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LA CONSOMMATION DALCOOL CHEZ LES ETUDIANTS DE 18 à 25 ANS.

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1 LA CONSOMMATION DALCOOL CHEZ LES ETUDIANTS DE 18 à 25 ANS

2 BLONDIN Elise BOIZON Elodie DELCOURTE Camille FLORES Laëtitia GAGLIONE Evelyne GISSOT Hélène HATIER Chloë POMPEU Marjorie Promotion

3 Chez les jeunes, comme chez les adultes, lalcool est la substance psycho active la plus consommée en France. Les jeunes ont cependant des modes de consommation spécifiques que nous allons décrire tout au long de cet exposé.

4 1. DEFINITIONS 2. HISTORIQUE, EVOLUTION 3. ASPECT CULTUREL(AQUITAINE) 4. LES DIFFERENTS TYPES DALCOOL CONSOMMES PAR LES ETUDIANTS 5. IDEES RECUES DE LALCOOL CHEZ LES ETUDIANTS 6. CAUSES DE LALCOOLISATION 7. LES DIFFERENTS COMPORTEMENTS DES ETUDIANTS 8. CONSEQUENCES ET EFFETS DE LALCOOLISATION DES ETUDIANTS 9. POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE ET PREVENTION

5 Etudiant Fête Alcool Alcoolisation Alcoolémie Addiction Dépendance Alcoolisme Alcoolisme aigue ou ivresse Coma éthylique Alcoolisme chronique Alcoolique Compulsion

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7 La connaissance de la fermentation alcoolique est très ancienne (30000 avant J.C. période de lhomosapiens). Notion de plaisir et de pouvoir denivrement de lalcool.

8 Les vins grecs étaient extrêmement réputés dans lantiquité. Le vin constitue un élément essentiel de la religion chrétienne (vin = sang du christ). À partir de la révolution : vin blanc : rîtes religieux et vin des aristocrates. Le vin rouge : boissons égalitaires républicaine et patriotique.

9 Cest la plus ancienne boisson du monde. « Qui boit du vin se régénère, qui boit de la bière dépérit » La bière est associée aux vaincus, aux faibles, aux pauvres. De nos jours, la bière est à nouveau appréciée des femmes après une large désaffection dans les années 60.

10 La bière et les alcools forts sont les plus consommés par les jeunes, les consommateurs étant plus nombreux chez les garçons que chez les filles [Baromètres santé 2000 et 2005]. Les jeunes consomment des boissons plutôt fortes (Malibu, Tequila, Gin et surtout les mélanges) dont le caractère euphorisant donne au consommateur un sentiment d'assurance et de bien être.

11 Trois grands usages sociaux et culturels que lon trouve dans toutes les sociétés quelque soit le pays et la religion : Usage religieux : le vin représente la messe, la guérison. Usage thérapeutique. Usage festif ou communautaire (terme de convivialité).

12 La consommation dalcool est plus importante selon les régions. Elle est plus élevée dans les régions : à dominante rurale (exemple lAuvergne) à tradition viticole comme lAquitaine (95%) à lOuest avec la Bretagne et les Pays de la Loire

13 Lhomme a toujours ressenti le besoin de consommer des substances qui lui donnent lillusion dêtre plus heureux. En France, le vin est lélixir du bonheur, il est considéré comme le meilleur du monde. De plus, il existe différentes spécialités dalcool en fonction des régions.

14 Depuis lAntiquité, boire du vin et dautres boissons fermentées protège des microbes et des infections intestinales. Consommation courante permettant de joindre lutile à lagréable. Boire pour oublier (faim, froid, fatigue, tristesse), pour se soigner, ou simplement faire la fête.

15 Lorsquon trinque, on dit « à votre santé », car le vin était utilisé pour anesthésier les blessés. Lalcool a longtemps été utilisé pour guérir les hommes. Le grog était utilisé pour guérir le rhume. Nous pouvons constater que la famille procède souvent à un rite initiatique, en initiant lenfant ou ladolescent à la première prise de boisson alcoolisée, lors dun événement familial.

16 LAquitaine est la 2 ème région française pour les ivresses régulières. Elle se singularise par des usages réguliers dalcool et des ivresses alcooliques plus fréquentes que dans les autres régions. En effet, 1000 aquitains meurent chaque année dune pathologie directement liée à lalcool (cancer du foie, cirrhose…).

17 LAquitaine et ses férias : Les 1ères fêtes de Bayonne ont été officiellement déclarées ouvertes durant lété Ces fêtes ont été inspirées de la culture Espagnole avec les férias de Pampelune.

18 Dans le sud-ouest, lalcool représente la convivialité. En effet, lors des férias lalcool est largement présent. Il est difficilement concevable de participer à ces fêtes sans salcooliser, plus ou moins modérément. Ambiance : bandas, groupes de musique traditionnelle, bodegas, bars de rue et des milliers de personnes venues pour faire la fête et voir lalcool couler à flot… Tenue en blanc et rouge.

19 Ces férias représentent une rencontre dun jour ou dune vie, des amitiés ressourcées, des folies partagées avec des personnes auxquelles on ose à peine adresser la parole durant toute lannée. Point alcool : éthylotests gratuits, soupes, sandwiches, cafés. Croix rouge et pompiers mobilisés.

20 se saouler, sarsouiller, avoir un coup dans laile, se blinder, se bourrer la gueule, se cuiter, se murger, pinter, se mettre cartable, se mettre la mine, se prendre une chouille…

21 Alcool : drogue légale mais dangerosité analogue à lhéroïne ou à la cocaïne. 1ère cause daccidents mortels sur la route chez les ans. Néanmoins lalcool fait partie de la culture nationale.

22 La France, pays du vin, du cognac, de larmagnac et autre alcool blanc. Elle promulgue des lois pour préserver la santé publique mais cède devant les lobbies des marchands dalcool.

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24 25cl de bière à 5° = 12,5 cl de vin de 10 à 12° = 3cl dalcool distillée à 40° = 10g dalcool pur. Ces contenances correspondent aux doses normalisées, servies dans les cafés. Chez soi, on a tendance à augmenter parfois considérablement les quantités servies. Chaque verre fait monter le taux dalcoolémie de 0,20 à 0,25g en moyenne.

25 Augmentation du taux dalcoolémie à 0,30g/L en fonction du sexe, de la corpulence et de la prise ou non de repas. Autrement dit, pour prendre le volant, deux verres représentent une consommation de sécurité.

26 Les fabricants dalcool ont développé des stratégies marketing pour attirer les jeunes. Création de nouveaux produits comme premix et les alcopops.

27 Boissons mélangeant des sodas ou des jus de fruits avec des alcools forts. Goût sucré, peu onéreux. Boissons « faciles à boire » pour une clientèle jeune.

28 Mélanges de boissons alcoolisées (par ex : bière et téquila) ou dun alcool avec un arôme (vodka au citron).

29 Consommée de tous et toute l'année. Associée à la convivialité, au partage... Boisson dhomme mais maintenant séduit le public féminin. Plaisir de se retrouver, de partager ensemble un verre de bière en évoquant des souvenirs ou en plaisantant...

30 La France est connue pour la diversité de ses vins. Le vin suscite du plaisir. En Aquitaine, le vin a un pouvoir culturel du fait de la production viticole dans le Sud Ouest (Jurançon, Bordeaux, Saint- Emilion…). Il est ancré dans la tradition et fait souvent partie intégrante du repas. Il nest dailleurs pas rare que la famille propose aux jeunes de goûter le « bon vin » afin den apprécier sa saveur. Enfin pour les étudiants, le vin est moins consommé que les alcools forts mais est apprécié pour son goût lors des repas collectifs.

31 Les vins de liqueurs : ce sont des apéritifs à base de vin, vin de Porto ou de Madère… Les spiritueux consommés avec de leau : anisés, amers, liqueurs, crème de cassis… Les eaux de vie : whisky, gin, vodka, cognac, armagnac, rhum…

32 Phénomène provenant de lEspagne. Dose importante dalcool fort ou de mélange dans un shooter (petit verre) à boire dun seul trait. Entraîne une ivresse très rapide (Binge Drinking). Diversité de chupitos. Prix adapté à la population étudiante.

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34 Lalcool donne des forces Lalcool réchauffe Lalcool désaltère Rien nefface les effets de lalcool. Café salé, cuillerée dhuile... aucun " truc " ne permet déliminer lalcool plus rapidement.

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36 Fête et détente. Moyen de se sentir bien dans sa peau, daller plus facilement à la rencontre des autres, doublier les soucis, ou de célébrer un événement. Rechercher certains effets : oubli, délire, ivresse, sociabilité, plus de liberté, diminuer le stress et les difficultés de la vie quotidienne, aller au bout de ses limites...

37 Mieux vivre les études, relâcher la pression après les examens. Surmonter ses complexes. Besoins de reconnaissance et daffirmation, douverture et de découverte, de protection. Chez les étudiants les plus âgés : notion de plaisir à consommer de lalcool, surtout occasionnellement et en groupe.

38 Réponse à un mal être. Pratique qui peut devenir solitaire : alcool refuge. De la fête à livresse, au-delà des sensations déchange, de plaisir, de communication, lalcool procure pour ceux qui en font un usage fréquent des sensations dévasion, de « trip », dabandon de la réalité.

39 Lalcool provoque ivresse, défonce, voyages, sensations fortes. Permet une transfiguration du réel, loubli transitoire des difficultés existentielles. Instrument de « voyage » légal et surtout peu onéreux. Du fait de lévolution de la société et de la structure familiale, les étudiants présentent parfois une immaturité qui entraîne la recherche de limites.

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41 Lieu : contexte collectif : chez des amis (47%) ; dans des bars (21%) ; En famille (20%) ; 8 jeunes sur 10 ne se rendent pas en discothèque directement. En effet 61% passent chez des amis, 20% dans un bar.

42 Temps: Selon le baromètre santé 2000 : 44,4% des ans consomment de lalcool le samedi. Selon le baromètre santé 2005 : pour 4,5% des ans, le samedi est le jour où les quantités consommées sont les plus importantes. De plus, les étudiants sortent souvent le jeudi soir.

43 Consommation : 23 % des étudiants consomment de lalcool 1 à 2 fois par semaine 6 % en consomment 3 à 4 fois par semaine 1 % en consomment tous les jours 17 % des étudiants déclarent ne jamais consommer dalcool.

44 Comportement : Entre 20 et 25 ans : 20% des filles ont connu une ivresse sur les 12 derniers mois pour 48,3% des garçons. Consommation quotidienne rare chez les jeunes. Chez les ans, les quantités bues augmentent également avec lâge. [Baromètre santé 2005]. Les consommations regroupées en fin de semaine, mènent plus souvent à livresse que chez les adultes.

45 Le phénomène « BINGE DRINKING » (recherche rapide divresse) résume bien ces comportements. Les jeunes boivent moins souvent mais de façon plus excessive, plus enivrante. Celui-ci correspond à plus de 5 doses bar. En règle générale les étudiants consomment 20 verres par soirée. But : parvenir le plus vite possible à livresse, à la défonce. Ivresse aigue conduisant à se sentir délivré des limites corporelles ou langagières, permettant de plonger dans une sensation de bien-être et doublier les dangers et les soucis quotidiens. Cest un modificateur de la pensée.

46 Cest le principe du « boire pour boire ». Consommations spontanées et non réfléchies souvent nocturnes. La nuit semble légitimer les pratiques extrêmes et excessives. Les soirées, consacrées à la fête, et à la détente sont associés à lalcool, à leuphorie et à livresse. Ce sont des lieux, des temps de séduction et de jeu où la donne sociale est changée, où les rôles sociaux et les apparences sont modifiés et les codes de « Bonne conduite » oubliés. Les jeunes se lancent alors des défis. Consommation dalcool souvent associée à des jeux pour boire, prolonger leuphorie et lutter contre lennui.

47 Les jeunes associent souvent le cannabis à lalcool (40%) et les conséquences en sont dautant plus graves puisque le cannabis en complément de lalcool multiplie par 14 le risque daccident mortel. Ce mode de consommation, sil comporte des risques de passage vers la consommation excessive et la dépendance, expose aussi plus fortement aux accidents (circulation, vie courante…), à la violence et à certains actes délictueux.

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49 Soirées étudiantes : Nouveau type de consommation, avec alcoolisation massive, visant livresse ou lanéantissement de soi : la défonce. Les fabricants dalcool appelés « alcooliers » participent à lorganisation des soirées étudiantes : tarifs diminués pour augmenter la consommation dalcool et fidéliser la clientèle. Pourtant la loi est claire : « toute opération de parrainage est interdite lorsquelle a pour objet la propagande ou la publicité directe ou indirecte, en faveur des boissons alcooliques ». Les alcooliers cautionnent et financent les campagnes de sécurité routière avec la bénédiction des autorités. Celui qui conduit, cest celui qui ne boit pas, alors les autres ne vous gênez pas ! Il nous semble primordial de ne pas banaliser livresse et la défonce régulières des jeunes, sous prétexte quils sabstiennent sils prennent le volant.

50 Soirées entre amis : Pour une raison de coût : les étudiants restent chez eux pour consommer de lalcool avant de se rendre en soirée. Proximité avec la frontière Espagnole : alcool moins cher. « Réserves » en prévision des futures soirées. On peut rajouter que depuis linterdiction de fumer dans les bars, les étudiants préfèrent consommer de lalcool chez eux.

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52 Effets de lalcool sur lorganisme : Plus le taux dalcoolémie est élevé, plus les risques immédiats sont accrus. Lalcool : modifie le comportement : excitation, désinhibition, bien-être passager. altère les réflexes, la coordination des mouvements, les capacités de concentration, et de prise de décisions. Avec un taux dalcoolémie supérieur à 2 g / L de sang, il y a un risque dendormissement ; au-delà de 3 g / L de sang, le risque de coma éthylique est élevé. Une unité dalcool fait monter le taux dalcoolémie à 0,20 g / L de sang pour un homme de 70 kg, à 0,33 g / L de sang pour une femme de 50 kg.

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54 Alcoolémie faible à modérée ( g/L) : légère euphorie, bien-être, détente, sensation de chaleur, atteinte mineure du raisonnement et de la mémoire, diminution significative des performances automobiles. Alcoolémie moyenne ( g/L) : atteinte de la coordination motrice et perte du jugement, de l'équilibre, du temps de réaction, conduite automobile interdite.

55 Alcoolémie sévère ( g/L) : atteinte majeure de la motricité et de l'équilibre. Alcoolémie très sévère (1.2g/L et plus) : perte d'équilibre complète, nausées, vomissements, perte de conscience, coma possible.

56 Près d1/3 des étudiants a déjà eu le sentiment davoir trop bu au cours de sa vie, 42 % au cours des 12 derniers mois. Une consommation abusive dalcool peut également entraîner une baisse de la vigilance pour les risques sexuels.

57 Les effets à long terme : Risque de dépendance, notamment pour ceux qui «tiennent bien lalcool ». Risque daccoutumance. La consommation dalcool est néfaste pour la santé : cancers de la bouche, de lœsophage, de la gorge, cirrhose du foie, troubles du système nerveux, troubles psychiques (anxiété, dépression). 2 ème cause de mort évitable en France après le tabac. Le cerveau est en maturation jusquà lâge de 25ans et la consommation dalcool modifie alors la structure cérébrale et perturbe le fonctionnement du système nerveux. Au fur et à mesure on observe un phénomène dadaptation. Attitude de déni chez les étudiants.

58 La sécurité routière : Les effets de l'alcool au volant rétrécissement du champ visuel augmentation de la sensibilité à léblouissement altération de lappréciation des distances et des largeurs diminution des réflexes surestimation de ses capacités effet euphorisant

59 Un sujet en bonne santé élimine 0,10 g à 0,15 g dalcool par heure. Les jeunes de 15 à 24 ans représentent 13 % de la population française… et 28 % des tués sur la route. Les accidents de la circulation sont la première cause de mortalité pour cette tranche dâge. Cest pourquoi, le seuil dalcoolémie interdisant de conduire est de 0,5 g dalcool par litre de sang, soit 0,25 mg dalcool par litre dair expiré.

60 Le risque daccident mortel augmente considérablement avec le taux dalcoolémie, il est : multiplié par 2 à 0,5 g/l multiplié par 10 à 0,8 g/l multiplié par 35 à 1,2 g/l Dans les accidents avec alcool, le taux moyen est de 1,5g/L de sang.

61 Lalcool et la violence Lalcool peut générer des dommages sociaux. Il facilite les passages à l'acte dans les cas de violence physique, de dégâts matériels (vols, casse…) et de délits sexuels.

62 Lalcool et les conduites sexuelles à risque Sous leffet de lalcool, on oublie aussi de se protéger et un seul rapport sexuel non protégé suffit pour être contaminé par le virus du Sida, par dautres IST ou pour provoquer une grossesse non désirée.

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64 Le coma éthylique Conséquence d'une absorption importante d'alcool. Au-delà de certaines doses, l'alcool entraîne une somnolence de plus en plus importante, et une insensibilité à la douleur qui va rendre le réveil du sujet d'autant plus difficile. Il peut entraîner la mort. Dans cet état, la personne ne peut plus se défendre et devient vulnérable à toutes les "agressions" extérieures.

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66 DEPISTAGE : en cas d'accident de la circulation ayant occasionné un dommage corporel, même si l'automobiliste n'en est pas responsable en cas d'infraction au code de la route (même en dehors d'un état d'ivresse manifeste). En 2007, contrôles de police/gendarmerie ont été réalisé et 6735 étaient positifs soit 2 à 3%.

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68 PREVENTION : Créer un kit dinformation pour les organisateurs de soirées. Élaborer une charte de bonne conduite entre les bureaux des élèves et les directions détablissements. Revoir la taxation sur les boissons « prémix ». Développer, en milieu étudiant, des programmes de prévention sur les risques liés à lalcool. Intervention du coordinateur de la sécurité routière en collège, lycée, faculté.

69 PRATIQUE : Dépistage fait par un éthylotest : appareil simple mesurant le taux d'alcool dans l'air expiré. Vérification du taux dalcoolémie : en cas de dépistage positif ou si un étudiant refuse de se soumettre au dépistage simple par éthylotest. Néanmoins, le plus important est de désigner avant de partir en soirée celui qui ne boit pas.

70 SANCTIONS : le gouvernement privilégie la répression à la prévention. Si le taux d'alcool est compris entre 0,5 et 0,8 g/L de sang, le risque est une amende forfaitaire de 135 Euros et la perte de six points du permis de conduire. Si le taux d'alcool est supérieur à 0,8 g/L de sang le risque est d'être puni par 2 ans d'emprisonnement et de euros d'amende. Ce délit donne lieu à la perte de six points du permis de conduire. De plus, sil y a association de consommation de stupéfiants et d'alcool à un taux prohibé, la peine encourue est de 3 ans d'emprisonnement et de euros d'amende. Enfin, si un accident est provoqué sous l'emprise de l'alcool, l'amende sera portée à euros.

71 9 à 10% des jeunes Français âgés de ans présentent des signes dusage problématique dalcool. Augmentation du « BINGE DRINKING » Les comportements de poly consommation majorent linquiétude en rapport avec les problèmes daddiction chez les jeunes. Lexcès dalcool chez les jeunes est responsable de décès par intoxication, daccidents de la route, dactes de violence avec blessures, séquelles et handicaps, de conséquences sociales (absentéisme et démotivation, tentatives de suicides, rapports sexuels non protégés imprévus).

72 Mesures - développer les consultations jeunes consommateurs au sein des centres de soins daccompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). - réaliser une campagne média afin de sensibiliser les jeunes aux dangers immédiats dune consommation dalcool sinscrivant dans une recherche divresse (TV et dispositif Web).

73 Acteurs - mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) ; - ministère de la santé de la jeunesse et des sports ; - ministère de léconomie et des finances – secrétariat dEtat à la consommation et au tourisme ; - ministères de lintérieur / de la défense pour les contrôles ; - institut national de prévention et déducation pour la santé (INPES) ; - centres de soins daccompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ; - observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

74 Financement Le coût de la campagne média est estimé à 3,5 millions deuros.

75 Les jeunes et linformation santé : mieux connaître le numéro vert Fil Santé Jeunes « Fil santé jeunes » : service anonyme et gratuit. Numéro vert accessible 7 jours sur 7 de 8h à minuit au But : sécuriser le jeune et favoriser sa prise de parole et sa liberté dexpression. La plate-forme téléphonique traite en moyenne appels par an. Les thèmes les plus abordés concernent la santé physique, psychologique et sociale.

76 Mesures - Transformer le numéro actuel en numéro à 4 chiffres pour une meilleure mémorisation. - Expérimenter la gratuité des appels depuis un mobile. - Améliorer le site internet en termes dergonomie, dattractivité. - Développement dune stratégie de lutte contre les excès de la consommation dalcool en lien avec les différents partenaires.

77 Acteurs - Institut national de prévention et déducation pour la santé. Financement - pour la campagne de promotion : euros - pour le numéro à 4 chiffres : euros /an - pour la gratuité des appels depuis un téléphone mobile : euros pour une année dexpérimentation Sources du financement : INPES

78 La consommation dalcool, de tabac ou de drogues illicites, est un phénomène qui touche lensemble de la population française. Les conséquences de cette consommation (mortalité prématurée, maladies), en font donc un problème majeur de santé publique et de sécurité (accidents, violences, délinquance). Une action efficace mobilise lensemble des acteurs sociaux qui ont un rôle à jouer pour améliorer la réponse de la société aux risques liés à l'usage et à l'abus des drogues. Urgence face à lévolution des consommations : créer à lécole une prévention précoce, intense et à tous les niveaux de scolarité.

79 Objectifs : Réduction des consommations Eviter le développement massif, notamment chez les jeunes, de pratiques addictives. Empêcher ou retarder lexpérimentation des différentes substances. La durée du plan a été fixée à cinq ans. Le rôle des médecins généralistes est de repérer lusage nocif de produits addictifs

80 Des objectifs spécifiques Réduire de 20% la consommation moyenne dalcool par habitant au terme de la période quinquennale Diminution de la consommation régulière dalcool chez les jeunes Baisse de la prévalence des comportements d'ivresse Normes de l'OMS : 2 unités dalcool par jour pour les femmes, 3 pour les hommes, une journée au moins sans alcool par semaine, un maximum de 4 verres en une seule occasion. Réduire les ivresses répétées (plus de 3 ivresses pendant l'année) chez les hommes et celle de la consommation dalcool lors dactivités comportant des risques daccident pour soi ou autrui.

81 Réduire les comportements à risque et les accidents de la circulation liés aux consommations festives. Les discothèques seront équipées en éthylotest électroniques gratuits. Les contrôles préventifs dalcoolémie seront organisés pour avoir, par leur fréquence et leurs horaires, une véritable portée dissuasive. Programmes en partenariat pour offrir des boissons non alcoolisées moins chères. Former le personnel à intervenir en cas de consommation excessive, organiser des services de transport, mener des actions préventives. Drogues Alcool Tabac Info Service (le 113 depuis juin 2001).

82 Les campagnes Depuis 2001 lINPES informe le grand public sur les risques liés à livresse, à une consommation régulière mais excessive dalcool par une campagne de communication explicite, « lalcool, pas besoin dêtre ivre pour en mourir ». Messages appropriés aux différents groupes de buveurs ou aux manières de boire. Diffusion de ce message par : des spots à la télévision, un guide pratique à destination des professionnels, un dépliant dinformation En janvier- février 2002 : une campagne radio a alerté les jeunes de 15 à 25 ans sur leurs poly consommations.

83 Soins face à lusage nocif et à la dépendance Le traitement de la dépendance est souvent tardif, limitant lefficacité des moyens thérapeutiques disponibles. Le système de soins doit donc offrir une gamme diversifiée de réponses thérapeutiques adaptées à chaque personne. Repérer labus ou la dépendance le plus tôt possible pour proposer une prise en charge.

84 Loi du 10 janvier 1991, dite « loi Evin » But : lutter contre les comportements dangereux liés à la consommation dalcool, par la : - limitation de la publicité - information du consommateur - protection du consommateur et des mineurs - rôle des associations (possibilité de poursuivre en justice) - amplification de la vigilance en créant un réseau de veille judiciaire (justice, santé, affaires sociales, …) et en coordonnant laction des associations.

85 Actions préventives de sensibilisation auprès de cette population : Confronter les jeunes à leur propre consommation par le biais de questionnaires afin dentraîner une prise de conscience de leur part ;

86 Travailler en réseau avec les différents professionnels concernés pour une prise en charge globale et pour diriger au mieux ces jeunes en fonction de leur problème Orienter les jeunes au cas par cas en fonction de leur propre consommation pour quil soit pris en charge par le professionnel le mieux adapté

87 Essayer de comprendre les motivations et raisons de leur prise dalcool pour traiter le ou les problèmes sous-jacents Proposer une information interactive au sein des établissements supérieurs (Ecole de commerce, Faculté…) pour les sensibiliser aux risques et aux conséquences de leur comportement

88 Essayer de comprendre les motivations et raisons de leur prise dalcool pour traiter le ou les problèmes sous-jacents Proposer une information interactive au sein des établissements supérieurs (Ecole de commerce, Faculté…) pour les sensibiliser aux risques et aux conséquences de leur comportement

89 Proposer aux associations détudiants de limiter lorganisation des soirées « open bar » pour éviter le « binge drinking » Motiver lidée de mettre en place des navettes gratuites lors de soirées

90 Du fait de nos recherches et de notre confrontation avec la population concernée ainsi quavec les professionnels, nous nous sommes rendu compte de lampleur de ce phénomène qui est un réel problème de santé publique. La fréquence et le mode de consommation dalcool nous semblent inquiétant de par la recherche dune ivresse rapide et excessive. Il en ressort que les jeunes nont pas conscience de limportance des quantités dalcool bues qui sont massives, dautant quils ne se rendent pas compte que la quantité dalcool absorbée varie considérablement entre la dose préparée à la maison et la dose servie dans un bar.

91 En effet, daprès les professionnels les doses faites à domicile représentent trois à quatre fois les doses normalisées dans les bars. De plus, on peut qualifier la consommation dalcool chez les étudiants comme un comportement à risque. Cependant il est important de noter, que certains étudiants développeront une dépendance à lalcool et auront donc un rapport pathologique à celui-ci. Par conséquent, il est nécessaire de mettre en place une prévention adaptée à cette population.

92 MERCI DE VOTRE ATTENTION


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