La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Introduction à la Neuropsychologie 2006 - 2007. Lectures conseillées: Jamie Ward, The Students Guide to Cognitive Neuroscience, Hove: Psychology Press,

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Introduction à la Neuropsychologie 2006 - 2007. Lectures conseillées: Jamie Ward, The Students Guide to Cognitive Neuroscience, Hove: Psychology Press,"— Transcription de la présentation:

1 Introduction à la Neuropsychologie

2 Lectures conseillées: Jamie Ward, The Students Guide to Cognitive Neuroscience, Hove: Psychology Press, 2006 Laurent Cohen, LHomme Thermomètre, Paris: Odile Jacob, 2004

3 Distinctions entre disciplines ou approches: Neuropsychologie Neuropsychologie cognitive Neuropsychologie clinique Neuroscience cognitive Neuroimagerie cérébrale et fonctionnelle Science cognitive

4 Neuroscience cognitive: explique (ou décrit?) la cognition en termes de mécanismes cérébraux un pont entre la science cognitive et la psychologie cognitive, dun côté, et la biologie et la neuroscience, de l autre

5 BiologyandNeuroscience Cognitive science and Cognitive psychology Cognitive Neuroscience

6 La neuroscience cognitive sest construite sur la base de progrès méthodologiques qui permettent létude du cerveau de manière sûre (d é ontologiquement acceptable) en laboratoire Evolution intéressante: EEG - ERP - MEG Neuropsychologie cognitive: approche consistant à utiliser des patients présentant des lésions cérébrales pour élaborer et distinguer entre des théories de la cognition normale Dans les années 1970 et 1990: partie de la psychologie cognitive Aujourdhui: partie de la neuroscience cognitive

7 Fondements historiques de la psychologie cognitive moderne: lapproche du traitement de linformation (à partir des années 1950) et le métaphore ordinateur du psychisme (mind) > biais fonctionnaliste et computationnaliste Débat entre autonomie et modularité versus traitement en parallèle et interactivité Implémentation de modèles computationnels au moyen de réseaux neuraux (neural networks) connexionnistes ou de traitement distribué en parallèles (traitement ou représentation?) : approche PDP (nœuds et connexions) > Science cognitive: sens large et sens restreint

8 Les connexions bidirectionnelles sont la règle plutôt que l exception dans les connexions entre les diff é rentes aires du cerveau Iinactivation dune aire centrale sensible au mouvement (MT) réduit la sensibilité au mouvement dans les aires visuelles V1 et V2 > MT renvoie de linformation vers des aires de niveau plus bas Les contours illusoires dans les figures de Kanizsa activent des neurones sensibles aux bords dans V1 et V2 - cet effet est plus tardif que lactivation directe « bottom-up » de ces neurones qui a lieu pour des bords réels, comme si elle résultait de processus interactifs distribués sur plusieurs aires visuelles (Lee et al., PNAS, 2001, 98, ) Synesthésie: un extrême d une spectre de connectivité sensorielle> variabilité dans la modularité et linterconnexion entre les systèmes sensoriels

9 Est-ce que la neuroscience cognitive est en train de se substituer à la psychologie cognitive? Est-ce que le cerveau peut expliquer le psychisme? Est-ce que le rôle de la psychologie est tout simplement de proposer des th é ories et des expériences à la neuroscience cognitive? Coltheart, Harley : les modèles de traitement de linformation ne font pas des assertions sur le cerveau La localisation ne nous informe pas sur la nature et les mécanismes du traitement cognitif La neuro-imagerie ne doit-elle tester que des théories déjà formalisées dans des modèles computationnels?

10 Coltheart (2006): « What has functional neuroimaging told us about the mind (so far)? », Cortex, 42, « Ill claim that no functional neuroimaging research to date has yielded data that can be used to distinguish between competing psychological theories » Réponses par: Henson, Caplan & Chen, Cappa, Umiltà, Vallar, Seron & Fias, Schutter et al., Jonides et al., Jack et al. (opposés) Favorable: Page + Harley (2004) « If only (it were so) that penetrating the skull brings into view not the brain but the mind » (Ian McEwa, Saturday)

11 La psychologie cognitive est nécessaire pour permettre à la neuroscience cognitive de formuler les questions de recherche appropriées Par exemple, est-ce que la reconnaissance visuelle des mots implique le calcul dune représentation indépendante de la casse? Dehaene et al. (2001): TRs et IRMf - tâche: décider si le deuxième mot désigne un objet animé ou inanimé (le premier nest pas identifié consciemment, car il est masqué - néanmoins, les TRs sont plus rapides pour le deuxième mot lorsquil est le même que le premier, et ceci indépendamment de la casse) Ceci est aussi montré par lactivation observée dans le gyrus fusiforme gauche

12

13 Contributions de la neuro-imagerie fonctionnelle en psychologie cognitive Résoudre déventuelles ambiguïtés des mesures comportementales Aider à décomposer les tâches cognitives en sous- composantes (si, lors de lexécution de deux tâches, on observe deux activations cérébrales distinctes, on peut en conclure quelles impliquent des mécanismes différents - mais linférence inverse ne peut pas être faite: si on observe la même activation on ne peut conclure que le mécanisme est le même)

14 Comment un objet mental (par exemple, un mot écrit) est-il codé? - comme une suite de lettres, de bigrammes, une structure linguistique? Même questionnement pour des visages, des objets, des gestes, des intentions, le sens des mots, etc. Autrement dit: Comment deux objets mentaux se ressemblent ou se distinguent? Sont-ils codés à des niveaux dabstraction différents? On peut y répondre, par exemple, via la méthode dadaptation

15 Il semble que limmense majorité des régions corticales montrent des effets dadaptation Ladaptation serait un phénomène synaptique, reflétant les entrées du neurone, qui peuvent provenir du niveau précédent ou de sa population de neurones Ladaptation en IRMf (moyennée sur une population de neurones) montre un bon degré de sélectivité Problème: possibilité de facteurs attentionnels (moindre attention au fur et à mesure de la répétition) ou stratégiques > S. Dehaene propose dutiliser lamorçage inconscient

16 Neuropsychologie cognitive et neuropsychologie clinique Objet de la neuropsychologie clinique : identifier, comprendre et traiter les déficits psychologiques présentés par les patients qui souffrent de désordres neurologiques (en particulier les déficits provoqués par lésion cérébrale). Deux volets: (1) diagnostic; (2) intervention thérapeutique et rééducation.

17 Objet de la neuropsychologie cognitive: la compréhension des processus cognitifs normaux en relation avec la structure cérébrale (à partir de létude de patients présentant un dommage cérébral) La pathologie est une source d'information riche et importante: l'une des meilleures manières d'étudier la structure et le fonctionnement normal du système cognitif est d'analyser ce qui se passe quand certaines de ses composantes sont perturbées ou détruites

18 La neuropsychologie cognitive fait partie des neurosciences cognitives qui étudient comment le cerveau (système physique dont lactivité résulte de réactions électrochimiques) est organisé, comment cette organisation permet le traitement de linformation, de manière plus générale comment elle permet lactivité mentale, et comment ce traitement dinformation conduit au comportement

19 Relations entre le cerveau et le système mental (« mind-body problem ») Dualisme psychophysique: parallèles ou synchrones; lun influence lautre; interactionnisme (Descartes, Eccles et Popper) Monisme psychophysique tout est mental (Berkeley, Hegel) tout est mental (Berkeley, Hegel) le mental nexiste pas ou ne peut pas être étudié (Watson, Quine) le mental nexiste pas ou ne peut pas être étudié (Watson, Quine) manifestations d une entité unique (Spinoza, W. James, B. Russell) manifestations d une entité unique (Spinoza, W. James, B. Russell) le psychisme est un produit du cerveau: le psychisme est un produit du cerveau: a. Matérialisme réductionniste b. Matérialisme émergentiste

20 Relations de causalité entre les niveaux dorganisation et les formes dactivité du cerveau / psychisme Niveaux dorganisation Formes dactivité du cerveau/psychismeNiveaux dorganisation Formes dactivité du cerveau/psychisme Organisation fonctionnelle Traitement de (cognitive) linformationOrganisation fonctionnelle Traitement de (cognitive) linformation Organisation cérébrale Activité éléctrochimiqueOrganisation cérébrale Activité éléctrochimique Flèche en pointillé: relation de causalité qui concerne la phylogénèse

21 Histoire des connaissances sur le cerveau : ans avant Jésus Christ - Imhotep, médecin égyptien, aurait observé 48 cas de pertes fonctionnelles en rapport avec des lésions du cerveau ou de la moelle épinière avant Jésus Christ - Hippocrate, médecin grec, affirme que le cerveau est responsable pour les comportements, et remarque la relation entre certaines lésions du cerveau et les troubles du langage ainsi quavec lhémiplégie

22 2 ème siècle après Jésus Christ - Galène, médecin grec écrit que les nerfs sont responsables du mouvement et quils ont leur origine dans le cerveau et la moelle épinière ; il pense aussi que les nerfs distillent des « esprits animaux », stockés dans des ventricules (des espaces vides) à lintérieur du cerveau ; cest ainsi quils provoquent le mouvement après Jésus Christ : Saint Augustin, (philosophe et théologien chrétien) place l'esprit au sein du cerveau, dans les ventricules.

23 16 ème siècle - André Vésale (médecin flamand) écrit un important traité danatomie du cerveau, beaucoup plus correct que les anciennes descriptions 1 ère moitié du 17 ème siècle - Descartes maintient lidée des esprits animaux stockés dans les ventricules cérébraux; attribue le contrôle des actions à la glande pinéale F. Glisson (médecin et anatomiste britannique) : la contraction dun muscle nentraîne pas daugmentation de son volume > les nerfs ne sont pas parcourus par des fluides milieu du 18 ème - Alexander Monro (anatomiste et chirurgien) : un nerf ligaturé ne gonfle pas en amont de la constriction > les nerfs sont des cordons pleins

24 Depuis Descartes (3 siècles et demi): Différenciation des fonctions périphériques: Lactivité électrique dans le système nerveux progresse dans un seul sens > distinction anatomique et fonctionnelle entre nerfs sensoriels et nerfs moteurs Différenciation des fonctions mentales ou cognitives: La philosophie des facultés (Th. Reid) et la phrénologie de F.J. Gall > le débat entre « localisationnistes » et holistiques (léquipotentialité)

25 début du 19 ème siècle - Franz Joseph Gall propose lidée dune relation entre fonctions cognitives et régions du cerveau, et que les différentes « facultés » ont des sièges bien localisés dans le cerveau, plus précisément dans le cortex cérébral; na î t lidée dune spécialisation de certaines aires cérébrales pour certaines fonctions Johannes Müller (physiologiste) montre que les nerfs transmettent une impulsion nerveuse, électrique à peu près à la même époque - Charles Bell (anatomiste écossais) et François Magendie (physiologiste français) associent les nerfs sensoriels et les nerfs moteurs, respectivement, aux racines dorsales et ventrales de la moelle épinière

26 Müller affirme que le fait que le cerveau distingue entre un son et une lumière est lié à la localisation dans le cerveau où arrivent les impulsions Louis Gratiolet propose la division du cerveau en 4 lobes Broca (chirurgien et anthropologue français) examine le cerveau de monsieur Leborgne, qui avait une perte quasi complète du langage et constate que ce patient aphasique avait une lésion dans la partie postérieure du lobe temporal de lhémisphère gauche Gustav Fritsch et Eduard Hitzig (médecins allemands) développent la même idée que Müller ci-dessus en ce qui concerne lorigine cérébrale des mouvements

27

28 Julius Bernstein (électrophysiologiste allemand) montre que ce qui est propagé dans le système nerveux est une charge électrique négative Wernicke (neurologue allemand) observe quune lésion dans la zone supérieure du lobe temporal de lhémisphère gauche est associée à des difficultés dans la compréhension du langage

29

30 Richard Caton (médecin britannique) démontre pour la première fois, sur des animaux, lexistence dune activité électrique dans le cerveau liée à lactivité mentale Sir Mac Ewen, chirurgien, opère avec succès une tumeur cérébrale dont il avait établi lui-même la localisation : cest le début de la neurochirurgie

31 entre 1888 et Santiago Ramon y Cajal (neurophysiologiste espagnol) propose la théorie des neurones : il montre que le tissu cérébral est constitué de cellules (les «neurones») qui, contrairement à celles des autres tissus vivants, sont libres et séparées par de fins espaces, et il émet l'hypothèse d'un mode de communication chimique entre ces cellules. Il a reçu pour cela le Prix Nobel en Korbinian Brodmann (neurologue allemand) établit une carte des aires du cerveau, en donnant un numéro différent à chaque aire. Cette numérotation est encore une référence aujourdhui

32

33 Ralph Lillie (neurophysiologiste américain) met en évidence le mécanisme de la conduction de limpulsion nerveuse le long du nerf Hans Berger (psychiatre allemand) fait les premiers enregistrements délectroencéphalogrammes Découverte des isotopes (éléments radioactifs, instables, qui émettent des positons), sans cette découverte il naurait pas été possible, plus tard, dinventer la TEP Ch. Sherrington (neurophysiologiste) reçoit le prix Nobel de médecine (avec E. D. Adrian) pour leur travail sur les neurones. Sherrington donna le nom de « synapse » à lespace de communication entre les neurones

34 Stroop (psychologue américain) rapporte un effet qui démontré le caractère irrépressible de la lecture découverte des propriétés magnétiques de lhémoglobine, dans le sang ; sans cette découverte, il naurait pas été possible, plus tard, dinventer lIRM Egas Moniz, neuropsychiatre, reçoit le Prix Nobel pour avoir développé la psychochirurgie : il a fait opérer des patients psychiatriques (lobotomies frontales) afin daméliorer leur état mental ; les résultats ont eu des conséquences indésirables (apathie, forte diminution de la réactivité et de lintelligence). Il faut distinguer la psychochirurgie de la neurochirurgie, qui peut être nécessaire, par exemple, en cas de tumeur ou de crainte de rupture danévrisme

35 Le neuroanatomiste Papez met en évidence un ensemble de structures que sera appelé « circuit de Papez » et dont on montrera plus tard quil intervient dans la consolidation des souvenirs démonstration de lexistence des synapses, grâce à la microscopie électronique inventée par Ernst Ruska (prix Nobel de physique en 1986) et Max Knoll, physiciens allemands. Le travail sur les synapses fut récompensé par un prix Nobel donné à Eccles, Huxley et Hodgkin en Penfield et Rasmussen (neurologues à lInstitut Neurologique de Montréal) établissent la carte fonctionnelle du cortex moteur et dessinent lhomunculus moteur

36 Hubel et Wiesel, psychophysiologistes américains, reçoivent le Prix Nobel de Médecine pour avoir mis en évidence les propriétés fonctionnelles des neurones du cortex visuel Première technique de cartographie du débit sanguin cérébral chez lanimal vivant par léquipe de Lou Sokollof aux EUA (en injectant un traceur radioactif). Lanimal est euthanasié dans les minutes qui suivent lexpérience, son cerveau découpé en tranches fines qui sont déposées sur des plaques photographiques afin de mesurer la quantité locale de radioactivité

37 Début des études sur les sujets humains commissurotomisés, aussi appelés sujets à cerveau divisé On découvre que les deux hémisphères travaillent ensemble. Leurs interactions sont assurées par des connexions inter-hémisphériques, dont la plus importante est le corps calleux. Cette structure neurale permet donc le passage de linformation dun hémisphère à lautre : ainsi, un patient chez qui lon a coupé le corps calleux aura de grandes difficultés à coordonner les mouvements précis des deux mains

38

39 David Ingvar et ses collègues ont pu utiliser un gaz radioactif, le Xénon 133, chez lhomme, de manière inoffensive, et recueillir une image de lactivation moyenne du cerveau pendant quelques minutes

40 à partir du milieu des années grand développement de la psychologie cognitive expérimentale, conduisant à lanalyse fine des composantes de lactivité cognitive ; les modèles théoriques élaborés ont par la suite été utilisés dans les études sur le fonctionnement du cerveau à partir de reprise intensive des études de patients individuels, qui montrent une perte ou diminution dune capacité bien précise. Ces études se basent sur des modèles théoriques de la capacité en question et essayent de mettre en évidence des « doubles dissociations ». Par exemple, alors quun patient qui peut lire un mot irrégulier comme « femme » ne peut pas lire un non-mot comme « fimme », un autre patient montre exactement le déficit inverse

41 construction de la première caméra TEP construction de la première caméra IRM premières mesures avec la caméra TEP de la consommation de glucose dans le cerveau Sperry (neurophysiologiste et neuropsychologue) reçoit le Prix Nobel de Médecine pour avoir montré le rôle important des commissures inter-hémisphériques et en particulier du corps calleux dans le comportement premières mesures avec la caméra TEP de la consommation régionale doxygène dans le cerveau premières mesures de IRMf

42 Progrès actuels considérés comme révolutionnaires: Glimcher & Kanwisher, in Cognitive neuroscience, editorial overview, Current Opinion in Neurobiology, 2006: « Real progress is being made on one of the greatest scientific questions of all time: the effort to understand the nature and workings of the human mind » Illes & Bird, in Trends in Neurosciences, 2006: « In 1957, Sir Francis Bacon wrote « Knowledge is power » (Ipsa scientia potestas est ». The potential of new neuroscience knowledge is almost beyond comprehension... »

43 Est-ce que notre compréhension du cerveau et de comment il cause le comportement peut affecter notre idée du libre arbitre et, par conséquent, de la responsabilité morale?

44 Doutes sur le libre arbitre: (venant den haut) doctrine théologique : comment un Dieu omniscient ne pourrait-il pas savoir ce quon va faire, et sil le sait est-ce que nous sommes encore libres de faire ce que nous voulons?) (venant den bas) théorie physique : nous sommes soumis à des lois naturelles déterministes, et si lunivers nest pas déterministe alors il est aléatoire et cest le hasard et pas notre volonté qui détermine nos actes Tous ces problèmes existent indépendamment des neurosciences

45 Lindéterminisme à un niveau (par exemple taux de décharge des neurones ou interactions entre atomes et molécules) nest pas incompatible avec le déterminisme à un autre niveau (lopération du système à un niveau plus élevé - par exemple lorganisation des types de traitement de linformation - peut être déterminée par des lois)

46 Le fait de nous voir comme des êtres biologiques n affecte pas notre notion d êtres libres et responsables Deux faits certains, documentés: 1. L intuition du libre arbitre est très précoce au cours du développement 2. Nos jugements sur le libre arbitre et la responsabilité morale sont fortement affectés par nos émotions Les neurosciences n affecteront nos conceptions que si elles suppriment les descriptions mentalistes de nos états Question? Libre arbitre ou contrôle (probablement dépendant du système en question)

47 Depuis 50 ans: 1. Les études de séries et de groupes de patients (y compris les « split brain ») 2. Les études du phénomène de latéralité chez le sujet normal 3. Les études de cas uniques 4. Les études expérimentales associées à des méthodes « neuroscientifiques »

48 1.Etude de séries (groupement par syndrome ou par lésion anatomique): mise en évidence de différences inter-hémisphériques et intra-hémisphériques au moyen de la comparaison de groupes différant par le lobe (ou une autre grande région cérébrale) lésé

49 Causes possibles de lésion: lésions traumatiques, accidents vasculaires, tumeurs, neurochirurgie, troubles neuro-dégénératifs, infections virales, … rôle historique des études de séries, critiques, situation actuelle Les « lésions virtuelles »: la TMS (pour mémoire et présentation ultérieure)

50 Cas particulier (précédant de peu les études de cas uniques): Études sur des sujets « split-brain » ou commissurotomisés principes sur lesquelles se fonde linférence dune asymétrie inter-hémisphérique (projection et contrôle controlatéraux) Principaux apports

51 2. Effets de latéralité: Les effets dhémichamp visuel (mots, visages) Les effets de latéralité auditive: –Intérêt actuel: 1. Illustration du rôle des facteurs neuroanatomiques et physiologiques dune part, et cognitifs (attention) dautre part Cf. les modèles explicatifs à propos de lalternative « effets doreille » versus « effets dorigine spatiale » (y compris le modèle de balance inter-hémisphérique - M. Kinsbourne - dans la distribution spatiale de lattention)

52 extension de la problématique à la description et compréhension des effets spatiaux (position frontale) 2. Lutilisation des effets de latéralité dans létude des capacités perceptives et la notion de modes de traitement: études sur la parole, sur la musique et sur la prosodie (linguistique et émotionnelle)

53 Utilisation de la supériorité de loreille droite (SOD) en écoute dichotique pour la mise en évidence de linhibition de lattention (laquelle dépend daires corticales préfrontales) Saetrivk & Hugdahl (2006) Expérience 1: présentation binaurale dune amorce CV, soit différente des deux stimuli de la paire soit identique à lun deux (à gauche ou à droite). Si identique à celui de gauche, augmentation de la SOD, si identique à celui de droite renversement de leffet Expérience 2: amorce visuelle (effets de la manipulation dans la même direction mais réduits, et avec amorce à droite leffet de SOD se maintient, plus petit)

54 Lattention à de nouveaux stimuli saccompagne de linhibition des stimuli préalablement perçus Linhibition de lamorce et, donc, linhibition du même côté de stimulation a pour effet de favoriser le traitement du stimulus du côté opposé Cette interprétation est similaire à celle de leffet damorçage négatif:un mécanisme qui rend difficile laccès aux stimuli ignorés

55 Dans lExpérience 1 leffet dinhibition a lieu directement au niveau du traitement phonétique (stade précoce), et dans lExpérience 2 à un niveau ultérieur (stade tardif), sensible à linfluence des représentations orthographiques Modèle à deux stades de Hiscock et al. (2005): 1. Traitement automatique, les manipulations ayant un effet sur la détection; 2. Traitement contrôlé, les manipulations ayant un effet sur la localisation Dans un environnement où lécoute est dégradée par la présence de sources multiples, il est important de cesser de faire attention aux stimuli déjà reconnus afin de commencer le traitement des nouveaux stimuli

56 3. Idées sous-jacentes à létude de cas uniques Idée de modularité: Marshall (1984): "La neuropsychologie - le nom couramment à la mode pour la phrénologie - a adopté de manière non ambiguë le principe de la modularité"

57 En effet, on peut observer par exemple: - des aphasies isolées, simultanément avec une intelligence non- verbale, des habiletés visuo-spatiales et des fonctions d'apprentissage non verbal bien préservées; -des agnosies visuelles sévères chez des patients sans perte sensorielle et sans détérioration intellectuelle, et qui peuvent faire des copies excellentes de dessins géométriques complexes ou de scènes présentées devant eux; -des cas de perturbations sévères de l'orientation spatiale et de la topologie alors que les habiletés linguistiques sont préservées, et quils gardent une bonne intelligence verbale et une perception normale de figures; -des patients dont les habiletés de calcul arithmétique sont très perturbées alors que la mémoire et le langage sont normaux.

58 Marshall conclut de la manière suivante: Gall a pu mettre ses organes dans les mauvaises places, mais il a spécifié les "bons" organes (langage, forme, localisation, mélodie, nombre). Gross (1985): il y a beaucoup d'exemples de lésions cérébrales ayant un effet spécifique sur une faculté verticale, mais il n'y a pas d'indication qu'une lésion cérébrale (ou drogue, ou stimulation cérébrale) affecte sélectivement et globalement une faculté horizontale telle que la mémoire, l'attention, la perception ou la volonté. Exemple: la mémoire. Même des lésions dans la région de l'hippocampe, qui ont un effet massif sur beaucoup de types de mémoire, laissent la mémoire des habiletés motrices intacte. Les lésions de l'amygdale affectent surtout la mémoire des objets mais pas la mémoire spatiale, topologique. Les lésions temporales inférieures affectent les mémoires visuelles, mais pas la mémoire dans d'autres modalités.

59 Idée de "systèmes fonctionnels" (Luria) - au sens de processus qui impliquent la participation intégrée d'un certain nombre de tissus et organes (comme la fonction de la digestion, de la circulation et de la respiration) Geschwind (1967): « Wernicke était l'un des premiers à voir clairement l'importance des connexions entre différentes parties du cerveau dans la construction des activités complexes. Il a rejeté les deux approches du système nerveux qui encore aujourd'hui sont souvent présentées comme les seules possibles. D'une part, il s'est opposé à la théorie de l'équipotentialité du cerveau ; de l'autre il a rejeté le point de vue phrénologique qui considérait le cerveau comme une mosaïque d'innombrables centres distincts. Il a affirmé que les activités complexes sont apprises au moyen des connections entre un petit nombre de régions fonctionnelles qui s'occupent des activités sensorielles et motrices primaires. »

60 Principe de base de lapproche neuropsychologique: la désorganisation du système fonctionnel à la suite d'une lésion cérébrale entretient une certaine relation avec l'organisation normale de cette fonction De ce principe résultent trois postulats: de transparence, duniversalité minimale, et de « soustractivité »De ce principe résultent trois postulats: de transparence, duniversalité minimale, et de « soustractivité »

61 Postulat de transparence: les comportements du sujet cérébro-lésé vont pouvoir nous informer, moyennant des précautions d'interprétation, à la fois sur le fonctionnement du système lésé et sur celui du système normal

62 Postulat d'universalité minimale: il y a des organisations communes à tous les individus et par conséquent les inférences réalisées à partir de patients particuliers ont une portée générale Il faut néanmoins préciser quelles organisations et quels types de fonctionnement sont universels, car les systèmes de croyances, notamment, mais pas seulement eux, peuvent varier suivant l'expérience individuelle et les facteurs socioculturels

63 Postulat de « soustractivité » sa formulation peut se séparer en une version radicale et une version nuancée Version radicale: un comportement pathologique est le résultat du système normal moins le composant endommagé Cette version ne tient pas compte de la réorganisation éventuelle du système suite à la lésion ni de l'émergence d'opérations compensatoires (par exemple, les opérations utilisées par le patient qui fait une lecture lettre par lettre) Version nuancée: le cerveau adulte n'est plus capable de développer des structures nouvelles pour pallier à la perte des structures endommagées, mais peut développer des stratégies nouvelles qui utilisent les structures pré-existantes

64 Peut-on inférer les mécanismes normaux des fonctions cérébrales à partir des effets comportementaux d'une lésion? Les inférences qu'on peut faire sont loin d'être directes. Une lésion à un endroit peut provoquer des effets qui ne sont pas spécifiques des fonctions ou des processus normalement réalisés par le tissu neural atteint. 1.Le comportement anormal suite à une lésion peut refléter soit le fonctionnement anormal du tissu atteint soit le fonctionnement du tissu restant. Celui-ci peut réagir négativement ou au contraire compenser la perte de la fonction, et par conséquent il peut accroître ou au contraire minimiser le déficit comportemental. 2. Une lésion peut produire des modifications en interrompant des connexions et en libérant d'autres aires de la facilitation ou de l'inhibition que l'aire atteinte exerçait sur elles.

65 Exemple: Si une lésion interfère avec l'écriture, cela ne signifie pas nécessairement que l'aire atteinte constitue le "centre" de l'écriture. L'écriture est une activité complexe qui exige beaucoup de processus et beaucoup de fonctions: le contrôle sensoriel et moteur sur le membre qui écrit ; la fonction linguistique ; un degré important d'attention, etc. Quand une personne écrit, les aires du langage et les aires motrices doivent être coordonnées. Les lésions qui les déconnectent produisent de l'agraphie même s'il n'y a pas de déficit linguistique ni moteur. Ainsi, une lésion dans le corps calleux peut déterminer une agraphie de la main gauche, en déconnectant les aires du langage de l'hémisphère gauche de l'aire motrice de l'hémisphère droit.

66 Principe de double dissociation (Teuber, 1955): « Pour démontrer la spécificité du déficit de discrimination visuelle il ne suffit pas de montrer que la discrimination dans une autre modalité, par exemple la somesthésie, n'est pas affectée. Une simple dissociation pourrait indiquer simplement que la discrimination visuelle est plus vulnérable aux lésions temporales que la discrimination tactile. Ce serait le cas d'une hiérarchie de fonctions plutôt que d'une localisation séparée. Ce qui est nécessaire pour une preuve concluante c'est la 'double dissociation', c'est-à-dire l'observation que la discrimination tactile peut être perturbée par une autre lésion sans perte dans des tâches visuelles et à un degré de sévérité comparable. »

67 Teuber (1959): "la double dissociation exige que le symptôme A apparaisse lors de lésions dans une structure mais non dans une autre, et que le symptôme B apparaisse lors de lésions dans la dernière structure mais non dans la première. Chaque fois qu'une telle dissociation manque, la spécificité des effets des lésions n'a pas été démontrée. » De manière générale la double dissociation entre tâches exige qu'une certaine variable affecte la tâche 1 mais pas (ou significativement moins) la 2, alors qu'une autre variable produit les résultats inversesDe manière générale la double dissociation entre tâches exige qu'une certaine variable affecte la tâche 1 mais pas (ou significativement moins) la 2, alors qu'une autre variable produit les résultats inverses

68

69

70 Une double dissociation peut être comparée, mathématiquement, à une interaction croisée dans une analyse de la variance. On ne peut donc pas la faire disparaître, mais seulement modifier son allure, en manipulant l'échelle de l'ordonnée (c'est-à-dire, de la performance), alors que de telles manipulations peuvent conduire à faire disparaître une interaction simple En outre, l'interaction simple pourrait dans certains cas être due à un artefact du type effet plancher ou effet plafond

71 Luria a introduit le principe de la dissociation dans l'analyse des syndromes ou constellations de symptômes: "En présence d'une lésion locale qui cause directement la perte d'un certain facteur, tous les systèmes fonctionnels qui incluent ce facteur en souffrent, tandis que, en même temps, tous les systèmes fonctionnels qui n'incluent pas le facteur perturbé sont préservés. »

72 Par exemple: Une atteinte dans la région temporale gauche provoque une perturbation de l'analyse des phonèmes et de toute fonction qui exige cette analyse (répéter ce qu'un autre a dit, écrire sous dictée), mais non des fonctions qui n'exigent pas une telle analyse, comme la perception spatiale (de relations spatiales entre objets). Réciproquement, une atteinte pariéto-occipitale épargne toutes les fonctions qui dépendent de l'analyse phonémique mais perturbe toutes celles qui dépendent du traitement des données spatiales.

73 Discours / mot oral Texte / mot écrit Systèmesémantique Conversion grapho- phonologique(contrôlée et séquentielle) Lexique phonologique de sortie Lexique orthographique de sortie Conversionphono-graphique « Buffer » des unités phonologiques « Buffer » des unités graphémiques Articulation Réalisation graphique Analyseauditive/phonologique Analysevisuelle/orthographique Lexique phonologique dentrée Lexique ortho- graphique dentrée


Télécharger ppt "Introduction à la Neuropsychologie 2006 - 2007. Lectures conseillées: Jamie Ward, The Students Guide to Cognitive Neuroscience, Hove: Psychology Press,"

Présentations similaires


Annonces Google