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QUELLE ECOLE POUR QUELLE SOCIETE ? QUELQUES PISTES POUR LAVENIR DE LECOLE EN NOUVELLE CALEDONIE.

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1 QUELLE ECOLE POUR QUELLE SOCIETE ? QUELQUES PISTES POUR LAVENIR DE LECOLE EN NOUVELLE CALEDONIE

2 ECOLE ET SOCIETE Lécole est un reflet de la société. Elle est traversée par les tensions, conflits et valeurs explicites ou implicites que porte la société La société calédonienne est en pleine mutation. Lécole sera nécessairement à limage des choix de société que nous ferons, ou quon nous imposera Mais lécole est aussi le creuset de la société à venir Donc un outil de transformation sociale.

3 QUELLE SOCIETE ? Qui privilégie la croissance économique et la course au profit ou une juste répartition des richesses et le respect des ressources et des équilibres naturels ? Inféodée à la dictature du Marché Mondial ou autonome et solidaire ? Qui valorise lindividualisme, la compétitivité, laccumulation ostentatoire de biens de consommation ou la coopération, le respect des valeurs coutumières et la sobriété volontaire ? Qui encourage la concentration des richesses et du pouvoir ou la démocratie participative et le partage du travail et de largent ?

4 ET QUELS CHOIX DE SOCIETE ? Un Pays fortement industrialisé dominé par la mono industrie du nickel ou respectueux des traditions et soucieux dune diversification de léconomie ? Une dépendance asservissante aux lobbies de limportation ou une relocalisation de léconomie et la valorisation de réseaux de proximité ? Une urbanisation galopante ou un développement harmonieux des zones rurales et la gestion des espaces naturels sauvages dans le souci de leur conservation Une production et une consommation effrénées de biens matériels, socialement et culturellement destructurantes et à fort impact environnemental ou une qualité de vie à long terme Une technologie aliénante ou respectueuse de lenvironnement au service de la créativité et de la convivialité ?

5 QUESTION, TENSION « Nous sommes en présence de deux systèmes de valeurs peu compatibles: Celui, dominant de la société marchande, qui a imposé le « toujours plus », avec les comportements addictifs associés à la croissance, à toute forme de compétition, la logique de lexclusion et lirresponsabilité liée au plaisir immédiat Et celui des valeurs de la solidarité, dinclusion, de responsabilité par rapport à soi, aux autres et à lenvironnement avec comme valeur « le encore mieux » Doù la question: faut-il adapter ou désadapter les élèves à la société marchande ? » - Daniel FAVRE-

6 ET DILEMME Dans la conclusion du Rapport du Sénat Coutumier sur « La place du jeune kanak dans la société contemporaine… », on peut lire une phrase qui résume assez bien le sens des questions précédentes: « Attaché à sa culture, attiré par le monde moderne, le jeune Kanak ne sait trop où est sa place et connaît des difficultés à concilier ces deux mondes »

7 LECOLE AUJOURDHUI Face à ces questions et cette situation complexe, lécole en Nouvelle Calédonie, ne répond aujourdhui que partiellement aux attentes des jeunes et des familles et aux besoins du Pays Réplique du système éducatif métropolitain, elle fonctionne surtout dans une logique dinsertion économique et de reproduction sociale, basée sur la compétition et la sélection. Elle génère aussi lexclusion Au lieu de garantir légalité des chances, en métropole, lécole aggrave les inégalités sociales ( Rapport de lInstitut Montaigne)

8 QUELQUES RESULTATS En métropole 20% des jeunes quittent le système scolaire sans qualification A lentrée en 6°, 43,4% délèves calédoniens maîtrisent les compétences de base en français, contre 57,1% en France 49,3% maîtrisent les compétences en mathématiques, contre 64 % en France (Rapport de la DENC – 2008) En NC, 13,5 % de jeunes de 17 / 18 ans sont illettrés, contre 9 % en métropole

9 POUR BON NOMBRE DE JEUNES Lécole est perçue comme un univers clos, artificiel, dont le sens et les enjeux leur échappent Ses méthodes dapprentissage et dévaluation sont opaques Coupée du monde réel, elle distille lennui et pour les océaniens, le déracinement culturel Elle génère incompréhension, frustration, absentéisme, décrochage, exclusion, échec Elle contribue à fabriquer une image dévalorisée de soi-même qui suscite un sentiment dinjustice, de rejet et parfois des comportements répréhensibles et violents

10 QUELLE ALTERNATIVE ? Une société sans école ? Comme le proposait Ivan Illich en 1971? Ou une Ecole Mutuelle, telle quelle a été expérimentée en France sous la Restauration Des pistes certainement intéressantes, mais qui nécessiteraient dans le même temps de profondes modifications sociales

11 ALORS, QUELLE ECOLE POUR DEMAIN ? Dabord une école qui donne du sens aux apprentissages Une école ancrée dans la réalité multiculturelle du Pays et ouverte sur le monde Une école qui suscite le désir dapprendre Une école qui garantit à tous, un « socle commun de compétences » Une école qui ne laisse personne au bord du chemin et qui valorise les domaines de réussite de chacun

12 PERSPECTIVES Une « éducation à lespace planétaire », composant nos enracinements régionaux, nationaux et nos horizons continentaux et mondiaux Un « éducation à lhistoire planétaire » et au riche patrimoine culturel de lhumanité Une « éducation à la reliance » des individus, des groupes, des sociétés dans une espèce humaine ouverte à son contexte et à la diversité biologique, animale et végétale Une « éducation aux oppositions et aux conflits » stimulant linvention de nouvelles coopérations ( Jacques DEMORGON)

13 VALEURS ECOLOGIE ou respect des ressources et des équilibres naturels AUTONOMIE et responsabilité SOLIDARITE et coopération

14 ECOLOGIE Lécole doit transmettre des connaissances élémentaires sur la terre, la biosphère, les écosystèmes, la biodiversité et tout ce qui fait de notre planète, une planète vivante à léchelle mondiale et locale Elle doit faire comprendre à lenfant la complexité et la fragilité des équilibres. Quand il arrive, le monde est déjà là, avec ses règles et ses coutumes. Lécole a donc une tâche dintégration de lenfants dans la « maison » « eïkos » Elle se doit aussi de lui apprendre à réconcilier lécologie, la science des équilibres naturels et léconomie, la gestion des activités de production, déchange et de consommation Sans oublier quen Nouvelle Calédonie, la maison traditionnelle est une case

15 AUTONOMIE Une école qui permet à chacun de se connaître: un être humain en quête de sens Qui exerce notre attention, mémoire, compréhension, réflexion, imagination, créativité, curiosité, analyse critique Qui donne la capacité à faire des liens entre les savoirs, pour comprendre la réalité, souvent complexe, naturellement reliée et interdépendante Qui nous prépare à construire des alternatives aux techniques « clés en main » et aux modes de vie « préfabriqués »

16 SOLIDARITE Léchange, le partage et le travail déquipe sont des valeurs fortes dans les sociétés océaniennes Elles ont toute leur place à lécole, qui doit passer de la compétition et lisolement à la coopération et la réciprocité Lécole se doit de proposer des espaces découte active, de parole, dapprentissage de la communication, de reformulation, de débat, dargumentation Et aussi de partager des projets plutôt que des problèmes aboutissant à des réalisations collectives où chacun trouve sa place

17 CHANGEMENTS ET INNOVATIONS Une telle école nécessite des changements: Pédagogiques Denseignement De calendrier Du métier denseignant De fonctionnement Des relations avec les parents et les autres partenaires

18 PEDAGOGIE Passer dune logique de transmission des connaissances et de programme à une pédagogie dacquisition de compétences (Définition de compétence: pouvoir mobiliser et réinvestir des connaissances, des capacités et des attitudes afin datteindre un objectif précis dans une situation donnée) Renverser la « constante macabre » en adoptant une évaluation binaire (Acquis – Non Acquis- En cours dAcquisition) avec la suppression des notes, des moyennes, et des classements Par des dispositifs souples, laide au travail personnel ou laccompagnement personnalisé, garantir à tous les compétences de base requises à un niveau donné

19 DENSEIGNEMENT Inclure dans le socle commun de compétences un 8° pilier sur les langues et cultures kanak et océaniennes Faire de léducation à lEnvironnement un axe prioritaire de lapprentissage à lécole et des projets décole A lintérieur des cycles, organiser les contenus denseignement en Unités de Valeur autour de projets spécifiques ou pluridisciplinaires, attribuées par un jury mixte Exiger de chaque élève au cours dun cycle, la réalisation dun « chef dœuvre » soumis à lappréciation des pairs et de léquipe éducative

20 DE CALENDRIER Réduire lhoraire hebdomadaire de cours et la durée des grandes vacances et mieux répartir le temps scolaire dans lannée Consacrer le matin aux enseignements de français, de mathématiques, de langues, dhistoire- géographie, de sciences et laprès midi au sport, à léducation artistique, à lAccompagnement personnalisé, aux projets pluridisciplinaires et à la concertation pour les enseignants Alterner des périodes de cours avec des séjours de découverte de la nature, de lentreprise, ou dexpression artistique Permettre à chaque adulte au cours de sa carrière de disposer dun crédit formation quil pourra utiliser pour se perfectionner ou changer de voie professionnelle

21 DU METIER DENSEIGNANT Inclure dans le temps de travail hebdomadaire, sur la base dune durée forfaitaire de 39 heures, les temps de cours devant élèves, de préparation, de correction, daccompagnement personnalisé, de projets, et de concertation déquipe ( quitte à réduire le temps devant élève) Passer dune pédagogie de face à face à une pédagogie de côte à côte (Accompagnement personnalisé) Dune pratique individuelle à un travail déquipe

22 DE FONCTIONNEMENT Le projet détablissement, élaboré par léquipe pédagogique, définit la politique éducative qui doit avoir valeur contractuelle avec les familles, les partenaires et autorités de tutelle, avec obligation de résultats Des moyens plus importants financiers et humains doivent être attribués aux établissements en situation difficile Les innovations et expérimentations pédagogiques sont à encourager et soutenir

23 DE RELATIONS AVEC LES PARENTS ET LES PARTENAIRES EXTERIEURS Faire des établissements scolaires des pôles danimation culturelle et de formation continue dadultes Associer les parents à léducation des enfants et à la vie des établissements Tisser avec les acteurs économiques, les entreprises, les artisans, mais aussi les acteurs culturels des relations de partenariat Solliciter des enseignants à la retraite pour un partage dexpériences

24 CONCLUSION Lécole se doit de préparer une communauté de vie et de porter un projet de société démocratique et multiculturelle Intégrée dans son environnement proche et lointain Dont les membres entretiennent entre eux des relations réconciliées, justes et conviviales Elle na de sens que dans la mesure où nous parviendrons, individuellement et collectivement à mettre nos actes et nos pratiques en cohérence avec les aspirations démocratiques que nous affichons


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