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La réactivation de la grandeur impériale

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Présentation au sujet: "La réactivation de la grandeur impériale"— Transcription de la présentation:

1 La réactivation de la grandeur impériale
Napoléon Ier entre mythe et réalités : de la propagande à la satire D’après le tableau de Ingres, « Napoléon 1er sur le trône impérial », 1806, Musée de l'Armée, Hôtel des Invalides, à Paris. Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne. Cette publication (communication) n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

2 La présentation de l’œuvre
Le sujet et son contexte historique Le tableau : « Portrait de Napoléon Ier sur le trône impérial » est une huile sur toile de très grande dimension (260 x 1,63 cm). Elle est aujourd’hui conservée au Musée de l’armée à Paris (dépôt du Musée du Louvre). « L’Empereur Napoléon Ier Par la Constitution de 1804, approuvé par un plébiscite, Bonaparte devient Empereur des Français « par la grâce de Dieu et la souveraineté du peuple ». Il est sacré en présence du pape Pie VII à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Par la propagande il cherchera à rendre légitime aux yeux des Français son pouvoir après la période révolutionnaire dont il se réclame d’ailleurs héritier. Il veut aussi établir un empire héréditaire. Il encourage donc les artistes à participer à ce culte impérial. L’œuvre que nous allons étudié a été achetée par le Corps législatif. En 1815, après la capitulation de Napoléon, le tableau est transféré au musée du Louvre. Depuis 1832, il a été transféré aux Invalides. Il est exposé au public depuis le début du XXe siècle. sur le trône impérial en habit de sacre » tableau peint par Jean-Auguste Dominique INGRES réalisé en 1806, deux ans après le sacre impérial de Napoléon. C’est aussi l’année ou est rétabli le calendrier grégorien après 13 ans de calendrier révolutionnaire.

3 L’artiste dans son temps et au delà
« Autoportrait », 1804. « Bonaparte, Premier Consul », Ce tableau qui se trouve à Liège, en Belgique, a été commandé par Bonaparte à Ingres. Jean-Auguste Dominique INGRES ( ) Né à Montauban, il fait ses études de peinture à Toulouse puis à Paris où il devient l’élève du célèbre David. Après plusieurs séjours en Italie où il sera influencé par la Renaissance (voir l’influence de Raphaël dans « la Grande Odalisque ») il s’imposa de son vivant comme un peintre majeur. Il est classé dans le courant artistique du néoclassicisme. Un portraitiste exceptionnel au delà du classicisme « La Grande Odalisque », 1814, est une des œuvres les plus célèbres d’Ingres. Elle fut commandée par la sœur de Napoléon, Caroline Murat reine de Naples. Dessinateur hors pair (il a été souvent comparé à Raphaël), Ingres a, pour le poète Baudelaire, « la rigueur d’un chirurgien » qui cherche à exprimer « le beau idéal ». Il pousse le classicisme à son maximum (sujets, techniques) ce qui en fait un précurseur du romantisme et du réalisme toujours aux yeux du critique d’art qu’était aussi Baudelaire. « Le bain turc », 1862, est considérée comme l’une des œuvres les plus abouties de l’artiste. Croquis préparatoires pour « Le bain turc » Un modèle pour de nombreux peintres « La Grande Odalisque d'après Ingres », 1907, Picasso Il est considéré, avec David, comme l’inspirateur direct du mouvement académique (Bougereau, Gérôme, Cabanel). C’est pour cela que pendant longtemps on a sous-estimé son génie créatif par rapport aux peintres romantiques ou de la 2ème moitié du XIXème siècle. Mais aujourd’hui on redécouvre qu’il a beaucoup influencé des impressionnistes comme Degas ou Renoir ou Picasso qui disait de lui « Il est notre maître à tous ».

4 Une réinterprétation de la tradition des portraits officiels
Depuis le Moyen-Age les rois de France ont utilisé les portraits officiels comme un moyen de promouvoir leur règne au travers d’un culte royal. Les portraits en habit de sacre se multiplièrent à partir d’Henri IV c’est à dire au moment ou commence à se mettre en place la monarchie absolue. Le plus célèbre est celui de Louis XIV par Rigaud. Comme nous l’avons vu Napoléon Ier reprend cette tradition après la Révolution. Mais Ingres voulu faire un portrait officiel original. Il n’a pas cherché à reproduire de façon exacte le visage de l’empereur afin d’insister plus sur la fonction impériale, quasi divine, que sur la personne de Napoléon. Par contre tout le reste (les symboles du pouvoir, le tapis…) est très détaillé. Ce choix a choqué. En effet, lors de sa création ce tableau a été beaucoup critiqué et a été oublié car jugé non conforme aux gouts de l’époque. Les commanditaires n’ont pas osé l’offrir à l’Empereur. L’audace et le style de Ingres ne furent reconnus que plus tard. Charles VI (15e s. - Bibliothèque Nationale, Paris). La mise en scène du pouvoir Hyacinthe Rigaud, portrait de Louis XIV en tenue de sacre, 1701,Musée du Louvre, Paris. Louis XV par Louis-Michel Van Loo ( Versailles)

5 La mise en scène du pouvoir absolu du plus grand souverain du temps
Description, analyse et interprétation de l’œuvre Un portrait d’apparat L’Empereur est assis sur un trône d’or qui est surélevé grâce à une marche. Napoléon tient les regalia (symboles de la monarchie française) et est coiffé d’une couronne de laurier en or. Il porte un manteau de pourpre doublé d’hermine et pose ses pieds sur un coussin cousu de fils d’or posé lui-même sur un tapis orné des signes zodiacaux et de l’aigle impérial.

6 La mise en scène du héros
Lumière et couleurs pour mettre en valeur le personnage et le visage L’arrière plan est sombre et la lumière vient de la gauche selon la tradition classique. Mais Ingres joue avec ce clair- obscur en le dépassant pour permettre de faire ressortir le buste et le visage blancs. C’est ce visage qui a été très critiqué à l’époque car il ne ressemblait pas assez au Napoléon réel. Mais c’est justement ce qui a été recherché par Ingres : il voulait donner une image abstraite et universelle du pouvoir… C’est une quasi déification du souverain : ce visage semble de marbre, il est inexpressif et statique. Il semble posé sur le buste. Il n’y a pas de détails, de précision sur ce visage alors que tout le reste du tableau est très précisément détaillé.

7 Des lignes droites qui statufient l’Empereur
Les diagonales de la moitié supérieure du tableau accentuent ce phénomène et ajoutent de l’assise au personnage. De la terre vers le ciel L'axe de symétrie vertical va de la rosace du dossier du trône au cou de l’aigle en passant par le nez de Napoléon, le centre de la médaille de la Légion d’honneur puis l’œil de l’aigle. Ceci met en évidence la personne de l’empereur comme intermédiaire entre les hommes et le divin. Le sceptre et la main de justice ouvrent une voie vers le ciel en dessinant un triangle. Napoléon semble à la fois descendu du ciel ou appelé par le ciel. Cet aspect est renforcé par la position sur un trône se trouvant sur une marche. Napoléon surélevé est au-dessus de ses sujets.

8 Des courbes qui animent
Les cercles encadrent et mettent en relief le visage de l’empereur. Les courbes donnent vie au tableau et accentuent le mouvement d’élévation. Cette élévation est portée par les ailes de l’aigle.

9 Le travail de composition sur le visage, le buste et le dossier du trône à partir d’emboîtement géométriques permet de renforcer la priorité mise sur le visage. Il accentue aussi le mouvement d’élévation et donne un caractère sacré au personnage (l’auréole des saints).

10 Une sacralisation du pouvoir s’inspirant des œuvres passées
Ingres, « Jupiter et Thétis », 1811, Aix-en-provence, musée Granet. Une sacralisation du pouvoir s’inspirant des œuvres passées Zeus Olympien, dessin de reconstitution par Bure, début XIXème Hubert et Jan van Eyck, Dieu le père, polyptyque de L'Agneau mystique. Le Dieu bon de l’art gothique Au sommet de la hiérarchie, le Zeus de l’art classique Christ Pantocrator, Mosaïque byzantine, du milieu du XIIe siècle. Le Christ guide de la communauté, les influences byzantine et romane Ingres cherche en s’inspirant des traditions de l’art religieux et de l’art grec à mettre en avant la grandeur du nouvel empereur. Puissance, calme, sagesse semblent justifier sa domination sur les autres hommes. Il semble l’égal des dieux. Christ en majesté, détail du tympan de Conques, début du XIIe siècle. Napoléon en posture de : Jupiter, Zeus Dieu le père (de la Nation) Christ triomphant

11 Affirmer la légitimité du pouvoir de Napoléon
Les lauriers symbole de victoire (1805 Austerlitz) Le culte du général victorieux Le sceptre de Charlemagne : le pouvoir de diriger les hommes Manteau de pourpre et d’or : symbole de la prospérité L’épée de Charlemagne : l’armée L’aigle impérial L’aigle impérial D’abord la référence à l’Empire romain Puis au 1er empereur d’Occident Napoléon se veut l’héritier légitime de l’histoire : Des empereurs romains De Charlemagne Christ triomphant

12 Dans la continuité des souverains français
Le sceptre : le pouvoir de diriger les hommes Les « abeilles » d’or : symbole de Clovis (1er roi de « France » et des Mérovingiens repris par Napoléon. La main de justice : le juge suprême Le grand collier de la Légion d’Honneur (1802) N Le N de Napoléon : la personnalisation du pouvoir Le culte du héros  L’aigle impérial Dans la continuité des souverains français Les abeilles : Symbole d'immortalité et de résurrection, les abeilles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France. En effet, des abeilles d'or (en réalité des cigales) avaient été découvertes en 1653 à Tournai dans le tombeau de Childéric Ier, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France. Pour asseoir le pouvoir des Bonaparte Napoléon se veut l’héritier légitime de l’histoire : Des empereurs romains De Charlemagne Des rois de France Une nouvelle dynastie :

13 Napoléon détient le pouvoir absolu
La main de justice : pouvoir judiciaire Le sceptre : pouvoir exécutif L’épée de Charlemagne : l’armée La balance : pouvoir judiciaire Un hommage à Raphaël avec cette petite copie de la « Vierge à la Chaise » Napoléon concentre tous les pouvoirs : Éxécutif Judiciaire Religieux Militaire Madone à l’enfant : concordat avec l’Eglise en 1801 = paix religieuse

14 Une œuvre au service de la propagande impériale
Ingres a donc choisi de déshumaniser Napoléon pour mettre en avant la fonction impériale en l’inscrivant dans la longue tradition des souverains français (habits, regalia). Mais au delà c’est une image de grandeur, de majesté qui l’emporte. L’empereur est même divinisé en tant qu’homme providentiel qui met fin à dix ans de révolution et qui étend les conquêtes de la France à près de la moitié de l’Europe. Cette allégorie du pouvoir absolu du souverain en fait un personnage mythique, quasi sacré.

15 Le détournement de l’œuvre : la satire
Ingres « au service » de l’opposition à Napoléon « La médaille N°Ier / Les chiens couchans de la cour du grand Cirus », Eau-forte colorée anonyme français de 1812, Paris, Bibliothèque Thiers Les médailles et monnaies, très à la mode à l’époque sont utilisées pour la propagande et la glorification du pouvoir. Napoléon est représenté en Dieu destructeur : un dieu de lumière, dont les rayons sont des baïonnettes ; et le sceptre, la faux de la mort. Médaille pour le Mariage de Napoléon et de Marie Louise, 1810 le trône des armes A la manière des médailles impériales la contrepropagande royaliste dénonce le pouvoir tyrannique et criminel de Napoléon. A ses pieds rampent des chiens, symboles de la soumission de ceux qui flattent. Nous voyons aussi que l’œuvre satirique s’inspire des très nombreuses productions qui glorifient Napoléon. Là aussi en les détournant. Napoléon est comparé à Cyrus, un roi perse de l’Antiquité, qui est le prototype du tyran oriental.

16 Napoléon un tyran sanguinaire
Sceptre = faux = mort « l’ogre corse » comme le surnomment les Anglais Tiare du pape : cf. humiliation de Pie VII en 1804 Le trône : pouvoir repose sur la guerre et la force Aristocratie soumise : en 1808 création d’une noblesse d’Empire Le mépris de la religion : breloques, croix, croissant musulman Légion d’honneur ridiculisée Justice soumise : juges nommés par l’empereur Armée soumise : c’est la base du régime Le régime de Napoléon est dénoncé comme : Autoritaire (libertés confisquées) Dictatorial (pouvoir personnel) Répressif (régime policier, pas d’opposition) Militariste (victoires et armée à la base du régime) Belliciste (agressif envers les pays voisins) Napoléon est comparé à Cyrus, le fondateur de l’empire achéménide ( av. J.-C.), considéré alors comme un despote oriental. Écrivains soumis : Censure dès 1805 Peuple soumis : déportation des révolutionnaires, interdiction des grèves et des syndicats, livret ouvrier pour le contrôler Clergé soumis : 1801 : Concordat 1806 : catéchisme impérial

17 Conclusion : Le Napoléon de Girodet, 1812 Le Napoléon de Lefèvre, 1811
Le Napoléon de Gérard, 1805 Le Napoléon de Lefèvre, 1811 Le Napoléon de Girodet, 1812 Le classicisme Le réalisme Entre sacré et réalisme C’est le tableau de Gérard qui fut choisi par les autorités pour honorer l’Empereur. Il était bien moins novateur que celui de Ingres mais il correspondait au gout du temps et à l’image que l’on voulait donner de Napoléon à cette époque. Le sacré


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