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Les inégalités scolaires: le poids du social et la part de lécole Marc-André Deniger Département dadministration et fondements de léducation Faculté des.

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1 Les inégalités scolaires: le poids du social et la part de lécole Marc-André Deniger Département dadministration et fondements de léducation Faculté des sciences de Léducation Université de Montréal Groupe de recherche sur léducation en milieux défavorisés

2 Plan de présentation La notion dinégalité Le poids du social, la part de lécole Comment une inégalité dorigine sociale devient-elle scolaire pour redevenir sociale? Lécole efficace La classe efficace Le maître efficace

3 Introduction : Des inégalités sociales avant dêtre individuelles Citation «(…) les inégalités résultent essentiellement de mécanismes de marché de nature variable dune société à lautre mais présents dans toute société (…) les inégalités tendent à se cumuler (…) lautorité publique doit faire en sorte, si elle veut que le contrat social soit viable, que les riches ne soient pas trop riches et le pauvres trop pauvres, mais en même temps elle ne doit pas se faire dillusion sur les limites des politiques dégalité» Rousseau, J.J. (1755) Discours sur lorigine et les fondements de linégalité parmi les hommes

4 Évolution de la question au Québec 40 ans de tension entre une idéologie (dominante) visant à compenser des déficits individuels vs une idéologie de lutte à la pauvreté centrée sur ladaptation de lécole à son milieu (marginale et faiblement mise en pratique). Prédominance dune conception individualisante des problèmes sociaux (Blaming the Victim). Historiquement justifiée par: –Religion –Nature –Science –Économie

5 Quentend-t-on par inégalités scolaires ? Trois mots clés : Accès, traitement et succès. Principales inégalités ont trait: classes sociales, genres, langue, origines ethniques. Débat sest progressivement déplacé du seuil de lécole au sein de linstitution scolaire et de laccès vers le succès. Relation entre traitement et succès: la partie négligée relevant du rôle de l é cole.

6 Quel est le poids du social et la part de lécole? Réussite scolaire fortement corrélée avec divers indicateurs relatifs à lorigine sociale (statut social, origine ethnique, revenu, profession des parents, scolarité des parents, etc.). De 30 à 50% de la variance selon les études. Plus difficile de savoir comment linégalité dorigine influence concrètement la construction dinégalités scolaires. La part de lécole se joue dans les «effets de contexte» (établissement et maître).

7 Comment une inégalité dorigine sociale devient-elle scolaire puis redevient-elle sociale? Point de départ = Écarts entre conditions sociales et héritage (bagage) culturel de lenfant vs attentes et exigences de lécole. Inégalités dorigine (capital culturel) sont présentes dès lentrée à lécole et surtout manifestes durant les premières années de scolarisation. Écarts se creusent très tôt en cours de cheminement scolaire. Inégalités se transforment et se sédimentent en cours de trajectoire scolaire. Influence de lorigine sociale se transforme rapidement en inégalités de rendement scolaire et de progression dans les filières de formation (continu ou redoublement) et, conséquemment, en écarts de valeurs scolaires (bons et mauvais élèves). Dès la fin du cycle primaire, différenciation des élèves en fonction des rendements ou performances scolaires jouera un rôle déterminant dans la future orientation des élèves.

8 Comment une inégalité dorigine sociale devient-elle scolaire puis redevient-elle sociale? Valeur scolaire + hiérarchie des institutions scolaires + loffre différenciée de filières scolaires (variable selon les écoles) agiront de façon déterminante dans lorientation de lélève par lécole (sélection institutionnelle). Les hiérarchies scolaires se construisent en fonction: –Doptions; –De programmes; –Des publics scolaires et de la réputation des écoles (prestige) associée: rendement des élèves, climat, composition sociale et ethnique de la clientèle scolaire, homogénéité. Or, composition sociale dune école a une influence déterminante sur le succès des élèves.

9 Comment une inégalité dorigine sociale devient-elle scolaire puis redevient-elle sociale? Comment expliquer ces écarts de sélectivité entre écoles? –Linertie de loffre: orientation des élèves contrainte par filières existantes et places disponibles. Les élèves moyens ou plus faibles sont davantage influencés par cette contrainte. Par ex. élèves dorigine populaire renoncent plus facilement à filière générale quand loffre de formations professionnelles alternatives est abondante. –Tonalité sociale de létablissement : établissements adaptent leurs pratiques dorientation à leur public majoritaire ce qui a effet sur sélectivité de létablissement, sur lambition des demandes des élèves et de leur famille.

10 Comment une inégalité dorigine sociale devient-elle scolaire puis redevient-elle sociale Valeur assignée par lécole pourra, à son tour, influée sur anticipations et aspirations scolaires des élèves et de leur famille et sur les choix dorientations et de carrières posés par les élèves (auto-sélection). Ainsi: inégalité sociale, devenue inégalité de valeur, se traduit en inégalité dorientations scolaires et professionnelles. Ultimement, cette sélection seffectuant dans les choix de filières scolaires se reflétera dans une distribution hiérarchique des diplômes et des places sur le marché de lemploi. Ainsi, inégalité dorigine sociale, devenue scolaire, redeviendra sociale. - Fin bloc1 -

11 Que sait-on sur lécole efficace et ses caractéristiques? Vision claire et partagée –Capacité des établissements de construire une politique densemble et à se mobiliser autour dun projet. –Participation des parents et de la communauté –Constance dans lapplication Offre scolaire diversifiée et de qualité. Adaptation de la formule au public scolaire de létablissement (pas de recette unique). Des attentes élevées à lendroit des élèves et non une réduction des attentes. Hétérogénéité, déségrégation des groupes –Élèves plus faibles gagnent à fréquenter une école au public favorisé) beaucoup plus que les bons élèves ne perdent (2 fois plus).

12 Que sait-on sur lécole efficace et ses caractéristiques? Concentration sur lapprentissage et les acquis de base. –Valorisation du travail scolaire (partagée par élèves et parents). –Adoption de pratiques éprouvées –Évaluations fréquentes des progrès des élèves. –Utilisation optimale du temps scolaire (apprentissage vs discipline) et faible absentéisme. Climat de sécurité et dordre (paisible). –Clarté des règles, droits et responsabilité pour les élèves. –Constance dans lapplication. Climat de collaboration et travail déquipe –Qualité des relations entre enseignant-e-s entre acteurs de lécole –Ouverture et participation parents et communauté Culture de développement professionnel Forte emprise du chef détablissement –Créer et maintenir conditions de ce qui précède –Gestion efficace et efficiente des ressources –Leadership moral, éthique, de justice social

13 Quelles sont les caractéristiques de la classe qui expliquent les différences en matière de progression des élèves? Une forte structuration de lenseignement (+). La taille du groupe (+ ou -) si pas accompagnée dinterventions pédagogiques appropriées. La composition sociale du groupe et la façon dont létablissement gère lhétérogénéité (+). La constitution de classe de niveau (--). Rappel : les enseignant-e-s modulent les pratiques pédagogiques en fonction du niveau supposé des élèves.

14 Quelles sont les caractéristiques de la classe qui expliquent les différences en matière de progression des élèves? Attention portée aux «peer effects» : –Rôle stigmatisant des hiérarchies. Répartition par niveau affecte fortement les attitudes et comportements des élèves. –Tend à renforcer les différences initiales, par ex. dégradation progressive de lattention ou pression pour réduire exigences. –Empêche de développer les comportements et codes culturels requis pour réussir à lécole. Attention portée à étiquetage-«labelling» : –Les éducateurs élaborent représentations et attentes qui sancrent par lassignation réputation à tel ou tel groupe indépendamment des compétences effectives des élèves. –Ces attentes du maître vont interagir de façon dynamique avec celles des élèves (Effet Pygmalion). Tout comme les effets établissement, les effets de lappartenance à une classe sont plus sensibles chez les élèves les plus faibles. Cela est dautant plus important que les effets maître sont durables. - Fin bloc 2 -

15 Quest-ce qui explique les différences defficacité-qualité de la pédagogie chez les maîtres ? Conviction en la mission égalitaire de lécole. –Agir conséquemment: les bottines suivent les babines… Caractéristiques personnelles (sexe, âge, formation) comptent peu, à lexception de lancienneté (groupe mitoyen) Gestion du temps en classe est un paramètre crucial (maximiser le temps dapprentissage, gérer groupe pour maintenir rythme continu, différencier, minimiser les ruptures). Prise de conscience des effets dattentes: Attentes des profs fondées sur représentations stéréotypées en fonction du sexe, de lappartenance sociale ou ethnique et de la valeur scolaire attribuée à lélèves (ex. tendance à sous-estimer potentiel des enfants issus de milieu défavorisés.

16 Quest-ce qui explique les différences defficacité-qualité de la pédagogie chez les maîtres ? Éviter notation et évaluation en fonction des attentes et dune représentation normative du groupe. Se servir de lévaluation pour faire apprendre, communiquer et rendre actif. Éviter attributions externes des difficultés et de léchec scolaires: trop souvent justifiés par facteurs liés à lenvironnement familial et culturel. Accepter de faire partie du problème et de la solution (éthique professionnelle). Style denseignement (expert ou animateur, etc) = peu deffets. Limportant = connaissance du processus dapprentissage et caractère approprié des pratiques pédagogiques face au groupe.

17 Merci de votre attention Sources : Archambault, J., Harnois, Li (2006) Diriger une école en milieu défavorisé: Des caractéristiques des écoles performantes, provenant de la documentation scientifique, PSEM, MELS Duru-Bellat, M. (2002) Les inégalités sociales à lécole : Genèse et mythes. Paris, PUF Fullan, M., Hargreaves, A. (1996) Whats Worth Fignting for in Your School? New York, Teacher College. Whitaker, T. (2004) What Great Teachers Do Differently? USA, Eye On Education. Whitaker, T. (2003) What Great Principals Do Differently? USA, Eye On Education.


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