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19° Journée de Cancérologie – Chénieux PSYCHISME & CANCER CRENOTHERAPIE & CANCER Limoges, Jeudi 11 avril 2013 Pierre SALTEL - Psychiatre.

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1 19° Journée de Cancérologie – Chénieux PSYCHISME & CANCER CRENOTHERAPIE & CANCER Limoges, Jeudi 11 avril 2013 Pierre SALTEL - Psychiatre

2 Cancérologie et maîtrise du temps: Du temps « prescrit » au temps perçu…? 19° Journée de Cancérologie – Chénieux Jeudi 11 avril 2013 Pierre SALTEL - Psychiatre

3 3 Quand le temps se manifeste - t il ? « si personne ne me le demande… » St Augustin Le temps ex- iste et insiste dès qu il y a perte « dharmonie » entre dune part notre « manière dêtre » en présence de la réalité du moment et dautre part des contraintes « internes » ou externes… Alors le temps nous apparait comme « extérieur » à nous même, subi, du fait de changements, besoins,demandes, crises ( le poisson rouge, hors du bocal, « prend conscience » …)…

4 4 Le cancer constitue un de ces « événements »… Il vient sinscrire dans une « histoire de vie », dont il va constituer désormais à la fois un « épisode » et une « origine » reconfigurant tant le passé « raconté » que le futur envisagé. Au présent, cest une durée qui affecte et peut sidérer… Ainsi nos malades perçoivent le temps comme une entité nouvelle qui nest pas seulement différent de celui des soignants mais surtout nest plus, le « leur » !

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6 6 Les différents temps Le temps vécu ( temps décompté) est comme la douleur une perception élaborée non à partir dun seul organe « des sens » ( nous navons pas une horloge interne) mais par plusieurs « structures neurologiques » et selon plusieurs dimensions ! Comme pour la douleur, sa perception est très influencée par les processus « attentionnels » eux- mêmes très dépendants des « émotions » qui en constituent donc un « modulateur » puissant. On différencie le temps « explicite » qui est la durée estimée de la réalisation telle ou telle action et le temps « implicite », celui de lattente dun évènement à venir auquel peu ou prou on se prépare …

7 7 Diverses structures cérébrales impliquées Temps implicite et temps explicite ne sont pas « traités » par les mêmes zones cérébrales: –le temps implicite plutôt par le cervelet (coordination et intention de mouvement), –Le temps explicite par des zones corticales motrices et visuelles ainsi que de mémorisation…. Des neuromédiateurs modulent lattention (dopamine) et lémotion (ex de la peur qui augmente ++ le temps explicite, perçu) Linteraction relationnelle contribue à ces « modulations » : temps social (mimétisme)

8 Un temps né dans laffect ? « Le cours du temps nest que la distinction du VOULU et du POSSEDE… il sorigine de cet intervalle entre le besoin et la satisfaction, entre la coupe et les lèvres ! » L. Guyau, cité dans le Dictionnaire de Philosophie de Lalande (1962) 8

9 9 Le « timing », présence /absence « …Une compétence très précoce du nourrisson : percevoir si quelque chose « tombe » dans le temps ou hors du temps ! …Savoir si quelque chose est synchronisé avec autre chose ou pas … » Ce timing dans la relation avec, pas tant les choses, que les personnes deviendra un jeu très excitant pour le bébé, par la création/perception de « petits écarts ». « ils saccrochent au temps » au risque dexpériences dattente / exclusion D. Stern dans Clinique de la Sensorialité ( 2002)

10 10 Le temps comme « objet » projeté ? « … si le temps est pris, non pas en soi, mais comme une représentation qui se crée et que chacun doit recréer, on est amené à rattacher lorigine du temps à un ensemble de conditions dynamiques, internes aussi bien quexternes, inséparables de la relation à lautre. Le temps apparait alors comme lié à un processus de projection… » Sami-Ali ( Corps Réel, Corps Imaginaire -1991)

11 Enjeux du processus de Projection La distinction du Dds/Dh sacquiert progressivement et la perception de la réalité restera toujours « infiltrée » déléments perceptifs et affectifs dits « projectifs ». ( Principe de réalité) Ils sont dautant plus prévalent que la personne est mobilisée par des émotions ou des pensées qui la bouleversent et alors la perception est vécue avec un forte « sensorialité » et conviction …( ex de la régression narcissique induite par la colère, la pensée se fait corps!) 11

12 Lintemporalité de « linconscient » ? Il est habituel de souligner que les désirs inconscients ne se laissent pas modifier par lécoulement du temps et en effet par exemple dans les rêves peuvent cohabiter des personnages de générations différentes dont certains avaient disparu avant telle ou telle naissance…sans « étonner » le rêveur ! 12

13 13 Le Temps nappartient pas aux horloges! Laiguille en tournant régulièrement autour de son axe, « donne » lheure mais dissimule, la durée. Celle-ci est constituée « dinstants » que le Temps « tire » du futur et transforme en présence pour aussitôt les renvoyer dans le passé… Le Temps fait donc de ces instants successifs une durée mais celle-ci reste insaisissable ( sinon par ex. par lennui: « cest long …» ) car ils ne sont jamais présents « ensemble » pour faire un « bloc de durée ». ( à la différence dune longueur qui est un morceau despace).

14 14 Le temps, dimension de la relation soignante…(1) Le temps de « Lécoute… » Si la disponibilité et louverture dun « autre » et en particulier dun soignant constitue une condition essentielle à ce que la personne malade puisse exprimer les plaintes légitimes à propos de ce quentraine pour elle une situation aussi cruelle, il est tout aussi essentiel que cette expression « sorganise » selon un certain rythme (limites et cadre), au risque sinon de « sentretenir » car comme le notait bien avant la psychanalyse, Mr de La Rochefoucauld : « Je ne puis accepter la pensée dêtre libéré par autre que moi- même… » ( cité par Lacan, Ecrits, page 107)

15 15 Limpromptu de la « compréhension » : Le « sujet » se donne comme « pouvant » être compris…mais ce sera le plus souvent, au détour dune phrase, dans la surprise dune attitude inattendue ou d un oubli que se révèle quelque « vérité » et à létonnement des deux protagonistes ! Une intention a pu être perçue mais cest bien à « contre-temps », au moment où lon sy attendait le moins…et qui restera souvent fugace, vite oubliée à nouveau, redevenue quasi insaisissable. Cest de cette discontinuité des manifestations de ce que lon appelle « lInconscient » que le cadre dit « psychothérapique » cherche à profiter, circonvenant ainsi les résistances habituelles à son « dévoilement »! Le temps, dimension de la relation soignante…(2)

16 16 Un temps, pour le « mot »… qui fera date et signe ! P. Ricœur écrit : «… le mot nomme, quand la phrase dit… alors le mot, sort du dictionnaire ! ». Il est léchangeur entre le système (langage) et lacte (parole). Ainsi, le mot selon son expression, « survit » à la phrase, à cette phrase « explicative » qui fait « évènement » mais qui en est de ce fait, transitoire, passagère, sévanouit…lui fera « date », il attestera !

17 17 Le temps aux « mains » du soignant : un temps prescrit … Les « étapes » dune « trajectoire » : –Annonce : le temps comme remède à la perte… –LEspoir, la temporalité « anticipatoire » en sera une dimension essentielle ! –Les URGENCES! –Le consentement « éclairé: Les « objectifs » des TTT argumentés, des « explications » qui créent une temporalité Un temps « linéaire »: irréversibilité ou « restauration » ( ex. Curatif / Palliatif ) Des alternances /alternatives ( dedans / dehors)

18 18 "It takes two to tango" …!

19 19 Le temps comme « objet partiel » …au risque de lexclusion ? La psychanalyse enseigne quau cours du développement psychologique du nourrisson ( infans) la distinction entre « soi »et « lautre » se fait en quittant un premier état dit « fusionnel » par la perte dobjets « archaïques », détachables, en fait jamais possédés car indistincts dans leur appartenance, de nature hallucinatoire et quainsi le sujet humain en restera facilement à ressentir comme venant dun dehors ce qui est originairement dun dedans … Objet, constitutif de cette « tension » pulsion /objet et « point de mire » dun désir de possession : le temps pourrait alors être possédé, disputé, revendiqué…

20 20 Le temps aux « mains » du soignant : un temps partagé … Un temps « limité » mais qui ne « délimite » pas, ceci en manifestant la curiosité de ce que le patient « fait avec le temps » Une temporalité qui sétaye sur un récit, une « fiction » qui configure et « conjugue » avec pertinence, le subjonctif et le futur antérieur… qui ne senferme donc pas dans le déterminisme et lirréversible, un temps qui « arrive » plus quil ne passe… Une sollicitude qui soit « sollicitante » et attesterait que « tout commence avec lavenir … » ( Heidegger)

21 Un patient qui doit « orchestrer » cette diversité des temps. Le temps est lié aux actions, il en est tout autant la condition que leffet ! De manière plus ou moins délibérée ou volontaire, la personne « orchestre » la diversité des ses temps ( ex du temps libre ) et des rythmes sous jacents à son cheminement vers un temps propre, personnel où coexistent, se succèdent,des rythmes multiples……ainsi il ny a plus de temps « morts » ! 21

22 22 Restaurer du temps à vivre et non à compter…?! Un temps qui excède le décompte et qui pour ne pas risquer de sépuiser, renoncerait à saccumuler…Il ne sagit pas tant de « gagner ou de gérer du temps » que d inventer des temps… Des temps prenat en compte sa fonction éminemment « sociale » mais où les « lièvres » nauraient pas de compte à rendre aux tortues… ( dimension « surmoïque » du temps) Certes les préoccupations actuelles sur lorganisation du temps hospitalier sont légitimes, mais risquent de faire considérer que un seul temps « existe »…il peut donc se perdre ?

23 23 « Les jours commencent et finissent dans une heure trouble de la nuit. Ils nont pas la forme longue, de celle des choses qui vont vers des buts : la flèche, la route, la course de lhomme. Ils ont la forme ronde, cette forme des choses éternelles et statiques : le soleil, le monde, Dieu.... Avons- nous oublié que notre seul but, cest vivre et … quà toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons ? ». J. Giono, auteur de « REGAIN ». Le perdre,….loublier plutôt !

24 24 Salvador DALI

25 Le « temps » de lInconscient, une dimension ontologique ?... « …ce qui est proprement de lordre de linconscient, cest que ce nest ni être, ni non-être, cest du « non réalisé »… » Lacan, débattant avec JP Sartre (Existentialisme) 25

26 Gilles Deleuze Le temps de lévènement ? Pourquoi pas un avènement !

27 Temps et mémoire… La temporalité vécue participe à la cohérence dune image de soi et sinscrit selon le « récit » qui organise la labilité de léphéméride des souvenirs. La mémoire nest pas un enregistrement, elle est reconstruction sans cesse renouvelée sous le mode dune « fiction » qui sera le fil conducteur de lidentité de chacun. (Identité narrative, selon P. Ricœur) 27


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