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Suzanne Garon, Ph.D. Anne Veil, MSS Samuèle Rémillard-Boilard, étud. Maîtrise SS Formation aux grandes villes du Québec Drummondville – 19 février 2014.

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Présentation au sujet: "Suzanne Garon, Ph.D. Anne Veil, MSS Samuèle Rémillard-Boilard, étud. Maîtrise SS Formation aux grandes villes du Québec Drummondville – 19 février 2014."— Transcription de la présentation:

1 Suzanne Garon, Ph.D. Anne Veil, MSS Samuèle Rémillard-Boilard, étud. Maîtrise SS Formation aux grandes villes du Québec Drummondville – 19 février

2 Sincères remerciements à léquipe de la Chaire sur la maltraitance, dirigée par madame Marie Beaulieu, pour leur contribution Grand merci également à Christina Grenier et Julie Castonguay dont les écrits (mémoires de maîtrise) ont nourri notre réflexion 2

3 1. Portrait statistique du bénévolat 2. Problématique du bénévolat 3. Enjeux contemporains autour de la relève 4.Trois modèles daction bénévole 5. Éventail de solutions (discussion) 3

4 4

5 Importance au Canada Le nombre de bénévoles croît plus rapidement que la population o 13,3 millions de bénévoles de 15 ans et plus (47 % des Canadiens) o 2,07 milliards dheures, soit près de 1,1 million de postes temps plein (StatCan, 2010). Distinguer le taux de bénévolat vs les heures de bénévolat o Taux de bénévolat plus élevé: jeunes, célibataires, en couple, ou avec enfants à la maison o Le plus grand nombre dheures : chez les plus âgés, veuves ou veufs, sans enfant à la maison et retraités 5

6 Bénévoles Personnes de 15 ans et plus qui ont fourni un service sans rémunération pour le compte d'un groupe ou organisme (> 1fois/an) i.e. toute aide non rémunérée (école, à un organisme religieux, à une association communautaire ou sportive) Aide directe à autrui (ou bénévolat non encadré) : aider les autres de son propre chef, i.e. l'aide aux amis, aux voisins et aux personnes apparentées, o exclut l'aide fournie aux personnes du même ménage que le répondant (proches aidants) fra.htm#a3 fra.htm#a3 6

7 QUI ? Les personnes scolarisées, bonne situation financière et perception positive de leur état de santé, participent plus régulièrement aux activités des associations DURÉE ? Chez les 55 ans et plus engagées, 53% sont membres de leur organisme principal depuis dix ans ou plus, alors que moins de 10 % le sont depuis moins dun an. INTENSITÉ ? La moitié des 55 ans et plus (48%) font partie de plus dune association/groupe soit 2 groupes (56%), 3 groupes (28%) et 4 groupes et plus (16%) (Observé aussi dans létude VADA : portent plusieurs chapeaux) LENGAGEMENT DÉBUTE QUAND? Sétablit surtout en continuité dun parcours de vie (mode de vie familial, scolaire, lié à la vie professionnelle) Charles Fleury (fév. 2013). La participation associative chez les personnes âgées de 55 ans ou plus. ISQ. Données Sociodémographiques - En bref, Volume 17, numéro 2 7

8 Le Québec et les Territoires du Nord-Ouest : les plus bas taux de bénévolat à l'échelle du Canada. Les résultats de lECDBP* révèlent que moins de 40 % (vs 47%) des 15 ans et plus ont donné leur temps en Malgré ce taux, les données de lISQ montrent que chez les 55 ans et plus, les 2/3 participent régulièrement (soit 1 fois/sem ou mois) et lautre tiers décrit une « participation passive » ou irrégulière. *ECDBP: Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation, Canadiens dévoués, Canadiens engagés Charles Fleury (fév. 2013). La participation associative chez les personnes âgées de 55 ans ou plus. ISQ. Données Sociodémographiques - En bref, Volume 17, numéro 2 8

9 Groupes dâge et statut de travail Les préretraités de 55 à 64 ans : taux de bénévolat de 41% Les personnes de 65 ans et plus : taux de 36% (ECDBP, 2010) Scolarité Le niveau de scolarité joue un rôle significatif dans le bénévolat (ECDBP, 2010) o Études universitaires font plus de bénévolat (58%) o Études secondaires (43%) o Sans diplôme secondaire (37%) *ECDBP: Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation, Canadiens dévoués, Canadiens engagés 9

10 20% de la population canadienne vit en ruralité Les points semblables sont: Taux de bénévolat semblable entre rural et urbain Motivations semblables également Les différences sont: Intérêt religieux : 78% des ruraux vs 61% des urbains Éducation supérieure : 77% chez ruraux vs 82% chez urbains Les secteurs où on sengage surtout: Organismes religieux (en milieu rural) Éducation et jeunesse (en milieu urbain) Source: Cook et al, Volunteering and older adults. 10

11 En ruralité, les bénévoles dirigent et réalisent tout alors quen milieu urbain, les organismes peuvent compter sur des salariés La charge est plus lourde pour les bénévoles ruraux alors même que la situation en ruralité est plus difficile: o Laccès aux services sociaux est plus limité o Peu doptions pour le transport o Davantage disolement o Davantage de pauvreté 11

12 Son importance psychosociale + santé o RÔLES: compenser la perte de rôles familiaux et sociaux (parents denfants adultes, travailleurs vs retraite, propriétaires vs locataires, etc.) en offrant des possibilités de rôles importants dans laction bénévole o SANTÉ. Une étude longitudinale (7 322 aînés de 70 ans +) montre que les aînés bénévoles ont une meilleure perception de leur état de santé, un niveau de dépression plus faible et un niveau de fonctionnement plus élevé que les non engagés (Lum et Lightfoot, 2005) Godbout, Filiatrault et Plante, La participation des aînés à des activités de bénévolat: une revue systématique. Revue canadienne dergothérapie, 79 (1)

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14 LÉtat conçoit limportance du bénévolat « … le bénévolat, tout comme dautres activités productives, est une contribution sociale qui procure aux personnes âgées … un sentiment dutilité, daccomplissement et dappartenance à la communauté, tout en favorisant létablissement et le soutien de solidarité avec les plus jeunes. (Ministère Famille Aînés, Consultation publique de 2008) « Cest le vieillissement, en raison de la multiplicité des besoins des aînés et de leur expansion, qui mobilise le plus de bénévoles » (Bovay et Tabin, 2000 dans Robichaud, 2003, p.24, cité dans Grenier C., 2012) 14

15 Par ailleurs, peu de politiques publiques favorisent directement lengagement bénévole, o Exemple dune mesure: pompiers volontaires ont un gain fiscal de 3000$ pour un nbr établi dheures Source: Cook et al, Volunteering and older adults 15

16 Au Canada, le fonctionnement des organismes à but non lucratif (OBNL) est en grande partie assuré par laction bénévole Problème : nombre de bénévoles dans les organismes œuvrant pour les aînés est en baisse et leur avance en âge annonce un retrait imminent Les organismes ont des problèmes à recruter et à « fidéliser » les bénévoles Dautres stratégies devront être adoptées pour rejoindre notamment les baby boomers (55 à 64 ans). Source: Castonguay, Julie (2010). LEngagement Bénévole dans les Organismes Communautaires en Soutien à Domicile aux Aînés - Facteurs favorisant et contraignant. Présentation aux Journées de Santé publique. 16

17 Bénévolat : complexe mais trop souvent banalisé: o Fait « partie du décor » o Manque de reconnaissance Porteur de représentations multiples (Grenier, C., 2012) Bénévolat : activités très diversifiées o Les loisirs et sports (les plus prisés) (12% au Canada) o Les services sociaux (incl. soutien à domicile) (12% au Canada) o Les activités à caractère religieux (9% au Canada mais beaucoup moins attrayant pour les nouveaux bénévoles – 12 e rang) o Les services de santé (6% au Canada) o Etc (cf tableau suivant) Vézina, M. et Crompton, S. (2012). Le bénévolat au Canada. Statistique Canada, No , p.41 17

18 SECTEURS par ordre dattraction (bénévolats nouveaux au Qc) SECTEURS : taux de bénévolat des 55 ans+ au Qc 27,3% (2010) SECTEURS : taux de bénévolat par secteurs – Canada -15 ans et plus 1- Environnement Selon types de bénévolat 1- Sports et loisirs (12%) 2- Loisir et sport1- Culture, loisirs (30,6%)2- Services sociaux (12%) 3- Organismes internationaux2- Services sociaux (30,3%)3- Éducation et recherche (10%) 4- Arts et culture3- Santé (22,1%)4- Religion (9%) 5- Éducation4- Religion (21,4%)5- Santé (6%) 6- Organismes communautaires5- Envir., dév., logement (13,5%)6- Développement et logement (5%) 7- Associations profess/syndicats6- Éducation et recherche (11%)7- Environnement (3%) 8- Sécurité civile7- Politique/synd/droits (6,5%)8- Arts et culture (3%) 9- Droit, politique, défense dintérêts8- Autres associations (9,1%)9- Hôpitaux (2%) 10- Santé et services sociaux10- Droit, pol., déf dintérêts (2%) 11- Philanthropie (collecte de fonds) 12- Religion 3) Vézina, M. et Crompton, S. (2012). Le bénévolat au Canada. Statistique Canada, :41 1) Fortier et al. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles, p. 7) 2) Fleury, Charles (2012). Le bénévolat chez les personnes de 55 ans et plus. E bref, ISQ, 17(1): 11

19 Selon études comparées: des différences de choix de secteurs de bénévolat entre les générations, notamment les 55 ans et plus. Avec les baby-boomers, le portrait change Ils veulent une retraite active et agréable Ils souhaitent sengager dans laction bénévole… ET Ils sont indépendants Ils comptent sur eux-mêmes Ils veulent sautodéterminer Cook, S.L. et Speevak Sladowski, P. (2013). Volunteering and Older Adults. Volunteer Canada - Salaires meilleurs -Ont payé impôts + + -Ont droit aux services - Plus scolarisés et affirmés

20 Les boomers vont sengager davantage… o pour motifs sociaux (faire une différence, voir des résultats) o pour se développer (apprentissages, univers à connaître) o pour leur estime de soi o ou pour des loisirs Des stratégies dattraction nouvelles sont nécessaires pour les « nouveaux bénévoles » incluant les baby boomers Caractéristiques moins convergentes avec le bénévolat traditionnel reposant sur lobligation morale 20

21 La littérature indique que le bénévolat est en changement radical du fait: 1. temps disponible 2. transformations dans les valeurs et attentes des bénévoles, 3. selon leur communauté dappartenance (à quoi ils sidentifient). Impacts actuels (et dautres à venir) sur les organismes, les responsables dorganismes et ceux qui gèrent les bénévoles Fortier, J., Thibault, A., Leclerc, D. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles – faits saillant de la recherche sur le bénévolat au Québec. Réseau de laction bénévole du Québec. 21

22 1. Le temps disponible: 2 modèles o 1- les TLM (toujours les mêmes) : le ¼ des gens font les ¾ du travail (modèle « don de soi »= contre-exemples) 10 % font 53 % des heures o 2- les TP : temps partiel - il ne reste que des « capsules de temps » (nouveaux bénévoles) Fortier, J., Thibault, A., Leclerc, D. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles – faits saillant de la recherche sur le bénévolat au Québec. Réseau de laction bénévole du Québec. Crainte du sur-investissement 22

23 2. Valeurs et motivations: o 1- décision dengagement pour collectivité o 2- décision dengagement individualisée o Principaux bénéfices au maintien de lengagement sont: avoir du plaisir avec les autres expérimenter la réussite obtenir de la reconnaissance 23

24 Ils/elles aiment: o Convivialité (40% des plus de 60 ans), o Contact, échanges (socialiser) o Découvrir un univers inconnu (12% à 19% selon lâge) o Sentiment dutilité sociale Ils/elles déplorent: o manque de moyens financiers à leur disposition o manque de considération o remboursement des frais de déplacement o 65 ans et plus : allègement de leurs responsabilités, o etc. Charles Fleury (fév. 2013). La participation associative chez les personnes âgées de 55 ans ou plus. ISQ. Données Sociodémographiques - En bref, Volume 17, numéro 2 24

25 Obstacles à lengagement bénévole Manque de ressources Motivation du bénévole (intérêts) Manque dinformations : opportunités de bénévolat Congruence entre aptitudes du bénévole et la tâche (Sundeen, Raskoff & Garcia, 2007) La santé Le temps Portrait type de la personne désengagée: homme, sans emploi, scolarité faible et revenus faibles (Sundeen et coll., 2007) Source: Castonguay, J. (2010). LEngagement Bénévole dans les Organismes Communautaires en Soutien à Domicile aux Aînés - Facteurs favorisant et contraignant. Journées de Santé publique MORT SOCIALE 25

26 Les freins chez les bénévoles: o Usure et lassitude (47% des plus de 60 ans) o Manque de temps (32%) o Découragement devant le manque de résultats (10%) o Pressions de lentourage (famille, amis) (14%) Pour ceux qui recrutent lusure sentend aussi: un essoufflement, un découragement se constate chez les employés des organisations bénévoles Charles Fleury (fév. 2013). 26

27 Facteurs influençant le choix de sengager et de se maintenir dans laction bénévole (phases) o Laction bénévole selon intérêts des personnes, tant hommes que femmes (phase recrutement) o Formation initiale (phase daccueil) et continue (phase de soutien) o Encadrement via rétroaction régulière (phase de soutien); o Le besoin déchanges avec dautres bénévoles en groupe (créer un réseau) et dactivités de reconnaissance (phase de fidélisation) Godbout, Filiatrault et Plante, La participation des aînés à des activités de bénévolat: Une revue systématique. Revue canadienne dergothérapie, vol. 79 no

28 3. Enjeux contemporains autour de la relève 28

29 « Le « taux de support des très âgés » se définit par le nombre de personnes âgées de 50 à 74 ans potentiellement disponibles pour prendre en charge une personne âgée de 85 ans et plus. » Ce taux de soutien subit un déclin important à léchelle mondiale: de 75,7 personnes âgées de ans potentiellement disponibles pour prendre en charge une personne de 85+ en 1950 à 32,0 personnes en 2005 à 12,5 personnes en 2050 ET avec moins de 10 personnes, l Amérique du Nord sera lune des régions du monde ayant un taux parmi les plus faibles en 2050, de personnes potentiellement disponibles pour prendre en charge un aîné âgé de 85 ans et plus. (Herrmann et Robine, 2010:41, cités dans Grenier, C., 2011) 29

30 Besoins de soutien : autour de 75 ans. Or, les 75 ans et plus seront très nombreux vers 2020 (baby-boomers) La population la plus vulnérable (aucun aidant familial potentiel) va doubler en seulement 10 ans ( ) En 2021, ne plus avoir de conjoint sera la situation de 46% des hommes et de 70% des femmes âgés de 75 ans et plus + hausse nbre de personnes sans enfant survivant (Vézina, 2009) La prévalence de maladie dAlzheimer et démences (soit 1,4 million en 2031 au Canada) constituera la crise la plus importante du 21e siècle sur le plan social et de la santé (Société Alzheimer) Samuel Vézina, Jacques Légaré, Marc-Antoine Busque, Yann Décarie et Janice Keefe (2009). Lenvironnement familial des Canadiens âgés de 75 ans et plus à lhorizon Enfances, Familles, Générations, no 10. Société Alzheimer du Canada, « Une nouvelle façon de voir limpact de la maladie dAlzheimer et des maladies apparentées au Canada. 30

31 Parmi les aidants de 45 ans et plus, le lien avec les personnes soutenues: Bordeleau, M. et al. (2012). Donner et recevoir…… ISQ. Présentation au congrès de lACFAS

32 Actuellement, entre 70% et 90% (selon les sources) des besoins des aînés sont assumés par les proches aidants (souvent eux-mêmes des aînés) Lourdeur associée aux troubles cognitifs (en augmentation constante) : davantage de demandes de soutien formel vers les organismes communautaires (bénévoles) et les CSSS En conclusion, La responsabilité envers les proches seuls/malades pourrait engendrer un manque de disponibilité, ou de capacité ou dintérêt pour le bénévolat chez les baby-boomers Martin Turcotte (sept. 2013). Être aidant familial : quelles sont les conséquences? Statistique Canada 32

33 3. Enjeux contemporains du vieillissement 33

34 Taux de faible revenu chez les 65 ans + aggravé : 4,6% (en 1996) à 12,3 % (en 2008). Ce taux est encore plus élevé chez les femmes (IRIS). Le revenu médian des ménages de 65 ans et plus était de $ en 2009 (Statistique Canada*) Taux demploi 55 à 64 ans: de 45,7 % en 1976 à 53 % en 2011 Taux demploi 65 à 69 ans :de 13% à 15,8 %. Cet accroissement va se poursuivre (Politique Vieillir et vivre ensemble, MSSS, 2012 : 31) *Statistique Canada, Revenu des particuliers, selon le sexe, le groupe dâge et la source de revenu, dollars constants de 2009, annuel. 34

35 Depuis la crise de 2008, plusieurs aînés sont retournés au travail, par obligation, les revenus pour leur retraite ayant fondu. LÉtat incite à la rétention des aînés sur le marché du travail, o puisque leur espérance de vie est meilleure et o que les revenus de retraite pour les soutenir pendant 20 à 30 ans seront difficiles à assurer Ces deux facteurs (travail et revenu), en plus des responsabilités comme proches aidants (santé), occupent le temps des aînés : < disponibilité pour le bénévolat 35

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37 Don de soi (en transition) Profession- nalisation Nouveaux bénévolats 37

38 Désigne « toute prestation de bien ou de service effectuée, sans garantie de retour, en vue de créer, nourrir ou recréer le lien social entre les personnes » (Godbout, 1992 : 32) Il constitue un échange Il sinsère presque toujours dans une séquence de don (donner, recevoir, rendre) – (« donner au suivant ») Ce que laidant reçoit nest pas toujours explicite (ex.: valorisation personnelle) mais constitue un bénéfice non matériel (Reboul, P., 2013) Source: Castonguay, J. (2010). LEngagement Bénévole dans les Organismes Communautaires en Soutien à Domicile aux Aînés - Facteurs favorisant et contraignant. Journées de Santé publique 38

39 Il y a 3 dimensions dans lengagement bénévole: La liberté de lengagement Lexpérience significative La proximité entre bénévoles et personnes aidées Lintensité avec laquelle sont présentes ces trois dimensions varie dun bénévole à lautre et selon la nature de lactivité bénévole (Gagnon & Sévigny, 2000) Source: Castonguay, J. (2010). LEngagement Bénévole dans les Organismes Communautaires en Soutien à Domicile aux Aînés - Facteurs favorisant et contraignant. Journées de Santé publique 39

40 Limportance de la religion catholique pour les aînés plus âgés (oldest old) a façonné leur engagement sous le signe du don de soi Leur permet de demeurer actifs à tous les niveaux (social, mental, physique) Exemples: « Je pense que le but du bénévolat cest de donner quelque chose de moi-même pour le bien des autres ». – C1 X « Et puis, après ça, faire du bénévolat, ça en est une activité qui nous amène à rencontrer les autres, à aller vers lautre, à apprendre à écouter lautre. Et cest très important pour le moral ». – C1 W (Grenier, C., 2012) La religion a compté parmi les plus importants réseaux sociaux (potentiel de solidarité, de soutien), qui sest essouflée depuis la Révolution tranquille 40

41 Linfluence de la religion institutionnelle satténue et la participation décline: « Comme nous, les visites amicales, on na plus de bénévole qui veulent faire ça tsais! Cétait une catégorie dâge de la charité chrétienne. » - C4 (Grenier, C., 2012). Ce que lon peut observer dans lensemble du réseau SSS: un alourdissement de la clientèle, une augmentation de la comorbidité la complexification des demandes Le désintérêt des bénévoles: lié à la complexité des besoins des usagers « Faut pas que les gens (les bénévoles) aient limpression dêtre des préposés aux bénéficiaires. C4 » (Grenier, C., 2012) 41

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43 Réformes des services publics (Révolution tranquille, Commission Rochon) : o rôle des organismes communautaires perçu comme une sous-traitance des instances gouvernementales, qui doit rendre des comptes en terme defficacité en retour du financement reçu LÉtat poursuit son implication dans la prestation de services, mais « fait désormais appel aux ressources communautaires privées, aux coopératives, aux familles et aux organisations bénévoles pour assurer les services à la population. » (Grenier, C., 2012) Pour les bénévoles, ça signifie des compétences à acquérir, des règles à suivre et une productivité. Pas de bénévole = pas de services fournis 43

44 Coordonner des ressources bénévoles = gestion de ressources humaines « On a des choses à gérer que les bénévoles ont une marche à suivre pis il faut quils la suivent. Fait que là moi je leur ai dit que sils veulent rester actifs dans le secteur ben il va falloir quils la suivent la formation. » - C4 (Grenier, C., 2012) Certains coordonnateurs ont de la difficulté à ajuster la tâche bénévole aux demandes dassouplissement et reproduisent alors les exigences du travail 44

45 Avec laccroissement des besoins liés au vieillissement, le bénévolat peut devenir un lieu de réalisation de soi pour des personnes qui ont des compétences recherchées Exemple en maltraitance qui implique dintervenir But de lorganisme: mise sur pied, implantation et mobilisation dun réseau dentraide entre pairs-aînés victimes de maltraitance: o Recruter des bénévoles, préretraités ou retraités, ayant des compétences o Sélectionner et former ces recrues et les encadrer dans leurs premières interventions. » (extrait du rapport AEIFA-DIRA, 2013) 45

46 Exemple en soins palliatifs qui comporte un degré de difficulté: Un rôle daccompagnement implique de « se solidariser avec les malades, leur famille et les professionnels de la santé et des services sociaux, afin de répondre à lensemble des besoins ressentis en fin de vie » (Livre: Le bénévolat en soins palliatifs ou l'art d'accompagner, sous la direction dAndrée Sévigny et al., 2013) Certains projets nécessitent une collaboration entre bénévoles, familles, professionnels et décideurs doù limportance de limputabilité de leurs actions 46

47 Pourquoi les personnes éduquées et avec bons revenus sengagent? Le travail offre des gains matériels et non-matériels et les retraités veulent maintenir les gains non-matériels semblables à ceux que laction bénévole permet de vivre: Rencontrer des gens (amitié) o Satisfaction de voir des résultats à son action o On se sent moins égoïste comme personne o On aime vraiment ce quon fait et sentiment de se réaliser o Laction bénévole comme philosophie de vie (ou croyances religieuses) Toutefois, cette hypothèse impliquerait que les gens ayant peu de bénéfices non-matériels dans leur travail seraient moins intéressés à faire du bénévolat après leur retraite. Arie, S., Shavit, T. (2011). How the lifecycle hypothesis explains volunteering during retirement. Ageing & Society, Cambridge University Press 47

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49 Le terme « bénévole » nest pas employé par 25 % des bénévoles de ans : ils donnent un coup de main, ils aident les autres... Les personnes de ans sont 19,5 % dans ce cas, celles de plus de 65 ans, 18,5 %. Les jeunes parlent dengagement citoyen On observe une rupture de la relation de type « client-service » De plus en plus de gens sont bénévoles informels (hors des organismes et institutions): o Comporte des enjeux spécifiques pour les aînés (sécurité, abus, accès aux ressources, quel arbitrage des conflits?) Fortier, Thibault, Leclerc (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles. Faits saillants de la recherche sur le bénévolat au Québec. RABQ Jacques Malet et Cécile Bazin (2011). Donner du temps pour les autres mais aussi pour soi. Fondation Nationale de Gérontologie | Gérontologie et société 2011/3 (138) : ) 49

50 Être pair-aidant met laccent sur la notion dempathie, basée sur une expérience commune entre la personne aidée et le pair aidant. Ses bénéfices: diminution de lisolement, amélioration des connaissances sur une maladie/condition, offre des stratégies dadaptation et de lespoir (Macvean et Neil, 2005, dans Badger et Royse, 2010 : 301). Ce positionnement remet en cause lasymétrie de la relation entre aidé et aidant qui est fondamentalement non-réciproque (Reboul, P., 2013) Il permet de donner davantage de place à ce quil y a en commun entre les personnes 50

51 Mutualité, le « par et pour » les aînés, modifie la représentation sociale du vieillissement : o Accent sur la relation entre pairs o Favorise aller-retour entre soi et lautre o Prévient les problèmes autant chez laidé que chez laidant, lentraide est favorable pour aînés en maltraitance (Sévigny, Cohen, Dumont et Frappier, 2010) (Nahmiash et Reis, 2000) Pairs aidants en maltraitance: bénévoles aînés avec une volonté de soutenir dautres personnes aînées en situation de vulnérabilité (souci de lautre et caring). o Expériences semblables (mutualité dans leur parcours de vie souvent teinté dexpériences de violence multiple - depuis lenfance, à lâge adulte et jusquà la vieillesse) (Hightower, Smith et Hightower, 2006). o Les personnes ont le même âge (même génération) 51

52 Sondage Léger Marketing: 79% ont donné du temps sans obligation dont 41% dans organisme formel, 48% avec un groupe damis/voisins ou collègues dont 44% disaient que laccomplissement était de sa propre initiative (bénévolat dinitiative) Nouveaux bénévoles: privilégient laction (découpée en capsules de temps) plutôt que lappartenance (long terme) o Décision dengagement: se sentir touché par une cause o La cause touche quelquun de son entourage immédiat o La cause correspond aux intérêts de son groupe dappartenance Organismes: Parler des impacts de leur cause sur les personnes et les groupes proches des bénévoles ciblés est utile au recrutement Un organisme attrayant doit offrir un milieu agréable, être fiable Fortier, J., Thibault, A., Leclerc, D. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles – faits saillant de la recherche sur le bénévolat au Québec. Réseau de laction bénévole du Québec. 52

53 Le bénévolat comme source de satisfaction personnelle o « Je » fais partie du processus décisionnel o Laïcité des motifs (pas dobligation morale, aider les autres, plaisir entre amis) o Bénéfices (ex: rencontrer des gens, apprendre qqch) remplacent le « devoir accompli » o Don de temps sporadique plutôt que régulier * o Logique de tâches (circonscrit) vs membership o Les causes sont diversifiées, les choix/motivations perçues « à la mode » o Recrudescence du bénévolat informel hors des institutions o Les réseaux sociaux virtuels remplacent le territoire comme communauté dappartenance nouvelles modalités de gestion *Le temps disponible limité (72% nont que peu de temps disp. – ce qui encourage le phénomène des TLM) (focus groups) Fortier, J., Thibault, A., Leclerc, D. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles – faits saillant de la recherche sur le bénévolat au Québec. Réseau de laction bénévole du Québec. 53

54 « Les exigences accrues des « clients » expliquent lessoufflement des bénévoles parce que (…) le clientélisme rend les usagers culturellement dissonants par rapport aux valeurs de solidarité du bénévolat. » Dans la culture du bénévolat communautaire, les usagers sont des partenaires responsables et actifs et non des clients consommateurs qui-ont-toujours- raison. » (Thibault et Fortier, 2003, p. 339) Fortier, Thibault, Leclerc (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles. Faits saillants de la recherche sur le bénévolat au Québec. RABQ 54

55 Des bases relationnelles: Une des voies en développement des communautés consiste à créer du lien social évoluant en capital social (sens de réciprocité, confiance, engagement) Le capital social individuel et collectif prendrait la relève de la morale et de la religion Cest par la qualité des réseaux sociaux (résultats du capital social) que les bénévoles sont sensibilisés à des causes et invités à sy joindre Fortier, J., Thibault, A., Leclerc, D. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles – faits saillant de la recherche sur le bénévolat au Québec. Réseau de laction bénévole du Québec. 55

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57 Implications pour les organismes Connaître les réseaux des personnes et ceux des communautés permet didentifier leurs liens de solidarité et de cibler le recrutement (Thibault, Fortier et Albertus, 2007) Gestion dorganismes : opter pour une gouvernance souple et plus participative permet aux bénévoles dêtre partenaires plutôt quauxiliaires Gestion des bénévoles : importance de la reconnaissance, un des gains principaux des bénévoles; ils doivent connaître les réseaux sociaux et communiquer avec eux Fortier, J., Thibault, A., Leclerc, D. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles – faits saillant de la recherche sur le bénévolat au Québec. Réseau de laction bénévole du Québec. 57

58 Des exemples, des pistes Don de soi Planetree Profession- nalisation Troc Voisins solidaires (capital social) Nouveaux bénévolats Auto-gestion Visites amicales Soins fin de vie 58

59 Elles sarriment à des cibles rattachées à 3 différents niveaux … Niveau 1. Relations entre lorganisme et ses bénévoles Temps disponible Intérêts des bénévoles À quoi ils sidentifient Styles de gestion Pratiques de gestion Pratiques de recrutement Pratiques dencadrement Éviter de reproduire le contexte du travail Arrimage aux conditions des bénévoles 59

60 Niveau 2.a. Organiser un cadre de relations de concertation et de collaboration entre organismes et leurs partenaires Styles de gestion Pratiques de gestion Pratiques de recrutement Pratiques dencadrement -Réseautage -Formations communes -Redéploiement des pouvoirs, usagers participent -Nouveaux projets bénévolat -Valorisation des gestes de solidarité -Publiciser les meilleurs modèles Transfert de connaissances CAB Mtl, RABQ + Chaire de rech Marcelle-Mallet + Universitaires 60

61 Niveau 2.b. Coordination des acteurs (organismes dune même localité et ceux dune même cause) Styles de gestion Pratiques de gestion Pratiques de recrutement Pratiques dencadrement les meilleurs modèles Pools de ressources Accès à une formation de qualité en continu (web) Reaching out (45% des absents = pas invités!) Réseaux sociaux Reconnaissance du personnel et de la mission de leur organisme Transfert de connaissances CAB Mtl, RABQ + Chaire de rech Marcelle-Mallet + Universitaires 61

62 Niveau 3. Les politiques publiques: après la consultation (2013) pour mettre à niveau la politique sur laction communautaire, leur plan daction est en cours: larrimer avec VVE (2012) 62

63 Discours sur le bénévolat Mécanismes de reconnaissance Niveau national Niveau ville/région Niveau organismes Niveau bénévoles Politiques sociales Villes Organismes Bénévoles VVE PAC 63

64 Running community services in their traditional silos is no longer appropriate. (…) They need to be much more closely involved in key decisions (…) at an earlier stage in their journey through the system. Edwards, N. (fev 2014). 64 MERCI ! A VOUS LA PAROLE!

65 Fleury, C. (fév. 2013). La participation associative chez les personnes âgées de 55 ans ou plus. ISQ. Données Sociodémographiques - En bref, Volume 17, numéro 2 Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation (ECDBP) (2010) - Canadiens dévoués, Canadiens engagés Cook, S.L. et Speevak Sladowski, P. (2013). Volunteering and older adults. Volunteer Canada, Human Resources and Skills Development Canada, Community Development and Partnership Directorate Godbout, E., Filiatrault, J., Plante, M. (2012). La participation des aînés à des activités de bénévolat: une revue systématique. Revue canadienne dergothérapie, 79 (1)

66 Castonguay, J.(2010). LEngagement Bénévole dans les Organismes Communautaires en Soutien à Domicile aux Aînés - Facteurs favorisant et contraignant. Présentation aux Journées de Santé publique. Vézina, M. et Crompton, S. (2012). Le bénévolat au Canada. Statistique Canada, No Grenier, C. (2012). La relève bénévole au Québec dans un contexte de vieillissement: une recherche exploratoire. Mémoire présenté à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines en Service Social, Université de Sherbrooke. Fortier, J., Thibault, A., Leclerc, D. (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles – faits saillant de la recherche sur le bénévolat au Québec. Réseau de laction bénévole du Québec. Fleury, C. (2012). Le bénévolat chez les personnes de 55 ans et plus. En bref, ISQ, 17(1):

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68 Statistique Canada, Revenu des particuliers, selon le sexe, le groupe dâge et la source de revenu, dollars constants de 2009, annuel. Andrée Sévigny, sous la direction de (2013) Le bénévolat en soins palliatifs ou l'art d'accompagner. Arie, S., Shavit, T. (2011). How the lifecycle hypothesis explains volunteering during retirement. Ageing & Society, Cambridge University Press Malet, J. et Bazin, C. (2011). Donner du temps pour les autres mais aussi pour soi. Fondation Nationale de Gérontologie | Gérontologie et société 2011/3 (138) : ) Edwards, N (2014). Community services – How they can transform care. The Kings Fund, Ideas that change health care. 68


Télécharger ppt "Suzanne Garon, Ph.D. Anne Veil, MSS Samuèle Rémillard-Boilard, étud. Maîtrise SS Formation aux grandes villes du Québec Drummondville – 19 février 2014."

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