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Le cognitivisme ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN.

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1 Le cognitivisme ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

2 Le sujet L'objet Les modèles de la relation entre le sujet et lobjet ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

3 XVIIe siècle : Descartes Il développe la conception des idées innées, indépendantes de l'expérience. Il propose une vision rationaliste de la connaissance. XVIIIe siècle : Kant Il conçoit la connaissance comme l'activité d'un esprit déjà fortement structuré qui organise l'expérience en fonction de ses catégories intellectuelles et intuitives (le temps, lespace, la causalité, etc.). Le cognitivisme : origines et fondateurs ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

4 Descartes ( ) ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

5 Emanuel Kant ( ) ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

6 L'informatique et lintelligence artificielle La linguistique Les neurosciences Psychologie La philosophie Depuis les années 1950 : les sciences cognitives ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

7 Noam ChomskyNoam Chomsky (1928- …): le cognitivisme innéiste ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

8 Jerome Bruner : le cognitivisme culturaliste ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

9 Au Québec : Jacques Tardif ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

10 Postulat commun : lesprit humain possède une organisation, une structure, il est actif : il met en forme la réalité. Lesprit humain filtre et organise le monde, la réalité… Cette structure cognitive régit aussi notre corps, nos sensations et perceptions, notre situation dans lespace et le temps, etc. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

11 Postulat commun : lesprit humain ne voit pas ou ne saisit pas la réalité en soi; il linterprète, lorganise, lui donne sens et forme; il lassimile et la transforme pour la connaître. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

12 Cette activité de lesprit humain débute dès la perception : percevoir, cest mettre en forme la réalité, lorganiser en fonction de nos cadres mentaux, nos attentes, nos croyances… ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

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15 Illusion de Ponzo ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

16 La présence d indices de perspective impose de percevoir l un des personnages plus en avant et donc plus petit que l autre. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

17 Mais la perception ne se limite pas à la vision Sensations spécifiques Vision Gustation Equilibration Olfaction Audition Sensations corporelles Extéroceptives: Tactile, Thermique Intéroceptive : Sensibilité des viscères Nociceptive: Sensibilité à la douleur Proprioceptives: Tension des muscles, des tendons et des ligaments Perception de l espace Intégration de plusieurs systèmes sensoriels Perception du temps Pas systèmes sensoriels connus ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

18 Et lesprit humain ne se limite pas aux perceptions : il comporte de nombreuses activités cognitives Langage Imagination Mémoire Croyances Idées Compréhension ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

19 Le cognitivisme veut à la fois intégrer et dépasser le béhaviorisme Boîte noire StimulusRéponse Lesprit (Mind) de lindividu est assimilé par le béhaviorisme à une boîte noire, ses réactions ne résultent que des stimuli de lenvironnement Mais que se passe-t-il dans la boîte noire ? ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

20 Définition du cognitivisme Le terme cognitivisme vient du terme cognition, qui signifie tout simplement connaissance, conçue à la fois comme une activité (connaître) et comme le résultat de cette activité (les connaissances). Le cognitivisme s'intéresse avant tout au fonctionnement de l'esprit et de l'intelligence, ainsi qu'à l'origine de nos connaissances, aux façons dont nous les assimilons, conservons et réutilisons. Il propose, comme le béhaviorisme, une vision scientifique de lêtre humain, de lenseignement et de lapprentissage. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

21 Ce qui intéresse la psychologie cognitive Comprendre les mécanismes qui sous-tendent des capacités telles que : – la perception des couleurs, des sons, des odeurs, de lettres, etc.; – la reconnaissance des objets; – la compréhension et la production du langage; – la mémoire et lapprentissage; – le contrôle moteur du mouvement, les déplacements dans lespace. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

22 Son modèle explicatif : lordinateur biologique Lapproche dominante considère le cerveau comme une machine biologique qui traite des informations, qui gère des représentations. Les modèles sont typiquement des processus de traitement de linformation, des activités de résolution de problème. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

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24 La mémoire ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

25 1. Le postulat épistémologique de l'unité de la science. Le cognitivisme étudie lesprit comme le physique étudie la nature ou la biologie le vivant : la naturalisation de lesprit. 2.Le postulat méthodologique « internalise ». La psychologie ne peut pas se limiter aux phénomènes observables, mais doit tenir compte des processus invisibles qui se déroulent dans l'esprit humain. Les 3 postulats de base du cognitivisme ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

26 3. Le postulat anthropologique innéiste. L'être humain possède à la naissance un esprit dont l'organisation interne détermine ses relations avec l'environnement. Cette organisation est constituée de modules spécialisés qui traitent des processus cognitifs très spécifiques et qui sont issus de lévolution naturelle de lespèce humaine. Les 3 postulats de base du cognitivisme ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

27 Lélève Que se passe-t-il dans la tête d'un élève en train d'apprendre ? Comment assimile-t-il de nouvelles informations, par exemple, en lisant un texte particulier ? Comment retient-il ces nouvelles informations ? Comment sont-elles intégrées aux anciennes ? Comment réutilise-t-il les informations ? Lenseignant Comment planifie-t-il son enseignement ? Quelles règles suit-il lorsqu'il intervient en classe, lorsqu'il donne un exemple, lorsqu'il expose un problème, lorsqu'il intervient dans un groupe ? Les questions du cognitivisme ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

28 Quest-ce quapprendre ? Pour le cognitivisme, l'apprentissage et l'enseignement sont des activités de traitement de l'information et de résolution de problèmes. Lapprentissage consiste à résoudre différents types de problèmes, ce qui génère de nouveaux savoirs. Apprendre revient à intégrer des connaissances nouvelles en mémoire, plus précisément dans la mémoire à long terme, connaissances qui serviront à la résolution de nouveaux problèmes. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

29 L'attention, c'est-à-dire la centration de l'esprit sur le problème. L'attention dépend de la motivation, c'est-à-dire de l'intérêt suscité par la tâche à résoudre ou par le résultat recherché. La représentation du problème et de ses différents éléments. Il s'agit de la construction d'une image mentale organisée La sélection des éléments pertinents et la rétention de ces différents éléments en mémoire à court terme. Lapprentissage, un processus complexe et dynamique comportant plusieurs dimensions ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

30 La mise en rapport du problème avec les connaissances antérieures. Ces connaissances antérieures sont stockées dans la mémoire à long terme sous la forme de schémas et de réseaux sémantiques. L'élaboration des diverses stratégies de solution et leur application. Le choix d'une stratégie de résolution de problème qui semble satisfaisant. La construction d'une règle conservée en mémoire et la réutilisation de cette règle. Lapprentissage, un processus complexe comportant plusieurs dimensions (suite) ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

31 Déclaratives Procédurales Conditionnelles Les types de connaissances ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

32 Il s'agit de connaissances assertoriques, plutôt statiques, portant sur des choses, des faits, des règles, des situations, etc. Les connaissances déclaratives permettent la représentation par un individu des objets et des faits. Ces connaissances sont largement dominantes dans l'enseignement scolaire. Par exemple : Ottawa est la capitale du Canada; il y a cinq continents, Rousseau est une philosophe du 18 e siècle, etc. Les connaissances déclaratives ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

33 Elles portent sur comment réaliser une action, comment résoudre un problème. Elles sont des procédures ou scripts d'action. Comment faire ? Par quel moyen ? Les connaissances procédurales rendent donc possible l'effectuation des actions par un individu. Elles se composent des règles d'action et des procédures entrant dans la mémoire à long terme. Les connaissances procédurales ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

34 Exemples : Suivre une suite détapes pour résoudre un problème de math. Apprendre comment faire un accord de complément avec le verbe « avoir ». Conduire une auto. Utiliser un ordinateur. Bref, les connaissances procédurales se traduisent concrètement en actions et en comportements observables. Les connaissances procédurales ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

35 Elles portent sur le quand et le pourquoi. Quand dois-je utiliser une règle ? Pourquoi dois-je utiliser cette règle, cette stratégie et non pas telle autre ? Il faut donc non seulement savoir comment faire quelque chose, mais savoir également quand et pourquoi le faire : Limportance du transfert des savoirs appris dans des situations nouvelles, la métacognition : quand puis-je appliquer ce que jai appris ? Les connaissances conditionnelles ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

36 Lorganisation des connaissances dans la mémoire : le réseau sémantique Les différents types de connaissances sont emmagasinés ou stockés dans la mémoire à long terme selon deux modes dorganisation : le réseau sémantique et le schéma. Le réseau sémantique représente les liens, associations et relations qui peuvent exister entre les significations des mots ou des concepts. Exemple : le bateau. Dans la mémoire à long terme, tout nouveau savoir vient se lier par maillage en association avec les connaissances antérieures. Nous apprenons donc en intégrant ou liant des connaissances nouvelles à des anciennes, par association, assimilation, parenté, contiguïté, etc. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

37 Lorganisation des connaissances dans la mémoire : les schémas cognitifs (schèmes, scripts, scénarios, plans) Les schémas correspondent à des scripts, des scénarios, des modèles qui servent à catégoriser et gérer linformation. Les schémas, stockés en mémoire à long terme, permettent d'analyser, de sélectionner, nous aident à organiser nos connaissances par rapport à une situation donnée, à des phénomènes, des évènements, des objets et même des personnes. Il sert à catégoriser, organiser la réalité, à la scénariser, à la mettre en ordre et anticiper les actions à réaliser. ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

38 Exemple de schémas : Ce que nous attendons dun roman policier ? Comment se comporter au restaurant ? Comment distinguer une personne normale dune personne « étrange » ou potentiellement malveillante ? Comment savoir quun chien est bien un chien ? ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

39 Le rôle de lenseignant selon le cognitivisme ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

40 Lenseignement explicite ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

41 Le rôle de l'enseignant dans une perspective cognitiviste est nettement plus complexe que dans une perspective béhavioriste. Il doit très bien connaître les programmes, c'est-à-dire les types de connaissances (déclaratives, etc.) qu'il veut transmettre et faire acquérir par ses élèves. Il doit très bien connaître ses élèves, c'est-à-dire avoir des informations sur les composantes affectives et cognitives de leur personnalité. Il doit toujours partir des connaissances préalables des élèves. Le rôle de lenseignant dans une perspective cognitiviste ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

42 Il doit présenter les connaissances de façon hiérarchisée, organisée, sélective, afin que les élèves puissent y identifier et retenir les éléments importants. Il ne doit pas enseigner des connaissances isolées, mais des connaissances structurées, de façon à ce que les élèves puissent les intégrer de manière organisée dans des schémas dans leur mémoire à long terme. Le rôle de lenseignant dans une perspective cognitiviste (suite) ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN

43 Il doit présenter des objectifs clairs et expliquer pourquoi on les apprend en lien avec le cours. Il doit faire pratiquer les élèves, mais en les dirigeant, par des rétroactions et questionnements constants. Il doit mettre en place des pratiques autonomes (devoir, exercices) et les évaluer. Enfin, il fait une synthèse des éléments essentiels à retenir avant de passer à une autre étape Le rôle de lenseignant dans une perspective cognitiviste (suite) ©Maurice TARDIF en collaboration avec Alain BIHAN


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