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LE SEVRAGE Dr DI PATRIZIO Paolo Médecin généraliste Addictologue Praticien Consultant à UFATT Maître de Conférences Associé, Département de Médecine Générale,

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1 LE SEVRAGE Dr DI PATRIZIO Paolo Médecin généraliste Addictologue Praticien Consultant à UFATT Maître de Conférences Associé, Département de Médecine Générale, Faculté de Médecine de Nancy le 19 novembre 2009

2 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 2

3 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 3 INTRODUCTION La prise en charge de la dépendance à une substance psycho-active en médecine générale, en psychiatrie, en centre de traitement spécialisé – Un partenariat multidisciplinaire médico-psycho- socio-éducative – Un problème de santé publique – Une prise en charge complexe, évolutive

4 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 4 Introduction Les demandes de sevrage concernent maintenant non seulement les substances psychoactives initiales à lorigine de laddiction mais aussi les traitements de substitution Lors du sevrage, la prise en compte différenciée des situations complexes, des poly-addictions, des comorbidités doivent faire poser la question d un sevrage total, partiel ou d une substitution

5 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 5 Les modalités de prise en charge sont multiples. Le sevrage est une des possibilités Le sevrage n est pas uniquement une réponse à des symptômes de manque. La dépendance psychique est l élément majeur de la prise en charge Il n existe pas de recette toute faite du sevrage. Des évaluations seraient nécessaires pour différents protocoles

6 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 6 Définition du sevrage Le sevrage est l'action d'arrêter une substance ou un comportement ayant entraîné une dépendance. Cet arrêt conduit à une modification comportementale inadaptée avec des répercussions physiologiques et psychologiques que l'on appelle syndrome de sevrage qui se caractérise par un certain nombre de symptômes neurologiques centraux et périphériques, neuropsychiques, neurovégétatifs et métaboliques.dépendancesymptômes Cet arrêt peut se traduire par un « phénomène de rebond » (augmentation des symptômes déjà présents avant la dépendance). De plus, les symptômes observés pendant le syndrome de sevrage sont souvent opposés à ceux observés en cas d'intoxication avec la substance. L'intensité du syndrome de sevrage est généralement lié à la durée et au degré d'addiction.addiction

7 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 7 OPPOSITION OU COMPLEMENTARITE DES SUBSTITUTIONS ET DES SEVRAGES ? Lopposition ou léventuelle complémentarité entre sevrage et substitution donne lieu à des débats passionnés qui privilégient à lextrême soit une démarche de soin où le sevrage en vue dune abstinence totale serait lunique objectif, soit une démarche dans laquelle la substitution serait la seule réponse possible sans projet de réduction de la dépendance. 3ème Conférence de consensus de la Fédération Française de Psychiatrie (23 et 24 Avril 1998)

8 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 8 Le sevrage Mythe? Réalité? Finalité?

9 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 9 Pourquoi un mythe Est-ce bien là, la demande du toxicomane? Quel est le sens de cette demande? Le désir du toxicomane, du thérapeute, de la famille? Le sens donné par chacun à cette démarche?

10 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 10 Mythe Quelquefois le sevrage pourrait ressembler au mythe de Sysiphe (rechute, etc … ) « Docteur, j en ai marre, je veux arrêter!!! » Arrêter quoi ( le produit, la galère, les conflits, les problèmes judiciaires, les soucis professionnels), recherche de la lune de miel et des effets positifs

11 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 11 Quelle réalité ? Les symptômes physiques du manque décrits plus loin dans cette présentation Une aide nécessaire sur le plan physique, psychologique, sociale etc Etablir une liste exhaustive des SPA de dépendance

12 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 12 La finalité Pour le toxicomane? Sens, désir et illusion Pour la famille? Pour la société? Pour les soignants?

13 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 13 Est-ce passer de

14 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 14 A

15 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 15 Sans en arriver à

16 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 16 Préambule au sevrage Apprendre à se connaître ( soignant-soigné): créer du lien, établir une relation thérapeutique de confiance Histoire de vie de la PERSONNE Histoire de son addiction et la connaissance des produits pris Antécédents médicaux, sociaux, familiaux etc … Bilan sanitaire complet et progressif

17 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 17 Préparation du sevrage Le sevrage s inscrit dans une démarche de long terme Répondre par l immédiateté à la réalisation effective du sevrage est voué à l échec car on se situe là dans le registre de fonctionnement de « laddict » (« tout tout de suite ») Cette période préliminaire est une phase essentielle où on va donner SENS à cette démarche et faire perdre l illusion que toutes les difficultés seraient dues ou liées au produit La prise en charge passe par la pluridisciplinarité et la complémentarité des intervenants

18 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 18 Le projet de soin Il répond à une double exigence: - demande immédiate de soulagement à laquelle on se doit d amener une réponse au risque de créer une rupture de lien - mise en place des conditions de prise en charge au long terme Il passe par une phase de négociation aboutissant à la rencontre des consentements soignant-soigné avec l élaboration d un contrat bipartite d adhésion ( clauses du contrat claires ) Il souligne l importance de la place de la psychothérapie.

19 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 19 Critères maximalistes de réussite du sevrage Cessation de l intoxication L intégration sociale La diminution de la mortalité et de la morbidité liée à la toxicomanie (« on ne meurt pas de sevrage dhéroïne») La diminution de la criminalité liée à la toxicomanie

20 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 20

21 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 21 Modalités et conditions pratiques du sevrage Il va dépendre des SPA de dépendance ( 3/4 des usages d héroïne prennent BZD et alcool ) Il peut être envisagé en ambulatoire ou en hospitalisation Il nécessite de connaître les symptômes de manque: aux opiacés ( héroïne, buprénorphine, Méthadone), aux stimulants ( cocaîne, amphétamines), aux benzodiazépines.

22 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 22 Recommandations 2007 de la commission daudition de HAS La commission daudition recommande : – de privilégier chaque fois que cela est possible le sevrage conjoint, simultané ou successif rapproché, des différentes substances psychoactives consommées en association ; – de ne jamais refuser a priori la prise en charge de lusage problématique dune seule substance psychoactive si, malgré les effort dinformation, la personne le demande.

23 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 23 Syndrome de manque Opiacés Psychostimulants Benzodiazépines Alcool Etc...

24 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 24 Syndrome de manque aux opiacés1 Il associe diversement les symptômes suivants : agitation, lombalgies, hyperalgie, larmoiement, rhinorrhée, hypersudation, accélération du transit intestinal, avec diarrhée et parfois vomissements. L examen peut mettre en évidence une tachycardie,une hypotension et une mydriase bilatérale de valeur sémiologique importante. Aux signes physiques, s ajoutent des symptômes psychiques : anxiété, irritabilité, recherche compulsive de produits, troubles du sommeil, dépression.

25 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 25 Syndrome de manque aux opiacés2 Le délai d apparition est variable et fonction de la demi- vie d élimination de la substance consommée : – pour l héroïne dont lélimination est rapide, les symptômes apparaissent en général après 6 à 12 heures, s accentuent progressivement jusquau troisième jour, et régressent habituellement en moins de 8 jours ; – pour les produits de substitution dont lélimination est longue (méthadone ou la buprénorphine), les symptômes sont souvent décalés dans le temps et persistent de manière plus prolongée. Il sagit alors notamment de manifestations psychiques (anxiété, insomnie, aboulie, asthénie) qui pourraient contribuer à une reprise ultérieure de la consommation de drogue.

26 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 26 Syndrome de manque des stimulants (cocaïne, amphétamines) Il se manifeste essentiellement par la dysphorie, lasthénie, lanhédonie, la dysomnie, et peut même constituer un véritable syndrome dépressif. Souvent, ces manifestations passent inaperçues : le sujet est fatigué pendant quelques jours et « récupère » par le simple repos. Rarement, il s agit d un état dépressif grave avec idées suicidaires nécessitant l hospitalisation. Les symptômes apparaissent quelques jours après l arrêt des stimulants et peuvent persister pendant une à dix semaines.

27 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 27 Le syndrome de sevrage des BZD La dépendance aux benzodiazépines apparaît le plus souvent après des traitements poursuivis plus de trois mois. Le syndrome de manque survient après un délai de 1 à 10 jours, et son intensité serait inversement proportionnelle à la demi-vie de la benzodiazépine concernée. Le tableau réalisé associe diversement anxiété, irritabilité, troubles du sommeil, douleurs diffuses, troubles sensoriels, troubles digestifs, hypotension orthostatique, et, dans les formes les plus graves, délire, hallucinations et crises comitiales.

28 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 28 Méthodes de sevrage L environnement – Ambulatoire – En milieu hospitalier Les médicaments – Le traitement spécifique pour la dépendance aux opiacés ( Catapressan, Estulic) – Le traitement symptomatique pour la dépendance aux opiacés ( antalgiques, antispasmodiques, hypnotiques, anxiolytiques ou neuroleptiques )

29 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 29 Traitement dit spécifique ( 1 ) Il tente de s opposer à l hyperfonctionnement adrénergique, considéré comme responsable des symptômes. Le produit le plus utilisé est la clonidine (Catapressan°), antihypertenseur adrénergique. La clonidine a un effet sur l agitation, l instabilité, le larmoiement, la rhinorrhée et la transpiration.

30 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 30 Traitement dit spécifique ( 2 ) L administration est uniquement orale, en prises espacées de deux à trois voire quatre heures et en augmentant progressivement la dose. La surveillance de la tension artérielle doit être systématique et le traitement interrompu transitoirement lorsque la tension systolique est inférieure à 100 mm Hg. Cette thérapeutique est utilisée particulièrement au début de la prise en charge hospitalière lorsque les patients sont alités.

31 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 31 Traitement dit spécifique ( 3 ) La guanfacine (Estulic°), dérivé d action prolongée de la clonidine serait de maniement plus aisé, permettant une administration répartie en trois prises journalières et imposant moins souvent l alitement. Dans les 2 cas, la posologie est réduite progressivement à partir du 4 ème ou 5 ème jour jusqu à l arrêt au bout denviron 8 jours

32 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 32 Traitements symptomatiques (1) Ils sont destinés à atténuer et si possible faire disparaître les manifestations du manque. On utilise: – antalgiques, – antispasmodiques, – antinauséeux, – antidiarrhéiques, – Sédatifs – hypnotiques. Les produits sédatifs sont le plus souvent indispensables, surtout dans les premiers jours. Les benzodiazépines sont utilisées dans certains protocoles pour leur effet anxiolytique.

33 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 33 Traitements symptomatiques (an2) Ces substances s accompagnant d un risque propre d induction d une pharmacodépendance, il paraît souhaitable de limiter leur utilisation et d éviter leur emploi chaque fois que cela est possible. Il existe un consensus fort contre-indiquant certains produits fréquemment recherchés pour leur effet toxicomanogène : chlorazépate disodique (Tranxène° 20 mg). Une alternative peut être l utilisation d un neuroleptique sédatif tel que l alimémazine (Théralène°) ou la cyamémazine (Tercian°).

34 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 34 Méthodes de sevrage( suite 1) – Sevrage progressif des benzodiazépines – Sevrage de l alcool (benzodiazépines à 1/2 vie longue) – Sevrage de la cocaïne et des amphétamines (aucun traitement pharmacologique n a fait preuve de son efficacité)

35 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 35 Méthodes de sevrage( suite 2) Sevrage et dépression: les études actuelles soulignent la sous- évaluation de la symptomatologie dépressive lors des sevrages. Cet aspect justifie une attention particulière et un traitement adapté.

36 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 36 Méthodes de sevrage( suite 3) Approche relationnelle – Rappel de l importance de la prise en charge psychothérapique – Nécessité d empathie du thérapeute en évitant les écueils (séduction, rejet tant du soignant que du soigné)

37 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 37 Situations particulières Grossesse – plutôt sorienter vers substitution que sevrage ( car risque de mortalité in utéro et rechute fréquente pendant grossesse) Incarcération ( UCSA, nécessité d un accompagnement médical) Mineurs ( problème du consentement)

38 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 38 Soins après sevrage et le suivi Suivi psychothérapique Suivi médical spécifique et de la comorbidité (hépatite C, HIV etc..) Suivi social (CMU, MDPH, ANPE, ASSEDIC) Suivi éducatif (gestion de l argent, problèmes de la vie quotidienne etc.)

39 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 39 Rappel important à faire au patient La rechute est possible et fait parti de la pathologie addictive Un des risques majeurs après un sevrage est lOD.

40 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 40 Conclusion Dans cet exposé, jai essayé avant tout de vous faire part d une expérience professionnelle et dune analyse de pratiques. En matière de dépendance, il est difficile de définir des démarches épidémiologiques, statistiques, expérimentales et d évaluation rigoureuses

41 Jeudi 19 novembre 09Dr Di Patrizio 41 MERCI POUR VOTRE ECOUTE ET VOTRE ATTENTION


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