La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

À la recherche « d’indicateurs sociaux du paysage » ….

Présentations similaires


Présentation au sujet: "À la recherche « d’indicateurs sociaux du paysage » …."— Transcription de la présentation:

1 À la recherche « d’indicateurs sociaux du paysage » ….
Monique Toublanc, École nationale supérieure du paysage de Versailles, Séminaire Namur, RED, 17 décembre 2007

2 Contexte et enjeux Retour sur quelques expériences apportant un éclairage méthodologique Mise en place d’indicateurs sociaux d’évolution des paysages Bilan provisoire et questions

3 Contexte Aujourd’hui, les définitions du paysage accordent une place centrale à l’individu, ses perceptions, ses pratiques, ses représentations. Celle de la langue française : « partie de pays que la nature présente à un observateur » (Dictionnaire Le Robert, 2002) Celle de la Convention européenne (2000) : Le paysage est une « partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations » Celle(s) de la production scientifique de ces dernières années : « Le paysage est une modalité particulière du rapport des sociétés à leur environnement, modalité propre à certaines médiances mais non à d’autres ”(A. Berque, 1995). « Les paysages apparaissent comme indissociables des groupes qui les façonnent et les gèrent, des cultures dans lesquelles ils sont classés » (F. Dubost,1995 ) Un contexte qui milite pour une réflexion sur ce type d’approche Voyons ce qui peu aujourd’hui motiver un ministère et des chercheurs à rechercher à définir des indicateurs sociaux La définition même du paysage que ce soit dans la langue française, Dans la convention européenne, Dans le champ de la recherche L’espace matériel et la nature font l’objet d’un processus de médiation sociale et culturelle, qu’on appelle paysage.

4 Des textes européens qui insistent sur la nécessité de prendre en compte les attentes sociales en matière de qualité des paysages La Convention européenne du paysage engage chaque partie à : définir « des objectifs de qualité paysagère » qui correspondent à la « formulation par les autorités publiques compétentes, pour un paysage donné, des aspirations des populations en ce qui concerne les caractéristiques paysagères de leur cadre de vie » « qualifier les paysages identifiés en tenant compte des valeurs particulières qui leur sont attribuées par les acteurs et les populations concernées ….. à mettre en place des procédures de participation du public, des autorités locales et régionales, et des autres acteurs concernés par la conception et la réalisation des politiques du paysage » Selon la Convention d’Aarhus sur la démocratie locale : « la participation du public commence au début de la procédure, c'est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence. «  2) Ces deux conventions sont révélatrices de nouveaux rapports au paysage et de nouvelles exigences de la société : L’idée de paysage est associée à tout territoire habité ; elle ne se cantonne plus seulement aux territoires remarquables. Le paysage est la formalisation du cadre de vie. « La campagne et les paysages qu’elle porte «  (R. Chaux, P+A, 1994) Les sociétés demandent aujourd’hui, peut-être plus qu’autrefois, à être écoutées par les politiques et à participer à la décision politique. Une demande relayée par ces deux textes européens qui insistent sur la participation des populations à l’élaboration de leur cadre de vie et de leur paysage. La Convention européenne du paysage insiste sur le fait que la qualité du paysage doit contribuer au bien-être individuel et social ; que les paysages doivent être élaborer en accord avec les populations et qu’ils doivent contribuer au développement durable (lequel donne une place centrale à la question du développement humain).

5 Aujourd’hui, les « indicateurs paysagers » couramment utilisés, notamment ceux construits par l’OCDE, se rapportent aux éléments matériels du territoire et en particulier à l’occupation du sol aux flux monétaires qui s’y rattachent sont le plus souvent quantitatifs Le MEDAD propose de compléter ces données quantitatives par la saisie de données relatives à la perception des paysages par la société Indicateurs paysagers ou indicateurs relatifs au paysage Pour suivre l’évolution de l’état de l’environnement des espaces agricoles, l’OCDE a intégré un indicateur paysage parmi les 13 indicateurs retenus. Celui-ci s’appuie sur des indices se rapportant : À la matérialité des formes du paysage Aux flux monétaires qui s’y rattachent (que ce soit le chiffrage direct des valeurs marchandes liées au paysage ou les contributions publiques à l’entretien des paysages) Les données collectées sont quantitatives : linéaire de haies, surface en herbe/surface labourée …). Le MEDAD propose donc de compléter ces données quantitatives par la saisie de données relatives à la perception des paysages par la société (perception, représentations, opinions, valeurs qui vont in fine orienter les pratiques )

6 La perception du territoire peut être considérée à deux « niveaux » :
La perception « externe » : celle des usagers (touristes, résidents secondaires, …). ==> On pose l’hypothèse que cette perception peut s’appréhender par une exploitation des statistiques nationales La perception « interne » : celle des habitants ==> Tel est l’objet du projet du MEDAD sur les indicateurs sociaux du paysage qui vise à : Voir derrière les formes, aller au-delà des apparences, du visible Saisir les sensibilités des populations locales, le regard des acteurs locaux situer les questions du paysage dans leur contexte de production sociale et culturelle. La perception du paysage peut-être saisie à 2 niveaux : la perception interne et la perception externe La perception externe renvoie à l’attractivité des paysages. C’est celle des gens qui viennent d’ailleurs, les usagers principalement des touristes, mais aussi des résidents secondaires, qui sont prescripteurs plus qu’acteurs. Cette première perception, plus extérieure, pourrait s’appréhender par l’exploitation de données statistiques nationales telles que : Le nombre de résidents secondaires Le nombre de places de camping offertes ou occupées La capacité hôtelière La fréquentation des offices de tourisme …. La perception interne renvoie à la dimension « cadre de vie du paysage ». C’est celle des habitant qui sont à la fois acteurs et spectateurs de leur cadre de vie qu’ils perçoivent et modèlent tout à la fois. C’est cet que le projet d’indicateurs sociaux du paysage se propose de prendre en compte.

7 Les acteurs locaux ont une connaissance particulière (« de l’intérieur ») des territoires dans lesquels ils vivent À l’échelle locale, les sociétés façonnent et gèrent les paysages en fonction des représentations qu’ils s’en font et vice versa : « Les sociétés aménagent leur environnement en fonction de l’interprétation qu’elles en font, et réciproquement elles l’interprètent en fonction de l’aménagement qu’elles en font » (A. Berque, Les raisons du paysage, 1999) À l’échelle locale, l’habitant ne saisit pas le territoire et la nature dans leur matérialité objective mais il les perçoit à travers une série d’intermédiaires, de « filtres » sociaux (selon J. Cloarec). Ces filtres se nourrissent de références artistiques (artialisation d’A. Roger) ; ils se construisent aussi à partir des pratiques territoriales et du vécu des acteurs (souvenirs, trajectoire de vie), des mythes et des croyances : autant de filtres potentiels agissant entre les individus et le territoire dans la construction du paysage. Le territoire de vie quotidien, donc les paysages de tous les jours, sont perçus par les acteurs à travers les rapports sociaux, la mémoire sociale ou la connaissance empirique qu’ils ont du milieu et qui sont corrélés à leurs pratiques du territoire : ceux sont ces éléments là qui viennent nourrir les perceptions, informer au sens de donner forme les représentations. Ainsi, certains paysages peuvent être perçus comme très laids par des visiteurs extérieurs alors que les populations qui y vivent, qui les façonnent au quotidien, peuvent les trouver beaux et agréables parce qu’ils font sens pour eux, parce qu’ils ont une signification sociale (et inversement) (Y. Luginbühl). Les changements sont perçus (situés et évalués) par rapport au contexte social et historique dans lesquels ils s’inscrivent (ex. les peupliers dans les BVA, le fait d’investisseurs venant de la ville, des citadins « étrangers » à la sté locale) par rapport aux trajectoires individuelles et collectives.

8 Enjeux L’enjeu principal, c’est l’insertion de cette connaissance locale lors de la conception et mise en œuvre de projets d’aménagement En désignant de l'extérieur les éléments du territoire qui ont une valeur paysagère voire identitaire, le spécialiste du paysage peut passer à côté de paysages rejetés par les habitants ignorer des éléments à forte valeur identitaire que seuls les acteurs locaux peuvent identifier à l’inverse, proposer des motifs identitaires qui ne font pas forcément sens pour les habitants L’enjeu principal c’est de pouvoir concevoir et mettre en œuvre des projets d’aménagement en connaissance de cause cad en connaissant les lieux possédant pour la société locale (habitants, usagers) une valeur particulière ou à l’inverse, les lieux posant un problème. Une question reste à creuser : comment ensuite, utiliser cette connaissance dans les projets de développement et d’aménagement ? En désignant de l’extérieur …… sens pour les habitants. / enjeu de l’identité : La convention européenne du paysage insiste sur la valeur identitaire du paysage (processus d’identification, de projection individuelle identitaire, de construction d’un patrimoine collectif). De nombreuses études ou projets de paysage insiste également sur cette dimension. Ex : des blocs diagrammes dans l'atlas de Maine-et-Loire avec, au-dessus, la liste des "motifs paysagers identitaires ». Mais comment cerner, identifier dans le paysage les « motifs paysagers identitaires » sans associer les populations locales, sans recourir aux enquêtes par ex. ? En n’associant pas les populations locales, ne prend-on pas un risque, celui de reproduire des archétypes, de produire un discours, des images qui reflètent surtout l'identité, notamment professionnels, des auteurs des études...

9 Les caractères identitaires de l’unité paysagère « La Loire des promontoires » (Atlas des paysages de Maine-et-Loire, 2003)

10 Ne pas associer les acteurs locaux à la définition de leur paysage, c’est un peu les déposséder de leurs paysages et prendre le risque : qu’ils ne prennent pas en charge les éléments désignés de l'extérieur de faire des propositions qui ne soient pas acceptables par les acteurs locaux ==> cerner ce qui est dans le champ des possibles en termes de projet Deux questions sont en jeu : Celle de la connaissance et reconnaissance locale de lieux Celle de l’acceptabilité sociale des projets (donc des transformations)

11 Retour sur quelques expériences apportant un éclairage méthodologique
L’inventaire des paysages de la Loire (CNRS SEGESA 1990) L’étude sur la reconnaissance sociale des paysages bourguignons (DIREN Bourgogne, 1999) Démarche participative autour du paysage « Le paysage dans un projet de territoire. Démarche et méthodes expérimentées en Limousin, ENITA de Clermont-Ferrand, Chambre d’agriculture Hte-Vienne, CNRS UMR 5600, Y. Michelin, 2002 » Recherche-développement dans les Alpes du Nord (Paysages et agriculture dans les Alpes du Nord. Représentations et aspirations de la société.Guisepelli E., Fleury P., 2003, GIS Alpes du Nord, 54 p.) Démarche « Espace et patrimoine intercommunal » mise au point par Mairies-conseil (Boîte à outils paysage, Mairie-conseils, Fédération des PNR, 1999) Comment procéder pour accéder à cette connaissance et à cette sensibilité locales qui échappent souvent aux experts (aménageurs, paysagistes, etc.) ? Comment construire des indicateurs prenant en compte la perception sociale des paysages ? Une question difficile que se pose aujourd’hui le MEDAD : On dispose d’un certain nombre d’expériences apportant un éclairage méthodologique et montrant comment on essaie de faire participer les gens au moyens de divers outils et comment on accède à cette connaissance locale du paysage. À titre d’exemples, on citera L’inventaire des paysages de la Loire (CNRS SEGESA 1990) L’étude sur la reconnaissance sociale des paysages bourguignons (1999) Démarche « Espace et patrimoine intercommunal » mise au point par Mairies-conseil (Boîte à outils paysage, Mairie-conseils, Fédération des PNR, 1999) À l’échelle intercommunale, une méthode de lecture collective du territoire et une mise à plat de la connaissance que les élus ont de leur territoire en utilisant l’outil cartographique Démarche et méthode expérimentées en Hte-Vienne sur la question de la mobilisation du paysage dans un projet de territoire. « Le paysage dans un projet de territoire. Démarche et méthodes expérimentées en Limousin, ENITA de Clermont-Ferrand, Chambre d’agriculture Hte-Vienne, CNRS UMR 5600, Y. Michelin, 2002 » Recherche-développement dans les Alpes du Nord (Paysages et agriculture dans les Alpes du Nord. Représentations et aspirations de la société, Guisepelli E., Fleury P., 2003, GIS Alpes du Nord, 54 p.) Après avoir présenter les différentes représentations sociales, il propose des outils opérationnels de débat et des méthodes d’animation de groupes. Je vais présenter les é expériences que je connais le mieux.

12 L’inventaire des paysages de la Loire
Quatre étapes : l’observation in situ les sites protégés les représentations littéraires et picturales les paysages « locaux » Cet inventaire a servi pour mettre au point la méthodologie des atlas de paysage. reconnaissance, identification, caractérisation et cartographie des paysages à partir d’une observation sur le territoire Repérage et localisation sur une carte des sites et paysages ayant fait l’objet de mesures de protection à divers titres(patrimoine naturel, historique, culturel) Identification des représentations iconographiques et littéraires des paysages : identifier les représentations les plus répandues ou les plus connues, les localiser et les cartographier Identification des paysages locaux

13 L’identification des « paysages locaux »
Enquête auprès des maires des 100 communes riveraines de la Loire Pertinence de l’échantillon ? Impossibilité matérielle et financière d’enquêter auprès de la population Hypothèse : en leur qualité d’élus locaux, les maires ont une connaissance fine du territoire et des paysages de la commune. Ils constituent donc des informateurs privilégiés. Les paysages locaux : des paysages reconnus, qui font sens localement. Localement, les paysages peuvent être appréciés Parce qu’ils présentent des caractéristiques paysagères typées Parce qu’ils racontent une histoire collective ou mémoire sociale locale Parce qu’ils ont été le théâtre de faits marquants qui ne sont connus que localement Inversement, certains paysages sont ignorés ou passés sous silence là encore pour des raisons connues seulement localement. question : celle de la pertinence de l’échantillon = quid de la représentativité des maires par rapport à la population communale ? impossibilité de réaliser des enquêtes pertinentes auprès des populations des 100 communes pour des raisons de temps et de coût.  En choisissant les maires on pose l’hypothèse que ceux-ci connaissent suffisamment leur population pour pouvoir répondre en leur nom. Ils connaissent par ailleurs bien leur commune et constituent à ce titre des informateurs privilégiés. On a fait le pari que les réponses ne seront pas trop biaisées par le mandat politique.

14 Méthode et résultats Envoi d’un questionnaire et de fonds de cartes topographiques sur lesquelles les maires sont invités à noter, avec une légende appropriée : les paysages de leur commune qui ont un intérêt local, les problèmes posés par les transformations passées et en cours, les projets individuels et collectifs qui sont connus par la mairie. Résultats : 80% de taux de réponses ; les communes les plus peuplées ne répondent pas (Nantes, Angers, Ancenis, …) Méthode de l’enquête : envoi d’un questionnaire et de fonds de cartes topographiques sur lesquelles les maires sont invités à noter, avec une légende appropriée, les paysages de leur commune qui ont un intérêt local, les problèmes posés par les transformation, les projets individuels et collectifs qui sont connus de la mairie. Résultat : 80% de taux de réponses ; les communes les plus peuplées ne répondent pas (Nantes, Angers, Ancenis, notamment).

15 Interprétation Lecture croisée des cartes et des questionnaires remplis Vérification sur le terrain d’un petit échantillon de réponses Synthèses cartographiques sous la forme de 3 types de cartes : Les éléments du patrimoine bâti et naturel reconnus par les Institutions et signalés par les élus Les risques naturels et nuisances physiques, chimiques et visuels Les projets signalés par les élus

16 Éléments reconnus par les institutions et les élus

17 et nuisances physiques, chimiques et visuelles
Risques naturels et nuisances physiques, chimiques et visuelles

18 Les projets signalés par les élus

19 Des cartes favorisant une démarche de concertation
Présentation en séance plénière au Conseil Régional des Pays de la Loire : forte adhésion des élus, prise de conscience de l’incohérence des projets d’aménagement dans la vallée. Le produit final est présenté en séance plénière au Conseil Régional des Pays de la Loire : forte adhésion des élus, prise de conscience de l’incohérence des projets d’aménagement dans la vallée (par exemple, presque un projet de base nautique par commune).

20 Le plan de paysage de la vallée de la Dordogne (1994)
Même démarche d’enquête auprès de 584 communes (72% de taux de réponse) Des « ateliers de paysage » à l’échelle intercommunale Tour des communes avec élus, scientifiques, experts et techniciens Réunion en salle avec les mêmes acteurs : Échanges et discussions autour des cartes d’inventaire résultant de l’enquête préalable Échanges et discussions autour des questions de paysage soulevées lors de la visite collective de la commune Réflexion collective sur les réponses à apporter notamment en matière d’aménagement du territoire. Autres expériences qui s’inspirent de la même méthode :le plan de paysage de la vallée de la Dordogne ; enquête auprès de 584 communes, 72% de taux de réponse. Même démarche auprès de 584 communes (72% de taux de réponse) A donné lieu à titre expérimental à des « ateliers de paysage » à l’échelle intercommunale Méthode : tour des communes avec les maires, techniciens et chercheurs : observation in situ des questions de paysage qui se posent réunions en salle avec les mêmes acteurs validation des cartes d’inventaires examen des problèmes posés, cartographie, validation réflexion collectives sur les solutions à apporter ; on part de la préoccupation fondamentale locale (en l’occurrence : la qualité de l’eau de la rivière) et on décline les implications paysagères du problème. Décision d’opérations d’aménagement. Expériences locales avec des populations mobilisées sur des réflexions collectives concernant l’aménagement des paysages il y en a beaucoup d’autres. .

21 Les Atlas de paysage, traduction sur le territoire de la définition de « paysage »
Partie de territoire Unités paysagères telle que perçue par les populations, perceptions culturelles et sociales dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations dynamiques et tendances prospectives Les atlas de paysage une politique pilotée par l’État visant à une identification des paysages (les unités paysagères), de leurs dynamiques mais aussi des perceptions. Réalisés à l’échelle départementale et régionale, le territoire français est aujourd’hui presqu’entièrement couvert. Pour autant rares sont les atlas à traiter des perceptions culturelles et sociales.

22 Paysages de Bourgogne perception & représentation (1999)
En complément de l’atlas des paysages, réalisation d’une enquête autour des questions suivantes : Quelle image donne-t-on et a-t-on des paysages bourguignons ? Quels sont ceux figurant dans les livres de photos contemporains et les guides touristiques ? Où se localisent-ils ? Quels sont leurs caractéristiques ? Quels sont ceux qui retiennent le plus l’attention ? Pourquoi ? Comment les acteurs régionaux perçoivent-ils les paysages ou ils interviennent , où ils vivent ? Que souhaitent-ils ? Objectif : éclairer les choix de politique régionale

23 Paysages de Bourgogne perception & représentation (d’après une enquête réalisée en 1999)

24 Éléments de bilan Le plus souvent, la population n’est pas impliquée
Des démarches coûteuse et longues qui posent la question de leur reproductibilité Mais des résultats fort intéressants qui ouvrent des pistes vers l’élaboration d’ indicateurs sociaux.

25 La mise en place d’indicateurs sociaux d’évolution des paysages
Un projet du MEDAD à l’échelle nationale en complément des Atlas de paysage Objectifs : Faire en sorte que le paysage, dans ses deux dimensions, matérielle et immatérielle, devienne le sujet et l’objet d’une culture partagée et débattue au sein de la société. Faire remonter les perceptions et représentations que les acteurs et populations locales se font des transformations de leurs paysages Élaborer un outil qui permette de suivre au fil du temps les relations que la population entretient avec son cadre de vie et ses paysages quotidiens. notions d’acceptabilité sociale, de reconnaissance locale, etc.

26 La méthodologie Une enquête qualitative à partir d’un questionnaire sur les perceptions et représentations des paysages La difficile question de l’échantillon : Impossibilité méthodologique et financière d’enquêter auprès des maires ( communes en France) Choix de l’échelle cantonale (4000 cantons en France) L’échantillon est composé des Conseillers Généraux, élus politiques à l’échelle cantonale : des femmes et des hommes proches du terrain, également répartis sur le territoire national, ayant une bonne connaissance des projets d’aménagement, locaux notamment, et exercés aux questions de territoire La qualité d’élus des personnes interviewées est de nature à introduire des biais : le risque est accepté, il sera intégré dans le traitement des réponses. La question de l’échantillon : dans l’idéal, il faudrait conduire l’enquête auprès de l’ensemble de la population : impossible. De même échantillonner 1000 personnes par ex n’aurait pas de sens pour la question qui nous occupe et se rapporte à tout le territoire. En revanche, les élus sont représentatifs de la population de leurs circonscriptions et connaissent bien le territoire correspondant. Les maires sont trop nombreux : choix des CG. Environ 4000 cantons, en estimant un taux de réponse de 80%, autour de 3200 questionnaires à dépouiller. Tâche considérable mais possible. Inconvénient : hommes politiques qui peuvent modifier les réponses selon leurs intérêts ; mais on le sait et on fait le pari que la masse des réponses sera suffisante et éliminera en partie ces risques.

27 État d’avancement du projet
Une phase exploratoire visant à repérer les différentes façons de parler du paysage et de ses transformations : pré-enquête par entretiens semi-directifs auprès de 8 conseillers généraux Analyse de ces entretiens, rédaction d’un rapport et élaboration d’un questionnaire. Ce questionnaire demande aux enquêtés de situer les paysages dont ils parlent en indiquant les noms des lieux-dits correspondant. 1ére phase : envoi du questionnaire dans 5 départements, soit 250 Conseillers Généraux. État d’avancement du projet Une phase exploratoire visant à repérer les différentes façons de parler du paysage et de ses transformations : pré-enquête par entretiens semi-directifs auprès de 8 conseillers généraux Analyse de ces entretiens, rédaction d’un rapport et élaboration d’un questionnaire. Ce questionnaire demande aux enquêtés de situer les paysages dont ils parlent en indiquant les noms des lieux-dits correspondant. Un des objectifs qui est aussi l’une des difficultés est le repérage géographique des lieux nommés afin de pouvoir localiser puis cartographier les paysages évoqués. L’utilisation d’une base de données numérique de l’IGN (BD NYME) qui répertorie les toponymes référencés sur les cartes IGN au 1/25 000e permettra théoriquement de spatialiser et donc de cartographier précisément les réponses. 1ére phase : envoi du questionnaire dans 5 départements, soit 250 Conseillers Généraux.

28 Premiers résultats Taux de retour faible (un peu plus de 10%) et réponses trop générales Une période défavorable (élections présidentielles, puis législatives) : des élus pas ou peu disponibles Un questionnaire sans doute trop long et dont les questions ne sont peut-être pas suffisamment « mobilisatrices » Relance des enquêtes en cours pour faire la part entre ces deux facteurs.

29 Conclusion Le difficile passage de l’échelle locale à l’échelle nationale Rien ne vaut l’enquête locale, mais problème de coût et de mise en œuvre. Comment cartographier la sensibilité locale au paysage ? Comment utiliser cette connaissance dans les projets de développement et d’aménagement ? Pour autant, la participation des populations locales passe par la connaissance des représentations locales du paysage et de ses transformations. On assiste à une montée des préoccupations environnementales qui requièrent la mise en oeuvre d’indicateurs quantitatifs. Il importe donc de défendre la spécificité de l’objet paysage dont les transformations ne peuvent pas se mesurer uniquement à partir des éléments matériels qui le composent. La collecte de données sociales et culturelles est fondamentale. De nombreuses questions en guise de conclusions : la question de l'échelle : comment passe-t-on de l'échelle locale à l'échelle nationale ? Comment agréger les résultats ? Rien ne vaut l’enquête locale, mais problème de coût et de mise en œuvre pour couvrir l’ensemble du territoire national. Difficultés d’une enquête à l’échelle nationale - la question de la définition des indicateurs : on ne pourra pas faire l'économie d'une réflexion là-dessus - la question de l'articulation avec les atlas qui passe par une cartographie des résultats de l'enquête. Comment cartographier la sensibilité locale au paysage ? - Pour autant, la participation des populations locales que suppose la mise en œuvre de la Convention Européenne du Paysage passe par la connaissance des représentations locales du paysage et de ses transformations. - Par ailleurs, on assiste à une montée des préoccupations environnementales comme la biodiversité ou le changement climatique qui requièrent la mise en oeuvre d’indicateurs quantitatifs (écologie du paysage). - Dans ce contexte, il importe de défendre la spécificité de l’objet paysage dont les transformations ne peuvent pas se mesurer uniquement à partir des éléments matériels qui le composent et donc de données quantitatives. La collecte de données sociales et culturelles est fondamentale.

30 Une démarche expérimentale relevant encore de la recherche-action.
Une réflexion plus ou moins menée dans les écoles du paysage, à l'université . Tout ça reste expérimental, relève encore de la recherche (-action). Une réflexion plus (Bordeaux) ou moins (Versailles)menée dans les écoles du paysage, à l'université .... (Angers, p & médiation).

31 Merci de votre attention


Télécharger ppt "À la recherche « d’indicateurs sociaux du paysage » …."

Présentations similaires


Annonces Google