La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

DIAGNOSTIC DE TERRITOIRE La province Nord de la Nouvelle-Calédonie Tchuam Tchouwo Alexandra Atti Stéphanie 1.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "DIAGNOSTIC DE TERRITOIRE La province Nord de la Nouvelle-Calédonie Tchuam Tchouwo Alexandra Atti Stéphanie 1."— Transcription de la présentation:

1 DIAGNOSTIC DE TERRITOIRE La province Nord de la Nouvelle-Calédonie Tchuam Tchouwo Alexandra Atti Stéphanie 1

2 2

3 Sommaire PRESENTATION GENERALE 1- NOUVELLE CALEDONIE DANS SON ENSEMBLE 2- LA PROVINCE NORD EN PARTICULIER PARTIE I SITUATION DE LA PROVINCE NORD 1- PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL 2- APPROCHE DYNAMIQUE DES EVOLUTIONS DEMOGRAPHIQUES ET SOCIALES 3- DIAGNOSTIC ECONOMIQUE 4- PRISE EN COMPTE DE LENVIRONNEMENT PARTIE II INTERPRETATION ET ANALYSE 1- INTERVENTION DES ACTEURS DU TERRITOIRE 2- AXES DINTERVENTIONS DEGAGES CONCLUSION - SYNTHESE GENERALE - POINT DE VUE PERSONNEL

4 PRESENTATION GENERALE 1- LA NOUVELLE CALEDONIE DANS SON ENSEMBLE La Nouvelle-Calédonie est un P.O.M. (Pays dOutre-Mer) ce qui lui vaut une place à part entière et particulière tant par ses institutions que par sa juridiction. Elle se situe géographiquement dans locéan Pacifique, au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le découpage de la Nouvelle-Calédonie a été fait en 3 provinces: la province sud, la province Nord et la province des Iles. La superficie de la province Nord sétend sur km² soit 52% de la superficie totale du territoire. 1

5 2- LA PROVINCE NORD EN PARTICULIER La province Nord est découpée en 4 aires coutumières (xaracuu, ajië aro, paîci, hoot ma whaap). Cette province regroupe en son sein 17 communes. Sur la côte ouest Poya, Voh, Koné, Pouembout, Koumac, Gomen Wégoa bénéficient dun climat sec. Sur la côte Est Canala, Kouaoua, Houailou, Ponérihouen, Poindimié, Touho, Hienghène, Pouébo; et enfin à lextrême nord de la province Poum bénéficient dun climat humide et venté. La capital de la province Nord est la commune de Koné, véritable noyau autour duquel les capitaux circulent massivement. Cela est notamment du à linstallation de la multinationale Falconbridge, usine de traitement et mine dextraction du nickel. Cette usine, non seulement attire les capitaux humains et techniques mais profite également au développement économique de la zone appelée VKP (Voh-Koné- Pouembout) en terme daménagement du territoire. La province Nord se tourne également vers le tourisme, et attache une grande importance à la promotion touristique de leur territoire. La population autochtone étant très attaché à lespace naturel et à leur patrimoine culturel, la majeure partie de cette population mise donc sur le partage de leurs savoirs et coutumes et sur lattrait de leurs paysages naturels et diversifiés pour développer leur région. La province Nord attache également une réelle importance au développement durable de son territoire au travers de ces politiques publiques. Cela passe par la préservation de sa richesse biologique (à savoir que de nombreuses espèces sont endémiques au pays de la Nouvelle-Calédonie) mais également par la place des populations locales dans cet environnement spatial. En province Nord, léconomie repose donc sur 3 secteurs majeurs: -le nickel, -la pêche et laquaculture, -le tourisme. Vient ensuite le secteur agricole, tant sur le plan de cultures que de lélevage bovin qui occupe lespace le plus vaste. A noter toutefois, la présence dactivités marginales telles que lartisanat qui constitue également une source de revenu de la majorité de cette population ou encore lagriculture vivrière des populations kanaks qui leur permet une certaine autosuffisance dans la consommation. 2

6 PARTIE I SITUATION DE LA PROVINCE NORD 1- PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL En concourant à lentière application de laccord de Nouméa signé le 5 mai 1998 et de laccord particulier sur le développement culturel de la Nouvelle-Calédonie signé le 22 janvier 2002, la province nord a fait de la pleine reconnaissance de la culture kanak et de lexpression de la diversité culturelle les 2 axes majeurs de sa politique. Cette politique publique doit permettre lamélioration des conditions de vie des populations ainsi que laffirmation dune identité et dune solidarité provinciale. Elle contribue, par ailleurs, à la promotion de la citoyenneté calédonienne. Au total en province nord, 8 sites et 11 immeubles sont protégés. Des travaux denquêtes auprès des populations et une véritable toponymie (= science qui étudie le nom de lieux) est effectuée afin de promouvoir le patrimoine culturel de la province nord notamment par le biais de projets culturels, éducatifs et sociaux. 2- APPROCHE DYNAMIQUE DES EVOLUTIONS DEMOGRAPHIQUES ET SOCIALES La population de la province Nord est composée en majeur partie de kanaks à plus de 75% mais également de populations dorigine européenne (à hauteur de 15%), et autres ethnies (10%) cest-à-dire tahitiens, wallisiens et futuniens, indonésiens, Vanuatu). 3

7 Source: INSEE Depuis 1969, la population de la province nord de la Nouvelle-Calédonie na cessé de diminuer. On observe en effet une baisse tendancielle denviron 10% entre 1969 et 1976, et entre 1976 et 1983, selon lISEE (Institut de la Statistique et des Etudes Economiques). Depuis 1983, cette population subie un Léger fléchissement. Depuis les années , laugmentation de la population ralentit, mais reste soutenue avec 1,7% dhabitants en plus par an entre 1996 et La croissance démographique résulte à 85% du solde naturel et à 15% du solde migratoire apparent. La population croît fortement dans la province Sud (+2,3% par an en moyenne entre 1996 et 2009) et modérément dans la province Nord (+0,7%). En revanche, les Îles Loyauté perdent des habitants (-1,3%). La moitié de la population a moins de 30 ans mais limportance relative des personnes âgées augmente. Deux habitants de Nouvelle-Calédonie sur trois vivent dans lagglomération du Grand Nouméa. Trois sur quatre sont nés en Nouvelle-Calédonie. Deux sur cinq appartiennent à la communauté kanak. Les ménages sont composés de moins en moins de personnes, mais sont de mieux en mieux équipés, même si des écarts entre provinces subsistent. 4

8 5

9 3- DIAGNOSTIC ECONOMIQUE Méthodologie -Nature de lopération : la réalisation de notre étude économique portant sur la province Nord Calédonie a été faite grâce aux analyses de données quantitatives et la rencontre des principales entreprises et décideurs locaux ayant une influence sur celui-ci. La première partie de notre prestation ici portera sur la connaissance du tissu économique local (évolution décennale et comparaison territoriale), une seconde partie diagnostic (quest-ce qui va, quest-ce qui ne va pas ?) et une autre sur des recommandations à lattention de la collectivité à travers la matrice SWOT (quest-ce quil est possible de faire pour améliorer la situation). -Objectifs : cette partie vise trois objectifs. Approfondir nos connaissances sur les atouts, les contraintes, les menaces et opportunités simposant au tissu économique au regard des projets ; Proposer une orientation des politiques, des interventions en faveur du développement économique de la région. Première partie : analyse de la composition du tissu économique local (détail par secteurs économiques), évolution au cours de la dernière décennie et comparaison par rapport à des collectivités de même importance démographique. Pour la seconde partie, les thèmes à approfondir sont laissés au choix du public, dont voici une liste non exhaustive : >> Point sur les besoins en main dœuvre des entreprises et du fonctionnement du marché du travail >> Point sur les projets dinvestissement des entreprises et accompagnement possible de la collectivité 6

10 A- Analyse du tissu économique local Le tissu économique local de la province Nord repose sur 4 secteurs : minier (Nickel), la pêche et laquaculture, le tourisme, Agriculture A1) Secteur minier : exploitation du Nickel Les terrains miniers en Nouvelle-Calédonie Cest essentiellement sur le Caillou, Grande Terre, que sont concentrés les gisements de nickel du Territoire, qui possède une des premières réserves mondiales de minerai. Vue du ciel, la Nouvelle- Calédonie laisse apercevoir ses cicatrices rougeâtres, causées par lexploitation des mines à ciel ouvert. Dans la Province Sud, les terrains miniers sétendent de Thio, sur la côte sud-est à Yaté, à lextrême sud. Cest là que se trouvent notamment les gisements de Dumbéa et de Ouinné. Plus au nord, Tiébaghi, Koniambo et Népoui Kopeto figurent parmi les hauts-lieux de lindustrie minière. En 1997, avec près de 30% des ressources mondiales, la Nouvelle-Calédonie se situait au second rang des producteurs mondiaux, derrière, lIndonésie, mais avant lex-URSS, le Canada, Cuba, les Philippines et lAustralie. 7

11 « Le nickel, une ressource économique de taille. Selon la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement (CNUCED), le marché mondial du nickel se révèle très fluctuant. Cependant, lutilisation relativement récente de ce métal dans la composition des alliages a entraîné une forte demande. Ainsi, au début de lannée 2000, la tonne se vendait à dollars. Un prix qui, à la fin de lannée 2 001, se situait aux alentours de dollars. » Retour sur les débuts de lexploitation Cest en 1863 quun ingénieur français, Jules Garnier, est envoyé en mission en Nouvelle-Calédonie, afin de recenser lensemble des minéraux que renferme le Territoire. De passage dans la vallée de la Dumbéa, sur la côte ouest, son regard est alors attiré par un échantillon de minerai vert inconnu. Après analyse, il se revèle chargé en nickel, en alumine et en magnésie. A lépoque, la technique est encore balbutiante : impossible de séparer le nickel des autres composants. Ce nest que 16 ans plus tard, en 1879, que ce minerai sera baptisé garniérite, du nom de lingénieur français. Lexploitation sintensifie Il ne faudra pas attendre très longtemps pour que débute lexploitation intensive, avec la découverte dun filon au Mont Dore sur la rive droite de Mbéa. La production moderne, qui modifiera léconomie calédonienne dans son ensemble commence alors. Dès 1876, tonnes sont produites. A cette époque, de nombreuses fortunes sont bâties sur le nickel par des aventuriers attirés par cette manne providentielle. Au cours des années qui suivent, certains propriétaires utilisent la main dœuvre pénitentiaire pour exploiter leurs mines. Un marché fluctuant Dans les années 1960, la Nouvelle-Calédonie profite, elle aussi, du boom que connaît le métal sur le cours mondial. Le Territoire, dont la pureté du minerai est enviée, est alors le théâtre dune frénésie métallurgique et minière, sous lœil vigilant de la France ; mais la chute brutale des cours en 1972 affecte profondément lindustrie de lîle. En 1995, la production du Territoire flirtait avec les tonnes tonnes étaient exportées notamment vers le Japon, lAustralie et les Etats-Unis, pour un montant de 11.5 milliards de francs pacifique, soit plus de 91 millions deuros. Le reste de la production était, une fois transformée sur place en produits métallurgiques finis ou semi finis, exportés. Le tout pour un montant avoisinant les 46,5 milliards de francs pacifique, soit 381 millions deuros. 8

12 En 1997, selon le ministère français de lIndustrie, la production se situait à tonnes. Les secteurs minier et métallurgique représentent, aujourdhui encore, 80% des exportations calédoniennes et font du nickel la richesse majeure du Territoire. La Nouvelle Calédonie assume 13% de la production mondiale, ce qui la place en troisième position derrière la fédération de Russie et le Canada Aujourdhui cette matière connait un essor renouvelé. Les compagnies qui se partagent le marché Plusieurs sociétés minières se partagent le marché calédonien. Parmi elles, la compagnie Le Nickel- SLN et la Société minière du Sud Pacifique (SMSP) font figure de leaders. -Le Nickel-SLN Créée en 1880, le Nickel-SLN exploite notamment les gisements de Tiebaghi, de Népoui-Kopeto, de Thio et de Kouaoua. Cest elle qui possède La seule usine de traitement de lîle, située à Doniambo, dans la rade Nouméa. Sa production annuelle tourne autour de tonnes de nickel, soit environ 40 % de la production du Territoire. Pendant très longtemps, cette société est restée la propriété exclusive de la société française Eramet. En juillet 2000, lEtat français est entré dans le capital de la SLN. -La Société Minière du Sud Pacifique Lautre géant de lindustrie calédonienne dans le secteur sappelle la Société Minière du Sud Pacifique (SMSP). Elle assure à elle seule 20 % de la production de Nouvelle-Calédonie. En 1990, le groupe Lafleur, alors propriétaire de la société, a cédé la SMPS à une société déconomie mixte contrôlée par la Province nord, la SOFINOR. A2) la pêche et laquaculture La pêche C'est d'une part, une pêche traditionnelle à caractère artisanal et d'autre part, une pêche semi- industrielle moderne vouée à l'exportation de thons frais ou congelés vers le Japon. La pêche artisanale en province Nord représente 102 bateaux pour une production de 99 tonnes et un chiffre d'affaires de 34 millions de F.CFP en La pêche artisanale qui vise essentiellement les poissons du lagon dispose d'une ressource abondante, diversifiée et relativement peu éloignée. Un fort potentiel de substitution aux produits venant de la province Sud existe à condition de transformer les produits de la pêche directement en province Nord ( forte valeur ajoutée latente ). La pêche semi-industrielle en province Nord c'est 7 palangriers implantés à Koumac pour une production de 390 tonnes en La pêche palangrière semi-industrielle vise essentiellement les thons jaunes et obèses. Le thon est destiné en partie au marché local, mais est aussi un produit d'exportation de première importance (ces deux types de thons sont privilégiés parce quelles correspondent aux critères de qualité retenus, pour être exportés en frais vers le Japon, pour le marché du sashimi). La majeure partie du thon blanc est destinée aux conserveries, le reste est transformé en longes congelées, tout comme les poissons à rostre, pour le marché européen. Des filières de moindre importance existent : le crabe de palétuvier ( pêche pratiquée par 250 personnes environ ), la bêche de mer ( filière en cours de professionnalisation ), la pêche lagonaire (holothuries et coquilles de trocas sont destinés à la fois au marché local et à lexportation vers les pays asiatiques), la pêche profonde. 9

13 Laquaculture L'un des secteurs en plein essor de l'économie calédonienne est celui de l'aquaculture de la crevette. C'est un phénomène récent, les fermes aquacoles représentant moins de 500 ha jusqu'en 2003, pour 665 ha en 2005.La production était de tonnes en 2005, dont plus de la moitié destinée à l'exportation (1 709 tonnes, 2,372 milliards de francs CFP de revenus à l'exportation). C'est devenu un produit de qualité qui sut s'implanter sur plusieurs marchés porteurs, bien que d'une manière encore assez marginale. En Nouvelle-Calédonie, le secteur de laquaculture en 2009 repose principalement sur la filière crevette, même sil sest diversifié à partir de 1999 avec deux nouvelles productions : lostréiculture et lélevage décrevisses. On dénombre 3 fermes aquacoles en province Nord ( + 1 écloserie ). Elles représentent 23% des surfaces de bassins de la filière crevettes-export en Nouvelle-Calédonie. Elles participent à hauteur de 30% à la production de la filière, ce qui correspond à 45% du chiffre d'affaires. Les trois fermes aquacoles situées dans les communes de Voh, Koné et Pouembout occupent une superficie de 149 ha ( en 2005 ), ont produit 712 tonnes de crevettes ( campagne ) et ont réalisé un chiffre d'affaires de 523 millions de F.CFP ( campagne ). « Le Laboratoire Aquacole Calédonien situé à Koné apporte un appui technique aux exploitants et effectue un suivi rapproché des fermes. L'usine de transformation située à Koné utilise une technologie de pointe. » Grâce à un appui technique adapté et à un soutien financier public important, cette filière a su trouver sa place sur les marchés internationaux. Certes la production reste marginale mais elle est fortement valorisée car très proche d'un produit biologique et répondant à des critères spécifiques ( saveur et calibrage ). Au vu des surfaces encore exploitables en province Nord, cette filière va connaître, c'est certain, un développement remarquable dans les prochaines années. A3) Agriculture et élevage Agriculture L'agriculture occupe une place prépondérante dans l'économie de la province Nord. Il existe d'une part, une agriculture moderne et marchande et d'autre part, une agriculture traditionnelle et vouée à l'autoconsommation. La province Nord peut-être divisée en trois régions agricoles ayant chacune des profils bien spécifiques : - La région Est, de Hienghène à Canala, possède le plus grand nombre d'exploitations, mais de dimension modeste (12,6 ha de Superficie Agricole Utilisée moyenne) ; - La région extrême Nord, de Kaala-Gomen à Pouébo, regroupe moins d'exploitations, mais de taille moyenne (86,1 ha de SAU moyenne) ; - La région Ouest, de Voh à Poya, compte peu d'exploitations, mais de grande dimension (125 ha de SAU moyenne). 10

14 On dénombre exploitations en 2002 en province Nord pour une SAU de ha. 414 exploitations représentent, à elles seules, ha. (source : Recensement Général Agricole 2002) Les principales filières agricoles présentes en province Nord sont : - La filière bovine qui est assurée par 26,2% des exploitants et qui est destinée exclusivement à la production de viande. Elle représente 34,7% de la production agricole finale (PAF) de la province Nord ( hors aquaculture et bois ) et 38,3% du chiffre d'affaires de la filière viande bovine de la Nouvelle-Calédonie en Le type d'élevage bovin pratiqué est extensif puisque 98% de la SAU y sont consacrés. On trouve ainsi environ têtes de bétail qui sont réparties sur ha. C'est sur la côte Ouest que cette filière est la plus représentée. La bonne maîtrise technique et la présence de sélectionneurs en limousin, brahman et charolais sont des atouts indéniables pour garantir à cette filière un développement durable. - La filière porcine qui constitue 11,2% de la PAF de la province Nord (hors aquaculture et bois ) et 17,5% du chiffre d'affaires de la filière viande porcine de la Nouvelle-Calédonie en Les éleveurs sont soumis à des quotas. La forte concentration d'éleveurs en province Sud limite le développement de cette filière en province Nord. Les besoins du marché local sont entièrement couverts par la production locale. Les importations sont destinées principalement à la transformation. - La filière fruits qui représente 20% de la PAF de la province Nord (hors aquaculture et bois) et 25,8% du chiffre d'affaires de la filière fruit calédonienne en On dénombre 168 producteurs marchands en 2002 et seulement 4% d'entre eux assurent 50% de la production. Les conditions climatiques très favorables et le faible recours aux traitements phytosanitaires garantissent une qualité optimale. Les letchis de Houaïlou et les mandarines de Canala illustrent un zonage efficace des productions en fonction du savoir-faire, de la demande et du climat. Actuellement, la province Nord fait preuve d'une grande vigilance concernant la maladie du bananier (bunchy top) qui touche depuis plusieurs années déjà le Sud de la Nouvelle-Calédonie. En effet, la production de bananes représente en province Nord un besoin vital pour une grande partie de la population. - la filière légumes et tubercules tropicaux qui représente 14,3% de la PAF de la province Nord (hors aquaculture et bois ) et 9,5% du chiffre d'affaires de la filière maraîchage de la Nouvelle- Calédonie en % des maraîchers réalisent 50% de la production. Tout comme pour la filière fruits, les conditions climatiques exceptionnelles et le professionnalisme des principaux producteurs assurent aux produits une qualité proche du bio. - La filière céréales qui représente 5,8% de la PAF de la province Nord (hors aquaculture et bois) et 52,9% du chiffre d'affaires de la filière céréales de la Nouvelle-Calédonie en Le maïs constitue l'essentiel de la production céréalière calédonienne. Les céréales font l'objet d'un prix garanti et d'un contingentement. 35 exploitations marchandes en 2002 ont produit tonnes. La province Nord possède une tradition céréalière, les producteurs ont acquis un savoir-faire, des surfaces importantes sont potentiellement cultivables sur la côte Ouest, les infrastructures existent et l'équipement en matériel de récolte se généralise. Tous ces facteurs devraient assurés à cette filière un développement rapide et harmonieux dans les années à venir. 11

15 - La filière café, fortement ancrée en Calédonie, connaît actuellement un renouveau. Elle ne représente que 0,6% de la PAF de la province Nord (hors aquaculture et bois ) mais en revanche elle constitue 57,4% du chiffre d'affaires de la filière café de la Nouvelle-Calédonie en producteurs sur 49 ha (chiffres 2002) assurent le fonctionnement de cette filière. Le robusta constitue 95% de la production actuelle. Le marché du café moulu représente environ une production de 350 tonnes de café vert dont 20% sont issus de la production locale. Les principaux atouts de cette filière sont le savoir-faire reconnu des producteurs et la qualité finale du produit obtenu. Les autres productions animales et végétales restent marginales. On trouve l'aviculture, l'apiculture, l'horticulture, la vanille, l'élevage de cervidés, l'élevage d'ovins et l'élevage de caprins. En Province Nord, le nombre dexploitations agricoles a diminué de 47,9% depuis 1991, passant de 4279 à 2 230, tandis que la superficie agricole utilisée (SAU) sest accrue de 22,6%, sélevant aujourdhui à ha. Ainsi, la SAU moyenne par exploitation sétablit à 54,6 ha au lieu de 23,2 ha en Laugmentation globale de la SAU est essentiellement due à lévolution des terrains non entretenus, jachères, cocoteraies et pâturages peu productifs. -La diminution du nombre dexploitations a affecté principalement les unités de petite taille (2/3 des disparitions). Ces exploitations, dont la superficie est inférieure à 5 ha, représentent aujourdhui 72,8% des effectifs mais occupent 1,3% de la SAU. -À linverse, les exploitations de grande taille (50 ha et plus), ont vu leur effectif saccroître (414 au lieu de 347). En 2002, elles constituent 95,6% de la SAU pour seulement 18,6% des effectifs Tableaux sur lévolution des exploitations Source: Recensement général agricole. 10 Evolution des exploitations et de leurs superficies Nbre expl. SAU (ha) SAU moyen (ha) Nbre Expl. SAU (ha) SAU moyen (ha) Moins de 5 ha , ,0 De 5 à 50 ha , ,3 Plus de 50 ha , ,9 Total , , ,6

16 Elevage Les agriculteurs de la Province Nord consacrent 97,7% de leur SAU à lélevage. Depuis 1991, les superficies toujours en herbe (STH) ont augmenté de 26%, tandis que le cheptel bovin a diminué de 16%. En conséquence, lélevage bovin devient plus extensif avec 0,28 unité de gros bovin (UGB) à lhectare contre 0,44 en Cet élevage, exclusivement destiné à la production de viande, est pratiqué par 26,2% des exploitants. Tous les autres cheptels, sauf les lapins dont le nombre reste très réduit, ont également vu leurs effectifs diminuer (ovins -81%, caprins -60%, volailles -59%) ; 56,4% des exploitations ne pratiquent aucun élevage. Cest dans la région Ouest de la Province que sont localisés les plus gros effectifs moyens par élevage, sauf pour les cerfs dont lessentiel du cheptel est concentré à Kaala-Gomen. Tableaux comparatif de la part de la province nord en terme délevage par rapport au reste de la Calédonie A4) Le tourisme Lorganisme en charge de la promotion du tourisme en province est le GIE Tourisme Province Nord. En vue de parfaire lactivité touristique en province nord. Le pôle Formation de Tourisme Province Nord a été créé en avril Ainsi, plusieurs formations sont mises en avant telles que : agent de tourisme, accompagnateur de sortie équestre, accompagnateur pédestre de pays mais cest notamment des formations de sensibilisation et dinitiation à lactivité éco touristique, des formations de gestion économique de lactivité éco touristique, et des formations linguistiques. En effet, la population touristique de la Nouvelle-Calédonie se compose essentiellement de résidents et daustraliens. Le nombre de touristes australiens a sensiblement augmenté ces dernières années du fait dune plus grande et aisée desserte grâce à laccroissement des croisières maritimes. 11 Le cheptel (Nbre de têtes) Province NordNouvelle Calédonie Part de la prov. Nord (%) Bovins ,4 Porcins ,7 Equins ,6 Cervidés ,4 caprins ,2

17 B- Besoin en main dœuvre des entreprises et fonctionnement du marché du travail B1) Nickel Lactivité minière en Nouvelle-Calédonie est dominée par le nickel qui représente en 2004 : 10% de la production mondiale, ¼ des réserves mondiales (minerai nickélifère latéritique). Pour essayer de voir où se situe la Nouvelle Calédonie quant à sa production de minerais par rapport au reste du monde, on peut dégager le graphique suivant : Source : APENC (Agence Pour lEmploi en Nouvelle Calédonie) Lactivité minière de la Nouvelle-Calédonie est dominée par le nickel. Cest en effet le seul minerai dont lexploitation a été continue. Si le nickel est un métal relativement répandu sur lensemble de la planète, cette abondance est toutefois relative car le minerai de nickel exploitable dans des conditions économiquement viables reste très localisé. Avec près de 10% de la production mondiale, le nickel calédonien constitue un potentiel majeur pour le développement de la Nouvelle-Calédonie. En contrepartie, léconomie locale est extrêmement dépendante de son exploitation qui est elle- même fortement tributaire des fluctuations du marché mondial. 12

18 B2) Agriculture et élevage Lagriculture na quun faible poids dans le PIB calédonien puisquen 1999 (dernière année disponible) la part du secteur agricole est de 1,6% du PIB. Plus de la moitié de la population agricole familiale a disparu... Avec personnes, la population agricole familiale représente 18,4% de la population totale en Province Nord (51% en 1991). Son effectif a diminué plus fortement (-56,6%) que le nombre dexploitations (-47,9%). Le nombre moyen de personnes par exploitation passe ainsi de 4,4 en 1991 à 3,8 en Lâge moyen de cette population est de 37,5 ans en Province Nord (27 ans en 1991), comme sur lensemble de la Nouvelle-Calédonie. Nombre de salariés agricoles est en diminution depuis Main dœuvre salariée est à majorité jeune et non qualifiée (69,6% nont aucune formation, 4,6% ont une formation qualifiante, et 25,7% ont un diplôme). Secteur fortement masculin (75%). Le temps de travail moyen reste stable; Si les actifs familiaux sont en baisse (5 284 personnes au lieu de en 1991), ils sont aujourdhui proportionnellement plus nombreux : 62,7% de la population agricole familiale au lieu de 58,5%. Leur temps de travail effectué sur lexploitation est en très légère hausse, le nombre dunités de travail annuel (UTA) familiales par exploitation est ainsi passé de 0,94 à 0,97. En 2002, 38,8% des actifs familiaux disposent dun revenu agricole, lactivité agricole intervenant en moyenne à hauteur de 56% de leur revenu global. 13

19 Une région Ouest plus professionnelle Sur les exploitations agricoles de la Province, 888 ont atteint une dimension économique dite professionnelle, soit 40%. Ces exploitations sont proportionnellement plus nombreuses dans la région Ouest que sur le reste de la Province. La différence est plus marquée en ce qui concerne le caractère marchand de lexploitation. Les exploitations dites marchandes représentent 1/5 des exploitations dans la région Est, alors quelles représentent plus de la moitié ailleurs. Conclusion partielle de lactivité primaire : L'agriculture et la pêche sont peu développées, et essentiellement vivrières. Si elles représentent 6 % du produit intérieur du territoire, elles emploient 30 % de la population active, et contribuent malgré tout à limiter l'exode rural vers la province Sud. Répartition des exploitations par région agricole en 2002 Lexploitation est dite professionnelle lorsque sa dimension économique représente au moins points (seuil minimal dappartenance au collège des exploitants au registre de lagriculture) et lorsque le travail agricole fourni sur lexploitation est équivalent à celui dau moins une personne occupée à3/4 de temps pendant une année (0,75 UTA). Lexploitation est dite marchande lorsque la SAU qui la compose est au moins égale à 1,5 ha et lorsquelle commercialise au moins une partie de sa production. 14

20 B3) Tourisme La province Nord se tourne également vers le tourisme, et attache une grande importance à la promotion touristique de leur territoire. La population autochtone étant très attaché à lespace naturel et à leur patrimoine culturel, la majeure partie de cette population mise donc sur le partage de leurs savoirs et coutumes et sur lattrait de leurs paysages naturels et diversifiés pour développer leur région. La province Nord attache également une réelle importance au développement durable de son territoire au travers de ces politiques publiques. Cela passe par la préservation de sa richesse biologique (à savoir que de nombreuses espèces sont endémiques au pays de la Nouvelle-Calédonie) mais également par la place des populations locales dans cet environnement spatial. La politique touristique de cette région privilégie donc lécotourisme : randonnées pédestres, ballades équestres, canyoning, simples ballades; et la découverte respectueuse dun environnement resté presque vierge autour dun slogan : « JAIME LE NORD » 15

21 En 2010, la création doffres est restée soutenue en partie grâce à la montée en puissance des recrutements pour lusine du Nord. Le projet Koniambo remplit en ce sens sa vocation de « ré équilibreur économique » C- Données générales sur lemploi en Calédonie Avec offres demploi et 7325 demandeurs demploi en moyenne mensuelle, lannée 2010 reste dans la tendance observée depuis 2005 dun volume doffres supérieur au nombre de demandeurs demploi en fin de mois, même si lon note un fléchissement par rapport à La croissance de la demande demploi est régulière depuis 2 ans, environ 350 demandeurs demploi supplémentaires par an. (Il faut savoir que sur la période , la demande demploi a décru de 16% aujourdhui on a une offre demploi nettement supérieur à la demande). Cette augmentation doit être relativisée au regard de lactivité des services de placements Nord et Iles et de laugmentation de la population en province Sud. Au global, la demande augmente de +4,9% entre 2009 et En voyant les données on pourrait croire quon est en plein emploi mais ce nest pas le cas parce que la demande ne satisfait pas loffre. Lessentiel des emplois dans le nord relève du secteur minier lequel nécessite une main dœuvre de haute qualification quon ne retrouve pas sur le marché Du travail. Entre 2009 et 2010, la croissance semble particulièrement soutenue en province Nord (+8,1%). Pour cette province, lannée se solde finalement par une moyenne de 1845 demandeurs demplois en fin de mois Enfin pour la province Sud, la hausse importante constatée entre 2008 et 2009 (+8,7%) satténue cette année (+2,3% entre 2009 et 2010). Sur les flux au cours de lannée 2010 on va noter que la demande traditionnelle demploi est saisonnière ; on voit des effectifs importants de février à avril (pic au mois de mars), stagnation de mai à août, puis tendance à la baisse continue jusquà la fin de lannée. Lexplication à cette tendance est que lannée scolaire se termine en Décembre on peut supposer que les nouveaux diplômé se mette à la recherche du travail à partir de cette période et la baisse sexplique soit par lobtention dun travail soit par découragement 16

22 Lévolution de loffre ne présente pas quant à elle de saisonnalité typique. On note le plus souvent des pics denregistrements qui correspondent à des évènements particuliers impactant les recrutements (ouverture de site de production, démarrage de gros chantier…). A léchelle de la Nouvelle-Calédonie, les pics les plus visibles sont essentiellement générés par les besoins des complexes industriels miniers. En 2010, la province Nord rassemble 31,1% des offres, le Sud 68,6% et les Iles 0,3%. La géographie des nouvelles offres évolue avec lavancée des projets miniers : Baisse des besoins liés à lUsine Du Sud (Commune de Yaté : 22% de loffre en 2008, 14% en 2009, 9% en 2010). Forte augmentation des offres enregistrées sur la commune de Voh (projet Koniambo essentiellement, 20% des offres en 2010). Les volumes doffres demplois sont en nette diminution sur la zone du Grand Nouméa (-14,2% sur 1 an). Lévolution de loffre par commune (carte ci-dessous) permet de faire apparaître de fortes disparités à lintérieur de chaque province ou dans les zones géographiques présentées dans le graphique précédent. Létude du graphique ci-dessous permet de diviser la province Nord en 3 sections en terme demploi: -Zone rouge (région VP, Koumac, Ouegoa etc.): régions qui connaissent une offre de travail relativement importante due premièrement au caractère industriel (mine)de ces régions et la présence de grand projet dinvestissement dans ce secteur (Voh et Pouembout); mais aussi -Zone vert (régions Poum, Kalaa Gomen Pouebo etc.) : régions qui connaissent une offre de travail en baisse ou en forte baisse. Ceci sexplique en raison de la présence dune mono activité pas forcément valorisatrice comme le tourisme à Pouebo, la pêche ou lélevage. -Zone grise (région de Koné): région qui connait une offre de travail stagnante. Ceci sexplique en raison de sa localisation car situé entre deux région à offre excédentaire. 17

23 4- PRISE EN COMPTE DE LENVIRONNEMENT Né sur la base de constats environnementaux (et sociaux), le développement durable est un développement permettant à la génération présente de satisfaire ses besoins et d'accroître son bien-être sans compromettre la capacité des générations futures à faire de même. Cette définition fondatrice est née du constat de la limitation des ressources disponibles d'une part, et de la nécessité du contrat entre les générations quant au maintien de ces ressources d'autre part. De par son contexte insulaire et ses particularismes écologiques, la question de la préservation des ressources est particulièrement critique en Nouvelle-Calédonie, comparativement à d'autres pays continentaux. Les trois volets du développement durable sont : Le Développement économiquement viable : la priorité provinciale reste l'amélioration des conditions générales de vie de ses habitants. Brimer toute activité économique au nom de la protection de l'environnement serait un non-sens, à l'effet inverse de celui recherché. Le Développement écologiquement soutenable : le développement économique doit se réaliser selon des procédés reproductibles sur une durée indéfinie. Toute activité qui tend à épuiser une ressource sans la renouveler ou sans trouver une ressource de substitution prépare sa propre fin : elle ne peut être soutenue indéfiniment et ne constitue donc pas un moyen de développement à moyen ou long terme. Le Développement socialement équitable : les solutions de développement durable ne saurait conduire à une discrimination entre les individus, quelle qu'en soit le critère. De plus le développement durable est un modèle de développement qui implique une équité de traitement entre tous les individus sans distinction, en particulier vis à vis de principes écologiques fondateurs : principe de prévention, de précaution, de participation, et principe du pollueur payeur. La province Nord a intégré ces éléments et principes de développement durable dans le cadre de ses politiques publiques. Cette intégration est rendue possible par l'attribution aux provinces à la fois des compétences en matière de développement économique et en matière d'environnement. C'est pour cette raison que l'organigramme provincial ne comporte pas de direction de l'environnement : les questions environnementales sont intégrées naturellement dans toutes les activités, de même que le service de l'environnement est intégré au sein des services de développement économique dans la DDEE (direction du développement économique et de l'environnement ). La politique environnementale de la province Nord consiste donc d'une part à accompagner le développement économique, et d'autre part à assurer la préservation des ressources. Cette politique tient compte des spécificités de son territoire, c'est à dire une richesse biologique exceptionnelle, mais aussi la place importante des communautés locales dans la gestion des vastes espaces de la province Nord. 18

24 Un lien privilégier avec la Terre Lhomme calédonien entretient depuis toujours un lien particulier avec la Terre. Le 15 août 2002, à peine quelques jours avant louverture à Johannesburg du Sommet de la Terre, le représentant du Conseil national des droits du peuple autochtone de Nouvelle-Calédonie lançait un véritable appel à la solidarité internationale contre le projet Goro Nickel : « En pays kanak, la terre nappartient pas à lhomme, cest lhomme kanak qui appartient à la Terre qui est le fondement de son existence spirituelle, matérielle et culturelle. » Pour les Kanaks, avant la colonisation, « chaque individu, chaque clan se définissait par un rapport spécifique avec une vallée, une colline, la mer, une embouchure de rivière. Les noms que la Tradition donnait à chaque élément du paysage, les tabous marquant certains dentre eux, les chemins coutumiers structuraient lespace et les échanges. » 19

25 PARTIE II INTERPRETATIONS ET ANALYSES 1- INTERVENTION DUN ACTEUR DU TERRITOIRE Il sagit de M. TEIN Hervé, actuellement chargé de mission à la culture de la province Nord. 2- AXES DINTERVENTIONS DEGAGES La situation de la province nord, décrite ci-dessus, nous permet de dégager un certains nombre daxes dinterventions sur lesquelles le territoire doit renforcer sa position voire sengager. Cela se traduit souvent par des besoins en terme de main-dœuvre qualifiée, de capitaux et en terme daménagements du territoire. 20

26 Les métiers avenir des secteurs Pour identifier les métiers porteurs, les besoins en emploi exprimés par les entreprises ont été rapprochés de loffre enregistrée par les services provinciaux de lemploi et comparés au vivier disponible (demandeurs demploi et effectifs diplômés) ; un métier porteur est un métier pour lequel ladéquation montre un déficit en main-d'œuvre, une opportunité demploi quantifiée par un manque net. En Nouvelle Calédonie, les métiers porteurs sont généralement des métiers : « spécialisés » dédiés à un secteur. Lagriculture : L'agriculture se transforme et propose un éventail de nouveaux métiers. La très grande diversité d'emplois tient aux nombreuses productions que recouvre ce secteur et aux spécialités qui y sont liées. Ces différents métiers demandent des compétences pointues, des technicités sensibles et un savoir-faire déterminant pour une production de qualité. Les lieux d'exercice professionnel et d'expériences sont très divers (le champ, l'atelier, la campagne, le laboratoire,..). On peut citer quelques métiers tel que éleveur soigneur, conducteur dengins dexploitation agricole et forestière. Le tourisme : cest un secteur très hétérogène qui recouvre des activités diverses et réunit donc des entreprises de nature et de tailles différentes. LOrganisation Mondiale du Tourisme définit le tourisme du côté de la demande et selon les branches professionnelles dont - lactivité principale relève du tourisme : lorganisation de voyages et réception de touristes, lhébergement ; - une part de lactivité relève du tourisme : restauration, transport et loisirs. Dans un contexte de concurrence internationale, les pays doivent se distinguer par leur offre de tourisme (tourisme vert, activités équestres…) et par la qualité des prestations. Cette exigence de « montée en qualité » implique notamment une montée en compétence et en qualification des acteurs du tourisme ; elle suppose par voie de conséquence un effort constant de professionnalisation. On peut citer quelques métiers tels que Barman, chef de cuisine, cuisinier, maitre dhôtel, réceptionniste en établissement hôtelier etc. 21

27 Mines : Les quatre métiers spécialisés de la mine sont en déficit ; toutefois, les effectifs peuvent être équilibrés moyennant un effort de formation ponctuel ; des besoins nouveaux devraient être perceptibles à lachèvement de la construction de lusine du Nord. Pour citer quelques métiers porteurs dans ce secteur on a ouvriers dextraction solide, pilote dinstallation de production de métaux, opérateur de production de métaux, cadre technique dexploitation de gisements. A noter, le manque de cadres techniques pour lesquels aucune formation nest dispensée. La pêche : Lindustrie des pêches est une composante dynamique de léconomie des régions maritimes ; elle figure souvent parmi les industries axées sur lexportation. Bien que ce secteur soit traditionnellement déficitaire en Nouvelle-Calédonie, les professionnels saccordent à dire que cest un marché porteur à lexport et pas encore saturé en local qui nécessite un effort de compétitivité et de diversification des produits notamment à la transformation. Dopée par linnovation, la consommation des produits de la mer connaît une croissance régulière, les produits cuisinés et surgelés remplaçant de plus en plus les conserves traditionnelles ce qui offre de grandes possibilités de développement tant pour la pêche que pour les activités qui en découlent. Ces nouvelles pratiques ont conduit à réorganiser les métiers liés à la pêche, et à mettre en place des formations appropriées notamment dans le domaine de la transformation et de la préparation des produits de la mer. 22

28 Grille SWOT secteursForcesFaiblesses Miniers Le secteur est soutenu par les pouvoirs publics (formation du personnel, système de défiscalisation, et avantages fiscaux) Des réserves qui assurent lavenir Un projet minier (développement et construction dusine) dans chacune des provinces Des besoins importants en termes demploi liés aux grands projets Importance de la formation continue (pour pallier aux manques de la formation initiale : relais par lentreprise) Une économie locale dépendante du Nickel Un secteur dépendant des 2 grands projets : Goro et Koniambo Des revenus cycliques dépendants de variables instables (prix de vente et taux de change) Main dœuvre peu qualifiée, qui manque de mobilité Impossibilité de faire travailler sur un site un personnel expérimenté non originaire de la région Pénurie de mécanicien dengins de chantier Pêche et Aqua- culture Grande surface exploitable. Stratégie de la « qualité » de la crevette. Lespèce élevée en Nouvelle- Calédonie est très peu élevée dans le reste du monde. Concurrence internationale forte. Pathologies (syndromes dété et dhiver). Cest une filière saisonnière, il y a donc peu de personnel permanent. Conditions de travail difficiles Agriculture Et Elevage Existence de structures de formation. Micro climats favorables pour le maraîchage. Surface disponible et bonne qualité des sols. Les activités liées au secteur de lagriculture permettent de contenir lexode rural en fixant les populations sur leurs terres. Affaiblissement de la densité de la population agricole active en province Nord. Les trois quarts des salariés du secteur sont sans formation. Salaires bas et conditions de travail difficiles. Potentialités agricoles limitées par les caractéristiques topographiques de la Nouvelle- Calédonie. Le caractère trop vivrière des cultures Tourisme Ses paysages, une nature préservée Patrimoine culturel fort de part sa langue, son artisanat, son art culinaire et ses coutumes qui permet une richesse du partage entre la population locale et touristique Activités touristiques diverses: excursion, randonnée etc. Un manque à pallier en terme de desserte des touristes vers les sites touristiques pour faciliter la fréquentation et le développement de lactivité touristique en province nord 23

29 Grille SWOT (suite) secteursOpportunitésmenaces Minier Les formations existantes permettent la formation de main dœuvre de niveau CAP-BEP et BAC, mais un nombre insuffisant de personnel est formé Le nickel nest pas une ressource illimité Pêche et Aquaculture Emergence des formations adéquates qui favorisent ladaptation des formations aux besoins professionnels Crise mondiale agit sur les ventes de crevettes car cest un produit de luxe Aléa climatique Concurrence locale et internationale Agriculture Et Elevage Développement et diversification des activités pour satisfaire la demande. L'agriculture calédonienne est un secteur bénéficiant d'un fort degré d'aides publiques Celles-ci prennent la forme de restrictions à l'importation, d'aides à l'investissement, à travers notamment les contrats de développement, d'aides à la trésorerie ou encore d'aides à la commercialisation. Risque climatique Tourisme De grands évènements festifs se déroulent tout au long de lannée en province nord telles que la fête du litchi à Houailou, la fête de la mandarine à Canala, la fête de ligname et du café à Ponérihouen etc… Ce sont autant de manifestations conviviales qui permettent des échanges et partages enrichissants sur lart de vivre en province nord. Il faut donc faciliter laccès des touristes à ces évènements qui constituent un attrait supplémentaire au tourisme Marché particulièrement concurrentiel 24

30 CONCLUSION Léconomie calédonienne a profité ces dernières années dune croissance soutenue, non inflationniste et sans choc, qui lui a permis datteindre un niveau de développement bien supérieur à lensemble de loutre-mer français. En particulier, la province nord de la Nouvelle-Calédonie souffre dune migration de sa population vers la province sud du fait de la concentration des activités économiques et des structures administratives dans celle-ci. De nombreux secteurs sont cependant en essor tel que le secteur de la mine via le projet Koniambo (exploitation dun gisement de nickel résultant dun partenariat entre la multinationale canadienne Xstrata et la SMSP). Cette usine a permis de concentrer et daccroître le développement de la région VKP (Voh, Koné, Pouembout) en terme dinfrastructures notamment. En effet cela a entraîné un afflux de main-dœuvre dans cette région entraînant ainsi des besoins de logements, dinfrastructures sociales, scolaires, etc… Cela a donc permis de dynamiser le secteur du BTP dans la région qui est également en plein essor. A noter cependant, que le secteur minier a de grands besoins à combler en terme demplois qualifiés supérieurs. Les recettes faite dans ce secteur contribue financièrement au développement dautres secteurs les moins représentatifs dans la région. En somme la Nouvelle Calédonie est caractérisée par une répartition très inégale de la population : Une excessive concentration de la population en province Sud, représentant environ les 2/3 de la population calédonienne. Ceci sexplique grâce à une concentration des activités, des emplois et des industries sur Nouméa entraînant une désertification des zones rurales plus enclavées (province Nord et des Iles Loyauté), ainsi que dimportantes migrations pendulaires. Ce déséquilibre spatial a pour conséquence, le déclin et le vieillissement démographique du Nord rural avec un taux de chômage élevé, un sous-développement et un sous- équipement économique. Néanmoins cette inégalité est en train dêtre corrigée grâce aux multiples investissements que connait la province nord notamment dans les domaine des mines et de lagriculture. Les nombreux projets dinvestissements qui vont rythmer les prochaines années devraient continuer à alimenter la croissance de léconomie calédonienne. Mais cette période favorable ne sera pas, pour autant, exempte de défis. Aussi, la province nord attache une grande importance à son patrimoine culturelle et environnementale. Sa politique publique est donc orientée vers le partage et la sensibilisation des populations, quelle soit touristique ou locale, à léco tourisme (une activité touristique soucieuse de son environnement naturel) non seulement au travers de formations que de lactivité touristique elle-même. Le tourisme est un atout majeur de la province nord en terme de promotion de sa culture via les coutumes, spécialités culinaires et la langue. La province nord opte donc pour le dépaysement du touriste, la découverte du paysage et de sa richesse culturelle. Mais de gros moyens restent à mettre en œuvre pour desservir les touristes jusque la province nord pour assoir un développement touristique dynamique et lesprit dinnovation doit être de mise pour proposer une offre touristique qui se distingue de part sa différence et son originalité. 30


Télécharger ppt "DIAGNOSTIC DE TERRITOIRE La province Nord de la Nouvelle-Calédonie Tchuam Tchouwo Alexandra Atti Stéphanie 1."

Présentations similaires


Annonces Google