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OC Nous Autres LAutre intégrable, assimilable Et LAutre à rejeter, à éliminer.

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1 OC Nous Autres LAutre intégrable, assimilable Et LAutre à rejeter, à éliminer

2 Remarques préliminaires Attention à la fonctionnalité des discours. Grandes différences entre la rhétorique officielle, royale, magique et la réalité de « terrain ». Tout est affaire, encore, mais cette fois pour nous observateurs, de traduction.

3 LAutre intégrable, assimilable « Lhumanité (…) ne se développe pas sous le régime dune uniforme monotonie, mais à travers des modes extraordinairement diversifiés de sociétés. » « Les sociétés humaines ne sont jamais seules; (…) la diversité des cultures humaines ne doit pas nous inviter à une observation morcelante ou morcelée. Elle est moins fonction de lisolement des groupes que des relations qui les unissent. » « (…) tout progrès culturel est fonction dune coalition entre cultures. »

4 Exemples dinclusion dans lhistoire? Commerce Esclave, serviteur Armée Ambassadeur, diplomatie Coalitions maritales Déportation Exilés, transfuges

5 LEgypte Terre dasile, creuset des cultures, carrefour des migrations, « oasis » fertile perdue dans un univers hostile, donc une terre destinée à recueillir la diversité, melting pot, refuge. Types des contacts: Débouchés naturels, commerce, expéditions militaires impérialistes.

6 Contacts renouvelés, étroits avec létranger. Pénétration étrangère dès le II e millénaire. Au Sud: migrations importantes et vite intégrées par acculturation (noms égyptiens pour la deuxième génération, pratiques funéraires, mariages mixtes). Au Nord: la situation reste floue.

7 LEgypte et laltérité? Dès la XIIe dynastie, on constate une recrudescence de traces étrangères - assimilées ou pas, du moins tolérées - dans la vallée du Nil: - Servantes, soldats, nourrices, mineurs, domestiques, tisseurs, danseurs, portiers, employés, main dœuvre, ainsi que des traces darchitectures « orientales ». Laltérité y est donc reconnue, identifiée et au mieux utilisée ou asservie. Du moins la présence est réelle.

8 Un exemple Voici dailleurs, à titre dexemple, le registre décrous de la Grande Prison de Thèbes – actuelle Louxor – qui dénombre à la XIIe dynastie sur une liste nominatrice de 95 personnes, 48 Asiatiques dont sept hommes, trente femmes et neuf enfants qui sont privés de libertés. Ce qui tend à prouver que rien ne change vraiment, on enferme la différence de tout temps.

9 Bilan « De tout temps en Egypte, des étrangers, individuellement ou par groupe, asservis ou indépendants, se sont installés aux franges du pays, mais également dans les grands centres militaires ou artisanaux, et cela sans rejet de principe ni difficultés systèmatiques, autant quon puisse en juger. » Didier Devauchelle

10 La Perse Nous disposons de moins de traces, donc le tableau est moins clair. Nous pouvons partir du principe que pratiquement, cela fonctionne à peu près comme pour lEgypte en terme de contact, à cela près que les Perses sont une « ethnie » de plus en plus minoritaires dans leur propre empire.

11 Altérité reconnue, incluse, assimilée pour la Perse La « multitude » apparaît toujours et sous forme neutre dans les sources perses. Elle existe officiellement. Non seulement elle existe mais elle est utile voire incontournable à la survie de la minorité achéménide au pouvoir. La Perse compose donc avec létrangeté soumise, intègre automatiquement.

12 Bilan Lidentité perse, pour exister, doit se surimposer aux cultures et identités constituant son empire. Non-acculturation totale et intégration requises, mais pas dassimilation complète.

13 Paradoxe entre discours officiels et contextes pratiques Dans les rhétoriques et discours royaux de ces deux empires, lautre est y souvent, voire toujours désigné comme la menace à contrôler, à éliminer, à soumettre, à exclure. LAutre apparaît comme larchétype de laliénité altérante.

14 Petits exemples iconographiques et sources écrites

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24 Couteau du Gebel el-Arak

25 Sceau sigilaires cylindres Cyrus

26 Sceau trilingue Darius Ie

27 Bilans: Altérité intégrée ou rejetée? Laltérité intègre la liturgie des Empires, elle y est souvent figée, stéréotypée, consacrée dangereuse; une menace pesant sur la création et impossible à assimiler; une étrangeté à contrôler magiquement, à proscrire de la réalité ou à soumettre. Néanmoins, dans la pratique, la réalité est toute autre, lintégration suit son cours de manière historiquement prouvée.

28 Fonctionnalités de ce dialogue paradoxal entre altérité et aliénité? Identité indigène à cimenter, à faire, à trouver! Donc, cette identité fragile doit sopposer pour saffirmer. Aux sources de lidentité, la Création. Nous au centre, les Autres, aux marges de ce monde créé, à repousser et à détruire magiquement. LAltérité est donc enferrée dans un débat nature- culture producteur de sens pour celui qui se construit.

29 La Grèce antique, entre aliénité totale et intégration au corps civique de la cité Lorganisation sociale grecque, octroyant ou pas la citoyenneté, vit son identité comme en danger, et sarrêtant au murailles de sa cité. De multiples exclusions frappent donc les étrangers, dont le dénominateur commun est dêtre extérieur et/ou en absence dhelléphonie et/ou nomade.

30 Organisation de la politeia Demos; ensemble des politai Oikos; la phratrie Genos; tribu

31 Aristote, Politique, 3, 1, 1274 b « celui qui est susceptible de participer aux instances délibératrices et judiciaires de la cité. »

32 La place des étrangers en la cité? Xenoi Metoikos, ils ne sont pas astoi (habitants du territoire), mais enoikoi (ceux qui habitent dans) et on les affilie à un prostatès (curateur) Paroikoi, étranger résidant en marge de la cité Orientaux Nothoi, les bâtards

33 Démosthène, Contre Néaira, ch. 13 « les juges ne doivent pas tolérer que des courtisanes étrangères, belles et riches, se fassent épouser par des Athéniens, et condamnent ainsi certaines Athéniennes au célibat ou à la prostitution. »

34 Hérodote, II. 46 « Dans ce nome (district de lancienne Egypte) un prodige eut lieu de mon temps : un bouc saccouplait publiquement à une femme, le fait fut notoire. »

35 Hérodote, IV. 84 « Un Perse, Oiobaze, vint à ce moment trouver Darius ; il avait trois fils qui partaient tous les trois avec larmée, et il pria le roi de lui en laisser un. A lami qui lui présentait cette modeste requête, répliqua Darius, il laisserait ses trois enfants ; et Oiobaze au comble de la joie voyait déjà ses fils dispensés de la campagne, mais Darius les fit tuer tous les trois par ses exécuteurs. (…) Voilà comment les jeunes gens, égorgés, furent laissés à leur père. »

36 Hérodote, VII. 33 « (…) Un peu plus tard, en cet endroit, des Athéniens sous les ordres de Xanthippe fils dAriphron semparèrent dArtayctès, le gouverneur perse de Sestos, et le clouèrent vivant à un poteau. »

37 Hérodote, IX. 120 « On emmena le Perse au bord de la mer, (…) et là il fut cloué sur des ais que lon planta en terre ; et son fils fut lapidé devant ses yeux. »

38 Hérodote, VII. 144 « Il existe de nombreuses raisons graves pour nous empêcher, (…) et la première et la plus grave, ce sont les images et les demeures de nos dieux, incendiées, gisant à terre, qui exigent de nous une vengeance éclatante plutôt quun accord avec lauteur de ce crime; ensuite, il y a le monde grec, uni par la langue et par le sang, les sanctuaires et les sacrifices qui nous sont communs, nos mœurs qui sont les mêmes, et cela, des Athéniens ne sauraient le trahir. »

39 Hédorote, VIII. 144 « Voilà ce quils répondirent à Alexandre ; puis ils dirent aux envoyés de Sparte : « Les Lacédémoniens ont eu peur que nous ne traitions avec les Barbares, et leur crainte est fort naturelle, mais cest, semble-t- il, bassement mettre en doute la noblesse dAthènes, quand vous la connaissez bien, quand vous savez quil ny a pas au monde assez dor, une terre assez extraordinaire par sa richesse et sa beauté, pour que nous consentions à ce prix à nous ranger du côté du Mède et à réduire la Grèce en esclavage. Il existe de nombreuses raisons graves pour nous en empêcher, quand nous voudrions le faire, et la première et la plus grave, ce sont les images et les demeures de nos dieux, incendiées, gisant à terre, qui exigent de nous une vengeance éclatante plutôt quun accord avec lauteur de ce crime ; ensuite, il y a le monde grec, uni par la langue et par le sang, les sanctuaires et les sacrifices qui nous sont communs, nos mœurs qui sont les mêmes, et cela, des Athéniens ne sauraient le trahir. »

40 Identité grecque et les barbares? Cette vision dune identité « commune et homogène » de lidentité hellène peut être mise en doute, la citoyenneté donc lhumanité sarrêtant aux murailles de chaque ville. Les barbares commencent donc au-delà des murs, tout le monde porte le sceaux de la barbarie.

41 La Grèce: une vision complexe de lappartenance Sont barbares et donc inassimilables: Les apatrides, étranger, bâtard, métèque, exilés; ceux qui sont frappés dune tare originale, celle dêtre des hommes « sans cité », « sans patrie », donc des « non-hommes » car non-citoyen. Les Grecs nous montrent donc une « xénophobie ordinaire » entre cités, à lencontre des étrangers.

42 Hérodote, VIII. 61 « À ces mots, le Corinthien Adimante intervint encore, avec rage, sommant Thémistocle de se taire puisquil navait plus de patrie, interdisant à Eurybiade de mettre aux voix lavis dun homme sans feu ni lieu : « Si Thémistocle veut exprimer son opinion, quil nous dise dabord la ville quil représente ! »

43 OC Nous Autres LEmpire romain et la barbarie

44 Sénèque, Lettres à Lucilius, XIV. 90 « Cependant, si ces hommes avaient tous le caractère mieux trempé, mieux disposé au labeur, lesprit, chez eux, nétait pas encore dans toute sa maturité. La nature en effet, ne donne pas la vertu : cest un art que de se rendre homme de bien. » « Il leur manquait la justice, (…) la prudence, (…) la modération, la force dâme. La vertu nest conférée quà lâme éduquée et instruite, que de perpétuels exercices ont conduite au sommet de la perfection. Nous naissons pour cette perfection, mais sans elle, et dans le meilleur naturel du monde, avant quon ne lapplique à létude, il y a étoffe de la vertu, il ny a pas la vertu. »

45 Ibid., V. 38 « Le devoir qui simpose, cest de fuir aussi loin que lon le peut devant les excitants du vice. Endurcissons notre âme, entraînons-la bien à lécart de lamorce des plaisirs. (.…) (Hannibal) Vainqueur dans les batailles, ses vices lont vaincu (…). Nous aussi, nous avons une guerre à soutenir, guerre qui ne tolère ni trêve ne relâche. Nos premiers ennemis à vaincre, ce sont les plaisirs (…) et la conviction sétablira quil ne faut rien accorder à la sensualité, à la noblesse (…). Que le labeur seul fasse couler nos sueurs. »

46 Cicéron, De Republica, I. 58 … Scipion est amené à préciser la position romaine vis-à- vis des prétentions grecques : « Scipion : Mais dis-moi, est-ce sur des barbares que régna Romulus ? Laelius : Si lon admet avec les Grecs quon ne peut être que Grec ou barbare, jai bien peur que ce soit sur des barbares : mais si cette appellation doit se fonder sur les mœurs, et non sur la langue, je ne pense pas que les Grecs soient moins barbares que les Romains. Scipion : Eh bien, pour le sujet qui nous occupe, ce nest pas la nationalité (gens) qui nous intéresse, ce sont les qualités naturelle (ingenia ) »

47 Sénèque, Lettres à Lucilius, VIII. 71 « Quand pourrons-nous faire mépris de lune et lautre fortune ; quand pourrons-nous, tenant toutes nos passions sous le genou, les ayant pliées à notre volonté propre, pousser ce cri : jai vaincu ! « vaincu qui ? », diras-tu. Ni le Perse, ni les tribus du fond de la Médie, ni les contrées belliqueuses qui sétendent peut-être au delà des Dahes ; mais la cupidité, mais lambition, mais la crainte de la mort, victorieuses de ceux qui ont vaincu le monde. »

48 Ibid., XI. 83 « Cet Antoine, qui était un grand homme, une belle intelligence, quest-ce qui la perdu en le faisant passer sous lempire des mœurs étrangères, de vices quignoraient Rome ? »

49 Vitruve, De Architectura, VI. 1 « Si les peuples du Midi ont lesprit très pénétrant et une imagination aux ressources infinies, ils demeurent sans vigueur dès quon leur demande dêtre braves, car toute la force de leur courage a été comme épuisée par lardeur du soleil. Quant à ceux qui naissent dans les pays froids, ils ont bien plus de dispositions pour la violence et le combat, car la profusion de leur énergie abolit en eux toute crainte : mais la lourdeur de leur esprit les pousse à attaquer sans réflexion, et, sils ont quelque idée, elle échoue par manque dintelligence tactique. En conséquence, la répartition des climats étant ainsi faite par la Nature, toutes les nations (du Nord et du Sud) forment deux groupes opposés par le déséquilibre de leurs tempéraments ; seul, le peuple romain possède un territoire situé exactement au centre du monde, à égale distance des étendues continentales et des zones climatiques extrêmes. Aussi les habitants de lItalie jouissent-ils dun véritable équilibre dû à la synthèse de toutes les qualités, et doivent-ils la plénitude de leur énergie à leur complexion remarquable comme à leur vigueur morale et intellectuelle. De même que la planète Jupiter – dont lorbite passe entre Mars, qui est brûlant, et Saturne, qui est très froid – se trouve tempérée par sa position, dune manière analogue, située entre les zones septentrionale et méridionale, lItalie tire sa valeur dune combinaison dinfluences complémentaires qui la rend insurpassable. Cette nation, en effet, par son intelligence, vient à bout du courage des barbares du Nord, et, par sa force, des inventions des méridionaux. Ainsi la divine providence a-t-elle placé lEtat du peuple romain dans une région unique par son équilibre, de façon quil pût conquérir la domination universelle. »

50 Yves Albert Dauge, p. 144 « A mesure que vont passer les années, et les siècles, à force de voir descendre du Nord et accourir de lEst des hordes sans nombre, toutes semblables dans leur agressivité sauvage, Rome en viendra à définir surtout la barbarie comme le renouvellement indéfini dune puissance aveugle et destructrice, et son propre rôle lui apparaîtra de plus en plus comme un combat perpétuel aux frontières du monde civilisé pour en défendre, contre cette barbarie, la fragile unité. »

51 Six catégories de la barbarie Le nomadisme Lirrationnel Absence dénergie positive créatrice Régression, déchéance du statut dhomme Devenir régressif Inhumanité

52 F. Altheim, Religion romaine antique, p. 145 « à présent, le cours des événements ne permettait plus de rejeter sur les ennemis de Rome ce qui était étrange et étranger : Rome voyait les tendances étrangères se manifester dans ses propres rangs. »

53 Cicéron, Tusculanes, V. 77 (…) la nature est toujours invincible ; ce qui est vrai, cest que chez nous la délicatesse, les raffinements, loisiveté, la fainéantise ont contaminé les âmes, les préjugés et la perversion de lambiance les ont séduites et amollies. (…) Je ne parle pas des épreuves et des sacrifices que simposent les ambitieux dans la recherche des dignités, ceux qui aiment la gloire pour satisfaire leur orgueil, ceux que lamour enflamme pour satisfaire leur passion : les exemples abondent dans la société. »

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