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Bilan de la recherche sociale au Québec auprès des jeunes en difficulté et leur famille Claire Chamberland Titulaire Chaire de recherche senior du Canada.

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Présentation au sujet: "Bilan de la recherche sociale au Québec auprès des jeunes en difficulté et leur famille Claire Chamberland Titulaire Chaire de recherche senior du Canada."— Transcription de la présentation:

1 Bilan de la recherche sociale au Québec auprès des jeunes en difficulté et leur famille Claire Chamberland Titulaire Chaire de recherche senior du Canada sur la victimisation des enfants École de Service social Université de Montréal Richard Cloutier Professeur Émérite associé à lÉcole de psychologie Université Laval RUIJ

2 Un peu dhistoire RUIJ

3 3 En 1981, les CJ nexistaient pas Les ordinateurs personnels nexistaient pas encore Ni le courriel, ni internet… Mais la recherche sociale existait Dans les universités (CRSH, CQRS, FCAC…) Dans les Centres de services sociaux avec plusieurs chercheurs en établissement. Mais cela ne fonctionnait pas de la même manière…

4 RUIJ Des CSS aux CPEJ la commission denquête sur la santé et les services sociaux (le rapport Castonguay- Neveu) => les CLSC, les CSS – le rapprochement de la santé et du social Janvier 1979: La LPJ entre en vigueur 1990: la révision de la Loi sur la santé et les services sociaux sur la base de lanalyse de la Commission Rochon (rapport en 1988) => Nouvelle Loi en 1991 avec réaffirmation du rôle du réseau des CLSC et apparition des CPEJ ou CJ maintenant (fusions, intégration, mission jeunesse) Les CSS faisaient de la recherche (ex.: Micheline Mayer, Teresa Sherif, …)

5 Deux documents marquants qui ont structuré les objets et dynamiques de la recherche sociale 5 décembre 1991 Un Québec fou de ses Enfants: objectifs pour les 10 prochaines années (il faisait lui-même suite aux rapports Batshaw -1975, Charbonneau -1982, Harvey I et II- 1988/1991) mais cétait «notre rapport», résultat dune vaste consultation.Réduire de 25 à 30% négligence, abus, marginalisation.Réduire de moitié pauvreté des jeunes familles.Accent sur la prévention et concertation et action communautaire 15 juin 1992 La Politique de la Santé et Bien-Être et ses 19 objectifs notamment les mauvais traitements, les troubles de comportement des jeunes, la délinquance, la violence faite aux femmes, l'itinérance, l'alcoolisme et l'usage abusif des psychotropes, les problèmes de santé mentale ou le suicide. ex. « D'ici l'an 2002, diminuer les cas d'abus sexuel, de violence et de négligence à l'endroit des enfants, et atténuer les conséquences de ces problèmes». RUIJ

6 La phase égocentrique deux CULTURES qui coexistent Deux dynamiques/modèles historiques Lexpérimentation sociale Lanalyse décisionnelle RUIJ

7 Deux dynamiques/modèles historiques: Phase Égocentrique LExpérimentation sociale Pour chercheur universitaire, milieu=un terrain Expertise des chercheurs est spécialisée Contrôle les questions de recherche Enjeu: Qualité des connaissances; validité interne; contrôle des variables (devis; randomisation) Implantation de programme: degré de conformité Transfert des connaissances: diffusion « top-down » Limites: savoir fragmenté, accent sur le quoi et pourquoi au détriment du comment RUIJ

8 Deux dynamiques/modèles historiques: Phase égocentrique LAnalyse décisionnelle Le chercheur en établissement subordonné aux questions de la direction et aux urgences de laction Expertise des chercheurs est plus polyvalente Enjeu: pertinence sociale, stratégique et politique Recherche de type utilitaire Limites: savoir morcelé et plus centré sur le court- terme; peu de programmation de recherche RUIJ

9 Des exceptions notables De vraies concertations, il y en a eu: Jeannine Guindon (les forces du moi; Le Centre de psychoéducation du Québec) Noël Mailloux ( le Centre dOrientation/fondation du département de psychologie de lUniversité de Montréal avec Gilles Gendreau, Marc Leblanc, Claude Bilodeau Boscoville – La psychoéducation au Québec est née dun partenariat université/milieu de réadaptation (aujourdhui: plus de 3000 membres de lOrdre des psychoéducateurs au Québec) CRSC – 1985 Fédération des CLSC (Hector Ouellet, Marie Simard, Jacques Vachon.. JEFAR actuel) Micheline Mayer au CJMtl, Teresa Sherif au CJQ RUIJ

10 Mais quest-ce quune culture? RUIJ

11 Dimensions dune culture 1. Univers symboliques (valeurs, croyances, idées, coutumes et pratiques 2. Rapports Sociaux (mode dorganisation, rôles et échanges) 3. Culture matérielle (outils de travail) RUIJ

12 Le milieu universitaire valorise Le milieu de pratique valorise La pertinence des connaissances La qualité des services Lautonomie professionnelle La démarche intuitive- déductive Les savoirs implicites et explicites RUIJ La qualité scientifique des connaissances La crédibilité scientifique La liberté académique La démarche hypothético-déductive Les savoirs systématisés

13 Le chercheur universitaire Obéit à des obligations de production scientifique (temps, type de production, publication et subvention) La sanction vient de lévaluation par les pairs Conçoit des théories du problème qui débouchent sur des théories de laction. Le praticien Obéit à des obligations dintervention (répondre à la demande, sajuster aux virages) La sanction vient de la satisfaction des clientèles et de la résolution de problèmes Conçoit des théories de laction qui débouchent sur des théories du problème. RUIJ

14 Le milieu universitaire Le milieu de pratique sappuiesappuie Sur un fonctionnement collégial et une adhocratie (lexistence de petites équipes centrées sur latteinte dun objectif) Le savoir-penser permet de chercher et générer des connaissances de qualité Sur des lignes de gestion et une autonomie professionnelle encadrée par des lois Le savoir-faire permet de trouver des réponses concrètes aux questions des gestionnaires/intervenants. RUIJ

15 Elle repose, à luniversitéEn milieu de pratique, sur elle dépend La démarche scientifique La littérature Les modèles théoriques Les devis Les instruments Les statistiques Des protocoles et mesures De la programmation Des approches dintervention RUIJ

16 RUIJ Un troisième modèle en émergence? Stade allocentrique Ouverture à lautre : fréquentation; interactivité;réciprocité; lieux institués communs Co-opération chercheurs/milieux (du co- développement de la programmation jusquaux co- auteurs du transfert des connaissances) Défi de relever le choc culturel de deux mondes distincts dont lancrage et lhistoire diffèrent

17 RUIJ Évolution des objets, méthodes et contextes de recherche

18 RUIJ Évolution des objets /99 Recherches compréhensives, fondamentales, +axées sur développement normatif de lenfant Peu de recherches sur problématiques et sur intervention/prévention/évaluation

19 /99: Thèmes principaux 1) Développement de lenfant Sensibilité maternelle Conduites parentales Compétence sociale Co-parentalité Conflits conjuguaux Performance scolaire Interaction garderie-famille 2) Familles et réorganisations Séparation, relation dans fratrie 3) Développement cognitif, psychologie sociale, méthodologie Jugement, raisonnement morale, schéma de soi, estime de soi 4) Inadaptation sociale Étude longitudinale de lagressivité, anxiété RUIJ

20 Évolution des objets Recherches appliquées Axées davantage sur des problématiques Augmentation de projets dintervention/prévention et dévaluation RUIJ

21 : Thèmes principaux 1) Problématiques Inadaptation sociale Mauvais traitements Problèmes scolaires Victimisation par les pairs Délinquance Toxicomanie, itinérance, criminalité MTS/SIDA 2) Développement des enfants La relation parent-enfant comme focus Caractéristiques parentales Jeux de batailles Autorégulation Style dattachement Pratiques disciplinaires Adaptation sociale Coping parental Adoption RUIJ

22 Thèmes principaux (suite) 3) Famille Fratrie, Paternité 4) Interculturel Acculturation, relation parent-enfant; réponses des systèmes aux parents immigrants; surreprésentation des populations immigrantes et autochtones en protection de la jeunesse; 5) Prévention et Intervention/Évaluation RUIJ

23 Évolution des objets Des objets de recherche porteurs de continuité mais aussi renouvellement et émergences : négligence; épidémiologie des mauvais traitements (enquêtes populationnelles, signalements, données administratives) Connaissance des clientèles et émergence de nouvelles problématiques (ex) enfants exposés à la violence conjugale; mauvais traitements psychologiques; jeunes de gang de rue; polyvictimisation; médicalisation des jeunes; suicide chez les jeunes; lien entre MT et TC/Délinquance; santé mentale et toxicomanie chez parent; enjeux interculturels Emphase mis sur les recherches axées sur le comment: (ex alliance thérapeutique; lien entre gravité et intensité des intervention; approche centrée sur les forces et les besoins des enfants et des familles. Approfondissement des approches : basées sur les théories de lattachement, des trauma et familial/systémique. Accent mis évaluation dimplantation pour ajustement et flexibilité (Ces années incroyables!) RUIJ

24 Évolution des objets Façons de faire et complexification des objets: 1) Partenariat accru dans formulation conjointe des questions et de linterprétation des résultats; du développement et de lévaluation des approches Ex: Épidémiologie:« participatory data analysis », Enquête sur violence parentale) 2) Évaluation de programme (co-développement des contenus (AIDES); accent mis sur ladaptation/appropriation vs conformité au programme RUIJ

25 RUIJ Évolution des méthodes de la recherche sociale Approches multidisciplinaires Recherche –action/ recherche- intervention Recherche évaluative Approches qualitative/quantitative/mixtes Perspectives épidémiologiques: depuis les enquêtes transversales (habitudes de vie, ados-familles et milieux de vie…) vers les suivis longitudinaux Analyses secondaires sur banques de données Méta-analyses

26 RUIJ Un contexte favorable aux partenariats Reconnaissance de léconomie du savoir et de la valeur des données empiriques pour fonder la pratique Recherche de lefficience à travers linnovation basée sur des données probantes Conviction que le R&D est payante, même dans les services sociaux Établissements neufs : dotés dune nouvelle mission et à la recherche dune identité, dune cohérence interne, dun langage commun – les centres jeunesse (1992) Généralisation de la logique des «meilleures pratiques» et de la «reddition de compte» fondées sur des données probantes dans les milieux de pratique. Même les lois : évaluation du degré dimplantation des nouvelles mesures et de leur impact sur la population.

27 Un contexte favorable aux partenariats/interactivité Des universités souvrant, petit à petit, sur la valeur potentielle de la recherche sociale, appliquée et en partenariat. Valorisation du transfert des connaissances, du rôle de la pertinence sociale des recherches, de linnovation sociale de la recherche participative dans les critères de promotion; Bureau de valorisation de la recherche Programmes dorganismes subventionnaires (CQRS – CRSH – Centres dexcellence – Chaires de recherche) et critères dévaluation axés sur le partenariat ( qualité du partenariat, expériences de transfert des chercheurs; programme de diffusion/transfert dans la demande de subvention; indicateurs de réalisations: produits livrables… Apparition des centres de liaison et de transfert de connaissance (CLIPP, CETREQ et autres); Programmes de résidence de recherche en milieu de pratique, internats doctoraux (CJM-IU, CJQ-IU) (espace de réciprocité) RUIJ

28 RUIJ Une meilleure capacité de cerner la complexité De nouveaux outils donnant accès à une compréhension du fonctionnement de systèmes complexes La mesure de linfluence de paramètres multiples qui influencent le risque chez lenfant et sa famille

29 Les défis conjugués au pluriel pour les réseaux RUIJ

30 RUIJ Les défis des jumelages disciplinaires et institutionnels Multidisciplinarité: le partage des objets de recherche et la complémentarité des approches Les partenariats universités- milieux: superposer les missions Des ingrédients nécessaires aux mélanges réussis: le partage du pouvoir, des ressources, des actions Avons-nous réussi?

31 Rapprochement des cultures? Des accommodement très raisonnables Tensions égocentriques existent toujours mais plusieurs conditions favorables au stade allocentrique Étape déquilibration: lémergence dun nouveau stade de développement: recherche interactive Fusion des identités ni nécessaires, ni souhaitables MAIS Passion pour les mêmes finalités ou focus sur les mêmes objectifs: condition nécessaire De la diffusion des connaissances à lutilisation des connaissances pour améliorer les pratiques RUIJ

32 Conditions gagnantes pour appropriation de la recherche et utilisation des connaissances (Dagenais et al,. 2010: Gervais et Chagnon, 2010; Berthelette, 2010) Connaissances: Qualité et accessibilité des connaissances concrètes, applicables et centrées sur les besoins Utilisateur:Apport de réponses concrètes;résultats conformes aux attentes; avantage perçu Chercheur:crédibilité, capacités relationnelles; adaptation aux besoins Interactions: Intensité et continuité des interactions chercheurs/utilisateurs Contexte organisationnel: valorisation, ressources, climat coopératif, ouvert au changement Stratégies de soutien: momentum, confiance, importance perçue, réflexivité, adaptation des formats, accompagnement (activités de co- développement; supervision…) Technologies: favoriser échange dinformations et communication entre acteurs (ex bulletin électronique, communautés de pratique, vidéoconférence, formation support média, guide de pratique….) RUIJ

33 En somme des cultures qui senrichissent RUIJ Des univers symboliques plus compatibles et qui se co- construisent Espaces de réciprocité et déchanges de plus en plus précoces; croisement des savoirs et parfois des identités (chercheur clinicien ou clinicien chercheur) Des rapports de pouvoir plus égalitaires; respect des expertises (personne est au service de lautre); mis en commun des ressources (prêt de service;) reconnaissance des milieux de pratique un facteur important pour un chercheur Culture matérielle plus partagée: valorisation dune démarche scientifique en milieu appliqué et une centration plus assumée sur des recherches ancrées sur la programmation des établissements

34 RUIJ RUIJ – les enjeux davenir Réseau ? Universitaire ? Intégré ? Jeunesse ? La marche est haute et la réussite passe par lincontournable indicateur participation: ce doit être un projet commun

35 RUIJ RUIJ: lavenir dépend de quoi? Les acteurs et leur engagement : par exemple, quelle sera la place des CSSS, des petits CJ et les moyens pour favoriser leur participation? Les actions : 1) Arrimer la programmation de recherche des Instituts avec celle des CSSS affiliés universitaire? 2) Intégrer les réalités des clientèles des CSSS: Problématiques bien réelles même si elles ne compromettent pas nécessairement la Sécurité et le Développement de lenfant (ex,: troubles de comportement, négligence, discipline parentale, santé mentale des parents, violence conjugale…) Programmes de prévention, mobilisation communautaire et approches systémiques familiales…

36 Lavenir dépend de quoi? Les résultats : pourquoi pas se donner des indicateurs communs de bien-être commun mesurables au niveau régional (données administratives des établissements)? Les moyens disponibles : quel est la hauteur des fonds disponibles???? La recherche sociale perçue dans la colonne des dépenses ou dans celle des investissements (enfant=capital social) La recherche sur la recherche et sur le transfert de connaissance : pour déterminer notre efficacité collective et apprendre de nos erreurs RUIJ

37 BONS ÉCHANGES! RUIJ


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