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Chapitre 10 Au foyer maudit Furtivement, Jean avait réussi à se glisser dans le salon du foyer daccueil à linsu de tous les résidents ainsi que dÉric,

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4 Chapitre 10 Au foyer maudit Furtivement, Jean avait réussi à se glisser dans le salon du foyer daccueil à linsu de tous les résidents ainsi que dÉric, affairé dans la cuisine. Ne connaissant rien de la triste réputation du cuisinier, par chance doù il était entré, il ne pouvait pas être aperçu depuis la cuisine. Une chose est sûre : tout lui ayant paru amplement louche dans cette maison, il sétait donc promis dans un avenir pas trop lointain den connaître plus sur ce foyer daccueil. Peut-être quen réunissant suffisamment de preuves accablantes, il serait en mesure de déposer une plainte formelle aux autorités ? Bien sûr, la situation aurait été pour lui tellement plus confortable sil avait décidé doublier cette impasse et faire le deuil de son billet de vingt dollars… Sans sen douter, il sengageait dans une aventure dont il ignorait totalement le dénouement. Puis, même sil découvrait quelque chose danormal, que pourrait-il donc faire ? Obtiendrait-il assez de crédibilité pour rétablir les faits ? Une véritable assurance que des mesures concrètes seraient prises par des autorités sérieuses et légales pour protéger ce groupe de jeunes filles ? Hum… Rien nétait évident !

5 Tout dabord, Jean était loin de se douter que cet établissement recevait la visite périodique de deux vérificatrices et que le rapport quelles soumettaient à leur direction faisait léloge de ladministrateur par des remarques favorables rédigées au bas des documents. Cest ainsi que ce foyer daccueil perpétuait son obscur et misérable fonctionnement… Notre vendeur qui sétait mis dans la peau dun détective, réalisa rapidement quil devait réunir des éléments concrets qui corroboreraient ses doutes, car pour linstant, il nétait question que de suspicions de sa part… Toutefois, il présumait en avoir suffisamment ! Ce nétait pas une mince affaire… Il sattaquait à un éventuel géant, car, il faut bien comprendre que les événements plutôt bizarres quil avait observés pendant sa courte séquestration dans cette maison auraient bien pu être des plus légitimes. Fréquemment, sous leffet du stress, il arrive que linterprétation quon peut faire de certaines situations devienne biaisée. Cest un piège éventuel quil est préférable denvisager avec précaution.

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7 Qui de plus, est quune entrée par effraction serait, à coup sûr, jugée criminelle. Un fait important à ne pas mésestimer ! Oh, oui, cet item rendait la situation dautant plus corsée que la partie était loin dêtre gagnée ; il fallait en tenir compte. Tapis dans un coin du grand salon derrière un immense fauteuil, il se résigne à y rester et observer les lieux pendant quelques heures, malgré les courbatures quil risquait de ressentir à un moment ou lautre. Perspicace, il avait apporté avec lui une nouveauté sur le marché de lélectronique, une enregistreuse de poche à être utilisée comme bloc-notes vocal pour son travail ; un cadeau-boni offert par son employeur en signe dappréciation, suite à lacquisition de sa nouvelle clientèle. Au bureau, quelques mois auparavant, lors dune cérémonie assez spéciale, ses patrons profitèrent de loccasion pour faire grand état de cette invention ; insidieusement, leur intention avait un second volet : celui de démontrer aux autres représentants des ventes ce que la détermination et lardeur au travail dun employé modèle peuvent rapporter.

8 Jean nen désirait pas tant. Il ne voulait surtout pas devenir linstrument dun discours de ses directeurs, destiné à stimuler les autres vendeurs. Il se sentait un peu mal à laise devant ses confrères et décelait dans leur faux regard dapprobation une certaine jalousie envers ce traitement de faveur. À cette époque, la direction de sa compagnie paya le gros prix pour cette nouveauté de lindustrie de la communication et voulant en retirer le maximum, on la lui offrit dès son retour de voyage comme une prime pour lefficacité du rendement. Afin de se familiariser avec les options de fonctionnement de son nouveau jouet, Jean samusa chez lui à enregistrer toutes sortes de conversations ; les premiers gazouillements du nouveau-né et les cris de joies de ses deux autres enfants à la vue de leur petit frère venu combler la famille. Que de fous rires provoqués par les voix de chacun ! Un magnifique passe-temps ! Dans le contexte présent, obtenir des preuves accablantes en captant sur cet appareil les conversations des tenanciers de cet orphelinat, devenait la priorité de lutilisation première quil voulait faire de son enregistreuse.

9 Notre pauvre vendeur jouait à la police sans trop évaluer les conséquences de ce geste. Bien dissimulé, Jean attendit avec une patience de moine. Bang… ! Un bruit sourd dune porte qui se ferme brusquement résonne ! En un coup de vent, David bondit dans la pièce par lentrée centrale de la maison, pour se diriger à pas de géant vers la cuisine où Éric est en train de préparer le souper de la journée. Comme un démon, hurlant de rage : – Sais-tu, toi, à qui appartient la bagnole abandonnée le long du fossé au bout de notre propriété ? – Est-ce que je sais, moi ? Pourquoi me demandes-tu ça ? Tu devrais être en mesure de savoir que je nai pas le temps de regarder passer le trafic ! Je suis occupé à la cuisine depuis ce midi ! répond impatiemment Éric.

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11 Le tenancier de ce refuge, très nerveux et agacé depuis lescapade dÉdith, craignait toujours que cette dernière dévoile ce qui se passait dans la maison. Il se méfiait également de son cuisinier qui aimait faire de petites incursions dans les chambres des jeunes pensionnaires pendant la nuit. De façon autoritaire, il lavait averti quil devait cesser ces manèges sous peine dêtre renvoyé sur-le-champ. Depuis ce temps, un climat de non- confiance sinstalla entre eux. Voilà quen moins de deux, le ton de la conversation sélève et prend lallure dune remontrance envers Éric, ignorant cette histoire dauto abandonnée. – Écoute-moi bien, Éric ! Tu connais la situation ici et tu fais tout pour éveiller la curiosité des gens, surtout ceux que tu côtoies quand tu vas au village prendre ton verre… ouais !… ton verre, plutôt tes verres. Je suis certain que ta langue se délie alors un peu trop et que tu dois parler de ce qui se passe ici !

12 – Hé là, toi ! Quest-ce qui te prend ? Pourquoi mengueules-tu comme du poisson pourri ? Tu commences à ménerver avec tes sautes dhumeur ! Si ton centre daccueil nest pas conforme à la loi et que tu doives te prostituer avec les gentilles vérificatrices pour quelles ferment les yeux et continuent dêtre de connivence avec tes agissements, cest ton problème, jen suis pour rien ! rouspète Éric en lançant son linge à vaisselle sur le sol de la cuisine. – Bon ! Bon ! Écoute Éric… excuse-moi… ! Je suis pas mal préoccupé de ces temps-ci, surtout depuis que la petite Édith a pris la clef des champs. Tu sais, si elle décide de vider son sac aux autorités, nous sommes cuits. Tu en conviens avec moi ? et il se laisse choir sur la première chaise à sa portée. – Ouais ! Je te comprends ! Sil y a quelquun qui peut nous vendre, cest bien elle… pensif durant un court moment, il reprend… – Écoute ! Jai une idée qui pourrait aider à tout résoudre, me semble !

13 - Que penses-tu de cette proposition : Je me lance à sa recherche… tu nas quà me donner largent pour mes dépenses. Au début, je pars en direction du village rencontrer et jaser un peu avec le fils de lépicier. Tu es sans doute au courant que le jeune Billy avait le béguin pour Édith. Il doit savoir quelque chose, lui. En le cuisinant un peu, jgage que je pourrais en retirer des détails intéressants ! suggère Éric, riant comme un idiot. - Quen dis-tu ? David lève lentement son regard vers son cuisinier, réfléchit à cette proposition à laquelle il navait même pas pensé, puis... intrigué… – Crois-tu vraiment pouvoir la trouver ? Tu sais, elle est partie depuis deux semaines déjà. Elle a dû faire pas mal de chemin… mais… javoue que je suis à court de solution… puis… nous navons rien à perdre. Je crois que ton idée vaut la peine dêtre essayée.

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15 Pour une fois, Éric a le dessus sur le maître des lieux, il en profite. Avec un ton qui se fait mordant, il prononce cet avertissement : – Oh là, mon ami ! Un ptit instant ! Comprends-moi bien : TOI, tu as tout à perdre. Moi, je ne suis pas du tout impliqué dans les manigances de ton pseudo-foyer pour les jeunes… Mais, jirai quand même tenter dépingler la ptite. Par contre, écoute-moi bien encore David, si les autorités découvrent tes agissements et ferment la baraque, moi je me retrouve sans emploi, ni de toit. Alors, entendons-nous bien sur ce sujet : si je lui mets la main au collet sans avoir tout dépensé ton argent, je garde le reste, bien compris ? Avec un soupir de soulagement devant ce compromis : – Entendu ! – Je quitterai demain après le petit-déjeuner. réplique Éric. Bien dissimulé derrière le sofa du salon, Jean nen croyait pas ses oreilles ! À sa grande satisfaction, il avait tout saisi sur sa petite enregistreuse. Voilà qui promettait des rebondissements sil réussissait à sortir de cette chaumière-là sans se faire prendre !

16 Fin du Chapitre 10 À suivre…

17 Photos de Pierrette Beaulieu Pièce musicale : Trämerie


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