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Anatol Pikas Anne-Marie

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Présentation au sujet: "Anatol Pikas Anne-Marie"— Transcription de la présentation:

1 La méthode d’intérêt commun Intervenir stratégiquement auprès des intimidateurs et de leurs victimes
Anatol Pikas Anne-Marie - Eva nous a fait connaître cette méthode il y a deux ans. Anne-Marie l’a traduite et y a fait des ajouts. Le document papier a été remis gracieusement à tous les participants du colloque montérégien sur l’intimidation en juin dernier. 5 formations régionales ont été données par NAthalie cette année. Les membres de notre groupe montérégien en prévention de la violence ou toutes les commissions scolaires sont représentées seront maintenant les personnes-ressources pour redonner la formation dans leur milieu s’il y a des demandes. Le nonm français a été proposé par Richard Gagné, psychologue scolaire qui s’est intéressée à l’intimidation, un des précurseurs au Québec. - Le diaporama de présentation que l’on utilise aujourd’hui pourrait être mis sur le forum si vous le désirez. © SCRASSC, Montérégie 2004 Service régional de soutien TC-TOP

2 Préambule Nécessité d’intervenir pour contrer l’intimidation
Méthode qui présente une façon stratégique d’intervenir dans les situations d’intimidation Peut être appliquée autant par les enseignants que les professionnels Demande une petite formation et de la pratique ! N’exige pas de ressources matérielles et demande peu de temps Anne-Marie La nécessité d’intervenir pour contrer l’intimidation fait maintenant consensus. Plusieurs programmes ont été développés ces dernières années pour mieux outiller les milieux scolaires. Une méthode d’intervention relativement facile à comprendre et à appliquer a particulièrement attiré notre attention. Il s’agit de la méthode d’intérêt commun qui présente une façon stratégique d’intervenir dans les situations d’intimidation. Stratégique, car elle met l’accent sur la résolution de problèmes en contournant très habilement les résistances naturelles des intimidateurs. De plus, elle peut être appliquée tout autant par des enseignants que par des professionnels. Elle ne nécessite pas d’achat de matériel particulier. Même si elle demande une bonne préparation et une bonne planification, elle n’exige pas tellement de temps, car les rencontres sont brèves. Elle peut être appliquée de façon complémentaire à d’autres programmes. Tout ce qu’elle demande, c’est une petite formation de quelques heures et beaucoup de pratique !

3 Petite histoire de la méthode d’intérêt commun (Method of Shared Concern)
A été développée dans les années 1970 par Anatol Pikas en Suède A été expérimentée en Angleterre, en Écosse et en Australie Utilisée par Peter Smith et Sonia Sharp d’Angleterre avec une efficacité dans deux cas sur trois Anne-Marie Cette méthode a été développée dans les années 1970 par Anatol Pikas, professeur au département de l’Éducation à l’Université Upsalla, en Suède. Pikas a d’abord appelé sa méthode « la méthode de commande suggestive » puis, « la méthode de commande persuasive ». En effet, au début, il travaillait en essayant de faire émerger un sentiment de culpabilité chez l’intimidateur, en lui suggérant de façon persuasive comment penser et se comporter. Progressivement, la méthode fût ajustée : plutôt que d’imposer son point de vue, l’intervenant tente maintenant d’amener l’intimidateur à se sentir concerné avec lui par la situation d’intimidation. L’accent n’est pas mis sur le blâme mais sur la recherche de solutions.

4 Petite histoire de la méthode d’intérêt commun (Method of Shared Concern)
Utilisée par Alison Duncan en Écosse avec succès dans 34 cas sur 38. Élaborée par Ken Rigby qui suggère de l’utiliser dans les cas « moyens », ni trop simples, ni trop sérieux ou persistants. (communication 2003) Considérée par Keith Sullivan comme, « l’une des meilleures approches à ce jour pour contrer l’intimidation. »(2001) Anne-Marie La MIC a été expérimentée en Angleterre, en Écosse et en Australie, entre autres. M. Ken Rigby, d’Australie a contribué grandement à faire connaître la méthode. Son efficacité pour réduire l’intimidation d’intensité légère et modérée a été maintes fois démontrée en Europe. Elle est actuellement peu connue et peu utilisée en Amérique, mais plusieurs milieux commencent à s’y intéresser. Un des avantages de cette approche est qu’elle peut apporter un « changement de cœur » de la part des intimidateurs et atténuer le besoin de surveillance constante.

5 Quatre types de conflits
Égalité entre les parties Inégalité entre les parties Dynamique entre individus 1-Duel, bataille 2-Un intimidateur et une victime Dynamique entre groupes 3-Bandes de forces équivalentes 4-Un groupe fort agresse un petit groupe ou un individu plus faible Tableau proposé par Pikas: il propose d’utiliser la méthode pour la catégorie 4. Anne-Marie Exemple: 2 élèves de forces égales se battent lors d’une partie de hockey cosom au gymnase de l’école. Mesures disciplinaires, rencontre avec les parents, médiation Exemple: Un groupe d’élèves qui intimide quelques élèves ou un élève: bullying-intimidation. La méthode s’applique pour cette catégorie. On parle ici d’agression autant verbale et physique. Toute forme d’intimidation.

6 Caractéristiques Des intimidateurs
L’intimidation n’est pas causée uniquement par des élèves en difficulté de comportement. Des victimes Tous les enfants peuvent être des victimes. Il existe des victimes passives ou provocantes. Des témoins Les témoins ont un rôle important à jouer. Anne-Marie L’intimidation n’est pas causée uniquement par les élèves en difficulté de comportement - On a souvent tendance à diaboliser les élèves intimidateurs. On croit, à tort, que ces jeunes sont les plus durs de l’école, de petites brutes en quelque sorte. - Hors, un très grand nombre d’élèves, y compris ceux qu’on considère comme de « bons élèves », ont la capacité de devenir intimidateurs dans certaines circonstances, particulièrement en situation de groupe. Mais un élève qui fait de l’intimidation a également la capacité de redevenir « bon » si on s’occupe rapidement de la situation d’intimidation. C’est ce changement que la méthode veut susciter. Des victimes Tous les enfants peuvent un jour ou l’autre être victime: ses réactions, sa capacité à faire face à la situation, ses facteurs de risque et protection… auront un impact sur la suite des choses Victime passive: anxieux, solitaire, timide,dégage une vulnérabilité anxieuse, ne provoque pas, ne se défend pas… Victime provocante: manque d’habiletés sociales, provoque, irrite les autres, impulsive, difficulté à contrôler ses émotions, difficulté à percevoir son rôle dans la situation. Besoin d’accompagnement dans la résolution de conflits. Les témoins: ne savent pas trop comment réagir. Nous devons les outiller. Différence entre dénoncer et stooler. Leur faire prendre conscience de leur rôle dans une situation d’intimidation et ce qu’ils peuvent faire ( interventions directes ou indirectes) voir tableau Tel-Jeunes

7 L’intimidation est souvent une affaire de groupe
Les membres du groupe: Craignent que la violence se retourne contre eux Désirent faire partie de la gang (appartenance) Prennent plaisir à tourmenter leurs victimes S’encouragent mutuellement, justifient leurs actes d’intimidation Anne-Marie - L’intimidation est souvent une affaire de groupe - Cependant, certains intimidateurs potentiels sont sensibles à la pression du groupe. Ils ressentent l’atmosphère d’agressivité et craignent que cette violence se retourne contre eux. Peur de devenir eux-mêmes des victimes. Parfois, les intimidateurs ont été des victimes. Pour se protéger, ils choisissent de s’allier aux intimidateurs plutôt que de s’y opposer. De plus, en faisant de l’intimidation, les intimidateurs ont le sentiment qu’ils font partie du groupe et en éprouvent du plaisir. Peu d’empathie L’intimidation de groupe est donc alimentée par les interactions au sein du groupe. De plus, les membres d’un groupe d’intimidateurs trouvent des raisons légitimes à tourmenter leurs victimes. « Ils sont conscients d’être plusieurs contre un. Se trouvent des bonnes raisons: il a couru après, il avait juste à pas nous écoeurer, c’est juste une blague, c’est pour rire… on voulait pas y faire du tort. » Les intimidateurs sont peu conscients des effets négatifs et des conséquences de leurs gestes.

8 Les objectifs de la MIC Développer de l’empathie chez les élèves intimidateurs envers leurs victimes Développer des habiletés de résolution de conflits Comment ? Briser la dynamique du groupe d’intimidateurs Faire émerger une préoccupation partagée au sujet de l’intimidation par des échanges individuels en vue de les préparer à une résolution de conflit avec la victime Anne-Marie Les objectifs de la MIC - La MIC utilise une approche humaniste qui veut encourager les élèves intimidateurs à développer de l’empathie envers leurs victimes et qui les incite à développer des habiletés de résolution de conflits. - En rencontrant les jeunes séparément, on brise temporairement la dynamique du groupe. - Le travail se poursuit jusqu’à ce qu’il y ait émergence d’un minimum d’empathie envers la victime de la part de l’agresseur. - L’approche est basée sur des principes psychologiques reconnus et s’inspire de la dynamique des groupes. - Même si la méthode propose une approche non blâmante, elle ne signifie pas qu’on excuse ou qu’on ferme les yeux sur l’intimidation. C’est une approche très directe qui favorise des solutions responsables.

9 Les conditions d’application
Avoir la conviction que nous pouvons agir sur l’intimidation Développer une compréhension commune des étapes de la méthode Informer les intervenants scolaires, aller chercher leur adhésion Anne-Marie Conditions d’application de la MIC : - Les intervenants qui veulent appliquer la méthode doivent avoir la conviction profonde qu’ils peuvent agir sur l’intimidation. Croire que nos interventions peuvent contribuer à prévenir et à agir sur les situations d’intimidation. - Cette méthode demande peu de temps, rencontre informelle, pas besoin de rédiger de rapport individuel. - Les intervenants doivent avoir une compréhension commune des différentes étapes de la méthode: (pour pas avoir l’impression que rien ne se fait car il n’y a pas de mesures punitives) - L’école doit y adhérer dans son ensemble. Idéalement, tous les enseignants et professionnels de l’école y ont été formés. - Les premières fois, il est utile d’appliquer toutes les étapes de la méthode. - Pour commencer, choisir des cas d’intimidation ni trop graves (ex : violence physique) ni trop légers (ex : un évènement qui peut se régler moins formellement, plus rapidement). - À mesure qu’on devient plus habile à appliquer la méthode, les situations où elle peut être utilisée le plus efficacement, deviennent évidentes. - Comme dans toute chose, le plaisir croît avec l’usage. Plus on pratique la MIC, plus on est habile à l’utiliser.

10 Les services éducatifs complémentaires
Programme de services de soutien Assurer à l’élève des conditions propices à l’apprentissage Programme de services de vie scolaire Développer son autonomie, son sens des responsabilités, sa dimension morale et spirituelle, ses relations interpersonnelles, son sentiment d’appartenance à l’école et à la communauté Les services éducatifs complémentaires Anne-Marie Cette méthode s’insère très bien dans le nouveau cadre des services complémentaires. Nos interventions touchent 3 des programmes…Et nous touchons à une des missions de l’école soit d’ aider l’élève à socialiser. Développer son sens des responsabilités, s’engager à améliorer ses relations interpersonnelles Amener l’élève à trouver des solutions à ces difficultés, l’amener à s’engager et à prendre des ententes, les aider à devenir des citoyens responsables autant à l’école, qu’ailleurs. Créer un milieu de vie sécurisant, prendre au sérieux les comportements d’intimidation et de violence, habiliter les élèves à faire face à de telles situations, les équiper à agir pour contrer et prévenir la violence. Programme de services d’aide Accompagner l’élève dans son cheminement scolaire, dans sa démarche d’orientation scolaire et professionnelle et dans la recherche de solutions aux difficultés qu’il rencontre Programme de services de promotion et de prévention Donner à l’élève un environnement favorable au développement de saines habitudes de vie et de compétences qui influenceront de manière positive sa santé et son bien-être

11 Ce qu’il faut savoir Les mesures punitives empirent la situation
Augmenter l’empathie réduit l’intimidation Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’éléments de preuve pour intervenir L’attitude de l’intervenant favorise le succès de la méthode Anne-Marie Les mesures punitives empirent la situation:Souvent, l’intimidateur continuera à agir mais de façon beaucoup plus subtile, plus souterraine. Les intervenants sont alors incapables de protéger adéquatement la victime, ne recevant plus l’information requise pour intervenir. L’utilisation de la punition est souvent inefficace: Elle peut provoquer du ressentiment, augmenter la solidarité du groupe, étiqueter la victime. Une attitude hostile et blâmante de la part des figures d’autorité a pour effet d’augmenter le désir de continuer à intimider Augmenter l’empathie réduit l’intimidation: Souvent, les intimidateurs sont insensibles aux torts qu’ils font à la victime. Cette insensibilité est causée par l’appartenance au groupe, qui donne de la légitimité à leurs gestes d’intimidation et les empêche de se sentir responsables des dommages causés. Cependant, individuellement, les intimidateurs ressentent souvent de l’inconfort par rapport à leurs gestes. Les intimidateurs ont la capacité de répondre de façon empathique à la détresse de la victime. Pikas croit que cette capacité peut se développer davantage avec l’aide d’un adulte ou la médiation. Si les intimidateurs sentent qu’ils ne seront pas blâmés et qu’ils n’ont pas à craindre une punition, ils seront plus empathiques. Lorsque l’empathie émerge, il est alors possible pour l’intimidateur d’avoir une action positive et responsable envers la victime, ce qui contribuera à résoudre le problème. Il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup d’éléments de preuve pour intervenir: La plupart du temps, les actes d’intimidation se font à l’insu des adultes. Les questions insistantes pour connaître ce qui est vraiment arrivé provoquent souvent de la résistance, amènent des délais et peuvent parfois mettre la victime en danger. Ici, l’accent est mis sur l’intervention. L’adulte ne joue pas le rôle d’un avocat, encore moins d’un juge. Le but des rencontres n’est pas de trouver à qui la faute, mais plutôt de favoriser chez les acteurs une façon différente de résoudre les problèmes qui amènent les comportements d’intimidation en groupe.

12 L’attitude de l’intervenant favorise le succès de la méthode
Être chaleureux et empathique Croire que les élèves intimidateurs ont été entraînés dans une dynamique de groupe Croire qu’ils ont la capacité de modifier leurs comportements Chercher à comprendre le point de vue des intimidateurs et vouloir les aider Être présent à toutes les rencontres Jouer un rôle de médiateur: écouter les parties en conflit, rester neutre, constructif et sans préjugé Proposer des solutions si nécessaire Anne-Marie L’attitude de l’intervenant est chaleureuse et empathique. Il a la croyance profonde que l’élève qui utilise des comportements d’intimidation a été entraîné dans une dynamique de groupe et a la capacité de modifier ses comportements. L’intervenant n’agit pas en détective. Il essaie plutôt de comprendre le point de vue de l’intimidateur, particulièrement les craintes qu’il peut avoir, et veut l’aider à s’en sortir. L’adulte est présent à toutes les rencontres. Lors de la rencontre entre la victime et les intimidateurs, il intervient comme médiateur et supporte la victime. Tout au long de sa navette diplomatique, il a la capacité d’écouter les parties en conflit en étant neutre, constructif, sans préjugé. Il respecte les deux parties et peut facilement proposer des solutions intéressantes.

13 Identification d’un problème d’intimidation/victimisation
Connaître l’élève ou les élèves victimes d’intimidation par un individu ou un groupe Connaître l’élève ou les élèves qui ont commis des gestes d’intimidation Recueillir l’information à partir d’observations ou de dénonciation de la part des intervenants ou des élèves Éviter que la victime soit perçue comme « stool » Sylvie Ne pas attendre d’avoir des preuves pour intervenir. Une confidence, des observations, des oui-dires…sont suffisants pour qu’on entreprenne une intervention. Ne pas attendre que le situation s’envenime.

14 La méthode en résumé Identification d’un problème d’intimidation/victimisation Phase 1: Première rencontre individuelle des intimidateurs Phase 2: Rencontre avec la victime Rencontres individuelles des intimidateurs Phase 3: Rencontre de préparation avec le groupe d’intimidateurs Phase 4: Rencontre de médiation Phase 5: Suivi et retour Sylvie

15 Phase 1: rencontre individuelle avec les élèves intimidateurs
Étape 1 : Établir la confiance Rencontrer les élèves intimidateurs un à la fois en commençant par l’élève qui semble être le leader Établir un climat de confiance Adopter une attitude non blâmante Partager sa préoccupation qu’un ou des élèves ont été victimes d’intimidation Débuter avec une phrase comme : «Je suis préoccupé car des élèves ont fait la vie dure à ….» et non «J’ai entendu dire que…» Sylvie Phase 1: Étape 1 Un certain nombre d’étudiants sont identifiés comme ayant commis de l’intimidation ou ayant supporté ou encouragé ces gestes d’une quelconque façon. Les élèves sont rencontrés chacun leur tour, en commençant par celui qui semble être le leader. Les suspects sont rencontrés un à un dans le but de bâtir un début de relation avec l’intervenant et pour diminuer l’emprise du groupe. Il est important de ne porter aucune accusation. L’intervenant invite l’élève à s’asseoir sur une chaise face à lui (pas de bureau entre les deux personnes) et attend d’avoir un contact visuel avant de débuter l’intervention. L’atmosphère doit être détendue, afin que l’intimidateur développe une relation de confiance avec l’intervenant. Éviter de dire « j’ai entendu dire que… » car l’élève cherchera à savoir qui l’a dénoncé… Dire: je suis préoccupée, inquiète de… Apporter des observations: Je trouve qu’elle est triste, qu’elle manque souvent l’école, elle est isolée… As-tu remarqué cela toi aussi ?

16 Quelques embûches Le présumé intimidateur nie être au courant de ce qui se passe L’intimidateur peut nier sa participation, dire que ce sont d’autres élèves qui ont posé les gestes L’intimidateur met de la pression sur l’intervenant pour savoir qui l’a dénoncé Sylvie Quelques embûches Le présumé intimidateur peut nier être au courant de ce qui se passe. Il se peut qu’il l’ignore vraiment; il est également possible, même si le travail préalable a été bien fait, qu’il refuse de coopérer. L’intervenant peut alors seulement répéter sa préoccupation et dire : « Très bien, tu ne sembles pas vouloir me parler aujourd’hui. On pourra se reparler plus tard » . Ainsi, l’intimidateur sait que la situation n’est pas réglée. Il demeure avec un doute sur ce qui arrivera. L’intimidateur peut nier sa participation et dire que ce sont d’autres élèves qui ont posé les gestes. L’intervenant peut dire : « Tu as de l’influence sur X… Je me demandais si tu ne pourrais pas lui dire un mot. Habituellement, il respecte ce que tu dis… » L’élève peut mettre de la pression sur l’intervenant pour savoir pourquoi il le suspecte. Ici, l’intervenant doit faire attention pour ne pas qu’on pense que la victime a dénoncé; il doit laisser entendre vaguement que ça vient d’autres personnes, tout en restant assez évasif. Il peut aussi dire qu’il a lui même observé les gestes dont il est question. L’intervenant doit être attentif pour ne pas avoir d’argumentation à ce propos. Il doit retourner au sujet principal : il est préoccupé pour la victime et se demande ce qui peut être fait pour l’aider. L,important est pas de savoir qui a dénoncé, mais qu’est-ce que tu pourrais faire pour améliorer la situation…

17 Phase 1: rencontre individuelle avec les élèves intimidateurs
Étape 2: Partager une préoccupation commune Inviter l’élève à dire ce qu’il connaît de la situation Utiliser des phrases de type cognitif: « Que s’est-il passé ? Qu’en penses-tu ? », plutôt que de type affectif: « Peux-tu te mettre à sa place ? ». Sylvie Phase 1-Étape 2 : L’élève est invité à dire ce qu’il connaît de la situation. L’intervenant utilise des phrases de type cognitif :« Que s’est-il passé? » « Qu’en penses-tu ? Es-tu au courant de ce qu’il s’est passé, quel est ta version des faits…, As-tu une idée de ce qui la rend triste…? plutôt que de type affectif: « Peux-tu te mettre à sa place? ». Ceci évite que l’élève se braque inutilement.

18 Phase 1: rencontre individuelle avec les élèves intimidateurs
Étape 3: Viser un point de rupture Passer à l’étape de recherche de solutions Lorsque l’élève a reconnu que quelque chose se passe sans nécessairement se déclarer coupable Lorsqu’il a une certaine conscience des évènements. Sylvie Phase1- Étape 3 : Dès que l’élève a reconnu que quelque chose se passe, sans nécessairement se déclarer coupable, dès qu’il a une certaine conscience des évènements; on arrête la phase d’exploration pour passer à la recherche de solutions. On ne cherche pas à connaître tous les détails de la situation, qui est impliqué, pourquoi…Nous ne sommes pas des détectives et nous ne perdons pas notre temps à tout connaître. Et possiblement, nous ne réussirons pas à découvrir toute la vérité.

19 Phase 1: rencontre individuelle avec les élèves intimidateurs
4e étape: Rechercher des solutions constructives Demander à l’élève ce qu’il peut faire pour améliorer la situation Suggérer des moyens si nécessaire Manifester votre approbation pour toute suggestion constructive Prendre entente pour une prochaine rencontre Sylvie Phase 1- Étape 4 : L’intervenant demande à l’élève ce qu’il peut faire pour améliorer la situation. L’intervenant ne cherche pas à tout savoir ni à blâmer qui que ce soit; il veut simplement susciter des réponses constructives en vue d’apporter un changement. On s’attend à ce que des suggestions simples, facilement applicables soient proposées par l’élève. S’il n’en propose pas, l’intervenant peut en proposer. Il doit suggérer des moyens qu’il croit pouvoir être acceptés facilement par l’intimidateur. Ex: Crois-tu être capable d’arrêter de le traiter de tapette devant tout le monde… L’intervenant doit manifester son approbation pour toute suggestion constructive et prend alors entente pour une future rencontre. Ex: C’est super ! Je vais te revoir la semaine prochaine pour voir comment ça se passe… Lors de cette première rencontre, aucune entente officielle n’est faite et aucun avertissement n’est donné. Les autres élèves impliqués sont rencontrés à leur tour, individuellement, selon la même procédure. Voir scénario p. 10. Faire lire par deux membres du groupe

20 Phase 2: Rencontre avec la victime
Rencontrer la victime après tous les intimidateurs Être empathique, supportant et compréhensif Poser des questions pour connaître le rôle de la victime dans la situation Informer la victime que vous avez rencontré les intimidateurs et qu’ils sont prêts à coopérer Informer la victime que vous la rencontrerez de nouveau pour voir comment ça se passe Sylvie Phase 2: Rencontre avec la victime La victime est rencontrée après tous les intimidateurs. Il est essentiel que l’intervenant commence en étant très empathique envers la victime, en lui offrant son support et sa compréhension à propos de ce qui lui arrive. Ex: Comment vas-tu ? J’ai remarqué que tu t’absentes souvent de l’école, que tu pleures souvent…J’ai été mise au courant que des élèves t’ont causé des ennuies. Besoin d’être rassuré: j’ai rencontré les intimidateurs, ils sont prêts à collaborer pour régler la situation. Cependant, l’intervenant doit poser des questions afin de déterminer si l’élève n’est pas une victime provocante. Y-a-t-il quelque chose que tu peux faire pour améliorer la situation ? As-tu une part de responsabilité dans le conflit ? Si oui, laquelle et qu’est-ce que tu es prêt à faire… Victime provocante:Si l’élève possède des difficultés importantes au niveau des habiletés sociales, il serai important de lui enseigner. Si l’élève est une victime passive, des rencontres individuelles pour travailler l’affirmation de soi et l’estime de soi peuvent être appropriées. Informer la victime que vous allez de nouveau la rencontrer pour voir comment les choses ont évolué.

21 Phase 2: deuxième rencontre avec les intimidateurs
Vérifier individuellement si les intimidateurs ont tenu leurs engagements et si des progrès ont été réalisés Informer les élèves intimidateurs qu’une rencontre de groupe aura lieu afin de préparer la rencontre de médiation avec la victime Sylvie Phase 2: deuxième rencontre avec les intimidateurs Comment ça se passe ? Valoriser les gestes positifs. « D’après toi comment pourrais-tu rassurer…sur tes bonnes intentions, lui dire que la situation est réglée » -Élève: « Je pourrais lui dire.. » « Nous pourrions préparer une rencontre pour que tu lui dises que c’est réglé. Super bonne idée, j’en parle aux autres du groupe. » Apporter la suggestion d’un élève de rencontrer la victime. (Éviter que cette suggestion provienne de l’adulte: adhésion plus facile si elle vient d’un pair)

22 Phase 3: Préparation de la rencontre de médiation
Rencontrer tout le groupe d’intimidateurs Complimenter le groupe sur les progrès accomplis Rapporter la suggestion d’un membre du groupe d’inviter la victime pour une rencontre de médiation S’assurer que chaque élève s’engage à avoir une attitude positive envers la victime Sylvie Phase 3: préparation de la rencontre de médiation Encourager chaque phrase qui va vers un désir d’aider la victime « Que pouvons nous faire pour que la situation s’améliore et pour sécuriser la victime ? » Mentionner qu’un ou plusieurs ont suggéré de rencontrer la victime pour la rassurer, vous trouvez que c’est une excellente idée. Chaque élève s’engage à avoir une attitude positive envers la victime. Mentionner qu’ils auront le droit de s’exprimer, de faire des demandes réalistes. Les inciter à utiliser le « je » lors de la médiation.

23 Phase 4: Rencontre de médiation
Rencontrer le groupe d’intimidateurs et la victime Rassurer la victime avant la rencontre de médiation Jouer un rôle de médiateur: écoute active, être juste et impartial, porter attention à tous, être respectueux Viser une entente de coexistence pacifique Sylvie Phase 4 : La rencontre de médiation Accueillir les élèves: tous s’assoient autour d’une table. Les remercier de leur présence Expliquer le but de la rencontre Établir les règles de la rencontre: parler à tour de rôle, utiliser le « je » pour éviter les accusations, écouter la personne qui parle, respecter les autres en gestes et en paroles Donner le droit de parole: une personne à la fois, commencer par les intimidateurs, en suggérant les questions suivantes: « À quoi t’engages-tu ? As-tu une demande à faire à quelqu’un d’autre ? La victime a reçu l’assurance auparavant, que les membres du groupe n’auront pas d’attitudes déplaisantes à son égard. Si tout se passe bien, la rencontre sert à démontrer publiquement que les gestes d’intimidation posés sont maintenant chose du passé. L’objectif minimal est d’en arriver à une entente . Les élèves n’ont pas à s’aimer òu à devenir amis mais à se respecter. Même si on utilise une approche individuelle, le but n’est pas de briser le groupe (les élèves ont le droit d’avoir du plaisir à être en groupe). L’objectif est plutôt de changer les attitudes et comportements à l’égard des victimes.

24 Conclusion de la rencontre
Vérifier que les engagements pris soient satisfaisants pour les deux parties Résumer les engagements pris par chacune des personnes Demander aux élèves: Qu’ arrivera-t-il si quelqu’un ne respecte pas l’entente ? Les féliciter de leur coopération et de leurs efforts pour régler pacifiquement leur conflit Leur demander de conclure l’entente par un geste symbolique Sylvie Le but est d’en arriver à une entente entre les élèves. Cette entente, idéalement, doit être écrite. Elle décrit comment chacun se comportera envers l’autre. L’entente doit être officialisée. L’intervenant doit demander : « Qu’est-ce qui arrivera si quelqu’un ne respecte pas l’entente? » Conclure que c’est normal parfois de ne pas s’entendre, que vous n’êtes pas tous des amis, mais nous devons quand même nous respecter et c’est la responsabilité de chacun de dénoncer des comportements d’intimidation. Je vous félicite d’avoir participer à la résolution de cette situation.

25 Phase 5: Suivi et retours
Revoir de façon informelle le groupe d’intimidateurs pour voir si l’entente est respectée et pour les féliciter Apporter du support à la victime si nécessaire Sylvie L’importance de l’impact que nous pouvons avoir sur la victime: Sensibiliser les adultes, surtout les enseignants, prendre le temps d’intervenir ou de dénoncer une situation. Ne pas prendre cela à la légère…

26 Évaluation de la MIC Kathleen Mauro, psychologue Peter Hamilton, psychoéducateur Eastern Townships School Board Il faut prendre le temps d’effectuer la démarche jusqu’à la fin La méthode demande de la pratique, il faut se l’approprier Il est très important d’effectuer les suivis Les élèves trouvent la méthode efficace Les élèves tiennent aux rencontres de suivi La méthode permet à l’élève et l’intervenant d’établir une bonne relation, ce qui facilite les interventions futures Anne-Marie Évaluation non scientifique réalisée par deux intervenants de la commission scolaire Easter Townships.

27 Autres ajouts Deux façons de faire de la médiation : p.14
Discussion en classe p.15 Tous peuvent faire de la médiation Annexes: Mémos Illustrations Contrat d’engagement Fiche de suivi Anne-Marie Deux façons de faire de la médiation: Comparaison entre la médiation traditionnelle et la médiation à la façon MIC Discussion en classe: Pikas présente une façon parmi d’autres de parler de médiation en classe, en partant de statistiques. Là encore, son animation est stratégique car il fait sentit aux élèves qu’ils en connaissent plus que lui sur le sujet. Tous peuvent faire de la médiation: Comment former tous les individus d’une classe à faire de la médiation. Enseignement de la méthode de façon formelle et avec pratique guidée. La discussion permet de dégager les réactions les plus communes à l’intimidation ( évitement ,agression et discussion). Mémos: Pour supporter la pratique guidée en classe. On peut les laisser aux élèves pours’approprier plus facilement les tâches. Illustrations: Notre budget ne nous a pas permis de tous les faire en couleur. On pourrait les faire colorier aux élèves. Contrat d’engagement : À utiliser au besoin dans la phase de médiation Fiche de suivi : Support pour l’intervenant.

28 Bibliographie Duncan, A. The Shared Concern method for Resolving Group Bullying in Schools. Educational Psychology in Practice. (Eds.) Vol. 12, No OLWEUS, D. Violences entre élèves, harcèlements et brutalités, Paris, ESF Éditeur, 1999, Collection Pédagogies recherche, p.20. Pikas, A. The common concern méthod for the treatment of mobbing. In E. Roland et E. Munthe (Des), Bullying, an international perspective, London : Fulton, (1989) Pikas, A. New Developments of the Shared Concern Méthod. Dans School psychology International 2002, Vol. 23(3) : Cet article est disponible sur le web : Pikas, A. Treatment of Mobbing in School. Principles for and the Results of the Work in an Anti-Mobbing group. Scand. J. of Educ. Res. 1975, 19, p Pikas, A. A Pure Concept of Mobbing Gives the Best Results for Treatment. School Psycghology International , p

29 Bibliographie Pikas, A. The Common Concern Method for the Treatment of Mobbing. In Roland, Erling & Munthe, Elanie (Eds.) Bullying. An International Perspective. 1990, p Rigby, K. Bullying in schools- and what to do about it, Camberwell, Melbourne Australian Council for Educational Research. 1996, p , Publié aussi à Londres : Jessica Kingsley (1997) et Toronto : Pembroke, 1998. Sharp, Sonia et Smith, Peter, Tackling Bullying in your School. A practical handbook for teachers. London: Routledge Smith, P.K. et S. Sharp. School Bullying: insights and perspectives, Londres, Routledge, p Sullivan, K. The Anti-bullying Handbook. Oxford University Press Sites web : Home Page of the Shared Concern method (SCm) et


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