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1 Le Risque en Anesthésie Laurence ROBIN infirmière anesthésiste, Hôpital Cochin, Paris Frank PAILLARD cadre infirmier anesthésiste, CHU Bicêtre, Le Kremlin.

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2 1 Le Risque en Anesthésie Laurence ROBIN infirmière anesthésiste, Hôpital Cochin, Paris Frank PAILLARD cadre infirmier anesthésiste, CHU Bicêtre, Le Kremlin Bicêtre

3 2 Le Risque en Anesthésie I.Notions de sécurité et de risque en anesthésie II.Mortalité anesthésique (enquêtes) III.Le risque anesthésique actuel IV.Les erreurs humaines en anesthésie V.Mesures réglementaires en vigueur VI.Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? Mesures spécifiques Mesures générales Mesures davenir VII.Conclusion

4 3 I – Notions de sécurité et de risque en anesthésie Sécurité : Situation dans laquelle une activité se déroule sans qu'aucun dommage ne soit occasionné pour ceux qui la subissent ou qui y participent.

5 4 I – Notions de sécurité et de risque en anesthésie Le risque anesthésique : Concerne l'ensemble des répercussions qu'une anesthésie peut avoir sur la santé. Evénement non désiré ou redouté dont les paramètres fondamentaux sont la probabilité de survenue, la gravité des dommages potentiels et la perception individuelle ou collective que l'on en a.

6 5 I – Notions de sécurité et de risque en anesthésie La réduction des risques repose sur trois éléments : –La prévention, qui dépend de la détectabilité des situations à risque ; –La protection visant à réduire non pas la fréquence mais la gravité des dommages potentiels ; –Le consentement au risque ou l'assurance.

7 6 II – Mortalité anesthésique Enquête SFAR « 3 jours » (1996) : – danesthésies par an INSERM (1980) : –Causes de décès principales : hypoxie per et post-opératoire –100 décès par an par apnée au réveil (1ère cause de mortalité des jeunes ASA 1 ou 2) Enquête « mortalité » SFAR-INSERM ( )

8 7 II – Mortalité anesthésique 1980 INSERM SFAR-INSERM Décès totalement liés à lanesthésie 1/ / Décès partiellement liés à lanesthésie 1/3 8001/ Baisse du taux de mortalité dun facteur 10 en 20 ans

9 8 II – Mortalité anesthésique Causes de décès : –Cardiaques : Choc cardiogénique avec infarctus ++ (par anémie essentiellement, par hypoxie) Trouble du rythme (métabolique) Obstructif (ciment, embolie pulmonaire) –Vasculaires : Hypovolémie vraie +++ (hémorragie) Hypovolémie relative : –atteinte sympathique par ALR++, par AG –allergie –sepsis

10 9 II – Mortalité anesthésique Causes de décès (suite) : –Respiratoires Plus de dépression respiratoire au réveil (cf INSERM 1980) Inhalation (infection pulmonaire)++ Accès impossible aux voies aériennes (intubation difficile), obstruction des voies aériennes –Neurologiques (rares)

11 10 II – Mortalité anesthésique Type dacte en cause : –Orthopédie + chirurgie du rachis (50%) : Fracture du col du fémur (hypovolémie, doses dinduction de la rachianesthésie ou de lAG) Chirurgie réglée (PTH ou PTG hémorragique lors de reprises) Chirurgie du rachis quand hémorragique –Digestif (24%) : Cancers Péritonites Occlusion (modalités dinduction en cause)

12 11 II – Mortalité anesthésique Type dacte en cause (suite) : –Vasculaire (10%) –Urologie (8%) –ORL, Stomato (3%) –Obstétrique (1%) : Césarienne Saignement –Autres (4%)

13 12 II – Mortalité anesthésique Nature des écarts : –Gestion de lhypotension per-opératoire (40%) –Evaluation pré-opératoire (38%) –Gestion des pertes sanguines (37%) : Chirurgie hémorragique sans mesure du taux dhémoglobine Ischémie myocardique, surtout post-opératoire avec taux dhémoglobine inférieur aux recommandations SFAR/ANAES

14 13 II – Mortalité anesthésique Nature des écarts (suite) : –Soins post-opératoires (36%) : Choix du type de structure : –Transfert en salle de patients « lourds » –Gestion dans de petites structures de patients hautement pathologiques relevant détablissements spécialisés –Techniques dinduction anesthésique (32%) : Doses de rachianesthésie chez des personnes âgées fragiles Technique danesthésie générale chez des personnes suspectes docclusion Doses dagent de lanesthésie générale pour des patients en état de choc

15 14 III – Le risque anesthésique actuel Difficulté rencontrée par la collecte des informations sur les circonstances des décès per et post-opératoires. Imputation des décès observés : –Au chirurgien ; –A l'anesthésiste ; –Au patient. Mesure du nombre des patients exposés au risque anesthésique : –Augmentation du nombre d'actes anesthésiques ; –Pathologies plus graves des patients (classification ASA). => Variation du risque mortel lié à l'anesthésie en fonction de l'âge et de l'état clinique du patient.

16 15 IV – Les erreurs humaines en anesthésie En dehors des incidents par déconnexions du ventilateur ou par pannes des équipements, 70 % des incidents sont secondaires à des erreurs humaines. Dans 3/4 des cas, facteurs associés dont : –absence de vérification du matériel ; –manque d'expérience face à une situation donnée ; –inattention ; –pression exercée par le chirurgien ; –non familiarité d'un équipement ; –mauvaise visibilité d'un paramètre de surveillance. Erreurs concernant l'administration des agents anesthésiques, des liquides et électrolytes et du matériel de perfusion. Etude de Cooper et coll (1984)

17 16 V – Mesures réglementaires en vigueur Circulaire n° 394 du 30 avril 1974 : –création salles de réveil avec équipement type. Circulaire n° 340 du 23 mars 1982 : –obligations de la circulaire précédente –nécessité de la création de la salle de réveil. Circulaire n° 341 du 27 juin 1985 : –donne de limportance à la salle de réveil : locaux, matériel, personnel (qualification, nombre).

18 17 V – Mesures réglementaires en vigueur Recommandations de la SFAR (septembre 1990) : salle de réveil : sous la direction d'un médecin anesthésiste réanimateur qui décide de la sortie des patients ; une infirmière pour trois patients, le nombre de personnes ne doit jamais être inférieur à deux ; la salle de réveil est située à proximité du bloc opératoire ; monitorage continu et performant des patients en per et post-opératoire.

19 18 V – Mesures réglementaires en vigueur Décret du 5 décembre 1994 : –Précise les recommandations de la SFAR et impose à tous les établissements de soins, une "salle de surveillance post-interventionnelle". –Qq mesures améliorant la sécurité anesthésique : consultation d'anesthésie à distance de l'intervention pour les actes programmés ; visite pré-anesthésique à effectuer dans les heures précédant l'acte opératoire ; participation des médecins anesthésistes dans l'établissement des programmes opératoires ; pas dinterruption de la surveillance continue des patients pendant les transferts vers la salle de réveil ou vers l'unité de réanimation.

20 19 V – Mesures réglementaires en vigueur Recommandations de la SFAR (septembre 2000) : –anesthésie en secteur pédiatrique.

21 20 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? En réduisant les accidents les plus fréquents. Exemples : –améliorer la prise en charge des intubations difficiles, –réduire les accidents liés au matériel.

22 21 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? A. Mesures spécifiques : –Meilleure identification des situations à risque : lors des consultations d'anesthésie, dépister les situations à risque et mettre en place la technique la mieux adaptée pour réduire ce risque ; –Meilleure maintenance du matériel : mise en place d'une maintenance préventive accompagnée d'un meilleur suivi du matériel ; –Meilleure organisation des programmes opératoires.

23 22 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? B. Mesures générales : –Standardisation des pratiques : pour certains actes anesthésiques ou pour traiter des patients atteints de pathologies graves, algorithmes d'aide à la décision, plans de soins, procédures, référentiels, validés par consensus d'experts => minimise variabilité des pratiques => évite actes souvent inutiles, coûteux voire dangereux. –Audits qualité : vérification de la conformité des pratiques au référentiel adopté par le service ou par l'équipe soignante, observateurs indépendants. –Analyse de certains indicateurs : suivi de la mortalité et de la morbidité d'un service de soins.

24 23 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? B. Mesures générales (suite) : –Comparaison des indicateurs : avec autres centres pour juger qualité de prise en charge dans un centre donné. –Analyse et suivi des erreurs : pour prévenir les récidives. –Amélioration de la communication : entre les différentes équipes soignantes, anesthésistes, chirurgiens et tout l'ensemble du personnel soignant ; facteur essentiel pour la sécurité des patients. –Amélioration de la formation : sur les différentes phases de la prise en charge anesthésique ; sur incidents et accidents graves pouvant intervenir au cours des actes anesthésiques =>éviter que de simples incidents deviennent des catastrophes.

25 24 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? C. Mesures davenir : –Amélioration des compétences et des connaissances Formation initiale et continue Diffusion progrès techniques médicaux Contre bénéfice : sur-connaissance=>prise de plus de risques par les acteurs pensant être capables de gérer des situations plus délicates –Diminution des accidents : Fréquence accidents –aviation civile, industrie électronucléaire : 10 -6, –anesthésie : à Adaptation à lanesthésie des méthodes de ces secteurs dactivité pour maîtriser le risque Accidents non supprimés mais dans limites jugées acceptables pour linstitution et la société.

26 25 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? C. Mesures davenir (suite): –Retour dexpérience : erreurs Constat : accident toujours précédé par évènements de moindre gravité négligés Détection Comptabilisation Réduction : –protocoles redéfinis ou créés, –récupération derreurs avant conséquences néfastes.

27 26 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? C. Mesures davenir : (suite) –Explication systémique de la cause des erreurs Système = ensemble des moyens techniques, organisationnels et humains sur lesquels létablissement a la capacité dagir pour atteindre lobjectif fixé (production dun bien ou dun service, réalisation dune anesthésie). On ne sarrête pas aux causes apparentes, mais on recherche les causes racines des accidents. Limitation de la responsabilité isolée des individus.

28 27 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? C. Mesures davenir : / Explication systémique (suite) Poids de lorganisation du processus de soin. Facteurs latents (organisationnels ++) : créent les conditions derreur des acteurs de première ligne. Causes possibles des erreurs : –choix politique de recrutement des patients, –stratégie de plateaux, –politique de temps de travail des personnels soignants =>fatigue excessive. Action de sécurité = action organisationnelle. On dépasse lacte technique immédiat pour toucher la plate- forme globale de soin.

29 28 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? C. Mesures davenir : / Explication systémique (suite) Sécurité meilleure en tendant vers (1) la logique de point de vue : –La sécurité nest pas un concept unique mais adapté et défini par chaque couche dun grand système (direction, ligne de production, acteurs). –Chaque couche tente doptimiser la sécurité à son niveau, mais au détriment des autres couches. –Exemple : application stricte du règlement par les acteurs de terrain avec le respect du ratio malades/infirmiers et de lexécution de tâches spécifiques à chaque profession, au détriment de la production et de la sécurité du système global (avec un risque dexclusion de malades). –La sécurité finale doit être le résultat dun arbitrage entre les trois couches, pour quaucune ne soit lésée.

30 29 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? C. Mesures davenir : / Explication systémique (suite) Sécurité meilleure en tendant vers (2) le contrôle des déviances normales : –Systèmes socio-techniques jamais stables. –Migration et évolution plus rapide que les règlements. –Création naturelle de « déviances normales » : »Pratiques illégales acceptées par tous et considérées comme normales et sûres, avec une transmission orale. »Exemple : explication historique de laccident de Challenger, transports de patients entre le bloc et la SSPI,… »Intérêt daudit extérieur, ou de visites de sécurité par des pairs.

31 30 VI – Comment améliorer la prévention des accidents danesthésie ? C. Mesures davenir : / Explication systémique (suite) Sécurité meilleure en tendant vers (3) la gestion de la sécurité et des crises : –Gestion des risques et gestion des crises deviennent très proches dans les systèmes complexes modernes. –Il ny a plus de relation mécanique entre le constat dun incident et lapparition dune crise (cf les incidents minimes dans le nucléaire, qui engendrent une crise), qui peut être à lorigine de grandes déstabilisations ou de ruptures (acteurs, médias, politiques, experts,…) –Une nouvelle gestion des dangers est faite. Apparaît notamment le principe de précaution, et de nouvelles idées collectives (anticipation, système dalertes, recherche de signes précurseurs).

32 31 Conclusion (1) Préoccupation constante des anesthésistes : –accroître conditions de sécurité –minimiser risque anesthésique Augmentation : –nombre d'anesthésies, –indications chirurgicales, entre autre chez des patients âgés atteints de pathologies graves Diminution : –incidents et accidents avec moyens actuels Différents textes réglementaires (recommandations de la SFAR, décret du 5 décembre 1994) = un des premiers modèles d'assurance qualité.

33 32 Conclusion (2) Prévention des incidents, réduction des erreurs humaines (première cause des accidents). Plus fréquentes = erreurs latentes (impliquent l'organisation des structures de soins). Soins de qualité, sécurité des patients = priorité lors de tout acte anesthésique.


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