains comme des pieds. ongles plats Les doigts et orteils portent des ongles plats, mais il peut subsister des griffes sur certains dentre eux (cf. fig.2 et 1a). orbites migrent vers lavant Les orbites migrent vers lavant et autorisent une vision binoculaire (cf. fig.3ab). La fig.3c représente un insectivore. Primate (stricto sensu) Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 182 (phylum) 182 (selon livre) Page 149 onp : ongle plat poe : pouce ot : orteil

161 Description morphologique : rats à trompe -Ce sont de petits placentaires au museau allongé en trompe flexible au bout de laquelle débouchent les narines (= « rats à trompe »). Les yeux et les pavillons auriculaires sont grands. Le tronc est court, et la queue longue. Leur oscille entre 9.5 et 31.5cm et la queue entre 8 et 26.5cm. -Les tibias et métatarses sont allongés, si bien que les membres postérieurs sont plus longs que les antérieurs et utilisés pour de longs sauts. -La trompe est nue à sa pointe et avec de grandes moustaches à sa base. -On observe la présence de glandes odorantes. -Ils possèdent une arcade zygomatique bien développée, un palais fenestré, ainsi quun caecum intestinal, ce qui nous empêche de les classer parmi les insectivores. -Ils sont diurnes, nocturnes ou crépusculaires et vivent en Afrique. -Ils se nourrissent dinsectes, parfois dautres proies. La trompe joue un rôle prépondérant da ns la détection des proies. La chasse est active et très rapide. La fuite est plus rapide encore grâce à leurs bonds qui leur permettent datteindre des vitesses phénoménales. La longue queue leur sert de balancier. -Ils nichent dans des nids de feuilles, dans des galeries creusées par eux ou dautres mammifères, voire dans des troncs. -Ils sont solitaires ou en groupes lâches (pas de liens sociaux en dehors de la reproduction). Ils marquent leur territoire avec leurs excréments et le défendent en tambourinant le sol avec leurs pattes postérieures. -La femelle met 1 à 2 petits au monde. Complètement formés, ils peuvent gambader et prendre la fuite. -Quelques caractères dérivés propres : membre postérieur est plus long que lantérieur Le membre postérieur est plus long que lantérieur, avec un pied très allongé (cf. fig.1). museau est allongé Le museau est allongé en trompe courte et flexible (cf. fig.1). canine supérieure La canine supérieure est en forme de rémolaire (cf. fig.2ab). La fig.2c montre un carnivore. palais Le palais est très fenestré, ce qui est rare chez les euthériens (cf. fig.2b). Macroscélidé Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 15 (phylum) 15 (selon livre) Page 150 mp : membre postérieur tp : trompe I : incisive M : molaire Pm : prémolaire C : canine f : fenêtre (du palais)

162 -Quelques caractères dérivés propres : fosse glénoïde La fosse glénoïde est placée bien au-dessus du basicrâne et nest plus délimitée à larrière par le processus postglénoïde. La fosse est allongée et ouverte vers larrière. foramen incisifs Les foramen incisifs, orifices pairs, sont très développés et souvrent postérieurement sur le palais. Le maxillaire et le prémaxillaire contribuent aussi au palais. formule dentaire La formule dentaire est très spéciale. Ils perdent en effet les premières incisives supérieures et inférieures, les troisièmes incisives inférieures, les canines et les premières prémolaires. Les secondes incisives sont aussi perdues, mais à leur place se développent de puissantes secondes incisives de lait à croissance continue. processus postérieur du prémaxillaire Le processus postérieur du prémaxillaire est très long et contacte, dorsalement, le frontal, tandis que le maxillaire ne contacte plus le frontal en avant de lorbite. os nasal Los nasal est très long. utérus Lutérus est duplex. Glire Page 151

163 Description morphologique : -Ils sont de taille petite ou moyenne (12 à 70cm). La queue est très courte et touffue. Ils sont quadrupèdes digitigrades ou plantigrades. -Les membres postérieurs sont allongés et puissants ou courts selon les espèces. Les membres antérieurs ne sont jamais préhensiles, au contraire de certains rongeurs. -Les narines sont protégées par un replis de peau qui peut être froncé. Louïe est très développée grâce à des pavillons auriculaire très allongés. -Les 2 paires dincisives supérieures (I 2, I 3 ) et la paires dincisives inférieures (I 2 ) sont à croissance permanente, complètement recouverte démail et séparées du reste de la denture par un long diastème. Les canines sont absentes. Les mandibules peuvent effectuer des mouvements latéraux sous laction de muscles spéciaux. En effet, la fosse glénoïde nest pas fermée postérieurement, ni délimitée latéralement. Les condyles ont alors une grande latitude de mouvement, lequel est plus souvent transversal que sagittal. -Le caecum intestinal est énorme et sert à la digestion bactérienne de la cellulose. -Ils occupent tous les biotopes terrestres, sous tous les climats. Ils ne sont jamais aquatiques ou arboricoles. Ils vivent dans des terriers quils creusent et où ils mettent bas. Ils sont agiles à terre et rapide à la course. Ils tous strictement herbivores. -Les femelles peuvent entamer plusieurs gestation à la fois, chacune dans une partie de lutérus différente. -Ils sont le groupe frère des rongeurs avec qui ils partagent de nombreux caractères (perte des premières incisives et des canines, lutérus est divisé en deux, …). Cest pourquoi mis ensemble, ils forment le groupe des glires. -Quelques caractères dérivés propres : 2 incisives par demi-mâchoire supérieure Les lagomorphes présentent 2 incisives par demi-mâchoire supérieure : une seconde incisive de lait à croissance continue et une troisième incisive vestigiale (cf. fig.1 et 2). partie faciale du maxillaire est fenêtrée La partie faciale du maxillaire est fenêtrée (cf. fig.1). voûte palatine est recouverte de poils La voûte palatine est recouverte de poils. caecotrophie Ils pratiquent tous la caecotrophie, ce qui implique un caecum à fonction de fermenteur. Lagomorphe Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 80 (phylum) 80 (selon livre) Page 152 dI : incisive de lait I : incisive mx : maxillaire na : nasal pmx : prémaxillaire mf : maxillaire facial

164 Description morphologique : -Ils sont les plus nombreux des mammifères. Ils sont généralement petits. Ils ont un corps cylindrique, bas sur pattes, avec les membres postérieurs plus longs que les antérieurs. Le pouce est souvent manquant, les doigts (4) et les orteils sont munis de griffes et de pelotes plantaires. La queue est le plus souvent longue. Le cou est épais et court. -Les pavillons auriculaires sont généralement bien développés, sauf chez les fouisseurs. -Le museau nest jamais pointu, mais paraît tronqué à lavant, de part leur denture très particulière. En effet, chaque demi-mâchoire comporte une seule incisive, sans racine, la seconde incisive de lait, à croissance continue, de très grande taille est entièrement recouverte démail. Ces incisives senracinent très profondément dans le maxillaire et dans le dentaire, formant un grand arc à lintérieur des mâchoires, dont la courbure élève le museau. En arrière, un espace sans dents, appelé diastème, sépare les incisives des dents de la joue (molaires). Les canines et certaines prémolaires sont absentes. -Les arcades zygomatiques sont fortes. La fosse glénoïde est en forme de gouttière qui autorise des mouvements avant-arrière de la mandibule mais pas de mouvements latéraux. La lèvre supérieure est le plus souvent fendue en « bec de lièvre ». Elle produit en outre, des lobes labiaux orientés latéralement et vers le palais en arrière des incisives supérieures, formant chez de nombreux rongeurs des sacs dilatables, appelés abajoues. Ces poches servent au transport daliments. Rongeur Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 2021 (phylum) 2021 (selon livre) Page 153

165 -Ils sont herbivores ou omnivores et vivent dans tous les milieux. Lodorat et le toucher sont les sens dominants. -Leurs membres antérieurs leur servent à accomplir bon nombre de tâches. -Leurs puissantes incisives sont des armes redoutables auxquelles peu de matières résistent. Ils ont un besoin constant de ronger, en effet, les incisives doivent être usées. -On constate chez de nombreuses espèces une vie sociale riche, et de bonnes capacités dapprentissage. -Les modes de fécondation et de reproduction sont très variables selon les espèces, malgré quelques points communs (quil ne sert à rien de détailler maintenant ). -Quelques caractères dérivés propres : seule incisive par demi-mâchoire Les rongeurs nont quune seule incisive par demi-mâchoire, cest-à-dire une seconde incisive de lait à croissance continue (cf. fig.1). fosse glénoïde La fosse glénoïde forme une profonde ornière allongée antéro- postérieurement (cf. fig.2a). Les fig.2bc représentent respectivement un lièvre et un carnivore. Page 154 dI : incisive de lait fg : fosse glénoïde ppg : processus postglénoïde Rongeur (suite et fin)

166 Description morphologique : oryctérope -La seule espèce actuelle est loryctérope. Il mesure entre 120 et 170cm et possède une queue de 45 à 60cm. Il possède un corps massif, une tête allongée et surmontée de longues oreilles, munie dun long museau mobile, sorte de groin. Le cou est court, le corps est massif, les membres postérieurs plus longs que les antérieurs, la croupe haute, la queue musculeuse et épaisse. -Les pattes antérieures sont à 4 doigts, munies de puissantes griffes fouisseuses. Les pattes postérieures sont digitigrades à 5 orteils aussi munis de griffes puissantes. -Larcades zygomatique est forte. Les dents sont nombreuses chez le fœtus. Cependant chez ladulte, il ne subsiste que 5 à 7 dents jugales par demi-mâchoire (cf. fig.2), en forme de colonne, sans racine ni émail, mais recouverte dun cément. La dentine est structurée en prismes hexagonaux parallèles particuliers au groupe. Ces dents en colonne croissent toute la vie. La langue, ensalivée en permanence, sert à la capture des termites. Ils ont des glandes salivaires très développées. -Il vit en Afrique. Il mage des termites, parfois des fourmis la nuit. Il vit seul dans un terrier. -Lolfaction est le sens dominant. -Laccouplement a lieu en fonction de la région occupée en Afrique. Il ne naît en général quun seul jeune. -Quelques caractères dérivés propres : dents Les dents sont très caractéristiques. Ce sont des dents en colonne, à croissance continue, sans émail, composées de nombreux prismes hexagonaux avec chacun un canal pulpaire en son centre (cf. fig.1 et 2). griffes Les griffes sont puissantes et servent au fouissage (cf. fig.3). Tubulidenté Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 1 (phylum) 1 (selon livre) Page 155 cvp : cavité pulpaire iv : ivoire ivp : ivoire primitif pri : prismes otI : premier orteil cum : coussin métatarsien cuc : coussin calcanéen

167 -Quelques caractères dérivés propres : Laxe des membres postérieurs passe entre les doigts III et IV. Cette disposition appelée paraxonie, est associée, ici, à un nombre pair dorteils (cf. fig.1ab). La fig. 1c montre un tapir. Ce caractère est secondairement perdu chez les cétacés. Lastragale est dit « à double poulie » : une tibiale proximale, une poulie naviculaire distale (cf. fig.2a). La fig. 2b montre un homme. Dans la cheville, lastragale contacte los cuboïde (cf. fig.3b). La facette est indiquée sur la fig.2a. La fig.3a montre un homme. Cétartiodactyle Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 296 (phylum) 296 (selon livre) Page 156 as : astragale cal : calcanéum cbd : cuboïde cun : cunéiforme mtt : métatarse nav : naviculaire pe : péroné ti : tibia Cétartiodactyles Les Cétartiodactyles comprennent les groupes suivants : -Les Tylopodes -Les Suines -Les Ruminants -Les Hippopotamidés -Les Cétacés ca : facette calcanéenne fcb : facette cuboïde fna : facette naviculaire ou scaphoïdienne fct : facette tibiale

168 Description morphologique : -Ce sont les tapirs, les rhinocéros et les équidés. Leur taille est comprise entre 180 et 420cm. Ils sont bons coureurs et onguligrades, ils marchent en effet sur la dernière phalange munie dun sabot. -Laxe médian du membre passe par le troisième doigt ou orteil. Cette disposition primitive chez les mammifères saccompagne ici dune réduction des doigts latéraux. A chaque patte le troisième doigt ou orteil est le plus long, et celui-ci est unique chez les équidés. -Le museau est généralement haut et allongé, muni de lèvres préhensiles fortes, non fendues. Les oreilles et les yeux sont relativement petits. -Les canines sont petites ou absentes, les dents jugales sont à cuspides reliées par des crêtes. -Ils sont terrestres et herbivores. -Il ny a quun petit par portée. -Quelques caractères dérivés propres : mésaxonie Laxe porteur de la patte postérieure passe par lorteil III avec réduction des orteils latéraux. Paradoxalement, laxe de la patte passant par le doigt III, la mésaxonie, est une condition primitive pour les mésaxoniens puisquon la rencontre chez dautres mammifères. Cependant, elle saccompagne chez eux dune disparition des doigts et orteils latéraux. Les orteils I et V disparaissent chez tous sauf chez les tapirs qui gardent le doigt V à la patte antérieure. Seule le III persiste chez les équidés (cf. fig.1ab). La fig. 1c représente un non-mésaxonien. facette naviculaire de lastragale La facette naviculaire de lastragale est plane chez tous les périssodactyles au sens large, cest-à-dire quelle a perdu toute convexité. Cette facette est, chez eux, incurvée, créant une légère concavité. Le contact entre la facette naviculaire de lastragale et le naviculaire décrit alors une courbe en « selle de cheval » (cf. fig.1a). La fig.2 présente 3 faces antérieures dastragales gauches : La fig. 2a montre un mésaxonien (tapir) La fig. 2b montre un cétartiodactyle (porc) La fig. 2c montre un primate (homme) Mésaxonien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 18 (phylum) 18 (selon livre) Page 157 as : astragale cl : calcanéum cbd : cuboïde cun : cunéiforme nav : naviculaire cas : contact astragale-naviculaire fca : facette calcanéenne fct : facette tibiale fctb : facette cuboïde fna : facette naviculaire ou scaphoïdienne

169 Description morphologique : -Ils ressemblent à des marmottes (petits et massifs) et font de 40 à 50cm. Ce sont des ongulés (=sabots) plantigrades (=ils marchent sur leurs talons). Leurs pattes antérieures possèdent 4 doigts et les postérieures 3 orteils (II, III et IV). Il ny a pas de queue. Le museau est court, les yeux sont grands, les pavillons auriculaires courts et arrondis. La lèvre supérieure est fendue. -Les incisives supérieures sont à croissance continue, les inférieures sont proclives, cest-à-dire inclinées en oblique vers lavant. Les canines sont absentes. -Lestomac nest pas compartimenté. Il existe 2 caecum, un servant à la digestion cellulosique, et lautre a une fonction encore méconnue. -Le pelage est dense. -Il existe une glande dorsale au milieu du dos : cest une zone glandulaire étroite et allongée, nue, entourée de poils érectiles blancs à orange. -Ils vivent en Afrique et au Moyen Orient. Ils sont surtout herbivores, rarement les insectes font partis de leur menu. Ils vivent dans presque tous les milieux terrestres. Ils vivent solitaires, par couples ou en sociétés. Ils ne creusent jamais de terrier eux-mêmes. Ce sont des animaux territoriaux. -La gestation dure 7-8 mois. Les petits naissent complètement formés et aptes à suivre la mère. La période dallaitement nexcède pas 3 mois. -Quelques caractères dérivés propres : glande dorsale La glande dorsale est typique. Il sagit dune zone glandulaire denviron 2cm 2, étroite et allongée, nue, entourée de poils érectiles, présentant une grande densité de glandes apocrines, tubuleuses et sébacées, et dont la sécrétion glandulaire produite en période de rut est crémeuse et odorante. plantigradie secondaire Ils présentent une plantigradie secondaire avec sole plantaire élastique munie de glandes sudoripares. On dit secondaire, car leurs ancêtres nétaient pas plantigrades (cf. fig.1 et 2). paire dincisives supérieures Ils ont une paire dincisives supérieures à croissance continue. Elles sont représentées en fig.3. Hyracoïde Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 6 (phylum) 6 (selon livre) Page 158 I : incisive

170 Description morphologique : -Ils ont un corps massif, allongé, cylindrique aux formes arrondies par une épaisse couche de graisse. Leur longueur est comprise entre 250 et 400cm. -Le crâne présente un museau et une mandibule infléchis vers le bas. La bouche est fermée par 2 grosses lèvres supérieures qui pendent latéralement. Lœil, minuscule, est pourvu dune membrane nictitante et de glandes lacrymales à sécrétions huileuses. Les pavillons auriculaires ont disparu. Le cou est très peu marqué extérieurement. -Les canines sont perdues. -Ils ont les mains transformées en palettes natatoires à 5 doigts sans hyperphalangie. Ils ont perdus leurs membres postérieurs. Un repli cutané forme une queue horizontale de forme différente de celle des cétacés. -Ils sont aquatiques fluviaux ou marins côtiers, cest-à-dire où la végétation est pourvue (prairie dalgues ou autre plantes aquatiques). Ils sont sociables et vivent en famille ou en groupe de familles. -La gestation dure 5-11 mois. La reproduction peut avoir lieu toute lannée. Le couple est très uni, même en dehors de la reproduction. Lallaitement dure 18 mois. -Quelques caractères dérivés propres : Los ectotympanique montre une forme caractéristique en goutte (cf. fig.1). Le prémaxillaire émet de forts processus postérieurs entourant des nasaux réduits, et qui touchent les os frontaux (cf. fig.2a). La fig.2b montre un non-sirénien. membres postérieurs sont perdus Les membres postérieurs sont perdus (cf. fig.3). mains forment une palette natatoire mais sans hyperphalangie Les mains forment une palette natatoire mais sans hyperphalangie (cf. fig.3). Ils ont un os quasiment acellulaire, dense, lourd, acquis par pachyostose et ostéosclérose. On observe la perte du foramen ethmoïdien. Sirénien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 5 (phylum) 5 (selon livre) Page 159 to : dôme ou tholus ect : ectotympanique ex : exoccipital fr : frontal j : jugal mx : maxillaire or : orbite pa : pariétal pg : ptérygoïde pam : pétrosal (partie mastoïdienne) pmx : prémaxillaire pet : pétrosal (partie pétrosale) soc : supraoccipital sq : squamosal na : nasaux

171 Description morphologique : -Ils sont les plus grands mammifères terrestres actuels, en effet, leur taille varie entre 220 et 400cm au garrot. -Le crâne est haut et court, avec les fosses nasales plus hautes que les orbites. Le nez et la lèvre supérieure se transforment en une trompe flexible servant à respirer, boire, sentir, prendre et frapper. La lèvre inférieure est charnue et pointue. Lœil est petit. Les pavillons auriculaires sont grands ou même très grands. Le cou est court. La queue est gracile. -Les incisives supérieures sont à croissance illimitée et forment de longues défenses divoire dépourvues démail. Les canines sont perdues. Les molaires sont constituées de lamelles verticales divoire entourées de cément et gainées démail. Elles apparaissent et susent successivement darrière en avant. -Les membres sont en forme de colonne et munis de 5 doigts. Le talon sappuie sur un coussin plantaire de tissu conjonctif, formant une sole. -Ils sont herbivores. Ils vivent en Afrique et en Asie du Sud-est. Ce sont des animaux sociaux dont lunité est la famille matriarcale. -Quelques caractères dérivés propres : perte des canines inférieures défenses On observe la perte des canines inférieures (cf. fig.1 et 2). Chez les proboscidiens actuels, seules les dents jugales persistent en dehors des incisives III supérieures transformées en défenses à croissance continue (infinie). Lorbite souvre dans le maxillaire (cf. fig.2 et 3). Dans la paroi temporale du crâne, le processus ascendant du palatin est réduit. Le trou auditif externe est circonscrit par los squamosal. Il est fermé ventralement par la partie postglénoïdienne du squamosal et par le processus posttympanicus (cf. fig.2). Les deux partie saccolent complètement chez les formes actuelles (cf. fig.3). Proboscidien Sous règne : EUMETAZOAIRE Bilateria deutérostomiens Phylum : CHORDE Classe : Ostéichtyen Nbre: 2 (phylum) 2 (selon livre) Page 160 ds : défense pCi : perte des canines inférieures C : canine supérieure de : dentaire fr : frontal I : incisive j : jugal la : lacrymal mx : maxillaire na : nasal or : orbite pa : pariétal pmx : prémaxillaire ppt : processus posttympanicus pgs : partie postglénoïdienne du squamosal soc : supraoccipital sq : squamosal tae : trou auditif externe pg : ptérygoïde

172 Bibliographie : -G. Lecointre et H. Le Guyader, « Classification phylogénétique du vivant », 2 e éd., 2001, éd. Belin, 543p. -Polycopié, « Protocole des Travaux Pratiques de Systématique Evolutive », 2002, Uni Genève, 78p. -Polycopié, « Cours de Systématique Evolutive du Règne Animal », 2002, Uni Genève, 150p. -Notes personnelles prises lors du cours de systématique évolutive. Y. Reimers Pour tout contact :


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