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C'était un gamin, un gosse de Paris, Pour famille il n'avait qu' sa mère Une pauvre fille aux grands yeux rougis, Par les chagrins et la misère Elle.

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4 C'était un gamin, un gosse de Paris, Pour famille il n'avait qu' sa mère Une pauvre fille aux grands yeux rougis, Par les chagrins et la misère Elle aimait les fleurs, les roses surtout, Et le cher bambin tous les dimanche Lui apportait de belles roses blanches, Au lieu d'acheter des joujoux La câlinant bien tendrement, Il disait en les lui donnant :

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6 "C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman Voici des roses blanches, toi qui les aime tant Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"

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8 Au printemps dernier, le destin brutal, Vint frapper la blonde ouvrière Elle tomba malade et pour l'hôpital, Le gamin vit partir sa mère Un matin d'avril parmi les promeneurs N'ayant plus un sous dans sa poche Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche, Furtivement vola des fleurs La marchande l'ayant surpris, En baissant la tête, il lui dit :

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11 "C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"

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13 La marchande émue, doucement lui dit, "Emporte-les je te les donne" Elle l'embrassa et l'enfant partit, Tout rayonnant qu'on le pardonne Puis à l'hôpital il vint en courant, Pour offrir les fleurs à sa mère Mais en le voyant, tout bas, Une infirmière lui dit "Tu n'as plus de maman" Et le gamin s'agenouillant dit, Devant le petit lit blanc :

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15 « C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas Toutes ces roses blanches, tu les emporteras ».

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17 Berthe Sylva, pseudonyme de Berthe Faquet, est une chanteuse française, née à Brest le 7 février 1885, décédée à Marseille le 26 mai Elle aurait passé son enfance à Brest avant de se faire employer comme femme de chambre. Elle se serait mise à la chanson vers En 1928, Berthe Sylva se produit au caveau de la République. C'est grâce à Léon Raiter, l'auteur de " Les Roses blanches" qu'elle se met à enregistrer, tout d'abord chez Idéal, puis chez Odéon. Le succès est foudroyant. « Le Raccommodeur de faïence », enregistré en 1929, se serait vendu à exemplaires en deux ans. Les tournées en province se multiplient puis on lentend à Paris : Pacra, le Bataclan, lEuropéen, la Gaité-Montparnasse mais les grandes salles la boudent. Elle partage un moment l'affiche avec Fred Gouin, chanteur très prolixe en enregistrements. Quelques anecdotes d'une authenticité plus ou moins douteuse jalonnent le parcours flamboyant de Berthe Sylva. En 1935, ses admirateurs marseillais lacérèrent les banquettes de l'Alcazar. Berthe Sylva se fixe à Marseille en Le chanteur Darcelys y fut l'un de ses amis les plus fidèles. Elle meurt minée par la boisson et la pauvreté. Sa maison de disques finance les obsèques auxquelles seuls quelques amis assistent.

18 Conception et réalisation : L. Cavallari Chanson : « Les roses blanches » interprétée par Berthe Sylva. Paroles : C. Pothier / L. Rathier Images du Net et personnelles. Date : Juin Mes diaporamas sont hébergés Sur le site :

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