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Relations entre phonologie et morphosyntaxe chez les enfants dysphasiques: théorie et expérimentation Christophe Parisse INSERM – Modyco (Université Paris.

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1 Relations entre phonologie et morphosyntaxe chez les enfants dysphasiques: théorie et expérimentation Christophe Parisse INSERM – Modyco (Université Paris X, CNRS)

2 Thème de recherche (en collaboration avec Christelle Maillart, Université de Liège) Interactions entre morphosyntaxe et phonologie dans le développement du langage Interactions entre morphosyntaxe et phonologie dans le développement du langage Deux volets : Deux volets : 1.Caractéristiques phonologiques chez les TSDL (Troubles Spécifiques du Développement du Langage) francophones à niveau de développement morphosyntaxique égal 2.Liens entre caractéristiques phonologiques et morphosyntaxiques chez ces mêmes enfants

3 Première étude Maillart & Parisse (2006), Phonological deficits in French speaking children with SLI. International Journal of Language & Communication Disorders, 41, 3,

4 Origine des troubles dysphasie Plusieurs pistes envisagées et parfois compatibles (cf. Bishop 1992) Plusieurs pistes envisagées et parfois compatibles (cf. Bishop 1992) Déficit spécifique grammatical (Gopnik, Van der Lely, etc.) Déficit spécifique grammatical (Gopnik, Van der Lely, etc.) Déficit mnésique (Gathercole & Baddeley) Déficit mnésique (Gathercole & Baddeley) Limitation des capacités de traitement (Leonard, etc.) Limitation des capacités de traitement (Leonard, etc.) Déficit phonologique / acoustique (Tallal, Chiat, etc.) Déficit phonologique / acoustique (Tallal, Chiat, etc.)

5 La piste phonologique Le déficit phonologique peut, à lui seul, générer certaines difficultés morphosyntaxiques (cf. Chiat, 2001) Le déficit phonologique peut, à lui seul, générer certaines difficultés morphosyntaxiques (cf. Chiat, 2001) Les éléments linguistiques les plus abstraits ne peuvent être acquis que grâce à lentrée linguistique qui doit donc être analysée finement (par exemple, verbes, noms abstraits, éléments grammaticaux) Les éléments linguistiques les plus abstraits ne peuvent être acquis que grâce à lentrée linguistique qui doit donc être analysée finement (par exemple, verbes, noms abstraits, éléments grammaticaux) Également, moins il y a transparence sémantique, plus la phonologie est importante Également, moins il y a transparence sémantique, plus la phonologie est importante

6 Données en production Comparaison avec des enfants de même âge Comparaison avec des enfants de même âge Enfants de 24 mois (Stoel-Gammon, 1989 ; mois Rescorla & Ratner, 1996 ; 34 mois Paul & Jennings, 1992) Enfants de 24 mois (Stoel-Gammon, 1989 ; mois Rescorla & Ratner, 1996 ; 34 mois Paul & Jennings, 1992) Retard expressif par rapport à des contrôles de même âge Retard expressif par rapport à des contrôles de même âge Complexité des structures syllabiques (CV ; CVC, etc.) Complexité des structures syllabiques (CV ; CVC, etc.) Taille du répertoire consonantique Taille du répertoire consonantique

7 Retard seulement ? Productions quantitativement différentes mais qualitativement similaires : Productions quantitativement différentes mais qualitativement similaires : Phonèmes maîtrisés ou non, etc. Phonèmes maîtrisés ou non, etc. Développement phonologique apparemment identique Développement phonologique apparemment identique Les productions semblent similaires à celles denfants plus jeunes. Les productions semblent similaires à celles denfants plus jeunes.

8 Pour vérifier cela : comparaison avec des enfants de même niveau langagier (appariés sur le LME = Longueur Moyenne dÉnoncé) Pour vérifier cela : comparaison avec des enfants de même niveau langagier (appariés sur le LME = Longueur Moyenne dÉnoncé) Mais aussi impact théorique : Mais aussi impact théorique : Si on a des difficultés spécifiques en phonologie quand le niveau langagier est neutralisé, alors cest une argument pour les théories phonologiques LME contrôles

9 Études dans plusieurs langues Schwartz, Leonard, Folger & Wilcox (1980) anglais: Schwartz, Leonard, Folger & Wilcox (1980) anglais: Aguilar – Medivilla, Sanz-Torrent & Serra-Raventos (2002) espagnol / catalan Aguilar – Medivilla, Sanz-Torrent & Serra-Raventos (2002) espagnol / catalan Bortonili & Leonard (2000) Anglai, Italien Bortonili & Leonard (2000) Anglai, Italien Owen, Dromi & Leonard (2001) : hébreu Owen, Dromi & Leonard (2001) : hébreu Présence de différences entre TSDL et contrôles LME Présence de différences entre TSDL et contrôles LME Déficit plus marqué en phonologie, même si lensemble du tableau langagier tend à être déficitaire Déficit plus marqué en phonologie, même si lensemble du tableau langagier tend à être déficitaire Indépendamment de la langue (anglais, italien, hébreu & espagnol) Indépendamment de la langue (anglais, italien, hébreu & espagnol) Troubles présents même avec des langues ayant des propriétés phonologiques différentes (ne sexprimant pas nécessairement de la même façon dans toutes les langues) Troubles présents même avec des langues ayant des propriétés phonologiques différentes (ne sexprimant pas nécessairement de la même façon dans toutes les langues)

10 Question 1 Retrouve-t-on cette faiblesse en phonologie également en français ? Retrouve-t-on cette faiblesse en phonologie également en français ? Aucune donnée descriptive disponible ! Aucune donnée descriptive disponible ! Particularités phonologiques liées au français ? Indices déficitaires identiques ? Particularités phonologiques liées au français ? Indices déficitaires identiques ?

11 Décalage entre petits & grands Impression clinique : le retard en phonologie se creuse Impression clinique : le retard en phonologie se creuse Littérature : peu de différences entre les TSDL et les LME contrôles petits mais plus de différences chez les grands Littérature : peu de différences entre les TSDL et les LME contrôles petits mais plus de différences chez les grands Beers (1995) : néerlandais : suivi longitudinal Beers (1995) : néerlandais : suivi longitudinal TSDL (4 ans) = LME contrôles (1;3 –2;2) TSDL (4 ans) = LME contrôles (1;3 –2;2) TSDL (5;6 ans) < LME contrôles TSDL (5;6 ans) < LME contrôles

12 Question 2 La mise en évidence de différences en phonologie dépend-elle du niveau langagier global ? La mise en évidence de différences en phonologie dépend-elle du niveau langagier global ? Peu de différences chez les petits Peu de différences chez les petits Augmentation des différences chez les grands Augmentation des différences chez les grands

13 Partie expérimentale

14 Sujets Appariement sur la LME Appariement sur la LME Les enfants contrôles sont choisis dans une tranche dâge qui correspond à la LME moyenne des sujets TSDL Les enfants contrôles sont choisis dans une tranche dâge qui correspond à la LME moyenne des sujets TSDL

15 Épreuve Langage spontané Langage spontané Dans une situation de jeu pour les enfants les plus jeunes où le rôle de ladulte est dinciter lenfant à décrire ses propres actions (Le Normand, 1986) Dans une situation de jeu pour les enfants les plus jeunes où le rôle de ladulte est dinciter lenfant à décrire ses propres actions (Le Normand, 1986) Dans une situation de questions–réponses pour les plus grands (Evans & Craig, 1992) Dans une situation de questions–réponses pour les plus grands (Evans & Craig, 1992) La phonétique dépend peu de la situation dénonciation (Shriberg, 1993) La phonétique dépend peu de la situation dénonciation (Shriberg, 1993) Les enfants tendent à éviter les formes quils maîtrisent peu Effets moins forts quen situation de langage induit (Leonard et al., 1982) Les enfants tendent à éviter les formes quils maîtrisent peu Effets moins forts quen situation de langage induit (Leonard et al., 1982)

16 Durée des enregistrements : variable selon les enfants

17 Codage phonétique Format CHAT (pour le codage et le traitement) Format CHAT (pour le codage et le traitement) Minimum de deux juges par enfant Minimum de deux juges par enfant Transcriptions travaillées et modifiées jusquà un accord à 100% entre juges Transcriptions travaillées et modifiées jusquà un accord à 100% entre juges Nombre total dénoncés: 4158 Nombre total dénoncés: 4158 Nombre total de mots: Nombre total de mots: 13312

18 Traitement Insertion dune ligne « Modèle » pour chaque énoncé Insertion dune ligne « Modèle » pour chaque énoncé Regroupement de certaines voyelles difficiles à différencier (é è, eu e, eau o, in un) Regroupement de certaines voyelles difficiles à différencier (é è, eu e, eau o, in un) Grâce à la transcription phonétique et la ligne modèle Calcul automatique des valeurs mesurées Grâce à la transcription phonétique et la ligne modèle Calcul automatique des valeurs mesurées

19 Exemple *CHI:sait pas nager %pho: se pa la ʒ e (phonologie de lenfant) %mod: se pa na ʒ e (cible phonologique adulte) Erreurs phonologiques

20 Procédure Enoncés Enoncés Mots Mots Syllabes Syllabes Phonèmes Phonèmes

21 Enoncés intelligibles Effet dâge et de type pour les deux mesures (p <.001) Donc : lintelligibilité des énoncés augmente avec lâge indépendamment du statut langagier : TSDL < CTRL

22 Mots corrects Effets dâge (p =.001), de type (p =.009) et interaction age x type (p =.004) Donc : les différences entre enfants TSDL et contrôles émergent quand les enfants produisent des énoncés plus longs

23 Respect du nombre de syllabes Calcul du nombre de syllabes ajoutées / omises dans les différents sous-groupes Calcul du nombre de syllabes ajoutées / omises dans les différents sous-groupes Effet dâge et du statut langagier (type), pas dinteraction. Effet dâge et du statut langagier (type), pas dinteraction. Donc : Donc : Les enfants jeunes respectent moins le nombre de syllabes des mots que les âgés Les enfants jeunes respectent moins le nombre de syllabes des mots que les âgés Les enfants TSDL respectent moins le nombre de syllabes des mots que les enfants contrôles Les enfants TSDL respectent moins le nombre de syllabes des mots que les enfants contrôles

24 Inventaire syllabique Flèches vertes: effet dâge – Flèches bleues: effet de type Donc : les structures simples diminuent avec lâge tandis que les structures complexes augmentent

25 Syllabes correctes Flèches vertes: effet dâge – Flèches bleues: effet de type Rond rouge: interaction significative Peu de différences entre les groupes, sauf pour CV

26 Phonèmes corrects Effets dâge (p =.004), de type (p <.0001) et interaction age x type (p =.02) Donc: les difficultés phonologiques des enfants TSDL se marquent surtout chez les plus âgés

27 Consonnes correctes Effets dâge (p =.02), de type (p =.0008), pas dinteraction âge x type

28 Voyelles correctes Effets dâge (p <.0001), de type (p <.0001) et interaction âge x type (p =.002)

29 Discussion des résultats Enoncés effet dâge seulement Enoncés effet dâge seulement Mots tous effets Mots tous effets Syllabes effets variés (surtout âge) Syllabes effets variés (surtout âge) Phonèmes tous effets Phonèmes tous effets

30 Conclusions première étude : Question 1 Globalement, on retrouve en français la faiblesse en phonologie des enfants TSDL Globalement, on retrouve en français la faiblesse en phonologie des enfants TSDL Mais il y a des résultats spécifiques: Mais il y a des résultats spécifiques: 1) Pas de déficits significatifs sur le traitement des syllabes 1) Pas de déficits significatifs sur le traitement des syllabes 2) Une faiblesse phonétique aussi grande sur les voyelles que sur les consonnes (il y a moins derreurs sur les voyelles que sur les consonnes, mais leffet sur les TSDL est plus significatif marqueur ?). 2) Une faiblesse phonétique aussi grande sur les voyelles que sur les consonnes (il y a moins derreurs sur les voyelles que sur les consonnes, mais leffet sur les TSDL est plus significatif marqueur ?).

31 Question 2 Effet développemental Effet développemental À LME égale, chez les jeunes enfants (LME<2), pas de différence phonétique À LME égale, chez les jeunes enfants (LME<2), pas de différence phonétique À LME égale, chez les plus grands (LME>3), différence phonétique importante À LME égale, chez les plus grands (LME>3), différence phonétique importante nécessité détudes longitudinales complémentaires nécessité détudes longitudinales complémentaires

32 Les enfants TSDL semblent « bloqués » dans le développement de leurs représentations phonologiques Les enfants TSDL semblent « bloqués » dans le développement de leurs représentations phonologiques Accroissement de lécart entre représentations phonologiques dune part, lexique et syntaxe dautre part Accroissement de lécart entre représentations phonologiques dune part, lexique et syntaxe dautre part Interprétation Interprétation Tant que le traitement linguistique est très lexical (LME<2), le déficit phonologique est difficile à mettre en évidence. Lorsque les traitements sont plus syntaxiques et le lexique plus complexe, alors le déficit phonologique devient très visible. Tant que le traitement linguistique est très lexical (LME<2), le déficit phonologique est difficile à mettre en évidence. Lorsque les traitements sont plus syntaxiques et le lexique plus complexe, alors le déficit phonologique devient très visible.

33 Deuxième étude Parisse, C. et Maillart, C. (2005). Interférences entre phonologie et syntaxe en pathologie développementale du langage, Le Langage et lHomme, XXXX, 2,

34 Nos résultats vont dans le sens des hypothèses phonologiques (non- morphologiques) Nos résultats vont dans le sens des hypothèses phonologiques (non- morphologiques) Or la plupart des résultats insistent sur limportance des aspects syntaxiques (ce qui correspond aussi aux performances des enfants) Or la plupart des résultats insistent sur limportance des aspects syntaxiques (ce qui correspond aussi aux performances des enfants) Lien avec la morphosyntaxe

35 Quelles théories lient phonologie et syntaxe ? Trois théories concurrentes qui postulent que le déficit est à lorigine de nature phonologique : Trois théories concurrentes qui postulent que le déficit est à lorigine de nature phonologique : Théorie phonologique (Joanisse, 2000) Théorie phonologique (Joanisse, 2000) Théorie du mapping (Chiat, 2001) Théorie du mapping (Chiat, 2001) Théorie de surface (Leonard et al., 1992) Théorie de surface (Leonard et al., 1992)

36 But de létude Tester ces théories en observant les relations entretenues entre les performances en phonologie et en syntaxe Tester ces théories en observant les relations entretenues entre les performances en phonologie et en syntaxe Faire des prédictions pour chacune des trois théories sur les performances en phonologie et en syntaxe Faire des prédictions pour chacune des trois théories sur les performances en phonologie et en syntaxe Tester ces prévisions à laide des enfants de la première étude Tester ces prévisions à laide des enfants de la première étude

37 Rendre les conditions de test complémentaires des études précédentes Travail sur le français et sur ces 3 théories pas encore fait Travail sur le français et sur ces 3 théories pas encore fait Dune façon générale, ces théories fonctionnent surtout pour les verbes Dune façon générale, ces théories fonctionnent surtout pour les verbes Elles sont conçues de cette façon à cause des résultats sur langlais Elles sont conçues de cette façon à cause des résultats sur langlais Il est difficile ou impossible de les départager Il est difficile ou impossible de les départager

38 théoriesparamètres phonologie pure surfacemapping saillance (+) XXX complexité phonologique (-) XXX fonctionnel (-) lexical (+) X complexité syntaxique (-) XX syntaxique (-) sémantique (+) X Paramètres linguistiques pour trois théories phonologiques

39 Etude sur lensemble des catégories syntaxiques Pour chaque théorie à tester, faire : Pour chaque théorie à tester, faire : Des prédictions derreurs phonologiques et morphosyntaxiques Des prédictions derreurs phonologiques et morphosyntaxiques Ceci pour chacune des catégories morphosyntaxiques quon peut tester (suffisamment produite par les enfants) Ceci pour chacune des catégories morphosyntaxiques quon peut tester (suffisamment produite par les enfants) A partir des paramètres linguistiques décrits précédemment, on prédit le comportement dune catégorie syntaxique A partir des paramètres linguistiques décrits précédemment, on prédit le comportement dune catégorie syntaxique

40 Le paramètre saillance Hypothèse : les catégories saillantes seront mieux réussies que les non saillantes Hypothèse : les catégories saillantes seront mieux réussies que les non saillantes En français, la dernière syllabe dun groupe rythmique est accentuée. En français, la dernière syllabe dun groupe rythmique est accentuée. Donc 2 niveaux de prédiction Donc 2 niveaux de prédiction Peuvent être accentués : adverbes, noms, pronoms forts, verbes marqués ou non marqués Peuvent être accentués : adverbes, noms, pronoms forts, verbes marqués ou non marqués Ne le sont jamais : déterminants, pronoms sujet, auxiliaires, prépositions Ne le sont jamais : déterminants, pronoms sujet, auxiliaires, prépositions

41 Le paramètre complexité phonologique Pas de données disponibles Pas de données disponibles Définition dune complexité par mot – daprès Paradis & Beland (2002) Définition dune complexité par mot – daprès Paradis & Beland (2002) Somme des complexités de chaque syllabe Somme des complexités de chaque syllabe Complexité dun syllabe – CV = 1 – V, CVC = 1,5 – CCV, CVV, CvV = 2 - CCVC = 2.5 Complexité dun syllabe – CV = 1 – V, CVC = 1,5 – CCV, CVV, CvV = 2 - CCVC = 2.5 Calcul des complexités pour tous les mots du lexique (limités à des mots attestés en langage adressé à lenfant) Calcul des complexités pour tous les mots du lexique (limités à des mots attestés en langage adressé à lenfant) Complexité moyenne calculée par catégorie syntaxique Complexité moyenne calculée par catégorie syntaxique

42 Le paramètre complexité syntaxique Prise en compte du nombre de marques syntaxiques (marquées en phonologie) que porte un mot Prise en compte du nombre de marques syntaxiques (marquées en phonologie) que porte un mot Respect des caractéristiques du langage oral Respect des caractéristiques du langage oral Les marques rares (ex: pluriels irréguliers) compte comme 1/2 Les marques rares (ex: pluriels irréguliers) compte comme 1/2 Genre, nombre, temps, personne Genre, nombre, temps, personne

43 Autres paramètres Évaluation daprès la présentation de la théorie du mapping de S. Chiat Évaluation daprès la présentation de la théorie du mapping de S. Chiat Transparence sémantique Transparence sémantique Importance du support phonologique Importance du support phonologique

44 saillance cpx phono lexical fonction. cpx syntaxe syntaxe sémantiq adverbe déterminant nom préposition pronom fort pronom sujet verbe non marqué verbe auxiliaire verbe marqué Influence des paramètres par catégorie syntaxique

45 Tests des prédictions Confronter les trois théories aux observations issues du langage spontané Confronter les trois théories aux observations issues du langage spontané Validation indirecte, via les paramètres Validation indirecte, via les paramètres Prédictions objectives pour chaque catégorie syntaxique, par paramètre Prédictions objectives pour chaque catégorie syntaxique, par paramètre Il suffira donc de confronter les pourcentages derreurs aux prédictions pour voir quels sont les paramètres efficaces Il suffira donc de confronter les pourcentages derreurs aux prédictions pour voir quels sont les paramètres efficaces Si les paramètres utilisés dans une théorie fonctionnent bien, cela validera cette théorie Si les paramètres utilisés dans une théorie fonctionnent bien, cela validera cette théorie

46 Méthodologie Participants Participants 24 enfants francophones 24 enfants francophones 12 enfants ayant un trouble spécifique de développement du langage (TSDL) avec des troubles expressifs et réceptifs (âge moyen : 7;7 ans ; LME: 3,82) 12 enfants ayant un trouble spécifique de développement du langage (TSDL) avec des troubles expressifs et réceptifs (âge moyen : 7;7 ans ; LME: 3,82) 12 enfants contrôles (CTRL) choisis dans une base de données de référence pour être appariés sur la LME, (âge moyen : 4;0 ; LME : 3,70) 12 enfants contrôles (CTRL) choisis dans une base de données de référence pour être appariés sur la LME, (âge moyen : 4;0 ; LME : 3,70)

47 Tâche Échantillons de langage spontané Échantillons de langage spontané Transcrits phonétiquement et analysés grammaticalement (CHILDES) Transcrits phonétiquement et analysés grammaticalement (CHILDES) 3052 énoncés (1474 TSDL ; 1578 CTRL) 3052 énoncés (1474 TSDL ; 1578 CTRL) mots (5606 TSDL ; 6096 CTRL) mots (5606 TSDL ; 6096 CTRL)

48 *CHI:sait pas nager %pho: se pa la ʒ e (phonologie de lenfant) %mod: se pa na ʒ e (cible phonologique adulte) %mds: il se pa na ʒ e (cible adulte -ajout de « il »-) Erreurs phonologiques Erreurs syntaxiques

49 Résultats

50 Erreurs phonologiques Grande différence entre les groupes (sauf pour les auxiliaires) Grande différence entre les groupes (sauf pour les auxiliaires) À LME équivalente, importance des faiblesses phonologiques (cf. étude 1) À LME équivalente, importance des faiblesses phonologiques (cf. étude 1) advdetnompréppropsbjvauxvmr Tsdl67%89%62%81%69%73%56%92%48% Ctrl92%96%84%94%95%91%88%98%69% p.= (NS).025

51 advdetnompréppropsbjvauxvmr Tsdl99%88%99%84%97%73%96%95%93% Ctrl99%95%100%94%96%81%97%99%95% p.=.92NS NS NS.27NS.46NS.18NS.20NS Erreurs syntaxiques Peu de différences entre les groupes Peu de différences entre les groupes À LME équivalente, faiblesses spécifiques sur les déterminants (omissions, erreurs de genre) et les prépositions À LME équivalente, faiblesses spécifiques sur les déterminants (omissions, erreurs de genre) et les prépositions

52 Comparaison avec les prédictions Corrélations entre valeurs prédites et valeurs mesurées Corrélations entre valeurs prédites et valeurs mesurées Ex. saillance et erreurs phono chez TSDL : -0,84** Ex. saillance et erreurs phono chez TSDL : -0,84** advdetnompréppropsbjvauxvmr Tsdl67%89%62%81%69%73%56%92%48% Préd sailla nce

53 saillance cpx phono lexical fonction cpxsyntaxe syntaxe sémantique TSDLphono-0,84**0,79*-0,85**-0,34-0,41 CTRL phono -0,550,76*-0,78*-0,22-0,19 TSDL syntaxe 0,73*-0,560,510,180,40 CTRL syntaxe 0,48-0,630,390,250,38 Corrélations entre prédictions par paramètre linguistique et résultats par catégorie syntaxique

54 Discussion Aucune théorie ne permet dexpliquer les corrélations négatives Aucune théorie ne permet dexpliquer les corrélations négatives Saillance et opposition lexical/fonctionnel ne sont pas des paramètres intéressants pour la phonologie en français Saillance et opposition lexical/fonctionnel ne sont pas des paramètres intéressants pour la phonologie en français Corrélations positives : Corrélations positives : Lien fort entre la complexité phono et les erreurs phonologiques Lien fort entre la complexité phono et les erreurs phonologiques Difficile dexpliquer le rôle de la saillance sur les erreurs syntaxiques (variable confondue ?) Difficile dexpliquer le rôle de la saillance sur les erreurs syntaxiques (variable confondue ?)

55 Retour aux théories A première vue, la théorie phonologique paraît la plus parcimonieuse A première vue, la théorie phonologique paraît la plus parcimonieuse Les autres théories ne sont pas basées sur des paramètres validés par lexpérience Les autres théories ne sont pas basées sur des paramètres validés par lexpérience Attention: pas deffet de saillance Attention: pas deffet de saillance Est-ce la phonologie en général ou la complexité phonologique en particulier ? Est-ce la phonologie en général ou la complexité phonologique en particulier ?

56 Certains résultats ne sexpliquent pas par la complexité phonologique En phonologie comme en syntaxe En phonologie comme en syntaxe Les déterminants < pronoms sujets et verbes < noms (en phono comme en syntaxe), pour une même complexité phonologique Les déterminants < pronoms sujets et verbes < noms (en phono comme en syntaxe), pour une même complexité phonologique Adverbes et auxiliaires meilleurs que prévus Adverbes et auxiliaires meilleurs que prévus Pronoms forts plus faibles que prévus Pronoms forts plus faibles que prévus Erreurs sur les prépositions Erreurs sur les prépositions

57 Perspectives Il est impossible de proposer une théorie du langage sans tenir compte de la complexité phonologique qui est un bon prédicteur pour lensemble des catégories Il est impossible de proposer une théorie du langage sans tenir compte de la complexité phonologique qui est un bon prédicteur pour lensemble des catégories Mais, cela ne suffit pas… Mais, cela ne suffit pas…

58 Complexité syntaxique, telle que calculée (nombre de traits syntaxiques dans le langage adulte, langue perçue par les enfants) ne fonctionne pas Complexité syntaxique, telle que calculée (nombre de traits syntaxiques dans le langage adulte, langue perçue par les enfants) ne fonctionne pas Critère sémantique/syntaxique semble intéressant Critère sémantique/syntaxique semble intéressant Prépositions, opposition noms/verbes Prépositions, opposition noms/verbes Mais à mieux définir Mais à mieux définir

59 Piste de réflexion : calculer la complexité syntaxique et le critère sémantique par rapport à la langue produite par les enfants (une distinction non produite ne devrait pas être prise en considération) Piste de réflexion : calculer la complexité syntaxique et le critère sémantique par rapport à la langue produite par les enfants (une distinction non produite ne devrait pas être prise en considération) Nécessité détudier les représentations phonologiques, surtout en français où le détail de ces représentations semble poser le plus de problèmes Nécessité détudier les représentations phonologiques, surtout en français où le détail de ces représentations semble poser le plus de problèmes


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