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Pour célébrer LA FEMME voici, pour chaque partie de son corps, d’abord un poème puis ce qu’écrit à ce sujet l’anthropologue Desmond Morris dans son livre.

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2 Pour célébrer LA FEMME voici, pour chaque partie de son corps, d’abord un poème puis ce qu’écrit à ce sujet l’anthropologue Desmond Morris dans son livre « La femme nue » Attendez que la musique commence puis cliquez pour avancer et admirer les « nus » et « autres portraits »…des photographes d’Internet Photo: BareLight

3 J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ? J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne plieraient pas au contour de ton corps, peut-être. Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années, je deviendrais une ombre sans doute. Ô balances sentimentales. ROBERT DESNOS J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille. Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l'amour et toi, la seule qui compte aujourd'hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu. J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allègrement sur le cadran solaire de ta vie.

4 L’anthropologue Desmond MORRIS a écrit, entre autres, le livre « La femme nue » d’où sont tirés tous les extraits de ce diaporama « Chaque femme possède un corps magnifique, admirable aboutissement d’une évolution de millions d’années. Il regorge d’adaptations stupéfiants et de subtiles améliorations, qui en font l’organisme vivant le plus remarquable de la planète. » Photo: BareLight

5 « La capacité de l’homme a vivre au sein de populations de plus en plus grandes et une curiosité insatiable a été possible grâce au processus d’évolution appelé « néoténie », par lequel les êtres humains conservent des attributs de l’enfance dans leur vie d’adultes. Les êtres humains restent joueurs toute leur vie. Cela s’appelle art, recherche, sport ou philosophie, musique ou poésie, voyage ou divertissement. En effet chacune de ces activités implique innovation, prise de risques, exploration, créativité. » Desmond Morris Photo: Leandra20

6 « Au cours de l’évolution l’homme et la femme ont tous deux cheminé longuement sur la route de l’adulte infantile », mais ils ont avancé à des allures différentes. Les homme sont plus infantiles dans leur comportement, les femmes dans leur anatomie » Desmond Morris. Photo: ToKyoFace5

7 « Les femmes devinrent plus habiles à effectuer plusieurs taches à la fois; elles communiquent mieux verbalement, leur sens de l’odorat, de l’ouie, du toucher et de la vision sont supérieurs à ceux de l’homme. Elles sont des parents plus sensibles, plus apte à élever des enfants, plus résistantes aux maladies. Mentalement les hommes conservent plus d’attributs « enfantins » que les femmes. Les hommes sont plus imaginatifs, les femmes plus raisonnables et attentionnées. » Desmond Morris Photo: ForcedPerspective

8 « Le corps pulpeux de la femme est une des caractéristiques infantiles qu’elle a conservé et qui vont éveiller la bienveillance et le dévouement chez les hommes. Mais ce n’est pas le seul et nous allons parcourir ainsi le corps de la femme des cheveux jusqu’aux pieds… » Desmond Morris Photo: RKD-Photography

9 Photo: directionsforpest

10 Remy de GOURMONT Les cheveux Simone, il y a un grand mystère Dans la forêt de tes cheveux. Tu sens le foin, tu sens la pierre Où des bêtes se sont posées ; Tu sens le cuir, tu sens le blé, Quand il vient d'être vanné ; Tu sens le bois, tu sens le pain Qu'on apporte le matin ; Tu sens les fleurs qui ont poussé Le long d'un mur abandonné ; Tu sens la ronce, tu sens le lierre Qui a été lavé par la pluie ; Tu sens le jonc et la fougère Qu'on fauche à la tombée de la nuit ; Tu sens la ronce, tu sens la mousse, Tu sens l'herbe mourante et rousse Qui s'égrène à l'ombre des haies ; Tu sens l'ortie et le genêt, Tu sens le trèfle, tu sens le lait ; Tu sens le fenouil et l'anis ; Tu sens les noix, tu sens les fruits Qui sont bien mûrs et que l'on cueille ; Tu sens le saule et le tilleul Quand ils ont des fleurs plein les feuilles ; Tu sens le miel, tu sens la vie Qui se promène dans les prairies ; Tu sens la terre et la rivière ; Tu sens l'amour, tu sens le feu. Simone, il y a un grand mystère Dans la forêt de tes cheveux.

11 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Mis à part le sommet de la tête,les aisselles et la région pubienne, la peau de la femme est presque complètement glabre ce qui rends sa chevelure longue d’autant plus insolite ( si une femme laissait pousser ses cheveux ils atteindraient ses genoux). Ainsi à l’origine la femme avec sa longue chevelure et son visage nu présentait un contraste visuel frappant. En raison de sa capacité à exciter les hommes, l’exhibition d’une partie de la chevelure, quelque soit son style, a donc parfois été prohibée…. Photo: edlp2k

12 Pourquoi tant de blondes (vraies ou pas)? Une partie de l’attrait des cheveux blonds est dans leur finesse, ils sont plus doux au toucher et ils rappellent la douceur de la chair. La féminité associée à la blondeur s’étend de plus à tout le corps. Les blondes possèdent en effet un fin et doux duvet. La blondeur renvoie ainsi une image de jeunesse et d’enfance… (Desmond Morris) Photo: WitchOfNature

13 Déjà chez les Romains le poète Martial raillait ainsi: « Les cheveux d’or de Galla Sont à elle – mais qui la croira ? Elle jure qu’ils sont à elle, et dit la vérité Car je sais où elle les a acheté. » Photo: H_e_i_k_e

14 Photo: mhphotography

15 Théophile Gautier « Pour veiner de son front » Pour veiner de son front la pâleur délicate, Le Japon a donné son plus limpide azur ; La blanche porcelaine est d’un blanc bien moins pur Que son col transparent et ses tempes d’agate ; Dans sa prunelle humide un doux rayon éclate ; Le chant du rossignol près de sa voix est dur, Et, quand elle se lève à notre ciel obscur, On dirait de la lune en sa robe d’ouate ; Ses yeux d’argent bruni roulent moelleusement ; Le caprice a taillé son petit nez charmant ; Sa bouche a des rougeurs de pêche et de framboise ; Ses mouvements sont pleins d’une grâce chinoise, Et près d’elle on respire autour de sa beauté Quelque chose de doux comme l’odeur du thé. Photo:vonneywong

16 L’anthropologue DESMOND MORRIS: L’acquisition du front, nouvelle zone de peau nue, spécifique aux êtres humains, fournit un espace additionnel pour émettre des signaux visuels. Lorsque la peau du front est déplacée, les rides forment des motifs reconnaissables. Le front féminin creusé de la sorte est un signe révélant que sa propriétaire n’est plus toute jeune et les femmes font tout pour les atténuer…. Photo:robertusk

17 Photo:nadineada

18 Charles BAUDELAIRE Chanson d'après-midi Quoique tes sourcils méchants Te donnent un air étrange Qui n'est pas celui d'un ange, Sorcière aux yeux alléchants, Je t'adore, ô ma frivole, Ma terrible passion ! Avec la dévotion Du prêtre pour son idole. Le désert et la forêt Embaument tes tresses rudes, Ta tête a les attitudes De l'énigme et du secret. Sur ta chair le parfum rôde Comme autour d'un encensoir ; Tu charmes comme le soir, Nymphe ténébreuse et chaude. Ah ! les philtres les plus forts Ne valent pas ta paresse, Et tu connais la caresse Qui fait revivre les morts ! Tes hanches sont amoureuses De ton dos et de tes seins, Et tu ravis les coussins Par tes poses langoureuses. Quelquefois, pour apaiser Ta rage mystérieuse, Tu prodigues, sérieuse, La morsure et le baiser ; Tu me déchires, ma brune, Avec un rire moqueur, Et puis tu mets sur mon coeur Ton oeil doux comme la lune. Sous tes souliers de satin, Sous tes charmants pieds de soie, Moi, je mets ma grande joie, Mon génie et mon destin, Mon âme par toi guérie, Par toi, lumière et couleur ! Explosion de chaleur Dans ma noire Sibérie ! Photo:Satirenoir

19 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Ces deux petites parcelles de poils agissent comme des marqueurs permettant aux changements d’expression d’être plus décelable à distance. Les sourcils de la femme sont plus fins et moins touffus que ceux de l’homme. Les femmes cherchent donc a les rendre encore plus féminins en accentuant artificiellement leur finesse et leur petitesse. Photo: Photography JC

20 Photojuline

21 Mon très cher petit Lou je t’aime Ma chère petite étoile palpitante je t’aime Corps délicieusement élastique je t’aime Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime Sein gauche si rose et si insolent je t’aime Sein droit si tendrement rosé je t’aime Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître je t’aime Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime Fesses exquisément agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime Chute des épaules adorablement pure je t’aime Cuisse au galbe aussi esthétique qu’une colonne de temple antique je t’aime Oreilles ourlées comme de petits bijoux mexicains je vous aime Chevelure trempée dans le sang des amours je t’aime Pieds savants pieds qui se raidissent je vous aime Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je t’aime Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime Bouche Ô mes délices ô mon nectar je t’aime Regard unique regard-étoile je t’aime Mains dont j’adore les mouvements je vous aime Nez singulièrement aristocratique je t’aime Démarche onduleuse et dansante je t’aime Ô petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime. Guillaume Apollinaire Photo: Bluvertical

22 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Le développement de petits lobes doux et charnus leur permet dans les moments d’excitation intense d’enfler et de se gorger de sang ce qui les rends plus sensibles. Caresser, sucer, embrasser les lobes pendant l’acte sexuel constitue pour beaucoup de femmes une stimulation considérable. Photo T.Kirik

23 Elle a les yeux révolver - Marc Lavoine Un peu spéciale, elle est célibataire Le visage pâle, les cheveux en arrière Et j'aime ça Elle se dessine sous des jupes fendues Et je devine des histoires défendues C'est comme ça Tell'ment si belle quand elle sort Tell'ment si belle, je l'aime tell'ment si fort Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, elle m'a touché, c'est foutu … Photos: tarsiiila-1, pictet, dev1n, Jessica-Bender

24 Un peu larguée, un peu seule sur la Terre Les mains tendues, les cheveux en arrière Et j'aime ça A faire l'amour sur des malentendus On vit toujours des moments défendus C'est comme ça Tell'ment si femme quand elle mord Tell'ment si femme, je l'aime tell'ment si fort Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, elle m'a touché, c'est foutu Son corps s'achève sous des draps inconnus Et moi je rêve de gestes défendus C'est comme ça Un peu spéciale, elle est célibataire Le visage pâle, les cheveux en arrière Et j'aime ça Tell'ment si femme quand elle dort Tell'ment si belle, je l'aime tell'ment si fort Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, elle m'a touché, c'est foutu Photos: Jessica-Bender, badzia9, Artistic-Nudes-Club, dev1n

25 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les yeux de la femme donnent à lire de nombreux messages visuels, qui changent selon les expressions de leurs yeux: les yeux qui se baissent, les yeux qui se lèvent, faire de gros yeux, les yeux obliques, les yeux qui se brouillent, les grands yeux, les yeux qui se plissent, les yeux humides, les yeux qui pleurent, les yeux qui clignent (clignement multiple, super clignement, battement de cils, clin d’œil). Photos: Jessica-Bender, Wyrdling

26 Photo: Jessica Bender

27 Tu ressembles à un ange ! Elle ressemble à un ange, tellement elle est belle, Quelle sensation étrange, de me voir face à elle, Son petit nez mutin, chaque jour m'émoustille, Et ses longs cheveux blonds, là font bien jolie fille ! Deux yeux pleins de lumière, illuminent son regard, Tantôt bleus, tantôt verts, j'y vois naître l'espoir, Elle a un charme fou, telle une aura magique, Et je lis ses mots doux, que je mets en musique ! Elle est si fraîche, comme une fleur du Printemps, Si douce et si mignonne, c’en est déroutant, J’aimerais la séduire et l’aimer à jamais, Mais comment la cueillir, sans jamais l’abîmer, Rien qu'une heure sans la voir, je me désespères, Mais je gardes l'espoir, guidé par sa lumière ! Le temps est éternel, quand je la sais partir, Et tout au long des jours, je vis comme un martyr ! Où es-tu, belle princesse, où est donc ton palais, Dis-moi, où est ton monde, et de ce pas j'y vais, Quel est donc ce pays, où se trouve ce ciel ? Où j’offrirai mon cœur, à ma douce Isabelle ! Fanfan_36 Photo: jacon

28 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Le grand poète Tennyson célèbre « le nez effilé, dont le bout est recourbé comme un pétale de fleur », La différence des sexes créa l’équation nez plus petit = nez plus féminin donc plus séduisant. Un petit nez donnant l’image d’un jeune nez, plus il est petit plus la femme paraît jeune. Le nez de la femme est particulièrement sensible aux odeurs masculines. Par ailleurs, les mamans sont capables d’identifier leur enfant uniquement par l’odeur. Photo: Diaboliq

29 Photo: Divas-and- Dreams-(Christine)

30 Pierre de MARBEUF Les joues d'Amaranthe Des roses et des lys filles et soeurs jumelles, Qui sous un lait caillé doucement tremblotez, Joues où l'amour joue en toutes privautés, Et bâtit aux souris des demeures nouvelles, Lors que vous rougissez, que vos roses sont belles, Quand l'épine d'honneur veut armer vos beautés, Le satin de vos lys montrant vos chastetés, Donne aux amants la peur, et l'amour aux rebelles. Petits creux, magasins et d'amours et d'appas, La petite rondeur que vous avez en bas, Fait que je vous compare aux pommes d'Atalante. S'il faut pour ce beau fruit mourir, ou bien courir, Ma course est inégale : il me faut donc mourir, Si vous ne me donnez vos pommes, Amaranthe. Photo: oliveshadow

31 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les joues tendres et douces de la femme sont un aspect important de sa beauté. Elles évoquent la rondeur des joues de bébé et cela agît comme un stimulus puissant, qui éveille des sentiments d’amour parental. Dans les moments les plus tendre on cherche donc à toucher, embrasser, caresser ou pincer affectueusement les joues de l’être aimé. Les amants dansent joue contre joue. Symboliquement la joue est la partie la plus délicate de tout le corps féminin. C’est aussi la région la plus susceptible de divulguer ses véritables sentiments. En effet à cet endroit les changements de couleur liées aux émotions sont exposés de façon flagrante. Le rougissement de la honte ou de l’embarras sexuel commence tout au centre de la joue rapidement suivi par le reste de la surface cutanée. S’il s’intensifie, le cou, le nez, les lobes des oreilles et le haut du torse peuvent aussi s’empourprer. C’est ainsi devenu un signe d’innocence et de modestie associé au sex-appeal. Photo: bittersweetvenom

32 Photo: notsogoodphotography

33 La fille aux cheveux de lin Sur la luzerne en fleur assise, Qui chante dès le frais matin ? C'est la fille aux cheveux de lin, La belle aux lèvres de cerise. L'amour, au clair soleil d'été, Avec l'alouette a chanté. Ta bouche a des couleurs divines, Ma chère, et tente le baiser ! Sur l'herbe en fleur veux-tu causer, Fille aux cils longs, aux boucles fines ? L'amour, au clair soleil d'été, Avec l'alouette a chanté. Ne dis pas non, fille cruelle ! Ne dis pas oui ! J'entendrai mieux Le long regard de tes grands yeux Et ta lèvre rose, ô ma belle ! L'amour, au clair soleil d'été, Avec l'alouette a chanté. Adieu les daims, adieu les lièvres Et les rouges perdrix ! Je veux Baiser le lin de tes cheveux, Presser la pourpre de tes lèvres ! L'amour, au clair soleil d'été, Avec l'alouette a chanté. LECONTE DE LISLE Photo: Par DeeMac

34 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les lèvres sont très particulières. Chose unique dans le monde animal elles sont tournées vers l’extérieur. A mesure que notre anatomie et notre comportement d’adulte devenaient plus infantiles, nous avons conservé de plus en plus de caractéristiques de « bébé » et les lèvres charnues et bien visibles s’inscrivent dans cette tendance. Comme la femme est plus avancée anatomiquement, c’est-à-dire plus juvénile, que l’homme, ses lèvres sont en moyenne plus protubérantes. Elles ont gardées leur forme embryonnaire. La femme continuera à garder une paire de lèvres pleines et tendres pour la majorité du reste de sa vie et cela lui servira de signal fortement érotique. En effet par leur forme, leur texture et leur couleur elles rappellent les « autres lèvres ». Lorsque la femme est excitée sexuellement ses lèvres enflent, rougissent et deviennent plus sensibles. Rendre artificiellement les lèvres plus rouges est devenu un moyen pour afficher sa féminité. Non seulement elles sont la zone érogène numéro un, mais les terminaisons nerveuses y sont si sensibles au toucher (ou au baiser) qu’ils lui renvoient de profonds stimuli et à cet égard, entre autres, la femme est le primate le plus évolué. Enfin les lèvres et les muscles associés donnent au visage de la femme le plus riche éventail de signaux visuels, pour exprimer ses sentiments, que l’on puisse trouver dans le monde animal. Photo: LL--Lloyd-Hammarlund

35 Photo: tarsiiila

36 Émile VERHAEREN Mets ta chaise près de la mienne Et tends les mains vers le foyer Pour que je voie entre tes doigts La flamme ancienne Flamboyer ; Et regarde le feu Tranquillement, avec tes yeux Qui n'ont peur d'aucune lumière Pour qu'ils me soient encore plus francs Quand un rayon rapide et fulgurant Jusques au fond de toi les frappe et les éclaire. Oh ! que notre heure est belle et jeune encore Quand l'horloge résonne avec son timbre d'or Et que, me rapprochant, je te frôle et te touche Et qu'une lente et douce fièvre Que nul de nous ne désire apaiser, Conduit le sûr et merveilleux baiser Des mains jusques au front, et du front jusqu'aux lèvres. Comme je t'aime alors, ma claire bien-aimée, Dans ta chair accueillante et doucement pâmée Qui m'entoure à son tour et me fond dans sa joie ! Tout me devient plus cher, et ta bouche et tes bras Et tes seins bienveillants, où mon pauvre front las, Après l'instant de plaisir fou que tu m'octroies, Tranquillement, près de ton coeur, reposera. Car je t'aime encor mieux après l'heure charnelle Quand ta bonté encor plus sûre et maternelle Fait succéder le repos tendre à l'âpre ardeur Et qu'après le désir criant sa violence J'entends se rapprocher le régulier bonheur Avec des pas si doux qu'ils ne sont que silence. Photo: tarsiiila

37 L’anthropologue DESMOND MORRIS: La bouche de la femme est très sollicitée. Non seulement elle peut l’utiliser pour mordre, lécher, sucer, goûter, mâcher, avaler, tousser, bâiller, grogner, crier ou rugir mais aussi pour parler, sourire, rire, embrasser, siffler ou fumer. Derrière les lèvres la bouche abrite la langue organe essentiel du langage. Les femmes y sont plus habiles que les hommes. En effet lorsqu’une tâche de nature verbale lui est assignée, le cerveau de la femme se mobilise beaucoup plus que celui de l’homme pour fournir une réponse. Photo: tarsiiila

38 Photo: TheSeeker417

39 Alfred de MUSSET L'andalouse Avez-vous vu, dans Barcelone, Une Andalouse au sein bruni ? Pâle comme un beau soir d'automne ! C'est ma maîtresse, ma lionne! La marquesa d'Amaëgui ! J'ai fait bien des chansons pour elle, Je me suis battu bien souvent. Bien souvent j'ai fait sentinelle, Pour voir le coin de sa prunelle, Quand son rideau tremblait au vent. Elle est à moi, moi seul au monde. Ses grands sourcils noirs sont à moi, Son corps souple et sa jambe ronde, Sa chevelure qui l'inonde, Plus longue qu'un manteau de roi ! C'est à moi son beau col qui penche Quand elle dort dans son boudoir, Et sa basquina sur sa hanche, Son bras dans sa mitaine blanche, Son pied dans son brodequin noir ! Vrai Dieu ! Lorsque son oeil pétille Sous la frange de ses réseaux, Rien que pour toucher sa mantille, De par tous les saints de Castille, On se ferait rompre les os. Qu'elle est superbe en son désordre, Quand elle tombe, les seins nus, Qu'on la voit, béante, se tordre Dans un baiser de rage, et mordre En criant des mots inconnus ! Et qu'elle est folle dans sa joie, Lorsqu'elle chante le matin, Lorsqu'en tirant son bas de soie, Elle fait, sur son flanc qui ploie, Craquer son corset de satin ! Allons, mon page, en embuscades ! Allons ! la belle nuit d'été ! Je veux ce soir des sérénades A faire damner les alcades De Tolose au Guadalété Photo: skilledwarrior

40 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Le cou est la partie la plus subtile du corps. Des ensembles complexes de muscles entourent les connexions vitales bouche- estomac, nez-poumons, cerveau-colonne vertébrale… Ils permettent à la tête de s’incliner, de hocher, de se secouer,de tourner, de se tordre et d’accomplir toute une série de mouvements permettant d’exprimer des messages importants. La figure féminine typique possède un cou gracieux évoquant celui du cygne. Le cou de la femme est généralement long et mince et cela est dû en partie à son thorax plus court et en partie à une musculature moins développée que celle de l’homme. Sa pomme d’Adam est aussi beaucoup moins prononcée. La voix de la femme et son larynx restent plus infantiles. Photo: skilledwarrior

41 Photo: Beat

42 Charles-Marie LECONTE DE LISLE Le portrait Toi que Rhode entière a couronné roi Du bel art de peindre, Artiste, entends-moi. Fais ma bien-aimée et sa tresse noire Où la violette a mis son parfum, Et l'arc délié de ce sourcil brun Qui se courbe et fuit sous un front d'ivoire. Surtout, Rhodien, que son oeil soit bleu Comme l'onde amère et profond comme elle, Qu'il charme à la fois et qu'il étincelle, Plein de volupté, de grâce et de feu ! Fais sa joue en fleur et sa bouche rose, Et que le désir y vole et s'y pose ! Pour mieux soutenir le carquois d'Éros, Que le cou soit ferme et l'épaule ronde ! Qu'une pourpre fine, agrafée au dos, Flottante, et parfois entr'ouverte, inonde Son beau corps plus blanc que le pur Paros ! Et sur ses pieds nus aux lignes si belles, Adroit Rhodien, entrelace encor Les noeuds assouplis du cothurne d'or, Comme tu ferais pour les Immortelles ! Photo: WinterRose4

43 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les épaules de la femme sont plus rondes, plus douces,plus lisses, plus étroites et plus fines que celles de l’homme. En raison de ces formes arrondies elles présentent des qualités érotiques lorsqu’elles sont dénudées. Un auteur les décrits poétiquement comme « deux sphères toutes rondes, une perle d’érotisme sur chaque côté ». Photo: Igor-Borodin

44 A travers elles s’exprime le signal sexuel originel de la femme, qui trouve ses origines dans la forme des fesses. Une pose typiquement « glamour » c’est lorsque la femme appuie son menton sur une épaule nue levée, soulignant ainsi l’arrondi de la chair et attirant l’attention dessus. (Desmond Morris) Photos: glass,LittleSusie, GREENTEALULU,

45 Photo: Simon-P

46 Théodore de BANVILLE Leïla Il semble qu'aux sultans Dieu même Pour femmes donne ses houris. Mais, pour moi, la vierge qui m'aime, La vierge dont je suis épris, Les sultanes troublent le monde Pour accomplir un de leurs voeux. La vierge qui m'aime est plus blonde Que les sables sous les flots bleus. Le duvet où leur front sommeille Au poids de l'or s'amoncela. Rose, une rose est moins vermeille Que la bouche de Leïla. Elles ont la ceinture étroite, Les perles d'or et le turban. Sa taille flexible est plus droite Que les cèdres du mont Liban ! Le hamac envolé se penche Et les berce en son doux essor. L'étoile au front des cieux est blanche, Mais sa joue est plus blanche encor. Elles ont la fête nocturne Aux lueurs des flambeaux tremblants. Ses bras comme des anses d'urne S'arrondissent polis et blancs. Elles ont de beaux bains de marbre Où sourit le ciel étoilé. Comme elle dormait sous un arbre, J'ai vu son beau sein dévoilé. Chaque esclave au tyran veut plaire Comme chaque fleur au soleil. Elle n'a pas eu de colère Quand j'ai troublé son cher sommeil, Dans leurs palais d'or, prisons closes, Leurs chants endorment leurs ennuis. Elle m'a dit tout bas des choses Que je rêve tout haut les nuits ! Sa Hautesse les a d'un signe. Il est le seul et le premier. Ses bras étaient comme la vigne Qui s'enlace aux bras du palmier ! Quand un seul maître a cent maîtresses, Un jour n'a pas de lendemain. Elle m'inondait de ses tresses Pleines d'un parfum de jasmin ! Ce sont cent autels pour un prêtre, Ou pour un seul char cent essieux. Nous avons cru voir apparaître La neuvième sphère des cieux ! Quelquefois les sultanes lèvent Un coin de leur voile en passant. Nous avions l'extase que rêvent Les élus du Dieu tout-puissant ! Mais ce crime est la perte sûre Des amants, toujours épiés. Laissez-moi baiser sa chaussure Et mettre mon front sous ses pieds !

47 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Ce sont les parties les moins intimes du corps féminin. Le bras féminin est plus court et plus faible que celui d’un homme. Une autre différence est l’articulation du coude. Chez la femme, le haut du bras est plus près du flanc que chez l’homme. L’angle du coude est plus grand d’environ six degré chez la femme. La posture des bras permet ainsi des signaux sexués importants. Les aisselles sont une petite zone poilue. Elles possèdent des glandes odoriférantes spécifiques. Les femmes en possèdent plus et leur odeur est différente pour agir en tant que signal sexuel entre partenaires amoureux. Les poils agissent comme un piège à odeurs, retenant les sécrétions glandulaires et intensifiant le signal. Photo: ArmpitSniffer

48 Photo: OmerPhiaz

49 Rondel sur ses mains Jules Laforgue Oh ! baiser ses petites mains, Ses mains douces, pâles et fines D'un nid délicat de malines Sortant un peu leurs poignets fins. En d'exquis et frêles dessins Courent leurs veines azurines. Oh! baiser ses petites mains, Ses mains douces, pâles et fines. Elles damneraient bien des Saints, Et même bien des mysogines, Avec leurs mollesses câlines. Pour moi, j'en suis fou, je le crains, Oh ! baiser ses petites mains. Photo: scottchurch

50 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les mains de la femme sont supérieures à celles de l’homme par un aspect important, elles sont plus flexibles. Elles sont plus petites mais elles sont bien plus adroites lorsqu’il s’agit de manier délicatement des petits objets. La main de la femme est imbattable pour les tâches exigeant de la minutie. Le clavier du piano a été conçu pour la main de l’homme. Mais si un clavier légèrement plus petit était fabriqué, la pianiste féminine dépasserait l’homme grâce à la flexibilité de ses doigts. Le secret de la main humaine est le développement des pouces opposables. La précision de la main résulte de la qualité de cette opposition entre les bouts des doigts et pour cette action la main de la femme est supérieure. De plus les mains de l’homme ne peuvent rivaliser avec l’agilité des mains féminines aux os très fins et aux articulations plus flexibles. Photo: Pererix

51 Photos: bluebeat76, Mark, fb101, Lunedespoir, Renoux

52 Corps de femme, blanches collines, cuisses blanches, l'attitude du don te rend pareil au monde. Mon corps de laboureur sauvage, de son soc a fait jaillir le fils du profond de la terre. je fus comme un tunnel. Déserté des oiseaux, la nuit m'envahissait de toute sa puissance. pour survivre j'ai dû te forger comme une arme et tu es la flèche à mon arc, tu es la pierre dans ma fronde. Mais passe l'heure de la vengeance, et je t'aime. Photo: yummyphroot Corps de femme, je persisterai dans ta grâce. Ô soif, désir illimité, chemin sans but! Courants obscurs où coule une soif éternelle et la fatigue y coule, et l'infinie douleur. Pablo Neruda Corps de peau et de mousse, de lait avide et ferme. Ah! le vase des seins! Ah! les yeux de l'absence! ah! roses du pubis! ah! ta voix lente et triste!

53 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les seins de la femme ont reçu, de la part des hommes, plus d’attention érotique que toute autre partie du corps. L’élément sexuel était si important dans l’apparition des seins, que la fonction première, parentale, en a été affectée. Les seins, en essayant d’imiter les fesses, sont devenus si arrondis et si proéminents que le bébé a des difficultés pour accéder aux tétons. La fonction sexuelle des seins opère d’abord au niveau visuel, puis tactile. Même à distance ils suffisent à distinguer la silhouette d’une femme adulte de celle d’un homme. De plus près, cette distinction s’affine et devient aussi un indicateur de l’âge de la femme. Lors du contact sexuel les qualités tactiles de la poitrine entrent en jeu. La parcelle de peau brune autour du mamelon diffuse, par des glandes apocrines, des signaux olfactifs. Alors que l’excitation monte, la poitrine de la femme subit plusieurs changements apparents: les mamelons se dressent, les seins se gorgent de sang entraînant une sensibilité et une réceptivité accrue de toute leur surface. Puis l’aréole gonfle tellement qu’elle masque presque le téton. Une irritation de la peau semblable à la rougeole, apparaît sur les seins et sur le reste du torse.. Photo: pachnidelko

54 Photo: iacon

55 Victor HUGO Mon bras pressait ta taille frêle... Mon bras pressait ta taille frêle Et souple comme le roseau ; Ton sein palpitait comme l'aile D'un jeune oiseau. Longtemps muets, nous contemplâmes Le ciel où s'éteignait le jour. Que se passait-il dans nos âmes ? Amour ! Amour ! Comme un ange qui se dévoile, Tu me regardais, dans ma nuit, Avec ton beau regard d'étoile, Qui m'éblouit. Photo: BareLight

56 L’anthropologue DESMOND MORRIS: L’une des caractéristiques principales permettant d’identifier la femme adulte est son torse en forme de sablier. Le corps féminin présente en effet une particularité qui définit sa silhouette: une taille mince. Cette finesse de la taille est due en partie aux éléments plus larges au-dessus et au- dessous, les seins et les hanches. Mais même sans tenir compte de l’effet de contraste, la taille de la femme est plus fine que celle de l’homme. Lorsqu’elle devient mère une femme gagne toujours un peu d’épaisseur dans la région du bassin et sa taille ne retrouvera jamais ses dimensions initiales. La taille minuscule d’une femme est ainsi le symbole de la virginité nubile. Photo: e-string

57 Photo: miss_Alienation

58 Baudelaire Les bijoux La très chère était nue, et, connaissant mon cœur, Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores. Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j'aime à la fureur Les choses où le son se mêle à la lumière. Elle était donc couchée et se laissait aimer, Et du haut du divan elle souriait d'aise À mon amour profond et doux comme la mer, Qui vers elle montait comme vers sa falaise. Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté, D'un air vague et rêveur elle essayait des poses, Et la candeur unie à la lubricité Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ; Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins, Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ; Et son ventre et ses seins, ces grappes de mes vigne, S'avançaient plus câlins que les Anges du mal, Pour troubler le repos où mon âme était mise, Et pour la déranger du rocher de cristal Où, calme et solitaire, elle s'était assise. Je croyais voir unis par un nouveau dessin Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe, Tant sa taille faisait ressortir son bassin. Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe ! -Et la lampe s'étant résignée à mourir, Comme le foyer seul illuminait la chambre, Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir, Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !

59 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les larges hanches de la femme constituent l’une des principales caractéristiques de la silhouette féminine. Faire saillir ses hanches à l’arrêt est une posture typiquement féminine. Le message est: « regarde comme mes hanches sont belles ». Photo: vampireleniore

60 De nombreuses danses comportent des mouvements de hanches énergiques, tels que le coup de hanche, les trémoussements rapides ou la rotation des hanches. Pour la danse hawaïenne du hula, les jeunes filles, dont la région du pelvis est soulignée par des jupes en feuillages, accomplissent une série d e mouvements de hanches, les balançant, les projetant et les faisant rouler au rythme de la musique. (Desmond Morris) Photo: boaty26

61 Dans l’étreinte par les hanches, les amoureux marchent côte à côte, avec leurs flancs qui se touchent et leurs bras autour de la taille l’un de l’autre. Leurs mains viennent se poser sur les hanches de leur partenaire. C’est un signe d’attachement, d’intimité et d’exclusion pour quiconque les accompagne ou les regarde. (Desmond Morris) Photo: bob-the-builder-of-luv

62 Photo: BareLight

63 Germain NOUVEAU Le baiser N'êtes-vous pas toute petite Dans votre vaste appartement, Où comme un oiseau qui palpite Voltige votre pied normand ? N'est-elle pas toute mignonne, Blanche dans l'ombre où tu souris, Votre taille qui s'abandonne, Parisienne de Paris ? N'est-il pas à Vous, pleine d'âme, Franc comme on doit l'être, à l'excès, Votre coeur d'adorable femme, Nu, comme votre corps français ? Ne sont-ils pas, à Vous si fière, Les neiges sous la nuit qui dort Dans leur silence et leur lumière, Vos magnifiques seins du Nord ? N'est-il pas doux, à Vous sans haine Frémissante aux bruits de l'airain, Votre ventre d'Européenne, Oui votre ventre européen ; N'est-elle pas semblable au Monde, Pareille au globe entouré d'air, Ta croupe terrestre aussi ronde Que la montagne et que la mer ? N'est-il pas infini le râle De bonheur pur comme le sel, Dans ta matrice interastrale Sous ton baiser universel ? Et par la foi qui me fait vivre Dans ton parfum et dans ton jour, N'entre-t-elle pas, mon âme ivre, En plein, au plein de ton amour ? Photo: IntentsAndPurposes

64 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Le ventre de la femme a toujours été une partie taboue du corps, en raison de sa proximité avec la région sexuelle. Dans la mode, l’apparition de cette nouvelle « zone érotique » est liée au port du pantalon au lieu des jupes. Les jambes sont donc rarement exposées et il a fallu trouver une autre zone où la peau puisse être exhibée. Dans sa partie inférieure, le ventre de la femme est plus arrondi que celui de l’homme. Proportionnellement il est aussi plus long, une plus grande distance séparant le nombril des organes génitaux. Le nombril est aussi plus creusé chez la femme. En résumé l’abdomen de la femme est plus grand et plus incurvé. Comme il ressemble a un petit orifice, le nombril a toujours eu la vocation à rappeler le sexe de la femme. La danse du ventre est composée de trois mouvements principaux: les saccades, les torsions et les vaguelettes ( en détail on parle de « rotation des hanches », du « roulement baladeur du pelvis », de « la saccade ondulante du pelvis », de « l’impulsion talon-hanche », du « shimmy dos courbé », du « sautillement de hanche » et du « balancement du chameau »). Les saccades sont des coups du pelvis vers l’avant. Les torsions sont des rotations du pelvis. Enfin les vaguelettes sont des ondulations de la région du ventre qui impliquent un contrôle musculaire habile. Tous les mouvements sont des mouvements explicitement sexuels.. Photo: Official Star Wars Blog

65 Photos:Back, devilishlilkat, brixxia, LadyRavenhawk, Lad, Lunedespoir, JoGraetz, Tahiyd

66 « Tes longs cheveux tombent en cascade le long de ton dos dénudé ». Tu es aussi blonde que les blés aux feux de l’été, aussi féminine qu’une tigresse à la pose alanguie ; tes yeux si bleus aiguisent mon désir de leur jeu trouble, comme le silex la pierre. Ton visage d’où l’enfance a désappris d’appareiller est un tableau vivant où la bouche délicate appelle naturellement le baiser. Ta chute de reins, découverte généreusement un matin, invite au plaisir physique. Le parfum capiteux que tu sèmes dans le sillage de ton déhanché de reine asservit à ton sexe mon désir. T’embrasser avec dévotion de tes chevilles cerclées d’un fin bracelet d’or jusques à la racine de tes cheveux et m’enivrer, au détour de ton triangle fauve, aux poils pubiens imprégnés d’une senteur salée qui engage : voilà mon rêve récurrent. Je n’ai d’autre avenir que celui de devenir ton esclave, ô toi! mon inaccessible princesse slave. » Michel Frontière (http://mfrontere.blog.lemonde.fr/a-propos/) Photo: afplcc

67 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Le dos de la femme est plus arqué que celui de l’homme et lorsque la courbe de la colonne vertébrale est volontairement accentuée, faisant ressortir les fesses, la silhouette devient plus sexy. Chez la femme, vue de derrière, c’est la partie inférieure du dos qui est la plus évasée. Le dos de la femme a été une figure importante de l’imagerie érotique.

68 Au bas du dos se trouvent les « fossettes de Vénus » et le « losange de Michaelis ». Un auteur les décrit ainsi: « Cet endroit soyeux succulent, qui met l’eau à la bouche, où se trouvent les fossettes du dos ». Ces fossettes sont beaucoup plus prononcées chez la femme en raison des tissus graisseux à cet endroit. Le losange de Michaelis est délimité par quatre fossettes au lieu des deux: une au-dessus et une au dessous en plus des deux fossettes situées de chaque côté.(Desmond Morris) Photo: mgeorge1

69 Photo:Julie35

70 Charles BAUDELAIRE Les promesses d'un visage J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés, D'où semblent couler des ténèbres, Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers Qui ne sont pas du tout funèbres. Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux, Avec ta crinière élastique, Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux, Amant de la muse plastique, Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité, Et tous les goûts que tu professes, Tu pourras constater notre véracité Depuis le nombril jusqu'aux fesses ; Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds, Deux larges médailles de bronze, Et sous un ventre uni, doux comme du velours, Bistré comme la peau d'un bonze, Une riche toison qui, vraiment, est la soeur De cette énorme chevelure, Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur, Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! " Photo: flash

71 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Les poils pubiens sont un signal visuel. Ils servaient à indiquer à un homme qu’une jeune fille était désormais sexuellement adulte. Leur absence indiquant qu’elle n’était pas en âge d’enfanter, inhibait ainsi une réponse sexuelle de sa part, tandis que leur présence visible contribuait à le stimuler sexuellement. Une deuxième fonction de la toison pubienne est de servir de piège à odeurs. La toison pubienne recouvre le « mont de Vénus », coussinet de tissus graisseux qui sert à protéger l’os pubien et qui comporte de nombreuses terminaisons nerveuses. Photo: Amphisbaina

72 Photo: BareLigh

73 Chute des reins, chute du rêve enfantin d'être sage, Fesses, trône adoré de l'impudeur, Fesses, dont la blancheur divinise encor la rondeur, Triomphe de la chair mieux que celui par le visage ! Seins, double mont d'azur et de lait aux deux cîmes brunes, Commandant quel vallon, quel bois sacré! Seins, dont les bouts charmants sont un fruit vivant, savouré Par la langue et la bouche ivres de ces bonnes fortunes ! Fesses, et leur ravin mignard d'ombre rose un peu sombre Où rôde le désir devenu fou, Fesses, les grandes sœurs des seins vraiment, mais plus nature, Plus bonhomme, sourieuses aussi, Mais sans malices trop et qui s'abstiennent du souci De dominer, étant belles pour toute dictature! Mais quoi ? Vous quatre, bons tyrans, despotes doux et justes, Vous impériales et vous princiers, Qui courbez le vulgaire et sacrez vos initiés, Gloire et louange à vous, Seins très saints, Fesses très augustes ! Paul Verlaine Chers oreillers, coussin au pli profond pour la face ou Le sexe, et frais repos des mains après ces tours sans nombres ! Seins, fins régals aussi des mains qu'ils gorgent de délices, Seins lourds, puissants, un brin fiers et moqueurs, Dandinés, balancés, et, se sentant forts et vainqueurs, Vers nos prosternements comme regardant en coulisse !

74 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Elles se sont formées lorsque l’homme s’est mis debout. Les puissants muscles fessiers se sont considérablement agrandis, pour permettre au corps de se tenir debout et ces muscles ont donné naissance à ces deux hémisphères arrondis situés à la base du dos. Chez la femme leur derrière reste constamment saillant. L’attractivité sexuelle de la femme est ainsi étendue afin qu’elle soit toujours potentiellement capable de répondre aux sollicitations de l’homme, ce qui est un élément du système des liens de couple. La sexualité étant un système de récompense qui aide à consolider les attaches entre l’homme et la femme et à maintenir l’unité de la cellule familiale, cruciale pour assurer la descendance. Photo: zhorny, creech

75 Les femmes n’ont pas d’autre choix que de présenter un derrière protubérant. En effet les fesses de la femme sont plus volumineuses que celles de l’homme car elles contiennent plus de tissus graisseux. Cette forme renflée est devenue la marque de l’humain. Le derrière émettant les signaux sexuels les plus puissants, plus le postérieur d’une femme était protubérant, plus elle était sexy. Le cœur stylisé avec sa rainure en haut, symbole de l’amour, ressemble très peu à un vrai cœur, en revanche il rappelle étrangement les fesses de la femme vue de derrière. (Desmond Morris) Photo: GirlInTheWhiteR

76 Phot: Val_Mont

77 Victor HUGO Toute la vie d'un coeur Un coup de vent passa, souffle leste et charmant Qui fit tourbillonner les jupes follement. Je la savais ailée, étoilée, azurée, Je l'adorais ; mon âme allait dans l'empyrée A sa suite. Oh ! l'amour, c'est tout ; le reste est vain. Je ne supposais pas que cet être divin Qui m'emportait rêveur si loin de la matière, Eût des jambes ; soudain je vis sa jarretière, Et cela me choqua. - Quoi ! me dis-je, elle aussi ! Je la contemple, ému, tremblant, brûlant, transi, Et je vois de la chair où j'adorais une âme ! Soit. Le songe est fini. Ce n'est donc qu'une femme Qui marche sur la terre, et se retrousse au vent ! Et je fus amoureux bien plus qu'auparavant. Photo: melthears

78 L’anthropologue DESMOND MORRIS: L’attrait érotique des jambes est depuis longtemps reconnu. A chaque fois qu’une femme bouge ses jambes, les ouvre, les ferme ou les croise, elle attire inévitablement l’attention sur le point où elles se rejoignent, qui est, bien entendu, le centre de toutes les convoitises masculines. On pourrait dire que, au fin fond de son inconscient, les jambes de la femme sont perçues comme des flèches pointant vers la « terre promise » sexuelle qu’est l’entrejambe. Dans ce contexte ouvrir les jambes a toujours été une action lourde de sens d’un point de vue sexuel. Tous les types de croisements de jambe sont utilisés et c’est une forme de langage corporel qui transmet des signaux subliminaux sur l’humeur de la femme. L’attrait des « membres inférieurs » est aussi dû à leur aspect satiné. Une autre différence est la forme incurvée de la jambe féminine. Les courbes élancées charment l’œil masculin, à cause de ce contraste, mais aussi parce qu’elles sont le signe d’un corps sain et vigoureux. Des jambes fuselées et bien galbées sont associées à une condition physique qui promet de bonnes qualités reproductrices qui sont un élément clé de l’attirance.Les jambes d’une femme adulte sont plus longues que celles des enfants en termes relatifs. De longues jambes prouvent donc la maturité sexuelle et une femme avec de longues jambes paraîtra super-féminine. Photo: Tanya Martinez

79 Photo: catheadsix

80 Charles BAUDELAIRE Le beau navire Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent, Tourmentent les désirs obscurs et les agacent, Comme deux sorcières qui font Tourner un philtre noir dans un vase profond. Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules, Sont des boas luisants les solides émules, Faits pour serrer obstinément, Comme pour l'imprimer dans ton coeur, ton amant. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. Ta gorge qui s'avance et qui pousse la moire, Ta gorge triomphante est une belle armoire Dont les panneaux bombés et clairs Comme les boucliers accrochent des éclairs, Boucliers provoquants, armés de pointes roses ! Armoire à doux secrets, pleine de bonnes choses, De vins, de parfums, de liqueurs Qui feraient délirer les cerveaux et les coeurs ! Photo: PersephoneStock

81 L’anthropologue DESMOND MORRIS: On a recensé 36 sortes de démarches: de la promenade lente à la marche et au sprint. Neuf d’entre elles sont typiquement féminines: « le clopinement », « la démarche hachée », « la glissade », « le sautillement », « la foulée », « le déhanchement », « l’impulsion », « la caracolade » et « la course ». La démarche normale de la femme est « le déhanchement ». En effet lorsqu’une femme marche il y a rotation arrière du pelvis et balancement des hanches… Comme le dos est cambré, même au repos son postérieur ressort vers l’arrière. Quand elle se déplace, l’ossature de la jambe et de la hanche produit une plus grande ondulation dans la région des fesses. Pour le dire de manière directe, elle marche en se tortillant. La combinaison de ces trois singularités, plus de graisse, plus de protubérance et plus d’ondulation, renvoie à l’homme un puissant signal érotique parce que son corps est ainsi conçu. Pour améliorer son célèbre déhanchement Marilyn Monroe portait des chaussures à talons hauts, dont l’un des talons était plus court que l’autre. Photo : Marcello-de-Chirico

82 Photo: LazloHollyfeld

83 Jules BARBEY D'AUREVILLY Treize ans Elle avait dix-neuf ans. Moi, treize. Elle était belle ; Moi, laid. Indifférente, - et moi je me tuais... Rêveur sombre et brûlant, je me tuais pour elle. Timide, concentré, fou, je m'exténuais... Mes yeux noirs et battus faisaient peur à ma mère ; Mon pâle front avait tout à coup des rougeurs Qui me montaient du coeur comme un feu sort de terre ! Je croyais que j'avais deux coeurs. Un n'était pas assez pour elle. Ma poitrine Semblait sous ces deux coeurs devoir un jour s'ouvrir Et les jeter tous deux sous sa fière bottine, Pour qu'elle pût fouler mieux aux pieds son martyr ! Ô de la puberté la terrible démence ! Qui ne les connut pas, ces amours de treize ans ? Solfatares du coeur qui brûlent en silence, Embrasements, étouffements ! Je passais tous mes jours à ne regarder qu'elle... Et le soir, mes deux yeux, fermés comme deux bras, L'emportaient, pour ma nuit, au fond de leur prunelle... Ah ! le regard fait tout, quand le coeur n'ose pas ! Le regard, cet oseur et ce lâche, en ses fièvres, Sculpte le corps aimé sous la robe, à l'écart... Notre coeur, nos deux mains, et surtout nos deux lèvres ; Nous les mettons dans un regard ! Mais un jour je les mis ailleurs... et dans ma vie Coup de foudre reçu n'a fumé plus longtemps ! C'est quand elle me dit : " Cousin, je vous en prie... " Car nous étions tous deux familiers et parents ; Car ce premier amour, dont la marque nous reste Comme l'entaille, hélas ! du carcan reste au cou, Il semble que le Diable y mêle un goût d'inceste Pour qu'il soit plus ivre et plus fou ! Et c'était un : " Je veux ! " que ce : " Je vous en prie, Allons voir le cheval que vous dressez pour moi... " Elle entra hardiment dans la haute écurie, Et moi, je l'y suivis, troublé d'un vague effroi... Nous étions seuls ; l'endroit était grand et plein d'ombre, Et le cheval, sellé comme pour un départ, Ardent au râtelier, piaffait dans la pénombre... Mes deux lèvres, dans mon regard, Se collaient à son corps, - son corps, ma frénésie ! - Arrêté devant moi, cambré, voluptueux, Qui ne se doutait pas que j'épuisais ma vie Sur ses contours, étreints et mangés par mes yeux ! Elle avait du matin sa robe blanche et verte, Et sa tête était nue, et ses forts cheveux noirs Tordus, tassés, lissés sans une boucle ouverte, Avaient des lueurs de miroirs ! Photo: Ziolo

84 Elle se retourna : " Mon cousin, - me dit-elle Simplement, - de ce ton qui nous fait tant de mal ! - Vous n'êtes pas assez fort pour me mettre en selle ?... " Je ne répondis point, - mais la mis à cheval D'un seul bond !... avec la rapidité du rêve, Et, ceignant ses jarrets de mes bras éperdus, Je lui dis, enivré du fardeau que j'enlève : " Pourquoi ne pesez-vous pas plus ? " Car on n'a jamais trop de la femme qu'on aime Sur le coeur, - dans les bras, - partout, - et l'on voudrait Souvent mourir pâmé... pâmé sous le poids même De ce cors, dense et chaud, qui nous écraserait ! Je la tenais toujours sous ses jarrets, - la selle Avait reçu ce poids qui m'en rendait jaloux, Et je la regardais, dans mon ivresse d'elle, Ma bouche effleurant ses genoux ; Ma bouche qui séchait de désir, folle, avide... Mais Elle, indifférente en sa tranquillité, Tendait rêveusement les rênes de la bride, - Callipyge superbe, assise de côté ! - Tombant sur moi de haut, en renversant leur flamme, Ses yeux noirs, très couverts par ses cils noirs baissés, Me brûlaient jusqu'au sang, jusqu'aux os, jusqu'à l'âme, Sans que je leur criasse : " Assez ! " Et le désir, martyre à la fois et délice, Me couvrait de ses longs frissons interrompus ; Et j'éprouvais alors cet étrange supplice De l'homme qui peut tout... et pourtant n'en peut plus ! A tenir sur mes bras sa cuisse rebondie, Ma tête s'en allait, - tournoyait, - j'étais fou ! Et j'osai lui planter un baiser... d'incendie Sur la rondeur de son genou ! Et ce baiser la fit crier comme une flamme Qui l'eût mordue au coeur, au sein, au flanc, partout ! Et ce baiser tombé sur un genou de femme Par la robe voilé, puis ce cri... ce fut tout ! Ce fut tout ce jour-là. - Rigide sur sa selle, Elle avait pris mon front et avait écarté De ses tranquilles mains, ce front, ce front plein d'elle, Rebelle qu'elle avait dompté ! Et ce fut tout depuis, - et toujours. Notre vie S'en alla bifurquant par des chemins divers. Peut-être elle oublia, cet instant de folie, Où de la voir ainsi mit mon âme à l'envers ! Elle oublia. Moi, non. Et nulle de ces femmes Qui, depuis, m'ont le mieux passé les bras au cou, N'arracha de ma lèvre, avec sa lèvre en flammes, L'impression de ce genou ! Photo: Frailty_b

85 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Le genou de la femme, comme son épaule, en raison de sa forme arrondie, est également érotique. Photos: charlotte all the time, Ziolo

86 Une jeune femme qui serre ses genoux dénudés contre sa poitrine offre au regard masculin deux hémisphères bien galbés. (Desmond Morris) Photos: jdyez, Adelina2, dev1n

87 Photo: Artistic_Feet

88 Charles BAUDELAIRE A une Malabaraise Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche Est Large à faire envie à la plus belle blanche ; A l'artiste pensif ton corps est doux et cher ; Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair. Aux pays chauds et bleus où ton Dieu t'a fait naître, Ta tâche est d'allumer la pipe de ton maître, De pourvoir les flacons d'eaux fraîches et d'odeurs, De chasser loin du lit les moustiques rôdeurs, Et, dès que le matin fait chanter les platanes, D'acheter au bazar ananas et bananes. Tout le jour, où tu veux, tu mènes tes pieds nus Et fredonnes tout bas de vieux airs inconnus ; Et quand descend le soir au manteau d'écarlate, Tu poses doucement ton corps sur une natte, Où tes rêves flottants sont pleins de colibris, Et toujours, comme toi, gracieux et fleuris. Pourquoi, l'heureuse enfant, veux-tu voir notre France, Ce pays trop peuplé que fauche la souffrance, Et, confiant ta vie aux bras forts des marins, Faire de grands adieux à tes chers tamarins ? Toi, vêtue à moitié de mousselines frêles, Frissonnante là-bas sous la neige et les grêles, Comme tu pleurerais tes loisirs doux et francs, Si, le corset brutal emprisonnant tes flancs, Il te fallait glaner ton souper dans nos fanges Et vendre le parfum de tes charmes étranges, L'oeil pensif, et suivant, dans nos sales brouillards, Des cocotiers absents les fantômes épars ! Photo: miss_Alienation

89 L’anthropologue DESMOND MORRIS: Le pied est une autre partie de l’anatomie qui agît comme un marqueur de l’identité sexuelle: petit et plus leste pour la femme. L’avant de son pied est plus large par rapport au talon que ce n’est le cas chez l’homme. Si un petit pied est caractéristique d’une femme, il s’ensuit qu’un pied minuscule est ultra-féminin. Le pied est un chef d’œuvre d’ingénierie comme le dit Léonard de Vinci. Libérés des chaussures, lavés et nettoyés, les pieds répondent vivement aux sollicitations et il peut être intensément érotique de les stimuler. Lors de l’orgasme, il arrive que les orteils se déploient en éventail ou se recroquevillent. Les pieds de la femme demeurent une puissante zone érogène, à la fois pour elle –même et pour son partenaire. Photo: Artistic_Feet

90 ET LE CERVEAU? La femme mobilise à la fois son cerveau gauche et le droit et ce qu’elles entendent est donc coloré d'émotions, perçu subjectivement - à travers leurs désirs et leurs craintes, leurs valeurs éthiques et sociales. Elles entendent surtout « comment on le dit »: elles sont plus sensibles aux inflexions des voix, respirations etc… La femme est moins émotive mais elle s'exprime davantage alors que l'homme est, en réalité plus émotif, mais il n'exprime pas ses émotions. Écouter patiemment une femme plutôt que tenter de l'aider à résoudre ses problèmes. Globalement, la femme est beaucoup plus sensible. La femme est orientée dans le temps alors que l'homme est orienté dans l'espace. La femme " se repère " d'après des objets et des signes concrets. Son ouïe est plus développée (d'où l'importance des mots doux, du timbre de la voix, de la musique). Son sens du toucher: les femmes possèdent jusqu'à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact ; l'ocytocine et la prolactine (hormones de l'attachement et des câlins) multiplient leur besoin de toucher et d'être touchées. Son olfaction est plus fine, jusqu'à 100 fois. Son organe voméro-nasal véritable sixième sens chimique et relationnel perçoit les phéromones - qui traduisent plusieurs formes d'émotions: désir sexuel, colère, crainte, tristesse… Plus sensible chez les femmes serait-ce là ce qu'on appelle " l'intuition ". La femme dispose d'une meilleure mémoire visuelle (reconnaissance des visages et rangement des objets). De plus chez la femme les œstrogènes développent : 1 Les mouvements de précision : la femme peut plier facilement chaque doigt séparément; elle est très supérieure à divers tests de dextérité. 2 La graisse (protection et réserve pour le bébé) : +25 % de graisse chez la femme. 3 La mémoire verbale (les noms) et la mémoire de localisation des objets ainsi que la vision de près (" grand angle " pour repérer sa progéniture et toute intrusion étrangère) 4 L'ouïe : l'éventail des sons perçus est beaucoup plus large et les femmes chantent juste, six fois plus souvent que les hommes. Leur reconnaissance des sons est bien meilleure (entendre et reconnaître son bébé). 5 Elle reconnaît et nomme les couleurs avec plus de précision (c'est le chromosome X qui est porteur des cônes, nécessaires à la vision des couleurs). 6 Son odorat est développé jusqu'à 100 fois plus à certaines périodes du cycle. 7 L'attrait pour un mâle dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu (donc moins jeune, mais susceptible de la protéger). La femme a besoin d'intimité pour apprécier la sexualité alors que l'homme a besoin de sexualité pour apprécier l'intimité. (Cf. Serge Ginger) ET LE CERVEAU? Photo: SamuraiChopstick

91 Et voici pour terminer un petit texte poétique… Photo: Snapfoto

92 Photo: wildplaces

93 Un jour, peut-être... Un jour peut-être, mon doigt, tel un papillon, dans son vol léger, se posera sur ta manche. Juste sur ta manche, puis il s'envolera à nouveau, pour aller chercher ses neufs frères et revenir de plus belle, se posant sur tout ton corps. Photo: HollyMossArt

94 Le premier papillon t'embrassera la joue. Il posera sa poudre ailé sur chaque fossette de ton visage. Il ne bougera plus, il sera un voilage, un voilage sur ta beauté, pour ne pas qu'un autre papillon vienne la voler. Photo: theluckynine

95 Le second papillon balaiera tes cheveux, il se frottera à ta nuque et se débattra tout doucement au creux de tes racines, comme pour masser ce crâne délicatement, pour l'apaiser, pour qu'il se sente bien, confiant. Pour qu'il se donne à lui. Photo: Drag0ngirl

96 Le troisième papillon ainsi que le quatrième se poseront sur chacune de tes aréoles, pour enjôler ton corps, pour le peindre, pour que la couleur soit au bout de chacun de tes seins. Ils bougeront légèrement des ailes pour faire un souffle doux sur chacun d'eux. Afin de sentir la rugosité de leurs bouts. Afin de se sentir s'élever au- dessus de ton corps, aux monts de ta chair sculpturale, à l'extrémité de ton espace : Tes seins... Photo: wildplaces

97 Le cinquième papillon, lui, s'agitera derrière toi... Juste dans le creux ou se rejoignent tes fesses et tes cuisses. Juste dans ce creux... Il battra des ailes et se frottera à cette ligne douce séparant ton corps, il déposera sa poudre pour protéger cette vision, si belle. Tes cuisses et tes fesses. Il se promènera le long de ta peau blanche et rose, comme un bonbon d'enfant que l'on suce interminablement. Photo: flash750

98 Le sixième papillon ne fera rien, il sera à part. Lui, c'est le contemplateur. Il photographie et dessine ce qu'il trouve magnifique. Lui, te sculptera dans sa mémoire. Il sera le voyeur de la scène. Il t'emportera avec lui, à la fin de tout cela... C'est lui, l'ordonnateur, c'est lui le rêveur, c'est lui le fantasme, l'amour, le don, l'envie... Photo: lyxia

99 Le septième papillon se posera sur ton nez, pour que tu respires l'odeur de son coeur, pour que tu saches l'amour qu'il t'apporte, pour que tu ne penses plus, pour que tu l'aimes, pour lui donner tout ton temps... Photo: GeodeLady

100 Le huitième papillon, se posera sur ton ventre, lui, c'est le papillon frileux. Il recherche la chaleur, et ton ventre est une chaude douceur. Un endroit ou il peut poser ses ailes, et les revigorer. Un lieu ou tout se passe. Une flamme caressante, un désir de le caresser... Photo: darkaeo

101 Le neuvième papillon sera à ton oreille et te chuchotera ce que tu veux entendre. Il aura des lys sur ses ailes et un corps à prendre. Il te parlera d'envies, il te parlera de Sodome, il récapitulera les ombres qui ne t'ont pas eu. Et lui, sera si proche. Il sera à nu... Photo: kokuban

102 Le dixième papillon survolera ton sexe. Il déposera sa neige sur ta ligne noire, sur ce coup de pinceau de génie qui a fait ton brun. Sur cette endroit de vie, de plaisir et d'étrangeté... Il sera là, enivré, buvant ton intérieur, il chantera des mélopées en ton honneur, et tout excité s'agitera sans une peur. Celui là de papillon est le plus chanceux. C'est celui qui tire le cri, la jouissance, l'énervement et le tremblement corporel, c'est celui-là qui t'empressera dans tes envies. Il te fera te caresser, il t'enivrera à son tour de ces vols légers. Photo: totakniewiele

103 Ces dix papillons sont peu de choses, juste mes mains sur toi, ma rose... Photos: n0name82, siona

104 Photos: asilentyell, Elendu29, Elendu29, v, madmike, eeyoremd

105 Textes et photos Internet Musique au violon: « Ne me quitte pas » de Jacques Brel Daniel, La Roche-Posay le 26/09/2010 Ce diaporama « sélection poèmes numéro 42 est strictement privé (je n’ai pas de site, donc si vous souhaitez recevoir un de mes précédents diaporamas littéraires envoyez moi Tous mes diaporamas sont à usage non commercial Photo: herrotic

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Télécharger ppt "Pour célébrer LA FEMME voici, pour chaque partie de son corps, d’abord un poème puis ce qu’écrit à ce sujet l’anthropologue Desmond Morris dans son livre."

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