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De l’invention de l’électricité à la 2° révolution industrielle

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1 De l’invention de l’électricité à la 2° révolution industrielle
Propriétés inexplicables de l’ambre et de la pierre d’aimant « Feux de saint-elme » des marins … boussole des chinois Le premier à expérimenter rigoureusement magnétisme et électricité est le médecin personnel de Elisabeth 1, William Gilbert Premières expérimentations des propriétés électrostatiques des corps : Un intérêt attiré par les interrogations que suscite l’astronomie renaissante (héliocentrisme – Copernic 1530) => de quelle nature est cette force attractive, mystérieuse et invisible faisant que la Terre tourne autour du Soleil ? …et qui fait que la Lune ne tombe pas? La découverte de force de gravitation universelle réinsère les phénomènes électriques dans les flux d’idées scientifique ; c’est la raison pour laquelle von Guericke construit la sphère, première génératrice électrostatique (1663) Pierre d’ambre = résine fossilisée, jaune. Découvrit qu’elle attirait les plumes d’oiseau Magnésie = minerai d’oxyde de fer donnant son nom grec à prov. Turque, Plus tard, les marins nommèrent « feux Saint-Elme » ces étincelles ou décharges électriques se produisant parfois au sommet des mâts de bateaux lors d’orages. Dès le début de notre ére, les chinois inventent la boussole. Cette invention géniale, capitale et déterminante dans l’histoire de l’exploration terrestre et maritime par l’homme. Ils observent que les cuillères de magnésie utilisées dans la divination pointent tj dans la même direction; Constatent que c’est vrai aussi des aiguilles en fer précédemment aimantées, et ont l’idée de les monter sur pivot et de les mettre dans l’eau, pour la navigation maritime et l’exploration. Le passage de la boussole de l’Asie en Europe serait dû aux Croisés qui « découvrirent » cet instrument utilisé par les Arabes. Gilbert découvre la polarité et l’alternance forces répulsives/forces attractives. Le français Charles Du Fay donnera les mots : électricité vitreuse / électricité résineuse. Curiosité agacée devant la sustentation (Lune/Terre). Concurrence entre théories : l’idée de l’alternance gravitation/force centrifuge a été longtemps concurrencée par l’idée de force électrique répulsive. Ressemblance entre la plume en rotation sans contact autour du globe et la Lune autour de la Terre ; il pensait que la Lune ne tombait pas Sur la Terre parce qu’elle était repoussée par une charge électrique. C’est parce qu’elle hésitait entre les termes « ambricité » et « ambréité », que le français conserva le néologisme bien connu

2 Un orage violent sur Venise:
jusqu'au milieu du XVIIIe, la foudre a été assimiléé à une manifestation de la colère des dieux (cf. les trois fils de Gaia : Brontès (le tonnerre), Stéropès (la foudre) et Argès (l'éclair))

3 Bizarreries et croyances
Feu de saint elme : les marins ont utilisé le nom d’un évèque martyre ; il résulte de l’effet de couronne, qui se produit lorsque le champ électrique à proximité d'un conducteur est assez fort pour provoquer une décharge dans l'air et ainsi stimuler les molécules qui émettent alors une lumière caractéristique. Des champs électriques sont produits par les nuages, le brouillard, la pluie, sleet, la neige, les tornades, les dust devils, les volcans, les tremblements de terre, les météores, et contaminants in air. Sur les montagnes, l'activité électrique devient souvent intense. Des alpinistes expérimentés peuvent raconter des histoires bizarres sur l'électricité au sommet des montagnes. Entre autres bizarreries : la foudre en boule, La ionisation de l’atmosphère (en état plasmatique) est un processus en avalanche, qui peut être responsable de décharges en des points coronaires. Il y a un problème pour la radioémission ondes courtes qui rebondit sur la couche ionisée (> 60 km). Des confusions avec des ovnis peuvent ce produire lorsqu'on l'observe d'assez loin, car de près son aspect de décharge électrique est assez caractéristique. Rapport Condon 1969, Interprétation d’ovnis par électrisation atmosphérique et plasma. A propos des vues d’ovnis à EXETER. es ovnis d'Exeter se comparent assez bien étant donné leurs couleur, forme, son, dynamique, durée de vie, et taille. D'après ces rapports, les diamètres des ovnis variaient depuis la taille d'un ballon de basket jusqu'à 60 m. Or, lignes haute tension en bord de mer, Exeter est suffisamment proche de la mer pour que le sel se forme sur les lignes de haute tension et il y eut très peu de pluie cet été-là pour nettoyer le sel, fournissant ainsi des points où une décharge coronaire pouvait intervenir. Pourraient expliquer les disparitions soudaines (parfois explosives), les manoeuvres près des appareils, les accélerations rapid, les automobiles calées, la chaleur, les sensations de prickling, les yeux irrités, etc. Il discute l'observation d'un ovni via des lunettes de soleil Polaroid et le signalement d'un compas magnétique Farfadet : c’est le nom donné au feu de Saint-Elme lorsqu’il apparaît au-dessus d’un cumulonimbus. (divinité farceuse, mobile… On dit également qu'il lui arrive de réparer des outils, des chaussures, des choses cassées)

4 « Prenez une sphère de verre, ou comme on l'appelle, une fiole, de la grosseur d'une tête d'enfant. Placez-y du soufre concassé en morceaux dans un mortier et approchez du feu, de manière à faire fondre le soufre. Le tout étant refroidi, cassez le globe de verre pour en retirer la sphère de soufre, que vous conserverez dans un lieu sec : il faut ensuite percer ce globe de manière à faire traverser son axe d'une ligne de fer. Le globe sera alors préparé. » Experimenta nova Magdeburgica (bourgmestre de Magdeburg)

5 « Le baiser électrique »
De la spectacularisation à la science institutionnelle : Les hémisphères de Magdeburg (1657) Les expériences de l’abbé Nollet qui contribuèrent beaucoup à démocratiser la science au XVII°S. Notamment la « bouteille de Leyde » (1742) "NOLLET, Abbé;" "L'art des expériences, ou avis aux amateurs de la Physique, Sur le Choix, la Construction et l'usage des Instruments; Sur la préparation et l'emploi des drogues." Amsterdam Changuion 1770 Une vision « magique » : Stocker des charges électriques en quantité suffisante dans un dispositif transportable afin d’en faire usage pour des applications médicales ou des expérimentations électriques TROIS CARACTERISTIQUES DE L’AVANT-REVOL INDUSTRIELLE : 1. Spectacle Le baiser électrique : u milieu du dix-huitième siècle, d'autres machines électriques furent développées qui furent même utilisées dans la haute société pour divertir les invités. Une élégante hôtesse, debout sur un tabouret isolant, se trouvait reliée à une machine électrique via un fil de fer caché. Elle accueillait les visiteurs avec un baiser électrique. Aujourd'hui, il existerait sûrement une règle de sécurité pour interdire de telles plaisanteries. Douze chevaux et deux hémisphères. Cela a suffi au XVIIe siècle pour catapulter Magdebourg dans les plus hautes…sphères scientifiques de toute l'Europe. En 1657, Otto von Guericke a non seulement prouvé l'existence du vide grâce à son « expérience magdebourgeoise des deux hémisphères », mais il a également offert un spectacle grandiose aux personnes qui se trouvaient là : dans la cour de sa demeure de Magdebourg, von Guericke attèle douze chevaux à deux demi-sphères en métal accolées l'une contre l'autre, maintenues par rien d’autre que par ce qu’elles contiennent, à savoir : rien. Du vide ! Six chevaux tirent d’un côté, six chevaux de l’autre. Douze chevaux au total et plusieurs tentatives, mais rien n’y fait : impossible de séparer les deux hémisphères. C'est seulement en ouvrant au point de jonction des deux demi-sphères et en laissant pénétrer de l’air dans la boule ainsi formée qu’elles se séparent, toutes seules – sans l’aide des chevaux ! Cette expérience a eu un écho formidable en Allemagne et dans le monde entier, à tel point que von Guericke a dû la répéter à maints endroits dans les années qui ont suivi, avec parfois jusqu'à seize chevaux à son attelage. Otto von Guericke, physicien, urbaniste et même bourgmestre pendant un temps, est toujours présent dans la ville. L'université de Magdebourg porte son nom et le logo de la ville, « La ville qui n’en est pas à une attraction près », comme dit (à peu près) le slogan, symbolise... la fameuse expérience des deux hémisphères Le condensateur de Leyde est promené dans les foires, les fêtes foraines, on y électrise des dindons, des poulets, et on se précipite pour recevoir le choc électrique. 2. MAGIE

6 La bouteille de Leyde En 1746, Van Musschenbroek cherchait à électriser l'eau contenue dans un vase par l'intermédiaire d'une tige métallique plongeant dans l'eau de la bouteille et reliée à la machine électrique de Otto Von GERICKE ( ). Il subit une commotion au moment de la décrocher. L'abbé Nollet, en France, fit passer une décharge électrique ans 300 soldats de la garde royale en présence de Louis XV. Les découvertes scientifiques étaient à l’époque faites par de bons artisans ayant de bons instruments Muschenbroek était fils de fabricants d’instruments scientifiques (pompes à air, microscopes et télescopes) « Tout à coup, j'eus ma main droite frappée avec tant de violence, que j'eus tout le corps ébranlé comme d'un coup de foudre ; je croyais que c'était fait de moi. Je ne vous conseille point de tenter vous-même l'expérience ; je ne m'exposerais pas une seconde fois au même choc, quand on m'offrirait la couronne de France » (Muscchenbroek). 3. ARTISANNAT … MAIS DEJA ILS ETAIENT RELIES ENTRE EUX PAR L’ACADEMIE DES SCIENCES DE PARIS. Musschenbroek fit immédiatement part de ses observations à REAUMUR qui était à cette époque le correspondant de l’Académie des Sciences de Paris (lettre en latin traduite par l’Abbé Jean  Antoine NOLLET en janvier 1746)

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8 La mathématisation des connaissances empiriques
Les français du Fay et Charles de Coulomb Une étape importante de l’algébrisation : l’apparition de Franklin qui importe un raisonnement algébrique venu de la théorie de la comptabilité (le principe de conservation des charges électriques) 1752 : théorie des pointes et invention du paratonnerre, victoire contre l’occultisme La réception de l’invention était liée à une critique progressive de la Providence : remémoration d’Epicure (« si Dieu lance la foudre, d’où vient qu’elle tombe sur ses propres temples? ») Cette force fut dénommée ultérieurement force de Coulomb. La force entre deux charges est inversement proportionnelle au carré de l'éloignement entre elles de manière analogue à la force entre deux masses. Il existe cependant une profonde différence dans l'intensité de ces deux forces. La force électrique entre deux électrons est environ 1040 (!) fois plus élevée que l'attraction gravitationnelle entre ces deux mêmes électrons. La raison pour laquelle la force électrique reste peu visible dans la vie de tous les jours par comparaison avec la gravitation réside dans l'existence des deux types de charge (positives et négatives) et de leur conservation qui conduit à une compensation globale des charges. Seul le contact entre différents matériaux ou des frottements peuvent aboutir à un déséquilibre local des charges ou mieux à une séparation des charges que nous ressentons quelquefois comme une décharge électrique. Franklin est un érudit du XVIII° : fondateur de l’éthique de la besogne (« souviens toi que le temps, c’est de l’argent »), et inventeur de la comptabilité, corédacteur avec John Adams et bien sûr Jefferson de la Déclaration d’Indépendance et de la Constitution de Philadelphie… Franklin défendait contre Nollet le principe de conservation de l’électricité, Nollet l’aspect moniste du fluide.

9 Durant un orage à Philadelphie, le physicien Benjamin Franklin lance un cerf-volant avec une pointe métallique et capte l'électricité atmosphérique.

10 La galvanoplastie et l’électrodynamique : de la découverte fortuite de la pile…

11 La pile de Volta (1800) Naissance d’une controverse entre Galvani et Volta : théorie animale contre théorie physique (e’ la diversita’ de metalli che fa) La pile : le premier moteur électrique "permanent", c’est-à-dire appareil capable de fournir un courant continu une fois inclus dans un circuit fermé. Volta : "elle se compose d'une série de morceaux cuivre ou mieux, de disques argentés, plaçés l'un sur l'autre et en alternance avec des disques d'acier, ou mieux, de disques de zinc, entre chaque paire de disques en métal il y a un disque de carton (ou d'autre chose) imbibé de sel ou d'eau acidulée." Volta présentant sa pile à Bonaparte (1801)

12 .. à son exploitation industrielle
Quelqu'un demande : "A quoi peuvent servir les ballons ? - A quoi peut servir l'enfant qui vient de naître ?..." riposte le savant. (anecdote du voyage de Franklin en France en 1783) Volta savant universitaire ne participe pas aux applications industrielles. Mais un corps de chimistes spécialisés se développe : Développement de la pile sèche (Leclanché) Développement de la pile impolarisable

13 Le dihydrogène disparaît et ne peut donc pas polarisé la pile.
Dans la pile Volta, entre les plaques de Zinc et celles de Cuivre, se trouvent des disques mouillés par un électrolyte acide. Un électrolyte est un corps contenant des ions et qui se déplace pour conduire le courant. L’électrolyte acide contient des ions hydrogène H+. Lors du passage d’électrons dans cet électrolyte, il se forme du dihydrogène. 2 H+ + 2 e- à H2. Le dihydrogène est un isolant et va, ici, être polarisant car il va se déposer sur l’électrode + en cuivre et formera un écran qui empêchera ou plutôt qui ralentira le passage des électrons. On remarquera une baisse de la fem et par conséquent aussi de l’intensité. La polarisation est, dans un sens plus général, un dépôt d’ions ou de gaz sur une ou plusieurs électrodes de la pile. Ce dépôt forme une couche, un écran qui empêche les électrons de passer donc qui empêche à la pile de produire un courant continu. La découverte de la dépolarisation a permis de créer des piles avec une durée de vie supérieure. C’est Antoine César Becquerel ( ), qui en 1826, découvre le premier la dépolarisation. Pour réduire cette polarisation des électrodes, il faut faire intervenir des dépolarisants. Ces dépolarisants empêchent la formation de substances pouvant gêner l’acheminement des électrons entre les électrodes. Ce sont en fait des oxydants capables de détruire le dépôt d’hydrogène. On réalise par la suite des piles à dépolarisants liquides (acide nitrique, bichromate de potassium...) ou solides (dioxyde de plomb ou de manganèse). Par exemple, le dihydrogène pourrait être gênant dans la pile de Leclanché mais le dioxyde de Manganèse oxyde le dihydrogène pour former un composé beaucoup moins gênant. 2 Mn O2 + H2à 2 Mn O (OH) Le dihydrogène disparaît et ne peut donc pas polarisé la pile. Créée en 1843, la pile de Robert Wilhelm Bunsen ( ) utilise comme dépolarisant de l’acide nitrique. De plus, elle a une force électromotrice beaucoup plus élevée que celle de Daniell et possède par conséquent une longévité de vie plus importante que les piles précédemment inventées. En effet, elle peut fournir un courant d’intensité plus élevée si, dans chaque circuit, on utilise des résistances identiques pour comparer les fem. La pile sèche, créée par Georges Leclanché ( ), en 1868, ne fait intervenir aucune solution liquide et est donc plus facilement utilisable. Elle engendrera les piles sèches actuelles telles qu’on les connaît car sans solutions, elles sont plus aisément transportables. L’électrode positive, en carbone, est entourée d’un dépolarisant solide (à base de bioxyde de Manganèse). Les précédentes piles ont subi grâce à Leclanché de nombreuses améliorations: -- production de courant de plus forte intensité due à une réduction de l’épaisseur de l’électrolyte -- fonctionnement à basse température grâce à une modification de l’électrolyte (remplacé par un électrolyte saturé de zincate de potassium). Leclanché a donc fabriqué la première pile " sèche ", beaucoup plus pratique que celles contenant des solutions liquides et très utilisée de nos jours.

14 La 2° Révolution Industrielle et l’électrodynamique
Oersted (1820) rétablit une légitimité scientifique au lien naïf électricité/magnétisme Faraday (1831) dégagea le concept de force électromotrice et établit les lois du phénomène d'induction électromagnétique ouvrant ainsi la voie aux applications techniques de l'électricité (générateurs, dynamos, transformateurs, etc.) dont l'étude constitue l'électrotechnique. Moteurs électriques. Ampère (le Newton de l’électricité) et bien sûr Maxwell. Gramme (1871) : applications dans l’orfèvrerie. Effets d’entraînement. Emergence d’un « système technique ». Notions de résistance, effet Joule, relations entre champ électromagnétique et électrocinétique (Maxwell). Il réunit en équations Différentielles tous ces travaux (1864). Cette méthodologie maxwellienne, centrée sur l'idée d'analogie et se rapportant essentiellement aux parentés mathématiques permettant de rapprocher divers systèmes de lois («une similitude entre les relations, non pas entre les choses reliées»), constitue un thème constant de sa pensée, qu'il développe d'ailleurs dans une conférence intitulée «Analogy in Nature», devant le fameux et fermé Apostles Club, à Cambridge, en février  

15 La controverse féroce courant alternatif/courant continu
Lutte titanesque entre les deux systèmes: Tesla vante une possibilité de réduire la dissipation énergétique Edison accuse le c.alt. d’induire un champ électromagnétique Tesla avertit en retour contre les risques d’inflammation de la ligne électrique continue, et contre le coût de la parade. L’Exposition Universelle de Chicago se solde par un triomphe de Westinghouse/Tesla : soumissionnement de plusieurs contrats avec les pouvoirs publics, notamment pour la centrale de Niagara Falls) L’alternatif permet la haute tension et le transformateur : lorsqu’un courant alternatif passe dans une bobine, l’intensité du champ magnétique généré varie, ce qui induit un courant alternatif secondaire. Il est important de noter à quel point ce virage fut décisif et bénéfique pour le développement de notre industrie moderne. Bien que ce ne fut pas aussi clair à l’époque, les avantages du système de courant alternatif sont nombreux. La distribution de courant électrique continu nécessitait à l’époque des câbles de dimension exagérée qui perdaient énormément d’énergie électrique en diffusant de la chaleur. Si jamais un court-circuit survenait, les câbles fondaient jusqu’à la source du courant. Imaginez-vous qu’un court-circuit survienne dans votre maison, que le câble de votre grille-pain s’enflamme, que le feu se propage dans votre mur jusqu’à l’extérieur et qu’en continuant il fasse fondre toute la ligne électrique entre votre maison et la Baie James... Pour éviter ce genre de situation, ce système impliquait donc la construction de plusieurs petites centrales électriques dans chaque ville, ce qu’Edison s’apprêtait à faire selon les termes d’un contrat signé avec la ville de New-York. Tandis qu’en utilisant les transformateurs inventés par Tesla, il devenait très facile d’augmenter la tension et de garder un courant faible dans les réseaux de distribution. La dissipation de l’énergie électrique étant directement liée à l’intensité du courant, il était avantageux, énergétiquement et économiquement, d’utiliser le système de courant alternatif proposé par Tesla

16 Télégraphe et innovation distribuée
Une demande qui croît au début du 19° Siècle Le développement des chemins de fer crée des besoins de signalisation En 1815, le télégraphe optique de Londres recevait un message débutant comme suit : " " Wellington defeated " (Wellington défait), le brouillard interrompit la suite de la transmission. On crut à la défaite de Wellington, d'ou la chute brutale du cours des fonds publics. En réalité, le message aurait dû être : " Wellington defeat the French at Waterloo. " Seuls, les frères Rothschild reçurent à temps le bon message par la poste, confiée aux pigeons voyageurs, et profitèrent de cette baisse pour faire fortune. L’émergence du standard de Samuel Morse (« le fil qui chante ») Bataille entre les standards jusqu’en 1840 environ : il y avait plusieurs dizaines de systèmes (différences dans les récepteurs, manipulateurs, nombres de fils, codes) Samuel Morse gagne la bataille de standardisation en réussissant à convaincre les pouvoirs publics (le Congrès américain). Le souci de Morse est d’améliorer la standardisation : Standardisation internationale en 1851 pour éviter que chaque pays adopte son propre alphabet. La gestion de l’alphabet unifié donna naissance à l’UIT en 1965. L’innovation technique est assurée par le personnel du télégraphe, notamment par des jeunes célibataires itinérants : Edison a commencé à 17 ans comme télégraphiste itinérant Baudot surnuméraire de l’AFT mit au point le multiplexage Heaviside idem calcule l’affaiblissement du signal avec la portée en utilisant des transformées de Laplace. Hughes met en place un traducteur automatique. MORSE  l’usage du crayon électromagnétique, de la pile, et de la conduction par fil de cuivre… Standardisation rendue nécessaire par l’existence de sociétés privées qui pouvaient avoir leurs propres systèmes. What hath God wrouth (Quels bienfaits Dieu n’a-t-il pas créés)

17 appel de détresse international
Codes spéciaux: Signe Morse Signification ******** erreur + *-*-* stop (fin de message) @ ***-*- fin (fin de contact) SOS ***---*** appel de détresse international

18 Histoire du téléphone 1876 : Graham Bell (professeur d’élocution pour malentendants), exploitation internationale. Primo-usages inattendus : le théâtrophone de Clement Ader ( ) 1889 : commutateur automatique Strowger, le « girl-less telephone » Pendant longtemps, freiné par les problèmes de portée (triode 1906, premier câble transatlantique 1956) Développement autour d’un monopole aux USA, contrairement au télégraphe. Theodore Vail ( ) « one system, one policy, universal service », effort sur la RD (Bell Labs) En France, apparition du monopole en 1889, mais le réseau est très lent à se diffuser, faute de soutien public. Le retard français est très marqué aussi pour le télégraphe électrique (création de l’ENST en 1878). Bell : voulait vendre son brevet à WU, n’a pas pu, d’où fonde sa propre compagnie. Se rendant compte de son erreur, WU crée un système concurrent autour du microphone à graphite.

19 La radio ou la valorisation par le contenu
1890 Edouard Branly radioconduction, cohéreur 1895 : Gugliemo Marconi, amateur Assemble cohéreur/éclateur/antenne Invente le spectre et l’idée de « stations » émettrices, (transmission d’événements sportifs, fonde la Marconi Wireless Signal Company) 1901 : Gustave Ferrié détecteur électrolytique 1907 : Lee de Forest lampe triode (ampli). Dès 1915 en F, suite aux efforts du colonel Ferrié, fabrication industrielle à grande échelle de « boîtes A » (postes à galène) associées à « 3ter » (ampli), premiers équipements en réception 1915 : essor de la radiotéléphonie militaire. 1920 : engouement amateur (fabrication à partir de kits par amateurs). Les équipementiers les payent pour qu’ils fournissent du contenu. lampe Grammont usine lyonnaise 1915 tungstène/molybdène/nickel broche laiton/support porcelaine

20 La mobilisation des amateurs
1921 : essor en France de la radio-émission publique Le 26 novembre 1921 a lieu peut-on dire la première émission de RADIOPHONIE française. Dans les locaux de la très récente et puissante station de "SAINTE-ASSISE", près de Melun, une chanteuse de 1'opéra Comique, mademoiselle Yvonne Brothier, debout au milieu de tout l'appareillage d'émission, devant un microphone en forme de cône, interprète "la Marseillaise", la "Valse de Mireille" et un air du "Barbier de Séville". A quarante kilomètres de là, une assemblée réunie en banquet à l'Hôtel Lutétia à Paris par la Société Amicale des Ingénieurs Electriciens en l'honneur d'Ampère entend la voix de la chanteuse, "avec une grande intensité et une netteté parfaite". C'est l'enthousiasme ! Le concert est également capté par de nombreuses stations françaises et étrangères dans un rayon de kilomètres. 1922 : les premières stations émettrices La première station émettrice est le poste de la Tour Eiffel (février 1922). Il émet sur une "longueur d'onde" de mètres. La puissance de I Kilowatt est portée à 6 Kilowatt en A 16 h 30, les premiers temps, installé dans les locaux souterrains du Champ de Mars, un sapeur du Génie, en uniforme, annonce : " Allo ! Allo ! Ici poste militaire de la Tour Eiffel... " puis il donne lecture d’un bulletin de la Météorologie Nationale destiné principalement aux Agriculteurs. Suivent les Cours de la Bourse et des matières agricoles. Des artistes bénévoles, musiciens ou comédiens organisent des émissions dites "Radio-Concerts". Les plus célèbres sont Sacha Guitry et Yvonne Printemps. A partir de 1924, Maurice Privat, le premier au monde, diffuse le "Journal parlé" et des chroniques. [BBC 1922, Radio Moscou 1923, radio PTT en France 1923, la radio de l’Ecole Supérieure des Postes et Télégraphes ] La première radio privée est RADIOLA, créée par la "Société Française Radio-électrique" (S.F.R.). SFR diffuse des émissions pour amorcer la vente de ses équipements (émission et réception). Les dirigeants de cette entreprise pressentent tout l'avenir de l'industrie radio-électrique dans la clientèle "grand public" pour autant que des programmes intéressants soient mis à sa disposition. Le poste de Levallois commence à émettre le 6 Novembre 1922, sur mètres avec une puissance de 2 Kilowatts. Il diffuse depuis l'auditorium installé dans le sous-sol du 79, boulevard Haussmann, des concerts, des lectures de poèmes, des bulletins d'information. Le "speaker", Marcel Laporte, surnommé "RADIOLO" devient rapidement célèbre. La puissance est portée à 15 kilowatts en 1924 et la station prend le nom de "RADIO-PARIS". 1923 : développement des stations de radio Décret du 24 novembre 1923 réglementant le droit (et la puissance) de la radio-émission privée. La plupart des auditeurs sont des amateurs qui bricolent leur station de réception (rebus de l’armée) Des courageux s’établissent radio-électriciens en louant les stations d’émission à des sociétés commerciales (Radio Lyon, créée en 1925, loue à SFR). Ils bricolent des programmes musicaux. C’est l’époque des « applause cards ». Ils sollicitent l’interaction avec le public par des moyens autres que les ondes. 1925 : autorisation (Painlevé) du financement publicitaire. Auparavant : financement par une redevance versée par le syndicat des constructeurs de lampes et récepteurs et par la vente des programmes (journal)

21 « … A l'extérieur apparaissent, voltmètres, ampèremètres et quelques manettes de réglage. A travers les grilles, il est possible de distinguer: bobines de selfs, rhéostats et lampes amplificatrices de puissance. Ce matériel provenait disait-on de l'émetteur RADIOLA de Clichy remplacé par une installation plus puissante. Les fils d'antenne sont tendus au dessus des toits. Le studio se trouve dans une modeste pièce d'habitation proche de l'installation technique. Le meuble principal est un microphone à grenaille de charbon type Radiola. Dans la partie supérieure d'une curieuse construction en bois à quatre pieds écartés, d'une hauteur de un mètre quarante, il repose comme dans un hamac sur une bande caoutchouté pour éviter les vibrations parasites. Se trouvent là également un piano, un violoncelle, des porte-partitions, une table, des chaises, un portemanteau... au mur en grandes lettres le mot : SILENCE. …. »

22 L’ère du poste à galène (1915-1926)
Les premiers récepteurs sont composés uniquement de la galène, de son chercheur, de quelques bornes et des écouteurs. Par la suite, on y ajoute un ou plusieurs circuits d'accord pour augmenter sensibilité et sélectivité. Un circuit d'accord ou circuit oscillant est composé d'une "bobine de self inductance" mise en parallèle avec un "condensateur". En faisant varier le nombre de spires de la bobine, quelques dizaines ou centaines, et la capacité du condensateur, on obtient l'accord sur une fréquence déterminée... calculable. L'imagination des constructeurs et des bricoleurs donne naissance à quantités d'appareils aux caractéristiques et aux formes les plus diverses. On parle de montages "Oudin" ou "Tesla" (noms des inventeurs), de selfs à spires jointives, en nid d'abeilles, en fond de panier, en latis, en gabion, de condensateurs fixes, de condensateurs variables à lames mobiles....

23 Naissance de l’appareil de salon (1926-1939)
Superhétérodyne ou Radiomulateur : l'aspect des récepteurs de TSF se modifie. Il ne s'agit plus d'appareils de laboratoire. On commence à parler de réception par "changement de fréquence". On commence à parler de réception par "changement de fréquence". Les lampes et les bobines disparaissent à l'intérieur d'une ébénisterie en acajou ou en marqueterie. Les amateurs les plus soucieux d'être agréables à leurs épouses achètent de beaux meubles pouvant loger également piles ou batteries, chargeur, haut-parleur.... Le nombre de boutons fixés sur la plaque avant en ébonite ou en aluminium, diminue. On commence à voir des appareils branchés sur secteur (et non plus sur « accus »). 1931 : Révolution commerciale. Apparition des postes américains dits « Midgets » à la Foire de Paris (coffret ébénisterie, 3 boutons, rendu bien meilleur des basses grâce à leurs condensateurs électrodynamiques, alimentation sur secteur). Commercialisation des appareils Philips/Radiola en Europe dans les années 1930.

24 L’exemple du cinéma Trois cas d’innovateurs à la fortune diverse…
Emile Reynaud (1877) invente le praxinoscope. Issu d’un milieu d’artisans de précision, il améliore le phénakistiscope de Plateau, peaufine les finitions. Il a l’idée géniale de la projection sur grand écran et invente le théâtre d’optique pour l’Expo Universelle de Il est embauché au Musée Grévin (Pantomimes Lumineuses). Thomas Edison invente le kinétiscope (1892), un visionneuse d’images animées destinée aux parcs d’attraction et lieux d’amusement. Il adopte une politique laxiste sur la diffusion des appareils, mais se rémunère sur la vente des bandes (qu’il réserve aux clients enregistrés). En 1906, il le couple à un projecteur : le vitascope Edison. C’est une petite boîte en bois de pin avec un trou sur la façade supérieure, dont la première exhibition eut lieu dans les laboratoires de West Orange. Elle est à défilement continu et l’entraînement du film est obtenu par frottement, par laminage. Les frères Louis et Auguste Lumière inventent le cinématographe (1895). Ils sont industriels, usine de plaques photographiques (les premières plaques à émulsion rapide). Ils inventent sur leurs loisirs un appareil de projection à défilement cadencé, la croix de Malte (1894). Pour tester le prototype, ils filment La sortie d’usine à Montplaisir. Ils embauchent des opérateurs pour une tournée triomphale aux USA (1896).

25 Un financement mixte Le cinéma a été un peu financé par des dons de mécènes : Les équipements des savants Marey et Muybridge (fusil chronophotographique) ont été financées par l’argent personnel de magnats de l’industrie classique (ainsi le speculateur foncier Leslie Stanford, qui deviendra Pdt de la Central Pacific et gouverneur de Californie, lance une récompense pour qui prouve que le cheval au galop quitte le sol de ses quatre fers à la fois – 1887). Les profits de l’entreprise familiale de l’industriel Lumière servent à financer la RD pour le cinématographe Le financement majoritaire vient des propriétaires de salles (cafés, théâtres, musées) : 28 décembre 1895 : M. Volponi, propriétaire du Grand Café, bd des Capucines, sous-loue son sous-sol à Louis Lumière (Volponi fait l’erreur de refuser un système de partage de recettes) : le musée Grévin salarie Reynaud, en vertu d’un contrat léonin (et c’est l’astreinte qui l’empêche d’améliorer son invention) Georges Méliès est directeur du Théâtre Robert Houdin Les financements publics font vivre marginalement certains innovateurs : Emile Reynaud nommé vacataire à l’Ecole Publique des Arts et Métiers du Puy (démonstration de gestes techniques)

26 Le milieu est très concurrentiel
A l’Exposition Universelle (1889) la démonstration d’Emile Reynaud fait l’objet d’espionnage de tous ses concurrents Louis Lumière refuse de montrer son appareil à Georges Méliès pourtant ami « C’est un grand secret que cet appareil et je ne veux pas le vendre. Je désire en faire moi-même et exclusivement l’exploitation » (Louis Lumière à Méliès en novembre à une projection privée devant les professionnels belges de la photographie). La protection choisie est le secret industriel. (Quelques brevets : cinématographe, kinétiscope, théâtre optique, sont brevetés)

27 Le public passe d’un effet-cantine à un goût sélectif
En 1892, tout émerveille le public, et le cinéma est un métier de forain. Pathé commence comme vendeur ambulant de phonographes puis de kinétoscopes (il fait la navette avec Londres) Dès 1900, le public se lasse et on cherche à renouveler les bandes et le contenu. C’est un souci commun à Méliès, Reynaud, Edison, Lumière. Devant la cherté de la celluloïd, Pathé va même jusqu’à traîter les films usés à base d’enzymes, repolir le support et réemulsionner Les frères Lumière inventent le reportage d’actualités (le premier qui fera sensation est celui congrès de la Société photographique de France, où l’on voit Janssen et le conseiller général du Rhône). Plus tard, Pathé En 1905, Pathé se fait spécialiste des scènes grivoises à caractère piquant (en 1905, la préfecture de Paris démantèle un réseau de cinéastes obscènes). Parallèlement, Emile Cohl (pour Gaumont) invente les trucages En 1899, Pathé crée la Cité du film à Joinville-le-Pont, Gaumont les Buttes Chaumont

28 Le Pathé-Baby (1920s) 1905 : incendie du Bazar de la Charité
Important goulot d’étranglement à l’extension du cinéma; il faudra attendre le remplacement du nitrate par l’acétate de celluloïd pour que la pellicule soit ininflammable. 1922 : le cinéma sort des grandes salles avec la commercialisation du Pathé-Baby, pour les amateurs, les écoles, les patronages, et les projections familiales. Le Pathé-Baby est l’appareil qui forma Charlie Chaplin, Jacques Demy, etc…Le développement des bobines était fait dans les laboratoires Pathé


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