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Gestion des situations violentes Centre romand de formation sociale et de perfectionnement. (ARPIH) – ES2 2 ème année 08/09.

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1 Gestion des situations violentes Centre romand de formation sociale et de perfectionnement. (ARPIH) – ES2 2 ème année 08/09

2 2 Processus de co-construction Appréhender la complexité des mécanismes de la violence et de la relation. Explorer le panel des techniques de dé- escalade de la violence et de communication non violente Développer un dispositif de prévention de la violence

3 3 Objectifs du cours Les participant e s sont capables danalyser leurs pratiques professionnelles en matière de gestion de la violence. Les participant e s comprennent les causes de la violence et peuvent adapter leurs comportements en fonction des techniques proposées. Les participant e s sont capables dadopter des comportements adaptés en cas dagression physique. Les participant e s sont capables de mettre en place des stratégies créatives de prévention de la violence. Les participant e s sont capables de penser la prévention de la violence de façon globale et institutionnelle.

4 4 Définir les violences Sur un plan pénal, la violence se définit comme une action intentionnelle ou non (parole ou geste) qui porte atteinte à lintégrité physique, psychique et morale dun individu (ou à soi-même) (et/ou aux biens quil possède), la violence est passible de peines variables allant de lamende à la privation de liberté.

5 5 Définir les violences Sur un plan psychologique et philosophique La violence est un processus qui conduit à la destruction de lautre. Quelle soit intentionnelle ou non, la violence est un processus déshumanisant qui viole la personne dans toutes ses dimensions (physique, morale, psychique). Lautre (ou soi) est perçu comme objet et non plus comme sujet dune relation.

6 6 Les catégories de violence 1. Physiques : bousculades, coups, attouchements sexuels, viol,… maltraitance,… meurtre. 2. Psychiques : insultes, intimidations, harcèlement, humiliation, abus de pouvoir, manipulation, … 3. Symbolique ou matérielle : dégradation du bien dautrui et/ou de linstitution. 4. Violence envers soi-même : mise en danger intentionnelle de son intégrité physique et psychique (conduite à risque, jeux dangereux, suicide, automutilation, abus dalcool ou psychotropes, marginalisation,…) 5. Une cinquième catégorie de violence (moins reconnue et plus insidieuse) peut se définir comme violence structurelle ou institutionnelle, elle se caractérise par un lieu de vie ou de travail inadéquat, un concept dencadrement inapproprié, un personnel incompétent et/ou insuffisant, linsuffisance dinfrastructure et de moyens, des réglementations arbitraires,…

7 7 Les catégories dacteurs de la violence Lindividu avec lui-même. La violence entre pairs de la même institution. La violence entre le personnel et les accueillis. Les individus hors de linstitution et les individus de linstitutions. La structure (et/ses représentants) et les tous les individus de linstitution.

8 8 Lecture de la complexité

9 9 Les degrés de gravité de la violence Gravité + (contravention) il sagit ici dune infraction dont la gravité est la plus basse. Par exemple linjure, lhumiliation. Gravité + + (délit) Agression avec blessure, harcèlement ou agression sexuelle, vol, maltraitance, conduite raciste ou xénophobe, diffamation, non assistance à personne en danger. Gravité (crime) viol, meurtre, violence ayant entraîné des dommages irréversibles, émeute Les violences détruisent dautant plus la victime à mesure quelles gagnent en intensité et en fréquences. La répétition de gravité + deviendra gravité ++,…

10 10 Causes de la violence Famille : relation dominée par lagression, le rejet et lhostilité. institution : Règles incohérentes ou personnel ou pairs méprisants et violents Pairs : Fréquentation de pairs antisociaux et agressifs, pas de modèles pro sociaux. Valeurs sociétales : Banalisation de la violence et culture de la violence. Social : Pauvreté et faibles réseaux de soutien social. Individuel : faible ou trop grande estime de soi; peu dhabilités cognitives et émotionnelles; maladies psychiques (troubles du comportement)

11 11 Les messages de la violence Expression dune souffrance. Une façon de se faire reconnaître. Un moyen inadapté de gérer un conflit. Une réaction de désespoir. Un désir de toute puissance.

12 12 Spirale de la violence

13 13 Ce que nest pas la violence !!! frottement flamme étincelle feu incendie relation tension conflit agressivité violence

14 14 Le conflit est nécessaire Le conflit est neutre, normal et naturel. Il fait partie de la vie quotidienne dune institution. Nous sommes tous confrontés à la différence, à lopposition. Que ce soit de points de vue, de valeurs, de personnalités, de façons de faire. Chacun dentre nous doit faire face à une certaine dose de frustration et dopposition qui nous permet de construire ensemble. Ces conflits peuvent engendrer de la violence si lagressivité quil faut pour les gérer nest pas canalisée.

15 15 Le conflit est nécessaire Imaginez vous un instant la société sans conflits… « un conflit est une rencontre déléments, dopinions, de sentiments qui sont en opposition et pour lesquels chacune des parties impliquées lutte pour faire prévaloir son point de vue, pour faire aboutir ses objectifs ou ses intérêts » « …les conflits bien gérés, étant des relations sociales, entretiennent la vie dune collectivité, maintiennent sa cohésion. Sans affrontement, léquilibre dun groupe serait statique… un groupe, parce quil est vivant a besoin de bouger, de changer, davancer. Les sociologues saccordent à dire que les conflits constituent des agents dynamiques, des ferments de changement et de vitalité dans les groupes qui se construisent par le conflit… »

16 16 Le conflit est nécessaire La vitalité dune institution se mesure à la place quelle fait au conflit et à sa transformation. On admet quau plus les individus font de la place à lexpression des conflits au moins ces individus seront violents. Lagressivité canalisée sera au service de la transformation des conflits.

17 17 Lagressivité : une force constructive Lagressivité est souvent définie, à tord, comme un comportement dont lintention manifeste est de blesser une autre personne ou dabîmer un objet. Pourtant lagressivité peut être positive. Cest une force qui permet à chacun de saffirmer. Sans agressivité, le comportement sera plutôt la fuite, la soumission. Au contraire lagressivité maîtrisée donne le courage pour gérer les conflits. Lagressivité « négative » non canalisée engendrera de la violence. Lagressivité « positive » canalisée permet à lindividu de gérer avec force et affirmation les conflits auxquels il est confronté

18 18 RELATION TÂCHETÂCHE FORCER COMPROMIS COLLABORER EVITER SACCOMODER G/PG/G niG/ niP Pas denjeu P/G P/P

19 19 Travail de groupe : analyse du conflit Qui sont les personnes ? Quel est le problème ? Processus Actions - réaction

20 20 Lagressivité : une force constructive Nous parlerons dagressivité « naturelle ou canalisée» qui est utilisée au service de la vie personnelle et sociale (dans des projets, pour sadapter à des situations, pour mener des actions). Lagressivité peut se transformer en violence lorsquelle est débridée (aveugle, non maîtrisée). Dans ce cas elle témoigne dun mal-être et porte atteinte, de façon intentionnelle, à lintégrité dautrui ou à la sienne. Nous pouvons donc considérer que certains comportements agressifs peuvent être tolérables et quils seront mêmes formateurs.

21 21 La règle au service du conflit et de lagressivité naturelle Parole, gestes actes attendus (légitimes et légaux) Agressivité intolérable Agressivité tolérable Hors du cadre Violences

22 22 Escalade de la violence Tension Désaccord / incompréhension Limitation de lécoute et de limplication Polarisation des positions Attaques verbales, menaces, chantages, tentatives de manipulation avec amalgames et généralisations (CON)fusion entre le problème et la personne Destruction de la partie adverse par diverses formes de violences (lautre est un obstacle) Gagnant - GagnantGagnant - PerdantPerdant - Perdant conflit Agressivité négative violence Agressivité positive

23 23 Prévenir les conflits et lagressivité? Prévenir les conflits et lagressivité serait contre nature. Accueillir les conflits et tolérer lagressivité nécessaire à la transformation des conflits dans un cadre défini permettra de prévenir la violence.

24 24 « cartographie » de la violence CONFLITAGRESSIVITE TOLERABLE AGRESSIVITE INTOLERABLE VIOLENCES Entre qui ? à propos de…? Entre qui ? Comment cela se manifeste ? Entre qui ? Comment cela se manifeste ? Lesquelles ? De qui envers qui / quoi ? De quelles gravités ?

25 25 Mieux vaut prévenir ET guérir

26 26 Des mesures préventives et curatives La « carte » de la violence nous permettra de mieux cibler les actions proactives afin dapporter des réponses concrètes et surtout évaluables. La prévention ne permettra jamais déradiquer la violence et il faudra donc en même temps concevoir des mesures pour gérer la violence lorsquelle surviendra.

27 27 Un ensemble de mesures cohérentes. Conflit latent Conflit ouvert Escalade du conflit Crise & violence La crise Compétences sociales Gestion des conflits Gestion de la sécurité Gestion de la sanction. PréventionTransformationProtectionréintégration Retour au cadre Institutionnel ou exclusion

28 28 Travaux de groupes 1 Quelles sont vos pratiques en matière déducation au compétences sociales ? 2 Quelles sont vos pratiques en matière de gestion de conflits entre les résidents et avec les résidents ? 3 Quelles sont vos pratiques en matière de gestion de la violence entre les résidents et avec les résidents ? 4 Quelles sont vos pratiques en matière de sanction pédagogique?

29 29 Prévenir la violence ensemble.

30 30 1. Eduquer aux compétences sociales. Exemples… Rappel et maintien du cadre institutionnel. Cultiver une ambiance de détente et un climat de confiance. Actions auprès du groupe. Stimuler les interactions sociales. (jeux, activités, fêtes,…) Favoriser la collaboration. (travail, tâche, …) Ventiler le vécu émotionnel. (groupe de parole) Limplication dans la vie institutionnelle. (conseil et plénière résident) Favoriser le dialogue et le débat. (colloque résidents) Relation individuelle avec le résident Rechercher le contact avec le résident. (aller vers, donner de signes de…) Pratiquer lentretien individuel. Pratique de lécoute empathique et permet lexpression des émotions et des besoins. Travail thérapeutique. (art thérapie, massage,…) Permettre la liberté et lautodétermination. Intervenir le moins possible lorsque les résidents gèrent leurs conflits seuls Encourager les choix (week-end et activités externes)

31 31 Synthèse des ressources Exemples… Moyens pour les résidents par les collaborateurs / collaboratrices Moyens pour collaborateurs par les collaborateurs / direction / externes La gestion du cadre. Cultiver le climat de confiance (sentiment de sécurité). Interactions sociales Collaboration. Expression des émotions. Dialogue, débat. Limplication dans la vie institutionnelle. La relation individuelle La relation thérapeutique Lautodétermination. Espace pour partager mes états dâme. La formation permanente. Journal de bord pour informer mes collègues. Colloque déquipe pour mieux comprendre les résidents. La supervision déquipe ? Un espace de débriefing ? Colloque interdisciplinaire ? Analyse de cas avec expert ? Un outil transversal

32 32 QUE FAIRE FACE A UN ANALPHABETISME EMOTIONNEL ET UNE DIFFICIENCE DU LANGAGE ? Léducateur se donne les moyens déduquer à lexpression des émotions et des besoins. La meilleure façon déduquer est de pratiquer ce que lon souhaite obtenir des autres. ET… il y a des cas particuliers Il faudra décoder les métaphores, les codes particuliers, le langage corporel qui permettrons douvrir la personne à une forme singulière dexpression de soi.

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35 35 DIDACTIQUE DE LA GRAMMAIRE EMOTIONNELLE PEUR COLERE JOIE TRISTESSE Les émotions de base sont rapidement identifiables et sont ressenties par le corps, elle sont de courtes durées. COMMENT JE ME SENS AUJOURDHUI ? Je me sens vexé, découragé, envahi, petit, perturbé, méfiant, tendu, contrarié, agité, angoissé, impatient, furieux, désespéré, malheureux ou léger, intrigué, charmé, enchanté, fort, touché Les sentiments sont plus durables et sont des « construits » ensemble daffects et dimages qui sont en lien avec ce qui nous manques pour être heureux : nos besoins. QUEL SENTIMENT MANIME EN CE MOMENT ? Jai besoin de respect, jai besoin damour, jai besoin despace à moi, jai besoin de sécurité, jai besoin de reconnaissance…. Un besoin cest ce qui me manque pour être heureux… la frustration des besoins provoque de langoisse, de lagressivité et à terme de la violence. QUEL EST MON BESOIN ?

36 36 Vers une communication respectueuse de soi et de lautre Conflit / malaise RE - ACTION Observer ce que jentends, ce que je vois et qui me perturbe Comment je me sens par rapport à ce que je vois, jentends, je vis Quest-ce qui me manque (ce dont jai besoin) pour apaiser ce sentiment. Que puis-je demander de concret et de positif pour combler mon besoin faits sentiments besoins demande

37 37 Cercle de Samoa ECOUTE ACTIVE SEXPRIMER

38 38 Parler pour soi… JE pense… JE suis… EXPRIMER SES SENTIMENTS …ça je naime pas EXPRIMER SES BESOINS moi je veux ça à la place… EXPRIMER DES DEMANDES POSITIVES Quand jentends que certains se moquent de moi lorsque je ne sais pas faire quelque chose, je me sens humilié, en colère car jai besoin de respect, je demande que mes camarades ne fassent plus de commentaires humiliants.

39 39 Lanimateur réalise un bilan des demandes FaitsSentimentsBesoinsDemandes

40 malaise amélioration temps de convergence temps de ventilation Temps Des besoins Et demandes CONVERGENCE TEMPS

41 41 Culture de lexpression émotionnelle afin de mieux gérer les conflits Saisir quotidiennement loccasion de prendre conscience de ses émotions. Baromètre émotionnel. Cahier des émotions. Utiliser des moyens adaptés pour les résidents qui verbalisent peu, pas ou difficilement. Pratiquer soi-même (modèle) devant les résidents.

42 42 Thématiser la question du conflit et de la violence avec les résidents Le travail que vous réalisez lors de cette formation peut être adapté et réalisé avec les résidents. Le point de vue des résidents pourraient vous éclairer sur la façon dont ils vivent en situation de conflits et la façon dont ils perçoivent vos interventions.

43 43 2. Gestion des conflits entre résidents. Exemples… AvantPendantAprès Je décèle les signes précurseurs et je crée une diversion. 1. Je laisse les résidents gérer par eux-mêmes et jinterviens si rapport de force inégale ou si violence. 2. Je créer la diversion si je perçois trop dagressivité 3. Je permets lanalyse du conflit et je me positionne comme médiateur. 4. Jéloigne les parties du groupe. 5. Je laisse refroidir et je reprends après 1. Je reprends la situation avec les résidents. 2. Je passe le relai vers une ressource interne ou externe. 3. Je rencontre les parties concernées séparément et puis ensemble. 4. En discuter en colloque pour obtenir une cohérence pédagogique

44 44 2. Gestion des conflits entre résidents. Exemples… AvantPendantAprès 1. Je lis le conflit en fonction de la problématique de la personne et jagis en conséquence 1. Je traite le résident dégale à égale, je suis prêt à me remettre en question. 2. Jessaie damener le résident à reformuler lorigine du conflit. 3. Je crée la surprise pour détourner lattention 4. Prend la chose avec humour 5. Je pose une limite claire 6. Je ne réponds pas à la provocation et met le résident face aux conséquences de son acte. 1. Je demande à un collègue de prendre le relai 2. Je relativise et dédramatise. 3. Je prends une pause et je communique ensuite avec lui. 4. Je convoque le résident pour lui faire comprendre la cohérence de léquipe. 5. Je cherche une personne neutre pour une médiation.

45 45 2. Processus de gestion de conflits « mineurs » Identifier quil y a conflit. Lorsque collaborateur] est témoin dun conflit qui émerge ou lorsque celui-ci est informé par un tiers (témoin extérieur ou les parties en conflit), il évalue sil sagit dun conflit ou pas.] Sinformer sur le conflit. Sil sagit dun conflit qui nécessite lintervention du collaborateur, celui-ci sinforme sur lobjet du conflit auprès des parties. Il ne sagit pas à ce stade de savoir qui a raison ou pas. Gérer le conflit. Lorsque le conflit est avéré, le collaborateur peut prendre les dispositions pour le gérer selon les moyens adéquats. Apprendre du conflit. Au terne de la gestion du conflit, le collaborateur prendra les dispositions pour que les parties généralisent lapprentissage issu de la gestion de leur conflit. [1] Ladulte au sein de linstitution est garant de prévention de la violence. Tout collaborateur quel que soit son statut ou sa fonction à le droit et le devoir dintervenir pour gérer le conflit. Sil ne peut suivre la gestion du conflit par manque de temps ou parce quil ne voit plus le résident par la suite, il avisera le / la collègue des faits dont il a été témoin afin quun travail de suite se réalise. [1]

46 46 Défaire les nœuds relationnels Le processusLa symbolique 1 er nœud : quelle est lobjet du conflit ? que sest-il passé ? 2 ème nœud : Comment nous sentons-nous ? 3 ème nœud : De quoi avons- nous besoin ? 4 ème nœud : Quest-ce que nous souhaitons comme changements ?

47 47 Analyse de conflits sentiment besoin quoi qui quoi sentiment besoin conflit Solutions constructives Solutions constructives

48 48 Travail à deux, à trois en groupe Entretien individuel pour permettre au résident de prendre du recul sans rencontrer lautre partie. Médiation en navette. Rencontre des deux parties en médiation. Transformation du conflit en groupe.

49 49 4 processus complémentaires

50 50 4. Gérer la violence entre résidents Exemples… AvantPendantAprès Si je perçois des signes particuliers, je me positionne et applique la gestion de conflits ou anticipe les conditions favorables à la gestion de la crise. Je donne de la voix pour manifester ma présence et mes intentions Je sépare physiquement les deux résidents. Jisole lagresseur et je lisole des objets ou contextes dangereux. Je sécurise les personnes autour. Jinvite la personne à exprimer sa colère et progressivement à se calmer. Jappel un collègue en soutien. Je propose quelque chose au résident (manger, promenade, dépenser de lénergie,…) Je recentre le résident en lui parlant et lécoutant. Javise la direction. Je donne la médication. Jimpose un cadre sans négociation. La personne est isolée et japplique les mesures de sanctions pédagogiques qui vont permettre de reconstruire la relation.

51 51 4. Gérer la violence entre résidents Exemples… A cultiver en continuPendantAprès (à prévoir) 1. Développer des moyens de ne pas me laisser envahir par la peur et/ou la colère. 2. Reconnaître ma propre violence, mes émotions. 3. Passer de la réaction à la création. 1. Jappel un collègue en soutien ou pour le relai et prendre distance. 2. Je donne de la voix 3. Jessaie de garder mon calme mais je suis parfois dépasser et jai peur. 4. Je contiens physiquement le résident jusquà ce quil se calme. 1. Jai besoin dun débriefing 2. Trouver un espace avec mes collègues pour exprimer mes difficultés face à la violence 3. Me nourrir de mes expériences.

52 52 EXEMPLESe promène de long en large poings serrés… Crie, hurle fait du tapage… Lance des objets, casse le matériel… Frappe, blesse ou se mutile… Menace avec une objet dangereux … MESSAGES POSSIBLES Je suis mal ; je suis inquiet Aidez moi, écouter, écoutez moi (jai besoin dattention) Je perds mon contrôle, aidez moi à le garder Jai perdu mon contrôle, aidez moi Ne me laisser pas faire, contrôlez- moi Identifier les signes annonciateurs

53 53 Agir face dans le feu de violence physique. Comportements inadaptés RecommandationsComportements adaptés Sexposer aux dangers neutraliser la personne sans contact physique. neutraliser Fermer les yeuxGarder un contact visuelObserver Ne rien direÉcouter et reformulerSexprimer PassivitéObserver le sens de lénergie des gestes Anticiper Respiration tenduRespiration profonde, lente et basse Respiration détendue ImmobilitéAccompagner le déplacement (position) Mobilité Contre violenceEloigner la personne sans violence mais avec contrainte physique si nécessaire (S) éloigner du/le danger Ne plus en parlerRéparer et sanctionnerEn reparler et sanction pédagogique

54 54 Cultiver le RADIS ENSEMBLE S = SECURITE Le mot radis est invariable (il prend toujours S). Cela suggère que la sécurité est une dimension invariable de lintervention. Sécurité pour le collaborateur et pour les résidents. Il sagira dévaluer en permanence le degré de « dangerosité » dune intervention dans des situations parfois complexe. Laide dun collègue est souvent indispensable. R = REGARDER. Il y a une différence entre « voir » et « regarder ». Il sagit ici de développer une capacité dobservation des comportements humains en situation de violence. Il faudra tenir compte dune lecture globale de la personne et du contexte. Je fais allusion ici aux diverses dimensions de la communication interpersonnelle (verbales – para verbales – non verbale)

55 55 Cultiver le RADIS ENSEMBLE A = ANALYSER. Il sagit ici de développer sa réflexion et aussi son bon sens à partir des éléments observer. Lanalyse nest pas toujours évidente lorsquelle est perturbée par lémotion. Cependant, pas daction sans réflexion ! Bien entendu, toute proportion gardée Car il ne sagit pas non plus de « méditer » mais il faut faire un choix et agir et non pas réagir. D = DISTANCE. Dune manière générale il est recommandé dintervenir au-delà de la zone intime du résident pour des questions de respect et de sécurité. Cette zone variera en fonction du degré de « dangerosité » de lintervention. Il arrivera quune intervention verbale dans la zone sociale soit plus pertinente que de trop sapprocher de lindividu. Cette distance sera remise en question lorsquil sagira de contenir la personne

56 56 Cultiver le RADIS ENSEMBLE I = INTERVENIR Il ny a effectivement pas dintervention efficace sans observation et réflexion. Lintervention sera dite « sécurisée » lorsquelle se fera à la bonne distance et après réflexion commune. Les méthodes dactions possibles sont ici infiniment variées, propre aux connaissances et savoirs-faires de chacun. Ces interventions seront progressives et fonction de la coopération du résident. ENSEMBLE. Ce qui peut rendre lapproche R.A.D.I.S difficile cest le manque de dialogue et de complicité entre les deux collaborateurs. Il sagit de cultiver un langage commun et une série de codes qui faciliteront une action cohérente. Chaque élément du R.A.D.I.S doit faire lobjet dune concertation entre les deux collègues, faute de quoi ils narriveront pas agir de façon cohérente.

57 57 Contenir ou ne pas contenir nest pas une question! La contention ne peut être qualifiée dacte violent. Il sagit dune action physique contraignante qui a pour intention de rassembler la personne et de protéger son intégrité physique et/ou celle dautrui. La contention ne peut pas être une facilité. La contention est le dernier recours après avoir utilisé toutes les autres mesures. Lusage de la force dans lacte de contention doit être proportionnel, progressif et limiter. La contrainte doit toujours laisser lespace au dialogue et à la relation. « si tu te calmes je te lâche et non pouvons reprendre le dialogue autrement… »

58 58 4. La sanction pédagogique Processus de réparation (matérielle) et de réparation relationnelle. En fonction dune échelle de la violence, application de lacte éducatif, progression dans la sanction selon le protocole. Procédure La sanction est prise ensemble par léquipe Organise des entretiens tripartis (victime – agresseur – médiateur (référent) Retour sur les faits (éventuellement demande dexcuse) Service rendu au groupe pour retrouver le « crédit » perdu auprès du groupe. Lagresseur doit trouver le moyen de regagner la confiance du groupe. Une procédure Isolement Entretien individuel (aide à la réflexion sur la conscience de son acte) Je mange avec lui dans sa chambre durant 3 jours avec lui. Je négocie le retour dans le groupe à certaines conditions Négociation avec lagresseur de renoncer à une chose ou une activité quil affectionne particulièrement (en guise de frustration). Ceci fait lobjet dun contrat avec le résident avant quil ait violence. Au cas où tu commets une violence tu devras renoncer à une de ces choses pour un temps limité.

59 59 4. La sanction pédagogique Sanctionner un comportement, quil soit violent ou pas, comporte une dimension préventive. Le but de la sanction est « ré intégrateur ». Il a pour vocation de ramener le résident à une plus grande conscience de soi et des autres.

60 60 Une sanction est pédagogique lorsque : 1. Elle a une vocation réparatrice et non pas punitive. 2. Elle porte sur les actes de la personne et non sur la personne elle même. 3. Elle a un rapport avec la faute. 4. Elle est proportionnelle à la faute. 5. La faute est clairement établie et la personne consciente des sanctions qui seront prises. 6. Elle est prise assez rapidement après la faute. 7. Elle est limitée dans le temps. 8. Elle fait lobjet dune évaluation. 9. Elle fait lobjet dun « contrat ». 10. Elle est définie après une médiation entre les parties. La sanction pédagogique nest pas une punition (aveugle et mécanique) mais un processus de réparation constructif. Une occasion de grandir

61 61 Processus de sanction pédagogique En cas dacte grave (violence physique) : Rencontre des parties individuellement Concertation de léquipe et éventuellement du psychiatre et du tuteur. Rencontre de la victime et de lagresseur en présence du collaborateur. Retour sur la violence et lanalyse du fait Exploration des émotions de chacun. Négociation de la sanction pédagogique. Contrat avec les modalités dévaluation.

62 62 MEDIATION ET SANCTION médiateur (Agresseur) Personne B (Victime) personne A Lobjectif de la médiation sera : -Retourner sur les faits et leurs perceptions afin de développer la reformulation. -Comprendre limpact émotionnelle afin de permettre le développement de lempathie. -Déterminer ensemble la sanction et/ou le nouveau contrat relationnel entre les parties afin de développer de nouvelles compétences sociales.

63 63 Bibliographie ANDRÉ CHRISTOPHE & LELORS FRANÇOIS. La force des émotions, amour, colère, joie. Ed Odile Jocab. Paris 2003 ARRIVÉ JEANYVES. Savoir vivre ses émotions. Ed. Retz. Paris AUGER MARIE-THÉRÈSE, BOUCHARLAT CHRISTIANE. Elèves difficiles, profs en difficulté. Ed. Chronique Sociale. Paris 2004 BEAULIEN DANIEL. Techniques dimpact pour grandir (illustrations pour développer lintelligence émotionnelle chez les adultes. Ed. Impact Québec BERCOFF A. MAURICE. Lart de négocier, lapproche Harvard en 10 questions. Ed. dOrganisation. Paris 2004 BONAFÉ-SCHMITT JEAN-PIERRE. La médiation scolaire par les élèves. Ed. ESF éditeur BOUAERT MICHEL CLAES. Pratique de léducation émotionnelle. Une approche ludique. Ed. Le souffle dor. Paris 2004 BOURCET STÉPHANE, TYRODE. Petite terreur ou souffre-douleur, la violence dans la vie de lenfant, Ed.Albin Michel. Paris 2002 CAROLINE REY. Les adolescents face à la violence. Ed Syros 1996 CARRÉ CHRISTOPHE. Surmonter les conflits. Ed. dOrganisation Paris CHABOT DANIEL & MICHEL. Pédagogie émotionnelle : ressentir pour apprendre. Incorporer lintelligence émotionnelle dans vos stratégies denseignement. Ed. TRAFFORD CHOMÉ ETIENNE. Apprendre à mieux gérer nos conflits. Compte dAuteur. République Maurice CUNGI CHARLY. Savoir gérer son stress. Ed. Retz. Paris DANSEMBOURG THOMAS. Cessez dêtre gentil soyez vrai ! Ed. dOrganisation. Paris 2001.

64 64 Bibliographie De BONO Edward. Comment avoir des idées créatives. LEDUC.S Editions. Paris DE BONO EDWARD. La boîte à outils de la créativité. Ed. dOrganisation. Paris 2004 DE BONO EDWARD. Les six chapeaux de la réflexion. Ed. Eyrolles. Paris DE BONO EDWARD. Réfléchir vite et bien. Ed. Eyrolles pratique. Paris DE SAINT PAUL JOSIANE. Choisir sa vie. Découvrir et réaliser ses valeurs et ses but de vie avec la PNL. InterEditions. Paris 2007 DEBARBIEUX ERIC. Violence à lécole : un défi mondial ? Ed. Armand Colin. Paris 2006 DEFRANCE BERNARD. Sanctions et discipline à lécole. Ed La découverte. Paris 2003 DIAZ BABETH. Contre violence et mal-être la médiation par les élèves. Ed. Nathan. Paris 1998 DOUDIN PIERRE-ANDRÉ, ERKOHEN-MARKÜS. Violence à lécole, fatalité ou défi ?. Ed. De Boeck. Bruxelles 2000 DUHOUX PATRICK & JACOB ISABELLE. Développer sa créativité. Ed. Retz. Paris 2006 DUMAS JEAN. Lenfant violent. Ed Bayard. Paris 2000 ELISABETH MAHEU. Sanction sans punir : dire les règles pour vivre ensemble. Ed. Chronique Sociale EMMANUEL VAILLANT. Dire non à la violence. Ed. Les essentiels milan junior ENGELHARD JEAN-MARC, LACOURCELLE CÉLINE. Gérer et résoudre les conflits. Groupe express édition Paris 2005 FAURE JEAN-PHILIPPE & GIRARDET CÉLINE. Lempathie, le pouvoir de laccueil. Au cœur de la communication non violente. Ed. Jouvence. Genève FAURE JEAN-PHILIPPE. Eduquer sans punition ni récompenses. Ed. Jouvence. Genève 2005

65 65 Bibliographie FILLIOZAT ISABELLE. Lintelligence du cœur. Rudiments de grammaire émotionnelle. JC Lattès. Paris1997 FILLIOZAT ISABELLE. Que se passe-t-il en moi ? Mieux vivre ses émotions au quotidien. Ed. JC Lattès. Paris FISCHER ROGER. Comment réussir une bonne négociation ? Ed. Seuil. Paris 2006 FRANKL VICTOR. Découvrir un sens à sa vie avec la logo thérapie. Ed. de lHomme. Québec 2006 GARIBAL GILBERT. Emotions : mode demploi. Ed. Dangles. Paris 2005 GENIN VANESSA. Boulot – vie privée : équilibrez vos vie. Ed. EDF GERBER JEANNE. Pour une éducation à la non-violence. Ed. Chronique Sociale.2000 GODDET EDITH TARTAR. Développer les compétences sociales des adolescents par des ateliers de parole. Ed. RETZ. Paris 2007 GODDET EDITH TARTAR. Prévenir et gérer la violence en milieu scolaire. Ed. RETZ. Paris GODDET TARATAR EDITH. Prévenir et gérer la violence en milieu scolaire. Ed. Retz. Paris GOLEMAN DANIEL. Lintelligence émotionnelle. Accepter ses émotions pour développer une intelligence nouvelle. Ed. Robert Laffont 1997 GOLEMAN DANIEL. Surmonter les émotions destructrices, un dialogue avec le dalaï-lama. Ed. Robert Laffont. Paris 2003 JEAMMET PHILIPPE & BOCHEREAU DENIS. La souffrance des adolescents. Quand les troubles saggravent : signaux et prise en charge. Ed. La découverte. Paris 2007 JEFFREY, SIMARD CLAUDE. Enseigner et punir. Les presses de lUniversité Laval. Québec LARIVEY MICHELLE. La puissance des émotions, comment distinguer les vraies des fausses. Ed. de lHomme. Québec 2002.

66 66 Bibliographie LEU LUCY. Manuel de communication non violente, guide pratique pour les individus, groupes et écoles. Ed. Jouvence. Genève LICETTE CHARLINE*. Savoir gérer les conflits. Ed. Studyrama LOUIS JEAN MARC. Communiquer avec les ados sans se les mettre à dos. Ed- Presses de la renaissance. Paris 2004 LUMINET OLIVIER. Psychologie des émotions, confrontation. Ed. de boeck. Bruxelles MEERBEECK PHILIPPE. Ainsi soient-ils ! A lécole de ladolescence. Ed. de boeck. Bruxelles 2006 MEZINSKI PIERRE. La violence en direct. Ed. de la Martinère. Paris 2000 MICHAUD YVES. La violence. Ed. PUF. Paris 1986 MICHIT ROBERT, COMON THIERRY. Conflit, comprendre et pouvoir agir. Ed. Chronique Social. Lyon 2005 MYERS WAYLAND. Pratique de la communication non-violente. Ed. Jouvence. Genève NAZARE-AGA IZABELLE. Je suis comme je suis. Connaissez-vous vos valeurs personnelles. Les éditions de lHomme. Québec PATTAKOS ALEX. Découvrir un sens à son travail. Ed. de lHomme. Paris PETITCLERC JEAN-MARIE. Education non violente, comprendre, prévenir, enrayer la violence. Ed. Saint-Augustin. Saint Maurice (CH) 2005 PETITPAS JEAN-GUY. Agressivité, violence et conflit. Ed. Nouvelles 2002 POLETTI ROSETTE, DOBBS BARBARA. Lestime de soi, un bien essentiel. Ed. Jouvence. Genève 1998 POTTER-EFRON RONALD. Maîtriser votre colère. Ed. Broquet. Québec 2005 RENDU JEAN-BAPTISTE. Je sais ce quest la violence. Ed. Magnard, 2001 RENÉE SIMONET, SALZER JACQUES, SOUDÉE RICHARD. Former à lécoute. 55 fiche de formation à lécoute. Ed. dOrganisation. Paris 2004.

67 67 Bibliographie ROGERS CARL R. Lapproche centrée sur la personne. Ed. Randin. Lausanne 2001 ROSENBERG MARSHALL. Communication non violente cahier dexercice pratique. Genève 2004 ROSENBERG MARSHALL. Les mots sont des fenêtres (ou des murs) introduction à la communication non violente. Ed. Jouvence. Genève SALOMÉ JACQUES. Contes à guérir, contes à grandir. Ed. Albin Michel. Paris 1993 SALOMÉ JACQUES. Relation daide, formation à lentretien. Ed. Septentrion. Paris 1992 SCHLEIFER MICHAEL. Valeurs et sentiments des 2 à 5 ans. Comment parlers des émotions avec votre enfant. Ed. Presse de lUniversité du Québec. Québec SÉMELIN JACQUES. La non-violence expliquée à mes filles. Ed. Seuil. Paris 2000 STEINNER CLAUDE. LABC des émotions. Développer son intelligence émotionnelle. InterEdition. Paris 1998 TARTAR-GODDET EDITH. Savoir gérer les violences du quotidien. Ed. Retz 2001 THIRION JEAN-FRANÇOIS. Faire face à lagressivité en milieu scolaire. Ed. dOrganisation. Paris 2002 TILMANT JEAN-LUC. Treize stratégies pour prévenir la violence à lécole. Ed Matrice Paris 2004 TIMMERMANS JOËLLE. Devenir son propre médiateur. Se connaître, communiquer, transformer ses conflits. Lyon WATZLAWICK PAUL. Une logique de la communication. Ed. Seuil. Paris 1976 XAVIER PAPILLON. Gérer la classe : une compétence à développer. Ed. Chronique Sociale


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